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Les « gilets jaunes » vont-ils prendre … une veste ?

Les « gilets jaunes » vont-ils prendre … une veste ?

Ceux que l’on appelle les « gilets jaunes » constituent la poignée de citoyens qui expriment sur les voies publiques ce qu’une majorité de Français ressent : un sentiment de « ras le bol » d’une politique gouvernementale injuste qui les appauvrit. Doublé de la certitude, qu’à travers les discours souriants et enjoleurs et les syllogismes mal ficelés des gouvernants, « on » se moque d’eux. Avec comme détonateur, l’annonce d’une mesure ressentie comme angoissante (diminution prochain de leur pouvoir d’achat par une nouvelle taxe). (1)

Ce « ras » le bol vient contrarier la politique mise en œuvre par les gouvernements successifs en application de divers traités (dont les traités européens). Le conflit entre le gouvernement actuel (dont la mission est d’achever ce qui n’était pas encore fait) et la population est donc potentiellement très « grave ». Puisque s’intéresser à la situation de l’ensemble de la population irait exactement à l’encontre de l’idéologie qui anime la politique menée et selon laquelle (cela est dit en raccourci) la société doit fonctionner selon la loi du plus fort, sans régulation de l’Etat. Donc, nécessairement, selon les intérêts du noyau des individus les plus puissants financièrement et économiquement.

Dans cette période animée par les « gilets jaunes », les leaders politiques, qu’ils suivent M. Macron, ou qui rêvent que ce dernier cède la place à l’un d’entre eux, sont peu loquaces sur la question des règles appliquées et des techniques mises en œuvre à cet effet. Ils se bornent pour la plupart de répéter les revendications (mineures) qu’ils entendent ça et là. Et se contentent de solliciter du président de la République que ce dernier annonce le report des mesures qui ont servi de détonateur au mouvement. Et pour ceux qui veulent plaire un peu plus aux électeurs, que le président de la République annonce qu’il renonce à les prendre.

Les gilets jaunes de leur côté, ne revendiquent pas la cessation de l’application des traités de libre échange et de dérégulation. (Alors même qu’ils contestent en fait les résultats de la mise en oeuvre desdites règles).

Ce qui laisse au pouvoir gouvernemental une belle marge de manoeuvre.

Lequel manoeuvre bien.

A.

Il utilise la technique connue qui consiste à déplacer une revendication sociale sur le terrain du maintien de l’ordre. L’exploitation des violences permet :

1. de faire oublier la revendication sociale ;

2. de discréditer le mouvement ;

3. d’écarter le risque de « fraternisation » entre les protestataires et les force de l’ordre (dont les membres sont dans la même situation économique que les 80 % (env.) des Français qui partagent les mêmes préoccupations) ;

4. de susciter chez les citoyens le sentiment de peur qui pourra se traduire par un réflexe conservateur en cas d’élections.

Et évidemment, plus la violence (2) sera grande (l’Elysée la prédit comme telle pour le samedi 8 décembre), plus la continuation de la (même) politique économique et sociale, sera assurée.

B.

Comme les sondages ont montré que 80 % (env.) des Français étaient d’accord avec les sentiments d’exaspération et d’angoisse de ceux d’entre eux qui ont revêtu le gilet jaune, le pouvoir fait en sorte de décrocher les gilets jaunes (faible pourcentage de la population) de l’ensemble (les 80%) de la population. Pour que le conflit apparaisse comme opposant le pouvoir, non à 80 % de la population, mais aux seules personnes ayant enfilé un gilet de couleur.

Le pouvoir essaie de « mettre la main » sur quelques gilets jaunes pour « discuter » avec « les » gilets jaunes. Parce que, qui dit « discussion », dit possibilité matérielle de faire usage de techniques de manipulation, de « retournement » et autres techniques de « fluidification » des relations.

Les premières tentatives d’approche de gilets jaunes n’ont pas été couronnées d’un franc succès. Elles ont été relayées par les initiatives de certaines maires, qui, dépassant le cadre normal de leurs fonctions, tendent à organiser un système de canalisation et de traitement bureaucratique des revendications (donc d’étouffement du mouvement).

Par ailleurs, la création de « tendances » organisées et censées être représentatives de tout ou partie des « gilets jaunes », indique également que la technique de la division interne pour miner un mouvement de l’intérieur est également … en marche.

Il restera simplement au couple pouvoir économique- pouvoir politique, à conforter le statu quo, ébranlé par quelques semaines de manifestations, par des actes solennels astucieusement présentés comme étant de nature faire espérer :

- Par exemple un changement de gouvernement. C’est à dire concrètement : prendre de nouvelles personnes … pour faire la même chose. A moins évidemment que le gouvernement actuel ne retrouve une légitimité du fait du rejet d’une motion de censure déposée opportunément (pour le gouvernement) par les députés de divers groupes minoritaires.

- Par exemple la dissolution de l’Assemblée nationale après que la violence aura atteint un degré suffisant. Les électeurs renvoyant alors siéger, en tout état de cause et pour les raisons évoquées ci-dessus, des politiciens favorables -quel que soit leur organisation de rattachement- à la poursuite de l’application des règles issues des traités de libre échange.

Les députés issus des « Républicains » ou du « Parti socialiste » (ces derniers étant acquis à la même idéologie depuis longtemps et au moins depuis Maastricht) marcheraient peut être moins bien au pas cadencé que ceux de « LREM ». Mais ils iraient / iront, et c’est cela l’essentiel, dans la même direction.

A moins, évidemment, que le malaise ne trouve dans la classe politique - ou ailleurs- les talents (3) (4) qui convaincront la population (avec les « gilets jaunes » comme élément actif), d’avoir à tourner la page sur quelques dizaines d’années de pratiques économiques et financières, - à l’idéologie moralement discutable, - aux résultats techniquement médiocres ou mauvais, - aux conséquences humainement désastreuses pour trop de monde.

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités.

(1) Il est intéressant de constater que si 80 % des Français partagent ce sentiment de rejet de la politique suivie, ils ont installé (ou en tous cas ont accepté l’installation) au pouvoir (présidence de la République et Assemblée nationale) de politicien(ne)s dont tout montrait qu’ils mettraient en œuvre cette politique (inscrite dans les dispositions – mal connues de beaucoup il est vrai- de traités de libre échange).

Ce qui incite à réfléchir sur le résultat d’élections obtenues dans le cadre de campagnes électorales dans lesquelles les techniques de manipulation sont largement utilisées. En étudiant les voies à utiliser pour protéger les citoyens contre les effets des manipulations. Et les techniques à mettre en oeuvre pour en sanctionner l’utilisation. (v. sur Agoravox : « la démocratie n’est pas gênante »)

2) Sous ce rapport, on signalera que les actes violents se sont produits (ont pu se produire) dans un contexte particulier (dispositifs inadaptés et policiers officiellement « débordés »). Quant à la promesse d’interventions musclées des forces policières dans un avenir proche, elle fait attendre, en réaction, des confrontations. Lesquelles pourront être présentées et exploitées par le pouvoir et ceux des médias qui le suivent, comme les prémisses redoutables et effrayants d’une guerre civile. Le chef de l’Etat étant appelé à être présenté dans l’affaire comme le garant des valeurs républicaines, de la liberté, etc....

(3) A certaines époques, en France ou ailleurs, des orateurs de talent (qui ne pensaient pas forcément à leur carrière) ont pris leur part dans la construction de l’histoire.

(4) Qui ne peuvent évidemment pas être les individus que les gens du pouvoir auront éventuellement réussi à ferrer. Ni les politiciens connus, englués dans les réflexes liés à la carrière, dont les récentes interventions ont montré qu’ils ne pouvaient pas jouer ce rôle.


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55 réactions à cet article    


  • JL JL 7 décembre 08:38

    ’’l’idéologie qui anime la politique menée et selon laquelle (cela est dit en raccourci) la société doit fonctionner selon la loi du plus fort, sans régulation de l’Etat. Donc, nécessairement, selon les intérêts du noyau des individus les plus puissants financièrement et économiquement. ’’

     

     C’est en effet une idéologie qui découle directement de la théorie inepte dite du ruissèlement : cette idéologie a pour moteur une phobie de l’égalitarisme et pour fondement la nostalgie de l’Ancien Régime.

     

    L’ISF est une mauvaise mesure en ce sens qu’elle confond les flux et les masses, la rente et le capital. Taxer le capital dans le Système capitaliste c’est mortifère pour le Système. Tuer le capitalisme, pourquoi pas, mais aucune nation européenne ne le souhaite. La France sur ce point fait figure de paria.


    Je soutiens qu’en lieu et place de l’ISF et de l’IFI on établisse un impôt progressif intégral sur les rentes de la dette : le taux maximum doit tendre vers 100%.


    • JL JL 7 décembre 08:46

      @JL
       
      « En 2007, le service de la dette de l’Etat était de 118,0 milliards d’euros (intérêts : 38,3 ; remboursements : 79,7), intégralement couvert par une émission de dette nouvelle (118,5 milliards d’euros). » C’est
       
      Il suffirait que cet impôt sur les rentes liées au remboursement de la dette représente 10% de son montant pour récupérer à 4 milliards, l’équivalent de l’ISF !
       
       
      ps. Je le crois pas moi-même, tant ça parait simple.


    • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 11:58

      @JL

      Il vaut mieux en effet ne pas y croire. 

      Amputer de 10% le rendement des emprunts d’état français va faire se détourner les prêteurs vers d’autres emprunteurs moins gourmands. Il faut savoir que tout prêteur normalement constitué met en parallèle le rendement et le risque. Si le rapport entre les deux est jugé défavorable, il ne prêtera pas.

      Mais si la France peut vivre en faisant défaut et en payant ses importations avec des billets de monopoly, il n’y a pas de problème...


    • JL JL 7 décembre 12:05

      @Oscar Ollo
       
       La dette est une drogue.
       
       La belle affaire si ça faits se détourner les prêteurs vers d’autres emprunteurs moins gourmands.

       
      Qu’ils fassent défaut, ça fera baisser l’endettement (cf. Le fameux « pacte de stabilité » !) et donc les dépenses.
       
       C’est tout bon et votre argument est fallacieux.


    • JL JL 7 décembre 12:44

      @Oscar Ollo

       
      La vérité c’est que les riches dont vous êtes (j’ai lu vos coms) ne veulent payer ni impôts ni taxes, et font du chantage aux délocalisations. Ils ne veulent pas donner, ils veulent prêter.
       
       Vous avez peur parce que vous savez qu’on ne peut plus taxer les classes moyennes, et pour éviter de payer vous prêtez.
       
       Avec Mélenchon je dis : payez votre juste contribution ou barrez vous avec votre pognon. La France n’aura peut-être pas de capitaux mais elle a des bras, des bras que votre fric laisse au chômage.
       
      Si les capitaux manquent pour mettre en action ces bras, hé bien il en créera, comme font les banques.


    • goc goc 7 décembre 14:30

      @Oscar Ollo
      Mais si la France peut vivre en faisant défaut et en payant ses importations avec des billets de monopoly, il n’y a pas de problème...

      Vous oubliez un détail, c’est que les vrais prêteurs ce sont les banques, et d’où tirent-t-elles l’argent qu’elles prêtent ?
      de la BCE, c’est à dire de l’État français. Donc pour résumer : l’État français permet la création de monnaie via les QE, l’argent est donné (et non prêté) aux banques, qui re-prêtent ce même argents à la France.
      Donc non seulement, les créanciers ne vont pas partir, mais en plus il s’agit en l’occurrence de rendre l’argent qu’on a fourni pour sauver ces mêmes banques


    • JL JL 7 décembre 14:48

      @goc

       Qui détient la dette de la France ?
       
       ’’64,4% des détenteurs de la dette publique française sont des « non-résidents ». La définition de « non-résident » est floue : un investisseur français qui a investi dans un fonds britannique par exemple sera comptabilisé comme un investisseur britannique... La proportion d’investisseurs étrangers dans la dette de l’État français s’est stabilisée depuis la deuxième moitié de l’année 2013, mais reste bien plus élevée qu’avant la crise de 2008 (64%). Il s’agit d’investisseurs institutionnels, comme des fonds de pensions et des fonds d’assurance notamment, mais ce sont aussi des fonds d’investissement souverains, des banques, ou des fonds spéculatifs. L’autre tiers de la dette française est détenue par des sociétés financières françaises : beaucoup plus par des assurances que par des banques.

      ’’
       
       


    • tartemolle 7 décembre 15:10

      @JL, Tien un affidé de Maduro ; vive le Venezuela ! Un horizon indépassable auquel votre politique nous mènerait dans la joie et l’allégresse ...


    • goc goc 7 décembre 18:03

      @JL

      bonjour JL
      vous me donnez les chiffres officiels, et je vous en remercie
      Ceci confirme bien que ne pas rembourser la dette n’est pas aussi « catastrophique » que cela. Déjà on peut discuter de l’utilité de financer les retraites des vieux américains quand nos vieux à nous sont dans la misère. Quand aux assurances, entre les manip entre assurance et ré-assurances et spéculations sur la misere, le financement de ces fonds tiens plus de la roulette que de gestion budgétaires « en père de famille ». Si les petits épargnants savaient ce que font les compagnies d’assurance de leurs contrats, ils retireraient immédiatement leur AV. Et je ne parle pas des fonds « vautours » qui rachètent les dettes des États à risques mais solvables pour des bouchés de pains (voir l’Argentine).


    • JL JL 7 décembre 18:28

      @tartemolle
       
      à chacun son horizon indépassable  ; le votre c’est le néolibéralisme et la prédation.


    • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 19:18

      @JL

      Et il y en a pour imaginer que je suis riche. Pure spéculation, vous n’avez pas bien lu mes commentaires et encore moins mon article pour raconter une énormité pareille. A moins que vous ne pensiez comme Raoul le dingue porte-parole de notre PTB (une sorte d’insoumis belge) qu’on est riche à partir de 1500€/mois.

      Joli monde que vous promouvez là. Gardez-le et surtout continuez à croire que vous pouvez vivre sur le dos du reste du monde. Quand on est surendetté comme la France (et par extension les Français), il est suicidaire de cracher à la figure de ses créanciers. C’est vous qui voyez, les Grecs ont vu...


    • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 19:30

      @tartemolle

      Il ne faut pas vous inquiéter : les JL et compagnie jouent les matamores, mais quand ils seront devant le choix, ils feront comme les Grecs. Je me demande encore pourquoi ils ont choisi de garder l’euro... En fait le choix est assez simple : se serrer (violemment) la ceinture ou la misère noire (comme au Venezuela que vous évoquez à juste titre). Ah oui, suis-je bête : le Venezuela, comme les autres régimes totalitaro-socialistes sont victimes des méchants capitalistes. C’est bien une tare socialiste de toujours chercher la faute chez les autres.

      A partir du moment où on essaie de s’en sortir sans rien demander à personne et qu’on assume ses responsabilités, on est « riche » pour ces gens. Belle mentalité !

      Mais bon, essayer de faire rentrer un minimum de notions d’économie dans leurs têtes est aussi compliqué que danser le tango avec 25 mètres de tuyau d’arrosage.


    • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 19:35

      @goc

      En fait en gros vous proposez de vous servir chez ceux qui ont été un peu plus prévoyants que vous. Les banques, c’est l’épargne des Français, des plus modestes aux plus prospères. Vous comprendrez qu’ils ne seront pas d’accord, non ? Alors que le sort des « riches » vous indiffère, je peux imaginer (je ne dis pas comprendre), mais vouloir ruiner celui qui a mis quelques sous de côté à la sueur de son front, c’est ...  


    • JL JL 7 décembre 19:49

      @Oscar Ollo
       
       
       
       Les riches pour moi sont ceux qui parlent comme vous, je vous cite :
       

      ’’On me prélève déjà assez comme cela pour entretenir une kyrielle d’oisifs dont une infime minorité veut vraiment s’en sortir. Un peu de responsabilisation fera le plus grand bien, à commencer par décourager cette faune de se reproduire. Que les gilets jaunes veulent vivre de leur travail, j’applaudis des deux mains et suis 100% solidaire. Mais qu’une partie veuille vivre aux crochets de la société tout en faisant payer les « riches », je la trouve plutôt saumâtre car c’est moi qui vais financer en partie ces folies dispendieuses de milliers de logements sociaux. ’’

       

      Si vous n’êtes pas riche, alors vous êtes un idiot utile aux riches en parlant comme eux.


    • paulau 8 décembre 18:29

      @Oscar Ollo
      si on ne paye pas tous les intérêts cela entraîne l ’impossibilité d ’emprunter de nouveau. Alors la France coule ou sera mise sous protectorat du FMI


    • goc goc 9 décembre 01:54

      @Oscar Ollo
      En fait en gros vous proposez de vous servir chez ceux qui ont été un peu plus prévoyants que vous.

      Prévoyants, dites-vous ?
      que nenni !! ils n’ont même pas été foutus de prévoir la révolution qui va les dépouiller et reprendre tous les biens qu’ils ont volé aux pauvres.
      tu parles de « prévoyants » à la petite semaine... !! smiley :))

      Les banques, c’est l’épargne des Français, des plus modestes aux plus prospères

      oui, et les lois « Macron » vont permettre de dépouiller ces français aux seuls profits de leurs banques dès que ces dernière seront une nouvelle fois ruinées. Mais chuuutt ! « on » a oublié de le dire aux français les plus modestes, les autres ont déjà sauvé les meubles.

      mais vouloir ruiner celui qui a mis quelques sous de côté à la sueur de son front, c’est ...
      Ne vous inquiétez pas, Macron s’en charge ... de les ruiner !!!


    • biquet biquet 9 décembre 11:46

      @JL
      Hier, à la manif pour le climat, j’ai vu cette pancarte :
      LA FONTE DES GLACES N’ENGENDRE PAS LE RUISSELEMENT


    • leypanou 7 décembre 09:04

      que si 80 % des Français partagent ce sentiment de rejet de la politique suivie, ils ont installé (ou en tous cas ont accepté l’installation) au pouvoir (présidence de la République et Assemblée nationale) de politicien(ne)s dont tout montrait qu’ils mettraient en œuvre cette politique (inscrite dans les dispositions – mal connues de beaucoup il est vrai- de traités de libre échange) 

       : çà c’est à cause de manque de culture politique.

      On vit dans un monde capitaliste. Et si on l’accepte, il faut accepter les conséquences. La pénurie par exemple est inhérente au système capitaliste : cela permet par exemple pour le travail de contenir les revendications potentielles de salaires de ceux qui ont déjà un travail. Pour le logement, cela permet d’augmenter les prix. Etc, etc.

      Si on accepte comme acquis la compétition de tous contre tous, il ne faut pas s’étonner des résultats.

      En tout cas, article très profond de l’auteur qui fait réfléchir.


      • tartemolle 7 décembre 15:17

        @leypanou, « un article très profond », vous rigolez ? Un article gauchiste aux conceptions économiques qui ont débouché partout où ils ont été mis en place sur une réussite telle que l’URSS, le Venezuela, le Zimbabwe, Cuba etc...
        On peut cependant être sensibles aux techniques de manipulations du pouvoir en place qui est un pouvoir collectiviste, étatiste, liberticide au plus haut point et méprisant pour le peuple ...


      • Oscar Ollo Oscar Ollo 7 décembre 19:55

        @tartemolle

        Cuba... Malheureux ! Le paradis du prolétaire, avec une médecine que le monde entier envie et un enseignement qui fait pâlir de jalousie Jean-Michel Blanquer.

        Ce qu’ils ne savent pas, c’est que j’ai eu l’occasion de faire connaissance avec la médecine socialiste gratuite : le médecin ne vous soigne pas si vous n’allongez pas le bakchich et les pharmacies sont vides : à moins de connaître quelqu’un qui connaît quelqu’un, vous pouvez mourir sur place, ce n’est pas le leader maximo ou le conducator qui s’en souciera.

        Quant au système éducatif, je suis beau joueur. Mais pas difficile de faire mieux que Blanquer (ou que les clowns qu’on a chez nous). 

        Mais dans ce genre de pays, la discipline n’est pas un vain mot. Celui qui va se risquer à menacer sa prof avec une arme, factice ou pas, risque sa peau. Et il ferait beau voir que quelqu’un ose la ramener parce que la police rudoie quelques étudiants turbulents comme à Mantes la Jolie. C’est la seule chose que j’ai aimée dans ces pays : au moins la racaille a peur de la police.


      • math math 7 décembre 09:26

        Le but des gilets, est de mettre à bas la « raie publique » de Macron et ses 40 voleurs... smiley

        Ordre aux forces de l’ordre d’utiliser leurs armes de servive si besoin ?


        • Jeekes Jeekes 7 décembre 10:11

          ’’les « gilets jaunes » constituent la poignée de citoyens’’

           

          Z’appelez ça une poignée vous ?

           

          Nomdidiou, vous devez avoir des putains de grandes mains !

           


          • tartemolle 7 décembre 15:18

            @Jeekes, pas mieux !


          • Arogavox 7 décembre 18:11

            @Jeekes
            Si les « gilets jaunes » n’étaient qu’une ’poignée’, cela serait en tout cas une poignée bien plus grande, plus ferme et plus déterminée que la manipule des moins de 20% qui ont abusé du stratagème de légitiamation foireux en veautant pour un jupiter !
               
             Comment cette manipule peut-elle ne pas avoir honte d’avoir soutenu (ou, pire, de continuer leur collaboration, leur complicité coupable) avec un prétentieux qui insulte une composante de son peuple plus nombreuse que celle qui se ridiculise en prétendant représenter « démocratiquement » un peuple qu’ils insultent et tiennent pour méprisable ?!
              Ces manipulateurs ne jurant que par les principes logiquement absurdes du solipsisme de meute nommé aristocratie (étymologie : « pouvoir des meilleurs ») ne font preuve, en nommant « démocratie » ce qu’ils imposent à une majorité qu’ils méprisent, ne font preuve que de leur propension à mentir de façon perverse  !


          • vesjem vesjem 7 décembre 11:06

            "ils ont installé (ou en tous cas ont accepté l’installation) au pouvoir (présidence de la République et Assemblée nationale) de politicien(ne)s dont tout montrait qu’ils mettraient en œuvre cette politique"

            erreur, le peuple ne se réduit pas à un citoyen, et donc n’a pas de conscience ;

            de plus la majorité des votants n’ont pas choisi un bulletin ; la propagande médiatique a choisi pour eux ;

            c’est un hold-up récurent, de plus en plus puissant au fil des élections


            • math math 7 décembre 11:22

              Macron cherche le clash total pour instaurer l’état d’urgence et se maintenir au pouvoir par la force !


              • Fergus Fergus 7 décembre 11:56

                Bonjour, math

                Vous faites erreur : il n’aurait pas besoin de la force, il lui suffirait de dissoudre l’Assemblée nationale pour redonner toute sa légitimité au pouvoir néolibéral, que se soit par la reconduction d’une majorité LREM ou, plus probablement, par l’émergence d’une nouvelle majorité Macron-compatible LREM-LR-UDI !


              • math math 7 décembre 12:09

                @Fergus...Dissoudre avec de nouvelles élections..et comme
                 les anciens personnes n’en veut plus, la nouvelle majorité pourrait vous surprendre ?


              • oncle archibald 7 décembre 15:45

                @math : « la nouvelle majorité pourrait vous surprendre »

                En effet ! Se souvenir des élections de Juin 1968, après que la « majorité silencieuse » ait eu bien peur : les bleus ramassent 367 sièges sur 485 !


              • François Vesin François Vesin 7 décembre 17:11

                @Fergus
                Et ils en feront une drôle de gueule vos professionnels de la politique si,
                dans chaque circonscription ils se retrouvent en face d’une liste GILET JAUNE !


              • oncle archibald 7 décembre 17:36

                @François Vesin : une liste gilet jaune ?

                Ils ne sont déjà pas capables de se mettre d’accord sur le nom d’un porte parole ! Les gilets jaunes sont un agglomérat hypothétique de carpes et de lapins. Autant de personnes autant de revendications différentes, et vous pensez qu’ils sont capables de monter un programme de gouvernement et de briguer des suffrages ?


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 11:34

                lAssselinau a raison (même si je suis de gauche). L’Europe et le mondialisation ne peuvent qu’appauvrir les plus faibles qui perdent toutes possibilités d’action sur leur destin puisque cela se décide la haut et de loin, la communication est coupée. J’ai vécu dans une immeuble de 24 appartements. Maintenant de cinq. C’est le jour et la nuit. En petit comité, on est contriants de s’entendre et de communiquer pour le bien commun. Comme le dit bien E. TODD : finissons-en avec ce bidule de l’Europe et la mondialisation. Autrement, ce sera la catastrophe. Hélas, la gauche est plutôt européenne (rêvant d’une Europe sociale qui n’arrivera jamais, l’oligarchie régnant). On s’est totalement gouré. 


                • Fergus Fergus 7 décembre 11:57

                  Bonjour, Mélusine ou la Robe de Saphir.

                  Todd ou le naufrage intellectuel !


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 12:04

                  @Fergus

                  Savez-vous à quoi est consacré la moitié des salaires des travailleurs dans le bidule de l’Europe : à des séances de psy. Leur vie : la navette permanente d’un coin à l’autre, ils ne comprennent rien aux décisions qu’ils prennent puisque quelqu’un d’autre qui est dirigé par quelqu’un d’autre et ainsi de suite. Ils ont de véritable problèmes avec leur projet de vie et identité. Eux aussi leur vie leur échappe. Même si leur compte en banque déborde.


                • Paul Leleu 8 décembre 21:18

                  @Fergus

                  je trouve Todd plutôt rafraîchissant, au contraire ! il est parfois un peu manichéen, mais il voit assez clair.


                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 décembre 12:09

                  La dette, la plus grosse des escroquerie. Les allemands ont réussi à échapper à leur dû après la guerre. Manipulées sans difficulté par les Oligaques. Certaines personnes veulent la guerre, parce que cela arrangerait leurs affaires...certainement pas leur conscience. Mais comme ils n’en n’ont pas,....


                  • zygzornifle zygzornifle 7 décembre 12:21

                    Ce gouvernement Rothschildien est en costard le populiste est en veste ...


                    • Paul Leleu 8 décembre 21:17

                      @zygzornifle

                      les gilets-jaunes sont ils une aube ou un crépuscule flamboyant ? Un chant du cygne, une révolte amérindienne avant la rélgation définitive ?

                      Difficile de savoir... la révolte est juste et populaire... mais nul ne peut prédire si elle va déboucher ou non sur quelque chose de positif.


                    • Reiki Reiki 7 décembre 13:13

                      La Chute

                       

                      Les valeurs Européenne, sa démocratie, sont humanité. Sont au final qu’une seul et même chose, là où il y a un véritable bourbier es là justesse du pouvoir et sa répartition au sein de sa communauté. La légitimité des actions porté par les institutions sont alors nuancée par ses citoyens. 

                      Dans se grands machin qu es l union Européenne et qui de toute évidence ne fonctionne pas. Il n’y a que deux choix ou l on continue ainsi en fessant fi de se que disant les peuples, avec de grande chance de clash.

                      Où ont prouve nos principes par nos actions au reste du monde en rendant à César se qui est a César sont Pouvoir, sont libre arbitre, sa Souveraineté a chacun de ses citoyens.

                      Je pense sincérement que le vrai pouvoir réside en chacun de nous, notre avenir dois étre ecris par le plus grand nombres et pas simplement par une poignée d homme. Cela reviendrai à confirmé que notre éducation n est pas un signe d évolution mais de la manipulation de masse au profis de certains. Indignez vous ! Donner votre avis.

                      Le Pouvoir du Peuple Français

                      Lorsque dans le cours des événements humains, il devient nécessaire pour un peuple de dissoudre les liens politiques qui l’ont attaché à un autre. Il devient évident que chaque citoyen avec un tant sois peu d’humanité, dois être confronté au choix du vote de manière régulière, le respect dû à l’opinion de l’humanité oblige à déclarer les causes qui le déterminent ainsi qu’une vision de ce que doit être le futur de cette dite l’humanité.


                      Enfin il vont encore me bloquer car certain préférons sauter du coq à l’âne, cela permet à l’autruche de noyer le poisson, afin de tromper le pigeon..


                      • zak5 zak5 7 décembre 14:49

                        salem alikoum

                        vous savez, tout n’est pas négatif, ainsi vous pouvez dire, a votre niveau, a vos compatriotes qui rêvent tous d’immigrer en occident, de rester chez eux, que le paradis que les ONG (bizness de la misère) leur promettent n’est qu’illusion .

                        les gens ici ne sont « démocrates » ou « humanistes » que quand le confort est servi à la louche, sinon, ils reviennent a la bestialité avec un naturel saisissant (pour ceux qui ne les connaissent pas).

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Marcel MONIN

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