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Accueil du site > Tribune Libre > Lettre ouverte au Président des États-Unis, Joe Biden, sur les conséquences (...)

Lettre ouverte au Président des États-Unis, Joe Biden, sur les conséquences d’une escalade nucléaire russe pour l’Europe et les États-Unis

Monsieur le Président des Etats-Unis,

 La guerre en Ukraine, par son impact sur le monde, m’interpelle et m’ordonne à m’adresser à vous pour attirer votre attention sur les dangers que fait courir la guerre en Ukraine sur l’Europe de l’Est, sur l’Europe l’Ouest, sur l’Asie, sur l’Amérique, sur l’Afrique, et donc sur le monde entier.

Le monde aujourd’hui avec la guerre en Ukraine est à la croisée des chemins. Soit cette guerre se terminera rapidement et que tous les pays concernés essentiellement occidentaux et russe prennent le chemin de la raison et trouvent des compromis pour arrêter cette guerre et se dirigent résolument vers la paix soit la guerre en Ukraine va s’enliser et, dans la durée, provoquer des incertitudes telles que tout peut arriver.

Et qu’entend-on par incertitudes sur cette guerre qui risque de durer ? Et qu’arrivera-t-il dans les mois à venir, en 2022, voire en 2023 si le conflit se prolonge ? Peut-on penser que la guerre en Ukraine restera en l’état, c’est-à-dire d’un côté l’Ukraine soutenu par l’Europe et les États-Unis, de l’autre la Fédération de Russie, qui s’épuise dans la guerre sans visibilité de sortie de cette guerre, qui a commencé depuis bientôt 3 mois, le 24 février 2022 ?

Certes, avec des armements toujours massifs qu’apportent les États-Unis et l’Europe à l’Ukraine, et une volonté de libérer ses territoires occupés par les forces russes, la guerre continuera jusqu’à la victoire. Et c’est ce que comptent l’Ukraine et ses alliés occidentaux. Ce qui n’est pas le cas pour la Fédération de Russie, pour qui plus le conflit dure plus la situation devient difficile, plus l’armée russe s’enlise. Le facteur temps milite pour l’Ukraine que pour la Fédération de Russie qui risque de s’épuiser dans cette guerre d’autant que la guerre que mène la Russe, ce n’est pas seulement contre l’Ukraine mais contre tous les pays occidentaux.

Forcément, avec le temps, le doute va s’installer et l’idée que la Russie battra en retraite et quittera l’Ukraine est déjà une option retenue par les pays occidentaux, ce qui explique le soutien sans réserve de tous les types d’armements dont l’Ukraine a besoin, de même pour le financement par les États-Unis et l’Europe.

Mais le problème qui va se poser, c’est ce que la Fédération de Russie a appelé la cobelligérance. Elle a averti à plusieurs reprises les pays européens suspectés de cobelligérance dans la guerre en Ukraine, qui devenaient de facto participants au conflit et donc subiraient en retour des représailles.

Précisément, avec l’enlisement de la guerre en Ukraine, se posera inévitablement la question de cobelligérance. La déclaration du chef de la CIA William Burns, le jeudi 14 avril 2022, que « Le président Joe Biden est profondément préoccupé par le risque d'une Troisième Guerre mondiale » est lourde de sens. Elle montre les inquiétudes de la première puissance mondiale, qui est le socle de l’Occident tout entier. Parce que tout ce qui résulterait dans cette guerre relèverait avant tout de ce qu’auront décidé les États-Unis.

Aussi, Monsieur le Président des États-Unis, tant que la Russie croit qu’elle va l’emporter contre l’Ukraine, malgré le soutien massif en armements y compris lourds et aériens et les sanctions économiques tout azimut, la situation restera maîtrisée, elle ne dérapera pas. En clair, la guerre restera conventionnelle.

Mais la situation a beaucoup évolué depuis la fin mars 2002, avec le repli de l’armée russe à l’Est et au Sud de l’Ukraine. Les difficultés avec l’armée ukrainienne sont sérieuses, on parle de plus en plus de victoire de l’Ukraine sur la Fédération de Russie au point que le président français Emmanuel Macron appelle à éviter une « humiliation » de la Russie.

Cela signifie dans l’inconscient collectif des dirigeants européens et américains que l’issue de la guerre est déjà entendue, elle se terminera par une victoire pour l’Ukraine. On comprend aussi pourquoi la Suède et la Finlande ont demandé d’être membres de l’OTAN.

Sur le plan diplomatique, les ministres des Affaires étrangères du G7, qui se sont réunis, le 14 mai 2022, à Weissenhaus, en Allemagne, ont déclaré : « Nous, ministres des Affaires étrangères de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis d’Amérique, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni et haut représentant de l’Union européenne, apportons notre solidarité et notre soutien indéfectibles à l’Ukraine, alors qu’elle se défend contre la guerre d’agression injustifiable et illégale menée par la Russie, qui ne répond à aucune provocation et dont la Biélorussie est complice. Nous sommes engagés à aider l’Ukraine, une démocratie et un Etat membre de l’ONU, à faire respecter sa souveraineté et son intégrité territoriale, à se défendre et à résister contre de futures attaques ou actions de coercition, à choisir son propre avenir et à prospérer. »

Cela en dit long, Monsieur le Président des États-Unis, que la guerre en Ukraine ne s’arrêtera pas et le conflit va s’enliser, et l'escalade aussi.

Les menaces de recourir à l’arme nucléaire par la Fédération de Russie, depuis le repli de l’armée russe vers l’Est de l’Ukraine, sont balayées par l’Occident, pensant qu’en cas de frappes nucléaires, la Russie sera aussi confrontée à des frappes nucléaires occidentales. La menace russe de Troisième guerre mondiale n’est pas prise au sérieux tant aux États-Unis qu’en Europe puisque si cela arrivera ce sera la destruction mutuelle, bref un suicide collectif, personne n’en réchappera. La Russie n’aura donc aucun intérêt à utiliser des armes nucléaires.

Cependant au cas où l’armée russe est enlisée dans le conflit ukrainien, la situation risque d’être critique. Et c’est ce qui nous intéresse pour comprendre l’issue de cette guerre. Quelle sera alors la réponse de la Russie, au cas où cette situation deviendrait réalité ? Cette croyance que la Russie n’utilisera pas les armes nucléaires ou qu’elle les utilisera mais sera néanmoins neutralisée est-elle juste ?

Tout d’abord, Mr le Président des États-Unis, il est patent que la Russie, acculée, n’acceptera pas le retrait de ses forces pour la simple raison qu’une défaite, au-delà même de la protection des populations russophiles au Donbass et en Crimée, remettrait en cause toute la crédibilité qu’elle a dans le monde, et respectée en tant que grande puissance nucléaire du monde. Une défaite est inacceptable pour le pouvoir politique russe, pour l’état-major comme pour l’armée russe. Pour le peuple russe, une telle situation serait vécue comme un terrible choc.

Aussi acculée, la Russie n’aura pas d’autre alternative que de reconsidérer la cobelligérance de pays européens par où transite le soutien massif en armements à l’Ukraine. Après une étape d’avertissements suffisamment soutenus aux pays frontaliers pour mettre fin à l’acheminement d’armements à l’Ukraine, l’armée russe passerait alors à l’action ; elle procèderait à des frappes nucléaires de faible puissance (armes nucléaires tactiques) qui seraient destinées à détruire des concentrations de forces militaires, des installations de systèmes militaires, de regroupements de matériels militaires pour leur transfert vers l’Ukraine.

L’Ukraine ne sera pas visée par ses frappes nucléaires parce que pourvue aussi d’armes nucléaires tactique que les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, elle pourrait alors riposter. La Russie ne retirera aucun avantage puisque l’acheminement d’armements y compris nucléaires continuera pour l’Ukraine. En revanche, les pays frontaliers comme Pologne, la Roumanie, la Slovaquie, les pays baltes par où transitent le convoiement d’armements vers l’Ukraine seront les premiers pays visés par les frappes nucléaires russes.

Comme la Russie dispose d’un réseau satellitaire approprié pour la reconnaissance de concentrations de forces, d’installations civiles et militaires, les frappes nucléaires viseront essentiellement ces points stratégiques pour mettre fin aux livraisons d’armes à l’Ukraine. C’est le début d’une guerre nucléaire à faible intensité.

La guerre qui change de nature, devenue nucléaire, va créer l’émoi au sein de l’Occident ; le Conseil de sécurité sera impuissant à arrêter la guerre. Comme les États-Unis jouent aussi leur crédibilité, sur le plan mondial, la réponse qu’ils ordonneront à l’OTAN sera une riposte équilibrée à celle de la frappe nucléaire russe. Par conséquent, des concentrations de forces russes dans des fronts en Ukraine seront à leur tour touchées par des frappes nucléaires occidentales.

A son tour, la Russie procèdera à des ripostes nucléaires contre les pays de l’Europe de l’Est, qui sont membres de l’OTAN. Dans cette phase préliminaire de guerre nucléaire avec toutes les conséquences que produiront les armes tactiques nucléaires sur ces pays, malgré leur faible puissance de quelque 0,3 kilotonne à quelques kilotonnes de TNT, des effets apocalyptiques se produiront lors de leur impact avec les points touchés (effet de souffle, forte température en millions de degré, radiations). Et donc un bouleversement dans l’opinion publique de ces pays et sur le monde. Des manifestations vont fuser partout dans ces pays et s’étendront à l’ensemble des pays du monde.

Cependant, au-delà de ces manifestations populaires, une spirale de frappes nucléaires va s’enclencher et toujours équilibrées de part et d’autre. Dans le théâtre de guerre nucléaire qui se joue en Europe de l’Est, la Russie, dans une deuxième étape, pour briser cette spirale nucléaire avec l’Occident, va s’en prendre à l’Allemagne, première puissance économique d’Europe. Des frappes nucléaires contre des concentrations d’armements et d’installations de systèmes militaires ; elle visera même les entreprises de son complexe militaro-industriel.

La guerre nucléaire entre la Russie et l’Occident, dans cette étape, prendra de l’extension mais restera toujours sur le sol européen. Et la durée de cette guerre nucléaire n’excèdera pas quelques jours, le temps que les deux pouvoirs essentiellement russe et américain décident de la marche à suivre de la guerre. L’OTAN qui compte 30 membres et dont trois seulement sont des puissances nucléaires les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, toute décision prise sur les frappes nucléaires reviendra à ces trois pays. Et même, au sein de ces pays la prépondérance des décisions revient aux États-Unis, en tant que première puissance dans l’OTAN et dans le monde.

C’est dire, Monsieur le Président des États-Unis, l’importance des décisions que vous auriez à prendre. Aussi, si la guerre nucléaire de « faible intensité » ne s’arrête pas et que chaque partie campe sur ses positions, malgré les manifestations monstres contre une Troisième guerre nucléaire mondiale partout dans le monde, particulièrement en Europe, aux États-Unis, au Japon et en Russie, la guerre pourrait prendre une tournure dangereuse. Si la spirale de frappes nucléaires continue de part et d’autre, après que l’Allemagne ait été visée, la Russie serait alors menée à procéder à des frappes nucléaires contre des centres militaires importants en France et au Royaume-Uni. Dès lors que les sols français et britannique sont touchés, l’escalade monte d’un cran très dangereux et rapproche l’Occident et la Fédération de Russie à une guerre mondiale.

Si les États-Unis en accord conjointement avec la France et le Royaume-Uni procèdent à une riposte nucléaire sur le sol russe, on peut dire que c’est le début de la Troisième Guerre mondiale. En effet, la riposte nucléaire russe va alors viser le sol américain. Une spirale de frappes nucléaires avec des armes tactiques de faible puissance de part et d’autre pourrait passer à l’emploi à des missiles balistiques intercontinentaux de forte puissance (ICBM) qui véhiculent des ogives nucléaires à fortes charges qui se comptent en mégatonne de TNT.

Une telle situation « passer d’une guerre locale en Ukraine » à une guerre nucléaire totale avec une autodestruction mutuelle, il est clair, Mr le Président des États-Unis, que vous ne consentiriez pas que des frappes nucléaires touchent le sol russe, sachant que la Russie fera de même sur le sol américain.

Le risque d’une Troisième Guerre mondiale pensée comme impossible touchant toutes les puissances nucléaires du monde pourrait être une réalité. Même la Corée du Nord, la Chine, l’Inde, le Pakistan et d’autres pays qui disposent d’armes nucléaires non déclarées ou sur le seuil pourraient être bombardés pour la simple raison que l’Occident étant détruit, il devient pour lui « stratégique » de ne laisser aucune puissance nucléaire disposer encore d’armes nucléaires, qui, épargnées, seront les futures puissances mondiales. La Troisième Guerre mondiale sera alors à son apogée, et l’« hiver nucléaire », à la fin de la guerre, s’abattra sur la Terre. Une fin du monde ?

Donc le recul des États-Unis devant une perspective d’autodestruction du monde sera considéré comme la décision la plus sage qu’auraient prise les États-Unis. Comme d’ailleurs le recul de la France et du Royaume-Uni, s’ils viendraient, devant le refus américain, à mener une riposte sur le sol russe. En effet, compte tenu de la superficie de la France et du Royaume-Uni respectivement 550 000 km2 (métropole) et 240 000 km2, de très loin des 17 millions de KM2 de la Russie (soit 30 fois la superficie de la France et 70 fois la superficie du Royaume-Uni) et du nombre d’ogives nucléaires que détient la Fédération de Russie, première puissance mondiale en nombre d’ogives nucléaires, la situation serait apocalyptique pour ces deux puissances, en cas de riposte française et britannique sur le sol russe.

Aussi peut-on dire arrivé à la guerre nucléaire, et bien que la Russie l’ait commencée pour « briser » cette pression occidentale qui allait l’amener à la défaite et porter un coup fatal à son aura de grande puissance nucléaire au monde, c’est au final l’Occident qui l’a provoquée puisqu’il n’a pas pris en compte ses doléances, il a armé l’Ukraine pour l’épuiser.

Les conséquences de cette guerre nucléaire seront désastreuses pour l’Occident. Tout sera possible, les pays d’Europe culpabiliseront l’OTAN de n’avoir pas anticipé cette guerre nucléaire, qu’en fait son expansionnisme tout azimut sous la houlette des États-Unis, avec en arrière-pensée la volonté de dominer le monde, ont amené à cette débâcle occidentale.

Il est évident que le dialogue va vite être renoué et se passera directement entre les États-Unis et la Fédération de Russie. Un pays neutre sera choisi et les négociations commenceront entre les deux parties. Toutes les revendications russes seront satisfaites pour la simple raison que les pays d’Europe de l’Est quitteront d’eux-mêmes l’OTAN car horrifiés par la guerre nucléaire qui allait les autodétruire.

Ma lettre, Monsieur le président des États-Unis, se termine. Je ne l’ai écrite en « lettre ouverte » que pour espérer qu’elle vous parvienne et qu’elle vous montre les dangers qui guettent l’Occident dans cette guerre en Ukraine ; que l’on veut faire croire que la Fédération de Russie pourrait capituler et ses menaces de guerre nucléaire ne sont en fait avancées que pour impressionner, pour intimider et faire reculer l’Occident. Alors que la réalité est autre, la Russie, acculée, s’engagera dans une guerre nucléaire, attaquera avec des armes tactiques et laissera à l’Occident la « dernière décision de continuer » ou « d’arrêter la guerre ».

Je vous remercie, Mr le Président des États-Unis, de m’avoir lu si cette lettre ouverte vous parvienne.

Medjdoub Hamed
Auteur et chercheur spécialisé en Economie mondiale,
Relations internationales et Prospective

 


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34 réactions à cet article    


  • Jean 16 mai 16:18

    Pas sur qu’il connaisse AVX....


    • voxa 16 mai 22:02

      @Jean
      Pas sûr qu’il sache encore lire...



      • microf 16 mai 16:21

        J´ai arrêté de lire lá " Les difficultés avec l’armée ukrainienne sont sérieuses, on parle de plus en plus de victoire de l’Ukraine sur la Fédération de Russie au point que le président français Emmanuel Macron appelle à éviter une « humiliation » de la Russie."


        • Ancien GE 16 mai 16:44

          @microf Microf faut regarder une carte de février et une carte à ce jour , on peut pas dire que l’armée russe vole de victoire en victoire . Même si certaines nouvelles ne font pas plaisir à lire il faut apprendre à regarder la réalité en face .


        • zygzornifle zygzornifle 16 mai 16:44

          @microf

          Macron va finir par envoyer sa BAC ses CRS et ses Gardes mobiles pour défendre Poutine .....

          Pour dire éviter une humiliation a Poutine c’est Macron qui s’humilie .....


        • microf 16 mai 22:14

          @Ancien GE

          Merci pour votre intervention.
          Je regarde bien la réalité en face, pour moi, la Russie est entrain de réussir en Ukraine, l´armée ukrainienne est aujourd´hui décapitée, les petits soubresseaux que fait cette armée ukrainienne ne sont que des actes désespérés de fanatiques.

          Il ne faut pas oublier que la Russie a perdue lors de la grande guerre contre le nazisme plus de 26 millions de Russes, sinon vous et moi parlerions aujourd´hui l´Allemand, et encore peut être ne serions nous plus en vie, vous n´avez qu´á voir comment ces nazis traitent ceux qui ne pensent pas comme eux.
          Alors, la Russie est prête á perdre encore le double de 26 millions c´est á dire 52 millions de Russes pour sauver la Russie des nazis, et le Président poutine l´a dit á savoir, ce combat en Ukraine est mèné pour notre survie.

          Le Président Poutine a donné les revendications de la Russie qui sont très simples.
          Démilitarisation de l´Ukraine.
          Dénazification de l´Ukraine.
          Neutralité de l´Ukraine.
          Est-ce difficile á remplir ces conditions ?


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 mai 22:37

          @microf
          52 millions...eh beh ...lol


        • eddofr eddofr 17 mai 14:01

          @microf

          Est-ce que l’objectif des U.S.A. n’a pas, depuis le début été de faire payer cette intervention au prix fort (militairement et économiquement) à la Russie ?
          Est-ce que les U.S.A. ont bien digéré la capacité de projection de l’armée Russe en Syrie ?
          Les U.S.A. savent très jusqu’où ils peuvent aller trop loin avec les Russes.
          Après tout, même une bombe nucléaire technique sur un pays européen, ce n’est pas très grave pour les U.S.A.
          Par contre ce serait une bonne « ligne rouge » (là on arrête le soutien et on laisse ce qui reste de l’armée Russe occuper l’Ukraine ... ET « grand bien leur fasse »)


        • GoldoBlack 17 mai 19:52

          @eddofr
          "Est-ce que l’objectif des U.S.A. n’a pas, depuis le début été de faire payer cette intervention au prix fort (militairement et économiquement) à la Russie ?"
          Vous êtes un génie vous !


        • Ancien GE 16 mai 16:46

          Je comprends l’inquiétude de l’auteur mais c’est à Poutine qu’il faut écrire car c’est lui qui a déclenché cette guerre alors que Poutine nettoie sa merde . Si Poutine veut arrêter cette guerre il peut le faire dans la seconde . En plus il économisera des vies de soldats russes dont apparement tout le monde se moque .


          • charlyposte charlyposte 17 mai 15:14

            @Ancien GE
            Imagine ceux qui n’aiment pas les Ukrainiens et encore moins les fameuses stars de l’Eurovision aux ordres du nouvel ordre mondial le cul dans leurs guitares  ! smiley


          • zygzornifle zygzornifle 16 mai 16:49

            Faut écrire a Poutine, c’est lui qui a commencé toute cette merde, il pouvait pas rester dans son Kremlin a compter ses milliards et téter son caviar le con, non il a fallu qu’il débloque, il croyait qu’en une semaine l’Ukraine serait torchée et que l’Otan dirait hou que c’est vilain pas beau et resterait neutre ....


            • PascalDemoriane 16 mai 17:26

              @ M.Medjdoub Hamed

              Vous êtes un des rares, très rares penseurs à affronter ce thème de façon explicite.
              Et à mon sens réaliste, sans catastrophisme, posément, avec responsabilité, en terme de risque et d’enchainement dynamique peu contrôlable. Je l’ai testé autour de moi : réaction unanime, les gens ne veulent pas l’affronter, pas même y penser, culpabilisant ou ridiculisant le messager pour occulter le message ! C’est bien connu.

              C’est presque aussi terrifiant que les effets d’une guerre nucléaire elle-même, comme si elle avait déjà eu lieu sur un plan métaphysique, déjà détruit toute conscience collective en occident, européen en particulier.
              Ce qui ne fait qu’augmenter la probabilité de sa survenue.

              Le pire étant l’écologiste qui prétend redouter une centrale électrique civile nucléaire inoffensive, mais milite pour sur-armer l’Ukraine contre la Russie.
              A ce degré d’inversion du sens, je crains que même Dieu perde patience !


              • Hamed 16 mai 20:31

                @PascalDemoriane

                Oui, même Dieu peut perdre patience. Merci


              • Soucougnan Soucougnan 16 mai 19:02

                Les humains ne font jamais rien sans intérêt or quel serait l’intérêt des Russes de transformer cette guerre en holocauste nucléaire ? Si la Russie était acculée à une défaite en Ukraine, elle aurait le choix entre ne pas utiliser l’arme atomique et vivre sans l’Ukraine, ou alors utiliser l’arme atomique et se passer de l’Ukraine quand même, vu que tout le monde crèverait. Quel serait l’intérêt pour eux ?

                Je crois que la Russie peut parfaitement perdre la guerre sans pour autant disparaître de la carte. Même M. Poutine peut sauver son poste en présentant une vraie défaite en pseudo victoire. Alors que s’il fait usage d’une arme atomique, autant tirer tout de suite une balle dans la tête de chacune de ses filles pour leur épargner une mort atroce.


                • zygzornifle zygzornifle 17 mai 08:29

                  Les adorateurs des persécutions et autres fans d’hémoglobine Ukrainienne vont nous sortir un Poutinathon histoire de soutenir leur dictateur favoris, avec l’argent récolté (dons en rouble s’il vous plait) il pourra mettre en chantier un Satan 3 .....


                  • damocles damocles 17 mai 10:51

                    Les pauvres petits soldats du bataillon Azof ont délegué leurs femmes pour pleurnicher et amadouer les gogos sur BFM ....manque de pot ,une d’elles s’était faite photografier avec un drapeau NAZI quelques temps auparavant !

                    Sur BFM c’est une coutume d’interviewer des nazis et de les faire passer pour des victimes !


                    • roman_garev 17 mai 11:42

                      Le ministère de la Défense de la Fédération de Russie publie des images de la reddition de militants d’Azovstal.

                      Selon le ministère, 265 militants d’Azovstal se sont rendus dans la journée, dont 51 grièvement blessés. Tous ceux qui en avaient besoin reçoivent une assistance médicale.


                      • roman_garev 17 mai 11:51

                        @roman_garev

                        La Douma d’État russe a l’intention d’interdire l’échange de criminels de guerre du régiment nationaliste « Azov »*.

                        En réponse à une telle proposition d’Anatoly Wasserman (https://t.me/wasserman_anatoliy), Vyacheslav Volodine a chargé le Comité de défense de la Douma de préparer une ordonnance protocolaire appropriée.

                        « Les criminels nazis ne doivent pas être échangés. Ce sont des criminels de guerre et nous devons tout faire pour les traduire en justice », a souligné le président de la Douma d’Etat (http://t.me/vv_volodin).

                        *Le bataillon Azov est reconnu comme une organisation extrémiste interdite sur le territoire de la Fédération de Russie.


                      • roman_garev 17 mai 13:50

                        @roman_garev
                        Quelques chiffres :
                        1. Au total, plus de 2 500 personnes étaient là hier, au début de la reddition.
                        2. Parmi ceux-ci, « Azov » comptait 804 personnes.
                        3. Sur le nombre total on compte 404 blessés, dont 55 graves.
                        4. Plus de 200 cadavres congelés.
                        5. Trois prisonniers russes (1 officier, 2 soldats).


                      • roman_garev 17 mai 14:54

                        @roman_garev
                        Des voitures spéciales avec des détenus de l’Azovstal, on les voit déjà en Russie (Rostov, Taganrog...).
                        Tant mieux. Que les professionnels s’en occupent, de ces criminels de guerre. La milice de RPD et de la RPL a d’autres chats à fouetter. On a à encercler et utiliser environ 10-15 milliers d’ukronazis sous Sévérodonetsk-Lissitchansk.


                      • roman_garev 17 mai 15:01

                        @roman_garev
                        Vous parlez d’une « solution finale de la question russe » ?
                        Mais non, rassurez-vous, ce sera la solution finale de la question nazie.


                      • roman_garev 17 mai 18:29

                        @roman_garev
                        Un des blessés évacués hier de l’Azovstal.
                        Deux photos, en haut à domicile, en bas dans le bus sanitaire de la RPD. 


                      • GoldoBlack 17 mai 19:49

                        @roman_garev
                        Où sont vos nazis ?
                        La propagande grossière russe semble peiner à en exhiber...
                        Ce sont les nazis qui ont rasé Mariopole ?
                        Ah oui ! J’oubliais ! Ce sont les Ukrainiens eux-mêmes qui systématiquement bombardent leurs propres villes et population !
                        Mais pas les bateaux !
                        Ceux-là, les Russes les coulent tous seuls ! Comme des grands couillons  !
                        Pathétique propagande ! Difficile de maintenir un mensonge cohérent !


                      • bernard29 bernard29 17 mai 13:45

                        Ecrivez à Poutine pour lui dire de dégager d’Ukraine. cela suffirait normalement, mais c"est vrai que le paranoïaque Poutine se croit menacé par tout le monde ! Il faut donc lui dire que c’est un phantasme et que ça passera. 


                        • eddofr eddofr 17 mai 14:04

                          @bernard29

                          Ce n’est pas parce qu’il est paranoïaque qu’il n’a pas de vrais ennemis.


                        • charlyposte charlyposte 17 mai 15:11

                          @bernard29
                          Tu paniques ?


                        • GoldoBlack 17 mai 19:47

                          L’escalade va s’enliser ?

                          OMG !


                          • roman_garev 17 mai 20:11

                            Des personnages intéressants languissent, semble-t-il, dans les catacombes d’Azovstal.

                            Selon des informations privilégiées, parmi eux :

                            — Des instructeurs de combat urbain israéliens avec des tactiques civiles de bouclier humain. Des envoyés d’oligarques ukrainiens d’origine juive ont tenté de les rançonner, mais ont été refusés.

                            — Officiers supérieurs du renseignement militaire français. Ils ont entraîné les nazis à travailler avec des systèmes antichars, des systèmes de contre-batterie et la reconnaissance aérienne à partir d’hélicoptères. C’est pourquoi Macron a appelé Poutine avant les élections, suppliant de libérer ses concitoyens par mer vers la Turquie.

                            — Officiers du renseignement allemand - BND. Ceux-ci assuraient le contre-espionnage de la zone avant. Cela explique le comportement scandaleux du chancelier allemand Scholz envers Poutine.

                            — Spécialistes du centre d’opérations spéciales britannique MI6 Intelligence. Ils sont les réalisateurs de contrefaçons sanglantes et de provocations chimiques à Irpin. Le MI6 assure la protection personnelle de Zelensky et le contre-espionnage à l’intérieur de son quartier général. Il organise les sessions de communication de Zelensky avec les dirigeants mondiaux via des canaux fermés. D’où la fureur et la russophobie dans les médias britanniques.


                            • Le bébé de Macon Le bébé de Macon 17 mai 20:28

                              @roman_garev bonsoir.
                              Ouille t’as copier là.
                              C’est out bon ça. Demandez d’échanger contre votre à chair à canon.


                            • CATAPULTE CATAPULTE 17 mai 20:59

                              C’est bien d’avoir opter pour la lettre ouverte...

                              Poutine pourra la lire...


                              • roman_garev 17 mai 21:02

                                Des militants de l’unité nationaliste « Azov », bloqués à l’usine « Azovstal » à Marioupol, se sont rendus sans conditions.

                                C’est ce qu’a déclaré le représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU Dmitry Polyansky. Le diplomate russe a commenté la publication du journal New York Times, qui affirme que « l’Ukraine a terminé sa ’mission de combat à Marioupol » et que les militaires « ont été évacués, ce qui a marqué la fin des combats » à Azovstal.

                                « Je ne savais pas qu’il y avait autant de façons de transmettre un message simple en anglais : les nazis [de] l’unité d’Azov se sont rendus sans condition », a déclaré Polyansky en anglais.


                                • CATAPULTE CATAPULTE 17 mai 21:19

                                  l’armée russe passerait alors à l’action...

                                  .

                                  Comment ? Ca n’est pas déjà le cas ?

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Hamed


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