• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Les origines égyptiennes de la culture des israélites polythéistes à (...)

Les origines égyptiennes de la culture des israélites polythéistes à Eléphantine

 

 Qui s’est réveillé tôt sur les rives du Nil à hauteur de sa première cataracte au pied du barrage d’Assouan, aura le souvenir de l’inoubliable île Eléphantine avec ses felouques à voile blanche. Derrière elles, à peine doré par les lueurs matinales, le sable du désert trace la rive ouest du fleuve puis s’enfonce sous son lit.

L’endroit n'attire pas que pour sa beauté.

Occupé par une importante colonie d'israélites au Ve s. av JC, il a fait l’objet de nombreuses fouilles qui ont mis en évidence leur assimilation de la culture égyptienne.

Mis au jour ici, quelques traits intéressants de cette société juive ancienne avec ses divinités multiples, nous rappellent que le judaïsme n’a pas été un long fleuve tranquille.

Si Henri Atlan a développé une thèse (1) sur le judaïsme qui explique pourquoi un juif même orthodoxe n’est pas nécessairement croyant, à Eléphantine les juifs étaient polythéistes.

Avant d’évoluer dans l’univers des divinités israélites, il convient de rappeler que pendant l’antiquité il était admis que lors d’une bataille le dieu du vainqueur prévalait sur celui des vaincus. La destruction de Jérusalem et du temple de Salomon posait donc la question de la prééminence du dieu Yahweh.

Déportés à Babylone (VIe s. av JC) les juifs justifièrent leur punition par la pratique d’un polythéisme (1) contraire au texte biblique (Torah). « Tu n'auras point d'autre dieu que moi…Tu ne te feras point d'idole… ». En conséquence, ils devaient abandonner leurs autres divinités. Il est courant d’entendre dire que le polythéisme des juifs s’est arrêté avec leur libération et leur retour à Jérusalem. Des archéologues assuraient même ne plus avoir trouvé en Israël de statuettes d’autres divinités datées postérieurement au VIe s. av JC, comme celle d’Ashera (2) très répandue jusqu’alors.

Ceux d’Eléphantine nous révèlent d’autres comportements qui contredisent ces généralités.

 

On sait que des israélites ont écrit des fondements de l’œuvre biblique pendant leur exil à Babylone où l’on a retrouvé des textes sumériens qui les ont sans aucun doute nourris- le déluge, l’argile pour créer l’homme, Adam et Eve, le jardin de l’Eden … Ils sont conservés au British Muséum qui a traduit la devenue célèbre épopée de Gilgamesh (**) datée du IIe millénaire avant JC.

 

(**)Texte en écriture cunéiforme au British Museum

 

Moins connues que celles mésopotamiennes, les porosités avec la civilisation égyptienne pétrissaient aussi la culture de ces israélites qui n’avaient pas encore osé le monothéisme.

 

 Réalisation sumérienne Adam et Eve, le serpent, le pommier.

 

Les sources provenant de l’île Eléphantine attestent d’un polythéisme israélite pratiqué encore comme leurs coreligionnaires en Israël un peu plus tôt avec d’autres divinités (1).

Dès la fin du XIXe siècle les fouilles se sont succédées pour révéler des morceaux d’histoire de cette communauté installée là vers le Ve s. av JC. Et dont le maintien sur l’île pendant plusieurs siècles finira par céder pour cause de conflits religieux avec les égyptiens.

Elle avait pourtant bien puisé dans la mythologie égyptienne d’autres divinités pour leurs croyances, comme l’indiquent ces quelques exemples. La découverte des « papyrus d’Eléphantine » nous raconte leur vie et leur polythéisme avec les contributions détaillées pour chaque divinité hôte de leur temple ; « 31 karsh dont 12 pour Yahô (Yahweh dieu d’Israël) 12 pour Anat-Bethel (divinité égyptienne) et 7 pour Ashim-Bethel  (fils de Yahweh et d’Anat) »… (3).

Un papyrus mentionne le serment du prêtre juif Menahem bar Shaloum d’Eléphantine, à la déesse Anat-Yahô. Un ostracon (fragment de poterie support d’écritures) araméen d’Eléphantine adressé par un juif à un autre juif, associe plusieurs dieux dans son message « …Je te bénis par Yahô et Knoub (dieu égyptien)… ». Une autre information nous renseigne sur la vie en société à Eléphantine où égyptiens et juifs s’unissaient comme Mibtahyah une juive mariée successivement avec un juif et deux égyptiens au Ve s. avant JC. Elle prêtait serment à Sati, déesse du Nil et des cataractes. Son époux Khnoub était aussi adoré un temps à Eléphantine avant que sous domination Perse, les prêtres du dieu Khnoub détruisent le temple de Yahô (Yahweh) de l’île Eléphantine. Clermont-Ganneau (4) émet l’hypothèse que sa destruction par les prêtres du dieu égyptien Khnoum à tête de bélier, serait la conséquence de la pratique pascale juive consistant à égorger l’agneau, insupportable pour ces prêtres qui momifiaient des béliers pour le khnoubéion.

 

Une autre révélation accompagne ces découvertes. Avec les pratiques cultuelles assimilées par les israélites si proches de la culture dominante, l’influence de la littérature égyptienne s’est retrouvée dans celle des israélites.

Emanation de la littérature de sagesse (5) la sagesse égyptienne (6) a donc imprégné des textes hébraïques nous disent ces papyrus d’Eléphantine. Des « Maximes d’Amen-em-Opé (sage égyptien) » se retrouveront dans les « proverbes de Salomon (bible hébraïque) » (8).

Les nombreuses sources égyptiennes de la culture des israélites ont été citées par ailleurs, comme celles commentées par Thomas Römer (cf. son cours au Collège de France «  Ce que la bible doit à l'Egypte  »), avec le serpent en bronze guérisseur vénéré (Livre des rois) dans le temple de Jérusalem, réalisé par Moïse puis détruit par Ezéchias ou encore les origines égyptiennes de la circoncision (9).

 

Ainsi l’île d’Eléphantine aura apporté sa contribution quant aux origines multiples de la culture israélite. Avec leurs découvertes, à pas lents mais sûrs, les archéologues nourrissent toujours d’explications le syncrétisme judaïque.

 

 

(1) Thèse développée à l’Institut d’études juives Elie Wiesel « L’invention de la religion juive », 3e religion après le christianisme et l’islamisme, au motif que « …c’est Maïmonide (12e s.) qui a introduit pour la première fois des articles de foi dans les commandements (613 mitzvot) qui régissent la vie des juifs… »

(2) Des milliers de statuettes représentant une déesse de la fertilité ont été retrouvées en Israël. En 1968 l'archéologue William Dever a traduit l’épitaphe d’une tablette datée du VIIIe s. avant JC qui mentionne avec le nom du défunt, « … puisse-t-il être béni par Yahweh et son Ashera (déesse mère cananéenne, supposée par certains être la femme de Yahweh) ». Depuis d'autres inscriptions associant les deux divinités ont été découvertes.

(3) « Les dieux et les hommes en l'île d'Éléphantine, près d'Assouan, au temps de l'empire des Perses » André Dupont-Sommer Universitaire. (Collège de France)

(4) Les fouilles de Clermont-Ganneau à Éléphantine (papyrus Euting et papyrus Sachau). Deuxième et dernier article par Jean-Baptiste Chabot

 (6) Antonin Causse soulignait également dans sa note critique « Sagesse égyptienne et sagesse juive », l’origine égyptienne des préceptes et maximes retrouvés dans les « proverbes de Salomon », comme les enseignements dans les écoles de sagesse ou les conceptions doctrinales juives.

(5) expression littéraire du Proche-Orient ancien d’inspiration sumérienne dont les traces se retrouvèrent plus tard à Babylone, comme en témoignent des textes retrouvés et conservés sur les tablettes cunéiformes du British Muséum.

(7) un papyrus d’Eléphantine découvert par les allemands révèle que le roman d’Ahikar (une histoire babylonienne qui aurait sa source en Inde), est reprise par le Talmud qui fait résoudre les énigmes de cette histoire par le rabbin Josué Ben Hanania. (Nouveaux papyrus araméens d’Eléphantine – Israël Lévi)

(8) « Ce que la Bible doit à l’Egypte » cours de Thomas Römer au Collège de France

(9) Professeur au Muséum d'histoire naturelle de Paris, secrétaire de la Société d'anthropologie de Paris, M. Zaborowski mentionne dans son bulletin « De la circoncision des garçons et de l'excision des filles comme pratiques d'initiation », le caractère obligatoire de la circoncision chez les égyptiens « …au moins pour ceux qui voulaient s’élever au-dessus de la foule servile… on ne pouvait être admis à aucune charge ni recevoir aucun enseignement sans en porter le sceau… ». Et raconte que « … Pythagore dans la force de l’âge dû la subir comme épreuve préalable d’initiation aux mystères d’Isis… ».

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.5/5   (10 votes)




Réagissez à l'article

41 réactions à cet article    


  • Docteur Faustroll Séraphin 14 septembre 10:41

    Intéressant.

    Freud s’est pourtant attiré beaucoup d’ennuis en publiant « l’homme Moïse et la religion monothéiste ».


    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:24

      @Séraphin
       Oui, Le peuple juif venait d’Egypte. Pour une athée, on peut dire qu’il s’intéressait malgré tout beaucoup à la religion...Personne ne peu maintenant contester que Freud fut inspiré par la Cabale. Ce qui est haut est comme ce qui est en bas. Traduit par : ce qui est dans l’inconscient émergera dans le conscient ou le réel. par le miracle du verbe. Thoth et son Babouin. BABIL, BABYLONE. La Cite qui ne parlait qu’une seule langue, punie par son hubris mono linguiste et éparpillée parmi les nations... Moi Dieu seul parle d’une seule langue : celle du coeur. Vous c’est la brique. Une brique à la place du coeur..qui ne connaît l’expression. La brique, c’est le ventre. Ventre affamé n’a point d’oreille...


    • JPCiron JPCiron 14 septembre 23:00

      @Séraphin

      Intéressant >
      C’est ce que je voulais aussi dire.

      De mes lectures, il me semble me souvenir que les invasions des Assyriens, puis celles des Babyloniens ont conduit nombre d’habitants de Canaan à fuir vers l’accueillante Egypte. Les Israélites de d’Eléphantine en feraient partie.

      Il convient en effet de parler d’Israélites, et non de Juifs, car les croyances des Israélites n’ont commencé à ressembler au Judaïsme que vers le III s. Et encore... car la croyance en l’Au-delà n’a vraiment commencé à prendre racine qu’au Ier siècle de notre ère.

      Nos Israélites d’Éléphantine étaient déjà polythéistes en arrivant. Ils ont adopté le grand dieu Khnoum (eaux / potier) en même temps que d’autres. Cependant, comme il est dit, ils continuaient à égorger l’agneau... ce qui était insupportable pour les indigènes ’’de souche’’, comme il est expliqué dans l’article. C’est pourquoi je dirais qu’ils se sont un peu adaptés, mais non intégrés.

      Après que les Israélites de Babylone aient été libérés par le Roi Perse, les Israélites d’Elephantine auraient demandé au roi de Juda d’alors d’intercéder pour eux auprès du roi Perse afin qu’eux aussi, à Elephantine, puissent librement pratiquer leur religion. Or, ce devait être aussi l’époque où tant les politiques que les prêtres de Juda étaient en train de rédiger les versets de la découverte du Livre de Moïse dans le Temple de Jérusalem... ce qui devait leur permettre la centralisation en un seul lieu du culte de YHWH. Avec à la clef la centralisation politique qui allait avec... une revanche sur ceux du Nord...
      Pour ceux de Juda, je demande d’Elephantine était donc irrecevable.

      Et il semble que l’histoire s’est finalement très mal terminée à Elephantine !

      .


    • L'apostilleur L’apostilleur 15 septembre 09:51

      @JPCiron

      « ...C’est pourquoi je dirais qu’ils se sont un peu adaptés, mais non intégrés... »

      Si l’on considère les apports de la culture égyptienne (mariages, cultes, littérature de sagesse... voir notamment Trömer pour s’en convaincre ) leur perméabilité les rapprochait inéluctablement. C’est après avec le Talmud que les juifs se sont isolés jusqu’à Napoléon. 

      https://onenpensequoi.over-blog.com/2020/04/la-civilisation-l-education-ou-la-morale-judeo-chretienne-de-pieux-poncifs-infondes.une-histoire-autant-juive-que-chretienne-1/3.htm 


    • JPCiron JPCiron 15 septembre 13:36

      @L’apostilleur

      Quand je dis ’’ils’’, je parle de ceux d’Elephantine.
      Leur fin particulière est sans doute liée à une rigidité particulière sur le rituel de l’agneau, alors que le grand dieu égyptien Khnoum était représenté par un bélier.

      Pour ce qui est des Cananéens de toutes confessions, ils ont commencé à converger sur l’Egypte déjà à l’époque des grands travaux hydrauliques. Et ils s’établirent aussi plus tard en nombre dans le Delta. Les Egyptiens les laissaient même élever des temples ici ou là, dédié à telle déesse ou tel dieu non Egyptien.
      Mais la plupart se sont surement fondu dans l’Egypte et ses croyances é traditions., 

      Il en a sûrement été de même pour les prisonniers, utilisés ici ou là comme serviteurs, adoptant des noms égyptiens pour la plupart dès la seconde génération...

      Les Egyptiens avaient aussi des ’’écoles’’ où les roitelets de l’Est envoyaient leurs enfants... qui ne sont sans doute pour la plupart jamais retournés au bled.


    • L'apostilleur L’apostilleur 15 septembre 18:37

      @JPCiron
      « ...Pour ce qui est des Cananéens de toutes confessions, ils ont commencé à converger sur l’Egypte déjà à l’époque des grands travaux hydrauliques... »

      Vous avez probablement raison, l’histoire juive nous parle de la sortie d’Égypte mais pas de l’entrée.
      T. Römer révèle une texte Égyptien qui parle de tous ces peuples misérables qui cherchent à entrer en Egypte pour améliorer leur sort.


    • JPCiron JPCiron 15 septembre 21:34

      @L’apostilleur

      l’histoire juive nous parle de la sortie d’Égypte mais pas de l’entrée.>

      L’hypothèse selon laquelle cette fort improbable « sortie d’Egypte » n’est qu’une construction théologique a ma préférence. En effet, il y a des raisons raisonnables que l’on peut trouver pour expliquer cette construction. C’est une hypothèse que j’ai exposé ici :
      https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/l-enigme-des-hebreux-d-ou-viennent-225205
      .
      Un peu plus tard, en approfondissant, il m’apparaît que le mix de population en Canaan a été mis sans dessus-dessous à partir du remplacement de la population de Samarie par des tribus Arabes par les Assyriens... puis parla population en Juda qui devient encore très diversifiée en termes d’origines, mais avec majorité Arabe et Edomite. Ce qui pour moi renforce l’intuition initiale.
      .
      Pour remettre ensemble (religieux + politique)tous ces éléments disparates de population après les désastres des invasions Assyriennes et Babyloniennes, il fallait un Grand Dieu qu soit plus fort que tous les Dieux des puissances environnantes, y compris l’Egypte qui vint à tuer Josias. 
      Or, ce nouveau dieu Arabe, YHWH, sans doute déjà présent en Juda et en concurrence avec Baal et son clan, était « sans états de service » en Juda. >>> d’où la nécessité d’exploits extraordinaires >>> nous avons donc la sortie d’Egypte comme construction théologique. C’est ce que je raconte ici :
       https://www.agoravox.fr/culture-loisirs/etonnant/article/la-bible-masque-les-traits-arabes-227344
      .
      En outre les dates de fin de rédaction effective de la plupart des textes de l’Ancien Testament (qui sont très récentes) collent aussi parfaitement avec ces hypothèses...


    • L'apostilleur L’apostilleur 15 septembre 23:34

      @JPCiron

      Vos réflexions sont très intéressantes et montrent l’ampleur de ce qui reste à établir.

      En vous lisant je repensais à la thèse d’Henri Atlan selon laquelle le judaïsme n’était pas une religion avant Maïmonide. A l’appui de ses dire il rappelle que le mot dieu n’existe pas en Hébreu. 


    • Laconique Laconique 14 septembre 10:44

      « Ils sont remplis des superstitions de l’Orient, ils exercent la divination comme les Philistins, ils applaudissent aux pratiques étrangères.
      Le pays est rempli de faux dieux : les gens se prosternent devant l’ouvrage de leurs mains, devant ce que leurs doigts ont fabriqué.
      L’être humain sera humilié, l’homme sera abaissé, tu ne saurais lui pardonner. »

      Isaïe 2, 6-9


      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:30

        @Laconique Oui, c’est ce que l’on reprochait aussi à la tribu de Dan. Samson qui aima Dalila la philistine. Mais trahi, il écarta les colonnes du 11 septembre, je voulais dire du TEMPLE.  Vainqueur mais vaincu par les briques..


      • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 14 septembre 10:46

        Le Cep n°56. 3ème trimestre 2011 : Lire La plus ancienne tablette sur le déluge.

        http://le-cep.org/archive/CEP_56.pdf

         

        Un des arguments-clés de l’exégèse « critique  » concerne le
        récit mosaïque du Déluge. Il leur faut prouver qu’il ne s’agit pas d’un
        événement historique mais d’un conte oriental. Comme les Hébreux furent
        déportés à Babylone, la thèse couramment admise consiste à dire que l’auteur
        tardif de ce passage de la Bible s’est inspiré d’un récit babylonien figurant
        dans les tablettes de l’Épopée de Gilgamesh, datée au plus de 1800 avant
        Jésus-Christ. Or un assyriologue allemand attaché à l’Université de
        Pennsylvanie, Herman Hilprecht, découvrit sur le site de Nippur une tablette
        dont le déchiffrement fut achevé en 1909. Cette tablette (CBM 13532) est
        beaucoup plus ancienne que la plus ancienne date possible pour l’Épopée de
        Gilgamesh. Or son récit est rigoureusement conforme à celui de la Bible. Il
        en résulte que la Bible n’a pas copié le « mythe » babylonien ; ce serait plutôt
        l’inverse, ce qui explique les déformations et les invraisemblances de
        l’Épopée. Ne pouvant réfuter Hilprecht, ses confrères organisèrent une cabale
        contre lui, l’incitèrent à quitter Philadelphie et, depuis 1912, cette tablette
        dérangeante dort dans les collections de l’Université.


        • Rinbeau Rinbeau 14 septembre 20:53

          @Daniel PIGNARD

          Problème, on ne date que très difficilement l’argile !
          Les probabilités d’erreurs sont supérieures aux probabilités d’exactitudes !
          Même le Carbonne 14 qu’on vantait comme infaillible à ses débuts a subit des revers plus que décevant ! 


        • Rinbeau Rinbeau 14 septembre 20:56

          @Rinbeau

          Les archéologues intègres sont perdus car ils ne peuvent se fier ni aux écritures historiques, ni aux méthodes de datations !


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 15 septembre 09:33

          @Rinbeau
          Les archéologues intègres doivent impérativement faire confiance aux écritures bibliques (bien traduites) qui n’ont jamais pu être mises en défaut à l’erreur de traduction des chiffres près.


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 15 septembre 09:38

          @Rinbeau

          Voici les erreurs les plus visibles des archéologues :

          https://www.agoravox.fr/commentaire6151491

          https://www.agoravox.fr/commentaire6151496


        • L'apostilleur L’apostilleur 15 septembre 18:56

          @Daniel PIGNARD
          « ...Les archéologues intègres doivent impérativement faire confiance aux écritures bibliques (bien traduites) qui n’ont jamais pu être mises en défaut ... »

          Hélas non , loin s’en faut.
          https://onenpensequoi.over-blog.com/2018/04/la-legitimite-historique-de-benyamin-netanyahou-a-propos-de-la-terre-d-israel-revisitee-par-les-archeologues-israeliens-notamment.ht


        • L'apostilleur L’apostilleur 15 septembre 19:21

          @Daniel PIGNARD
          « ...Or un assyriologue allemand attaché à l’Université de
          Pennsylvanie, Herman Hilprecht, découvrit sur le site de Nippur une tablette
          dont le déchiffrement fut achevé en 1909. Cette tablette (CBM 13532) est
          beaucoup plus ancienne .
          .. »

          Cette tablette mériterait d’être commentée autrement qu’avec des opinions. Vous trouverez facilement des archéologues pour l’analyser si vous leur confiez. La laisser volontairement cachée sert les intérêts de ceux qui préfèrent entretenir le doute ou qui craignent son contenu. 


        • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 17 septembre 09:58

          @L’apostilleur

          Il ne vous vient pas à l’idée que la démarche scientifique des experts puisse être mise en cause alors qu’ils sont à 3000 ans de ces évènements, tandis que la bible a été écrite par des témoins de ces évènements.


        • L'apostilleur L’apostilleur 17 septembre 11:27

          @Daniel PIGNARD

          Si bien sûr.
          Le doute étant consubstantiel de la foi...


        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 10:48

          Ah, enfin un sujet intéressant pour le jour anniversaire de Dante (Diantre : 700 ans,..). Mythe Errant et l’île Eléphantine : Johan Dreue : Axes majeurs et portails temporels...La rose,... oui, mais quelle rose.... ???? 


          • Docteur Faustroll Séraphin 14 septembre 10:54

            @Mélusine ou la Robe de Saphir.

            ça veut dire quoi : « Mitterrand élit l’éléphant Tine ? » il y avait un vieux copain de Maurois qui s’appelait Tine ?


          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 10:50

            THOTH en UN. Ou l’infini dans l’unité. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas...


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 10:57

              Et tous de crier à l’outrage parce que Mythe errant connu de nombreuses femmes. Rappelons-nous Charlemagne dont peut-être nous descendons pour la plupart en Occident qui commis l’inceste sans que cela gêna personne..17 enfants de l’inceste. Mazette...



                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:13

                  Thoth : Dieu du verbe. Freud : mon unique Dieu est le verbe...


                  • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:32

                    Moïse marié à une KOUSHITE... On garde toujours un lien avec ses origines..


                    • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:33

                      je sais, j’aime assez brouiller cartes concernant l’énigmatique Mythe Errant..


                      • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:49

                        Avez-vous remarqué que dans la religions tout va toujours par deux. les dents de léléphants, les cornes de Moîse. Les colonnes de Samson... Le signe des gémeaux ou jumeaux, n’est-il pas celui des jumeaux (est-on un jumeau-bizarre, une jumelle un besson, une bessone). Question d’y voir clair. Effectivement il faux deux yeux pour percevoir la perspectives. La vue d’une oeil étant légèrement différente de l’autre. Comme un jumeau sera toujours à droite ou à gauche de l’autre. Pour voir en trois dimensions, il faut passer par la vision de deux (sexes) euh, je voulais dire deux couleurs différentes (bleu et rouge°. Ce n’est pas le en même temps de Macaron, mais d’un point de vue et ET de l’autre. Vous ne saisissez pas la nuance. Cherchez bien...


                        • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 11:51

                          Le signe des gémeaux étant bien sûr celui de mercure (tiens re vla ThOth HERMES) et du langage, de la correspondance. Mais plus au stade Babil... 


                          • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 12:06

                            Les comptines sont pleines de bon sens : y qu’un ch’veux sur la tête à Matthieu : https://www.dailymotion.com/video/x2koeye


                            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 12:09

                              Et bien sûr comme peu le savent. Polnareff était d’ORigine juive. Lui est ses fameuses lunettes (petite lunes). 


                              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 12:10

                                je m’excuse,est ... Voilà que je l’enterre..


                                • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 14 septembre 12:40

                                  Et pourtant, le message de la Pentecôte est clair. Le Saint-Esprit de déposer une flamme sur la tête de 12 apôtres (comme les douze signes du zodiaque...). Les douze mois de l’année. Je suis un, vous serez 12... 


                                  • pierrot pierrot 14 septembre 19:31

                                    L’homme a créé dieu et les dieux à leur image puisque aucun dieu n’existe.

                                    La classe des prêtres s’inspirent des civilisations environnantes.

                                    Donc pour la religion juive, anciennement polythéiste, a pris des emprunts chez les Babyloniens, les Egyptiens et d’autres.


                                    • cyrus cyrus 14 septembre 19:47

                                      @pierrot

                                      Encore en plein negationisme complotiste ....
                                      decevant mon pauvre pierrot , tu voit des complot partout ...


                                    • cyrus cyrus 14 septembre 19:47

                                      @pierrot

                                      <rire moqueur>


                                    • cyrus cyrus 14 septembre 20:04

                                      melusine 14/24 peut mieux faire , a tendance a se relacher ces temps ci smiley


                                      • Laconique Laconique 15 septembre 12:22

                                        «  Avec leurs découvertes, à pas lents mais sûrs, les archéologues nourrissent toujours d’explications le syncrétisme judaïque. »

                                        Tout le propos de l’article est dans cette phrase. C’est toujours la même chose, le même rêve : ramener la singularité de la révélation hébraïque, inacceptable, au niveau des autres grands peuples, des autres grandes civilisations, au moyen de l’archéologie. En un mot, supprimer cette singularité hébraïque, qui donne de l’urticaire à tant de monde dès qu’on l’évoque. JP Ciron a écrit des dizaines de très bons articles pour servir ce noble dessein. Le problème c’est qu’il reste toujours quelque chose de spécifique, d’unique, après tous ces brassages culturels. Bien sûr qu’Israël a échangé avec ses voisins, et a subi des influences. Mais précisément, une fois que ces influences sont intégrées dans la révélation hébraïque elles changent de sens. Les mots peuvent être les mêmes, le sens est différent, c’est de l’intertextualité de base, notion inconnue semble-t-il de nos jours. Le signifiant se nourrit toujours du contexte, en l’occurrence tout le reste de la révélation, et le sens prend une autre dimension une fois intégré dans la Parole de Dieu. Mais ça c’est inacceptable, car cela implique de réfléchir pour de bon à ce que signifient ces textes, et là c’est vraiment trop en demander.



                                        • L'apostilleur L’apostilleur 15 septembre 17:32

                                          « ...En un mot, supprimer cette singularité hébraïque... » 


                                          Cette curiosité contemporaine satisfaite par les sources historiques qui nous instruisent sur les origines des monothéismes est une nécessité.

                                          Souvent nos amis juifs enracinés dans leur conviction biblique un peu étroite qui rappelle celle des musulmans avec leur coran, essaient de tordre la réalité pour la plier jusqu’à leurs revendications territoriales. 

                                          Près de la moitié des israéliens juifs ne sont plus croyants, parmi eux d’éminents archéologues nous disent la vérité.


                                          • Laconique Laconique 15 septembre 18:29

                                            Le littéralisme dont vous parlez est une déviation déjà dénoncée par les prophètes.
                                            La démarche historico-critique est intéressante, mais elle est contre-productive dans sa prétention à épuiser la « vérité » (c’est vous qui employez le mot). Alors c’est bloc contre bloc contre les fondamentalistes. Ce n’est pas parce qu’un texte sapientiel est issu de la sagesse égyptienne qu’il est disqualifié en tant que parole de Dieu. Le monde fourmille de fondamentalistes d’un côté, d’archéologues positivistes de l’autre. Deux visions obtues et fermées de la vérité. Il me semble que ces textes ont quand même un peu plus à nous dire.


                                          • Les autodafés de livres,

                                            Sur Internet les autodafés des commentaires .

                                            En fait si le livre « la planète des singes » (pierre boule) induit cette phrase d’Aristote ; L’homme diffère des autres animaux en ce qu’il est plus apte à l’imitation .

                                            Il est vrai que les suprémacistes blancs ( Notamment Européen...mais pas que.) ont toujours tués les autres hommes plus par handicape intellectuel que par réaction de survie . ( Sacrifice et mécanisme victimaire )

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON



Publicité



Les thématiques de l'article


Palmarès



Publicité