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Accueil du site > Tribune Libre > Les psychiatres derrière le drame de Laetitia

Les psychiatres derrière le drame de Laetitia

Dysfonctionnements ? Certainement. Mais les dysfonctionnements ne sont pas ou l'on croit. Ils ne sont ni dans l'exécutif, ni dans le judiciaire. Ou plutôt, ils sont dans l'inaptitude du judiciaire et de l'exécutif à analyser le problème de la récidive.

Car la récidive, la plupart du temps n'en n'est pas véritablement une. Les criminels récidivistes sont souvent dans un engrenage qui fait qu'ils passent de petits délits à des crimes odieux.
 
On peut se poser la question de savoir s'il faut les relâcher, mais bien-sûr, il n'y a aucun moyen de savoir s'ils vont récidiver, voire empirer dans l'échelle du crime.
 
La "solution" qu'on a plusieurs fois promue à l'attention de l'exécutif et du judiciaire, c'est le dépistage psychiatrique. En France, les méthodes nord américaines de dépistage psychiatrique ont fait leur apparition. Le système est basé sur des statistiques. Le condamné est noté sur une échelle de la récidive. Une mauvaise note et vous êtes un récidiviste. Une bonne note et vous n'en êtes pas un. Qu'est-ce qui fait votre note : eh bien par exemple si vous avez quitté vos parents avant 16 ans on vous ajoute 2 points (en fait 5, car si ce n'est pas le cas vous en perdez 3) sur une échelle de 0 à 40. A plus de 30, vous êtes un psychopathe récidiviste… Moi, jeune et précoce ayant quitté le domicile familial à 15 ans et demi, j'ai déjà perdu 5 points, ce qui me rapproche déjà un peu de la psychopathie…
 
Un apôtre de la méthode, Alexandre Barrata, psychiatre en en hôpital psychiatrique à Sarreguemines, en Moselle, défend la méthode en déclarant  : "Aujourd'hui, les experts se basent sur ce que le détenu leur raconte. Ils se fient à leur intuition. Aussi y a-t-il souvent des contradictions entre les différents rapports d'expertise sur une même personne." Il a raison sur ce point. Quiconque a déjà suivi une affaire judiciaire dans laquelle interviennent des experts psychiatres sait qu'il peut y avoir des divergences diamétralement opposées d'un rapport à l'autre. La psychiatrie n'ayant rien de scientifique, c'est selon l'opinion du psychiatre. Mais est-ce pour autant qu'une méthode d'évaluation systématique basée sur des critères absolument arbitraires doit être utilisée ? Certainement non. Le systématique n'est absolument la garantie de fiabilité recherchée.
 
Mais avant même de se poser la question du dépistage et de l'évaluation de dangerosité, on devrait se poser la question de la cause. Et de l'aptitude de la psychiatrie à faire quelque chose pour améliorer le criminel, et l'aider à se réformer.
 
Or, il est plutôt effrayant de se pencher sur les cas de meurtres gratuits, et de découvrir les véritables résultats de la psychiatrie en la matière. 
 
Danièle Mercier, bénévole en prison depuis 10 ans qui vient de sortir le livre "On tourne en Rond", déclarait récemment : "La prison est le cache-misère d'un certain nombre d'échecs : de la famille, de l'école, de l'intégration. Elle montre aussi l'incapacité du système psychiatrique à soigner des malades mentaux."
 
Si nous prenons le cas de Tony Meilhon, qui a fait tant de bruit et a créé de tels conflits à l'échelle nationale récemment, on découvre dans le rapport de l'Inspection des services pénitentiaires les petites lignes suivantes : "il a été suivi par un infirmier psychiatre d'octobre 2003 à la mi-2005", "Il voit un psychiatre depuis 2006. Nous pensons que ce dernier suivi explique pour beaucoup la très notable évolution positive dans son comportement au cours de ces derniers mois"
 
Tony Meilhon n'avait jamais commis de crimes comparables à celui qui couta la vie à la jeune Laetitia auparavant. Il y a quelques mois, j'avais dressé la liste de tous les crimes gratuits et horribles des dernières années (je vous conseille de la consulter ici), pour montrer que chacun des criminels concernés sortait d'un traitement psychiatrique. Je pourrais continuer chaque mois à augmenter cette liste, tant cela se confirme pratiquement à chaque fois. On sait aujourd'hui que les traitements par neuroleptiques détruisent la raison des patients, ont des effets de déclenchement de comportements violents, favorisent le passage à l'acte.
 
Le cas de Tony Meilhon semble confirmer une nouvelle fois ce point. Ce n'est qu'après son passage par la psychiatrie qu'il devient fou et capable de commettre de telles atrocités.
 
Les conflits entre les magistrats et le gouvernement n'auraient aucun lieu d'être, si on isolait réellement la source de la récidive, la source de l'escalade criminelle, la source de la création de malades mentaux capables de commettre les crimes les plus atroces sans raison objective.
 
Les juges eux-mêmes devraient se poser des questions quand ils voient l'un d'entre eux mettre fin à ses jours comme l'a fait Philippe Tran Van en septembre dernier. Différents articles (comme ici) racontaient que pour sa famille, "dans les 6 mois précédant son suicide, il avait changé". Or c'est justement 6 mois avant son suicide qu'il a commencé à être suivi psychiatriquement et à prendre des antidépresseurs. Et un mois avant son passage à l'acte, il avait été interné une semaine en hôpital psychiatrique.
 
Il est donc nécessaire de se poser une bonne fois pour toute la question de la dangerosité de la psychiatrie, et d'inclure comme premier critère de dépistage de la dangerosité psychiatrique le fait que le détenu ait été ou non suivi par un psychiatre. Si c'est oui, je lui rajoute 30 points d'office…

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44 réactions à cet article    


  • colza 21 février 2011 10:14

    Je vous cite : « Tony Meilhon n’avait jamais commis de crimes comparables à celui qui couta la vie à la jeune Laetitia auparavant. »
    Je vous rappelle que Tony Meilhon est présumé avoir commis ce crime.


    • Roseau Roseau 21 février 2011 12:17

      Vous avez tout à fait raison de le préciser. Désolé si ma formulation laissait croire le contraire.


    • FRK44 FRK44 21 février 2011 10:23

      On ne peut pas tirer de conclusions avec si peu d’éléments !

      Ce n’est pas à partir de cas isolés et extrêmes qu’il faut conclure à une remise en cause des soins du psychisme.
      Car pour ces quelques cas cités, combien d’autres ( 100 ?, 1 000 ?, 10 000 ? ... ) auront été correctement pris en charge et sortis de leur psychose.

      Ce n’est certes pas une science exacte, mais tout ce qui touche à l’humain ne peut être une science exacte.


      • mario 5 mars 2011 14:46

        Comment pouvez vous croire ou nous faire croire qu’une thérapie qui transforme une personne sans passé judiciaire en criminel sanguinaire et suicidaire soit ,même une seule fois, bénéfique pour qui que ce soit ?

        Ou alors celà voudrait dire que ces thérapies sont une grande loterie.Avec un peu de malchance vous etes transformés en super criminel ,sinon vous étes seulement drogués avec toutes les conséquences que celà incombes:addictions,effets secondaires destructifs.

        Il n’y a pas de patient pris correctement en charge qui sortent de leur psychose , pour reprendre votre phrase.
        Il n’existe pas de chiffre ni de statistique relevé par un organisme indépendant en ce qui concerne les récidives,les rechutes,les suicides suite aux traitements psychiatrique,les guérisons,le cout financier pour la société,le cout en vie humaine ;RIEN.

        Tout ce que nous avons ce sont les affirmations prétentieuses de la psychiatrie qui clame ses bons résultats sans jamais montrer aucun chiffre réel à l’appuit..






      • Walid Haïdar 21 février 2011 10:57

        Article qui aborde un sujet intéressant mais qui manque tout de même de références étayant son propos.


        Vous donnez votre avis en somme, et bien que je n’y sois pas hostile à priori, j’ai plus l’impression d’un article qui ne saurait convaincre qui que ce soit qui ne soit déjà de votre avis.

        Ce que vous dites me parle, parce que je suis moi-même sorti d’un épisode psychotique en deux temps :

        d’abord j’ai pris du Zyprexa combiné à effexor : effet direct, énorme soulagement. Je devais suivre le traitement sur une durée indéterminée, probablement à vie.
        Bien que l’effet fut radical, j’ai toujours été très cartésien, et c’est cette « foi en la raison » qui m’a sauvée plus que les médicaments.

        D’une part parce que s’il n’y avait eu QUE les médicaments et le psy, sans faire preuve d’un esprit critique acharné, j’aurais replongé dans la folie dès l’arrêt du traitement, donc j’aurais été condamné à un traitement lourd à vie. D’autre part parce que cet esprit critique savait que la magie n’existe pas.

        Autrement dit, que la fulgurence avec laquelle agissaient les médicaments sur des symptômes aussi lourds et profond, avait probablement une contre-partie. C’est pourquoi peu de temps après avoir commencé le traitement, et retrouvé un peu de confiance et de stabilité, je l’ai stoppé contre l’avis des médecins et de ma famille, et cessé de voir le psychiatre.

        Cette période a été très difficile. Le combat seconde par seconde contre la psychose a repris, même si le recul que j’avais pris durant la période du traitement m’a aidé à l’atténuer. J’ai souffert pendant près de 3 ans pour vaincre le mal qui me rongeait, mais je l’ai fait par une analyse rigoureuse, et un acharnement à comprendre la nature de ce mal, ses causes, et à pratiquer tout ce qui me permettait de m’en extraire, pour me reconstruire une vie plus saine, et toujours en m’imprégnant de l’amour de la vérité : un amour authentique et profond, une véritable foi en la vertu de repousser ce qui ne peut être vrai. Je sais que ces propos en feront rire certains, qui s’arrêteront à leur superficie.

        Et avec le recul de cette expérience, ce qu’elle m’a appris et ce qu’elle a forgé en moi, je suis intimement convaincu que si j’avais suivi un traitement médicamenteux prolongé, non seulement j’en serais encore dépendant, et dépendant à vie probablement, mais en plus je n’aurais peut-être pas détruit les germes de ce qui me rongeait, ou pas à ce point, et surtout : quels déséquilibres sont-ils provoqués par des pilulles qui font disparaître le mal comme par magie ?

        La tension (et l’attention) portée contre le mal est complètement inhibée par des médicaments qui donnent l’illusion que tout va bien (ou mieux), alors que le chaos est aux portes et guette la brèche. Alors comment savoir si la chimie grossière ne finira pas d’elle-même par fissurer l’architecture fragile de l’esprit qui habite le cerveau, cet inconnu hyper-complexe ? Que cette chimie n’affaiblirait-elle pas sensiblement, insidieusement et profondément, cette architecture ?

        En tous cas, l’enseignement général que j’ai tiré de cet épisode est aussi simple qu’implacable : sans amour il n’est rien, sans raison il ne subsiste rien.

        • Fergus Fergus 21 février 2011 11:07

          Bonjour, Roseau.

          Votre conclusion est pour le moins audacieuse, mais en partie fondée, malheureusement. Sur la psychopathie, j’ai produit aujourd’hui même un article (Qui suis-je ?) qui peut être éclairant sur les personnes qui nous entourent, et parfois à des niveaux de responsabilité inattendus.

          Deux remarques importantes :

          1) Seuls 1,5 à 2 % des criminels (assassins, meurtriers et violeurs) récidivent. Les risques pour la société sont donc, pour une large majorité, parmi les gens qui n’ont pas encore été condamnés.

          2) Le Canard Enchaîné de mercredi dernier racontait l’histoire d’un délinquant sexuel libéré de prison à la fin de sa peine et parfaitement suivi par un conseiller d’insertion et de probation, d’une part, et un psychiatre dans le cadre d’une obligation de soins, d’autre part. Le conseiller est tombé des nues lorsque les gendarmes sont venus lui dire que l’individu avait été arrêté et venait de reconnaître une vingtaines de nouvelles agressions commises durant sa période de prise en charge.

          Conclusion : les politiques sont irresponsables lorsqu’ils affirment que la prévention est possible. On ne pourra au mieux qu’améliorer les choses, certainement pas les guérir.


          • Walid Haïdar 21 février 2011 11:40

            Je m’insurge contre votre conclusion !


            On ne pourra jamais guérir ? c’est bien votre conclusion ? on ne pourra pas prévenir ? (vous écrivez textuellement « les politiques sont irresponsables lorsqu’ils affirment que la prévention est possible »).

            C’est vous qui êtes irresponsable sur ce coup non ?

            Il FAUT prévenir justement parce que guérir est difficile. Et il FAUT se battre pour guérir les gens parce que justement c’est difficile !

            Il FAUT remettre en question les méthodes en vigueur parce qu’elle ne sont pas satisfaisantes. J’ai pas dis tout jeter par la fenêtre, mais remettre en question.

            Enfin il faudra un jour que les tortionnaires avides de vengeance, aussi demeurés que le pauvre peuple qui venait voir pendre les boucs-émissaires des puissants, tous ceux (c’est à dire à peu près 99% de la population) qui croient en la nécessité des prisons, voire à leur vertu, nous expliquent comment ils veulent que les gens qu’on enferme entre fauteurs de troubles ressortent plus sages. Il faut expliquer cela.

            Pour l’instant, la prison, à parler de façon rationnelle, ce n’est rien d’autre qu’un cache misère qui gerbe tous les jours des gens en moyenne pires que ceux qui sont rentrés. C’est à dire que pour calmer les gens de leur peur des délinquants, on construit des usines à fabriquer pire.

            Là où les gouvernants sont irresponsables, et le peuple avec eux, c’est quand ils croient ou se font croire que les prisons sont nécessaires, que la punition est nécessaire.

            NON. La punition est sans objet. Elle est stupide. La société aura le mal qu’elle mérite tant qu’elle continuera à faire le mal et à refuser son amour à ceux qui ont fait une erreur, quelle qu’elle soit. Donne ta haine, tu le reprendra dans la gueule. Donne ton amour, c’est bien plus difficile, mais c’est la seule issue. 

            Les délinquants, il faut les aider, pas les punir, même si l’aide imposera clairement des contraintes. Mais la prévention Fergus, la vraie, c’est le partage de la prévention de l’accaparement des richesses, au premier rang desquels la connaissance.

          • Fergus Fergus 21 février 2011 13:25

            Bonjour, Walid.

            Je comprends votre position, mais que proposez-vous pour mettre sur pied une prévention suffisamment efficace pour faire chuter, ne serait-ce que de moitié la criminalité ?

            On a beau tourner le problème dans tous les sens, aucune mesure n’est réellement efficace, sauf à ressortir la guillotine ou à envoyer à l’Ile du Diable tous ceux qui auront commis un acte violent, même mineur, ou une agression sexuelle, même mineure, sur autrui. Pas très réaliste, non ?

            Et vous n’éliminerez pour autant la forte proportion de criminels qui passe (et continuera de passer) à l’acte sans avoir jamais été condamné pour un acte violent auparavant.

            Mais peut-être êtes-vous, comme Sarkozy, partisan d’un dépistage très précoce, à l’école par exemple ? Auquel cas, moi qui n’ai jamais connu le moindre problème avec la justice, j’aurais dû être dès ma petite enfance marqué au fer rouge pour trois raisons :
            1) A la maternelle, j’avais déshabillé une petite fille
            2) En primaire, j’ai envoyé au sol un directeur d’école qui m’avait puni pour une faute imaginaire
            3) Durant ma scolarité (j’ai terminé en seconde), j’ai connu 9 établissements différents, publics et privés, pour cause d’indiscipline persistante.

            A l’inverse, nombre de pervers dangereux ne se découvrent qu’à l’âge adulte et agissent le plus souvent sans que le moindre signal ait jamais été tiré les concernant. Et cela pour une raison simple : ces gens-là sont très souvent des as de la dissimulation, et seul un examen psychiatrique très poussé pourrait éventuellement permettre de révèler leur vrai caractère. Et encore, cela n’est même pas sûr, les psys le reconnaissent eux-mêmes !


          • Fergus Fergus 21 février 2011 11:08

            Rectification du 1) : ... parmi les gens qui n’ont pas encore été condamnés ou qui l’ont été pour des faits mineurs sans rapport avec la criminalité.


            • Walid Haïdar 21 février 2011 11:25

              J’ajoute ceci :


              mon sentiment (et je dis bien qu’il s’agit d’un sentiment, non d’une analyse rigoureuse) au sujet des thérapies en vigueur globalement, pour traiter les psychoses, est le suivant :

              - le fait d’être enfermé avec d’autres « fous », soignés par des personnels « sains », et aussi grande soit la bonté de ces derniers (dans mon cas ils furent parfaits), pose un clivage qui est en lui-même un obstacle à la reconquête de la « normalité ». Ceci est surtout vrai je pense, dans le cas de ceux qui sont internés depuis plus longtemps, ou qui sont moins jeunes. J’ai eu le réflexe, en ce qui me concerne, de refuser la fatalité de devenir comme ceux qui m’entouraient, qui n’étaient pas toujours jolis à voir.
              - le fait d’être pris en charge quasiment comme un enfant, est rassurant, mais contrarie la nécessité de reconquête vitale : de reconquête de cet élan vital qui permet de garder un certain équilibre plutôt qu’un équilibre incertain.
              - le fait de suivre une PROCÉDURE, ou une routine. C’est le fond je crois, du problème. La procédure est si courante dans nos vie que nous oublions à quel point elle est mortifère. Certes, les procédures sont bien pratiques, mais prenons soin de bien les cantonner, parce qu’il n’y a rien de plus triste, rien de plus mort, qu’une procédure, rien de moins vivant. On ne suit pas une procédure lorsqu’on veut passer un bon moment, au contraire, tout le plaisir est dans la liberté ! Or l’interné est plongé dans une procédure, retiré en cela de la vie, celle qui tourbillonne loin des procédures et des routines, celle qui est faite de CHAOS !

              Autrement dit, je pense que les malades ont besoin de n’être pas retirés du chaos de façon trop radicale, pour se défaire de leur excès de chaos. La régularité de la vie est emprunte de chaos. La vie sans chaos n’existe pas, et la mort est bien plus paisible que la vie, la paix relative est vitale, la paix absolue c’est la mort : il se trouve que l’endroit qui me rappelle le plus l’atmosphère de l’hôpital psychiatrique, ce sont les cimetières !

              Bref, tout cela manque de chaleur vitale...

              • frugeky 21 février 2011 20:27

                Infirmier en secteur psychiatrique, j’ai grandement apprécié tous vos commentaires et vous félicite de plus pour avoir su vous sortir du médicament.
                Nous faisons souvent, pas toujours, tout ce que nous pouvons pour ramener cet élan vital. C’est difficile et la lourdeur de l’institution ne nous facilite pas toujours le travail.
                Quant au chaos, il est largement présent dans le service mais, puisque vous parlez plus haut de retour à la raison, nous nous devons d’en limiter la portée chez des personnes qui sont elles mêmes déstructurées.
                Sans doute qu’on ne devrait faire de la psychiatrie qu’en liberté mais les moyens qui lui sont accordé de nos jours ne favorise pas de telle vue.
                Salutations.


              • paul 21 février 2011 11:40

                Cet article comme les précédents de l’auteur, fait le procès de la psychiatrie en prison en citant des cas dramatiques de récidive après des traitements par ces professionnels .
                C’est un conflit personnel à régler avec eux ?
                Que signifie la solution « isoler la source de le récidive » ? c’est bien vague tout ça .

                Une enquête en 1997 a évalué à environ 25 % la part de la population carcérale présentant des
                troubles psychologiques ou psychiatriques .Face à ce constat, il y a :
                Un contexte social de plus en plus dur, une politique de plus en plus répressive, l’état dégradant
                des prisons, et une institution judiciaire désorganisée : au classement du budget annuel, la France se situe au 37 ème rang sur 43 pays .
                A part ça, ce n’est pas une question de moyens comme le dit ce gouvernement et ses perroquets .

                 http://www.cairn.info/revue-etudes-2005-6-page-751.htm&nbsp ;
                 Dans les humiliantes et indignes prisons françaises | Rue89 


                • Roseau Roseau 21 février 2011 12:21

                  « Une enquête en 1997 a évalué à environ 25 % la part de la population carcérale présentant des troubles psychologiques ou psychiatriques »... Foutaises. Encore faudrait-il définir « troubles psychologiques et psychiatriques ». Avec le DSM (la bible du psychiatre), il serait étonnant qu’il n’y en ait pas 100% !

                  On ne donne pas plus de moyens à des gens dont les résultats sont invariablement négatifs.

                • Claire29 Claire29 21 février 2011 12:04

                  Il ne se passe pas une semaine sans qu’on entende parler d’un crime horrible dont l’auteur a un passé ou un suivi psychiatrique,de quoi se poser des questions sur l’efficacité et sur les effets secondaires de ces traitements.La psychiatrie prétend avoir le monopole de la santé mentale mais ses nombreux échecs sont la preuve criante de son inefficacité et de sa dangerosité. 


                  • frugeky 21 février 2011 20:37

                    Vous connaissez combien d’oncologues qui ont un résultat positif de 100% ?
                    Vu les nombreux échecs dans la guérison des cancers, diriez vous que leur manque de résultats signe « la preuve criante de leur inefficacité et de leur dangerosité » ?
                    Si oui, ce serait stupide.
                    La psychiatrie est une branche de la médecine ardue et les soins à apporter aux malades sont l’affaire de tous.
                    Beaucoup de malades regrettent le regard que la société leur porte, regard qui ne leur est pas porté à l’hôpital.
                    Changez d’abord votre regard, vous ferez beaucoup pour eux.


                  • voxagora voxagora 21 février 2011 12:19

                    Très bon article, Roseau, comme toujours.

                    Mais vous devriez peut-être différencier :
                    écrire « des » psychiatres« plutôt que »les psychiatres« .


                    D’autre part derrière ces faits qui concernent notre société dans toutes ses composantes
                    (judiciaire, politique, policier, médical etc..)
                    il y a cette question, que vous introduisez en évoquant 
                     »l’inaptitude du judiciaire et de l’exécutif à analyser le problème de la récidive« ,
                    et qui est que :
                    il s’agit d’une inaptitude, mais aussi et surtout d’un refus systématique de tout ce qui ressemble de près ou de loin à une ANALYSE quelle qu’elle soit :
                    analyser c’est douter, c’est réfléchir, c’est s’impliquer, c’est être responsable de sa décision.
                    Or l’appareil judiciaire n’a que faire de l’analyse, tout ce que demande l’appareil judiciaire
                    (et donc les hommes et femmes qui y travaillent) c’est de la MATERIALITE.
                    un document falsifié, un faux témoignage, un écrit faisant état d’un dire inventé etc..
                    tout cela c’est du concret, de l’objectivable, du montrable, ET CA FAIT PREUVE.
                    Et c’est là-dessus, et uniquement là-dessus, 
                    et non sur la réflexion, ou l’analyse, ou le questionnement sur la source,
                    que s’appuient décisions et jugements.

                    Si je m’applique à moi-même ce que je vous demande, je devrais écrire DES jugements.
                    Mais dans quelle proportions ? 
                    suffisamment en tout cas pour que la »casse humaine" soit considérable.


                    • voxagora voxagora 21 février 2011 12:22

                      Un oubli :

                      si des psychiatres sont derrière le drame de Laetitia,
                      qui, et quoi, est derrière ces psychiatres ?

                    • Roseau Roseau 21 février 2011 23:41

                      Merci voxagora. Oui j’aurais pu écrire « des psychiatres ». Mais ils sont malheureusement une majorité à tremper dans ce système. Pour ce qui est de la preuve, je n’adhère pas entièrement à ce que vous dites. L’analyse ne peut se faire qu’à partir de preuves à évaluer. Mais deux choses se présentent souvent : le raisonnement est alambiqué parce que les preuves font défaut, ou les preuves sont là mais le raisonnement fait défaut. Et effectivement il y a aussi des choses qui ressemblent à des preuves mais n’en sont pas. Il faut les deux : la preuve, et l’intelligence pour l’analyser. Le rapport d’expert psychiatrique par exemple n’est pas une preuve, c’est une opinion, souvent tirée par les cheveux.


                    • JL JL 21 février 2011 12:25

                      « Je n’aime pas la justice, euh, l’injustice, et je ne laisserai à personne le monopole de la justice » (le candidat Nicolas Sarkozy, en 2007)

                      Je trouve écoeurante l’attitude dudit candidat devenu président, dans l’exploitation de cette affaire.


                      • Krokodilo Krokodilo 21 février 2011 12:50

                        Article lamentable, comme d’habitude, et probablement téléguidé par la Scientologie et sa vieille lutte contre la psychiatrie.


                        • Ann O’Nymous 21 février 2011 13:48

                          J’allais le dire. Son blog fournit des indices dans ce sens.


                        • Didier 67 Didier 67 21 février 2011 20:02

                          La scientologie lutte contre la psychiâtrie ?
                          Et alors, la psychiâtrie ne lutte-t-elle pas contre la scientologie ?
                          De quel droit la psychiâtrie vient-elle attaquer un mouvement religieux ?

                          Horrible prétention du fou qui se croit sage !


                        • Lorelei susy 21 février 2011 22:04

                          Hé bien vous devriez lire l’histoire de cette pseudo et savoir qu’ils sont à l’origine du concept eugénisme...entre autre mais la réalité de cette pseudo est si horrible si peu digne dont la propagande se propage partout dans le monde et qu’un groupe lutte contre eux, je trouve cela plutôt interessant...et pique la curiosité au vif...


                        • bourrak 21 février 2011 14:40

                          @juluch : les juges ne sont pas responsables, ce sont les psy et les jurés qui sont incompétents.
                          Meilhon n’est que la partie émergée de l’iceberg, les pires psychopathes sont ceux qui sont capables d’éviter de se faire prendre. Ils sont moins souvent condamnés que les autres malgré la gravité de leurs actes, qu’il nient toujours, parfois même pris en flagrant délit.


                          • Aspiral Aspiral 21 février 2011 16:57

                            Cela fait près de 20 ans que je crie sur tous les toits que les psychiatres devraient rester dans leurs cabinets de consultation et faire leurs preuves avant de prétendre régir l’ordre social. Sans compter que les juges, eux, sélectionnent les experts en fonction de ce qu’ils veulent entendre dire. Gare à l’expert qui ne dit pas ce qu’on veut entendre. Il n’aura tout simplement plus d’expertise.
                            La psychologie en sait autant sur l’âme humaine que ce que savaient les médecins de Molière sur le corps humain. On peut se demander quel est l’intérêt personnel de ceux qui les ont propulsés au sommet d’un « savoir » sans savoir-faire. La question est politique : que va-t-on faire des victimes de la psychologie, à commencer par tous des jeunes incapables de se socialiser dans aucun travail ?


                            • pigripi pigripi 21 février 2011 20:05

                              Article nul, digne d’un scientologiste qui prétend guérir mieux que les psychiatres et qui se donne le droit d’enfermer des adeptes pour les soustraire à des traitements psychiatriques, quitte à ce que les gens se suicident.


                              Quand on visite un hôpital on constate que les salles d’attente sont pleines de gens malades. De là à dire que la majorité de la population est malade, il y a un pas. Les gens qui vont à l’hôpital sont, par définition, malades.

                              Idem pour les patients des psychiatres. Ce n’est pas le psychiatre qui fait la maladie mais le malade qui va consulter un psychiatre. Alors dire que la psychiatrie rend malade, c’est de la bêtise. Qu’il y ait de grands malades parmi la clientèle d’un psychiatre est une vérité de La Palisse.


                              • Didier 67 Didier 67 21 février 2011 20:22

                                Faisons un grand match alors, une étude scientifique, quoi !

                                Constituons trois groupes de « grands malades »

                                - l’un sera pris en charge par les psychiâtres
                                - l’autre par les scientologues
                                - le dernier par eux-même

                                et revenons régulièrement voir les résultats !

                                Il faut marteler et marteler que la psychiâtrie n’ a rien d’une science !

                                Les psychiâtres sont des apprentis-sorciers, je les connais, je les ai fréquentés de près moi aussi.
                                Certains jouent du piano ; ils sont brillants, utiles et doués, et agissent aussi sur la société.
                                D’autres ont des petits doigts boudinés ; ils reprennent le cabinet de Papa, épousent une infirmière, et ne sont que des dealers qui partent au soleil tous frais payés par les fabricants de drogues.


                              • Krokodilo Krokodilo 21 février 2011 20:57

                                Vous rêvez ! Les scientologues ne veulent pas des adeptes psychotiques, ils veulent des héritiers de caractère faible pour vider leurs comptes en banque !


                              • Roseau Roseau 21 février 2011 23:30

                                « Article nul, digne d’un scientologiste qui prétend guérir mieux que les psychiatres »... J’adore vos arguments inventés dans votre esprit cabotin. 

                                « Alors dire que la psychiatrie rend malade, c’est de la bêtise »... Encore un argument qui tue... chaque jour des centaines de « patients » que la psychiatrie prétend « guérir » à coups de neuroleptiques et d’électrochocs. La psychiatrie rend malade. C’est un fait. D’ailleurs c’est écrit sur les boites de neuroleptiques.Lisez la notice s’il vous en reste encore la force.

                              • Krokodilo Krokodilo 22 février 2011 20:54

                                Décidément, vous êtes incorrigible ; déjà sur d’autres articles on vous a dit que la psychiatrie ne prétendait pas guérir les patients atteints de psychoses. Même si vous y mettez des guillemets, votre mauvaise foi est toujours aussi ahurissante. Le grand mystère, c’est la vingtaine de clics favorables à ce tract anti-psychiatrie. L’autre mystère, c’est qu’Agora vox persiste à passer de telles daubes, au risque de sa réputation et de son avenir. Contester la psychiatrie, ses incertitudes, ses limites voire ses travers, d’accord, mais avec de bons articles, pas la énième attaque de la Sciento qui utilise sans scrupule les drames récents, une charge aussi subtile que celle d’un taureau dans les arènes de Nïmes.


                              • Roseau Roseau 22 février 2011 21:08

                                Le taureau vous salue bien smiley


                              • pigripi pigripi 21 février 2011 20:14

                                Ce qu’il y a surtout derrière le drame de Laetitia est, qu’une fois de plus, on n’a pas pris au sérieux des femmes qui avaient été menacées par le suspect, comme sa belle-soeur.

                                Dans un cas de violeur récidiviste assassin, une précédente victime a affirmé qu’elle avait témoigné que l’homme était dangereux et récidiverait. Elle n’a pas été prise au sérieux.

                                Il y a dans notre société un consensus pour ne pas écouter les victimes, surtout quand elles sont femmes, considérer leur témoignage comme une « histoire de bonne femme » qui, de surcroît « l’a cherché » en « allumant l’homme ».

                                Il y a aussi un consensus pour faire preuve d’indulgence vis à vis de la violence masculine qui serait biologique, naturelle, la preuve du bon fonctionnement de sa testostérone. « Prouve que t’as des c....s », « montre que tu en as », « Sois un homme » (traduction : cogne).

                                Dès la maternelle on donne aux petits garçons des fusils, des revolvers, des tank et des armées en plastique afin qu’ils développent leur virilité. On leur enseigne la violence dans les clubs de foot et on leur apprend à devenir des « durs ».

                                C’est sur l’éducation qu’il faut se pencher et pas sur la rééducation minable fournie par les prisons, la justice, les psychiatres, les zéducateurs, la religion, les sectes, toutes institutions qui brillent par leur indigence.

                                • Annie 21 février 2011 20:44

                                  Des maladies comme la schizophrénie étaient autrefois traitées par des électrochocs et autres gentillesses du même ordre. Heureusement la psychiatrie a fait des progrès dans le domaine des connaissances, même s’ils sont insuffisants, et certaines maladies psychiatriques sont aujourd’hui reconnues et classifiées par le DSM. C’est un immense progrès, quoi que vous en pensiez. Cela permet de mieux prévenir dans certains cas, et dans d’autres de mieux traiter certaines pathologies. 
                                  La psychiatrie comme la médecine n’est pas une science exacte. Elle s’inscrit bien souvent dans un contexte social et idéologique, qui tend à médicaliser des réactions normales, mais pas toujours, et c’est à ce niveau que réside la difficulté. Mais de là à prétendre que la psychiatrie rend fou, il y a un pas à ne pas franchir, qui nie totalement la souffrance des personnes qui vont consulter ou qui sont obligés de consulter un psychiatre.
                                  Un petit mot pour Walid : le mot guérir est ambigu, et s’applique mal aux maladies psychiatriques. On peut guérir de ces maladies, mais il reste une vulnérabilité. Mais le savoir est une force, parce qu’il est possible de mieux prévenir une rechute. Dire que les dépressifs ont un taux de rechute plus élevé que le reste de la population n’est pas nier leur guérison, mais reconnaître leur vulnérabilité à une autre dépression.


                                  • Didier 67 Didier 67 21 février 2011 22:45

                                    Bonsoir Annie,

                                    « Des maladies comme la schizophrénie étaient autrefois traitées par des électrochocs » : c’est ce que vous aimeriez croire, tellement vous percevez la violence insoutenable de ce traitement, dont les promoteurs avouent ne pas savoir vraiment comment ça « marche. »

                                    Ce traitement est une torture et cette torture se pratique encore, de nos nuits.
                                     « Sismothérapie » en est la nouvelle appellation. Fort poétique. Laissez travailler votre imagination.... a t-on souvent vu un séisme aider à construire une cathédrale ?

                                    Quelle misère, s’autoriser à électrocuter un humain, sans savoir vraiment pourquoi, avec le vague espoir qu’il se passera peut-être quelque chose ! Qui est le fou ?

                                     


                                  • Annie 21 février 2011 23:40

                                    Je sais que l’on utilise encore aujourd’hui les électrochocs, dans le cas des maladies bipolaires par exemple. Je ne suis pas experte pour porter un jugement sur leur utilisation, ne serait-ce que parce que le seul mot d’électrochoc renvoit au traitement que devaient subir tous ceux qui présentaient il n’y a pas si longtemps des troubles du comportement, ce qui est décrit chez les gens riches comme de l’excentricité, les troubles psychiatriques n’étant pas totalement dissociés de facteurs sociaux.
                                    Je constate simplement qu’il est facile de généraliser à partir d’expériences qui aussi malheureuses soient-elles restent aujourd’hui des exceptions, comme il est facile d’affirmer que les psychiatres sont au service d’un système néo-libéral etc. etc. Par contre j’aimerai que l’on m’explique comment on soulage la souffrance des gens qui justement à cause de cette souffrance ne peuvent plus fonctionner. Les psychiatres sont au service d’une idéologie mais pas plus que la médecine généraliste ou la médecine du travail qui comme le docteur Rivers remettait ses patients sur pied pour les renvoyer au casse-pipe. Il n’y a rien en soi à reprocher à la psychiatrie qui est une science imparfaite qui tente de comprendre quelque chose d’intangible, seulement à certains psychiatres qui l’exercent, mais le débat n’est pas enrichi par ce type d’articles


                                  • velosolex velosolex 21 février 2011 20:56

                                    En fait de pyschopathique, c’est le ton de l’article qui l’est, de façon très manipulatrice, en mélangeant des choses qui n’ont rien à voir les unes aux autres, et en n’en tirant ainsi une conclusion abracadabrante, propre à endormir. L’auteur suit un raisonnement étrange, dont j’ai du mal à comprendre la finalité et le bon sens, quand par une étrange inversion des valeurs,  il prétend que ce serait la psychiatrie qui rendrait les gens criminels. Citant Tony Meilhon : " Il n’avait jamais commis de crimes comparables à celui qui coûta la vie à la jeune Laetitia auparavant" .
                                    Tout cela est digne de La palisse qui disait que cinq minutes avant de mourir, le conte était bien vivant .... 


                                    Non, sérieusement, ça ne tient pas debout. Il y a là sans doute une vraie douleur, et un compte à régler avec la psychiatrie. Des expériences personnelles peuvent être difficiles à dépasser, mais ce n’est pas une raison pour dire n’importe quoi.

                                    Les traitements ne sont pas une solution miraculeuse, mais ils aident les gens simplement à s’en sortir. Associés à d’autres thérapeutiques, même s’ils ont parfois des effets secondaires, dosés judicieusement, ils ont fait leurs preuves 


                                    N’importe qui peut être hospitalisé en psy, suite à un accident de la vie, à une difficulté plus ou moins grande. Il n’y a pas d’un coté les malades, et de l’autre les gens qui seraient normaux. La frontière est parfois ténue. Une chose vraie : la psychiatrie n’est pas une science exacte
                                    Criminels et malades n’ont pas forcément à voir les uns avec les autres, et le fait d’être aussi hospitalisé ne transforme personne en malade à vie, irresponsable de ses passages à l’acte, meurtrier où non. Ce serait injurier les gens qui sont ou ont été hospitalisé, en leur ôtant leurs possibilité de résilience.

                                     Bien sûr il y aura toujours des petits malins pour tenter de s’exonérer de leur responsabilité, et mettre la culpabilité de façon pratique sur le dos des autres, en particulier des gens qui auraient du, selon eux, mieux les aider, changer le logiciel qu’ils avaient dans la tête ou je ne sais quoi encore. Les gens ont tendance en se moment à se transformer facilement en victime, et à trouver des bouc émissaires, plutôt que de prendre leur problème à bras le corps. Mais ce n’est pas en tirant sur l’ambulance que vous sauverez les malades. il existe encore dans ce pays des institutions et des gens qui aident les personnes en détresse. Même si le nombre de lits a été divisé par trois en vingt ans, ça continue plus ou moins encore à fonctionner.

                                    Deux ou trois choses que je veux dire encore

                                    -  Il est exacte que des personnes fassent des crimes, barbares ou non, et soient jugés irresponsables. Cette irresponsabilité sera validée par une expertise, en tenant compte de divers éléments, liés au patient, à sa maladie, etc…Le fait d’être ou d’avoir été hospitalisé en psychiatrie ne jouent évidemment pas. On peut être soigné en psy pour tout un tas de choses différentes.

                                    Ce n’est pas l’acte qui fait le malade : Même si l’on a communément l’habitude de dire, c’est un acte de fou, il faut qu’il soit enfermer. Le mal et le sadisme existe, et aussi la perversion. Il obéissent à des choix que font les individus, en toute responsabilité. Ce serait trop facile d’être absout en faisant un crime atroce.. C’est un mécanisme de défense compréhensible devant quelque chose que l’on ne peut admettre. Mais le mal existe, Adolph Hitler et tant d’autres n’étaient pas des malades, simplement des monstres. Mais ce n’est pas du tout la même chose.


                                    • Annie 21 février 2011 21:52

                                      D’accord avec à peu près tout. Par contre, reconnaître que la perversion ou le sadisme sont plus prévalents chez les enfants qui ont été victimes de sévismes n’est pas les absoudre de leur responsabilité, mais admettre que qu’il y a des facteurs qui favorisent ce type de comportement. Tous les enfants martyrisés ne deviennent pas des sadiques, mais beaucoup de sadiques ont été des enfants martyrisés. La conclusion à en tirer ???


                                    • Lorelei susy 21 février 2011 22:02

                                      Le monde de cette pseudo science son histoire est si monstrueuse que peu de gens connaissent hélas d’où l’idée d’un prochain post sur les dérives de cette oligarchie dominant le monde de la santé et qui fait des centaines de billions d’euros par an via l’industrie pharmaceutique.


                                      • Airbus Airbus 21 février 2011 22:28

                                        Bonsoir à tous,

                                        psychiatre n’est pas psychologue. Pour ces derniers, leur simple rapport peut vous envoyer au prix d’une femme de ménage pour 20 ans derrière les barreaux.
                                         
                                        J’ai entendu des psy utiliser souvent l’argument suivant : ’si vous en êtes là c’est uniquement de votre faute, vous avez tout perdu c’est normal voire c’est bien fait’ alors que le sujet a été tabassé en tole, viole en prison et qu’il est sdf..

                                        Les psy rattachés à la justice en est le bras armé. Il faut renvoyer la violence qu’à crée la justice sur le soigné afin qu’il se suicide ou qu’il parte dans les cachetons.

                                        Nous sommes un pays qui a beaucoup de niveau est sadomaso. La france refuse ses détenus, refuse d’imaginer la société dans 10 ans avec tous ces nouveaux légumes et déglingués.

                                        Les psy judiciaires protègent une caste et tentent de manipuler le sujet. Pour l’avoir testé, lorsque vous ne prenez pas pour argent comptant leur parole, ils vous disent que vous refusé de vous soigner et donc qu’il ne peuvent continuer à vous suivre. Par contre pour les 30 euros smiley là ils peuvent. Ces personnes sont à éviter, des manipulateurs, imbu de leur personne, puant la suffisante et à la hauteur de ceux qui tiens la laisse, cad les magistrats.

                                        avez-vous vu des psy faire greve devant le palais de justice pour dénoncer l’état de nos prisons, les avez-vous entendu protester contre le recours à la préventive de façon excessive....que nenni, qui se ressemble s’assemble


                                        • ddacoudre ddacoudre 22 février 2011 00:24

                                          bonjour roseau
                                          c’est un fou qui grimpe au mur d’enceinte et voit un passant , il l’interroge vous étés nombreux de ce côté ?
                                          un jour un psychiatre me dit nous avons donné des traitements aux rats deux se sont suicidés.
                                          enfin c’est curieux que l’on s’interroge toujours comment prévenir un crime commun et jamais sur ceux collectifs que l’on appelle les guerres ou l’on instruit des gens pour tuer, et pourtant ils n’ont rencontré aucun psychiatre.

                                          cordialement.

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