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Accueil du site > Tribune Libre > Les gilets jaunes et la fin de la démocratie française

Les gilets jaunes et la fin de la démocratie française

Les médias le répètent à l’envi, la France est une démocratie et son gouvernement a été légitimement élu. Pourtant, aucun d’entre eux ne s’étonne de l’émergence d’un tel mouvement moins de 18 mois après des élections générales. Elections qui ont vu arriver un nouveau président et un nouveau parti politique au pouvoir. Et pour cause…

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Des élections volées

Car la responsabilité des médias dans la situation actuelle est immense. Nous assistons en fait au troisième tour des élections volées de 2017. Volées par l’oligarchie au pouvoir qui a réussi le tour de passe-passe de transformer un Hollande en Macron* tout en faisant croire au bon peuple que c’était là un formidable renouveau.

Mais les Français, dans leur grande majorité, n’attendaient ni un nouveau « style » ni davantage de « pédagogie », ni un renforcement des « réformes » (euro-libérales évidemment). Ils veulent un véritable changement de fond. et il faut se rendre à l’évidence : ils ne veulent plus payer pour financer la triple utopie européiste, écologiste et multi-culturaliste de l’élite au pouvoir.

 

De coûteuses utopies

L’économie euro-libérale et uberisée rêvée par nos oligarques impose aux travailleurs d’être toujours plus mobiles. Il n’est plus possible aujourd’hui de choisir la localisation de son logement en fonction de son travail. Mais dans le même temps, l’offre de transport en commun a été fortement réduite (fermeture de nombreuses petites lignes de train « non rentables »), et le recours à voiture est devenu quasi-obligatoire. Dès lors l’implantation généralisée de radars automatiques (limitation à 80 km/h), et l’augmentation des taxes sur le carburant s’assimilent à un impôt opportuniste de la part d’un Etat qui a largement encouragé les Français vers ce nouveau mode de vie.

Mais l’hypocrisie des gouvernements va plus loin. Après une longue phase d’évangélisation médiatique sur le thème du réchauffement climatique, le gouvernement a enclenché la deuxième phase : l’inévitable (et juste) taxe… Pourtant, avec son économie très largement tertiarisée, la France n’est objectivement qu’un acteur secondaire dans cette histoire. Les Français le savent, le gouvernement le sait. Et après la démission de Nicolas Hulot, ils ont bien compris que l’écologie n’était qu’un nouveau prétexte pour augmenter la pression fiscale.

Une pression fiscale de moins en moins acceptée devant l’opacité et l’absence de débat public qui entourent certaines dépenses sociales, comme le récent accueil des migrants africains. On peut considérer que c’est un impératif moral, que ces jeunes Africains sont des « chances pour la France » ; mais dans l’immédiat tout ceci a un coût. Les ont vu - souvent près de chez eux- les très nombreux bâtiments publics et hôtels réquisitionnés par l’Etat pour les loger. Qui va payer, et surtout combien ? Des questions comme celles-ci, qui sont pourtant dans toutes les têtes, ne sont jamais posées sur les plateaux de télévision.

 

Une démocratie vidée de sa substance

Formellement, la France est une démocratie, mais un démocratie qui a été lentement et méthodiquement vidée de sa substance par l’oligarchie au pouvoir ; une oligarchie composée de quelques milliers de décideurs - souvent parisiens : hauts fonctionnaires (Bercy), magistrats, chefs d’entreprise, journalistes des grands médias.

Ces gens - qui partagent tous les mêmes « valeurs » - ont mis le pays en coupe réglée. La haute administration a désormais totalement pris en main la politique du pays et ce n’est pas l’arrivée des « bleus » de LaREM qui a changé quoi que soit - au contraire. Elle applique donc tranquillement et consciencieusement son programme euro-libéral utilisant la caution morale des droits de l’homme érigés en nouvelle religion pour faire taire les critiques**.

 

Comment sortir de l’impasse ?

Ne soyons pas naïfs, l’oligarchie en place dispose de tous les pouvoirs (économique, politique, judiciaire, médiatique) et elle ne lâchera pas si facilement son emprise sur le pays. Il apparaît aujourd’hui de plus en plus clairement que le gouvernement joue sur la division, le discrédit et le pourrissement du mouvement, aidé en cela par des médias qui tentent de noyer le poisson au cours de pseudos émissions de « décryptage ».

Pourtant, s’il avait un peu de bonne volonté, le Président pourrait enclencher rapidement une sortie de crise en rendant aux Français l’élection volée de 2017. Il lui suffirait de dissoudre l’Assemblée Nationale et de provoquer de nouvelles élections - mais en changeant le mode de scrutin.

En effet, le mode scrutin actuel - binominal à deux tours - lamine les oppositions et ne permet pas une représentation juste du peuple. Un scrutin proportionnel quasi intégral est la seule façon d’y parvenir. Charge ensuite pour les partis élus de former des coalitions.

 

Le mot coalition n’est pas un gros mot. Il est en effet urgent de rendre sa (noble) fonction à la politique. Car aujourd’hui les Français sont divisés et aucune tendance n’est majoritaire dans l’opinion. C’est le rôle des politiques, par la formation d’une nouvelle coalition gouvernementale de montrer la voie vers le dialogue et l’élaboration d’un nouveau consensus.

En la matière, et en dépit des cris d’orfraie des médias et des bien-pensants, les récentes élections en Italie devraient nous servir d’exemple.

 

« Le peuple n’a ni tort ni raison : il décide » (Nicolas Vidal).

 

A plus long terme, il faudra se pencher sur la mise en place d’un véritable pluralisme dans les médias et poser la question des limites d’un pouvoir judiciaire qui n’a aujourd’hui de compte à rendre à personne, si ce n’est à lui-même.

 

 

* Macron : golem médiatique

** Une vraie religion avec son clergé (les médias), sa messe quotidienne (le JT), et sa sainte Inquisition (la CEDH mais aussi les juridiction nationales)…


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61 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 3 décembre 18:52

    ’’Mais les Français (...) ne veulent plus payer pour financer la triple utopie européiste, écologiste et multi-culturaliste de l’élite au pouvoir.’’

     

    C’est exact...

    Vous pouvez également ajouter qu’ils en ont aussi ras-la-casquette de se faire faire les poches pour enrichir la caste des plus riches qui ont mit ce pantin au pouvoir.

     

    Et là vous aurez tout dit !

     


    • Arogavox 3 décembre 22:27

      « poser la question des limites d’un pouvoir judiciaire qui n’a aujourd’hui de compte à rendre à personne, si ce n’est à lui-même »

       

      fort intéressant


    • julius 1ER 3 décembre 19:01

      En effet, le mode scrutin actuel - binominal à deux tours - lamine les oppositions et ne permet pas une représentation juste du peuple. Un scrutin proportionnel quasi intégral est la seule façon d’y parvenir. Charge ensuite pour les partis élus de former des coalitions.

      @l’auteur, 

      eh ben voyons et c’est retour à la 4 ie République celle qui a duré le moins longtemps de toutes .... en clair le retour à l’instabilité et l’impossibilité de gouverner avec des gouvernements qui duraient de 1 à 6 mois !!!!!

      là on est sûr que le pays va plonger dans l’ abîme !!!

      vous en avez d’autres des propositions comme celle-là ????


      • Pere Plexe Pere Plexe 3 décembre 19:28

        @julius 1ER
        le problème est moins le type de scrutin que le rôle des députés.
        Ceux ci sont les VRP de leurs partis et ne sont pas les représentants du peuple qu’ils devraient être.
        Le deuxième problème est qu’ils ne contrôlent pas, comme le prévoit la constitution, les actions de l’exécutif qui se retrouve absolument sans garde fou.
        Le dernier est le rôle du Président de le République qui cumule pouvoir exécutif législatif et judiciaire (officieusement pour ce dernier)


      • xana 3 décembre 20:10

        @Pere Plexe
        C’est exact.
        Malheureusement la Constitution part du principe que le peuple élit des représentants honnêtes, ce qui n’est qu’exceptionnellement le cas.
        Une constitution plus réaliste devrait tenir compte de l’inévitable faiblesse humaine (un euphémisme pour la corruptibilité) et utiliser davantage de démocratie directe. Ah oui, je sais. Dans ces conditions, comment trouver des fonds pour sa campagne électorale ?

        Jean Xana


      • xana 3 décembre 20:18

        @julius 1ER
        J’en ai une bien meilleure : Supprimer la représentation, et laisser le peuple voter lui-même.
        On a Internet, ce n’est plus le moyen âge. Et les gens savent ce qu’ils veulent, ou au moins ce dont ils ne veulent pas. L’actualité le montre.
        Et ne me racontez pas que ca ne marche pas. C’est juste que personne n’y trouve son intérêt !


      • Yanleroc Yanleroc 3 décembre 20:23

        @xana 
        200 % d’ accord ! Il faut juste le répéter, le répéter,..


      • julius 1ER 4 décembre 08:29

        @Pere Plexe

        dans des heures difficiles il est important que les gens dans leur ensemble apprennent à réfléchir !!! et aussi d’être responsables ce qui pour certains vu les commentaires... est bien au dessus de leurs forces !!!!!!!! 

        l’auteur nous dit que la France n’ a jamais été aussi divisée, ???

        ce qui est vrai et vérifiable avec le nombre de partis et de syndicats aussi mettre en place maintenant une proportionnelle intégrale c’est institutionnaliser la division et rendre la gouvernance impossible !!!

        alors essayez cette idée et dans moins de 6 mois ce sera le chaos et les gens en appelleront à l’armée pour ne serait -ce qu’assurer l’ordre( et entre nous l’armée comme solution pour assurer une simple gouvernance c’est vraiment la pire des solutions) !!!!
        pour sortir par le haut de ce genre de crise il faut un programme qui fasse consensus et qui rassemble une grande partie des forces vives hors de cela point de salut car ce n’est pas en revenant à des querelles de « boutiquiers » que l’on peut s’en sortir !!!


      • Yanleroc Yanleroc 4 décembre 12:15

        @julius 1ER, l’ UE bloque tout,

        de leur propre aveux, ils ne peuvent rien faire : Confidence de E. Philippe à Maxime Nicolle gilet-jaune.


      • julius 1ER 4 décembre 13:58

        @Yanleroc

        il faut peut-être arrêter d’écouter tout ce que les( marchands disent) ah ah ah !!!
        et arrêter avec cette antienne assholinesque que c’est l’Europe qui dirige et commande tout .... cela devient grotesque et confine au ridicule !!!

        le permis à points et la multiplication des radars, le contrôle technique perverti le passage de 3 à 6 points de retrait lorsque l’on mange un passage clouté où il y a un piéton qui surgit inopinément ETC ....ETC ......
        et la liste est longue alors tout mettre sur le dos de l’Europe alors que l’on n’est pas sorti de l’ère Sarkosy avec 1 fait divers = 1 Loi ....c’est et çà devient Ubuesque !!!!

        alors là où tu parles Europe, moi je dis Lobby, Lobby, Lobby, Lobby  .... !!!!! 


      • Redistribuer 4 décembre 16:14

        @julius 1ER

        Evidemment toujours le même argument depuis 1958 (j’avais dix ans !)
        Vous n’avez pas l’impression que c’est un peu rance, ressortir des arguments qui avaient cours il y a 60 ans et que Charles De Gaulle avait utilisé pour pouvoir justifier son pouvoir personnel !

        il avait tout du moins bien que bonapartiste, l’excuse de l’honnêteté, lui n’aurais jamais accepté de gouverner avec un résultat au premier tour qui n’atteint même pas 25 pour cent !
        Grace à cette constitution infâme et anti-démocratique Macron gouverne comme si il avait 70 pour cent des voix en raflant une majorité hors sol et ne représentant pas la diversité des opinions des français à l’assemblée nationale !

        Cet argument sur l’instabilité perpétuelle ne tient pas, en démocratie les députés sont fait pour représenter le peuple et gouverner entre les élections.
        Si on ne le fait pas, on a le courage et l’honnêteté de supprimer les élections législatives et de remplacer le parlement par un conseil de représentants nommés par le président de la république ! Au moins ce sera clair !
        Qu’est ce que c’est que cette hypocrisie qui consiste à faire voter les gens pour rien !

        Vous êtes un partisan de la dictature bonapartiste, c’est évident !

        Cessez de faire peur avec la soit disant ingouvernailité !

        En Allemagne, en Angleterre, en
        Espagne, en Italie, aux Etats-unis l’assemblée législative n’est pas l’émanation de l’élection présidentielle et ça marche !

        Si on ne peut pas former de coalitions parce qu’il n’y a aucune entente on redonne la parole au peuple six mois après, c’est ce qui s’est passé en Espagne et elle n’a jamais cessée d’être gouvernée !

        La vérité c’est que si le débat n’a pas lieu à la chambre il a lieu dans la rue, c’est ce qui se passe dans notre pays depuis 1968, d’ou désordres, pavés, grenades lacrymogènes blessés (ou morts) et vous croyez que c’est mieux que de renvoyer un chef de gouvernement qui n’a plus rien à proposer !

        Les gilets jaunes ont gagné sur leur revendication du départ, Messieurs Philippe et Macron après avoir juré sur leurs grand dieux qu’ils ne reviendraient pas sur les taxes ont cédé par peur de la guerre civile !

        Si cette mesure avait été censurée par une assemblée digne de ce nom, le résultat aurait été le même et il n’y aurait eu, ni morts, ni blessés, no violences, ni vandalisme !

        Que sais-je encore ?

        Tiens cela me fait penser au cpe qui a été voté et jamais promulgué par Jacques Chirac !

        Bandes de charlots de libéraux Va !


      • Venceslas Venceslas 4 décembre 17:09

        @julius 1ER
        La Cinquième république est-elle la seule et unique solution ? 


      • julius 1ER 5 décembre 16:44

        Bandes de charlots de libéraux Va !

        @Redistribuer

        là je suppose que tu parles pour toi-même !!!
        l’auteur dit que nous sommes dans un pays divisé et moi je dis qu’ajouter de la proportionnelle intégrale c’est ajouter de la division à la division !!!

        d’ailleurs ce n’est pas moi qui ait dénoncé le régime des partis sous la IV République où les gouvernements valsaient à un rythme effréné !!!

        encore une fois les apprentis sorciers ne seront pas les payeurs !!!

        lorsque je vois des cons de Droite en appeler à des militaires pour gouverner je me dis que l’on touche le fond ...car si l’on arrive pas à gouverner avec la Constitution actuelle c’est que ce pays est vraiment ingouvernable ...

        ou bien alors autre hypothèse, c’est que les politiques sont au niveau de« Redistribuer » cad qu ’ils parlent et pérorent mais au niveau de l’action c’est Zéro pointé !!!


      • cétacose2 3 décembre 19:09

        Après tout ça une chose est sure, c’est qu’il y aura une nouvelle taxe ...sur les boules de pétanque ....


        • Papybom Papybom 3 décembre 19:49

          Pour les partis très hiérarchisés, la création de listes bloquées donne un grand pouvoir aux chefs de parti, qui décident seuls de l’ordre des candidats dans sa liste et peut créer un système de dictature à l’intérieur d’un parti


          • xana 3 décembre 20:14

            La démocratie directe, si elle était instituée, verrait automatiquement la disparition des partis politiques.

            Pourquoi ? C’est évident, s’ il n’y a plus d’argent à gagner... pourquoi chercher à se faire élire ?


            • Arogavox 3 décembre 22:53

              @xana

              La ’logique’ des partis est contre-démocratique et anti-logique,
              c’est à dire fausse et absurde  : c’est une ’logique’ de solipsisme de meute.
              (solipsisme : Théorie d’après laquelle il n’y aurait pour le sujet pensant d’autre réalité que lui-même.)
               solipsisme de meute : i.e. : l’illusion que la meute la plus butée et crainte pour son plus grand pouvoir de nuisance/rétorsion serait Celle qui détiendrait l’Intelligence et/donc La Vérité. (avec l’a priori que cette ’intelligence’ auto-proclamée par les moins humbles serait gage de meilleure capacité d’adaptation pour tous !!)
                
               Or, en France, qui saurait faire fi du travail de JJ Rouseau ( ’’... Le nez dans le ruisseau / C’est la faute à Rousseau ...« ) qui remarquait dans »Du Contrat social«  chapitre III) :

               »Si, quand le peuple suffisamment informé délibére, les Citoyens n’avoient aucune communication entre eux,

              du grand nombre de petites différences résulteroit toujours la volonté générale, & la délibération seroit toujours bonne.

              Mais quand il se fait des brigues, des associations partielles aux dépends de la grande, la volonté de chacune de ces associations devient générale par rapport à ses membres, & particuliere par rapport à l’Etat ;

              on peut dire alors qu’il n’y a plus autant de votans que d’hommes,

              mais seulement autant que d’associations.

              Les différences deviennent moins nombreuses & donnent un résultat moins général.

              Enfin quand une de ces associations est si grande qu’elle l’emporte sur toutes les autres, vous n’avez plus pour résultat une somme de petites différences, mais une différence unique ;

              alors il n’y a plus de volonté générale, & l’avis qui l’emporte n’est qu’un avis particulier.

              "


               Et puis la logique mathématique (dont l’unicité implique le consensus de quiconque se veut raisonnable) passe par le théorème du jury de Condorcet ...

            • julius 1ER 4 décembre 11:18

              La démocratie directe, si elle était instituée, verrait automatiquement la disparition des partis politiques.

              @xana
              Jamais lu une phrase aussi stupide !!!!
              il n’ y aura jamais de Démocratie directe pour gouverner un pays de 67 millions d’habitants qui en apparence ne sont d’accord sur rien ... il faudra toujours trouver un consensus sur des sujets importants et sans représentation il n’y aura pas de gouvernance possible comme si tous les jours un citoyen pourrait passer ses journées à pianoter sur un ordi sur tous les sujets qu’a à régler un gouvernement !!

              ce n’est même pas UTOPIQUE ... c’est absurde et totalement délirant !!


            • xana 4 décembre 11:34

              @julius 1ER
              Mais pourquoi veux-tu des consensus (évidemment inaccessibles) là où une simple majorité suffit ?
              Il suffit de faire voter le peuple pout toutes les décisions à prendre. Tout le peuple pour ce qui a trait à une constitution, et seulement un échantillon du peuple (désigné au hasard pour une seule consultation) pour ce qui est moins important. Cela n’a rien d’utopique.
              Tu reçois un mail ou un courrier t’indiquant que le pays te demande ton avis, par exemple pour décider si on reconnaît le mariage homo. Tu as quinze jours pour te renseigner, discuter avec tes voisins et collègues. Tu n’es même pas obligé de répondre. Au bout de ce délai, tu envoie ta réponse par mail avec un code d’identification. Le soir même les infos te disent si la loi est votée ou non.
              Le lendemain, c’est un de tes collègues qui aura a répondre sur un autre sujet. Ca te paraît utopique ? Ou tu te crois trop con pour participer à la vie de ton pays ?

              Jean Xana


            • julius 1ER 4 décembre 14:14

               Ca te paraît utopique ? Ou tu te crois trop con pour participer à la vie de ton pays 

              @xana
              je te retourne le propos et te laisse mesurer ton inconséquence !!!
              la politique c’est le court, le moyen et le long terme et çà implique des gouvernances différentes à chaque moment de l’histoire et avant d’être majoritaire il faut un consensus à minima pour de nombreux sujets qu’ils soient sociaux, sociétaux ou politiques ... 
              on peut faire des RIC(référendum d’initiative citoyenne) pour de nombreux sujets mais après d’une manière ou d’une autre si le sujet est important et devient Loi il devra passer par le parlement, je ne vois pas comment il pourrait en être autrement !!
              alors soit tu fais l’âne pour avoir du foin, soit tu ne comprends vraiment rien !!!! 


            • xana 4 décembre 17:14

              @julius 1ER
              Des mots, rien que des mots.
              Pourquoi faire un parlement si les Français ont voté ?

              A l’heure actuelle il y a un parlement justement pour éviter de donner aux français l’occasion de voter eux-mêmes.
              On l’a bien vu en 2005, quand les Français ne veulent pas ce que veut le gouvernement : A la trappe le référendum !

              Ma proposition est la suivante : A la trappe le gouvernement ! et A la trappe le Parlement ! Les Français en ont soupé des hommes corrompus qui prétendent les « représenter »...

              Et encore une fois c’est quoi ces consensus que tu réclames, à part des marchandages entre partis ? En démocratie directe, les partis ne votent pas, ce sont les citoyens qui votent. Et il n’y a aucun besoin de marchandage. C’est pour cela que les partis disparaîtront sans qu’il y ait besoin de les interdire.

              Tu ne comprends pas que ce que refusent les gens c’est cette corruption générale des politiciens, qui tous sont à vendre au plus offrant, y compris aux mafias internationales comme l’aipac ? En Démocratie directe ta voix a la même valeur que la mienne ou celle de Macron (s’il survit à la révolution, ce que je ne souhaite pas). Et qui viendra te corrompre pour le cas où tu serais appelé un jour à voter un obscur amendement ? Alors qu’un candidat sait bien qu’il ne pourra jamais faire campagne pour être élu s’il refuse l’aide (intéressée) de tel ou tel groupe de lobbying...

              Je ne dis pas qu’on trouvera d’emblée un systène de gouvernement parfait en DD. Mais ce qui est sûr c’est que si on continue avec les partis, les candidats et les lobbies, on restera dans la ploutocratie déguisée en république bananière.

              Jean Xana


            • xana 4 décembre 17:32

              @julius 1ER

              Et en plus tu me ressers les arguments éculés de ceux qui ne souhaitent pas qu’il soit permis au peuple de voter.

              Tu as juste oublié leur argument numéro un : C’est que le peuple est trop con pour se gouverner lui-même. Ils n’aiment pas le dire ouvertement, mais c’est clair q’ils le pensent, et toi aussi.

              Tu crains de passer ta vie à pianoter sur ton ordi pour voter ? Mais dis-moi, n’est-ce pas exactement ce que tu fais en ce moment pour critiquer mes posts ? Et puis, dis donc, au Parlement ils sont en gros un (petit) millier à voter, moins les nombreux absents, et ca n’a jamais été considéré comme un obstacle à la validité de leurs votes... Donc si l’administration a une loi ou un simple amendement à faire approuver au peuple, elle peut facilement envoyer un mail à disons 2000 citoyens pris au hasard sur les listes électorales, avec une question, un délai et un code de validation pour la réponse. Le citoyen qui aura répondu ne sera peut-être plus dérangé pendant quelques années, on est un bon paquet de millions, non ? Et si quelques-uns des citoyens appelés à répondre s’abstiennent, parce qu’ils ne savent pas ou ne veulent pas se prononcer, où est le problème ?

              Non, il n’existe qu’un argument imparable contre la Démocratie Directe : C’est qu’il est impossible de monnayer son suffrage. Personne ne saura que (parmi 2000 autres citoyens inconnus) je dois voter pour la loi XXIV, amendement 18. Personne ne viendra donc me proposer un petit cadeau pour que je vote pour (ou contre).
              C’est un système de gouvernement vraiment haïssable pour tous ceux qui vivent de la corruption. Pardon, je veux dire du lobbying.

              Jean Xana


            • Arogavox 4 décembre 18:48

              @xana
              bien vu,
               et puisque nous avons la confirmation que l’arrogance semble bien due à un manque d’imagination, il n’est pas superflu d’envisager encore d’autre pistes, tout à fait réalisables :
               chercher sur le web : « doléances Kdo » ...
                >> avec cette piste, même pas besoin de hasard ! ...
                Chacun, à tout moment de sa vie, quand il le souhaite, sans aucun « maître des horloges » déplace s’il le veut, les curseurs qu’il veut de sa part personnel de pouvoir citoyen sur le ou les sujets qui lui tiennent à coeur et dont qu’il estime dignement et civiquement avoir une compréhension responsable ....


            • Arnould Accya Arnould Accya 4 décembre 09:23
              A terre Jupiter.

              Macron, au pilon !


              A faire tourner, il ne doit pas s’en tirer : démission !

              • NEMO NEMO 4 décembre 09:33

                Excellent article, même si la « triple utopie » n’est elle-même qu’une idéologie équivalente à une nouvelle « religion » c’est-à-dire un ciment (« religere » en latin signifie « relier ») artificiel dont on espère qu’il maintiendra les pièces disparates d’une mosaïque plus ou moins abîmée.

                Il manque toutefois un élément quand vous écrivez : « une oligarchie composée de quelques milliers de décideurs - souvent parisiens : hauts fonctionnaires (Bercy), magistrats, chefs d’entreprise, journalistes des grands médias. » Car vous n’identifiez que les acteurs d’une pièce dont les auteurs, les metteurs en scène et les producteurs ne sont pas à l’affiche alors qu’ils président aux destinées du spectacle. Il s’agit de quelques familles connues, financiers et industriels, dont les intérêts dépassent les frontières. Ils ne se nomment plus seulement Bettencourt ou Dassault, mais aussi Mittal et Google.

                L’oligarchie s’est « globalisée » alors que les mouvements de contestation restent locaux, à l’échelle du théâtre où se produisent les acteurs et non pas de la société que contrôlent les oligarques qui comptent vraiment.


                • chantecler chantecler 4 décembre 09:45

                  Mais que font les casques blancs ?


                  • Attilax Attilax 4 décembre 09:50

                    Vous partez d’un postulat totalement faux : la France n’est pas et n’a jamais été une démocratie, c’est un abus de langage qui dénature ce mot, nous sommes en RÉPUBLIQUE, ce qui n’a aucun rapport. Essayez donc de trouver un bâtiment public avec « démocratie française » marqué dessus, et je vous paie des nèfles.

                    citation de l’abbé Seyes au moment de la fondation de la république :

                    « Les citoyens qui se nomment des représentants renoncent et doivent renoncer à faire eux-mêmes la loi ; ils n’ont pas de volonté particulière à imposer. S’ils dictaient des volontés, la France ne serait plus cet État représentatif ; ce serait un État démocratique. Le peuple, je le répète, dans un pays qui n’est pas une démocratie (et la France ne saurait l’être), le peuple ne peut parler, ne peut agir que par ses représentants. »

                    Rassurez-vous, notre « démocratie » ne risque rien puisqu’elle n’existe pas.

                    En revanche, il serait peut-être bon d’en instaurer une et de bazarder cette putain de république et ses « représentants » qui nous la mettent depuis 200 ans.


                    • NEMO NEMO 4 décembre 10:22

                      @Attilax

                      En effet, une république n’est pas forcément une démocratie, mais la réciproque est vraie. Si les deux termes sont proches, ils ne sont pas identiques. Une république n’est pas toujours une démocratie et peut exercer un pouvoir de dictature autoritaire où les libertés sont limitées. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire. Par contre, une monarchie dans laquelle le souverain ne possède qu’un pouvoir honorifique puisque c’est le Premier ministre qui gouverne avec un parlement est présentée comme démocratie.

                      Utiliser un mot pour l’autre n’est pas innocent et permet d’oblitérer une réalité disgracieuse : l’inégalité entre classes sociales. Non seulement le parlementarisme n’est pas synonyme d’équité, mais c’est un système dont les limites sont celles de la « représentativité ». Or, le talent des orateurs que sont les parlementaires est justement de fasciner leurs auditoires par une maitrise de la rhétorique qui leur permet d’embobiner leurs électeurs comme le serpent fascine le lapin… tant que le lapin reste un lapin : il a le droit d’évoluer !


                    • kalachnikov kalachnikov 4 décembre 10:39

                      @ Attilax

                      Non, la République est une forme de démocratie particulière.

                      ’Pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple’.

                      Dans l’idéal français, le terme peuple ne désigne pas la population mais une entité confinant au métaphysique. Ce qu’est le Peuple, que l’on devrait toujours noter avec une majuscule pour le distinguer de la notion peuple/populace, c’est le faisceau de valeurs contenues dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. C’est pourquoi les droits sont dits ’naturels’, non pas parce qu’ils proviennent de la Nature mais parce qu’il ne saurait y en avoir d’autres. C’est le diamant autour duquel s’organise la Société, l’essence-même du contrat social que chacun, quel qu’il soit, doit incarner, contrat social auquel l’individu est supposé adhérer et qui lie de façon équivalente chaque individu à l’autre, l’Etat dans cette affaire n’étant pas au-dessus de l’individu mais ayant pour mission de garantir et de faire respecter ce pacte, la croyance en quelques valeurs dites humanistes.

                      Le Peuple ne varie pas tandis que les humeurs de la population fluctuent. C’est ainsi que cette population peut incarner le Peuple aux temps révolutionnaires mais aussi tomber dans le caniveau lors du moment vichyssois.
                      C’est aussi parce que ce Peuple ne varie pas qu’une dictature de salut public est conceptuellement possible : dix hommes décrètent contre la population entière, le Peuple contre le peuple et le sens est justement de sauvegarder le Peuple.

                      Voici des synonymes conceptuels de cette entité Peuple : Nation, Interêt Général, Volonté Générale, République.

                      J’ajoute ce point : il y a malheur public lorsque le Peuple est bafoué ; causes : ignorance, mépris, oubli des droits de l’Homme et du citoyen. Sans Peuple, point de Concorde, d’Harmonie.

                      J’ajoute autre chose. C’est beau, c’est grand, c’est le Génie français. On comparera avec cet idéal d’épicier qu’est la social-démocratie, à laquelle on veut convertir à toute force les Français en mode marche ou crève.

                      Make France great again.


                    • Attilax Attilax 4 décembre 16:19

                      @kalachnikov

                      Si on rajoute un adjectif à « démocratie », on change le sens du mot, ce qui est très pratique pour semer la confusion et empêcher de penser correctement.
                      Dans la novlangue, démocratie « représentative » veut dire république, en effet.
                      Mais c’est un oxymore, un abus de langage. D’ailleurs ce n’est qu’à partir du milieu du 20e siècle que l’on parle de démocratie pour notre système, avant il n’était question que de république. C’est Churchill qui a appelé sa propre monarchie une démocratie, et ça a été repris comme un seul homme par tous nos républicains qui se sont transformés en « démocrates » d’un coup de baguette magique. Grosso-modo, une « démocratie » dans la tête des gens, c’est un endroit où il y a la liberté d’expression. C’est un peu faible par rapport à l’équation d’origine.

                      Une démocratie, par essence, ne peut être que directe, sans ça ce ne sont plus les citoyens qui décident eux mêmes de leurs lois, donc ce n’est pas une démocratie... Alors qu’en république, tout passe par les représentants, qui ne sont pas tenus de respecter leurs électeurs, je ne sais pas si vous avez remarqué.

                      Il est plus commode pour les puissants d’avoir affaire à des « représentants » qu’ils peuvent facilement corrompre et contrôler, plutôt qu’à un peuple entier de citoyens sur lesquels ils auraient peu de prises, surtout si on leur retire les medias.

                      Ceux qui me font le plus rire sont les démocrates qui ont peur du peuple : « Je suis démocrate, mais tu ne vas quand même pas permettre aux gens de voter les lois, ils sont trop cons ! »

                      Oui, c’est vrai qu’on est con, mais on sait où réside l’intérêt général, ce qui n’est pas le cas de l’élite qui nous gouverne.

                      Donc soit on continue comme c’était, et on continuera de se faire mettre, soit on appuie sur « reset » et on tente la solution démocratie directe.

                      Peut-être que ça ne marchera pas, ça n’a jamais été tenté, on n’en sait rien. Mais imaginez une minute qu’on arrive à mettre en place un truc pareil : le monde entier en restera bouche bée et à mon avis, on aura tôt fait de faire des petits, comme avec les GJ !


                    • xana 4 décembre 18:32

                      @Attilax
                      Merci Attilax pour ces nombreuses précisions.

                      Bien sûr, pour la plupart ses adversaires pensent que le peuple est trop con pour gouverner. Ils le pensent, mais ils sont trop hypocrites pour oser le dire ouvertement.

                      Autrefois j’était « de gauche », parce que j’avais encore la naïveté de croire que dans le peuple il existait une partie non corrompue, et que une fois la ploutocratie renversée ces gens pourraient créer un monde meilleur.
                      Je suis devenu adulte. Je sais que tous les hommes ont leur prix, et que c’est la spécialité des maffieux que de découvrir ce prix et d’acheter qui peut leur apporter le pouvoir. Je vis en Roumanie et je peux témoigner que les pauvres sont bien moins chers à corrompre que les riches.
                      Il n’y a donc aucun espoir à nourrir sur l’honnêteté des hommes, on doit donc se rabattre sur les masses, trop nombreuse pour être efficacement contrôlables, et pour être corrompues à un prix raisonnable. Et sur des institutions spécialement conçues pour éliminer tout pouvoir individuel sans contrôle collectif.
                      Ce n’est pas gagné d’avance. Nous avons cependant un avantage énorme aujourd’hui puisque (grâce aux excès de Macron &Cie) le peuple est devenu soudain conscient de l’amplitude du problème de la corruption. Cette corruption, discrète autrefois, paraissait supportable et les gens n’y prêtaient pas trop attention. Mais aujourd’hui les choses ont changé. Or la corruption (inévitable dans une république parlementaire) est l’argument essentiel pour passer à une démocratie sans élus, une démocratie directe.

                      Jean Xana


                    • Arogavox 4 décembre 19:32

                      @Attilax, @xana
                      Voilà qui m’ôte bien des mots de la bouche : merci !

                      Un petit point de surenchère à partir de ce passage :

                       « on sait où réside l’intérêt général, ce qui n’est pas le cas de l’élite qui nous gouverne.

                      Donc soit on continue comme c’était, et on continuera de se faire mettre, soit on appuie sur « reset » et on tente la solution démocratie directe.

                      Peut-être que ça ne marchera pas, ça n’a jamais été tenté, on n’en sait rien. Mais imaginez une minute qu’on arrive à mettre en place un truc pareil : le monde entier en restera bouche bée et à mon avis, on aura tôt fait de faire des petits, comme avec les GJ ! »


                      >>> NB préliminaire :
                      L’ « intérêt général » et la « volonté générale » sont deux abstraction qui ne coïncident pas nécessairement (et/ou pas toujours). 
                       Pragmatiquement, dans la vie réelle, aucun individu ou aucun groupe ne saurait ni par intuition, ni par Vérité Révélée, ni par mesure raisonnée (toute mesure déformant l’objet mesuré ...) ne saurait dessiner une mesure exacte de l’une ou l’autre de ces abstractions dont l’état abstrait (si jamais il peut avoir des aspects mesurables) ne pourra jamais qu’être estimé, avec une plus ou moins grande marge d’erreur selon les techniques de démocratie mises en oeuvre.
                        

                       Les techniques actuelles d’évaluation de cette volonté générale (essentiellement par les veautes que l’on sait) ne se ramènent maintenant de façon flagrante qu’à des stratagèmes de légitimation.
                       La preuve de la perversité de ses stratagèmes est donné par le lapsus du terme employé de « démocratie représentative » par des prétentieux ne jurant que par l’idéologie d’un mérite particulier qui serait attaché à ceux qui obtiennent un pouvoir légitimationné (Ce qui relève, pour faire court de la ’logique’ d’une « infaillibilité pontificale »). Mais c’est en fait la logique fausse du système aristocratique (au sens étymologique de « pouvpir des meilleurs ») qui prévaut dans ce stratagème, et une élite, les « meilleures » ne sauraient à se point l’ignorer : c’est donc bien par perversité qu’ils baptise « démocratie » le système aristocratique qu’ils visent. Car c’est bien parce qu’ils connaissent pertinemment le consensus populaire (participant de la Volonté générale) acquis pour le vrai idéal démocratique, qu’ils en abusent en détournant le vrai sens du mot démocratie ...

                       ... à suivre ...


                    • Arogavox 4 décembre 19:52

                      ... revenons à nos moutons :
                      « on tente la solution démocratie directe.

                      Peut-être que ça ne marchera pas, ça n’a jamais été tenté, on n’en sait rien. Mais imaginez une minute qu’on arrive à mettre en place un truc pareil : le monde entier en restera bouche bée et à mon avis, on aura tôt fait de faire des petits, comme avec les GJ ! »


                       Chiche ? !!

                      encore une fois,

                      dès lors qu’on a compris qu’entre l’idéal démocratique, et l’instanciation d’un essai de »démocratie« il ne saurait y avoir que l’art de techniques de démocratie,

                      il ne serait pas sérieux, ni responsable, de négliger l’etat de l’art de nos civilisations actuelles. Hé oui, qu’on le veuille ou non, c’est bien par l’intermédiaire des techniques du ’numérique’ que vous êtes en train de lire ceci !
                        

                       ATTENTION !  le temps s’accélère ...

                       notre planète bleue continue à tourner pendant que notre France se déchire, et les jeux d’intérêts géostratégiques contradictoires ne stoppent pas leur inquiétant évolution

                       alors festina lente ... mais festina quand-même !


                       LES GILETS JAUNES ONT DEJA GAGNE ...
                       ne perdons inutilement de temps et l’avantage de la victoire en attendant une reconnaissance de la part des prétentieux qui sont déjà dépassés,

                       c’est par nous que l’avenir doit maintenant être préparé


                       Chacun connaît dans son entourage un ou des contacts susceptibles de concevoir, amender, maintenir ou contrôler les outils numérique nécessaires à des techniques de démocratie dignes de notre millénaire 

                       alors , allons-y


                       une piste, pour montrer l’exemple : »doléance Kdo"  ;-D











                    • zygzornifle zygzornifle 4 décembre 10:09

                      Pour qu’il y ait fin de démocratie il faudrait déjà qu’il y en ait eut une ....


                      • JBSERBIST JBSERBIST 4 décembre 18:30

                        @zygzornifle, je me pose une question quant à votre syntaxe, mais cela étant dit, je suis d’accord avec vous. Je pense toutefois qu’entre les deux guerres, la France a connu une période de liberté d’expression quasi totale et je ne suis pas loin de penser que le fait de se sentir bâillonnés n’est pas étranger à la révolte en cours. Nous faire croire que le prix à la pompe est à l’origine du mouvement actuel est encore une escroquerie digne de la propagandastaffel. 


                      • Attilax Attilax 5 décembre 18:56

                        @JBSERBIST

                        La démocratie ne se limite pas à la Libre expression, qui n’en est qu’une conséquence. La démocratie, c’est quand le peuple vote lui même ses lois. Pour l’instant, ça n’a existé qu’une fois dans l’histoire, à toute petite échelle, il y a 2500 ans. Ça a fonctionné pendant 250 ans, soit plus que notre république. Puis Sparte les a écrabouillé et depuis, on en parle, on en parle...


                      • QAmonBra QAmonBra 4 décembre 11:08

                        Merci @ l’auteur pour le partage.


                        Article intéressant mais j’ai « tiqué » sur cette phrase :

                        (. . .)"Formellement, la France est une démocratie, mais un démocratie qui a été lentement et méthodiquement vidée de sa substance par l’oligarchie au pouvoir"(. . .)

                        A mon avis, dès son origine, la république française n’est pas, n’a quasiment jamais été une démocratie et les causes ont été identifiées et analysées très tôt.

                        En complément des conseils de Jean-Jacques Rousseau exposés par « Arogavox », voici donc ceux de Maximilien Marie-Isidore Derobespierre, exprimés lors d’un discours le 29 juillet 1792 :

                        "La source de tous nos maux, c’est l’indépendance absolue où les représentants se sont mis eux-mêmes à l’écart de la nation sans l’avoir consultée.

                        Ils ont reconnu la souveraineté de la nation, et ils l’ont anéantie.

                        Ils n’étaient de leur aveu même que les mandataires du peuple, et ils se sont faits souverains, c’est-à-dire despotes, car le despotisme n’est autre chose que l’usurpation du pouvoir souverain.

                        Quels que soient les noms des fonctionnaires publics et les formes extérieures du gouvernement, dans tout État où le souverain ne conserve aucun moyen de réprimer l’abus que ses délégués font de sa puissance et d’arrêter leurs attentats contre la constitution de l’État, la nation est esclave, puisqu’elle est abandonnée absolument à la merci de ceux qui exercent l’autorité.

                        Et comme il est dans la nature des choses que les hommes préfèrent leur intérêt personnel à l’intérêt public lorsqu’ils peuvent le faire impunément, il s’ensuit que le peuple est opprimé toutes les fois que ses mandataires sont absolument indépendants de lui.

                        Si la nation n’a point encore recueilli les fruits de la révolution, si des intrigants ont remplacé d’autres intrigants, si une tyrannie légale semble avoir succédé à l’ancien despotisme, n’en cherchez point ailleurs la cause que dans le privilège que se sont arrogés les mandataires du peuple de se jouer impunément des droits de ceux qu’ils ont caressés bassement pendant les élections."

                        Nous étions donc avertis et un Peuple ne tirant pas toutes les leçons de son Histoire, se condamne à la revivre tôt ou tard, donc à verser de nouveau le sang des ses citoyens et nous y sommes.

                        En cette aube du XXI siècle, les moyens modernes d’expression et de communication nous permettent de nous passer de toutes formes de représentations.(*)



                        (*) Y compris les partis politiques



                        • QAmonBra QAmonBra 4 décembre 13:47

                          @kalachnikov

                          Les partis politiques ne servent qu’à diviser le Peuple et à opposer les citoyens à eux mêmes, pendant que les parasites de tous acabits vivant à leurs dépens, tels les loups d’une meute, ne font qu’un tout en s’appliquant a paraître le contraire. (*)

                          De nos jours, tout citoyen d’une véritable démocratie est potentiellement le gardien de ses droits humains « naturels et imprescriptibles », nul besoin de partis ou d’organisations politiques face aux moyens actuels et futurs d’expression & de communication.

                          Ce type d’outils prétendument démocratique est devenue obsolète et ne sert que lesdits parasites qui, tels des marchands, ont besoin de ce positionnement d’intermédiaires pour leurs affaires. . .

                          (*) Le refus des « élus » de tous partis d’enclencher l’article 64 de la constitution, leur donnant pouvoir de destituer « le président des très riches », dixit l’ex président, en est la preuve irréfutable.


                        • kalachnikov kalachnikov 4 décembre 14:03

                          @ QAmonBra

                          Vous avez foi en l’individu et êtes un incroyable optimiste ! Personnellement, je me fie davantage aux faits et à ce que je peux constater et ce que je vois, c’est la foule malheureuse ânonner des inventaires à la Prévert tandis qu’elle devrait se contenter d’ordonner : ’liberté, égalité, fraternité’. Ben ouais, toutes leurs exigences d’une façon ou d’une autre en dernier ressort sont réductibles à cela et ce cela a un nom : France.

                          Dans l’absolu, l’idéal dit français, l’individu souverain, est un idéal anarchiste par excellence. L’institution de l’Etat il procède d’une constitution qui a pour objet de matérialiser un esprit est une étape intermédiaire et il n’aura plus de raison d’être lorsque l’idéal sera accompli puisque son objet est de garantir le pacte implicite liant tous les individus entre eux. S’il n’est plus besoin de garantir, l’Etat n’a pas de nécessité.

                          Bon ce n’est pas demain la veille. Mais on pourrait toujours profiter du moment présent pour faire un pas dans cette direction ou au moins en profiter pour manifester ce désir.

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