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Accueil du site > Tribune Libre > Les Gilets Jaunes, le Hirak et l’enjeu de la démocratie

Les Gilets Jaunes, le Hirak et l’enjeu de la démocratie

   Patrick est un Gilet Jaune ! C'est un gars hors pair avec une faconde inhabituelle. Il aime discuter de tout et de rien. Et entre deux verres, il peut raconter tout un tas d'anecdotes, jusqu'au point que l'on s'imagine qu'il en invente certaines. Parisien de naissance, aucune ville française ne lui est étrangère, tellement la passion du voyage est ancrée dans son esprit. Méditerranéen de culture (d'après sa définition), il s'intéresse à tout ce qui se passe au Maghreb, en particulier l'Algérie, dont il y voit de l'espoir. Il me disait, un tantinet moqueur, que l'homme méditerranéen a deux traits profonds, intimement liés l'un à l'autre : la passion d'abord, puis ensuite la familiarité avec la révolte. Partout où il est, la fumée lacrymogène et la casse y sont ! La dernière fois que l'on s'est vus, c'était en juillet 2019 à Marseille. La ville phocéenne était alors parée de ses plus beaux atours pour organiser un festival culturel sur le livre. »Les Algériens, m'explique-t-il avec un brin de malice brillant au coin des yeux, nous ont enseigné les fondamentaux des révolutions réussies ! » « Mais lesquels ? » lui dis-je curieux. « Tout d'abord, l'unité dans l'action, et puis le fait qu'on peut faire une révolution, sans passer forcément par la case lacrymale et la violence, deux choses typiques des révoltes populaires. C'est déjà un exploit pour tous les peuples des deux rives de la mare nostra ».

                    

   En prononçant ce mot « violence », Patrick a regardé dans le vide, puis l'a répété, pas une fois, mais trois. Pour lui, les choses auraient pu dégénérer en Algérie, si les manifestants n'avaient pas fait montre d'une grande maîtrise de leurs réflexes, et surtout d'une constance dans leur démarche. C'est d'ailleurs, d'après lui toujours, l'erreur que les Gilets Jaunes ont commise en Hexagone. Ces derniers sont entrés directement, pour la plupart, dans le jeu des politiques, en optant pour la force « médiatisée » à outrance afin de faire valoir leurs droits qui sont d'ordre économique. « Et quand on adopte la violence ou la tactique du camp adverse qui essaie de vaincre, dominer et manipuler par la diversion et la force, on tombe forcément dans son labyrinthe ». L'exemple algérien, m'explique-t-il, est singulier dans la mesure où la masse populaire avait agi en force symbolique unie dans sa diversité, c'est-à-dire en contrepoids démocratique alternatif dans un rapport de forces complexe contre à la fois des forces anticonstitutionnelles corrompues et des clans satellitaires et larbins courant derrière les dividendes de la rente. En outre, le Hirak avait un fort ancrage dans l'Algérie profonde, ce qui lui a permis de gagner en longévité et en maturité au fil des mois, sans qu'il ne fléchisse devant les tentatives de sa déstabilisation psychologique. « Et tu penses que le mouvement des Gilets Jaunes n'a pas aussi cet ancrage-là ? » « Malheureusement non ! » « Mais pourquoi ? » « Parce qu'à la base, c'est un mouvement d'ouvriers salariés, à peine différent des Nuits Debout, que des milliers de Français ont organisées auparavant partout en France ! » « C'est-à-dire ? » « C'est simple, quand les Algériens sont sortis, ils n'ont pas demandé d'augmentation de salaires et de pouvoir d'achat, ils n'ont pas demandé de logement ni de l'élévation de leur standard de vie, ni moins encore un dinar qui leur offre des droits aux vacances d'été, mais ils ont demandé une chose, une seule chose qui vaut l'or : la dignité. Or, comme tu le sais mon ami, la dignité, on ne l'achète pas, mais on l'acquiert, on la conquiert, on se l'approprie.

  C'est pourquoi, le régime n'a pas pu acheter ni soudoyer les masses algériennes pour qu'elles cessent de manifester, contrairement au Mouvement des Gilets Jaunes qui s'est divisé dès le départ, scindé en catégories syndicales, appâté par les échéances électorales, en cédant aux demandes pressantes des deux extrêmes (de droite et de gauche) ! » « Donc, pour toi, sur le long terme, le Hirak peut vraiment réussir ? Je te pose bien sûr cette question, en tenant compte, du fait que les Algériens vivaient dans un Etat de non-droit. Pas comme les Gilets Jaunes, du moins en principe ! » « Le Hirak, c'est un espoir pour l'Algérie, les Algériens et la planète entière pour son message de paix et sa croyance dans le changement pacifique des choses. D'ailleurs, en si peu de temps, il a balisé le terrain pour un autre lendemain, il démantelé symboliquement les réseaux de la tricherie et de la mafiocratie qui se nichent en haut de la pyramide, il a revalorisé l'Algérien touché dans sa dignité et il a exposé à la vindicte médiatique mondiale les faussaires. L'espoir est permis, même si le chemin est encore long pour la conquête du pouvoir effectif.
 

Kamal Guerroua. 


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32 réactions à cet article    


  • adeline 3 décembre 2020 16:48

    Les GJ ont (durant des mois) été sans revendications et sans leader, aujourd’hui je ne sais même pas s’ils existent encore.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 décembre 2020 16:53

      @adeline

      qui ça ? Gilles et John ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 décembre 2020 16:48

      « L’enjeu de la démocratie »

      Est-ce que le modèle de la démocratie, c’est ça : lien  ?


      • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 3 décembre 2020 16:53

        C’est un joli texte sur l’Hirak et les espoirs qu’il suscite. Ce n’est pas une analyse politique. Il n’y a pas tant de différences avec le mouvement des Gilets Jaunes. Eux aussi réclamaient, à leur manière, avant tout la dignité et une Révolution mais non pas un rafistolage de l’existant.

        Dans les deux cas, il faut voir comment une avant-garde révolutionnaire pourrait émerger de ces mouvements pour assurer prochainement une victoire. J’en reste à cette affirmation de Trotsky « La crise de l’humanité se réduit à la crise de la direction révolutionnaire du prolétariat ». Une quantité de révoltes et de révolutions éclatent dans le monde depuis des décennies. Certaines amènent quelques acquis plus ou moins durables mais aucune n’aboutit à une réelle victoire faute de direction révolutionnaire.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 décembre 2020 17:00

          @Jean Dugenêt

          « ... faute de direction révolutionnaire. »
          ou de duplicité, corruption ou goût du pouvoir ?


        • sylvain sylvain 3 décembre 2020 19:09

          @Jean Dugenêt
          "...faute de direction révolutionnaire

          "

          autrement dis, les chefs nécéssaires à l’efficacité d’une révolution sont en soit son échec . Le mouvement des GJ l’a bien compris mais n’a pas suffisament trouvé les moyens de réduire cette tension .


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 4 décembre 2020 13:04

          @sylvain

          Une direction révolutionnaire ce n’est pas un chef suprême ni même un groupe de 4 ou 5 individus. C’est un ensemble structuré d’exploités insérés dans le système de production où chaque militant à des liens dans son entourage. Il est connu. Souvent détesté et/ou méprisé par beaucoup. Mais sa grande honnêteté n’est contestée par personne. Quelques milliers de militants de cette trempe peuvent constituer une direction révolutionnaire. Dans certaines circonstances, ils apparaissent comme des leaders et peuvent jouer un rôle déterminant... au grand dam de quelques uns.

          Chez les gilets jaunes, on a vu confusément un groupe de moins de 10 personnes apparaître comme des leaders. Il est possible d’analyser les erreurs des uns et des autres ou au contraire ce qu’ils ont réussi de mieux. J’ai commencé à le faire dans la deuxième partie de mon livre « Macron démission Révolution ».

          Les Gilets Jaunes ont essayé de leur mieux de garder leur indépendance mais il est évident qu’ils ont été soumis à des pressions extérieures. Sur la question de l’UE, ils n’ont pu avoir une position consensuelle qu’en décidant de ne pas prendre position. Il n’est pas possible de s’en satisfaire. Ils s’étaient prononcés pour le RIC en toute matière mais celui-ci est impossible sans le Frexit. Finalement on a entendu Maxime Nicolle dire qu’il n’était que pour un RIC au plan local... Mais voilà, il y a les pressions extérieures. Maxime Nicolle est pote avec Juan Branco (qui fut avocat de Mélenchon). Celui-ci parle volontiers des trolls de l’UPR et des militants de la FI mais il ne dit jamais l’inverse. Oui ceux qui se prononçaient pour le Frexit étaient accusés d’être des trolls de l’UPR. Mais, n’y avait-il pas une pression bien pesante de la FI ? Priscilla Ludovski ne se prive pas (merci à elle) de raconter qu’elle a subi de la part tant d’assauts que cela confine au harcèlement. Jérôme Rodriguez claque la bise à Mélenchon quand il le rencontre...

          Malgré tout ces leaders ont tous fait preuve de grands talents et ont refusé corruption et compromission. Ceux qui se sont écartés de cette conduite ont vite été isolés (Ingrid Levavasseur). Pour autant, ils n’étaient pas à l’abri des influences extérieures

          Il y aura encore des luttes de ce genre. D’autres leaders apparaîtront. Il faudra qu’ils bénéficient de toute l’expérience du mouvement ouvrier pour pouvoir jouer un rôle de direction révolutionnaire. Je veux m’employer de mon mieux à regrouper une telle avant-garde avec l’AGIMO (Avant-Garde Internationaliste du Mouvement Ouvrier)


        • Kamal GUERROUA. Kamal GUERROUA. 4 décembre 2020 16:39

          @Jean Dugenêt
          Merci ! Pour la direction révolutionnaire, je crois que l’horizontalité de leadership est l’option la plus réussie. Un leadership que je conçois comme « expressif », pour reprendre l’expression de Jurgen Habermas. A défaut, ce sera aussi des leaderships de type stalinien, et ce n’est pas du tout enviable. 


        • sylvain sylvain 4 décembre 2020 17:10

          on s’est mal compris alors, pour moi quand on parle de direction, ça appelle un directeur, un chef . La tension a résoudre étant toujours  : comment garder un cap commun et cohérent en laissant une importance aux convictions de chacun


        • OMAR 4 décembre 2020 18:00

          Omar9
          .
          @Jean Dugenêt & @Séraphin Lampion
          .
          Durant la guerre de libération de l’Algérie, le FLN était représenté par une direction politique qui fut capturée par les services secrets français du SDECE

          lors du détournement en 1956, d’un avion civil marocain, un DC-3, qui les transportait.
          .
          Ce acte de pure piraterie, ne fut pourtant pas une perte irrémédiable pour le FLN, pour la simple raison que les responsabilités opérationnelles dans la lutte armée, étaient dirigées par d’autres directions (Oujda, Tunis, Tripoli...).
          .
          Autrement dit, une direction révolutionnaire est la condition sine qua none pour faire aboutir ses aspirations ou ses revendications.
          Mais il faut aussi que cette direction soit polycéphale pour s’éviter tout étiolement, effritement, phagocytage ou implosion.
          .
          Le problème reste le risque lié à l’apparition de clans, une fois la révolution aboutie....


        • sylvain sylvain 4 décembre 2020 19:30

          @Jean Dugenêt
          je suis allé voir votre site, l’AGIMO . Il y a du boulot mais il est grand temps de ressuciter l’idée de l’internationale, bon courage .


        • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 5 décembre 2020 21:53

          @Kamal GUERROUA.
          Le problème est international. Il n’existera jamais de socialisme national. Il faut donc une organisation internationale. Ceux qui sont actuellement sur cette voie sont à la LIS (Ligue Internationale Socialiste). J’aurais quelques remarques critiques à formuler à leur sujet mais ils sont les seuls internationalistes à mériter de retenir notre attention. Voir sur YouTube la chaîne « International Panorama ».


        • sylvain sylvain 3 décembre 2020 19:26

          a part ça je vois vraiment pas en quoi les GJ sont entrés dans la « force médiatisée à outrance » . Ni l’intérêt de comparer le hirak et les GJ, donnant un peu l’image de brallairds violents dans une société ou c’est facile et de l’autre coté des dignes résistants à la tyrannie, le tout raconté par « patrick » histoire de pas se mouiller


          • hocagi@1shivom.com 4 décembre 2020 06:33

            les GJ ne demandent pas de rafistolage mais un mécanisme générique et révolutionnaire en soi, pour assoir définitivement une démocratie qui nous a été volée, le RIC UN

            DEUX ils ne sont pas violents, leur expression est celle de la colère le distinguo est majeur et s’appelle les Blacks Blocks animés par le pouvoir détenu par Monsieur Macron ou plutôt Monsieur Black Rock , dont leurs médias ont reconnu les Black Blocks comme seule expression révolutionnaire révolution = violence, simple et efficace comme inversion des valeurs

            TROIS l’Algérie et la France en tps que peuple, histoire et psyché sont si différents que l’on ne peut rien les comparer ou rapprocher, sans faire un amalgame qui ne pourrait être que préjudiciable pour les deux parties.


            • sylvain sylvain 4 décembre 2020 13:27

              @hocagi@1shivom.com
              vous en connaissez des black block ?? je vous assure que ce n’est pas un organe dirigé en sous main par l’élysée et qui exécute les ordres, c’est du pur fantasme .

              Il y a certainement des policiers infiltrés qui font de la casse comme certains surveillent les cortèges, mais ce ne sont pas les black block . Ils sont bien trop nombreux de toute façon pour se résumer à ça .

              Beaucoup de black block partagent certain des objectifs du gouvernement, a savoir une destruction de l’état et son remplacement par autre chose, par contre je pensent qu’ils se retrouvent rarement sur l’autre chose .


            • Kamal GUERROUA. Kamal GUERROUA. 4 décembre 2020 16:47

              @hocagi@1shivom.com
              Je n’ai pas dit que les « Gilets jaunes sont violents ». Aucune expression dans mon texte ne le dit ! 

              Merci !


            • sylvain sylvain 4 décembre 2020 17:07

              @Kamal GUERROUA.
              C’est d’ailleurs, d’après lui toujours, l’erreur que les Gilets Jaunes ont commise en Hexagone. Ces derniers sont entrés directement, pour la plupart, dans le jeu des politiques, en optant pour la force « médiatisée » à outrance

              la force médiatisée a outrance c’est pas de la violence ??


            • Kamal GUERROUA. Kamal GUERROUA. 4 décembre 2020 17:50

              @sylvain

              La force médiatisée, voilà un joli mot que je voudrais faire comprendre, et qui n’est pas forcément « violence ».

              Quand on voit un policier tabasser un Gilet Jaune (en réalité) et que sur écran, l’image s’inverse pour donner à voir un Gilet jaune frappant un policier, c’est cela la force médiatisée à outrance, pour culpabiliser l’autre partie de ce qu’elle n’a pas fait ! Je voudrais préciser que certains Gilets Jaunes (peut-être infiltrés, peut-être mal-intentionnés, ou peut-être aussi naïfs ont joué dans ce jeu pour paraître des héros aux yeux du peuple qui en a marre de la violence ! et finit par les détester !


            • sylvain sylvain 4 décembre 2020 19:05

              @Kamal GUERROUA.
              donc quand vous dites que les GJ utilisent la force... a outrance cela veut dire qu’ils se sont trop fais taper dessus devant des caméras ??

              Bon je veux bien croire que certains comme vous dites se fassent martyrs mais enfin, l’immense majorité de ceux qui se sont fais taper dessus ne l’ont pas fais exprès, ils ne l’ont nullement mis en scène, et ce n’est pas les GJ qui ont ensuite proposés ces images dans les grands médias .

              Des manifestants ont certes filmés des scènes, et il y a eu des montages comme celui avec tous les éborgnés et mutilés qui sont certes de la violence médiatique . Mais cette exposition de la violence était indispensable en France ou la majorité des gens pensent que la police est non violente et responsable ( ça commence a changer), il était très utile que les gens se rendent compte de la réalité


            • zygzornifle zygzornifle 4 décembre 2020 12:20

              Patrick est un flic, c’est un cogneur de gilet jaune, il s’entraine sans arrêt, il est toujours en première ligne dans les manifs en piaffant d’impatience , il a le respect de ses collègues et de sa hiérarchie, il n’attend plus que l’ordre de son ministre pour tirer a balle réelles.

              Il est content car ce sont les manifestants qui par leurs impôts font son salaire, ses primes et sa future retraite de fonctionnaire au sevice de l’état, il a de bons état de très services car il ne s’est jamais fait filmer ni choper, faut dire qu’il a démoli un nombre incalculable de téléphones et de caméras, c’est un malin qui privilégie les coins sombres, il n’a pas fait d’études mais pour ce qu’il fait il en a pas besoin ça serait même un handicap de penser et quand viendra la retraite il trouvera un job dans la sécurité ou dans la protection de personnalités ....  


              • Jean Dugenêt Jean Dugenêt 4 décembre 2020 12:34

                @zygzornifle
                « il a de bons état de services »
                Non !
                Il a de bons états de sévices


              • Jonas 4 décembre 2020 13:02

                A l’auteur 

                Comparaison n’est pas raison. 

                1) Les premiers Gilets jaunes avaient raison de manifester leur mécontentement. et avaient toute ma sympathie, ainsi que celle de la majorité des Français. 

                Ils se sont soulevés , contre la baisse de la vitesse à 80 kilomètres , l’augmentation des taxes des carburants et notamment le diesel, la vie chère, l’abandon de l’Etat de la France profonde , silencieuse et respectueuse des lois , pour les banlieues violentes, etc, puis hélas les islamo-gauchistes se sont emparés de la colère des Gilets Jaunes , avec leurs amis Black Blocks et de ce fait ils ont défiguré les revendications légitimes. Je rappelle pour mémoire , que 28% n’étaient ni de gauche ni de droite . 45% de gauche , 12% de droite et 15% d’extrême droite.

                2) L’Algérie , depuis son indépendance, n’a jamais connu de démocratie , elle a toujours été sous des régimes autoritaires sinon dictatoriaux. Avec l’armée comme vigie. 

                Les slogans du « Hirak » le démontrent aisément : « Une Algérie démocratique » —«   Etat civil et non militaire »  « Les généraux à la poubelle , l’Algérie aura son indépendance » —« Vous avez ruiné le pays bande de voleurs » etc. Sans parler du mépris et de l’humiliation du petit peuple , avec les massacres de1988 , et les 200 000 morts des années de plomb.

                D’ou l’immigration de plus en plus importante.


                • Jonas 4 décembre 2020 13:04

                  @Jonas
                  Rectificatif : 15% d’extrême gauche. 


                • Kamal GUERROUA. Kamal GUERROUA. 4 décembre 2020 16:45

                  @Jonas
                  Donc, si je comprends bien, la France n’est pas à comparer ! Ce qui est un peu « excédé » dans votre analyse des faits. Et puis, les islamo-gauchistes ???C’est comme si l’islamisme s’est mêlé aussi de la crise de Gilets Jaunes ! Troisième point, l’immigration, vous me parlez, à chaque fois, de l’immigration pour des posts où l’immigration n’est qu’un sujet marginal, voire inexistant ! Je ne comprends pas cette « obsession » maladive, puis, enfin , qu’à cela ne tienne, je n’ai pas envie du tout de la comprendre ! 


                • Jonas 4 décembre 2020 18:53

                  @Kamal GUERROUA.

                  Je précise , la situation des « Gilets jaunes » en France n’a rien de comparable avec les revendications des gens du « Hirak », ce ne sont pas les même problèmes , économiques , sociaux et politiques. Comme le «  Hirak »n’a rien à voir avec les revendications des Honkongais. 

                  Oui, de mon point de vue , j’affirme que les « Gilets jaunes » ont été gangrénés par les islamo-gauchistes qui avaient un autre agenda et s’en f... éperdument des soucis quotidiens des « Gilets Jaunes ». 
                   
                  L’immigration , n’est pas un sujet marginal , ni maladif. Votre pays a bien fait la chasse aux africains et plus de 13 000 ont été déportés dans le désert. Ce qui est valable chez vous ne peut pas être condamnable chez nous.

                  Le devoir d’un Etat est d’abord de maintenir ses ressortissants chez lui , en leur offrant des débouchés et des possibilités d’avenir et non pas de les faire fuir. 

                  La crise économique en France n’est pas due à l’immigration , mais aux responsables politiques, du pays. Pays ayant une dette colossale , mais qui fait illusion grâce à la monnaie magique. A cause du système de prestations sociales , unique au monde , les flux migratoires pèsent lourdement sur le bugfet de l’Etat et sur celui du travail qui a changé de nature. 


                • sylvain sylvain 4 décembre 2020 19:14

                  @Jonas
                  le hirak, les GJ et le mouvement hong kongais ont bien des choses en commun . A commencer par le fait qu’ils ont tous demandés plus de démocratie et plus de société civile, que ce sont des mouvements populaires, plutot non violents et qui se veulent avoir des organisations horizontales .

                  Plus généralement, ils sont, j’espère en tout cas, la naissance d’une société civile mondiale . Ils avaient tous une composante, une aspiration internationale


                • sylvain sylvain 4 décembre 2020 19:24

                  @Jonas
                  sinon concernant la composition du mouvement vous avez en partie raison a mon avis . Pas pour les islamo gauchistes ou les black block, vous exagérez beaucoup l’influence de ces groupes mal définis et disparates . Mais on peut dire que ce mouvement a été lancé par des gens qui d’habitude ne ralent jamais et comme vous dites, respectent les lois .

                  C’est ce qui a fait son succés, beaucoup se sont dis que si même ceux qui supportent habituellement le pouvoir se mettaient a raler, alors c’était peut être le grand soir . Et on a rapidement vus ces gens « normaux » rentrer chez eux après s’être fais en quelque sorte déposséder de leur mouvement . Ca c’est très dommage, il n’y a pas eu un respect suffisant de ces personnes qui n’étaient pas habituées à ces situations, et qui avaient leurs revendications propres


                • Jonas 5 décembre 2020 07:48

                  @sylvain
                  Encore une fois il faut comparer ce qui est comparable. 

                  « ... par le fait qu’ils ont tous demandé plus de démocratie et de société civile » écrivez-vous. 

                  1. L’Algérie n’a jamais eu de démocratie depuis l’indépendance jusqu’à aujourd’hui. Le cas de l’arrestation et de la condamnation du journaliste Khaled Drareni ,qui n’a rien fait d’autre que son boulot d’informer , mais que le pouvoir en place assimile a une  « menace de l’unité nationale . » sans parler du « leitmotiv » la main de l’étranger. 
                  2. Les Hongkongais , se battent pour conserver la « démocratie » qu’ils ont hérité, de la colonisation britannique , mais que la Chine veut leur supprimer. 
                  3. Personne , ne peut contester de bonne foi , que la France n’est pas un pays démocratique, même si cette démocratie n’est pas parfaite. 
                  4. Il n’y a pas de société civile mondiale , comme il n’y a pas de Communauté internationale. 


                • sylvain sylvain 5 décembre 2020 14:43

                  @Jonas
                  j’ai jamais dis qu’ils n’avaient aucune différence . Le lien entre ces différents mouvements est visible dans le fait qu’ils se sont tous explicitement soutenus


                • Kamal GUERROUA. Kamal GUERROUA. 5 décembre 2020 15:47

                  @Jonas

                  Un peu de raison cher Jonas ne nuit pas. Si je commence à raisonner comme vous raisonnez, je n’arriverai jamais à comprendre ce que la France européenne et chrétienne est venue faire chez l’Algérie africaine et musulmane ??? Les choses et les phénomènes ne s’expliquent par la passion, ; mais par le raisonnement. Oui un Etat souverain devrait garder ses ressortissants chez lui, mais l’Etat qui reçoit ses ressortissants devrait s’occuper de ce qu’il regarde et ne jamais se mêler des autres pour les perturber et provoquer ce qu’il ne veut pas subir chez lui ! voilà la réalité ! 

                   Dans les métros parisiens durant les années 70, on écrit sous forme de tag : « La France, soit vous l’aimez, soit vous la quittez » et moi, je répond aujourd’hui, à partir d’Alger : « L’Algérie, soit vous l’aimez, soit vous l’oubliez » et voilà la réponse de la bru à sa belle-mère ! Bon courage !


                • Jonas 6 décembre 2020 10:26

                  @Kamal GUERROUA.
                  La France n’avait pas plus de raison de s’installer en Algérie, Maroc , Tunisie que l’invasion de l’islam , en Algérie, Maroc et Tunisie etc ces pays n’ étaient ni Arabes ni musulmans et comme le disait votre compatriote Kateb Yacine :

                  << L’Algérie arabo-musulmane est une Algérie contre-nature , une Algérie qui est contraire à elle-même . C’est une Algérie qui s’est imposée par les armes , car l’islam ne se développe pas avec des bonbons et des roses , il se développe avec des larmes et du sang . Il croît dans l’oppression , la violence , le mépris , par la haine et les pires humiliations que l’on puisse faire à l’homme >> Interview de 1987. 

                  Par ailleurs , l’occupation française a duré 130 ans , mais avant elle celle de l’empire ottoman de religion musulmane a duré plus de 400 ans , sans rien apporter à votre pays. Pourtant , il y a actuellement en France plus de 100 fois plus d’algériens, qu’en Turquie , malgré les plus de quatre siècles de colonisation. Combien d’Algériens s’expriment en langue turque ? Combien , d’écrivains, de poètes, de philosophes , d’anthropologues , d’historiens , de médecins, de chirurgiens d’artistes etc sont issus de la colonisation turque ? 
                   
                  Conclusion @Kamal Gueroua , si vous voulez que je vous prenne au sérieux , ayez le courage de condamner toutes les colonisations et n’épargner aucune. 


                • Jesaispas 4 décembre 2020 16:17

                  Faut pas comparer.

                  Le mvt des GJ c’est avant tout des exigences matérielles, puis une demande de représentativité réelle du peuple dans le institutions.

                  Le Hirak, c’est avant tout la demande de la fin de la dictature militaire cachée derrière un pouvoir civil corrompu.

                  Ils n’ont de commun que le fait qu’ils soient sortis manifester dans la rue contre le pouvoir en place.

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