• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Lettre ouverte aux vrais responsables de la mise en péril de la langue (...)

Lettre ouverte aux vrais responsables de la mise en péril de la langue française : les plus hautes autorités de l’État

 Objet : Dénoncer la carence de l’État dans la volonté de respecter, et faire respecter, la Constitution (article 2) et la législation de protection de la langue française en France.

 

À Monsieur Jacques Toubon, ancien ministre, Défenseur des Droits,

 

Monsieur le Défenseur des Droits,

 

Nous sommes un collectif d’associations de défense et de promotion de la langue française. Leurs présidents ont signé ci-dessous la présente lettre. Vous aviez, en 1993/94, travaillé avec celle (ALF), qui rédigea en 1992 la première esquisse de la loi promulguée le 4/8/ 1994, associée à votre nom.

Nous associations constatons que les droits constitutionnels des Français et Francophones vivant en France, sont constamment bafoués par les adeptes et praticiens du tout-anglais.

Dans l’entretien accordé récemment à M. Michel Feltin-Palas, de L’Express, (www.lexpress.fr/culture/langue-francaise-les-failles-de-la-loi toubon), vous avez dressé un bilan de la loi à l’occasion de son 25e anniversaire.

Comme vous l’aviez déjà souligné en fêtant ses 20 ans en 2014 au Sénat, votre loi a eu l’immense mérite de créer un véritable « Droit au français ». En officialisant ce terme, vous rappelez qu’ainsi, dans le monde du travail, les salariés ont heureusement droit à un contrat de travail rédigé en français. Aussi que la langue d’enseignement en France est le français. Concernant les publicités, il est vrai que l’article 4 de votre loi, en son paragraphe 2, dispose que « la présentation en langue française doit être aussi lisible, audible ou intelligible que la présentation en langue étrangère ». Les dénominations publiques doivent être en français, et les traductions doivent être fournies en au moins deux langues étrangères. Bons principes !

Mais, comme vous l’avez justement constaté, cette loi n’a cessé au fil des années d’être contournée pour, aujourd’hui, être quasiment ignorée.

Parce que le gouvernement ne s’attache pas sérieusement à faire respecter la Constitution et notre législation de protection linguistique. Il arrive même que le Président de la République utilise directement l’anglais pour s’exprimer en France (« Choose France ! ») ; et à l’international (« Make the planet great again » ; discours du candidat en anglais de janvier 2017 à l’université de Berlin…) et que de nombreuses entreprises publiques ou semi-publiques, SNCF, EDF, Poste, Air-France, etc., voire des ministères (« French Tech », « Pass » culture) violent la loi en nommant leurs produits ou en intitulant leurs campagnes promotionnelles en anglais ou en faisant une bonne partie de leur communication dans cette langue. Outre l’attentat permanent contre notre langue que constitue la prolifération de ces substitutions linguistiques, le droit que chaque citoyen français et chaque francophone de France a de voir les entreprises et les autorités du pays s’exprimer dans la langue qu’ils comprennent tous, est quotidiennement dénié, humiliant notre langue et offensant ceux qui la parlent ou lui sont attachés.

 

Vous avez parlé de la loi Fioraso (Toubon modifiée) du 22 juillet 2013 qui permet désormais d’enseigner directement en anglais dans nos universités et grandes écoles, tout en interdisant aux établissements d’offrir des formations diplômantes exclusivement en anglais. Or, son application offre l’exemple le plus désastreux du consensus pro-anglais entre établissements publics universitaires et ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche qui a fermé les yeux, en renonçant à employer son levier de l’habilitation.

D'après le site « http://taughtie.campusfrance.org/tiesearch/#/catalog », il y a aujourd’hui en France 1198 programmes qui sont 100% en anglais, dont 928 masters, parmi lesquels 442 débouchent sur un diplôme national. Autrement dit, il y a des masters qui se déroulent dans nos universités sans un seul cours en français, dans une flagrante illégalité.

 

Étrange application de la loi par un ministère aussi important ! Et les tribunaux administratifs d’Aix-Marseille, Lille, Nantes, Paris, Toulouse, saisis de recours bien fondés par ALF et nos associations groupées, les ont tous déboutées, sur la base de motifs différents, voire contradictoires, dans des cas pourtant tous semblables. Étrange justice.

Cet abandon du français dans nos universités est lourd de conséquences, y compris sur la Francophonie mondiale, comme de premières défections l’indiquent.

 

Concernant les publicités, l'ARPP (Autorité de régulation professionnelle de la publicité) ne songe guère à faire respecter votre loi : elle est juge et partie, administrée et financée en effet par les représentants des professions publicitaires (annonceurs, agences de médias, régies et supports publicitaires) c’est-à-dire par ceux-là même qui enfreignent la loi. À ce jour, l’AFRAV, une de nos associations, a déposé 24 plaintes auprès des procureurs de la République pour non-respect par des publicitaires de l’article 4, paragraphe 2 : toutes les plaintes ont été sans réponse ou classées sans suite (https://www.francophonie-avenir.com/fr/L-anglomanie-traitee-sur-le-plan-juridique/articles-29-1). Les procureurs auraient-ils, comme les tribunaux administratifs dans les « recours Fioraso », reçu des consignes du Ministère de la Justice dont ils dépendent, pour éviter que la loi s’impose aux publicitaires anglomanes ?

 

Récemment encore, nous avons appris que Mme Valérie Pécresse, présidente de la Région Île-de-France et du syndicat des transports franciliens, avait mis en place un nouveau titre de transport baptisé « Navigo Easy », en infraction avec l’article 14 de votre loi. Nos associations sont les seules, avec le nouveau Délégué général à la Langue française (DGLF), à tenter de faire revenir sur sa décision la Présidente, déjà nommée « Carpette anglaise » en 2008.

 

Bref, les exemples sont légion, hélas, qui montrent que votre loi est largement bafouée, avec un étrange laisser-faire des pouvoirs publics, eux-mêmes complices de ces illégalités à répétition. Tout se passe comme si cette loi, gênante pour beaucoup si elle était réellement appliquée, devait être ignorée, considérée comme anachronique et sans importance. Les autorités de notre pays, depuis plus de 20 ans, n'ont pas jugé bon d’engager un débat sur ce sujet : il semble plus simple de faire comme si la loi n'existait pas...

 

 C’est pourquoi nous venons à vous pour vous demander de faire tout ce qui est en votre pouvoir, notamment interpeller vertement les autorités, y compris le gouvernement et le chef de l’Etat, pour que soient respectées la Constitution (art.2) et la loi votée en 1994 qui porte le « Droit au français » qui vous est cher. Vous savez à quel point elle est bafouée. Nous sommes prêts à vous fournir, à votre demande, de très nombreux exemples, si nécessaire !

Or, comme le disait en substance Richelieu, « laisser impunies les violations de ce qui est interdit, c’est autoriser ce que l’on prétend interdire ». L’atteinte aux libertés est d’autant plus grave que l’imposition de fait d’une langue unique globalitaire en France, en Europe et dans le monde, le tout-globish managérial, porte en elle de graves dangers pour la diversité culturelle mondiale et partant, pour la démocratie et la liberté de penser qui s’en nourrissent.

 

Malgré tous nos efforts, nous ne parvenons que rarement à être entendus, la quasi-totalité des médias publics ou privés liés aux grands affairistes censurant notre combat ou le tournant en dérision. Là aussi, le déni de démocratie est flagrant, puisque le débat sur l’arrachage linguistique en cours est forclos de facto par une occultation volontaire.

Ainsi, nous vous demandons de bien vouloir intervenir, en votre éminente qualité de Défenseur des droits, afin que les autorités nationales et locales respectent et fassent respecter l’état de droit linguistique républicain, et pour qu’au moins les médias publics cessent de censurer les associations de défense et promotion du français, ou de les tourner en dérision sans leur offrir de tribune ou de droit de réponse.

Veuillez, Monsieur le Ministre, Défenseur des droits, Père de la Loi Toubon, agréer l’expression de notre vif espoir en votre très ferme intervention en haut lieu, et de notre haute considération.

 

 

Les Présidents soussignés des associations ci-dessous désignées :

Alliance Champlain (Nouméa, NC, Pt : M. Daniel Miroux)  ;

Association C.O.U.R.R.I.E.L. (Pt : M. Georges Gastaud) ;

Association des Écrivains combattants (AEC, SG : M. Alfred Gilder) ;

Association Francophonie Avenir (AFRAV, Pt : M. Régis Ravat) ;

Association littéraire de l’assurance et de la banque (ALAB, Pt : M. Daniel Ancelet) ;

Association Paris-Québec (Pt : M. Bernard Émont) ;

Association pour la Promotion de la Francophonie en Flandre (APFF, Belgique, Pt : M. Edgar Fonck) ;

Association pour la Sauvegarde et l’Expansion de la Langue française (ASSELAF, Pt : M. Philippe de Saint Robert) ;

Avenir de la Langue française (ALF, Pt : M. Albert Salon) ;

Carrefour des Acteurs sociaux (CAS, Pt : M. Joël Broquet), et son Pôle Francophonie (Directrice : Mme Catherine Distinguin) ;

Cercle d’études et de recherches sur le monde francophone (CERMF, Pt : M. Ilyès Zouari) ;

Collectif Langue française de Suisse romande (Pt : M. Philippe Carron) ;

Collectif « Non au tout-anglais, Non à l’anglais partout » (Fondatrice : Mme Valérie Faisien) ;

Défense de la Langue française (DLF-Savoie, Pt : M. Philippe Reynaud) ;

Forum francophone international (FFI-France, Pt : M. Albert Salon) ;

Forum pour la France (FPF, SG : M. Henri Fouquereau) ;

Francophonie Force Oblige (FFO, Pt : M. Alain Ripaux) ;

Impératif français (IF, Québec, Pt : M. Jean-Paul Perreault) ;

Institut Culture, Économie et Géostratégie (ICEG, Pt : M. Yves Montenay) ;

Observatoire des Libertés (OdL, Pt : M. Louis Maisonneuve) ;

Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP, Pt : M. Christian Tremblay).

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.43/5   (14 votes)




Réagissez à l'article

20 réactions à cet article    


  • taktak 17 juillet 17:45

    Bravo pour cette lettre ouverte, très juste interpellation du défenseur des droits.
    Le droit de parler notre langue, le français, celui de refuser que le globish de wall street n’éradique la diversité linguistique doit être défendu par tous. C’est ni plus ni moins que le droit à la parole. Première liberté, premier droit démocratique.

    Non la langue unique ce n’est pas la modernité, qui plus est cette langue d’esclave qu’est le globish, permettant de renforcer la domination sur le monde des Trump et Cie.

    Rappelons que la francophonie c’est plus de 700 millions de locuteurs, une langue en pleine croissance démographique notamment en afrique. Ce n’est pas la le problème des français, mais celui de nombreuses nation. Un combat commun avec tout ceux dont l’anglais n’est pas la langue maternelle d’ailleurs, c’est à dire l’immense majorité de l’Humanité.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 17 juillet 17:51

      @taktak

      rappelons que la francophonie est le produit direct de la colonisation puis de l’impérialisme de la France qui a déculturé les populations africaines concernées.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 07:27

      @Séraphin Lampion

      de la même façon que la domination de l’anglais est le résultat de l’empire britannique, du Commonwealth et de l’impérialisme américain issu lui-même de la colonisation britannique

      il est simplement étrange de constater que le chauvinisme patriotico-colonial soit le fer de lance d’un internationaliste militant pour le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, pour condamner la colonisation des grandes puissances et pour encourager la diversité culturelle

      il est vrai que Staline a forgé l’URSS sur la structure impériale héritée du tsarisme et imposé le russe à toutes les républiques de l’union, mais que dirait Taktak si un Russe commençait à justifier une forme de pan-slavisme au nom de la russophonie ? ou les le pansinisme au nom de la mandarinophonie ?


    • Aimable 18 juillet 13:34

      @Séraphin Lampion
      Je pense que les pays décolonisés ont eu le choix lors de leur indépendance , mais ils ont été comme notre pays a une certaine époque placés devant une multitude de langues régionales et que le Français en langue commune leur a permis de se structurer .


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 14:28

      @Aimable

      n’aurions nous pas le choix aussi, si nous sommes indépendants ?


    • simir simir 20 juillet 13:26

      @Séraphin Lampion
      Non Staline n’a pas imposé la langue russe à toutes les républiques ;
      Selon les travaux d’Andrea Khylya Hemour : Politique linguistique en URSS 1917-1991 -, celle-ci nous dit page 15 que :« l’URSS était un état exceptionnellement multilingue.
      En 1917 une grande partie de la population était analphabète et comme  il existe un grand nombre de langues et de cultures complètement différentes, il est impossible de réaliser une campagne d’alphabétisation monolingue. (p20)

      Lenine associait l’idée de progrès au plurilinguisme (p31) il prônait un large programme du « développement de la langue et de la littérature des nations réprimées auparavant »
      Il voyaiy dans les langues nationales un moyen puissant pour atteindre les peuples et faire passer le message.
      Un rapport du 11eme congrès du PCUS mentionne en 1933 que la production de livres en ukrainien est la plus importante de toutes alors que c’était considéré comme une langue arrièrée sous les tsars.
      Idem pour le bielorusse :le biélorusse est choisi comme la langue majoritairepour les relations entre les institutions et organisations étatiques, professionnelles et sociales » (Constitution, 1927, art.21 et 22, in Congrès des Soviets dans les documents (1917-1937),(p40)
      Dans les années 1920, par exemple, les premières écoles en langue kirghize sont ouvertes, et en 1923, il y a déjà 251 écoles kirghizes parmi 327 écoles au total dans la région. De même, les premiers manuels scolaires ainsi que le premier journal kirghize Erkin too ( »Les montagnes libres") apparaissent en 1924.(p40)
      Dans un souci d’unité du pays Staline a ensuite essayé de russifier toutes les langues.
      Pourtant, selon certains chercheurs, les premières décennies de la politique stalinienne ne parviennent pas à enrayer le processus mis en place à l’époque précédente. Au contraire, la période avant la Deuxième Guerre Mondiale peut être considérée comme la meilleure pour les langues nationales. C’est pendant ce temps-là que les langues non-russes prospèrent dans l’éducation comme langues d’enseignement ainsi que dans les publications de manuels, de journaux, de la littérature, etc. Par exemple, dans les années 1934-1940, 64 nationalités ont leurs écoles avec leur LM comme langue d’enseignement70 (Grenoble, 2003 :60).


    • simir simir 20 juillet 13:27

      @simir
      suite

      D’ailleurs, dans chaque république, il existe des écoles pour les minorités où l’enseignement est conduit dans leur LM. Ainsi, en 1938, 22 langues d’enseignement sont utilisées en Ouzbékistan, 17 en Ukraine et 20 en Daghestan (voir Crisp, 1989 :39 ; Kirkwood, 1991 :62 ; Kreindler, 1982a :10). Même dans les années d’après guerre (1945-1950), le droit d’utiliser la LM ainsi que d’être scolarisé en cette langue est toujours en vigueur. Comme le souligne Kreindler (1982a :12), « aussi longtemps que la nationalité soviétique se base sur le concept « nationaliste en forme, socialiste en contenu », le rôle des langues non-russes reste « assurée théoriquement ». Malgré la glorification personnelle du « grand peuple russe » et la rupture évidente avec la politique léniniste, Staline ne propose aucune théorie qui justifie le changement de statut pour la langue russe. De même, aucune loi n’est promulguée à ce sujet. Au moment de la mort de Staline, la plupart des nations et des groupes ethniques possèdent toujours leurs écoles en LM. Jusqu’en 1957(p49)

      C’est Kroutchev le bandit qui a tout fait pour l’abandon des différentes langues au profit du russe.
      Brejnev lui défendit la promotion du russe au motif qu’un processus ethnodémographique « indésirable » menace de réduire la population russe à moins de 50% de la population totale de l’URSS, ce qui signifierait que les Russes deviendraient une minorité en Union Soviétique (p62)
      La conclusion:les peuples allogènes ont toujours eu une grande aspiration à apprendre le russe et que leur « rattachement » à l’Empire russe a été un « facteur de progrès »
      L’ukrainien Gogol écrivait en russede même que le poète ukrainien Chevtchenko (c’était sous le tsarisme)
      Donc c’est un peu plus compliqué que de remettre tout sur le dos de Staline mais il l’a tellement large.


    • Ruut Ruut 18 juillet 07:03

      L’occupation culturelle des USA en France commence en effet à avoir des conséquences visibles sur notre Pays et curieusement impacte plus fortement nos « élites ».

      Nos médiats utilisent un Mauvais Français qui tend de plus en plus vers un Franglais nauséabond, nos dictionnaires sont de plus en plus pollués de mots inutiles et dénaturés.

      Je ne parle même pas des films et chansons que nos plus jeunes sont incapables de chantonner faute de comprendre le sens des mots de ces dernières.


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 07:35

        @Ruut

        L’occupation culturelle de la France en Afrique commence en effet à avoir des conséquences visibles sur les anciens pays de l’AOF, de L’AEF et du Maghreb, et curieusement impacte plus fortement leurs « élites ».


      • San Jose 18 juillet 09:04

        @Séraphin Lampion
        .
        Mince, la honte smiley


      • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 18 juillet 10:27

        @San Jose

        la honte n’a rien à voir là-dedans ! il faut être cohérent, c’est tout, et ne pas reprocher aux autres de nous faire ce qu’on fait ! il faut assumer d’un côté ou de l’autre ! mais pas manger dans deux gamelles


      • Ruut Ruut 18 juillet 12:21

        @Séraphin Lampion
        Vous avez parfaitement raison.


      • L'Astronome L’Astronome 18 juillet 08:01

         

        On s’aperçoit de plus en plus, hélas, de l’activité criminelle des tenants de l’anglo-américain. Ces gens-là (publicitaires, journalistes, informaticiens, « managers » et même l’administration) méritent de passer en justice pour assassinat du français.

         


        • Et hop ! Et hop ! 18 juillet 12:58

          @L’Astronome :

          Il suffit de faire comme pour la vitesse sur les routes : une amende de 90 EU pour chaque utilisation d’une expression américaine par un ministère, un établissement public ou un fonctionnaire, sur un document ou dans une déclaration publique.

          Les 90 EU d’amende seraient multipliées par le nombre de publications du message, du document, de la déclaration, du prospectus, de l’inscription, du formulaire, de la circulaire.

          Les fonctionnaires et hommes politiques payeraient ces amendes personnellement.

          Au bout de 12 contraventions, le coupable perdrait son permis de parler et d’écrire, il serait licencié.


        • simir simir 20 juillet 13:57

          @Et hop !
          Comme s’il n’y avait que les fonctionnaires...
          PSA et Renault viennent de basculer toute leur documentation technique en anglais
          Le baron Seillière ex-président du MEDEF qui disait que « désormais il ne s’exprimerait plus qu’en anglais, la langue des affaires.
          Sans compter les élus locaux qui pour montrer qu’ils ont fait 2 ans d’anglais vendent leurs territoirescomme Annecy Mountain,Only Lyon, Lorraine Airport, Share slogan (JO de Paris)
          Le mal est profond et on le doit en partie aussi »aux collabos de la pub et du fric" (Michel Serres)
          En ce 480eme anniversaire de l’Ordonnance de Villers-Cotterêts qui a officialisé la langue française il faut nous battre et ne rien céder.


        • tashrin 18 juillet 09:55

          C’est pas faux... Avec un leger bemol... La meilleure maniere de defendre la langue francaise, prioritairement, c’est faire en sorte que la population nationale la parle et l’ecrive correctement

          Mais visiblement on en est plus là


          • rogal 18 juillet 10:03

            Le premier responsable est le peuple français lui-même, qui accepte de se laisser faire. Que veut-il donc devenir ?


            • L'Astronome L’Astronome 19 juillet 07:59

               

              Très étonnant le faible nombre de commentaires concernant notre langue — instrument primordial de communication et de pensée, et donc de structuration de la société — en face du nombre effarant de réactions face à un phénomène des plus banals : la prévarication d’un ministricule.

               


              • Gilles COLIN 19 juillet 17:43

                @L’Astronome
                 La langue française n’étant plus ressentie comme un espace de liberté par beaucoup d’entre nous, une forme de résignation annihile les désirs de s’exprimer, d’autant que les médias n’autorisent que les commentaires très peu visibles, sur ce qu’ils considèrent comme leur domaine.


              • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 20 juillet 13:45

                Bonjour,

                Merci à tous pour avoir pris la peine de vous pencher sur cette lettre ouverte et aussi pour vos commentaires.

                Je partage le point de vue exprimé par L’Astronome dans son message d’hier à 7H59.

                La réponse de l’Élysée vient de nous parvenir ce matin. Une réponse... typiquement politicarde.

                Nous réfléchissons à ce qu’il va falloir répondre aux contre-vérités qui s’y trouvent.

                En attendant, en tant que secrétaire de l’AFRAV (= une des 21 associations signataires), je prends l’engagement devant les lecteurs d’Agora Vox qu’ils auront connaissance de la réponse élyséenne.

                Cordialement à tous.

                Thierry Saladin

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès