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Accueil du site > Tribune Libre > Loup, Italie, Témoignage « Le J’accuse » d’une bergère

Loup, Italie, Témoignage « Le J’accuse » d’une bergère

(28/02/17) : Vous nous tuez pour imposer votre civilisation en plastique. Vous nous tuez avec hypocrisie, en camouflant le génocide sous le prétexte de cette nature que vous êtes en train de détruire, avec le loup comme bannière.

Il neige : la neige de Février, massive, qui déjà sent la fin de l'hiver. A quelques kilomètres en aval c'est déjà la pluie ; ici, tard dans la nuit le chasse-neige est passé, mais maintenant on ne peut monter qu'avec les chaînes.

Les étables sont remplies d'agneaux : beaux, gras, ce sont déjà des agneaux de plus de 30 kgs, mais cette année, personne ne réussit plus à les vendre... la crise, l'importation* ... ? 

Pendant ce temps, les moutons et les agneaux continuent de manger dans les bergeries ... A l'écart de l'effervescence des éleveurs, personne ne remarque quoi que ce soit.

 L'autre jour, un berger me parlait : un troupeau de cinquante animaux adultes, une passion qui le tenait en vie pour continuer.

  • « "Comment vont les bêtes ? »
  • « J'en ai chargé 82, je les ai toutes prises, ça suffit ! On ne vend plus un agneau, en été c'est l'alpage, en hiver c'est le foin, le loup, la bureaucratie qui te dévorent. J'ai tout arrêté ! ».

Une autre défaite ! Peu à peu, cette société va tous nous vaincre, elle condamnera la montagne, en fera un grand parc que l'on survolera en hélicoptère, pour se poser sur les pics - hélitourisme !- afin de contempler de haut l'image d’Épinal des villages abandonnés. C'est ce que deviendra notre montagne !

 

Et pendant ce temps, : le loup ! Pauvre loup, le symbole écologique, le symbole de la mauvaise conscience de beaucoup de gens**, sauvons le loup ! 

"La Stampa" du mercredi 1er Février en a fait une pleine page : pas un mot sur les bergers, sur ceux qui vivent et entretiennent la montagne.
 Ceux qui écrivent, qui protestent, qui défendent le loup et les théories écologiques vivent en ville, ont leur revenu assuré, beaucoup de temps libre pour se faire entendre ; peut-être sont-ils également végétariens pour avoir la conscience tranquille ?**

Nous bergers, agriculteurs, gens de la montagne, nous sommes là-haut pour protéger le territoire, mettre chaque jour en pratique l'écologie (ecologia - de « oikos » = maison). Nous défendons chaque jour notre maison, notre pays, notre environnement.

Ci-dessus : Anna fait le foin avec ses enfants pour ses brebis. Pour témoigner votre solidarité avec Anna écrivez à bram.2010@libero.it

 

Mais de nous personne ne se souvient. Et même plus : on dérange, on est le caillou dans l'engrenage. Nous, les gens de la montagne, qui pendant des siècles sur ces terres rudes avons su créer une culture, un mode de vie, le savoir-faire pour survivre dans un environnement hostile, nous, avec notre histoire, notre langue, nous ne comptons pour rien : l'économie et la politique en ont ainsi décidé.

On vit désormais là-haut tous les jours, la mélancolie et l'inquiétude éteignant en nous tout enthousiasme et tout désir de se battre.

Vous êtes en train de nous massacrer. C'est un génocide de la montagne d'un nouveau genre, sans se salir les mains : Ultime drapeau flottant sur nos montagnes : celui du loup.
Anna Arneodo
http://www.ruralpini.it/Una_pastora_ai_signori_del_lupo.html

 

Le billet d'Ouragan :

*NDLR En Italie, depuis la protection des loups, le pastoralisme et la viande d'agneau sont fortement dévalorisés idéologiquement par les défenseurs des grands prédateurs et dépréciée par les importations de mauvaise qualités dont l’appellation viande fraîche n'est qu'un euphémisme. En France, les écologistes environnementaux suivent l'exemple mais l'offre d'agneaux labellisés produit traditionnellement ne couvre cependant toujours pas la demande ; Reste à savoir pour combien de temps, car le loup s'attaque à la branche de la filière qui arrive à tirer son épingle du jeu.

L'agneau de Sisteron se porte bien mais ressent les baisses de production liée aux prédateurs. Idem en Lozère pour la fromagerie le Fédou, mais également pour l'IGP agneau de Lozère ELOVEL qui subit 25% à 30% de pertes de production, au même titre que l'ensemble des agneaux labellisés ou des productions fromagères dans les régions impactées par le loup. Il menace les A.O.C. dont le cahier des charges exige une obligation de pâturage, comme en Italie et en Espagne.

Les "défenseurs de la nature" au lieu de condamner la politique de l'agro-industrie et du libre échange à outrance, s'acharnent sur les derniers représentant d'une agriculture durable et respectueuse, sous prétexte de protection de la nature.

**Un prétexte, comme le dit l'auteur de ce témoignage, qui leur sert de rédemption afin de ne rien changer à leur mode de vie.

 


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38 réactions à cet article    


  • JC_Lavau JC_Lavau 15 mars 2017 14:32

    Il a fallu très très longtemps pour qu’il passe, cet article.

    Tandis que les niaiseries de Rosemar passent illico.

    • Rishi Kesh 15 mars 2017 15:01

      @JC_Lavau
      Se plaindre que des modérateurs bloquent la parution d’un article, quand on est soi-même un adepte forcené du blocage d’articles en modération : la niaiserie incarnée (pour rester poli...)


    • Graal 16 mars 2017 09:01

      @Rishi Kesh
      « quand on est soi-même un adepte forcené du blocage d’articles en modération »
      Des explications SVP !


    • joelim joelim 16 mars 2017 11:52

      @Graal
      Regarder le nombre d’articles modérés négativement par rapport à ceux modérés positivement en dit long surtout si on se plaint que des articles ne passent pas...


    • Alren Alren 16 mars 2017 12:05

      @JC_Lavau

      Il a fallu très très longtemps pour qu’il passe, cet article.

      Et il a obtenu à peine la moyenne. Qu’est-ce que cela montre ? Que la grande majorité des votants sont des urbains qui ont une vision sentimentale de la « Nature », oubliant en allant à la boucherie ou la poissonnerie, qu’ils sont les plus grands prédateurs de cette nature de par le nombre d’humains peuplant la planète.

      Jamais une espèce n’a autant proliféré et n’aurait jamais pu atteindre ce nombre sans supprimer la majeure partie de la vie naturelle pour la remplacer par l’agriculture et l’élevage.

      Les humains des pays développés sont devenus excessivement carnivores et consomment beaucoup plus de viande qu’au paléolithique, contrairement à ce qu’on a cru longtemps. Ils en mangent même trop pour les besoins de leur corps et développent des cancers et des maladies cardio-vasculaires liés à ces excès.

      Ce qu’ils ne comprennent pas, les adorateurs du loup mythifié de leur enfance, c’est que la « nature naturelle », donc en l’absence de l’homme dans nos montagnes, ce serait un équilibre entre le nombre de loups et le nombre de chamois et bouquetins.

      Et que chamois et bouquetins échapperaient deux fois sur trois en moyenne aux attaques des loups, ce qui n’est plus capable de faire le mouton domestique qui vit en troupeau dense qui plus est. Les loups ne sont pas habitués à une telle abondance de nourriture facile. Leur instinct les pousse à constituer des « stocks » en massacrant plus d’animaux que nécessaire à calmer leur faim.

      Dans la nature sans homme, les louves connaîtraient une faim endémique qui limiterait le nombre de louveteaux qu’elles pourraient mettre bas. Et la survie de ceux-ci serait précaire, à la merci d’un hiver très neigeux ou d’un mâle qui les tuerait par eugénisme instinctif.

      En bref, il y aurait moins de loups qu’aujourd’hui dans la nature sauvage.

      Pour nourrir tous les humains, nous avons aboli cette nature sauvage. Il faut en tirer les conséquences : nous devons éliminer les prédateurs naturels, nos concurrents directs dans les montagnes comme nous l’avons fait dans les forêts de plaines.


    • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2017 12:23

      @joelim. Si la qualité des propositions d’articles suivait la quantité, ça se verrait.

      Le conformisme politically, feministically, carbocentristically and terroristically correct n’a jamais produit de la qualité. En revanche il produit des patates cabanellistiques.
      Les oligarques-qui-nous-veulent-du-bien savent bien pourquoi ils subventionnent les organes de propagande politically, feministically, carbocentristically  and terroristically correct.

    • Graal 16 mars 2017 13:35

      @joelim
      Je devrais, et vous avez tout à fait raison de me le suggérer, consulter les profils des intervenants ce que je ne fais quasiment jamais.
      Toutefois, dans ce cas précis, c’est l’expression « adepte forcené du blocage » qui m’a interpelé. Après vérification du profil de @JCLavau, je continue à la trouver excessive (même si, au nom de la Liberté d’expression, je ne me sens pas trop le droit d’interdire un article). Je partage même un peu son point de vue quand je vois le nombre d’articles qui ne présentent pas grand intérêt si ce n’est de permettre aux auteurs de déverser leur bile ou de satisfaire leur petite vanité personnelle (Ah, comme AV regorge de fins analystes politiques !).
      Concernant l’objet de cet article, enfin, je suis quand même sidéré que l’on puisse voter contre, alors que les ravages dus aux loups représentent un problème gravissime pour les éleveurs de montagne.


    • Graal 16 mars 2017 13:52

      @Alren
      " il a obtenu à peine la moyenne".
      Question naïve (pour faire suite aux échanges ci-dessus) : Comment peut-on connaitre le score obtenu par un article ? Moi, je ne sais pas faire.
      Ceci dit, sur le fond, vous avez fort adroitement décortiqué le problème (j’ai failli dire : résumé, mais je crains que, déjà, beaucoup ne vous lisent pas intégralement). Cela mérite d’être souligné.
      Une petite réserve,toutefois, concernant bouquetins et chamois, je ne suis pas sûr que leur territoire et celui du loup se confondent (pas tout à fait le même étage, du moins dans les Alpes occidentales) ce qui n’en ferait pas une proie privilégiée pour les loups.


    • ouragan ouragan 16 mars 2017 15:11

      @Alren
      « nous devons éliminer les prédateurs naturels, nos concurrents directs dans les montagnes comme nous l’avons fait dans les forêts de plaines. »

      Avant d’en arriver à cette décision radicale, il eu été important de considérer l’autonomisation des éleveurs à travers le partage des connaissances et le respect de leur consentement préalable, libre et éclairé. 
      Cordialement


    • Goldored Goldored 15 mars 2017 21:36

      Le loup n’est pas la nature. Il faut l’exterminer. Le génocider. Le rayer des espaces. Et avec lui le renard. La buse. La chouette.
      Font chier ces animaux à habiter dans nos espaces !


      • JC_Lavau JC_Lavau 15 mars 2017 22:55

        @Goldored. Robert Louis Stevenson et Modestine n’ont finalement rien eu à craindre du loup, qui en 1878 était pratiquement éradiqué du Gévaudan. Ce ne serait plus vrai de nos jours : le loup a été réintroduit, et c’est lui le maître.


      • ouragan ouragan 16 mars 2017 09:11

        @JC_Lavau
        Je ne connais pas Goldored, mais j’ai comme l’impression qu’il applique la propagande qui consiste à faire passer les ruraux pour des sauvages sanguinaires alors que les écologistes seraient les sauveurs de la planète en s’occupant de préserver les territoires que nous avons préservé et en continuant à vivre sans accepter aucune contrainte liée à leurs fantasmes.


        La grande majorité des ruraux qui vivent de et avec la nature sont plutôt réalistes :

      • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2017 10:33

        @Covadonga. Le Goldored serait bien infoutu d’expliquer combien de temps il passe dans la Verte.


      • mmbbb 16 mars 2017 11:13

        @ouragan les ruraux clouaient les chouettes sur les portes des granges il y a encore quelques generations Les chasseurs tiraient les buses en guise de divertissement celles ci sont desormais protegees et etc etc J’ai passe mon enfance a la campagne je connais tout de même la mentalité Je vais souvent a la montagne Sans ces espaces protegées, les montagnes seraient vident de vie Le premier parc en europe fut l oeuvre du roi Victor emmanuel II en 1856 ( parc du grand paradis ) apres que le chamois le bouquetin faillirent ete eradiqués . Vous tirez a boulet rouge sur les ecolos ( je parle des scientifiques ) et vous voulez nous faire accroire que les ruraux sont les temoins d une sagesse ancestrale, entre les deux il y tout de meme une position mediane


      • ouragan ouragan 16 mars 2017 14:42

        @mmbbb
        Permettez moi de vous répondre que les derniers témoins de cette sagesse ancestrales sont désormais des ruraux abandonnés des instances publique sociales et économique... Des ruraux qui observent avec effroi l’artificialisation des terres pour permettre aux sages citadins d’avoir plus de super marché, plus de piscines, plus de tennis, plus d’aéroport et de gare tgv et d’autoroutes pour les vacances....de 1961 à 2007 la France a bétonné 110 000 ha par an. aujourd’hui c’est de l’ordre de 60 000 ha par an.

        Des ruraux qui aux aussi ont évolué bien plus que les citadins quand à la sagesse pour le respect de la nature.

        Le pastoralisme s’est adapté aux crises et à l’évolution du monde rural : la recherche. le développement. la valorisation ont contribué à la modernisation de l’activité et à changer les vieilles images. Aujourd’ltui, les discours sur le pastoralisme en font étrangement l‘inverse de l’épouvantail d’autrefois : il serait devenu l’outil indispensable pour l‘entretien et la gestion des espaces montagnards. empêchant la fermeture des paysages et la disparition des patrimoines ruraux. Mieux. il serait aussi un facteur essentiel de la biodiversité en favorisant le maintien d’espaces ouverts et variés. Finalement. le pastoralisme extensif. en grande partie à l’écart des méthodes de l’élevage industriel. peut se prevaloir d’une << qualité environnementale » 


      • mmbbb 16 mars 2017 15:51

        @ouragan si les ruraux avait ete un peu plus ouverts, la campagne ne serait pas deserte et le gouvernement ne re peuplerait pas de force ces villages par des migrants .Maintenant c’est le nouveau credo Moi le premier je serais reste et ma region ne serait pas desormais peuple de Turc ( pres de Nantua Voir le Bordel avec Erdogan ) Quant aux regions de montagne , c’est surtout l activité touristique qui maintient ces regions dynamiques Voir le Queyras par exemple qui ne serait rien sans le tourisme . D’autre region comme l Ariege est completement a l abandon puisque de faible rentabilite ( montagne et vegetation dense pas de neige peu d’infrastructure ) La nature a desormais envahi les anciens champs, les orris ( maison de pierres seches ) se démantèlent et les toits a moitié ouverts laisse les arbres pousses La biodivesite est elle menacee ? Je ne le pense pas C’est désormais un autre paysage avec une nouvelle biodivesite ou le temps a effacé l empreinte du travail de l homme . Je serai curieux de savoir le nombre d’especes animales et vegetales ayant reconquis ces biotopes Quant a votre agro pasteuralisme je ne suis pas contre mais on deplace le probleme puisque nous importons desormais des produits alimentaire de faible qualite a bas cout Mais il est vrai que la FNSEA est un syndicat qui a beaucoup oeuvre et vous a enfonce la tete L Allemagne n’a ^pas ces scrupules et depasse l agriculture francaise bien que ce pays soit presente comme un exemple en ecologie Quant au betonnage de la france et oui depuis 1945 nous avons eu 16 millions de francais en plus et nos ecolos gauchos veulent accueillir la misere du monde c’est un choix Les terres arables en beauce ( les meilleures de france ) ont ete en partie urbanisees et ce n’est pas fini Il faut bien que les ecolo bo bo puissent prendre l avion et les aeroports ne se construisent pas en ville La je vous rejoins mais c’est ainsi.


      • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2017 21:05

        @JC_Lavau. 29 septembre 1878, ce qu’en disait R.-L. Stevenson, une nuit où il ne pleuvait pas sur sa clairière (mais quatre nuits plus tôt, sous un déluge vers Fouzilhic, il avait été fort malheureux, faute d’équipement approprié) :

        "Dans ce monde extérieur que nous fuyons, blottis dans nos maisons, il y a des endroits charmants et agréables à habiter. Chaque nuit, semble-t-il, il y a un lit tout prêt qui attend l’homme dans les champs où Dieu tient maison ouverte. Je pensais avoir retrouvé une de ces vérités qui sont révélées aux primitifs, et cachées aux économistes ; j’avais du moins découvert pour moi un nouveau plaisir. Et pourtant, tandis que je m’exaltais ainsi de ma solitude, j’eus le sentiment étrange que quelque chose me manquait... J’aurais souhaité une compagne étendue près de moi, sous la clarté des étoile, silencieuse et immobile, et dont la main put effleurer ma main. Car il existe une camaraderie qui procure une sensation de douce quiétude et qui bien comprise, est une solitude encore plus parfaite. Vivre en plein air avec la femme qu’on aime, c’est de toutes les vies la plus parfaite et la plus libre."

        Fin de citation.

        Wi, mais avec la meute de loups qui vous encerclent, tu es content d’avoir ta compagne auprès de toi ?


      • JC_Lavau JC_Lavau 17 mars 2017 09:49

        @JC_Lavau. Pour être agent de la JUSTE dictature du WWFariat, il suffit d’être haineux, une tête d’haineux.


      • JMBerniolles 16 mars 2017 10:39

        Merci pour cet article qui dévoile le vrai visage de l’écologie politique. C’est à dire un instrument politique de propagande au service des gros intérêts financiers. . Au niveau de la campagne présidentielle c’est d’ailleurs un thème très partagé qui révèle une vraie adhésion au système dominant. Avec un baratin de façade : on va renégocier les traités européens. Il est urgent de sortir de l’UE


        • cevennevive cevennevive 16 mars 2017 11:32

          Salut le protecteur des agneaux !


          C’est vrai, c’est beau un agneau, c’est beau un troupeau (hier, sur le Causse où je me promenais, j’ai vu un immense troupeau heureux, un berger et trois chiens guillerets. Il n’y avait pas de loups... Ou alors peut-être s’étaient-ils déguisés en agneaux ?)

          Mais, à l’instar de Goldored qui écrit : « Font chier ces animaux à habiter dans nos espaces », je dirais "j’en ai marre des pies qui envahissent notre espace, qui déterrent les jeunes pousses de mes légumes naissants, qui chassent mes mésanges des mangeoires pour d’empiffrer de leur pitance, et qui vont voler leurs oeufs au sein même des nid !

          Qu’attend-t-on pour éradiquer les pies ?

          Et les puces, les chenilles processionnaires, les parasites de tous bords ?

          Ils nous en font voir de toutes les couleurs ces malfaisants...


          • Buzzcocks 16 mars 2017 11:46

            J’ai un parent qui vit dans les Vosges profondes, il n’est pas paysan mais il a quand même hérité de forêts de son père qui lui, l’était. Et il m’indiquait que la gestion forestière était une catastrophe car il y avait tellement de cerfs, que ceux ci bouffaient tous les jeunes plants et donc rien ne poussait. Il était impossible de faire pousser un arbre sans le grillager.

            Et la cause est simple, le cerf n’a plus de prédateurs donc il pullule. Du coup, faut peut être mettre plus de loups, d’ogres, de dragons ... de carnassiers.

            Bref, l’écologie, c’est pas simple...


            • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2017 14:38

              @Buzzcocks. D’où le conflit dans le Jämtland (ou le Jästrickland ? Je ne suis plus sûr) entre les propriétaires de forêts, et les quelques samis survivants, qui élèvent des rennes, et migrent à travers forêts. Ces derniers ont un problème juridique : ils ne sont plus samophones, ont perdu leur langue originelle, ne sont plus que suédophones, et ne sont donc pas protégés dans leurs droits traditionnels par la loi. Du moins au temps où j’étais au courant ; je ne suis pas au courant de la suite.
              Les rennes sont très capables de faire du dégât là où ils passent.

              Les bouquetins non plus ne sont même pas capables, ces niais, de faire une gestion intelligente de la forêt...

            • ouragan ouragan 16 mars 2017 14:45

              @Buzzcocks
              Dommage que la réalité ne soie pas au rendez vous : «  On en arrive à un tel point que les territoires où les troupeaux subissent le plus de pertes, dans le Mercantour et dans les Préalpes de Grasse notamment, sont aussi parmi les plus giboyeux de France. Là où abondent les cerfs, les mouflons, les chamois, les chevreuils, supposés encourager les loups à s’installer, là sont aussi les plus grosses pertes pour les éleveurs. » INRA, CERPAM, IDELLE


            • mmbbb 16 mars 2017 15:58

              @Buzzcocks dans les foerets de la vallee du Mercantour ( vesubie ) c est le meme probleme Il y a aussi le sanglier qui est un fleau Des sangliers dans un champ, le paysan n’est pas tres content mais la on en parle pas puisqu il y a aucune indemnisation de l ’etat .


            • ouragan ouragan 16 mars 2017 17:39

              @mmbbb
              Indemnisation par les sociétés de chasse et non par l’état.

              De plus tout les biologistes et les acteurs de terrain le confirme, les loups s’attaque éventuellement à des marcassins isolés mais extrêmement rarement à un mâle ou une femelle en bonne santé, et encore moins à des marcassins avec leur mère.

              Vous trouverez ici une vidéo de loups s’en prenant à des sangliers 

            • Elliot Elliot 16 mars 2017 12:58

              Si j’ai bien compris, la bergère élève des moutons pour les offrir en holocauste sur les étals des marchés et elle souffre entre autres malfaisances de la concurrence du loup qui tue, lui aussi, pour manger. 

              Le loup suit son instinct et l’homme son goût du profit, ce qui rend ce dernier à tout prendre moins sympathique.

              De tout temps l’homme et le loup ont été contraints de cohabiter dans la nature : c’est assez paradoxal de défendre la culture pastorale en voulant l’affranchir des lois naturelles...

              Cet esprit de lucre ne plaît pas à tout le monde et la viande ovine est un peu victime de la désaffection du public. 

              Sans d’ailleurs que cette désaffection ait quoi que ce soit à voir avec une quelconque sauvegarde de la présence du loup puisque que c’est l’ensemble des viandes qui sont pour ainsi dire sur la pente descendante des goûts du grand public.

              La modification des modes de vie en ce qui concerne l’alimentation n’aurait-elle pas un peu à voir aussi avec la paupérisation d’une partie de la population qui ne peut plus s’offrir des viandes goûteuses ?


              • ouragan ouragan 16 mars 2017 14:53

                @Elliot
                ’« une partie de la population qui ne peut plus s’offrir des viandes goûteuses ? »

                C’est un choix de société que je respecterai si cela rendait l’humanité plus heureuse et plus engagée dans la sauvegarde de la qualité de vie et par conséquence de la nature. Hélas, le budget des ménages pour les produits vitaux s’est déplacé pour pouvoir acheter des produits qui ne respectent aucune de nos normes dans des pays esclavagistes. Quand au gout du profit des petits éleveurs et bergers qui sont loin des 35 heures et en dessous du smic, je vous en laisse la responsabilité.
                Pour ce qui est du gout, il est évident que si on forme le gout de nos jeunes avec des produits agro-industriels, il y a de fortes chances pour qu’ils le perdent définitivement, toujours pour le profit de ceux qui tirent les ficelles et qui se foutent pas mal de la protection de la biodiversité et de la condition animale.
                cordialement

              • Ruut Ruut 16 mars 2017 13:03

                Ce n’est pas le CETA qui vas améliorer les choses avec la mise en concurrence directe des usine agricoles industrielles qui fabriquent de la viande élevé a la merde et des champs blindés de produits dangereux.

                A la limite commencez a créer vos magasins locaux, l’histoire que nous citoyens, ayons accès a vos produits, ce qui n’est plus le cas.


                • ouragan ouragan 16 mars 2017 15:05

                  @Ruut
                  De plus en plus de paysans respectueux se tournent vers la distribution en direct. De nombreuses association (amap) y participent. Mais jusqu’à quand ?

                  Les producteurs de Merde, comme vous le dites, veillent à ce que cela soit de plus en plus difficile.
                  • Nous ne pouvons plus utiliser nos propres semences qui sont d’ailleurs polluées par les ogm.
                  • On nous avait déjà interdit la fabrication du purin d’orties sous prétexte que c’est dangereux.
                  • L’interdiction de la distillation des plantes aromatique et de la lavande sont en étude.
                  • On cherche à nous imposer pour nos animaux des reproducteurs agréés et certifiés par le cousin de monsanto (adieu les races anciennes moins productives mais ho combien plus attachantes, adaptée à la géographie et de grande qualité)

                  Et les écolos dans tous ça ? Ils considère que nous sommes les parias de la société parce que nous ne pourrons pas vivre avec les grands prédateurs. 
                   Le constat de la cohabitation impossible entre loups et pastoralisme n’est pas issu d’une idéologie « anti-loup ». Il ne s’appuie pas sur une défense corporatiste mais repose sur l’expérience de paysans bienveillants envers la biodiversité. Cette position est issue de la pratique de paysannes et paysans qui ont, pour certains, passé plus de vingt ans à essayer de « s’adapter », en vain. cf Confédération Paysanne.
                  Bien cordialement

                • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 16 mars 2017 16:43

                  Ben oui les « grands ciseaux » fonctionnent sec, j’ai proposé un article qui relevait le prix astronomique que sont prêt à payer quelques milliardaires pour aller faire un voyage autour de la lune, ..alors que des millions d’enfants souffrent de la faim, mais manifestement certains modérateurs n’en ont rien à foutre ,.. désolant !

                  L’article sur mon blog .


                  Info à la con : le voyage privé de deux personnes vers la lune, c’est pour bientôt,..alors que leur engin se perde dans l’espace infini !


                  @+ P@py


                  • Goldored Goldored 16 mars 2017 20:48

                    La nature, c’est mieux quand c’est stérilisé. Sans ces insectes qui piquent, ces araignées qui mordent, ces zoziaux qui font du bruit le matin, qui viennent bouffer les semis à midi et qui chient sur le toit le soir, sans les mulots qui rentrent dans les maisons, sans les...
                    La nature c’est chiant !
                    Savez-vous ô spécialistes de la « Verte » - qui au passage ne savent rien de moi, mais préjugent plein pot (qu’importe, l’invective fera argument !), ô laudateurs du fragile berger, ce qu’est un éco-système ? Comment il se déséquilibre.
                    Ouais, les escargots, c’est chiant dans un jardin. On est pas obligé pourtant de leur glyphosater la gueule.
                    J’imagine le petit gazon de JC, tondu au plus ras. Sans rien qui dépasse.
                    Personnellement, j’ai passé l’âge d’avoir peur du loup.
                    J’ai bien plus peur des crétins bipèdes et de leur haine de tout ce qui leur est étranger.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2017 21:11

                      @Goldored. C’était comme ça dans ta famille, les procès d’intention à n’en plus finir, le dénigrement de chacun dans la plus complète mauvaise foi ? Bien mauvais début, et jamais tu n’as pensé à te chercher d’autres références morales.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 16 mars 2017 21:23

                      @Shawford. Tu cherches ce qui est entièrement public, n’a rien de secret, mon niais.


                      T’a-t-on déjà dit que tu fais horreur ?

                    • Goldored Goldored 17 mars 2017 08:13

                      @JC_Lavau
                      C’est un vomi pour un rendu.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 17 mars 2017 09:04

                      @Goldored. Quelle fidèle autobiographie tu as écrit là !

                      Mais t’en satisfais-tu ?

                    • Goldored Goldored 17 mars 2017 13:47

                      @JC_Lavau
                      oh ! oh ! Mais quel sens de la répartie ! Quel apport d’arguments !
                      Je suis scotché !


                    • ouragan ouragan 16 mars 2017 21:33

                      @ goldored

                      « Savez vous ce qu’est un écosystème et comment il se déséquilibre ? »
                      Il faut vous réveillez cher ami, tout les écosystèmes que vous côtoyez Tous les paysages, réputés naturels ou non, sont le fruit d’une coévolution du travail de la nature et de l’homme ». Le fruit de ce que la nature a permis à l’homme de faire pour la transformer tout en la préservant. Cette complicité a commencé il y a plus de 6500 ans, au Néolithique avec le pastoralisme.
                      Alors si tout à coup cette nature ne convient plus aux citadins qui culpabilisent de participer à la destruction de la planète, il serait quand même juste de ne pas nous embarquer dans votre galère.
                      Les perspectives sur la diversité biologique, sa conservation et son utilisation durables sont nombreuses. Mais trop souvent, nous perdons de vue l’importance de l’utilisation et de la gestion humaines dans le maintien de la biodiversité.
                      • Le pastoralisme constitue un exemple de secteur d’investissement au sein duquel le double objectif de développement et de conservation de la biodiversité peut être atteint par la reconnaissance de la contribution importante de ce système aux cultures, traditions, moyens d’existence et services des écosystèmes. cf convention sur la diversité biologique
                      • Le pastoralisme est vital pour conserver les grandes zones d’habitat naturel et semi naturel. Ce faisant l’abandon du pastoralisme constitue une menace pour la biodiversité. uicn
                      • Les pratiques pastorales ancestrales participent à une forme d’équilibre et à la diversité des milieux de montagne que l’on connaît actuellement. Elles sont notamment indispensables au maintien des prairies d’altitude riches en espèces végétales.cf cemagref
                      • Issues, en majorité de l’activité humaine, beaucoup de pelouses et coteaux secs sont aujourd’hui délaissés par l’agriculture. Or, ces milieux qui abritent nombre d’espèces remarquables ont un très faible pouvoir de reconstitution...CREEN RH

                      Alors libre a vous de vous imaginez retourner 6000 ans en arrière. Mais au moins sachez rester humble quand à votre assurance sur ce que doit etre un écosystème dont vous ne semblez pas avoir la moindre notion. Ce que vous croyez connaître est en fait ce que vous ont inculqué les ensauvageurs, à moins que vous soyez un de leur bras armé ?

                      « Pendant de nombreuses années, les études écologiques ont ignoré l’influence des peuples précolombiens dans les forêts que nous voyons aujourd’hui. Nous avons constaté que le quart des espèces domestiquées de l’Amazone est largement distribué dans le bassin et domine de vastes zones de forêt. La flore amazonienne est en partie un témoignage pérenne de ses anciens habitants  ». 

                      La forêt amazonienne a subi l’influence de l’homme dès la période précolombienne, il y a 8000 ans.


                      • Xenozoid 16 mars 2017 21:44

                        mon esprit animal, me dit d’être relax,le pasteur revient toujours

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