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Accueil du site > Tribune Libre > Les réseaux néoconservateurs français

Les réseaux néoconservateurs français

Qui sont les néo-Conservateurs ?

Ce site se propose de faire connaître au public francophone la nébuleuse française au service de l’idéologie néo-conservatrice, un courant de pensée né aux États-Unis dans les années 70, dont les promoteurs ont accédé de façon coordonnée au pouvoir en 2001, à l’origine des grands bouleversements géopolitiques du XXIe siècle.

Vous trouverez donc une compilation non exhaustive mais factuelle d’informations sourcées et/ou facilement vérifiables. Voici donc les véritables "réseaux de l’extrême" ! Ceux qui réduisent les cerveaux qui oseraient réfléchir et qui sous couvert de bonnes intentions tentent tout simplement de réduire au silence les opposants à leur "pensée inique".

Il est important de déconstruire le travail de propagande puissamment organisé par de nombreux​​ "Think Thank" (cercles de réflexions​​) et autres officines tellement ​​intégrés au système que l'on fini par oublier leurs idéologies totalitaires et leur asservissement à des intérêts non démocratiques. ​​On retrouvera​ donc dans cet inventaire​ de très nombreux chiens de garde et autres​ "experts​" (en propagande). La collection étant, bien sûr, à complèter.

 

Bonne lecture.

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(avec LIENS CLIQUABLES)

 

Les néoconservateurs et leurs complices

 

Une ambition modelée depuis plusieurs décennies

D’anciens sympathisants de la gauche américaine, ces jeunes leaders déçus de l’enlisement des valeurs à gauche, ont basculé vers les élites de droite réactionnaire dans le but de régénérer le mythe américain. « Commentary Magazine », une revue fondée par l’American Jewish Committee en 1945, était à l’origine un journal positionné dans le courant libéral, mais au fil du temps, il est devenu une parution majeure pour le mouvement néocons. Dans son ouvrage « Running Commentary », Benjamin Balin écrit que « le magazine a transformé des juifs de gauche en néo-conservateur de droite ».

Critique de livre : Running Commentary 

 

Influences intellectuelles

En premier lieu, citons l’américain d’origine allemande, le philosophe politique Leo Strauss qui a influencé plusieurs de ses élèves, comme Allan Bloom, Francis Fukuyama, et un petit groupe d’intellectuels qui dans leur jeunesse étaient trotskistes avant de devenir libéraux. Ces derniers comprennent entre autres Irving Kristol, éditeur de la revue Commentary, puis les éditeurs de la revue britannique Encounter, un journal subventionné par la CIA (révélation du New York Times en avril 1966). Norman Podhoretz, autre mentor des néo-conservateurs, fut de 1960 à 1995, le rédacteur en chef du mensuel Commentary.

 

La doctrine 

Le néoconservatisme est donc une variante de l’idéologie politique du conservatisme qui combine les caractéristiques du conservatisme traditionnel et de l’individualisme qu’il qualifie de libre entreprise. Les néoconservateurs ont approuvé la totalité des programmes anti-sociaux conçus pour bouleverser les structures de l’aide sociale. Pour eux, seules les initiatives privées ont pour fonction de renforcer la charité, via le financement d’organisations religieuses qui ont seules la vocation à s’occuper en direct des pauvres et des marginaux. L’Etat en est quant à lui réduit à devenir un simple auxiliaire des conglomérats de l’énergie ou de l’armement.

 En politique étrangère, les néo-conservateurs prétendent lutter contre le terrorisme et l’extrémisme, et mettre en œuvre l’installation de démocraties dans les pays émergents, sous la forme d’ « aides » auprès de ces pays pour qu’ils adoptent des gouvernements démocratiques. Dans les faits, le néoconservatisme a pris la forme d’une politique volontariste et interventionniste, soutenant certaines dictatures quand elles leurs étaient favorables, en particulier les monarchies pétrolières du Golf. Les néoconservateurs ont également apporté un soutien inconditionnel au Likoud, le parti de l’extrême-droite israélienne. Là est tout le paradoxe de cette mouvance : une alliance entre ultra-sionistes venue de la gauche trotskiste, et fondamentalistes chrétiens de type évangéliste, qui au nom de l’intérêt économique ont conforté des liens avec les monarchies arabes. Mais comme l’affirme un certain Henry Kissinger, « Les grandes puissances n’ont pas de principes, seulement des intérêts. » 

Carlyle group, Bush et Ben Laden, une histoire de famille 

En 1997, un petit groupe de personnes pour la plupart républicains sous l’influence idéologique des théoriciens Léo Strauss et Norman Podhoretz, fonde le « Project for the New American Century » - Projet pour le Nouveau Siècle Américain (PNAC) - véritable programme d’action qui va s’avérer capable d’influencer la plupart des partis, des réseaux d’influence, des niveaux décisionnels, et surtout des médias.

 

Un think tank américain 

… qui ne cache pas son ambition : Promouvoir le leadership américain sur le reste du monde. William Kristol, président du PNAC, nous explique en effet que « ce qui est bon pour l’Amérique l’est pour le monde ». Néanmoins, comme tout à un prix, cet expansionnisme demande de l’énergie diplomatique, mais surtout des moyens militaires. Le rapport rédigé en 2000 par les membres du PNAC « Reconstruire les défenses de l’Amérique » est sans équivoque, et résume à lui seul les intentions bellicistes du Project for the New American Century : Augmenter le budget militaire, maintenir une supériorité nucléaire, moderniser les équipements militaires… 

 

Un cynisme sans équivalent

En page 52 du rapport publié un an avant les événements du 11 septembre 2001, on peut y lire noir sur blanc que : « le processus de reconversion, même s’il introduit un changement radical, sera vraisemblablement long, à moins d’un événement catastrophique jouant le rôle de catalyseur – comme un nouveau Pearl Harbor. » 

Reconstruire les défenses de l’Amérique.

 

Qui sont-ils ?

William Kristol, Robert Kagan, Devon Gaffney Cross, Bruce P. Jackson et John R. Bolton, Gary Schmitt, Dick Cheney (futur Vice-président des Etats-Unis), Donald Rumsfeld (futur secrétaire d’Etat à la Défense), Paul Wolfowitz (futur sous-secrétaire d’Etat à la Défense, Président de la Banque Mondiale), Jeb Bush (Gouverneur de Floride), Richard Perle (Conseiller de G.W. Bush aux Affaires Etrangères)…

 

Leur stratégie est-elle toujours d’actualité ?

Lors d’une conférence donnée à San Francisco le 3 octobre 2007, Wesley Clark, général 4 étoiles retraité des Forces armées des Etats-Unis, affirme que dix jours après le 11-Septembre, les invasions de l’Irak, de la Libye, de la Syrie, de l’Iran et de plusieurs autres pays du Moyen-Orient avaient déjà été planifiées.

Le plan US post 11/9 : envahir 7 pays dont l’Irak, la Lybie, la Syrie et l’Iran, selon le général US Wesley Clark

 

L’illusion d’un débat contradictoire : 

1/ La version plutôt républicaine 

Il s’agit de la doctrine du « Choc des civilisations » inspirée par l’intellectuel Samuel Huntington qui fut membre du Conseil de sécurité nationale au sein de l’administration Carter. Pour lui, la source fondamentale de conflit dans ce nouveau monde ne sera pas essentiellement idéologique ou économique, mais principalement culturelle, et les principaux conflits de la politique mondiale se produiront entre nations et groupes de différentes civilisations.

Dès lors, comment concocter une stratégie de domination, déguisée en science, qui exploite ce constat ? Huntington souligne le retour des identités culturelles, mises entre parenthèses durant l’époque de l’ordre binaire de la guerre froide (1947-1990). Le monde se divise en une dizaine de civilisations : Les civilisations chinoise, japonaise, hindoue, islamique, occidentale, latino-américaine, africaine et orthodoxe. Une classification huntingtonienne purement arbitraire, contestable et contestée. En effet, Huntington ne tient pas compte dans sa proposition des enjeux politico-financiers, des différences religieuses entre mondes musulman et chrétien, il postule que l’Occident est garant des valeurs démocratiques, ou encore il inclut la Grèce uniquement dans l’univers orthodoxe. Selon lui le monde arabo-musulman serait entré en guerre contre le monde judéo-chrétien. Il décrit l’islam et la Chine comme « des puissances grandissantes potentiellement unies » et parle de « la filière islamo-confucéenne », face à un Occident déclinant au XXIe siècle. Opposé à un interventionnisme direct, il préconise le conflit par pays interposés afin d’éliminer les rivaux. Selon lui l’intervention occidentale dans les affaires des autres civilisations est probablement la source la plus dangereuse d’instabilité et de conflit potentiel global dans un monde multi-civilisationnel. Washington doit passer un accord de zone d’influence avec Moscou, soutenir le Japon habilement pour en faire un concurrent de la Chine en Asie, et ainsi empêcher Pékin d’élargir l’axe islamo-confucéen. 

Malgré des différences notables, en particulier sur le procédé le mieux adapté pour servir les intérêts américains dans le reste du monde par des interventions directes ou indirectes, les thèses d’Huntington servirent de support idéologique aux dirigeants de l’administration Bush Jr, combinant ainsi une forme de sublimation du religieux à d’autres impératifs beaucoup plus stratégiques et pragmatiques, ce que Bush Junior a appelé « la guerre contre l’axe du mal ».

(La formule « choc de civilisations » fut lancé pour la première fois par Bernard Lewis à la fois consultant du Conseil de sécurité nationale des États-Unis et conseiller de Benyamin Netanyahou alors ambassadeur d’Israël à l’ONU).

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2/ La version plutôt démocrate

Zbigniew Brzezinski n’est pas un néo-conservateur au sens strict, néanmoins son influence au sein du pouvoir profond américain fait de lui un personnage incontournable du dispositif américain en matière de politique étrangère. Il prône la méthode douce en apparence, et se fait une spécialité de la guerre indirecte et durable de faible intensité. Pour y parvenir, il défend le financement de groupes terroristes. Comme l’affirme l’ancien directeur de la CIA Robert Gates dans ses Mémoires : les services secrets américains ont commencé à aider les moudjahidine afghans six mois avant l’intervention soviétique. Robert Gates, l’homme de Brzezinski, est le véritable fil conducteur des idées du PNAC chez les républicains et chez les démocrates. Il a été secrétaire à la Défense des États-Unis sous George Bush Jr, et il a conservé son poste avec Obama. 

Pour Brzezinski la suprématie américaine est un impératif géostratégique. Il est primordial qu’aucun pays challenger n’émerge et soit capable de dominer l’Eurasie.

Il écrit : « L’Asie centrale et la mer Caspienne sont connus pour contenir des réserves de gaz naturel et de pétrole qui éclipsent celles du Koweït, du Golfe du Mexique, ou de la mer du Nord… Cela met l’accent sur les manœuvres et les manipulations que ne devons mettre en place, afin de prévenir l’émergence d’une coalition hostile qui pourrait chercher à contester la primauté de l’Amérique. La tâche la plus urgente consiste à s’assurer qu’aucun Etat ou combinaison d’Etats gagne la capacité d’expulser les États-Unis de l’Eurasie ou même de diminuer de manière significative son rôle décisif d’arbitrage. »

Zbigniew Brzezinski, un homme omniprésent quel que soit le pouvoir en place. Conseiller de la sécurité nationale sous la présidence de Jimmy Carter (1977-81), Administrateur et fondateur de la Commission Trilatérale sous Ronald Reagan – membre du NSC-Département de la Défense, membre du Foreign Intelligence, ancien membre du conseil d’administration du Council on Foreign Relations (C F R), en 1988 il est conseiller à la sécurité nationale pour l’administration Bush père, et il fut également l’un des membres participants au Groupe de Bilderberg. Actuellement, Brzezinski est le Conseiller d’Obama en politique étrangère. 

 

Le néo-conservatisme d’aujourd’hui est un produit générique

Contrairement à d’autres entités autoritaires de type fasciste, le système néo-cons est beaucoup moins rigide et grossier, et s’appuie sur une nébuleuse de sous groupes permettant ainsi de cibler un public spécifique. Dans les faits, il en résulte un réseau plus ou moins formel, aux engagements politiques multiples, imposant son propre dictat. N’y voir qu’un bloc monolithique contribue à mener à l’impasse toute analyse sur ce sujet. En effet, il est relativement vain de chercher une quelconque ressemblance culturelle entre un néo-cons millénariste créationniste américain et un néo-cons de tendance libertaire.

Malgré tout, un examen d’ensemble nous permet de comprendre les liens qui les unissent. 

 

En France, qui sont-ils ? Un faisceau d’indices à notre disposition

Véritables agents de diffusion d’une idéologie, ils constituent un réseau de convergence d’intérêts considérables, venant d’horizons politiques pourtant très différents : Ultra gauche, gauche libérale, droite réactionnaire, droite libertaire ou encore simples opportunistes. Ainsi, ce qui pourrait apparaître comme un handicap au regard des antagonismes culturels initiaux, devient au final une arme redoutable qui fait d’eux de terribles représentants multi-cartes, un avantage certain quand l’objectif est d’influencer les médias et la société en général. 

Terra Nova, l’American Jewish Committee et la guerre contre l’Iran – Les blogs du Diplo

Une indication : Même déguisés, ils utilisent tous une sémantique similaire, ainsi « l’islamo-fascisme » est un terme utilisé de manière récurrente, toujours très présent chez les néo-cons revendiqués, notamment chez Norman Podhoretz le père spirituel.

Autre indication : A aucun moment vous ne trouverez l’un d’entre eux appeler à juger comme criminels de guerre Georges W. Bush, Dick Cheney, Condoleezza Rice, ou bien Donald Rumsfeld. Ils concluront toujours par un « oui, mais l’Amérique est une grande démocratie ». 

Quel est leur but ? 

1/ Promouvoir le "leadership" mondial des États-Unis sur le reste du monde en justifiant les guerres impérialistes.

2/ Lutter contre toute forme de conscience divergente et cela par tous les moyens envisageables, du contrôle des lignes éditoriales au recours à la calomnie et au mensonge.

Alors pourquoi ce site ?

Deux choix s’offrent à nous : Ne rien faire, et dans ce cas ces prédateurs nous confinerons assurément dans un véritable ghetto mental, ou alors résister en contestant ce qui les anime : « L’appétit du Pouvoir ». Dans un premier temps, il s’agit d’identifier leurs liens et leurs intérêts communs, afin de leur faire face en toute connaissance de cause. 

Nous avons identifié cinq catégories bien distinctes parmi les soutiens français à l’idéologie néoconservatrice, même si certains peuvent appartenir à plusieurs groupes.

 


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Réagissez à l'article

56 réactions à cet article    


  • jako jako 27 mars 2013 17:34

    Formidable article et sources, un grand merci pour cet article que j’attendais.


    • La mouche du coche La mouche du coche 28 mars 2013 11:08

      Mais c’est quoi ce délire ? Une liste noire des gens qui ne pensent pas comme il faut. Des noms et des étiquettes. Cette association cherche visiblement à se faire bien voir du gouvernement en nous désignant la bien-pensance et les méchants. smiley


    • olivepsy 28 mars 2013 11:33

      En réponse à votre question, deux citations vous conviendrait à merveille :
      « Bien heureux les ignorants » et « Au royaume des aveugles, les borgnes sont rois »

      Si vous voulez défendre des individus qui ont du sang sur les mains, apporté des arguments en leurs faveurs et expliquez nous en quoi il serait malsain que le peuple connaisse son véritable ennemi...
      Ensuite ce sont surtout ces individus et leurs groupes de pressions qui veulent instaurer la bienpensance au peuple ignorant....


    • appoline appoline 28 mars 2013 12:48

      La réputation du bilderberger est plus que nébuleuse, Ockrent et bien d’autres y ont participé. On ne sait pas jusqu’où vont leur saloperie, mais certains pensent effectivement que le sang a coulé. Alors quand on analyse différents biais et qu’on en revient toujours au même aboutissement, dire que tout est faux me semble déplacé


    • La mouche du coche La mouche du coche 28 mars 2013 13:43

      Regardez qui paye cette association et vous comprendrez que la réalité est l’inverse. Cet article essaye de nous manipuler.


    • lionel 28 mars 2013 13:47

      Qui finance cette association ? Je n’ai pas trouvé d’indication...


    • joelim joelim 28 mars 2013 14:16

      Cette association cherche visiblement à se faire bien voir du gouvernement 


      Comme si Hollande n’était pas un néo-con à temps plein... je pouffe de rire.

    • agent orange agent orange 28 mars 2013 15:09
      Comme si Hollande n’était pas un néo-con à temps plein... je pouffe de rire.

      Hollande est un Young Leader de la FAF (French American Foundation), promotion 1996.


    • modesto modesto 28 mars 2013 16:41

      une information essentielle pour rajouter à ce formidable travail de mise à jour, que je tiens du beau-frère d’un copain qui travaille aux RG et à la DST : Hollande disposerait d’un héliport privé sur le toit de l’Elysée qui lui permettrait de s’échapper en cas de révolte du peuple pour se réfugier dans un abri anti-atomique ultra-secret dans une forêt de corrèze d’où il pourra contacter Georges w. bush et kim il sung pour nous envoyer des missiles de gaz mortels et de la purée de pommes de terre concentrée pour finir d’ étouffer les survivants....


    • joelim joelim 28 mars 2013 18:42

      Hollande souhaite renverser l’Etat syrien et il l’a décidé tout seul.


      Bush, quand il faisait le même travail sur des pays « similaires », était poussé à le faire par son entourage. 

      Hollande est donc plus bushien que Bush.

      CQFD

       smiley 

    • agent orange agent orange 28 mars 2013 21:11

      Hollande souhaite renverser l’Etat syrien et il l’a décidé tout seul.

      Tout seul ? Peut être...
      A moins que BHL le lui ait soufflé lors de leur déjeuné pendant la campagne présidentielle de 2012.
      Entre la salade aux truffes et les « salades pour truffes », la nuance est subtile.

    • joelim joelim 28 mars 2013 21:29

      Oui mais Bush en tant qu’élu a été fabriqué. Il est donc moins responsable qu’un gars qui décide tout seul (...des monstruosités morales qu’il va commettre).


    • Jacques_M 27 mars 2013 21:23

      Une bonne idée de regrouper tous ces comploteurs contre la démocratie et la liberté.
      Merci.


      • lionel 28 mars 2013 08:06

        Excellentissîme !! Merci pour ce travail ! Les « révolutionnaires » sont démasqués !


        Ce que vous avez fait est enthousiasmant, continuez.

        • kléberM 28 mars 2013 08:24

          Belle initiative de l’Observatoire du néoconservatisme (« sans frontières », enfin pour les autres).

          Faudra-t-il attendre que cette internationale de la voyoucratie criminelle (dont la seule philosophie repose sur l’art consommé du mensonge) nous zombifie totalement ou/et nous annihile avant que nous songions à lui régler son compte... à titre posthume ?


          • franor 28 mars 2013 09:14

            beau travail !!


            • Giordano Bruno 28 mars 2013 09:17

              Je vous remercie pour cet article important.

              Faisons-lui la publicité qu’il mérite.


              • eric 28 mars 2013 09:17

                J’ai vu avec mes gosses, sur facebook, un groupe fait pour vous : Les pandas ont des lunettes noires, les terroristes aussi. Un hasard ? Je ne le pense pas !
                Alan Bloom avait raison, le déclin de la culture générale fait des ravages sur l’âme désarmée des sous intellectuels de gauche.
                Pour en rester a un seul exemple, la croissance des églises évangéliques ( et non des « évangélistes », Mathieu Luc marc jean) est un des principaux fait de société dans notre pays. Avec 600 000 adultes messalisant et cotisant, ils ont fait du protestantisme la seconde religion de France. Dans ces conditions, ne même pas savoir comment ils s’appellent démontre une méconnaissance de la société française un peu inquiétante....Des lors ce que vous pensez savoir sur une autre société, l’américaine... Du reste les mêmes causes produisant les mêmes effets, vous imaginez les évangéliques américains favorables a l’Arabie Saoudite....Rien qu’en France, il doit y avoir de l’ordre de 200 églises différentes, alors aux EUA... On trouve de tout et toutes les positions. Ainsi Obama a fait carrière dans une église de sensibilité évangélique favorable a l’idée que Dieu est noir...Le candidat rep. lui était mormon....
                Bon an mal an, les évangéliques se situent quand même en gros dans une sorte de tradition calviniste, pour laquelle l’existence du peuple juif est une preuve de la fidélité de Dieu a toutes ses promesses et l’islam une sorte d’hérésie gnostique assez semblable a bien des égard, d’un point de vue intellectuel a celle des socialismes (certitudes, dogmatisme, messianisme matérialiste, immobilisme etc...). Il n’est même pas impossible que certains évangéliques soient plus frénétiquement sionistes que beaucoup d’ancien trotskistes...

                Bref, je vois dans votre papier une des raison de l’insignifiance quantitative de vos courant d’idée. Vous ne connaissez pas le monde en général et vos adversaires en particulier. Ce que vous décrivez est une application des réalités des extrêmes gauches aux « droites » Vous vous inventez des ennemis a votre image. Ce n’est pas comme cela que vous aurez une chance de les combattre efficacement. Et tant mieux.


                • lionel 28 mars 2013 10:49

                  Ho, vous en connaissez des chôôse Eric !!


                  il est évident que les « théologies » développées par ces « églises » ne sont d’aucun intérêt pour les néo-conservateurs et que le bellicisme qui est sous entendu, l’acceptation de la guerre totale contre le « terrorisme » sous couvert d’Armageddon ne leur a donnée aucune « assise populaire ». Votre remarque eut été intéressante si vous n’étiez pas aussi suffisant et condescendant.

                • leypanou 28 mars 2013 09:26


                  « Même déguisés, ils utilisent tous une sémantique similaire » : et quand l’article utilise l’adjectif ultra-gauche comme ...MAM ou d’autres d’ailleurs, que faut-il en penser ?


                  • lionel 28 mars 2013 10:02

                    Leypanou,


                    Il faut en penser que la gauche la plus radicale traditionnelle, est elle aussi victime de cette cabale pour détruire la France. Aucun courant idéologique n’est épargné. 

                    Comme le disait encore Annie lacroix-riz lundi à Lyon. Lorsque l’on veut envahir un pays, on commence par le pourrir de l’intérieur. 

                  • Cocasse Cocasse 28 mars 2013 09:58

                    Au moins, ils sont pas racistes, on peut voir des noirs, des chinois et des hispanos dans la galerie des néo-cons américains.

                     smiley
                    Et puis en plus, ils sont pas anti-sémites ! smiley 
                    Et même ils font des actions humanitaires...
                    Bon bah tout va bien alors ?!? smiley

                    • lionel 28 mars 2013 10:08

                      Bonjour Cocasse,


                      La psychopathie n’épargne aucun groupe humain... 

                    • LeGus LeGus 28 mars 2013 10:17

                      @cocasse,

                      Ils ont surtout pour point commun de promouvoir une vision où la France est la vassale des USA.
                      Faites donc honneur aux couleurs que votre avatar met en exergue en ne leur léchant pas le fondement.


                    • LeGus LeGus 28 mars 2013 10:32

                      @l’auteur,

                      Je pense que Laurent Ozon aurait bien mérité une petite place dans votre tableau.
                      Entre les identitaires et la paire sécuritaire Raufer Bauer, par exemple.
                      Peut-être est-il trop atypique.

                      Bien à vous.


                      • LE CHAT LE CHAT 28 mars 2013 11:38

                        Dans les néocons français et leurs soutiens , il n’y a aucun membre du FN !
                        en revanche , on y retrouve beaucoup des invités de C dans l’air ( Fourest , Riouffol , Bauer , Raufer ........... )

                        Bizarre , Bizarre comme c’est Bizarre  smiley  smiley  smiley


                        • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mars 2013 12:51

                          "En premier lieu, citons l’américain d’origine allemande, le philosophe politique Leo Strauss qui a influencé plusieurs de ses élèves, comme Allan Bloom, Francis Fukuyama, et un petit groupe d’intellectuels qui dans leur jeunesse étaient trotskistes avant de devenir libéraux.« 

                          => Ça commence mal : votre »premier lieu" est une énorme connerie. Comment prétendre que Leo Strauss ait pu influencer Fukuyama ? Où avez-vous lu ça ? Dans la presse française je présume, celle qui balance des anathèmes à des auteurs qu’elle n’a pas pris la peine de lire.
                          Ne tombez pas dans le même piège, lisez davantage au lieu de pondre ce genre d’inepties.


                          • lionel 28 mars 2013 13:21

                            Monsieur Gueguen, 
                            Votre ton vindicatif ne peut pas contredire la réalité. J’étaye mon propos...

                            « In the following I will focus particularly on Strauss’s student Francis Fukuyama and his recent confrontation with Nietzsche within the neoconservative tradition.2 »

                            « Il se trouve que de nombreux intellectuels très influents dans l’administration Bush (Paul Wolfowitz, Francis Fukuyama, William Kristol, Robert Kagan) ont été des élèves de L. Strauss, ou ont étudié avec Allan Bloom, son principal disciple. »
                            Source :
                            Vous en voulez encore ?

                          • lionel 28 mars 2013 13:44

                            Eric gueguen,


                            Je vous accorde qu’il a remit en question ses petits camarades et a écrit que les Néo-conservateurs : « Croyaient que l’histoire peut être conduite avec une application juste de pouvoir et de volonté. Le Léninisme fut une tragédie dasn sa version Bolchévique et il est revenu comme une farce lorsqu’il fut mis en pratique aux Zuessa. Le Néo-conservatisme, tant en tant que symbole politique que comme corps de pensée, a évolué en quelque chose que je ne peux plus soutenir »

                            Mais il y a débat :


                            « Francis Fukuyama : Vous êtes le dupe d’un ignoble mensonge »





                          • LeGus LeGus 28 mars 2013 13:47

                            @Éric Guéguen,

                            Vous citez Hegel et Strauss dans votre présentation...
                            Pour Hegel ajoutez Alexandre Kojève et pour Strauss son élève Allan Bloom et vous avez l’inspirateur et le professeur de Francis Fukuyama.

                            CQFD


                          • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mars 2013 14:21

                            @ LeGus :

                            Avez-vous lu tous les auteurs que vous dénoncez ? Hegel ? Strauss ? Ou bien vous êtes-vous contenté de ce que certains traducteurs post-modernes français vous en ont proposé ?
                            Qu’y a-t-il de mal à célébrer le génie de Hegel ? Et qu’y a-t-il de commun entre tous les auteurs que je cite ? RIEN. N’est-ce pas une preuve manifeste de la volonté de me rendre étranger tout dogmatisme, cher Monsieur ?


                          • LeGus LeGus 28 mars 2013 14:45

                            Relisez moi, je ne dis de mal ni de Hegel ni de ces lecteurs pour commencer.

                            Ensuite F. Fukuyama est l’élève de A. Bloom, lui-même élève de L. Strauss.
                            Et A. Kojève, spécialiste de Hegel et par ailleurs ami de L.Strauss est l’inspirateur de F.Fukuyama pour sa thèse de la fin de l’Histoire.

                            C’est factuel, alors avant de donner des leçons de lecture...


                          • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mars 2013 14:48

                            @ lionel :

                            Je crois qu’il y a méprise… de votre part. Je ne cherche pas à défendre Fukuyama, je ne m’intéresse pas à ce Monsieur. Mais établir une filiation idéologique entre lui et Leo Strauss, c’est OU BIEN ne pas connaître son sujet, OU BIEN être malhonnête, au choix donc.

                            La thèse de Fukuyama, lecteur de Kojève, est de voir en la chute du bloc de l’Est une « fin de l’histoire ». C’est-à-dire que ce penseur est un représentant contemporain du courant historiciste : il pense, comme Marx ou Hegel, que l’histoire est mue par ses lois propres, inéluctables, et que le temps de la grande euphorie marchande viendra au bout de tous les maux de la planète afin de contenter tout le monde, grâce à la social-démocratie notamment. OR, l’historicisme est l’une des idéologies contre laquelle, précisément, s’est opposé Strauss sa vie durant, et l’Homo Mercator est au rebours exact du Kalos Kagathos par lui révéré au travers de la philosophie antique.

                            Par ailleurs, c’est une insulte à sa mémoire (il est mort en 73, et il a bien fait car depuis tout va de mal en pis et je pense qu’il n’aurait pas aimé l’Amérique des années 80-90-2000) que de l’associer aux projets des représentants fumistes (démocrates-républicains confondus) de son pays d’accueil. Nous avons d’un côté la Croisade contre l’islam infâââme, de l’autre la pensée d’un homme qui est à l’origine d’un renouveau en matière d’études de philosophie arabo-musulmane, au travers de la figure de Farabi notamment.

                            Parmi les liens que vous me balancez au visage figure un article sur le livre d’Anne Norton. L’avez-vous lu ? Avez-vous lu Allan Bloom ? Avez-vous lu Huntington ? Oui ? Non ? Quel rapport avec le sionisme, BHL, Glucksmann et consorts ?

                            Quant à mon ton virulent, désolé, mais j’en ai assez de lire autant de bêtises sur ce site. Vous pourriez me répondre « allez voir ailleurs dans ce cas », mais nous sommes en démocratie, et en démocratie, la bêtise crasse de vos concitoyens influent inévitablement, d’une manière ou d’une autre, à un moment ou un autre, sur le cours de votre propre vie.

                            Donc les schémas simplistes comme le vôtre, sorte de grand sac où l’on met tous les gens que l’on a en abomination en tentant d’en bredouiller un semblant de généalogie, non merci.


                          • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mars 2013 14:50

                            @ LeGus :

                            Ensuite F. Fukuyama est l’élève de A. Bloom, lui-même élève de L. Strauss.
                            Et A. Kojève, spécialiste de Hegel et par ailleurs ami de L.Strauss est l’inspirateur de F.Fukuyama pour sa thèse de la fin de l’Histoire.

                            => ... Et donc ? Qu’est-ce qu’a à voir Strauss avec la Fin de l’Histoire ?
                            Lisez mon post ci-dessus.


                          • lionel 28 mars 2013 15:25

                            Eric Gueguen, nous sommes en démocratie. Vous vous êtes exprimé, c’est très bien. Votre point de vue est explicité et il ne m’appartient pas de chasser quiconque si ce n’est des trolls trop gros pour être vrais. 


                            Dans la France que je soutiens, tout le monde peut s’exprimer, doit s’exprimer, ouvertement. Nous ne sommes pas d’accord ? Où est le problème ? tant que vous ne participez pas volontairement de la destruction de notre patrie. Je dis « volontairement » car nous sommes nombreux à y avoir participé contre notre gré, moi le premier. La Vie, fluide est faite d’évolutions, même Fukuyama s’est remis en question (rires !)

                            Ceci dit, Fukuyama été l’élève de Strauss...

                            Bonne fin de journée.

                          • lionel 28 mars 2013 15:37

                            Eric Guéguen,


                            PS : Et c’est avec cet argument que vous aviez invalidé cet excellent article.

                            Bonne lecture.

                          • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mars 2013 16:07

                            @ lionel :

                            Nous avons beau être en démocratie, il est de plus en plus difficile de faire entendre une voix discordante. J’en veux pour preuve les rigolos sur ce site qui se plaisent à distribuer des bons et des mauvais points sans prendre la peine d’argumenter sur le fond. Vous pouvez argumenter autant que possible, si vous n’allez pas dans le sens du progrès, c’est « -14 ». À côté de ça, un simple « Prout ! » ou « Strauss est un néocons » peut vous valoir « +28 ». Bien sûr, on se fiche, de tout ça... sauf que c’est le « +28 » qui figure en haut du panier de commentaires, et que l’immense majorité des lecteurs à passer sur ce fil n’iront pas chercher plus loin. Vous me suivez ?...

                            Vous estimez que c’est un excellent article, j’estime pour ma part que c’est un torchon (et je viens juste de voir le dingo norvégien au beau milieu de tout ça, bref, de la boullie). Chacun ses goûts.

                            J’aimerai seulement savoir qui, parmi les gens qui promeuvent et soutiennent ce genre d’études, a réellement lu les philosophes incriminés (je ne parle pas des BHL, Adler et compagnie, je parle de vrais penseurs). Strauss en particulier a mauvaise presse en France et PERSONNE ne le lit. Trouvez-vous ça normal ?

                            Enfin, pour ce qui est de la filiation entre Strauss et Fukuyama, c’est assez grotesque, pardonnez-moi. En 73, au moment de sa mort (et Strauss était déjà en retraire), Fukuyama avait 20 ans. Qu’il ait été élève de Bloom, ok, mais de la à se dire :
                             ’Bloom élève de Strauss, Strauss ami de Kojève, Kojève adepte de Hegel, Hegel = fin de l’histoire, comme Fukuyama, donc Fukuyama = Strauss"... soyons sérieux une minute.
                            C’est une Reductio ad Hitlerum, un principe énoncé par Strauss lui-même, devançant les critiques qui lui seraient faites.

                            Je suis des cours dans une Fac d’extrême gauche, avec de vrais profs d’extrême gauche, eh bien je ne suis nullement, pour autant, disciple influencé de ces personnes.

                            Contactez Terence Marshall, demandez-lui le point commun entre Fukuyama et Strauss, lui aussi a été élève de Bloom, il vit en France, est très sympathique et sait de quoi il parle.


                          • lord_volde lord_volde 28 mars 2013 16:12

                            @ Eric Gueguen. J’adore la manière par laquelle, sans rien dire de concret, tu embobines ton interlocuteur en faisant mine d’avoir lu les auteurs de la pensée moderne libérale (préconisant l’exploitation de l’homme par l’homme) que tu cites en y ajoutant quelques enluminures mirobolantes émanant de l’époque antique (Kalos Kagathos (beau et brave) et de la fin du moyen âge (Homo Mercator - vix aut numquam potest Deo, placere).


                            Je reconnais chez vous le style presque pédant et toujours compendieux des Messieurs qui parlent peu, mais bien. Si vous avez des remarques enrichissantes à faire sur l’article qui a attiré votre particulière attention, n’hésitez pas à le faire, non pas en poussant des cris d’orfraie qui n’apportent aucun éclairage susceptible de permettre de remettre en cause les informations contenues dans l’article, mais en y jetant de manière incisive vos objections en les argumentant et en les étayant de manière à ce que les lecteurs puissent en soupeser le poids et les confronter avec les idées du texte que vous visez promptement. 

                          • Éric Guéguen Éric Guéguen 28 mars 2013 16:26

                            @ Voldemort :

                            Bon, qu’est-ce qu’on fait, on se dit « TU », on se dit « VOUS » ?

                            Je n’ai rien dit de concret, c’est bien ça ? Cette généalogie est fondée en partie sur un lien de parenté hypothétique entre Leo Strauss et tout ce que la planète médiatique peut fournir aujourd’hui d’illuminés pro-sionistes, anti-islam, pro-libéralisme, anti-un-autre-monde-est-possible, pro-rabat-joie, anti-indignés...
                            Ce que je m’emploie à faire - très mal à te/vous entendre - c’est extraire un penseur très profond et très complexe, que j’ai lu pour ma part (et je ne me permets jamais de parler de la sorte d’un auteur que je n’ai pas lu, ne te/vous déplaise), de la bouillie infâme dont on nous abreuve ici. Ça vous/te va ?

                            Pédanterie pour pédanterie, j’aime assez le genre de types qui, sous couvert de lever du pédant, reprend à celui-ci la terminologie employée en l’expliquant aux gogos alentour, c’est-à-dire en y allant de son petit commentaire verbeux (sur le Kalos Kagathos ou l’Homo Mercator). Ou comment moquer un concours de bistouquette avec la sienne à la main... smiley


                          • lord_volde lord_volde 28 mars 2013 16:33

                            @ Eric Guéguen. Cessez de répéter que nous sommes en démocratie. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer péremptoirement que notre société est une démocratie ? Léo Strauss est peu lu en France et partout en dehors du monde de la philosophie universitaire. Il n’a rien inventé ou découvert qui ait pu marquer son temps, n’a développé aucun concept témoignant d’une pensée originale, et ses écrits qui sont d’une complexité presque indéchiffrable ne méritent aucune mention spéciale. Dites nous donc ce que vous avez retenu de Léo Strauss qui ait ou à ce point vous faire tant frissonner !

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