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Accueil du site > Tribune Libre > Les libéraux et le travail : hypocrisie ou ignorance ?

Les libéraux et le travail : hypocrisie ou ignorance ?

En utilisant le principe de réalité auquel je suis très attaché, force est de constater après plusieurs années d'expérience que les libéraux rencontrés au cours de mes différentes activités, et qui s’intéressent tous de près ou de loin aux questions intellectuelles et politiques, sont le plus souvent, des rentiers, des fonctionnaires, des héritiers. Concrètement, il s’agit d’individus qui ne connaissent pas l’insécurité matérielle et financière, le chômage ainsi que la précarité de l’emploi. Dans ces conditions, il y a une certaine tartuferie à parler du travail et de la condition ouvrière quand on n’a jamais porté un carton de sa vie. Ecrire cela ne constitue pas une attaque ad hominem. Il s’agit tout simplement d’un constat. Il suffit d’étudier le parcours des grands libéraux contemporains pour valider ou non mon propos…

En se basant sur celui-ci, je remarque donc que les libéraux et les communistes constituent les deux faces d’une même pièce. En effet, les communistes - lecteurs assidus de Marx et Engels pour les plus sérieux d’entre eux - ne savent pas diriger des entreprises. Pourtant, ils passent leurs temps à expliquer aux entrepreneurs comment ils devraient agir. Au lieu de déclamer constamment ce propos telle une sentence irrévocable, créer des entreprises et les administrer comme bon leur semble serait plus judicieux que de donner des (mauvais) conseils. Il est toujours plus facile d’exproprier que de fonder…

Nous retrouvons chez les libéraux le même phénomène : parler d’un sujet sans le connaître. Ils maîtrisent certes pour certains sur le bout des doigts les canons du libéralisme, car ils ont dévoré les ouvrages de Bastiat, Friedman, Hayek et Smith. Toutefois, les défenseurs de cette école de pensée ignorent les conditions de vie de la classe ouvrière, comme ils méconnaissent la dureté du travail salarié et les incertitudes professionnelles du lendemain. Malgré tout, ils veulent quand même nous éclairer de leurs lumières.

Les libéraux évoquent beaucoup le travail et prétendent même vouloir le revaloriser. Derrière cette formule vague, aux relents de slogan politique, se cache une ambiguïté qu’ils entretiennent volontairement. N’importe quel travailleur ne peut qu’entendre favorablement cette notion de « revalorisation du travail  ». Mais parler de revalorisation du travail reste en réalité, dans son expression, synonyme de « défendre des valeurs ». Effectivement, dans les deux cas il s’agit de phrases courtes et percutantes. Elles peuvent même se montrer extrêmement séduisantes de prime abord. Cependant, elles ne masquent pas les manques, les incohérences, ni même les ambivalences qui les escortent.

Etudions précisément la volonté des libéraux de défiscaliser les heures supplémentaires pour soi-disant « revaloriser le travail ». Ils nous exposent que cette mesure permet à «  ceux qui travaillent plus de gagner plus  », selon l’adage sarkoyste bien connu. De fait, cette proposition esquive le point essentiel du sujet : les travailleurs ayant recours aux heures supplémentaires agissent ainsi parce que leur salaire mensuel s’avère bien trop bas pour faire vivre correctement leur famille. Ils sont donc obligés de sacrifier du temps personnel et donc familial pour recevoir en échange une paie un peu plus convenable. Par conséquent, les « faire travailler plus pour les payer plus » s’apparente en somme à une dévalorisation de leur travail journalier. Cela signifie bien sûr que le salaire reçu ne leur permet pas de vivre décemment, mais surtout et plus profondément que leur labeur quotidien ne se trouve pas valorisé à sa juste valeur. Difficile en effet d’être motivé chaque jour pour accomplir une tâche, à partir du moment où on a connaissance que celle-ci pourrait être payée plus, non pas en fonction de sa nature propre mais selon le contexte fiscal. Sans compter que ces heures supplémentaires pourraient rendre heureux un chômeur. Mais comme chacun sait « tous les chômeurs sont fainéants  » …

Le souhait de réduire les cotisations patronales participe également de cette ambivalence insupportable, car leur baisse ne valorise pas le travail mais le capital. Je ne suis pas contre la valorisation du capital, bien au contraire, sous réserve que celle-ci ne relève pas de la pure spéculation en se trouvant complètement déconnectée d’une valeur réelle, concrète et « objective ». En revanche, je n’apprécie guère que les libéraux en arrivent à justifier une idée ayant des attendus différents de ceux qui sont affichés. Dans la plupart des entreprises, il y a d’un côté les propriétaires, les actionnaires et de l’autre les employés. La rhétorique est bien connue : les premiers - au choix - prêtent, louent, mettent à disposition des locaux, des machines, une marque, pendant que les seconds y travaillent et reçoivent un salaire - bien souvent trop faible en comparaison de leur investissement - déduits d’un tas d’impôts servant à alimenter le Tonneau des Danaïdes. Sur le principe, les frais déduits de la fiche de paie reçue par les employés servent généralement à financer les aides sociales et les frais de santé auxquels ils ont recours, et leur redistribution nationale. Concrètement, la baisse des cotisations patronales profite donc « aux patrons » et non aux salariés, car loin d’augmenter les salaires elle valorise, sans coup férir, le capital bien trop souvent mal redistribué. Clamer « on va baisser les cotisations patronales » dans le but d’aider les employés à gagner plus s’avère un mensonge économique.

Certes, ils nous rétorqueront sûrement que les chefs d’entreprise prennent des risques en investissant des capitaux (propres ou non). Ceci est parfaitement vrai ! Mais qu’ils arrêtent de ne voir qu’une des deux faces de la même pièce. Les risques sont partagés. L’ouvrier montant sur des échafaudages pour réaliser des travaux de maçonnerie ou pour remplacer des tuiles sur un toit, l’employé œuvrant dans un entrepôt pour déplacer des produits chimiques, l’agent de sécurité surveillant des immeubles ou protégeant des personnalités, etc., prennent également des réels risques qui pour le coup ne sont pas financiers. Dans le cas d’une maison, celle-ci est-elle construite par les capitaux ou par les maçons ? En définitive, la valeur ajoutée doit-elle être définie par l’argent ou par le travail ? Je suis intimement convaincu qu’il s’avère impératif de revaloriser le travail et surtout le résultat du travail. Quant à ceux qui « permettent  » le travail, ils possèdent le plus souvent déjà énormément…

Tout travail ne repose pas que sur du capital financier, et heureusement. Le militaire au service du pays faisant le sacrifice de sa vie ne se lève pas chaque matin en étant animé par une quelconque augmentation de capital. Les nourrices et toutes les assistantes maternelles accomplissent un vrai travail, me semble-t-il. Néanmoins, la notion de « capital » est ici aussi inexistante. Je mentionne également tous les enseignants de France et de Navarre transpirant du lundi au vendredi (parfois le samedi) pour transmettre aux enfants des connaissances et des savoirs. Tout ceci ne rapporte aucun argent à quelque « capital » que ce soit.

Il n’est pas question pour moi de défendre l’esprit soviétique en expliquant que les entreprises doivent être dirigées par l’ensemble de ceux qui y travaillent. L’histoire a montré que ce genre d’idée tourne très aisément très mal. Le chapelet de morts provoqué par les expériences collectivistes est là pour nous le rappeler. Nulle tentation pour moi de défendre l’idée que le capital devrait être redistribué aux uns et aux autres sans prendre en compte une notion essentielle à mes yeux : le mérite. Simplement, j’écris que depuis trop d’années les salaires versés en France sont bien trop bas, car le travail n’est pas valorisé à sa juste mesure. A force de trop tirer sur la corde, elle finit toujours par casser. Que les financiers internationalistes et autres libéraux ne tiennent pas pour éternellement acquise la situation dans laquelle nous sommes. Ils risquent de s’en mordre les doigts quand les chaînes de l’esclavage se briseront.

 

Franck ABED


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42 réactions à cet article    


  • Laconique Laconique 20 mai 11:50

    Bon article, dommage que la dernière phrase soit excessive.


    • Jean De Songy 20 mai 12:51

      le travail n’est pas valorisé à sa juste mesure.

       

      Le travail valorisé par quelle « autre » valeur qui se « mesure » ? Une autre valeur « naturelle » où « divine » ? Où une valeur sortie juste de l’imagination religieuse du libéral ? « le top connu est par là inconnu » disait Hegel.

       

      DE L’ORIGINE DE L’ARGENT

       

      Chez des indiens d’Amérique du Sud, la marchandise « équivalent général » était le sel, tout s’échangeait avec du sel.... sauf le sel... Chez les nomades c’était souvent le bétail (où l’esclave), un mobilier pratique mais peu divisible.... Chez des indigènes primitifs ce fut souvent une marchandise importée par les colonisateurs, perles de verre pour acheter l’île de Manhattan, et au final les indigènes se mirent à bosser pour juste échanger cette marchandise spéciale contre ce magique équivalent général. Dans l’archipel boobalandais cette marchandise qui permet d’échanger toutes les autres sauf elle-même est aussi une amenée par le colonisateur, c’est l’Iphone, le doudou magique qui aide à l’endormissement du gogochon souchien gland remplacé. C’est ainsi que tout travail se mesura en Iphones fétiches et les gogochons beuglaient tjrs pour un « travail valorisé à sa juste mesure en Iphone »

       

      « A l’opposé du mot d’ordre conservateur : ‘Un salaire équitable pour une journée de travail équitable’, les prolétaires doivent inscrire dans leur drapeau le mot d’ordre révolutionnaire : ’Abolition du salariat’ » Marx, Salaires, prix et profits


      • Daruma 20 mai 14:10

        Durant les premiers mois de la révolution en Russie, les soviets (conseils d’usine) ont géré eux-mêmes les usines. Mais les bolcheviks ont rapidement pris le contrôle de ces usines et ont réduit les soviets à un rôle de simples exécutants. L’autogestion leur faisait horreur, ils ne pouvaient donc pas tolérer que les ouvriers s’émancipent et s’autogèrent. Donc ce que vous dites est factuellement faux. Il n’y avait pas plus dirigiste que le parti bolchevique, très tôt rebaptisé en parti communiste. Ils ont créé un capitalisme d’Etat, sorte de méga World Company mais à l’échelle d’un pays. Ils ont poussé un des aspects du capitalisme, sa logique prédatrice, à l’extrême. La collectivisation était une dépossession au profit de l’Etat, c’est-à-dire du parti communiste, sûrement pas au service du peuple. On est bien loin de l’autogestion.


        • Traroth Traroth 20 mai 18:34

          "En effet, les communistes - lecteurs assidus de Marx et Engels pour les plus sérieux d’entre eux - ne savent pas diriger des entreprises. Pourtant, ils passent leurs temps à expliquer aux entrepreneurs comment ils devraient agir"

          Tiens, je n’ai jamais été témoin d’une telle chose. Vous pouvez détailler ?


          • Spartacus Spartacus 20 mai 19:39

            @Traroth

            C’est la fête aux clichés communistes et libéraux et assez condescendant comme jugement de valeur.

            On peut même retourner la phrase à l’auteur

            En effet, les philosophes intellectuels - Qui vivent du monopole de l’état pour les plus sérieux d’entre eux - ne savent rien des entreprises que leurs bouquins. Pourtant, ils passent leurs temps à expliquer aux autres comment fonctionne une entreprise et a classer les uns en méchants et les autres en gentils oui en classes sociales.


          • Franck ABED Franck ABED 20 mai 22:37

            @Spartacus
            Je travaille et j’ai toujours travaillé. Je ne suis pas fonctionnaire... 


          • samuel 21 mai 09:52

            @Spartacus

            « Pourtant, ils passent leurs temps à expliquer aux autres comment fonctionne une entreprise et a classer les uns en méchants et les autres en gentils oui en classes sociales. »

            C’est un peu le principe des « Lettres Persannes ». Nul n’est plus à même de voir les choses que celui qui est extérieur à un milieu. Ce qui vous parait « aller de soi », de va de soi que dans une configuration particulière dont la remise en question ne vous viendrait même pas à l’esprit.

            C’est là, l’utilité de l’intellectuel.


          • samuel 21 mai 09:55

            @samuel

            petit correctif

            « Ne va de soi que dans une configuration particulière   »


          • gerard JOURDAIN 20 mai 20:23

            je ne serait que trop recommander au rédacteur, de rester dans son domaine....

            son blog.

            comment fait-il pour énoncer de tels inepties ?

            manquent de connaissances ?

            oui surement.

            pas le courage de développer les sophismes de sa part.


            • Traroth Traroth 22 mai 14:46

              @gerard JOURDAIN
              Et puis vous êtes précis, au moins, on voit tout de suite de quoi vous parlez !


            • ddacoudre ddacoudre 20 mai 22:54

              Bonjour

              Certainement , que la réalité est importante mais la répartitions des taches essentielles. Il n’y a qu’une seule valeur du travail objective elle et d’ordre biologique c’est l’énergie que l’on consomme pour accomplir une tâche dans un temps donné. Le libéralisme ne donne pas le droit d’exploiter les hommes. Le capitalisme c’est quand un employeur vend à son employé son travail plus cher qu’il ne la payer pour le faire et que l’employé doit s’endetter pour acheter son travail. Il reçoit 100€ de salaire et son travail lui est revendu avec la marge en plus pour la valeur de laquelle il doit s’endetter. Cordialement ddacoudre ovreblog


              • Jean Keim Jean Keim 21 mai 07:25

                Il est souhaitable, pour notre santé mentale et pour celle de notre environnement, de supprimer l’argent-fric, mais on aura probablement toujours besoin d’une unité de compte, longtemps après l’effondrement de l’empire romain, sa monnaie était toujours utilisée pour estimer le prix des choses au cours d’achats , de ventes ou d’échanges.


                • Julot_Fr 21 mai 08:13

                  Quand les parasites (banquiers) gagnent plus que les vrais travailleurs (agriculteurs..), il y a un probleme.. qui vient de la gestion du gouvernement par les banques a travers les taxes et la redistribution (subvention).. avec pour effet l’enlisement sous la dette pour tous


                  • Le421 Le421 21 mai 08:39

                    Le chapelet de morts provoqué par les expériences collectivistes est là pour nous le rappeler

                    D’autres chapelets de morts ont eu pour origine la recherche du pouvoir par des minorités. Or, vouloir tout posséder, notamment l’argent, amène immanquablement des dégâts collatéraux conséquents.

                    Vente d’armes, trafics en tout genres, traite des êtres humains, etc, etc, ne sont pas l’apanage des seuls et rares communistes qui existent encore...

                    Le familistère de Godin était une expérience intéressante avec ses bons et mauvais côtés, comme dans toute chose.

                    La quête de la perfection avec des gens imparfaits est une chimère, un Graal, une pierre philosophale.

                    Par contre, la recherche du « moins mauvais » devrait être une règle. Et c’est ce qui justifie mon engagement politique.


                    • Daruma 23 mai 11:07

                      @Le421 Je ne pense pas qu’il soit bon de régler son action sur l’idée que ce que l’on fait ou projette de faire est le moins mauvais. Je ne me vois pas dire à mes filles, avant un examen : « fais en sorte d’être la moins mauvaise possible ». Je préfère leur dire « fais de ton mieux ».
                      Ceci étant dit, je suis d’accord avec toi si ce que tu veux dire c’est que l’imperfection est nécessairement présente et qu’il est illusoire de prétendre arriver avec un projet clé en mains dans lequel tous les problèmes sont réglés et anticipés. La perfection n’est pas de ce monde, mais cela n’empêche pas de juger une organisation politique sur les valeurs qu’elle défend et sur sa recherche constante des moyens pour mettre en oeuvre ces valeurs. 
                      En disant que tous les systèmes sont plus ou moins mauvais, et qu’il y en a un qui est moins mauvais que les autres (bien sûr, comme par hasard, le nôtre), on incite les gens à la résignation. On passe de la pensée et de l’action politiques à la gestion de l’existant.


                    • zygzornifle zygzornifle 21 mai 10:04

                      Le travail tue pas le repos ....


                      • Ecométa Ecométa 21 mai 10:04

                        « je remarque donc que les libéraux et les communistes constituent les deux faces d’une même pièce ».

                        Je ne parlerai pas de ’libéraux’ , mais de « tenants du libéralisme », ce qui n’est pas tout à fait la même chose. Concernant les communiste, dont je ne suis pas , j’aime assez bien parler avec eux car ils sont honnêtes par rapport au tenants du libéralisme !

                        Personnellement, et je le revendique, je suis un « libéral » à tout point de vue, pour autant, je suis contre le « libéralisme économique », pure sophisme, qui relève d’une liberté poussée à son paroxysme et qui plus est une liberté exclusivement « systémique », du système pour le système et le système imbécile ! Mais pas un système innocent, car derrière le dit « système » il y a non seulement des aboutissants capitalistico-financiariste, mais aussi et surtout des tenants du système, propriétaires actionnaires des biens de production ou de distribution, et autres financiers, qui mènent la danse du libéralisme économique ceci, sans conscience que les arbres ne montent pas au ciel et qu’un jour tout va s’écrouer car les économies d’échelle ont leur limite !

                        Quant aux travailleurs, au « capital humain » il est le dindon de la farce, ou la farce du dindon, du libéralisme économique !

                        En parlant de Janus, l’être humain, plus précisément « l’homo œconomicus », est tel un Janus, avec d’un côté une nécessaire « liberté », forcément conditionnelle et non inconditionnelle, et de l’autre des « contraintes » de vie indépassables car essentielles à la vie. Mais des contraintes qui doivent être librement choisies, acceptables et acceptées par tous !

                        Le propre du libéralisme économique, et c’est en cela qu’il est inacceptable, c’est de refuser les contrainte de nature sociétale, et de ne voir que ses seules contrainte capitalistico-financiaristes.

                        Avec le libéralise économique nous nageons en plein sophisme et en plein cynisme !

                        Quant au travail comme il a existé, comme « meilleur », certes imparfait, système de redistribution économique, il est mort ! C’est terminé ! Et les politiques seraient bien inspirés d’en convenir afin d’inventer autre chose ; comme le Revenu Universel d’Autonomie Economique, ceci, en contrepartie du libéralisme économique en attendant de pouvoir se « libérer » de ce carcan libéraliste ! 


                         


                        • monde indien monde indien 21 mai 10:08

                          Les libéralistes ne sont pas ignorants . Et ils ne sont hypocrite qu ’ accessoirement .

                          Le libéralisme est l ’ arnaque légalisée où le possédant impose ses conditions au démuni qui n ’ a d ’ autre choix que d ’ accepter . Le libéralisme justifie son arnaque au nom de la liberté . Etrange idée de la liberté où le respect , l ’ égalité et la fraternité n ’ ont pas de place . Le libéralisme ne reconnaît pas l ’ humanité comme une communauté et ne reconnaît que le chacun pour soi . Etre patron nécessite une compétence particulière mais ne veut pas dire qu ’ on ne partage pas équitablement je dirais même égalitairement le fruit du travail ( et parfois ses déboires ) . Il y a bien longtemps dans des petites tribus le partage des biens ne se faisait pas par le marché mais par la distribution équitable . Ah ! le marché , quelle histoire !

                          Je ne suis pas croyant mais j ’ admire Jesus qui était certainement un sacré bonhomme . Il a osé dire « aimez-vous les uns , les autres » . Il a toujours été du côté du peuple . Il a même été contre les riches .

                          Bon , c ’ est pas le tout , mais il faudrait la faire cette sacrée révolution !

                          http://mondeindien.centerblog.net/


                          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 mai 20:13

                            @monde indien
                            Je ne peux vous blâmer pour votre méconnaissance du libéralisme, vous n’êtes, hélas, pas le seul dans ce cas. C’est même la majorité, politiques et journalistes compris.

                            Je vais donc juste rappeler les base de la philosophie libérale :

                            Il s’agit d’une philosophie du Droit, qui considère que chacun est libre de faire ce qui lui plaît, dans la limite du respect de la même liberté des autres (art IV de la DDHC 1789). C’est donc le contraire de la violence. Violence contenu dans les philosophies collectivistes, qui veulent qu’une majorité impose par la force son point de vue à une minorité.

                            Expliquez moi comment on peut être fraternel avec un fusil sur la tempe ? Sans liberté d’agir (bien ou mal) il n’y a pas d’acte moral possible.

                            Le libéralisme n’impose pas de morale, mais c’est la seule philosophie politique qui permet à la morale de s’exprimer.

                            Les bases libérales sont énoncées dans l’article II de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. https://www.legifrance.gouv.fr/Droit-francais/Constitution/Declaration-des-Droits-de-l-Homme-et-du-Citoyen-de-1789

                            C’est l’ensemble de cette DDHC qui gouverne la pensée libérale, héritée des Lumières.

                            C’est un immense progrès humain, qui a permis à l’humanité de sortir de la misère et de la pénurie qu’elle avait toujours connue.

                            Certains voudraient retourner en arrière, temps où les Hommes n’avaient de reconnaissance qu’en tant qu’élément d’un groupe, d’un collectif.

                            La Renaissance, d’abord, puis les Lumières, nous ont donné la dignité d’être soi-même, un individu en relation avec d’autres individus.

                            Le Libéralisme, enfin, n’est pas une idéologie promettant un monde idéal, un paradis sur Terre. Il s’agit seulement de la moins mauvaise manière de vivre ensemble. Ou, au lieu de rapport de force (vol, esclavage, pillage), il y a un rapport d’échange, de commerce, avec des inconnus.

                            S’il est facile de partager, de donner dans une petite communauté où tous se connaissent, seul l’échange libre avec des inconnus permet un enrichissement mutuel.

                            D’un point de vue utilitariste, nous ne pouvons que constater qu’au plus un pays respecte le Droit libéral (propriété, liberté d’agir et d’échanger, liberté d’opinion ...) au mieux les habitants vivent en bonne santé, avec un bon niveau d’éducation, une espérance de vie plus longue, un meilleur confort.


                          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 21 mai 20:30

                            @jesuisunhommelibre

                            Ecce omo ... Vas pondre une loi antitrust dans ton merdier .


                          • monde indien monde indien 22 mai 06:57

                            @jesuisunhommelibre hélas le monde libéraliste a une piètre idée de la liberté son individualisme oublie l ’ épanouissement dans la communauté humaine où chacun doit connaître le bien-être vous oubliez que le + souvent le marché se réduit à l ’ arnaque du + faible . Vous associez un peu vite la ddhc au libéralisme . La ddhc dans son article premier dit que les humains doivent coopérer dans un esprit de fraternité . Je ne vois pas beaucoup de fraternité dans le libre-marché . De + vous associez un peu hâtivement la fraternité dans la communauté humaine aux dérives des expériences communistes totalitaires .
                            Je suis moi aussi un homme libre , et je m ’ épanouis dans une communauté humaine fraternelle et respectueuse . Un vieux sage birman disait : « il faut que l ’ autre soit heureux ! »


                          • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mai 11:55

                            @monde indien
                            Pour s’épanouir dans une communauté humaine, il faut être libre d’y adhérer ou pas. Le contraire s’appelle l’esclavage, la coercition. Une association ne peut exister qu’entre associés libres. La fraternité ne peut pas être définie par la loi, et encore moins par une administration. Il est impossible d’être généreux avec un pistolet sur la tempe, ce que propose cette pseudo solidarité qui fonctionne sur l’impôt.
                            On doit être libre d’être généreux ou non, ce n’est qu’à partir de là que nous agissons moralement, et que nous sommes réellement généreux et solidaires. Cela ne veut pas dire que tous le sont.

                            Je n’associe pas DDHC au libéralisme, ce sont des libéraux qui l’on rédigée et les les libéraux s’y réfèrent.

                            C’est la vrai définition du libéralisme.

                            Le marché libre fait parti de la doctrine libérale, mais il n’en est qu’un des aspect. C’est d’abord une doctrine du Droit. C’est exactement le contraire du capitalisme de connivence où les puissances politiques s’accoquinent avec les puissances d’argent. Les Libéraux sont d’ailleurs bien les seuls à dénoncer cela. Le libre marché permet d’obtenir des biens dans les meilleures conditions auprès d’inconnus. Jamais une économie planifiée ne permettra cela. C’est bien grâce au libre-marché, que l’extrême pauvreté est passé de 50% de l’Humanité en les années 1980, à moins de 10% en 2015 (source La Banque Mondiale : un machin étatiste).

                            Après c’est une question de dosage : Beaucoup de constructivisme et de collectivisme génère beaucoup de pauvreté et de misère, un peu de ceux-ci, génère un peu de misère, compensée par l’efficacité d’un marché plus libre.


                          • monde indien monde indien 23 mai 04:30

                            @jesuisunhommelibre il ne s ’ agit pas d ’ être libre d ’ y adhérer ni d ’ y être forcé il s ’ agit de le vouloir , ou pas .


                          • Daruma 24 mai 23:22

                            @monde indien 

                            Je suis d’accord avec toi : il est urgent de penser différemment la société. Le libéralisme nous a apporté de grand bienfaits sur le plan des libertés individuelles. Il n’est pas question de renier ces acquis. Mais il a oublié les autres valeurs. Liberté, égalité, fraternité, très belle devise. En trois mots, seulement trois mots, l’essentiel est dit. De ces trois mots le libéralisme ne retient que le mot « liberté ». Ce qui est frappant, quand on revient en France après une longue absence, c’est le caractère atomisé de la société. Je suis moi-même un de ses atomes. Je n’ai fait qu’appuyer sur la touche « pause » pour observer, quelques instants, l’étendue des dégâts : une société réduite à une somme d’individus. Mais, me direz-vous, et la famille ? Et les amis ? Je vous répondrai : pas besoin de fraternité avec des gens qu’on aime (amis) ou avec lesquels on a des liens de parenté (famille). Il y a si peu de fraternité qu’il a fallu l’institutionnaliser. On l’a mise dans notre devise comme on range un objet dans un tiroir, et ainsi apaiser notre conscience. Le libéralisme, et le capitalisme, qui n’est que l’expression économique du libéralisme, se fonde sur ce qu’il considère comme une vérité anthropologique indiscutable alors qu’elle n’est qu’une vérité partielle, tronquée de la nature humaine : l’homme serait, fondamentalement, un être qui recherche avant tout l’accumulation indéfinie des biens matériels. L’homme réduit à une nature de consommateur, tel est le parti pris idéologique (pour le dire gentiment), ou le mensonge (pour le dire brutalement) sur lequel se fonde le capitalisme : les humains sont foncièrement égoïstes et matérialistes, et par conséquent le progrès consiste à améliorer sa situation matérielle dans le seul but d’améliorer sa situation matérielle, avec pour horizon la perpétuation de cette condition de génération en génération. En gros, l’idéal bourgeois.

                            À cette prémisse très discutable, mais jamais discutée, s’ajoute l’illusion que le capitalisme est indépassable, qu’aucun autre modèle n’est possible, et que sans lui c’est soit le chaos, soit l’appauvrissement, soit la dictature. C’est le fameux TINA, « there is no alternative », de Margaret Thatcher. Aucun besoin de rechercher une alternative, il n’en existe pas.

                            Cette illusion – car il s’agit bien d’une illusion – est fondée sur un mensonge, ou plutôt sur un aveuglement que la mauvaise foi a commodément promu en vérité historique ; c’est l’idée, fausse, qu’on a tout essayé et que seul le capitalisme est viable et souhaitable, malgré ses imperfections.

                            Le capitalisme veut nous réduire à l’état de consommateurs, il veut nous réduire à l’état d’individus désirants. La rentabilité a remplacé la fraternité : on nous dit que la compétition entre les individus est nécessaire, qu’il faut de la rentabilité, qu’il faut pousser la logique du profit à son maximum, et l’appliquer à tous les domaines de la vie.

                            Longtemps j’ai confondu le néolibéralisme et l’ultra-libéralisme. Ils sont différents. Les deux partagent le même fondement anthropologique : l’individualisme (seul compte l’individu), le primat de l’égoïsme sur les autres tendances de l’être humain, et la liberté entendue comme valeur occultant ou minimisant toutes les autres (la justice, la solidarité, la fraternité, l’égalité). La société est considérée comme un jeu de monopoly amoral. Amoral car la notion de liberté est vide de sens si elle n’est pas reliée à d’autres notions . Les notions de justice et d’égalité ne sont présentes que dans les règles du jeu. Ensuite, au cours du jeu, c’est l’efficacité qui prime sur tout le reste, réduisant ainsi la morale au seul respect des règles. Et même l’égalité n’est pas conservée : elle est périmée, il faut la jeter à la poubelle.

                            Le néolibéralisme c’est une conception de la liberté paradoxale, mais pas si paradoxale que ça si on garde en tête la métaphore du jeu de monopoly. En effet, l’État doit être fort pour imposer les règles du jeu. Après quoi, si le gros poisson mange le petit c’est très bien comme ça. C’est la loi du plus fort, mais encadrée par des règles strictes qui favorisent les très gros poissons. Et pour maintenir un élevage de petits poissons dociles, il faut les contrôler et les empêcher de remettre en question les règles du jeu.

                            Et la morale dans tout ça ? On laisse à la « Main Invisible » de la conscience et de la dignité humaine le soin d’injecter un peu de morale, ne serait-ce que pour que les individus ne se transforment pas totalement en monstres asociaux qui enfreignent les règles du jeu. Dans ce grand jeu, toutes les activités humaines doivent être jugées à l’aune de l’efficacité et de la rentabilité. C’est ça le néolibéralisme. C’est une nouvelle version du « marche ou crève » : la version contemporaine c’est « adapte-toi ou crève ». Un eugénisme soft pour notre temps, un eugénisme qu’il faut mettre en œuvre tout en sauvant les apparences, en le parant d’un mot magique et fédérateur : le progressisme...


                          • Ecométa Ecométa 21 mai 10:41

                            Pourquoi le travail est mort ? Parce qu’on l’a tué !

                            Il y a tout simplement que le chômage et la précarité de l’emploi, aussi les travailleurs pauvres, sont devenus les seuls modes d’ajustement de notre économie capitalistico-financiariste !

                            On ne peut pas raisonner sur la santé économique d’un pays en ne voyant que son taux de « chômage », comme en Allemagne et aux États-Unis, qui est l’arbre qui cahe la forêt de la « pauvreté » ; il faut en même temps regarder le taux de pauvreté du dit pays et là les choses sont bien moins éloquentes !

                            Avec le financiarisme, il ne sert à rien d’investir dans le travail, dans le « capital humain », puisque la fnance à trouvée la « pierre philosophale » ; elle fait, à la « nanoseconde », avec les algorithmes financiers, de l’argent avec de l’argent ?

                            L’économie, la vraie économie relève de la logique d’ensemble, étymologiquement et fondamentalement... car toute dépense à un endroit est une recette ailleurs : fantastique : non ? 

                            On est dans un « déni » d’économie ! Ainsi, le capitalisme comme le financiarisme relèvent, d’une « logique exclusive », on ne peut plus « particulière » et non de la « logique d’ensemble » sensée éclairer l’économie : un déni d’économie ! cette logique particulière, « exclusive », qui veut que toute dépense à un endroit soit surtout et prioritairement une recette, et au minimum du 15 %, pour le capital et la finance ! La désormais répartition financiariste de la valeur ajoutée nous éclaire sur la question car elle a énormément baissée pour le travail, le capital humain, et beaucoup augmentée pour le capital et soi-disant l’investissement financier pourtant situé à son plus bas niveau dans les pays dits développés.

                            Comment, sinon, en étant totalement décérébré, peut-on réduire un système aussi complexe que l’économie à un des moyens qui lui est certes utile et nécessaire, masi de façon accesssiore et non principale  !

                            Quelle grande misère intellectuelle et surtout économique de cette époque !


                            • Armelle Armelle 21 mai 11:37

                              L’auteur,

                              "Dans ces conditions, il y a une certaine tartuferie à parler du travail et de la condition ouvrière quand on n’a jamais porté un carton de sa vie« 

                              Autrement dit, pour vous, un cancérologue qui n’a pas ou n’aura pas eu de cancer sera incapable de soigner celui d’un autre ?

                              Décidément il y a plein de pertinence dans votre réflexion !!!

                              Et puis votre postulat de départ est stupide, pardonnez-moi, mais aussi stupide serait de dire que ; »la plupart des gauchistes que j’ai rencontré, donc fervents activistes pour la répartition des richesses, sont des gens qui n’ont pas de pognon !!! ...Lapalisse... Justement ces libéraux le sont parce qu’ils pensent que la démarche qui les a fait « réussir » relève du libéralisme, ce n’est pas plus compliqué que cela !!!

                              Et puis ils ne sont pas que des héritiers, et certains ont trimé avant d’être rentiers. Ils sont devenus rentiers parce qu’ils ont trimé, pris des risques, alors votre postulat ne tient pas puisqu’il n’est pas générique !!!

                              Vous décrivez seulement le cas de certains individus que vous avez envie de généraliser parce que cela vous arrange !!! Par conséquent j’en déduis encore une fois que le problème ne vient pas de telle ou telle politique mais plutôt de tel ou tel individu. Donc de la nature humaine

                              Hitler était socialiste...Mitterrand aussi... et je ne citerai pas les autres ordures rouge vif dont l’histoire nous rappelle l’excellent bilan de leur politique sociale et soi disant « proche de la condition humaine »...


                              • Franck ABED Franck ABED 21 mai 20:47

                                @Armelle
                                « Autrement dit, pour vous, un cancérologue qui n’a pas ou n’aura pas eu de cancer sera incapable de soigner celui d’un autre ? »

                                Vous faites exprès ? Un cancérologue passe son temps à étudier des patients atteints d’un cancer... Il connaît le sujet !


                              • UnLorrain 21 mai 12:58

                                Je verrais bien ceux qui protestent le libéralisme ( moins pire des idées a mon avis ) en discussion avec ces blogueurs que vous connaissez certainement je vous donne les acronymes JGM,GL,FG,H16... Je reprendrai un simple passage d’un film où un homme parle d’un autre homme « il est froid,méthodique, calculateur » Parle t il d’un libéral ? On dirait...car c’est ainsi,pour un libéral, être incompris....je crois comprendre.


                                • Armelle Armelle 21 mai 16:10

                                  @UnLorrain
                                  En effet j’imagine très mal un échange entre nos cadors de la gauchiasserie hypocrite d’Agoravox, nous pondant des tonnes de torchons à longueur d’année et à qui veut en lire, avec un H16 par exemple. Mais comme l’EN nous l’apprend déjà dès le plus jeune âge ; on ne mélange pas les torchons avec les serviettes...et c’est peut être mieux comme ça pour que ces clowns conservent une once d’amour propre..
                                  Où il y a de la honte il n’y a pas de plaisir, du coup, qualifier Agoravox de « média citoyen » est une jolie farce, ça n’a que pour but de servir la prétention de quelques « gribouilleurs du dimanche » car finalement ce n’est qu’un forum pour frustré de la vie, à la recherche de reconnaissance et d’adhésions à leurs idées coco à coup d’étoiles dorées et de pouce levé sur le bandeau, histoire de ne pas se sentir seul et éviter tant bien que mal de passer pour un médiocre, à attendre inlassablement que les fruits du voisin tombe dans son assiette. Et « on » s’appuie pour ça sur la politique !!! ; ça fait moins tire au flanc, ça fait moins « bon à rien » Mais c’est raté quand même !!!


                                • monde indien monde indien 22 mai 07:04

                                  @Armelle c ’ est quoi qui vous pose problème ? c ’ est la fraternité ? Alors restez donc seule dans votre coin !


                                • Yaurrick Yaurrick 22 mai 14:09

                                  @monde indien
                                  Parler de fraternité quand il s’agit de l’argent des autres et qu’elle est forcée n’est qu’une tartufferie.


                                • monde indien monde indien 22 mai 07:09

                                  Un grand chef indien disait : quand l ’ homme blanc aura tué tous les poissons , pollué toutes les rivières et détruit toutes les forêts , il s ’ apercevra que l ’ argent ne se mange pas .


                                  • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mai 12:02

                                    @monde indien
                                    Vous pouvez toujours échanger un boeuf contre des oeufs, mais le risque c’est que l’un ou l’autre de ces aliments risque de pourrir avant que vous ne soyez arrivé au bout. Et comment échangez-vous les services d’architecte, d’un médecin, d’un musicien ?

                                    La principale occupation des indiens dont vous vous inspirez, était de piller les tribus voisines. Le reste du temps, elles crevaient misère. Imaginez que vous ayez une rage de dent dans votre monde paradisiaque :->


                                  • Traroth Traroth 22 mai 14:50

                                    Je n’ai jamais rencontré un véritable défenseur du libéralisme économique. Ceux qui prétendent l’être se révèle immanquablement être des conservateurs qui ne veulent pas s’assumer comme tels. Et en plus, c’est très simple à établir. Il suffit de poser 2 ou 3 questions orientées sur l’aspect méritocratique du libéralisme, et on remarque tout de suite qu’ils n’aiment pas du tout la méritocratie.


                                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 22 mai 14:54

                                      @Traroth

                                      Ecce omo ...tout ce qui est isme est hypocrisie.


                                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 22 mai 15:42

                                      @Traroth
                                      Vous devriez lire des textes réellement libéraux.
                                      Pour ce qui est de la méritocratie, elle n’est pas un problème pour les libéraux, elle coule même de soi : Si vous rendez un service de valeur, ceux qui en ont besoin vous l’achètent. Au plus votre service a de la valeur, ou au plus votre service s’adresse à un grand nombre de gens, au plus vous vous enrichissez !

                                      Pas de commissaire du peuple pour décider si vous êtes méritant, seulement la solution la plus démocratique qui soit : le vote par le porte-monnaie. Sans contrainte.

                                      Vous n’êtes pas obligé de chercher à vous enrichir, comme vous n’êtes pas obliger de chercher à rendre de grands services. Certains le font, d’autres pas. mais le système est profitable à tout le monde.

                                      Enfin, je ne pense pas que le slogan du candidat libéral canadien qui disait : « je veux pouvoir défendre mon champ de marijuana, et mon couple gay avec une arme » soit un discours particulièrement conservateur.

                                      Vous faites un contre-sens, ce ne sont pas les libéraux qui sont conservateurs, ce sont les conservateurs qui sont uniquement libéraux dans le domaine économique, comme les sociaux-démocrates qui ne sont libéraux que dans le domaines des mœurs.

                                      Quand aux libéraux, ils sont libéraux dans tous les domaines. F. Bastiat votait tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche. Son seul critère étant la Liberté.


                                    • monde indien monde indien 23 mai 04:41

                                      @jesuisunhommelibre le soit-disant « mérite » est chose douteuse . C ’ est avoir eu la chance de naître avec + d ’ aptitudes que les autres ? Et alors justifier des écarts de salaires de 1 à 100 au prétexte que l ’ agent d ’ entretien qui se crève à faire ses 8h est un fainéant ( fait-néant ) ? . Celui qui gagne 100 fois + bosserait-t-il 100 fois huit heures ? Le jeu de bonneteau ...


                                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 24 mai 11:42

                                      @monde indien
                                      Dans un marché libre, votre revenu est proportionnel aux services que vous rendez, et à l’enrichissement de vos clients.

                                      Pour prendre un exemple extrême, l’immense fortune de Bill Gates ne représente qu’une très petite part de la richesse qu’il a généré. Il n’a appauvri personne, au contraire. Grâce à lui, des milliards de personnes se sont enrichies. Qu’il ait eu de la chance, de l’opportunisme, cela ne fait aucun doute.


                                    • Traroth Traroth 27 mai 11:31

                                      @jesuisunhommelibre
                                      Vous êtes contre l’héritage, donc ?


                                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 mai 17:10

                                      @Traroth
                                      Premièrement je ne vois pas le rapport avec ce que j’ai écris, et non, je ne suis pas contre l’héritage.
                                      Etant pour la propriété privée (le contraire de l’esclavage), je suis pour la libre disposition de cette propriété : L’échanger, la donner, en user, la transmettre ...


                                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 27 mai 17:19

                                      @monde indien
                                      Vous faites la même erreur que Marx, c’est à dire emprunter à Ricardo l’idée que la valeur de quelque chose, vient de la quantité de travail. (Ricardo est un grand économiste, ce qui ne l’a pas empêché de se tromper sur ce point).

                                      Je peux passer deux mois pour peindre un tableau ... qui ne vaudra rien, alors que Picasso, en deux coups de pinceaux créera une œuvre d’une grande valeur.

                                      Je peux produire le meilleur vin du monde, si je suis dans un pays dont les habitants ne boivent pas d’alcool, mon vin ne vaudra rien, quelque soit l’énergie que j’aurai mis à l’élaborer.


                                    • Traroth Traroth 27 mai 17:26

                                      @jesuisunhommelibre
                                      Vous vous rendez compte que l’héritage est une rupture profonde de ce principe de méritocratie, j’espère. C’est l’un des principaux moteurs de la perpétuation de la richesse, et donc l’un des principaux facteurs d’une politique conservatrice. Et donc, ça confirme ce que j’affirmais : il n’y a pas de libéraux, mais seulement des conservateurs qui cachent leur conservatisme sous un aspect libéral, plus facile à assumer. CQFD.

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