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Accueil du site > Tribune Libre > Les méchants c’est pas nous ou j’ai 58 ans et alors (...)

Les méchants c’est pas nous ou j’ai 58 ans et alors ?

N’ai jamais envoyé un article à qui que ce soit de ma vie et n’ai ni Facebook, ni twitter, ni i phone ; si je vois une caméra, je suis celle qu’on voit s’éloigner, de dos…

Mais quand même, pour une fois, plusieurs points ;

Première crise du pétrole en 1973, puis 1976 (année de mon Bac), soi-disant explications pour le chômage à l’époque… bien-sûr aucune allocation quand on n’était plus chez ses parents… donc petits boulots, bien sûr payés au SMIC, avec nécessité d’économiser pour tenir jusqu’au prochain petit boulot quand au chômage.

Pas de portable, donc pas de preuve quand le patron vous coinçait dans un coin, ça aurait été sa parole contre la vôtre, je vous laisse deviner laquelle aurait pesé plus lourd…

Pas vraiment une bonne idée d’aller se plaindre chez les flics après un viol, dans certains commissariats il était connu que certains flics essayaient de vous repasser dessus, tant qu’à faire….

Quant aux soins médicaux, pas de Sécu quand pas d’allocations, et les toubibs n’avaient pas lu le serment d’Hippocrate en entier…

Quant aux allocations familiales, surtout quand était seule avec enfant(s), elles mettaient des mois à être versées (quand François Mitterrand prenait le Concorde à lui tout seul pour aller à New York -sans rancune-) et les hivers sans chauffage (et sans salles de bains ou douche) c’est quand même pas trop bon pour la santé des enfants (et des autres non plus).

Bon, j’arrête là, mais ça vous donne une idée…

Cela dit, je ne retournerai pas en France, que j’ai quittée il y a trente ans (voir plus haut). De toute manière j’ai ma pyramide de Maslow à l’ envers et continue de vivre sans télévision, sans voiture, sans viande ni poisson, et sans plein d’autres trucs car ça ne m’intéresse pas énormément (j’ai quand même quelques beaux objets glanés au cours de mes voyages car le superflu est quelquefois plus vital que le nécessaire et ces « choses » ont une histoire, une âme (oui, ça frôle l’animisme))…

Nous sommes quand même quelques-uns dans ce cas, qui avons commencé à réfléchir pendant notre adolescence en s’élevant contre le nucléaire, les abus d’antibiotiques, les engrais chimiques, la souffrance animale, la consommation à tout va, et j’en passe, bon, la liste est longue… Ces prises de position n’étaient d’ailleurs pas très populaires à l’époque (vous connaissez le topo, le progrès, l’économie, etc…)

Nous n’avons donc pas tous profité d’éducation gratuite, de soins gratuits, de boulots faciles avec salaires croissants, et amassé des biens immobiliers… En fait on a plutôt ramé, en s’emmerdant ou en se crevant dans des boulots mal payés sous les ordres de patrons plus cons que nous (ou en tous cas plus intéressés), pour survivre et/ou faire bouffer nos gosses … (pas même de RMI à l’époque)

Pas évident de trouver un équilibre entre survie et intégrité, l’oscillation est précaire…. Résister n’a pas de prix, mais je paie ma relative liberté très cher (je vis sans filet) !

Mal à ma France un peu quand même ; les dans la rue, les qui s’épuisent à forcer le destin, les tout fringués de gris avec l’âme de la même couleur, les terres balancées aux promoteurs et les belles pierres balancées aux chinois…

Préfère survivre ailleurs (je vous rassure : très mal) tant que je peux, avec reconnaissance pour tout ce qui marche encore dans mon corps et dans ma tête…

 

Un grand merci pour l’article sur le Yémen, j’y ai vécu et l’ai visité maintes fois, une grande blessure ouverte.


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79 réactions à cet article    


  • Agafia Agafia 17 août 13:29

    Chouette un nouvel auteur ! :)


    Et qui nous rappelle aussi que les baby-boomers n’ont pas toujours eu la vie facile et ne sont pas une généralité responsable de tous les maux d’aujourd’hui.

    Avec 10 ans de moins, je me retrouve dans ces tranches de vie.

    Merci Pauline :)

    • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 17 août 14:40

      « Ces prises de position n’étaient d’ailleurs pas très populaires à l’époque (vous connaissez le topo, le progrès, l’économie, etc…) »

      Pas très populaires peut-être, mais pas franchement originales ni isolées.

      Dans l’ordre chronologique :

      •Beatniks : Début des années 50 aux USA, ce sont les premiers a refuser la société matérialiste, ils sont en quelque sorte les « ancêtres » des hippies. 
      Différences entre les Beats et les hippies :
      - plus intellectuels, indépendant et aventuriers. 
      -ce sont le plus souvent des personnes appartenant au peuple défavorisé, ils luttaient contre pauvreté et misère. 
      -Athées la plupart du temps.

      •Hippies : Milieu des années 60, partout dans le monde, les « babas cool » sont des enfants bourgeois, ayant d’ailleurs honte de cette image « fils à papa », ils désirent profiter de la vie et renient le confort et les intellectuels. Fin du mouvement vers la fin des années 70 où les punks prennent le relais. Changement d’état d’esprit, le « peace and love » laisse place a la violence.

      •Yippies : Fin des années 60, aux USA, ils conservent les mêmes idées que les beats, étant peut être plus politique, gauchistes, ils luttaient contre le racisme et la guerre du Vietnam. 


      • Olivier Perriet Olivier Perriet 17 août 15:57

        Bonjour,
        ne vous inquiétez pas, personne ne vous en veut.

        Petite digression (très relative) :
        je comprends les réactions des anciens, qui sont aigris sur « le monde actuel qui ne va pas ».

        Mais le monde actuel, c’est pas les jeunes qui ont 20 ans en 2017 qui l’ont créé, c’est les anciens qui le leur laissent.

        Il faut vraiment qu’on soit dans une société de vieux comme la nôtre pour qu’on puisse gober que « tout ça c’est la faute des jeunes ».

        Alors, oui, je comprends que laisser aux suivants une société moins optimiste, moins prometteuse que ce qu’on a trouvé soi-même quand on avait 20 ans, ça doit foutre un peu les boules quand on est à quelques années de tirer sa révérence.


        • Le421 Le421 18 août 08:17

          @Olivier Perriet
          Je note quand même qu’il y a de plus en plus de cinglés qui contestent l’évolution vers le bizness à outrance et qui veulent, de façon pacifique, faire avancer les choses.
          Le résultat des dernières élections est parlant.
          Même si nous sommes minoritaires.
          Nos voix portent de plus en plus...


        • Le421 Le421 18 août 08:18

          @Le421
          Quand je dis de « cinglés », je parle de cette drôle de secte qui se reconnaît à son sigle grec...
           smiley


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 09:21

          @Le421

          Je trouve que « vos semblables avec un signe grec » veulent rejouer Mai 68 tous les matins.

          C’est bien, ça permet de faire l’amalgame des jeunes et des anciens jeunes.

          Mais enfin, on se demande si vous y croyez vous-mêmes à vos trucs.

          Et quant à mobiliser les foules sur une Constituante et une VIe République, j’ai quand même un gros doute smiley


        • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 09:23

          @Le421

          une petite précision aussi : j’avais aucune envie de parler de Juan Lucas El Melenchon. On est dans la digression de la digression là....


        • benedicte_gab 17 août 17:17

          J’ai le même âge et je ne suis pas d’accord sur bien des points.

          1 Il n’y a toujours pas d’allocations pour les jeunes de moins de 26 ans, mais quand j’avais 20 ans ce n’était pas un vrai problème et nombre d’entre nous quittaient le domicile familial facilement parce que du boulot on en trouvait, on trouvait aussi à se loger même si c’était pas le top sans qu’on vous demande d’avoir un CDI et un salaire supérieur à 3 fois le loyer ! ... actuellement les jeunes doivent rester chez leur parents ou se retrouvent à la rue ... un vrai progrès ! Quand aux boulots de merde actuel, ils sont légions et n’ont rien à envier à ceux d’antant, et quand vous percevez une allocation parce que vous n’en avez pas, c’est en contrepartie d’un flicage permanent assorti d’un chantage à vous la supprimer. Et ça fait de nombreuses années que les boulots faciles avec salaire croissant (qui n’ont jamais été la norme) sont rares, jamais la majorité de la population n’a accumulé les biens immobiliers (seule une minorité) les autres essaient seulement d’être propriétaire de leur logement et n’y arrivent pas forcément.
          2 pour le harcèlement sexuel et les viols, si les lois ont changé, la réalité n’a pas beaucoup changée pour les femmes qui en sont victimes, peu de plaintes en raison du parcours du combattant, peu de condamnations et les victimes présumées « affabulatrices » ou traitées en accusées ... les lois n’ont de valeur que si on se donne les moyens de les faire respecter et d’en respecter l’esprit ... ce n’est pas le cas et pas seulement dans ce secteur
          3 pour les soins médicaux, pareil pas de boulot ou pas d’alloc pas de sécu ça n’a pas changé, et plus de prise en charge à 100% comme quand j’étais jeune sauf si on paye une mutuelle ou si on est à la cmu complète ... mais je répète à l’époque trouver du boulot était facile et donc d’avoir une couverture sociale également.
          4 les taudis fleurissent depuis quelques années, sans que les marchands de sommeil ne soient le moins du monde inquiété, les gens à la rue ne cessent d’augmenter, y compris des familles avec des enfants, et le nombre de personnes n’ayant pas les moyens de chauffer décemment leur logement en hiver également
          5 pour les prises de positions concernant l’écologie, le féminisme, la politique et etc... la réflexion était bien plus profonde il y a 40 ans, que maintenant où il s’agit seulement pour la plupart de postures superficielles et ceux/celles qui réfléchissent vraiment se heurtent tout autant à la masse de ceux/celles qui ne veulent pas savoir et sont dans l’optique « après moi le déluge ». 
          6. les établissements d’enseignements publics étaient gratuits à notre époque comme maintenant, et le système de bourse existait pour l’université. Certes tout le monde ne faisait pas des études supérieures, et il y avait des choses à changer toutefois là aussi, si certaines choses sont allées dans le bon sens, le niveau a été considérablement abaissé et faire des études n’est nullement de nos jours synonyme de trouver un emploi, et on a multiplié les « diplômes » sans intérêt là où avant on formait sur le tas et tout aussi bien.

          Par contre nous étions plus « libres » il n’y avait pas une multitudes de lois et de règlements, d’autorisations à demander qui entravaient en permanence ce que vous aviez ou non le droit ou la possibilité de faire ... la société était moins carcérale, l’espace public moins privatisé ... un long développent serait nécessaire. Bref nous avons gagné un tout petit peu sur certains points et perdus beaucoup sur d’autres, sans pour autant que les problèmes importants soient résolus et que la société change d’orientation pour aller dans le sens du bien-vivre.

          Ce n’était pas une bonne société, et ça ne l’est toujours pas, mais la description misérabiliste que vous en faites ne correspond pas à la réalité et la réalité actuelle sur bon nombre de point est pire pour une partie significative de la population que ce qu’elle l’était quand j’étais jeune. J’ai toujours été en révolte contre la société dans laquelle je vivais, je n’ai jamais cessé de l’être et je suis encore plus déprimée maintenant qu’il y 40 ans, mais parce qu’on a pas avancé d’un iota dans le bon sens (selon moi évidemment) et pas seulement en France, et que je ne vois pas d’éclaircie à l’horizon. 


          • arthes arthes 17 août 17:59

            @benedicte_gab

            Je vous rejoins sur le global...Et ca me fait me souvenir qu il y avait aussi des « pions » dans les colleges et lycees...Bon, ce n etait pas , en effet, une bonne societe puisque de cette derniere decoule la notre, mais pas c etait pas miserable, ca non.
            Plus libres avec moins de besoins et sollicitations commerciales, ces derniers ont occupe cette liberte .Liberte croyions nous ?
            Place libre pour une allienation alors.

          • pallas 17 août 18:15

            @arthes

            Vous et les autres et vos jérémiades de votre société de la jeunesse des années 60 à 70, c’est tellement triste, bouh bouh, je pleure, snif snif.

            Oui mais qu’avez vous fait ?, juste du fric à foison, la période Tapie, le Foot Business etc etc.

            La société actuel est le résultat de votre mentalité.

            Franchement vous êtes des rigolo.

            La France est morte et enterré de part votre génération.

            Vous êtes tous d’une hypocrisie qui est insupportable.

            Je préfère quelqu’un qui me dise, « ouais je me suis fait du fric, je me fous du reste et tu l’a dans l’os », au moins c’est concret et direct et ne se victimise pas de sa propre faillite intellectuel.

            La compassion n’existe pas chez moi.

            Salut


          • arthes arthes 18 août 00:24

            @pallas

            D abord je suis la generation 80 et pas 60/70, ensuite je vois pas trop ou il y a jeremiade ?
            De plus j ai pas fait de fric a cette epoque, je la brulais ma vie et j etais genre tres borderline , bref je connais pas votre life a vous mais vous mais z etes certainement pas place pour me donner des lecons, ca serait meme le contraire !

          • Abou Antoun Abou Antoun 18 août 00:25

            @benedicte_gab
            D’accord avec vos rectifications.


          • lisca lisca 18 août 11:59

            @benedicte_gab
            Bravo Bénédicte. De plus, l’expression française est impeccable. Pourquoi les commentateurs sont-ils souvent à cet égard bien meilleurs que les auteurs d’articles ?
            C’est vrai qu’on se heurte à « après moi le déluge » de la part d’une bonne partie des ex-soixante-huitards et de leurs enfants. C’est décourageant, et souvent insultant.


          • blackh blackh 20 août 13:08

            @benedicte_gab

            Les jeunes, il faut arreter de les couver et les proteger. Pourris, ils restent longtemps chez les parents. Dans cette societe ou la notion d’effort a ete remplacee par les loisirs et la facilite. Societe d’assistanat aussi.


          • Pauline pas Bismutée 20 août 22:00

            @benedicte_gab
            Avais voulu vous répondre mais ai été prise de court pas les nombreux commentaires ; je suis complètement d’accord avec ce que vous dites, je n’ai jamais dit le contraire !
            Je ne regrette pas d’ avoir quitté la France et l’ Europe il y a tant d’années car tous les signes du
            glissement a venir étaient présents...simplement VOTRE expérience n’a pas été la mienne, il n’y donc pas lieu d’être d’ accord ou pas.
            Et je vous rassure ; ma vie n’a été misérable en RIEN (et ma vision du monde ne l’est pas non plus) ; c’est quand même une drôle de manie d’ associer misère avec difficultés et « pauvreté » matérielle (héritage chrétien européen peut-être...) : cette association existe beaucoup moins ailleurs.....Je vis avec très peu mais je ne suis en rien malheureuse, et, depuis que j’ai osé sortir de mon trou pour remettre les pendules a l’heure sur quelques faits et lis certains commentaires je m’estime encore plus chanceuse ! car je n’ai pas d’aigreur qui m’empoisonne la tête, juste de grosses colères contre les injustices et ceux qui s’en foutent plein les poches en se foutant des « petits » (et ceux qui pianotent dans leur conneries électroniques sans regarder leur voisin !) : ai la démarche légère (bon quelquefois les genoux prennent du retard...) et le sourire facile (avec toutes mes vraies dents, de la chance)...

            En fin de compte, je crois qu’on est bien d’accord sur le fond....
             

             


          • Pauline pas Bismutée 17 août 19:01

            Un peu d’indulgence, je n’ai pas l’habitude d’écrire, et pas en français ; ça ne doit d’ailleurs pas être terrible car j’ai l’impression de ne pas avoir été bien lue ou comprise…. J’avais précisé quelques points, pas toute la vie, et je n’assimile pas la pauvreté matérielle à la pauvreté intellectuelle ou spirituelle, bien loin de là ( ? misérabilisme ? ) … Il y a effectivement bien des sortes de misère et pour l’instant je ne m’en approprie aucune…

            Mon point était (est) celui-ci : avoir mon âge n’implique pas avoir eu une vie forcément facile et raclé tous les bénéfices que la société offrait à cette époque-là, nous n’avons pas tous pu en profiter pour des raisons diverses…. C’est tout. Rien à voir avec la faute aux jeunes (? ??)… ils auront des vies assez difficiles comme ça (ça a déjà commencé) on ne va pas les emmerder encore plus….On a aussi essayé de changer quelques trucs (voir plus haut, nucléaire etc...) mais on connaît le résultat...

            Je suis d’accord avec la plupart des commentaires, ce serait une longue discussion….. les lois débiles et obligations mesquines qui nous grignotent la vie inexorablement…. Quels choix ??? Je crois qu’il va falloir « entrer en résistance », et surtout être responsables de nos attitudes quotidiennes car le reste semble nous échapper…..et ne pas oublier que « le prix de la liberté est de maintenir une éternelle vigilance » Elie Wiesel (je crois)...



            • pallas 17 août 19:15

              @Pauline pas Bismutée

              Donc tu n’a pas l’habitude d’écrire en Français !, alors qu’elle est la langue que tu écrit quotidiennement ?.

              Sa m’intéresse beaucoup.

              L’indulgence n’existe pas chez moi.

              Qu’elle est la langue dont tu t’exprime régulièrement ? vu que sa n’est pas le Français.

              Sa devient croustillant.

               smiley

              Saluy


            • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 09:16

              @Pauline pas Bismutée
              Rien à voir avec la faute aux jeunes (? ??)

              J’avais bien précisé que je faisais une légère digression dans mon commentaire, cette remarque précise ne concernait évidemment pas votre teste.


            • lisca lisca 18 août 12:03

              @Pauline pas Bismutée
              Citer Elie Wiesel... Hum. Il faut se renseigner sur le personnage, un affabulateur de première ! On trouve facilement des infos sur sa bio croustillante, très imaginative ! Et la tête près du bonnet, bien sûr.
              Vous n’avez pas d’autres références ? Pourtant la philosophie allemande regorge d’intellos excellents.


            • Osis Osis 18 août 15:03

              @pallas

              « Donc tu n’a pas l’habitude d’écrire en Français ! »

              A vous lire, vous non plus.


            • jambon31 18 août 16:16

              @Osis
              Excellent !


            • blackh blackh 20 août 13:11

              @pallas

              Commentaire bourre de fautes de francais et d’orthographe.


            • jjwaDal jjwaDal 17 août 19:10

              Un coup de « nostalgie » ? Pas encore l’heure des bilans, pourtant.
              J’ai siroté ce texte. Non pas par voyeurisme, mais pour le kaléidoscope de souvenirs que ça m’inspirait. Les premières impressions sont souvent les bonnes et pourtant...
              Il ne faut pas s’appesantir sur l’écume des jours. A 15 ans, j’avais « compris » dans quoi je débarquais et je savais que je devrais lutter toute ma vie contre un sentiment permanent de nausée et d’un énorme doute que « la cigogne se soit trompé de planète ». Plus de 40 ans plus tard, j’ai « compris » que si nos premières impressions sont souvent justes, elles n’ont pas l’épaisseur permettant de porter un jugement plus pondéré et cependant elles impulsent une trajectoire individuelle très dure à modifier.
              Je crois que c’est Spinoza qui disait que la connaissance parfaite de nos névroses (quelles qu’en soient les causes) ne nous donne pas (automatiquement) le pouvoir de modifier nos affects.
              Bien sûr il y a toujours le chapelet à égrener de toutes les vâcheries auxquelles nous avons eu la chance d’échapper. Imaginez-vous, jeune français ou allemand naissant en europe en 1900. A l’adolescence, une guerre meurtrière, ensuite un pays meurtris qui tente de se reconstruire, à 40 ans à peine une deuxième guerre mondiale pour 5 ans, aller au front, voir le monde croûler sous ses yeux et puis la fin des hostilités et la découverte que nos « voisins de paliers » gazaient des êtres humains comme on le fait avec des insectes.
              La vie a toujours été dure pour l’immense majorité des gens et 2017 ne fera pas exception. Comment peux-t’on vouloir mettre aux mondes des enfants au milieu d’un tel champ d’immondices serait un sujet passionnant à aborder...
              Regardez-nous : une société de drogués accros à mort au plaisir physique et à l’action compulsive, un monde où préserver sa santé mentale devient l’objet d’une lutte quotidienne si on n’a pas sombré avec les autres.
              Alors on peux renoncer à tout, s’impliquer du matin au soir, l’inertie du système est là. La France n’est ni meilleure ni pire qu’en 1970. Différente, mais la survie est toujours la préoccupation numéro 1 pour la plupart des gens. Il y faut juste 2 salaires au lieu d’un. Détail...


              • Pauline pas Bismutée 19 août 18:01

                @jjwaDal
                 
                Merci pour ce commentaire, constructif ,et sans aigreur !


              • onesime leufeross onésime 17 août 19:29

                @ l’auteur
                J’aimerais savoir de quoi dont au sujet que tu causes.... ;
                Fais nous un dessin , j’ai l’impression de lire du Nabum.avec toutes ces prétentions et ses faux semblants de fausse modestie qui se prend au sérieux quand même qui voudrait avoir l’air de délivrer un message profond....mais pas trop quand même .............
                ............
                Et pitoussa


                • Osis Osis 18 août 15:08

                  @onésime

                  « j’ai l’impression de lire du Nabum. »

                  C’est tres vache de dire cela...


                • Pauline pas Bismutée 17 août 20:47

                  Moi y’ena pas conetre Nabum ; un nabitan de la terre creuse cent doutes ?????????????

                  A Pallas : mais enfin qu’est-ce que ça peut faire ma langue habituelle ?????????????
                   


                  • pallas 17 août 21:00

                    @Pauline pas Bismutée

                    Voyons pas de ça avec moi.

                    Celui qui ne montre pas son visage et faisant masque de la réalité ne mérite rien de ma part.

                    Je ne suis pas un guignol qu’on peut manipuler, tu ne trouvera rien d’autre chez que de la colère, les ténèbres, un froid glacial et un total mépris pour les autres, je ne m’en cache pas et ici tout le sait.

                    Alors qu’elle est ta langue couramment parler ?.

                    Montre ton vrai visage.

                    Salut


                  • onesime leufeross onésime 17 août 21:07

                    @Pauline pas Bismutée
                    Habituelle ?
                    De Velours ou de Vipère ?
                    Ça change tout


                  • Zolko Zolko 18 août 12:07

                    @pallas : « Celui qui ne montre pas son visage et faisant masque de la réalité ne mérite rien de ma part. »
                     
                    vous n’avez pas l’air d’avoir bien compris le principe d’Internet et des pseudos. Allez, un effort, dites-nous votre vrai nom, votre adresse, et l’école à laquelle vont vos enfants.


                  • pallas 17 août 21:09

                    Pauline pas Bismutée

                    Voyons pas de ça avec moi.

                    Celui qui ne montre pas son visage et faisant masque de la réalité ne mérite rien de ma part.

                    Je ne suis pas un guignol qu’on peut manipuler, tu ne trouvera rien d’autre chez moi que de la colère, les ténèbres, un froid glacial et un total mépris pour les autres, je ne m’en cache pas et ici tout le monde le sait.

                    Voila mon véritable visage, en terme ethnique je suis Franco Allemand.

                    Alors qu’elle est ta langue couramment parler ?.

                    Montre ton vrai visage.

                    Salut


                    • Olivier Perriet Olivier Perriet 18 août 09:17

                      @pallas

                      J’hésite entre rire jaune et pleurer des larmes de crocodile en lisant ça smiley

                      Vous vous prenez pour un Nietsche à 2 balles ?

                      Encore un petit effort pour arriver à la théorie du surhomme


                    • TSS 18 août 09:53

                      @pallas
                      Vous avez une haute opinion de vous même ,sans doute le

                       coté aryen... !!


                    • bob de lyon 18 août 10:11

                      @pallas

                      Bonjour,

                      Franco-allemand, dites-vous ?

                      Je l’aurais parié ! La place de l’adverbe et le verbe qui clôt la phrase me l’ont confirmé.

                      Bien évidemment, le texte plus haut, qui confond sa et ça (il eut fallu utiliser cela, plus élégant, dixit Voltaire) sans compter le s absent mais obligatoire lorsque le sujet est tu, tout cela rajoute du bruit dans le message et pollue le propos.

                      C’est bien de philosopher, de brasser du nihilisme existentiel, mais n’est pas Sartre qui veut !

                      Vous êtes en recherche de vocabulaire, bravo, continuez ! C’est un bel effort.

                      Essayez aussi la poésie, devenez un poète maudit, vous êtes sur le bon chemin.


                    • lisca lisca 18 août 11:43

                      @bob de lyon
                      Pallas est peut-être israélien ou juif allemand.


                    • lisca lisca 18 août 12:07

                      @lisca
                      Et Pauline aussi. La langue allemande ne signifie pas forcément Nietszche ou Goethe.


                    • bonalors 17 août 21:43

                      Bonjour Pauline
                      Merci d ’avoir partage votre expérience et ressenti avec nous, votre confiance nous honore,
                      Je vous ai ds mes pensées et prie a ma façon (pas catholique du tout) pour que la vie vous sourie un peu, voir beaucoup ...
                      Ce monde semble avoir des forces spirituelles que peu entrevoit ou expérimente, j ai eu cette chance, et souhaite partager cette espoir avec vous, car cet esprit peut influencer la matière et changer radicalement le cour des evenements.

                      Bien a vous


                      • Pauline pas Bismutée 17 août 21:48

                        A Onesime : de bois ? (la langue)
                        A Pallas : on se calme, complètement française mais après trente ans « d’ailleurs » je n’ ai plus l’habitude mais ça revient....es tut mir leid mon allemand est nul


                        • onesime leufeross onésime 17 août 22:32

                          @Pauline pas Bismutée
                          Ado j’ai vécu Rue de Rennes dans le même immeuble qu’Onésime Grosbois.
                          Nous vivions à quatre dans une pièce assez glauque au fond de la cour.
                          Je le voyais partir quand je rentrais des cours
                          Nous étions si pauvres qu’il n’était pas question d’aller le voir et l’entendre faire des « merveilles ».


                        • Pauline pas Bismutée 19 août 17:49

                          @onésime

                          N’ ai pas voulu vous offenser, j’ ai quelquefois un penchant pour l’ autodérision et l’humour noir, et, a lire certains commentaires (je ne parle pas forcement des « miens »), c’est salutaire... 

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