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Accueil du site > Tribune Libre > Les mauvais riches : cassez-vous riches cons !

Les mauvais riches : cassez-vous riches cons !

 Antoine Crozat (1655-1738) fut considéré un temps comme « l'homme le plus riche de France ». C’est le fils d’un banquier lui-même issu d’une d’un père marchand de lingerie. À Toulouse, où il s’est installé, il amasse rapidement une fortune importante tout en étant condamné à plusieurs reprises pour usurpation de titre de noblesse. En 1689, il devient Receveur Général de la Généralité de Bordeaux. En 1697, il investit dans la ferme de tabac, établissement qui possède le monopole de la vente de tabac fourni par Saint-Domingue. Il fonde aussi la Compagnie royale de la mer du Sud qui lui permet d’accroître considérablement sa fortune grâce à des commerces considérés comme à la limite de la légalité.

 En 1701, il obtient le monopole de la fourniture en esclaves de toutes les colonies espagnoles. Il dirige aussi la Compagnie de Guinée qui fait de la traite négrière entre Nantes et Saint-Domingue. Louis XIV ne pouvant entretenir la Louisiane, il lui accorde en 1712 le privilège du commerce de la Louisiane française, où vivent des « gens de couleur » ayant fui Saint-Domingue. La Louisiane n'est cependant pas une entreprise assez rentable à son goût.

 Lors de la famine de 1713, il lui est demandé d'aider les pauvres qui meurent de faim, alors que ses bateaux sont chargés de vivres. Il accepte mais la nourriture qu'il fournit est semble-t-il avariée.

 À la mort de Louis XIV, son successeur Philippe d'Orléans institue une Chambre de justice pour rechercher « les malversations et abus gains illicites et commerces usuraires faits au détriment et à l'occasion de Nos finances ». Cette chambre inflige une forte amende à Crozat. C'est pour acquitter cette dette vis-à-vis de l'État qu'il doit effectuer des cessions. Crozat restitue alors à la Couronne de France les privilèges concernant la Louisiane accordés en 1712. La Louisiane sera récupérée un peu plus tard par le banquier écossais John Law.

 Malgré de nombreux évènements politiques laissant penser que les sociétés étaient en route vers la Liberté et l’Égalité, Les richissimes d’aujourd’hui plus riches qu’au grand siècle et, à fortune égale, douze fois plus nombreux que les plus riches personnages de l’ancien régime.

 Bernard Arnault est né le 5 mars 1949 à Roubaix. Son père est ingénieur de l’École centrale, il était le fruit d’une lignée de militaires alsaciens. À sa sortie de l’École Polytechnique, il rejoint l'entreprise familiale de travaux publics qui s’occupe de promotion immobilière et de la construction de logements. En 1981, le programme du nouveau président (socialiste) ne lui convient pas et il décide de quitter la France pour les Etats-Unis. Il concentre ses activités sur la Floride devenue l'eldorado de l'immobilier en Amérique. Arnault décide de construire une tour de 19 étages sur un terrain trouvé par un de ses amis. Un emprunt de 17 millions est contracté auprès d’un établissement de crédit local. Mais une centrale nucléaire crache ses fumeroles à une quinzaine de kilomètres de là. La construction faite, elle révèlera de nombreux défauts : chambres trop petites, balcons trop étroits, douches mal équipées… Bernard Arnault affirmera avoir retiré un bénéfice de 3 millions de dollars. Affirmation contredite par l'un de ses anciens collaborateurs qui parle, lui, d'une perte du même montant.

 En France "l'affaire Boussac" bat son plein. Un groupe employant 30.000 personnes et propriétaire de la marque Dior est au bord de la liquidation judiciaire depuis qu'il a été repris par les frères Willot. Le gouvernement socialiste redoute la disparition d’un fleuron français. Un projet de reprise est présenté par B. Arnault (chapeauté par le président de Lazard France) : il sera validé par le premier ministre de l’époque Laurent Fabius et l’État apportera 745 millions de francs. Avec une mise initiale de 40 millions de francs, le notable de Roubaix devient le patron de Boussac, qui vaudra 8 milliards trois ans plus tard.

 À la suite du krach d'octobre 1987, Bernard Arnault fait l'acquisition d'actions LVMH, le nouveau groupe de luxe issu de la fusion de deux groupes français, Moët Hennessy et Louis Vuitton. En 2016, LVMH fait de l'origine française de ses produits un argument commercial, un documentaire révèle cependant que de très nombreux produits sont en réalité confectionnés en Pologne, à Madagascar ou en Asie, alors que les usines françaises ferment leurs portes.

 Grâce à un montage juridique complexe, Bernard Arnault transfère en Belgique une grande partie de sa participation dans le numéro un mondial du luxe afin d’assurer la pérennité du groupe. La démarche visait à sanctuariser ce groupe et éviter que ses enfants s’entredéchirent et défassent l'oeuvre de sa vie. Concomitamment, Le parquet de Bruxelles rejette par deux fois la demande de naturalisation de Bernard Arnault accusé d'exil fiscal par ses détracteurs.

 Avec une fortune estimée à plus de 70 milliards de dollars, Bernard Arnault est en 2018 le 4ème homme le plus riche de la planète. En un an, son patrimoine a enregistré un gain historique de plus de 70% !

 « Nous voyons par expérience que le riche, à qui tout abonde, n'est pas moins impatient dans ses pertes que le pauvre, à qui tout manque. La grandeur le rend dédaigneux ; l’abondance, sec ; la félicité, insensible. »  

 Ces mauvais riches « qui ne croient pas s’exercer s’ils ne s’agitent, ni se mouvoir, s’ils ne font du bruit », qui « s’aiment eux-mêmes et leurs plaisirs »…« se moquent du sort des serfs taillables et corvéables à merci »… « Se peut-il faire que vous entendiez la voix languissante des pauvres qui tremblent devant vous, qui sont honteux de leur misère, accoutumés à la surmonter par un travail assidu. C'est pourquoi ils meurent de faim ; oui messieurs ils meurent de faim dans vos terres, dans vos châteaux, dans les villes, dans les campagnes, à la porte et aux environs de vos hôtels : nul ne court à leur aide. Hélas, ils ne vous demandent que le superflu, quelques miettes de votre table, quelques restes de votre grande chère. Ainsi notre mauvais riche, homme de plaisirs et de bonne chère, ajoutez, si vous le voulez, homme d'affaires et d'intrigues, étant enchanté par les uns et occupé par les autres, ne s'était jamais arrêté pour regarder en passant le pauvre Lazare qui mourait de faim à sa porte. »

 Les parcours de vie des deux personnages, à près de 300 ans de distance, sont remarquablement identiques, y compris pour les aspects liés au colonialisme qui sont en tous points identiques à la mondialisation actuelle. Les marchands n’apportent rien à une société, Louis XIV aurait pu s’en passer, la France républicaine aussi. Le mieux-être (le progrès) est apporté par les humanistes, les philosophes et surtout les artistes et les scientifiques. Les marchands se contentent de donner un prix à ce qui a de la valeur, à hiérarchiser les activités et les populations pour fondre dans un tout l’amassement qui leur est propre. Les marchands ne valent rien si ce n’est de donner un prix là où ce n’est pas nécessaire.

 


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81 réactions à cet article    


  • LA FOURMI ET LA CIGALE

     

    Une fourmi fait l’ascension

    d’une herbe flexible

    elle ne se rend pas compte

    de la difficulté de son entreprise

     

    elle s’obstine la pauvrette

    dans son dessein délirant

    pour elle c’est un Everest

    pour elle c’est un Mont Blanc

     

    ce qui devait arriver arrive

    elle choit patatratement

    une cigale la reçoit

    dans ses bras bien gentiment

     

    eh dit-elle point n’est la saison

    des sports alpinistes

    (vous ne vous êtes pas fait mal j’espère ?)

    et maintenant dansons dansons

    une bourrée ou la matchiche.

     

    Raymond QUENEAU


    https://lettresco.blogspot.com/2015/03/analyse-dune-reecriture-la-cigale-et-la.html


    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 13:12

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      La Fourmi n’est pas prêteuse :
      C’est là son moindre défaut.


    • @Jacques-Robert SIMON


      Et quand elle prête c’est dans l’usure (acide formique).

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 15:27

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Il faudra un jour s’interroger : pourquoi l’Europe et ses compléments ont-ils produit tant de choses ?


    • @Jacques-Robert SIMON


      Si vous avez un jour l’occasion de lire Christian Nots, ce qu’il dit et les recherches qu’il a faites me semblent crédibles. Hélas, comme souvent, les livres issus direct d’internet souffrent par leur présentation. 

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 20:14

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      J’essaierai d’avoir le temps de lire M. Nots.


    • @Jacques-Robert SIMON


      il voyait la fin du monde aux alentours de 2033 si je me souviens. Là, il me semble s’être trompé. Cela ira bien plus vite,...Rêve fait après la lecture du livre :  Il n’y avait plus que deux sortes d’individus : millions d’ultra-riches et sept milliards de pauvres. Dans une valise, je transportais les restes les plus précieux de notre civilisation, Les grands livres sacrés, Freud, René Char, Modiano, des objets sculptés par des artisans, quelques tableaux aimés…. Les villes étaient gigantesques. Dans les ascenseurs se trouvaient des bistrots. Les murs étaient en marbre et tous les appartements hyper-connectés. Je voulais leur montrer le contenu de ma valise mais ils me regardaient avec un étonnement et surtout de l’indifférence en soulevant les épaules et continuant leur chemin, un verre de champagne en main. La plupart étaient vieux mais leur dents brillaient des mille éclats de diamant Dans la rue, les anciens restaient couchés sur le sol, écrasés par les transports en commun.

    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 1er juin 08:09

      @Mélusine ou la Robe de Saphir.
      Intéressant.


    • Sozenz 31 mai 12:12

      Hermès n est il pas le dieu des commerçants mais aussi des voleurs ?


      • @Sozenz


        Sozenz, lisez Thomas Mann qui a un point de vue très intéressant sur Hermès. http://pups.paris-sorbonne.fr/catalogue/monde-germanique-histoires-et-cultures/thomas-mann-ou-les-metamorphoses-d’hermes. Le mal n’est pas dans la circulation des biens, mais dans la conservation. Comme vous avez lu mes réflexions chez Rosemar ; le plus bel exemple de maladie psycho-somatique est bien la constipation, cause de nombreuses maladies : cancer du colon et autres,.... Vous aurez saisi que j’associe constipation et avarice. qaunt au vol, j’ai quelques faiblesse pour ce malicieux défaut quand il ne s’agit que de voler les riches et que l’action est conduite par une noble cause. Modiano avoue qu’en sa jeunesse désargentée, il lui arrivait de d’« emprunter » un livre à un libraire qui souvent avait la délicatesse de les rendre accessible aux pauvres sur les Quais de Paris. J’ai toujours eu un faible pour Sabu dans l’excellent film : le Voleur de Bagdad.

      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 13:10

        @Sozenz
        Si : Dieu des voyageurs, des commerçants, des voleurs, des orateurs et des prostituées.


      • @Jacques-Robert SIMON

        THOT HERMES le TRISMEGISTE. Ne pas confondre le haut et le bas. 

      • @Jacques-Robert SIMON


        Vous oubliez des alchimistes, des astrologues, des médecines par les plantes, de l’écriture. De qualité volatile.

      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 15:29

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        L’astrologie, la médecine, la chimie actuelles ne doivent pas grand-chose à leurs ancêtres. On cite toujours Démocrite et les atomes mais c’est presque un hasard si il disait juste.


      • @Jacques-Robert SIMON


        j’ai lu tout Festugière.

      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 20:16

        @Mélusine ou la Robe de Saphir.
        Internet indique des choses intéressantes.


      • Sozenz 31 mai 12:14
        Merci pour votre article ; intéressant ,amusant ( si , si , j ai bien ri ) Texte très plaisant à lire .


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 13:14

          @Sozenz
          Merci infiniment. Je m’applique toujours mais le résultat est inégal.


        • gogoRat gogoRat 6 juin 16:25

          @Jacques-Robert SIMON

           « et surtout les artistes et les scientifiques »


           Oui, et puisque vous êtes de ces ’scientifiques’ je vous avouerai que je crois les scientifiques plus facilement susceptibles d’être véritablement des artistes que nombre d’aventuriers, courtisans, parvenus ou valets mondains.  
          ( Contrairement à une vision éthérée de :
           je préfère me référer à l’étymologie du mot art :
           ’Le mot français « art » dérive du latin arsartis qui signifie « habileté, métier, connaissance technique »’ )


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 8 juin 18:20

          @gogoRat
          Les scientifiques glissent de plus en plus vers le « paraître », un peu plus lentement que les autres mais constamment.


        • Spartacus Spartacus 31 mai 13:59

          Quel attaque ad personnam immonde pour Arnault.


          Que de procès d’intention reflétant le triste racisme quotidien anti-riche de la caste des gauchistes jaloux, qui ne créent rien, n’investissent dans rien, ne prennent aucun risque et se rêvent rentier à charge des autres.

          Qu’est ce qu’il est « méchant » Arnault, il reprend les salariés de Boussac qui allaient se retrouver sur le carreau.

          Son entreprise est reconnue comme être une des meilleure de France par ses salariés.
          -DARE LVMH permet a ses salariés de se mettre à son compte avec financement.
          -INSIDE LVMH Program permet aux étudiants de 50 écoles une formation aux métiers du luxe.
          -DARE EllesVMH permet de rechercher en interne les managers de son groupe...

          Son entreprise a augmenté d’un tiers ses effectifs entre 2012 et 2017...

          Quand aux racistes gauchistes, ils sont certainement plus responsable que lui de la pauvreté sur terre que lui.
          Lui il offre du travail à 170 000 personnes, sur de la création richesse, et n’est en aucun cas responsable de la pauvreté des gens qu’on retrouve dans le segment des gens qui ne travaillent pas. Les gauchistes jaloux, eux n’ont rien a offrir, sauf de la jalousie dont ils se servent pour alimenter leur pleine conscience d’être des inutiles...
          Ostraciser un riche est plus facile que de prendre des risques, faire des business plan et s’enrichir pour disposer des moyens de permettre aux autres de travailler..

          Triste France de gauche. Triste France de la jalousie permanente. 

          • Sozenz 31 mai 14:21

            @Spartacus

            quel risque y a t il quand on a le monopole ?

            oups , je vous ai répondu . je viens d appuyer sur l accélérateur à débit

            allez spartacus , un peu d humour !
            Vous n avez pas ri à la lecture de cet article . ?

          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 15:31

            @Spartacus
            Je n’ai insulté personne et je n’ai donc pas à vous répondre.


          • Armelle Armelle 31 mai 16:30

            @Jacques-Robert SIMON
            « ...je n’ai donc pas à vous répondre »
            En même temps je ne vois pas très bien ce que vous pourriez répondre à ce commentaire de bon sens !!!


          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 20:17

            @Armelle
            Si vous voulez, mais la notion de bon sens devrait être précisé.


          • al.terre.natif 1er juin 09:12

            @Spartacus

            « Lui il offre du travail à 170 000 » C’est beau comme vision de monde. Vous critiquez les « gauchistes jaloux », mais avez vous conscience que ce sont ces employés qui créent la richesse de se monsieur et non l’inverse ?? Sans ses employés qui échangent leur temps contre un petite partie de la plus value produite par leur travail, ce monsieur ne serait rien... Il ne faut pas inverser les rôles : la richesse accumulée par un homme n’est pas le fruit de son travail, mais bien de celui de ses employés... (Et accessoirement du travail des employés de ses parents via l’héritage...)


          • titi 1er juin 09:34
            @al.terre.natif

            Ce n’est pas totalement vrai.

            Fabriquer un T-shirt pour une obscure marque chinoise, ce n’est pas fabriquer un T-shirt pour LVMH.
            Pourtant le travail est le même.
            Ce qui veut dire que la « marque », et donc l’entreprise apporte une valeur ajoutée immatérielle.

            Et dans le cas de LVMH et autres marques de luxe, cette valeur ajoutée immatérielle est bien plus importante que la valeur ajoutée du salarié.

          • Spartacus Spartacus 1er juin 11:05

            @al.terre.natif

            « la richesse accumulée par un homme n’est pas le fruit de son travail, mais bien de celui de ses employés. »

            Si cette rhétorique était vraie, en cas de pertes on serait en droit de demander aux employer de participer à éponger quand il y a des pertes.....  smiley

            Ni le travail de l’employeur, ni l’ouvrier ne créent de la richesse.
            L’ouvrier ne crée que son salaire. Contractuel, pertes ou profits il sera payé.

            C’est le résultat des échanges qui crée la richesse.

          • Hervé Hum Hervé Hum 1er juin 13:14

            @Spartabuse


            sauf qu’on ne saurait perdre ce qu’on a d’abord volé.

            Ensuite, vous dites des contrevérité, car s’il y a perte, l’ouvrier ne sera plus payé, il sera viré et s’il y a profit, il n’en verra pas la couleur..

            Cela dit, c’est effectivement les échanges qui crée la richesse, sauf que cet échange n’a pas besoin de propriétaires, sauf pour voler une partie du travail des salariés. Pour rappel, aujourd’hui, même les grandes multinationales sont dirigés par des salariés, prouvant qu’un Bernard Arnaud est totalement inutile et surtout, dont la nuisance est égale au profit amassé.

            bref, il ne crée absolument aucune richesse ni emploi, il les volent, en profitant juste d’un système dont il n’est pas l’initiateur mais un très bon utilisateur.

          • al.terre.natif 1er juin 16:58

            @Spartacus

            « on serait en droit de demander aux employer de participer à éponger quand il y a des pertes..... »

            A oui, suis-je bête .. On licencie, pertes ou non d’ailleurs.. Mais on leur demande pas de payer de leur poche. Un axe d’optimisation du capital ?


          • titi 31 mai 14:18
            @L’auteur

            « Les marchands n’apportent rien à une société, Louis XIV aurait pu s’en passer, la France républicaine aussi »
            Bah votre article prouve le contraire.
            Sans marchand pas d’impôt.
            Sans impôt pas d’Etat

            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 15:33

              @titi
              Je ne veux pas faire un cours d’économie, il y a déjà tant de choses disponibles à ce sujet. Il faut prendre le mot « marchand » au sens des marchands du temple du nouveau testament.


            • Armelle Armelle 31 mai 16:44

              @Jacques-Robert SIMON
               Autrement dit, LES marchands (donc tous) sont des voleurs ?
              Décidément vos allégations sont de plus en abjectes !!!


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 31 mai 20:18

              @Armelle
              Pas de commentaire.


            • Spartacus Spartacus 1er juin 11:49

              @Armelle

              C’est exactement leur pensée idéologique !

              Henri Hazlitt disait de l’idéologie de ces gens qu’elle se résumait en une seule phrase.

              « Tout l’évangile de Karl Marx peut se résumer en un petit résumé : déteste l’homme qui est mieux loti que toi. Jamais en aucun cas, admettre que son succès peut être dû à ses propres efforts, à la contribution productive qu’il a faite à la communauté toute entière. Toujours attribuer son succès à l’exploitation, la tricherie, le vol plus ou moins ouvert des autres. Jamais en aucun cas, admettre que son propre échec peut être dû à sa propre faiblesse, ou que la défaillance de quelqu’un d’autre peut être due à ses propres défauts, sa paresse, son incompétence, son imprévoyance ou sa stupidité. »

              La phrase est toujours dans l’actualité.....


            • Hervé Hum Hervé Hum 1er juin 13:19

              @titi


              Sans marchand pas d’impôt.
              Sans impôt pas d’Etat

              encore un raisonnement stupide,

              ce ne sont pas les marchands qui paient l’impôt, ce sont les travailleurs, par leur travail.







            • Trelawney Trelawney 1er juin 17:15

              @Hervé Hum
              ce ne sont pas les marchands qui paient l’impôt, ce sont les travailleurs, par leur travail.

              L’impôt est perçue lors de la vente du dit produit (TVA).
              L’impôt est perçue sur les bénéfices de l’entreprise (IS)
              L’impôt est perçue sur le revenu de l’employé ou du travailleur. Il n’est donc pas perçue sur son travail, mais sur ce que ce travail lui a rapporté. (plus il est payé pour le même travail, plus il paie d’impôt)

              Si demain on remplace (ce qui va arriver) un travailleur par un robot, l’impot sera toujours perçue par la vente du produit fabriqué par le dit robot..

              Voir le commentaire de titi sur le coût de fabrication d’un produit et sa valeur à la revente pour comprendre que le coût du travail n’est qu’une dépense et certainement pas une valeur. Et tant pis si ça bouscule votre égo

            • Hervé Hum Hervé Hum 1er juin 17:52

              @Trelawney


              mon égo ne risque pas de souffrir de vos commentaires, je vous rassure.


              Vous me faites le coup de vouloir me faire prendre des vessies pour des lanternes, cela marche sans doute avec les imbéciles qui ne comprennent rien, mais pas avec moi, désolé.

              car vous n’avez en rien invalidé mon affirmation, vous avez juste essayé de la noyer par des mots. J"ai gobé ce genre de baliverne à l’école, mais plus aujourd’hui.

              Entre parenthèse, le bénéfice est un impôt, il se divise en impôt public et privé, mais sa constitution est le fruit du seul travail humain.

              L’impôt est perçue sur le revenu de l’employé ou du travailleur. Il n’est donc pas perçue sur son travail, mais sur ce que ce travail lui a rapporté. (plus il est payé pour le même travail, plus il paie d’impôt)


              je vous renvoi à mon commentaire ci-dessous !

              Si demain on remplace (ce qui va arriver) un travailleur par un robot, l’impot sera toujours perçue par la vente du produit fabriqué par le dit robot..

              idem, renvoi à mon autre commentaire, mais avec cette précision que se pose la question des cotisations sociales, car pour l’instant, ce n’est que la tva qui est perçu.

              le coût du travail est une dépense que vis à vis du propriétaire de l’outil de production, parce que nous sommes en système capitaliste, mais absolument pas dans tout autre système économique où l’outil de production est collectivisé. Dans ce cas là, seul le travail humain est une valeur à prendre en compte.

              Bref, désolé si votre égo en souffre, mais vous ne comprenez pas grand chose à l’économie, seulement les conneries apprises à l’école.




            • Trelawney Trelawney 2 juin 09:18

              @Hervé Hum
               mais absolument pas dans tout autre système économique où l’outil de production est collectivisé. Dans ce cas là, seul le travail humain est une valeur à prendre en compte.


              Vous inventez un système qui n’existe pas et qui n’a jamais existé. Ne venez pas parler de la Russie communiste, car à cette époque et dans ce pays la valeur travail n’existait pas. C’était aussi encore et toujours une dépense travail minimisée en prix par l’afflux de prisonniers politiques qui eux le faisait gratuitement dans les camps de travail.

              Dans toutes les civilisations humaines ca a toujours été comme cela : La valeur d’un produit est le prix que l’acheteur est prêt à mettre pour l’obtenir et des fois au marché noir s’il ne peut l’obtenir officiellement (cf la Russie communiste).

              Il faudra bien un jour que vous compreniez que l’économie (comme vous dites) n’a pas été conçu et mis en place par l’homme. C’est simplement une résultante de sa façon de vivre. Et dans ce monde il n’y a pas des milliers de façon de vivre.

              Mais comme dit le proverbe : « on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif »

            • Hervé Hum Hervé Hum 2 juin 11:01

              @Trelawney


              D’abord, sachez que ce système a existé bien avant le système capitaliste, qui lui a succédé et aussi en Amérique avant l’arrivée des colons européens. Ensuite, l’URSS n’a jamais été communiste, le faire croire sert surtout de propagande anti communiste, dont le modèle reste à présenter pour ce qui concerne les économies complexes avec division du travail comme aujourd’hui. Ce rôle d’épouvantail étant aujourd’hui dévolu à la Corée du Nord, mais qui n’a de communiste que le nom, car le communisme est démocratique ou n’est pas.

              Ceci étant dit, même le prix de vente est uniquement constitué de la valeur travail, tout simplement parce que la monnaie est une valeur travail et uniquement une valeur travail. Certes, une valeur relative suivant les qualifications du travailleur, parfois même totalement abstraite comme celle des artistes, mais cela sert surtout à comme on dit « noyer le poisson ». Car selon le référentiel pris, on obtient pas la même valeur, mais c’est toujours une valeur travail.

              Cela veut dire que c’est en fonction de sa propre valeur travail que l’on peut acquérir un produit contenant une valeur travail de plus ou moins bonne qualité. Pour ce qui est de savoir le prix que l’on est prêt à payer, cela dépend de plusieurs facteurs. Celui de sa propre valeur travail déjà, et aussi surtout, le facteur propagande visant à susciter un besoin le plus souvent contraire à son propre intérêt et ayant donc des conséquences néfaste tant pour soi même que pour son entourage et environnement. Aboutissant à la surconsommation et au gaspillage. a l’utilisation de produits dangereux pour sa santé.

              Pour ce qui est de votre dernier paragraphe, je suis d’accord avec vous et je n’ai jamais écrit autre chose. Vous pouvez le vérifier en lisant mes trois derniers articles traitant du sujet.

              l’humain ne peut choisir que le but (sa façon de vivre), mais pas des moyens, ceux-ci s’imposent d’eux même.En cela, on peut dire que l’économie n’a pas été conçu et mis en place par l’homme, seulement le but visé, c’est à dire, permettre de capitaliser le temps de vie d’autrui à son profit via la propriété. Car il me semble que la propriété particulière sur la communauté n’est pas préexistante, mais le fait de la volonté humaine. Avant la propriété, les communautés humaines partageaient les ressources et les tâches où un seul ou minorité ne pouvait prendre le contrôle de la communauté toute entière et la soumettre à sa volonté. Les études dans le domaine le prouvent suffisamment.

              Si ce n’est déjà fait, lisez donc mes trois derniers articles, dans l’ordre, vous y verrez l’explication plus en détail, même si celle ci reste sommaire.




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