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Accueil du site > Tribune Libre > Les mots disparaissent à travers l’univers...

Les mots disparaissent à travers l’univers...

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Une chanson, emplie de poésie, où les mots sont comparés à "une pluie sans fin", où ils disparaissent à "travers l'univers", et semblent, ainsi, s'évaporer, telle est l'ouverture de cette chanson des Beatles, écrite et composée par John Lennon en 1969...

Dès le début, on entend des "mots qui volent", "Words are flowing out", sans doute des paroles prononcées avec une certaine virulence, ces mots sont comparés à "une pluie sans fin", "endless rain", symboles de tristesse, mais ces mots s'évanouissent, aussitôt, comme s'ils n'avaient pas vraiment d'importance...

 

"Regrets et joie" s'opposent, évoquant des sentiments contradictoires qui envahissent l'esprit, comme le suggèrent ces images associées à l'eau : "des bassins de regrets", "des vagues de joie"... "Pools of sorrow, waves of joy". Les participes présents, qui suivent, s'opposent, encore, restituant un déchirement, un trouble : "me possédant, me caressant"...

 

Le refrain traduit, malgré tout, une sorte de paix retrouvée, une douceur infinie... il fait songer à une méditation, un mantra, un hymne sacré, répété, une formule mystique et mystérieuse : "Jaï Guru Deva Om, Jaï Guru Deva…Om, Nothing's gonna change my world."
L'exotisme des mots employés, leur étrangeté contribuent à l'extraordinaire poésie de ce texte.

La phrase réitérée, au futur "rien ne changera mon monde" traduit une certitude, et montre que, malgré tous les soucis quotidiens, la vie continue : il ne faut pas s'en inquiéter, au fond, il ne faut pas accorder trop d'importance à de simples mots, à des difficultés passagères.

 

Le couplet suivant évoque "des images de lumière vacillante", comparées à "un million d'yeux", expression pouvant suggérer une inquiétude qui sollicite et toumente le poète, d'autant que ces lumières sont comme des appels, venus de tout l'univers.

Assimilées à des "méandres", eux-mêmes devenus "vents sans repos", ces lumières semblent particulièrement violentes, puisqu'elles "dégringolent aveuglément".

 

On retrouve, plus loin, un contraste entre les "rires" et "les ombres de la terre", comme pour mettre en évidence une incertitude et une angoisse. 

 

Mais, c'est finalement l'amour qui triomphe et semble appeler le poète "à travers l'univers", un amour symbolisé par "un million de soleils"...

Cette chanson nous emporte dans un tourbillon d' images et de comparaisons, on ressent une oscillation permanente entre bonheur et tristesse, on perçoit des contrastes qui restituent la tessiture même de la vie, on découvre un message plein d'optimisme, à la fin, où l'amour triomphe de tous les obstacles.

La mélodie très douce et le refrain traduisent une harmonie, une paix infinie...

Les nombreuses sonorités de fricative "f", et de sifflante "s" contribuent à cette harmonie :

 

Words are flowing out like endless rain into a paper cup,
They slither while they pass, they slip away across the universe
Pools of sorrow, waves of joy are drifting through my open mind,
Possessing and caressing me.

Cette chanson nous montre que la violence fait partie du quotidien de chacun d'entre nous : elle se déchaîne en paroles, elle divise et déchire les individus, parfois, même, des couples, mais l'amour, le partage devraient l'emporter sur tout le reste.

A travers l'univers, l'amour doit rester ce qui fait vivre le monde, c'est l'amour qui nous emporte vers la vie et le bonheur...

 

Ce message, maintes fois délivré par des poètes, n'est-il pas essentiel ? On songe, par exemple, à ce poème de Victor Hugo, intitulé Crépuscule ou à un autre texte adressé à sa fille : le poète nous invite à aimer le monde et les êtres qui nous entourent, pour mieux apprécier la vie...

 

 

En complément, le texte de Victor Hugo, Crépuscule :

http://poesie.webnet.fr/lesgrandsclassiques/poemes/victor_hugo/crepuscule.html

 

et son commentaire :

http://rosemar.over-blog.com/article-avez-vous-vu-venus-123955814.html

 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/2015/04/les-mots-disparaissent-a-travers-l-univers.html

 

 

Vidéo :

 


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14 réactions à cet article    


  • Philippulus Schrek 16 décembre 2021 21:00

    D’après Yoko Ono, dans les couvents japonais, elles sont jaunes, les nonnes.


    • Sergio Sergio 16 décembre 2021 21:18

      D’après John Lennon, en Indes les vaches sont sacrées et les biches sont mitées


      • phan 16 décembre 2021 21:26
        Avec un mot de guichet, le percepteur vous mine sans impôt ...

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 décembre 2021 21:41

          @phan
          N’avez pas honte ? Spece de poujadiste !


        • phan 16 décembre 2021 22:16

          @Aita Pea Pea

          Mots fléchés : Le ch’ti vous a passé le mot ?

        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 décembre 2021 22:29

          @phan
          Y’a une chti qu’a essayée , je lui ai vite fait comprendre le sens du vent , du bruit , et de l’odeur.


        • troletbuse troletbuse 16 décembre 2021 23:36

          Completement Gaga ; Rosemar. C’est le Covid


          • troletbuse troletbuse 17 décembre 2021 12:46

            Quand est-ce que Rosemar va nous « analyser » les mots comme « bite » ou « couilles » ?

            Coluche nous en avait déjà parlé.  smiley


            • troletbuse troletbuse 17 décembre 2021 12:50

              @troletbuse
              D’ailleurs, une chanson nous dit ’Si les cons volaient comme des bécasses, on verrait les pines partir à la chasse"


            • Ben Schott 17 décembre 2021 12:52

              @troletbuse
               
              « Quand est-ce que Rosemar va nous « analyser » les mots comme « bite » ou « couilles » ? »
               
              Faudrait d’abord qu’elle se replonge dans le dossier !  smiley
               



            • Ben Schott 17 décembre 2021 13:08

              @rosemar
               
              Non, troletbuse était plus précis. Il est vrai que par convenance on parle « de fesses » même quand ce sont la bite et les couilles qui sont les plus sollicitées...
               
              Maintenant, y a t-il assez de labiales et de gutturales dans ces mots-là ?...
               
               smiley
               


            • ETTORE ETTORE 17 décembre 2021 21:11

              Bonsoir rosemar.

              1969, c’est aussi la fameuse photo de LENNON et Yoko Ono, lovés dans leur pyjama, à l’hôtel.

              Pas mieux comme cliché pacifiste du « Hair Peace » et « Bed peace »

              Les mots comme la pluie qui désaltère, la pluie comme des maux qui trempent...

              Des maux, comme la violence, qui lui enlèvera la vie , un certain 8 Décembre 1980.


              • Xenozoid Xenozoid 17 décembre 2021 21:14

                pshhhhiiiittttt !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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