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Les racines nazies du conflit ukrainien

Peu d’Américains comprennent l'histoire horrible derrière les mouvements néo-nazis, qui ont acquis un pouvoir important dans le régime ukrainien actuel soutenu par les États-Unis. La propagande occidentale a fait d’extrême droite les « bons gars » contre les « méchants gars » russes, comme Jonathan Marshall l'explique.

Par Jonathan Marshall

Le dernier numéro de la revue Foreign policy, l'une des principales revues dans son domaine, offre deux pages de reportage photo sur « ce qu’il y a à voir, faire et acheter » à Lviv, une ville pittoresque dans l'Ouest de l'Ukraine. « Au milieu de la tourmente qui a secoué l'Ukraine au cours des deux dernières années, » l'article parle avec animation, « Lviv a résisté fermement comme un bastion de la culture nationale, la langue et l'identité. »

C'est une façon de le dire. Une autre façon, moins charitable, serait de noter que Lviv est depuis près d'un siècle, le terreau du nationalisme ukrainien extrême, générant des mouvements terroristes, un antisémitisme enragé, et des organisations politiques ouvertement pro-Nazies qui continuent à polluer la vie politique du pays.

Sur les belles rues pavées, admirées aujourd'hui par les touristes coulait le sang de près de 4 000 Juifs qui ont été massacrés par les habitants en 1941, pendant l'occupation allemande. Ils ont été encouragés par l'Organisation des Nationalistes ukrainiens (OUN), organisation radicale, dont le fondateur et chef en temps de guerre est aujourd'hui un héros national pour beaucoup de ses compatriotes.

Le 28 avril 2011, le 68e anniversaire de la formation d’une division Waffen-SS ukrainienne, des centaines de personnes ont défilé dans Lviv, avec le soutien de membres du conseil municipal, scandant des slogans comme «  Une race, une nation, une Patrie ! »

Deux mois plus tard, les habitants ont célébré le 70e anniversaire de l'invasion allemande « comme une fête populaire, où les parents avec de jeunes enfants ont dressé des drapeaux à des reconstitueurs en uniformes SS  », selon l’historien Américano-Suédois connu Per Anders Rudling.

Plus tard dans l'année, des députés d'extrême-droite d'une ville proche du district de Lviv « ont renommé une rue appelée à l’époque soviétique « rue de la Paix » qu’ils ont remplacé par le nom du bataillon Nachtigall [le Rossignol], une unité nationaliste ukrainienne impliquée dans le meurtre de masse des Juifs en 1941, en soutenant que la « Paix », est un vestige des stéréotypes soviétiques.  »

De telles vérités dérangeantes sont rarement diffusées dans les médias Occidentaux, mais elles sont importantes pour au moins deux raisons. Elles aident à expliquer les récents bouleversements violents et anti-démocratiques qui ont fait de l'Ukraine le champ de bataille d'une nouvelle et dangereuse guerre froide entre l'OTAN et la Russie. Et elles devraient inciter les Américains à réfléchir sur la contribution de leur propre pays à l'extrémisme politique récent en Ukraine, qui remonte au début de l’ère qui a suivi la Seconde Guerre Mondiale, lorsque la CIA a financé d’anciens collaborateurs Nazis pour aider à déstabiliser l'Union Soviétique.

Le groupe révolutionnaire, ultra-nationaliste OUN a été fondé en 1929 pour se débarrasser de la domination polonaise et créer l'Ukraine comme un État indépendant. Il a brûlé la propriété des propriétaires terriens Polonais, pillé les biens du gouvernement pour obtenir des fonds, et assassiné des dizaines d'intellectuels et de fonctionnaires, y compris le ministre polonais de l'Intérieur, en 1934.

Une faction particulièrement radicale, connue sous le nom d'OUN-B, a opéré une scission, en 1940, sous la direction d’un jeune énergumène, Stepan Bandera, qui a étudié à Lviv. Elle bénéficiait pendant la seconde Guerre Mondiale d'un soutien d’un fonctionnaire de la police secrète soutenue par la Gestapo, Mykola Lebed. Lebed, avait été précédemment condamné avec Bandera par les autorités polonaises pour le meurtre de leur ministre de l'Intérieur, et deviendra tristement célèbre pour son implication dans la torture et le meurtre des Juifs pendant la guerre.

L’OUN-B de Bandera a étroitement collaboré avec le service de renseignement allemand de l’étranger, l'Abwehr, pour former une légion ukrainienne dirigée par les Allemands. Le 30 juin 1941, quelques jours à peine après l'invasion par Hitler de l'URSS, l'OUN-B a déclaré un état ukrainien indépendant avec Lviv comme capitale. Lebed a servi comme ministre de la Police du gouvernement de collaboration.

Dans les jours qui ont suivi, le bataillon Nachtigall de l’OUN-B est ses sympathisants civils ont apparemment abattu plusieurs milliers de Juifs et d’intellectuels polonais avant de se déplacer pour rejoindre les forces allemandes sur le front de l'Est. À Lviv, 3 000 Juifs de plus ont été bientôt assassinés par un escadron de la mort SS en dehors de la ville. Les publications de l'OUN ont appelé cela des « jours exaltants ».

Bien que l'OUN, dans une lettre à Adolf Hitler, a accueilli officiellement la « consolidation du nouvel ordre ethnique en Europe de l’Est  » et la « destruction de l'influence séditieuse Judéo-Bolchevique  » le dirigeant Nazi a rejeté leurs ambitions nationalistes et finalement interdit l'OUN.

Les Allemands ont emprisonné Bandera. Son organisation est entrée dans la clandestinité, formant l'Armée Ukrainienne Insurgée (UPA). Les unités de l'UPA ont affronté les Nazis à l'occasion, ont combattu l'Armée Rouge beaucoup plus souvent, et se sont lancées dans le « nettoyage ethnique » de milliers de Polonais et de Juifs. (Plus rarement, les membres de l'OUN ont sauvé quelques habitants juifs aussi.)

Ils ont aussi tué des dizaines de milliers de compatriotes ukrainiens, dans le but de dicter l’avenir politique de la région. De nombreux membres de l'OUN ont aussi directement rejoint les groupes de la police et de la milice financés par la Waffen-SS. Bandera lui-même a été libéré par les Allemands en 1944 et a reçu des armes pour résister à l'Armée Rouge qui avançait.

Après la guerre, l'OUN a continué sa bataille perdue pour l'indépendance. Les forces soviétiques ont tué, arrêté ou déporté plusieurs centaines de milliers de membres, de proches ou de partisans de l'UPA et de l'OUN. Bandera a été assassiné par le KGB à Munich en 1959. Mais le nationalisme de droit a connu un regain de popularité après que l'Ukraine ait obtenu son indépendance en 1990-91, alimenté par ceux qui avaient émigré en Occident et qui étaient restés fidèles à l'OUN-B et à la mémoire de Bandera.

La ville de Lviv, en particulier, a lancé le renouveau du culte de Bandera. En 2006, elle a transféré sa tombe dans une zone spéciale du cimetière communal, dédiée aux victimes des luttes de libération nationale de l’Ukraine. Elle a érigé une statue qui lui est dédiée et créé un prix en son honneur.

Enfin, en 2010, le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko (qui a pris le pouvoir lors de la Révolution Orange soutenue par les États-Unis), a fait de Bandera un Héros de l'Ukraine pour « avoir défendu les idées nationales et s’être battu pour un état ukrainien indépendant. » Le Centre Simon Wiesenthal et d'autres groupes anti-fascistes ont condamné cet honneur, qui a été annulé un an plus tard par une cour ukrainienne.

L'un des héritages de Bandera fut la création du parti Social-Nationaliste, un parti ultra nationaliste, à Lviv en 1991.

« Comme symbole du parti, fut choisie une image en reflet du soi-disant Wolfsangel, le crochet à loup, qui a été utilisé par plusieurs divisions SS et, après la guerre, par des organisations néo-Nazies  » note Rudling. « Le parti a organisé une garde paramilitaire et recruté des skinheads et des hooligans dans ses rangs. »

En 2004, il s'est rebaptisé Svoboda et a abandonné ses symboles SS. Néanmoins, le nouveau dirigeant de Svoboda a félicité l'OUN et l'UPA pour avoir résisté contre « les Juifs et les autres rebuts, qui voulaient s'emparer de notre état ukrainien. » Il a été décoré par des vétérans d’une division Waffen-SS ukrainienne et a défendu la cause du garde ukrainien des camps de la mort, Ivan Demjanjuk. Son conseiller idéologique a organisé un groupe de réflexion appelé « Centre de Recherche Politique Joseph Goebbels » en 2005.

Svoboda est devenu le plus grand parti à Lviv en 2010 et jouit aujourd'hui d'une forte influence au niveau national. Il a également étendu son influence en s'alliant avec d'autres partis d'extrême droite et des partis fascistes en Europe.

Plus important pour la compréhension de la crise actuelle entre l’Est et l’Ouest, Svoboda a fourni de nombreuses troupes de choc qui ont transformé les manifestations de la place Maïdan à Kiev en confrontation violente avec les forces du gouvernement et a finalement précipité le coup d’État contre le Président Viktor Ianoukovitch, au début de 2014. Les dirigeants de Svoboda ont obtenu des postes importants dans le gouvernement post-Ianoukovitch, y compris celui de chef de la sécurité nationale.

Les militants de Svoboda de Lviv, ont joué un rôle important dans le violent coup d’État. Dans une histoire pour Consortiumnews.com, le journaliste Robert Parry a cité un « profil d’intérêt humain » dans le New York Times, d'un manifestant ukrainien nommé Iouri Martchouk, un chef de file de Svoboda de Lviv, qui a été blessé sur la place du Maïdan. Parry a poursuivi :

« Sans fournir… le contexte, le Times mentionne que des militants de Lviv ont pillé un dépôt d'armes du gouvernement et envoyé 600 militants par jour pour se battre à Kiev. Martchouk a également décrit comment ces militants bien organisés en brigades paramilitaires de 100 combattants de chacune, ont lancé l’attaque fatidique contre la police le 20 février, la bataille où Martchouk a été blessé et où le nombre de décès a soudainement grimpé à des dizaines de manifestants et une dizaine de policiers.
Mar
tchouk a dit plus tard qu'il a rendu visite à ses camarades dans l'hôtel de ville occupé. Ce que le Time ne mentionne pas, c'est que l'hôtel de ville était décoré avec des bannières Nazies et même d’un drapeau de bataille de la Confédération, comme hommage à la suprématie de la race blanche.  »

La cause de Svoboda a été défendue durant les manifestations du Maïdan par le Sénateur Républicain de l'Arizona, John McCain, qui a encouragé la foule, alors qu’il se tenait sous les bannières célébrant Stepan Bandera. La présence de McCain n'était pas un accident. Depuis la Seconde Guerre Mondiale, le Parti Républicain s’est étroitement allié aux dirigeants en exil pro-Nazis d’Europe de l'Est. Beaucoup d'entre eux ont été recrutés et payés par la CIA, et ont bénéficié d’exemptions légales secrètes pour émigrer vers les États-Unis en dépit de leurs crimes de guerre.

Par exemple, le collaborateur de la Gestapo issu de l’OUN-B, et meurtrier de masse Mykola Lebed a fait son chemin incognito vers les États-Unis après la Seconde Guerre Mondiale. La CIA, qui a apprécié son aide dans l'organisation de mouvements de résistance contre l'URSS, a exercé son droit de veto sur les lois sur l'immigration anti-Nazis pour légaliser son séjour.

La CIA a fourni une aide similaire au général Pavlo Shandrouk, décrit par l'historien Christopher Simpson comme «  le chef du gouvernement ukrainien de collaboration en exil, gouvernement créé par le ministre nazi Rosenberg en 1944  ». Malgré son passé pro-nazi, il a reçu de larges allocations de la CIA pour aider à organiser des réseaux de renseignement contre l'Union soviétique après la guerre.

La CIA et le Pentagone ont également affecté des millions de dollars d'armes et d'autres aides militaires à la guérilla ukrainienne anti-soviétique à la fin des années 1940, en dépit de leur bilan d'atrocités contre les Juifs et d'autres civils.

Comme le conclut Simpson en 1988 dans son livre Blowback, « Rétrospectivement, il est clair que l'option de la guérilla ukrainienne est devenue le prototype de centaines d'opérations de la CIA dans le monde qui ont tenté d'exploiter le mécontentement indigène pour offrir des gains politiques aux États-Unis.
Au lieu de rallier
le nouveau mouvement « démocratique », tout indique que beaucoup de gens ordinaires en Ukraine, ont donné un crédit croissant au message du gouvernement soviétique, qui disait que les États-Unis, eux aussi, étaient réellement nazis et capables d'utiliser n’importe quelle sorte de tromperie et de violence pour atteindre leurs objectifs. »

Simpson observe également que l'aide de la CIA aux dirigeants ukrainiens pro-nazis et autres dirigeants ethniques d'Europe de l'Est, a créé de puissants lobbies politiques aux États-Unis qui soutenaient des politiques « libérationnistes » radicales envers l'Union Soviétique et ses « nations captives ». L’exemple d’un tel groupe politique fut le Bloc des Nations anti-bolchevique néo-nazi, à dominance ukrainienne, qui a bénéficié du soutien du Sénateur Joseph McCarthy, parmi beaucoup d'autres politiciens américains.

« Avant la fin des années 1950, » écrit Simpson, « les activités des organisations extrémistes européennes d'émigrés se combinaient avec l'anticommunisme indigène américain pour produire des effets négatifs graves sur la politique étrangère et intérieure des États-Unis sous les gouvernements républicains et démocratiques.
Les opérations clandestines des États-Unis employant des nazis n'ont jamais produit les résultats désirés lorsqu’ils ont été initiés, mais elles ont contribué à l'influence de certaines des tendances les plus réactionnaires de la vie politique américaine. En collaborant avec des lobbies privés comme le Conseil de sécurité américain pro-armement, les dirigeants des nations captives ont agi comme des fauteurs de troubles influents, capables d'entraver d’importantes initiatives de paix Est-Ouest menées par les administrations républicaines et démocrates. Ils continuent, en fait, à jouer ce rôle aujourd'hui. »

Simpson a publié cette observation forte avant la dernière crise en Ukraine, précipitée dans une large mesure par des extrémistes de droite inspirés par l'OUN, qui a plongé l'OTAN et la Russie dans une série de confrontations militaires et économiques qui ressemblent à la guerre froide d'antan. Mais même aujourd'hui, l'impulsion politique américaine pour soutenir l'agitation anti-russe en Ukraine reflète les politiques de l'époque de la Guerre froide qui ont forgé une alliance laide entre les États-Unis et les assassins de masse nazis.

Vous ne verrez pas cela dans le New York Times, ou dans une promotion doucereuse pour Lviv dans le magazine Foreign Policy. Mais cela est clairement écrit dans l'histoire que les Américains feraient bien d'étudier.

Source : https://consortiumnews.com/2016/01/28/nazi-roots-of-ukraines-conflict/

Traduction : Catherine Balogh et Christelle Néant


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59 réactions à cet article    


  • Diogène diogène 3 janvier 17:43

    « Mais cela est clairement écrit dans l’histoire que les Américains feraient bien d’étudier. »


    Pas que les Américains !

    Les vraies raisons pour lesquelles les Américains ont décidé intervenir dans la première puis la seconde guerre mondiales, ainsi que les conditions du plan Marshall qu’ils ont consenties aux pays qu’ils avaient largement contribué à pilonner, la genèse aux Etats-Unis de l’UE dans la foulée du projet nazi via 
    Walter Hallstein, sont aussi des réalitéstrès intéressantes à étudier

    • Ouallonsnous ? 4 janvier 18:06

      @diogène

      « Peu d’Américains comprennent l’histoire horrible derrière les mouvements néo-nazis, »

      D’un autre coté, il faut se mettre à la place de l’oligarchie yankees ; ils ne vont pas avouer à leur peuple que c’est eux qui ont financé le nazisme en Europe, dont la conséquence fut d’envoyer des millions de GI’s au casse pipes pour masquer leur responsabilté !


    • Satanas 3 janvier 19:26

      Bonjour, oui, bien sûr, c’est dans la continuité. Je pense que l’Américain qui a écrit cet article est bien conscient de la désinformation totale de ses compatriotes.


      • mikawasa mikawasa 4 janvier 16:32

        @Satanas
        Je vous conseille de lire quelques articles d’agoravox et les commentaires, cela vous aidera lorsque vous répondrez à certains uluberlu !!!


      • Satanas 4 janvier 18:35

        @mikawasa
        Bonsoir et merci de votre conseil mais je lis tellement ailleurs aussi, on ne peut pas être partout !
        Et puis, comme cela ces huluberlus ont de quoi se défouler, il faut avoir pitié d’eux, je connais bien le sujet, ma profession est auprès de gens handicapés.
         ;O)


      • antiireac 3 janvier 20:20

        L’Ukraine a subit de la part de la russie impérialiste et tachiste deux agressions l’une en Crimée l’autre à Donbass.

        Avec ça il ne faut pas s’étonner que les ukrainiens  deviennent de plus en plus nationalistes.

        • Satanas 4 janvier 00:11

          @antiireac,
          L’Ukraine n’a subit aucune agression de la Russie, ni en Crimée, ni au Donbass. Pensez-vous qu’il est logique que les gens du Do,nbass soient partis se réfugier chez votre soi-disant agresseur ? c’est comem ça que les gens font, normalement ? Il n’existe aucune preuve de ce que vous avancez, pour la Crimée, si vous pensez que l’autodetermination des peuples est une auto-agression ou du masochisme libre à vous de le penser mais ce n’est pas vraiment une pensée très élaborée. A ce stade, ce n’est plus de la réflexion mais du revomi des mainstreams.
          Ensuite, où est le lien avec le sujet de l’article qui parle des racines nazies de l’Ukraine ?


        • contrevenant 4 janvier 16:44

          @antiireac
          93 % ont voté russe, salauds de son Pays ?


        • antiireac 3 janvier 20:21

          ...impérialiste et fachiste.....


          • Satanas 4 janvier 00:12

            @antiireac
            ni l’un ni l’autre, ignorant simplement et biberroné à TF1 sans doute.


          • antiireac 4 janvier 11:13

            @Satanas
            ni l’un ni lautre 

            sache que les média occidentaux sont dans l’ensemble bien plus fiables que le média de l’empire russe.

          • Satanas 4 janvier 11:25

            @antiireac

            si vous appelez fiable des copiés-collés de l’Afp.... allez, vous êtes prévenu, venez encore raconter vos énormités et je vous bloque, on n’a mieux à faire, voyez-vous !!! et tout ce que vous racontez, on le sait déjà grâvce à notre presse copiée-collée !!! qui crèverait sans les subventions prises dans notre poche !


          • antiireac 4 janvier 11:53

            @Satanas
            Pour l’immense majorité des français d’européens ,américain voir asiatiques c’est bien la russie qui est l’agresseur en Crimée et a Donbass,

            alors vos copié collé de la presse impérialiste russe ça vaut strictement rien.

          • Satanas 4 janvier 13:32

            @antiireac

            Incroyable que vous osiez parler au nom de toutes ces personnes. Je ne sais pas dans quel monde vous vivez mais plus de 65% des gens de tous les pays ne croient plus les mensonges des médias. Il me semble vous avoir déjà répondu, mais vous ne lisez pas le fil, le référendum en Crimée est légal, et non, il n’y a pas d’arméée russe au Donbass, j’y suis et je n’en ai pas vu. De plus, votre argument ne tient pas, les gens du Donbass sont allés par milliers se réfugier chez votre soi-disant agresseur !! ;O)


          • Satanas 4 janvier 13:46

            @antiireac
            http://lesakerfrancophone.fr/comment-savoir-si-la-russie-a-envahi-lukraine

            Comment savoir si la Russie a envahi l’Ukraine ?. "Kiev s’est rendu. Il y a des tanks russes sur la place Maïdan. L’infanterie russe éponge ce qui reste de la Garde Nationale ukrainienne. Un couvre-feu est instauré. La conquête de Kiev ressemble à l’opération “Shock and Awe” de Bagdad : quelques boums suivis d’un soupir."

             ;O)

          • Rincevent Rincevent 3 janvier 21:49

            Article bien détaillé sur ce que fut le mouvement nationaliste ukrainien et Bandera. A cette époque (et aujourd’hui…) l’adage de ‘’realpolitik’’ qui dit « les ennemis de mes ennemis sont mes amis » était déjà très utilisé sur le terrain. Outre l’OUN, ça donnera aussi les Tchetniks en Yougoslavie, les SS musulmans dans les Balkans et… les Talibans en Afghanistan. Tous finiront par poser des problèmes à leurs employeurs. Les gens sans mémoire sont condamnés à répéter les mêmes erreurs…


            • Ouallonsnous ? 4 janvier 18:11

              @Rincevent

              Précisons que leur employeur est le même depuis le début, l’oligarchie financière sioniste anglo-yankee !


            • antiireac 3 janvier 22:27

              Les difficultés avec l’Ukraine viennent maintenant.

              En effet celle ci frappent à la porte de l’Europe mais les choses se compliquent en effet la Pologne son indéfectible allié a dit non tant que l’Ukraine reconnaître Bandera comme son héros nationale , d’autre part l’Ukraine a des problèmes avec la Roumanie et la Hongrie, bref ça présage rien de bon pour son entrée en Europe.
              Ce pays risque tôt ou tard d’être vassalisé par la russie.

              • Satanas 4 janvier 00:15

                @antiireac
                On se demande pourquoi la Russie lui a accordé son indépendance en 91 pour la lui reprendre ensuite.......


              • antiireac 4 janvier 11:08

                @Satanas
                urss 

                c’était l l’époque d’urss
                A l’époque l’urss était en faillite totale voila pourquoi l’Ukraine a obtenu son indépendance.

              • Satanas 4 janvier 11:15

                @antiireac
                Décidément, mais l’Ukraine aussi mon pauv monsieur était en faillite  ! c’est difficile d’échanger avec vous car vous semblez manquer de notions historiques fondamentales.


              • Ouallonsnous ? 4 janvier 18:13

                @antiireac

                Merci Satanas de bloquer ce troll d’antiréac !


              • Satanas 4 janvier 18:19

                @Ouallonsnous ?
                Celui-là n’est pas grossier, c’est bien que les gens constatent par eux-mêmes le peu d’arguments qu’il a et sait-on jamais ? peut-être aura t-il du factuel ? ;O)
                il va sans doute passer au stade supérieur, attendons...


              • Doume65 5 janvier 10:12

                @antiireac
                « celle ci frappent à la porte de l’Europe »
                Juncker a clairement expliqué qu’il n’en était pas question.


              • Rincevent Rincevent 3 janvier 23:26

                Concernant la Russie, je ne pense pas qu’elle serait preneuse de l’ensemble de l’Ukraine. Historiquement, face à la Russie, il y a toujours eu deux Ukraine : celle de l’Est, plutôt russophile et celle de l’Ouest pas du tout ! En 1941, les Allemands ont été accueillis à l’Ouest comme des libérateurs, à l’Est beaucoup moins. C’est un des éléments qui pèse sur la situation actuelle.


                • Satanas 4 janvier 00:17

                  @Rincevent
                  C’est un des éléments sur lequel les usa ont joué avec la fausse révolution du maidan pour semer la zizanie, provoquer la Russie mais ça n’a pas marché et la Crimée est devenue russe, enfin, elle l’était déjà mais officieusement. ;O)


                • Japy 4 janvier 09:40

                  @Satanas
                  Ou plutôt « la Crimée est REdevenue russe » car elle l’était avant Krouchtchev.


                • Satanas 4 janvier 10:16

                  @Japy
                  Bonjour,
                   oui, c’est bien ce que j’ai écrit « elle l’était déjà ».
                   ;O)
                  Si en plus on prend en compte le fait que par confiance envers l’Ukraine elle n’ait pas fait son choix en 1991, (comme bcp de pays de l’ancienne URRS ont eu la possibilité de faire) alors, il est clair que son rattachement volontaire à la Russie est parfaitement légal.


                • Christian 4 janvier 06:21

                  Qu’ils abandonnent d’un côté comme de l’autre leur idéologie anti chrétienne, le nazisme d’un côté, le communisme de l’autre, et qu’ils adoptent ce qui les uni, le christianisme, très fort actuellement en Russie ou en Pologne. Et la question se réglera....sans les Américains et sans les Russes, en espérant également sans les Européens pas si blancs dans ce conflit.




                  • Satanas 4 janvier 10:09

                    @Christian
                    Bonjour Christian, votre commentaire est intéressant mais est hors sujet, il y a bien du nazisme dans les bataillons d’ultras-nationalistes incorporés à l’armée ukrainienne, en effet. Je constate tristement que les chiens de garde du système de la pensée unique ont bien fait le travail qui leur était commandé. L’Ukraine a connu un coup détat fomenté par les usa, même Obama l’a avoué, il ne s’agit donc pas d’un problème entre deux idéologies d’un autre temps, mais du fait qu’une partie de l’Ukraine, dont les anciens ont combattus le nazisme, a refusé d’être gouvernée par des nazis. Le gouvernement issu du coup d’état avait en son sein 5 personnes très proches du nazisme dont deux de ses représentants. moi, ce qui me chagrine le plus c’est qu’en ce moment même à Kiev les mouvements se réclamant de Bandera ( cf l’article) défilent avec leurs drapeaux et que l’UE n ’y trouve rien à redire. Pour ce qui est des journaux qui se taisent, c’est normal, ce ne sont plus des journaux mais des faiseurs d’opinion. Ceux qui y travaillent sont devenus les complices direct de toutes les exactions commises dans beaucoup de pays sous le mensonge bien connu maintenant « d’apporter la démocratie » et du « respect des droits de l’homme ».


                  • JP94 4 janvier 17:26

                    @Satanas
                    Sur le sujet, un ouvrage passionnant : 


                    Alain Guérin : Le Général Gris, Ed. Julliard, 1968 ( sur le Général Gehlen qui a dirigé l’Abwehr ( contre-espionnage) depuis la période de la 2ème GM et a « lancé » Bandera, que les nazis avaient libéré en 1939 de sa prison polonaise (suite à assassinat, et tentatives d’assassinat du président, du vice-président et d’un ministre ...).
                    Il est vrai que durant un laps de temps,les nazis ont mis au frigo Bandera, seulement, en réalité le plan de Gehlen était d’en faire une figure présentable - ce qui sinon était compromis vu les nombreux crimes commis sitôt libéré ..Gehlen a utilisé clandestinement Bandera, qui n’était pas un prisonnier ordinaire. Gehlen a ensuite travaillé pour les Américains, n’a guère été cité à Nuremberg... et a dirigé pendant 26 ans le BND ( jusqu’en 66)

                    Le spécialiste de la question ( mais en allemand) 
                    Julius Mader : la main grise ( Berlin, 1981). ( die graue Hand) 
                    mais la bibliographie de Julius Mader est impressionnante et concerne l’espionnage nazi et sa suite après la 2ème GM et américain, y compris le coup d’Etat de Pinochet.

                    Il y a aussi de nombreuses études en polonais et en russe...

                  • Satanas 4 janvier 18:21

                    @JP94
                    Bonsoir, Merci infiniment, dommage, ici, je ne peux rien commander mais je note, merci !


                  • bob14 bob14 4 janvier 09:06


                    « La mort d’un seul homme, c’est une tragédie. La disparition de millions de personnes, c’est de la statistique. » dit un jour Staline...sous son régime il y eut beaucoup plus de mort qu’en Ukraine !


                    • bob14 bob14 4 janvier 09:29

                      @bob14....oupssssss..j’ai oublié que sur Agora les adorateurs du dictateur Poutine sont légion !


                    • Satanas 4 janvier 09:59

                      @bob14
                      Bonjour, et moi qui croyais qu’un dictateur ne pouvait pas être adoré vu qu’il s’impose par toutes sortes d’horreur !
                      ça ne vous gêne pas de mettre dans la même phrase deux mots parfaitement contradictoires ?
                      bon, je laisse votre phrase car je vois que vous êtes doué pour la poésie. ;O)
                      Notez quand même que même ailleurs qu’en Russie Poutine est apprécié comme un bon chef d’état, il doit sans doute y avoir un russe déguisé en souris avec une kalachnokov derrière chaque personne ! ;O)


                    • Satanas 4 janvier 10:13

                      @bob14
                      Aujourd’hui sous le régime d’ingérence américain, les morts se comptent par millions...et ce, partout sur la planète.
                      Après, on fait dire ce qu’on veut à qui on veut, n’est-ce pas ! Savez-vous qu’il y a tout un tas de gens payés pour réecrire l’histoire ?


                    • bob14 bob14 4 janvier 10:15

                      @Satanas....Sauf que les contestataires vont en prison ou sont assassinés !..comme liberté y a mieux..par exemples les USA qui est une démocratie !..mais vu vos neurones je ne pense pas que vous puissiez comprendre !


                    • bob14 bob14 4 janvier 10:16

                      @Satanas....Faut bien que quelqu’un nettoie la pourriture !


                    • Satanas 4 janvier 10:22

                      @bob14
                      Mon pauvre, vous vous arrangez du bourre-crâne qui à pour nom information, on ne peut rien pour vous. Amen.
                      Les USA une démocratie !!! vous me faites rire en ce matin pluvieux ! Merci !
                      "

                      Mieux vaut tard que jamais…

                      Les Américains commencent seulement à prendre conscience qu’ils vivent dans une dictature"

                      http://lesakerfrancophone.fr/mieux-vaut-tard-que-jamais



                    • Satanas 4 janvier 10:26

                      @bob14
                      Bon, je ne sais pas si vous avez bu mais si vous continuez à poster des trucs qui ne ressemblent à rien, effectivement, je vais faire du ménage. Essayer de poster une idée contruite, on n’est pas sur le « journal » libé où le monde ici ! Vous êtes le bienvenu si vous voulez échanger avec des arguments, mais ce genre de phrase d’une est totalement incompréhensible, de deux, sali les commentaires.

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