• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Luc Ferry : Goebbels ou Rousseau ?

Luc Ferry : Goebbels ou Rousseau ?

Le rôle premier d’un « savant » (celui qui sait), c’est d’éclairer autrui grâce à ce savoir. Dans le pire des cas, ce savoir est utilisé pour berner ou perdre ceux qui l’écoutent. Où se situe M. Luc Ferry philosophe et ancien ministre de la Jeunesse, de l'Éducation nationale et de la Recherche : Goebbels ou Rousseau ?

 La provocation, la mauvaise foi, l’outrance, l’insulte sont constamment utilisées pour modeler l’opinion selon ses désirs. La provocation, la mauvaise foi, l’outrance, l’insulte sont aussi les meilleurs moyens d’être visible dans les médias… et mettre en vis-à-vis Goebbels et Luc Ferry peut permettre cette indécente visibilité. Beaucoup ne résistent pas à la tentation d’être infâme pour récupérer une fine et fragile pellicule d’une fugace notoriété. Ceux qui prétendent aimer la sagesse ont une responsabilité particulière à cet égard car si leurs propos sont comparables à ceux de charretiers, les gens sensés les croient plus volontiers. La provocation, la mauvaise foi, l’outrance, l’insulte lorsqu’elles sont utilisées sciemment, scientifiquement pour formater l’opinion d’une multitude est dans la droite ligne des techniques utilisées par les dignitaires nazis dont Goebbels fut le plus triste exemple.

 J. Goebbels fut ministre du Reich à l’Éducation du peuple et à la Propagande de 1933 à 1945. Il était un antisémite acharné et féroce, antichrétien radical et bien évidemment anticommuniste. Goebbels a multiplié les scandales et les provocations, en utilisant les rixes, les harangues anticommunistes ou antisémites pour mettre en avant les « idées » National Socialistes. Il avait compris qu’il y a une filiation entre chrétiens et communistes : la haine de l’argent et l’amour de l’Homme constituent leur ossature à eux deux. Il ne faut évidemment pas oublier les ténébreux détours de cette quête d’absolu, de l’inquisition aux goulags, mais l’Amour des autres était leur crédo. Il n’est pas question du Dieu-Amour dans l’idéologie nazie qui suppose une espèce humaine hiérarchisée en « races », la « race aryenne » domestiquant des races inférieures et détestées, juifs, slaves, tziganes… les Untermensch.

 Il est compréhensible de ne pas plus pardonner les crimes des uns que celui des autres. Mais un aspect essentiel doit être tenu en compte : il existe des différences essentielles entre une collectivité et un individu. Les collectivités mues par des idéaux peuvent tuer, martyriser, commettre toutes sortes de méfaits pour rester entre convaincus dans l’idée d’appliquer ses idéaux lorsqu’il ne reste plus qu’eux. Un individu n’a pas cette possibilité car il ne souhaite pas dominer mais convaincre. Et quand je pense à ces vendeurs de l’Huma-Dimanche sur la place du marché, je suis certain qu’aucun d’entre eux n’est capable du pire. Je ne dirai pas la même chose d’un militant nazi animé par la haine et le mépris de tout ce qui n’est pas lui. Les collectivités peuvent toutes devenir criminelles, mais les individus sont bien différents selon qu’ils aiment ou qu’ils haïssent. Une collectivité oublie la plupart du temps ce pour quoi elle s’est rassemblée pour ne plus tenir compte que de l’intérêt du groupe en essayant de convaincre, de vaincre pour que le groupe devienne plus fort, plus conquérant. L’individu qui ne peut tabler que sur ses forces propres, sans les effets d’amplification apportés par la masse, reste confiné au raisonnable.

 Reste à déterminer si Luc Ferry parle en tant qu’honnête homme, de philosophe, ou en tant que militant représentant un groupe en quête du pouvoir. M. Luc Ferry a une opinion sur presque tout. Sur le christianisme, « c'est trop beau pour être vrai » ! Sur Mélenchon, un « vieux bolchevique »  ! Sur Philippe Poutou « débraillé en Marcel, pour représenter les ouvriers, pas étonnant qu'ils aillent massivement chez Le Pen »  ! Sur Marine Le Pen  : « Le communisme c’est 120 millions de morts, le maoïsme 60 millions, Marine Le Pen, elle, n’a tué personne » ! Et une comparaison faite pour émouvoir les idéalistes de gauche : « Che Guevarra et Pinochet, c’est la même chose ! »  ! Et comme philosophie : « La haine et la discorde sont, elles aussi, essentielles à la bonne marche du monde » !

 Che Guevarra, à Cuba et ailleurs, a essayé de promouvoir une révolution marxiste aux côtés de Fidel Castro. Il est désigné procureur d'un tribunal révolutionnaire qui exécutera une centaine de policiers et militaires du régime précédent jugés coupables de crimes de guerre. Il crée aussi des camps de « travail et de rééducation ». Le général Pinochet lui prend la tête du coup d'État contre le gouvernement du président socialiste Salvador Allende, élu démocratiquement. Pinochet dirige le pays pendant 17 ans. Son régime est marqué par de multiples violations des droits de l'homme, plus de 3 200 morts et disparus, au moins 38 000 torturés, des dizaines de milliers d'arrestations de dissidents. Ses années de pouvoir lui permettent de s'enrichir considérablement à la faveur de comptes bancaires détenus secrètement à l'étranger et grâce à l’acquisition de multiples biens immobiliers. Il sera arrêté à Londres pour « génocide, terrorisme et tortures ». il meurt avant que les procédures judiciaires engagées puissent aboutir. Che Guevarra a été quant à lui capturé et exécuté sommairement par l'armée bolivienne entraînée et guidée par la CIA. La comparaison entre Pinochet et Che Guevarra s’impose-t-elle ? Chacun se fera son opinion, mais ce genre de propos est-il fait pour éclairer ou pour convaincre, parle-t-on en honnête Homme ou en propagandiste ? Cultive-t-on le doute ou assène-t-on des certitudes ? Est-on philosophe ou militant ?

 Goebbels employa à son époque les techniques les plus modernes de manipulation des masses : s’adresser au public comme à des enfants en bas-âge, faire appel à l’émotion plutôt qu’à la réflexion, détourner des problèmes importants par un déluge d’informations insignifiantes, créer le buzz à tout prix pour mettre en valeur des idées vraies ou fausses ou délirantes ou raisonnables, qu’importe.

 M. Luc Ferry s’est mis au service de M. Laurent Wauquiez en estimant qu’une démocratie ne peut fonctionner qu’avec une droite et une gauche bien identifiées, loin d’un centre qui ne mènerait à rien. Pour ce faire exercer, une attraction sur les électeurs du Front National est indispensable afin de réussir son pari de conquérir le pouvoir. Cette problématique relève de la politique, rien de ce qui concerne la sagesse n’est en cause, les propos tenus relèvent donc au mieux d’un militantisme au pire de la propagande, laissant sur le bord de la route le philosophe.

 


Moyenne des avis sur cet article :  3.22/5   (9 votes)




Réagissez à l'article

38 réactions à cet article    


  • BA 9 janvier 15:18

    Juin 2011 : Le Canard Enchaîné révèle que Luc Ferry est payé 4500 euros nets par mois par l’université Paris-VII, alors qu’il n’y enseigne plus depuis quinze ans !


    10 août 2011 : Luc Ferry annonce qu’il prend sa retraite de professeur des universités !


    Lisez cet article :


    Son absentéisme – rémunéré – au sein de l’université Paris-VII avait provoqué un tollé. Pressé par son employeur de revenir enseigner, Luc Ferry a finalement opté pour un départ à la retraite. « Il a pris cette décision car il a l’âge (60 ans, NDLR) de prendre sa retraite, et qu’il souhaite mettre définitivement fin à une polémique qui n’aurait jamais dû exister », expliquait mardi son secrétariat, en précisant que cela prenait « effet à la rentrée ».

    « Mis à disposition » depuis 1996

    Le Canard enchaîné avait révélé en juin que l’ancien ministre de l’Education et philosophe avait touché 4.500 € mensuels net de la faculté pendant l’année 2010-2011, sans donner aucun cours. Furieux, Luc Ferry avait alors expliqué être en fait dispensé de cours à l’université Diderot depuis 1996, étant « mis à disposition » par son administration pour exercer différentes fonctions :

    président du Conseil national des programmes du ministère de l’Education de 1994 à 2002, puis ministre de l’Education nationale de 2002 à 2004, et enfin président délégué du Conseil d’analyse de la société (CAS), un organisme chargé de produire des rapports pour Matignon.

    http://archive.francesoir.fr/actualite/politique/enseignement-luc-ferry-prend-sa-retraite-126168.html



    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 17:43

      @BA
      Merci de l’information.


    • JP94 9 janvier 21:41

      @BA

      Intéressante information. Mais tout compte fait, pour le bien des étudiants, on serait presque prêt à payer la même somme pour ne plus leur faire subir un tel matraquage idéologique.

    • FreeDemocracy FreeDemocracy 10 janvier 11:14
      @BA

      information inintéressante au possible, et alors ? c’est le ferrygate ?

      vous faites vraiment pitié.... sans parler du canard enchaîné ce torchon, ce journal de prostituée 100% socialiste (voir connection gaillard/Mitterrand).

      concentrez vous sur la démolition du président de la République y a de VRAIES choses à dire !

      ça n’a pas dérangé qu’il aille pantoufler chez Rothschild & Cie sans avoir de mise en disponibilité en 2008 le petit nain macron ? ok ? on en parle ? double emploi........... ? car Macron c’est le président de la République vous voyez, Ferry cela fait bien longtemps qu’il a disparu et pourquoi ?

      pour avoir évoquer J.L. à Marrakech sur un plateau de télévision ok ?

      allez next


    • Taverne Taverne 9 janvier 16:04

      Vous parlez de « faire appel à l’émotion plutôt qu’à la réflexion » pour mener les foules, mais j’ai vu Ferry à la télé hier soir et j’ai trouvé qu’il était lui-même gouverné par l’émotion.

      En effet, il se laisse désormais glisser à la surface des choses et réagit sans réflexion. A propos d’une phrase de Macron que le journaliste lui citait, Ferry a réagi en s’exclamant « ah ah je suis mort de rire ! » et n’a pas apporté le moindre argument sérieux en contradiction. J’ai été très déçu car j’avais mis la chaîne en question pour entendre son opinion de philosophe sur l’actualité et je n’ai eu droit qu’à ses accès d’humeur primesautiers sur des questions qui méritaient un meilleur traitement. Je l’ai connu très intéressant sur plus d’un sujet, mais là je crois qu’on l’a perdu. Il a basculé du côté politicien.

      P.S : Goebbels, la comparaison n’est-elle pas un peu forte quand même ?


      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 17:47

        @Taverne
        Si la comparaison serait forte si je la faisais, mais je n’évoque que des techniques communes de manipulation des masses. J’ai cependant un peu utilisé sa propre technique.


      • Christian Labrune Christian Labrune 9 janvier 23:23

        A propos d’une phrase de Macron que le journaliste lui citait, Ferry a réagi en s’exclamant « ah ah je suis mort de rire ! »
        -------------------------------------------------------------
        @Taverne
        J’étais un nazi et je ne le savais pas encore. Moi, il y a des mois que je suis « mort de rire » en entendant n’importe quelle déclaration de Macron. Ce serait donc cela, être nazi ?

        Vous trouvez la comparaison avec Goebbels « un peu forte ». C’est bien peu dire. Elle est scandaleusement incongrue et un pareil article n’aurait jamais dû être publié.


      • Matlemat Matlemat 9 janvier 16:39

        Un amoureux des voitures de sport ça doit pas être aussi mauvais...


        • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 17:48

          @Matlemat
          Je ne vois pas à quoi servent les voitures.


        • MAIBORODA MAIBORODA 9 janvier 16:51

          L’autre soir, dans je ne sais quelle lucarne, je l’ai trouvé largement plus proche de l’un que de l’autre.



          • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 17:48

            @MAIBORODA
            Il m’a semblé également.


          • On vient de me traîter d’eugéniste parce que je suis malthusienne (au sens de René Dumont). Il convient de rétablir la différence. Hitler était raciste et surtout antisémite. Si son son programme avait été mis en oeuvre jusqu’à la solution finale, c’est le monde entier qui sombrait. Au contraire de Malthus (rappelons que le nombre de juifs au monde s’élève à quelques millions). Malthus voulait au contraire sauver l’espèce et permettre la survie de l’homme. E n plus, Hitler avait imaginé cette odieuse couveuse de l’homme parfait : les lebensborn.


            • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 18:44

              @Mélusine ou la Robe de Saphir.
              Je partage votre détestation pour les nazis de tout type.


            • bob14 bob14 9 janvier 18:13
              Ferry boat..le philosophe des fosses septiques !

              • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 18:44

                @bob14
                Il n’est pas ou plus philosophe.


              • ZXSpect ZXSpect 9 janvier 18:44

                «  »Au départ relative aux discussions sur des forums virtuels, la loi de Godwin peut s’appliquer à tout type de conversation ou débat ; l’un des interlocuteurs atteint le point Godwin lorsqu’il fait référence à un fait en lien avec la Shoah ou le nazisme alors que le sujet de départ ne s’y prêtait pas.«  »

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_de_Godwin

                «  »«  »« La loi de Godwin est une règle empirique provenant d’un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet :

                 « Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. »

                Dans un débat, atteindre le point Godwin revient à signifier à son interlocuteur qu’il vient de se discréditer en vérifiant la loi de Godwin. Par extension, du fait de la polysémie du mot « point » (signifiant à la fois argument et point en anglais), des « points Godwin » sont parfois attribués à cet interlocuteur (on notera que Godwin lui-même n’a jamais parlé de « point » proprement dit)1.

                Au départ relative aux discussions sur des forums virtuels, la loi de Godwin peut s’appliquer à tout type de conversation ou débat ; l’un des interlocuteurs atteint le point Godwin lorsqu’il fait référence à un fait en lien avec la Shoah ou le nazisme alors que le sujet de départ ne s’y prêtait pas.

                Godwin distingue la loi de Godwin de l’erreur logique désignée par la pseudo-locution latine reductio ad Hitlerum, attestée depuis les années 1950, qui est une spécialisation de l’argumentum ad hominem et surtout de l’argumentum ad personam, déjà décrits et attestés depuis plus longtemps encore. La loi de Godwin introduit l’idée selon laquelle un tel argument est inévitable dans un débat qui s’éternise »«  »


                • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 19:47

                  @ZXSpect
                  Vous avez parfaitement raison, j’ai utilisé Goebbels pour marquer les esprits plus que par souci d’une exacte analogie. J’utilise ce procédé avec beaucoup de parcimonie normalement.


                • Julien30 Julien30 9 janvier 19:46

                  Goebbels, le Che, Pinochet, la CIA, Luc Ferry, Wauquiez... Tout ça me parait bien confus et excessif.


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 9 janvier 19:51

                    @Julien30
                    Si le texte vous paraît confus, il doit l’être, mais les « personnages » n’avaient que peu d’importance dans mon esprit. Je voulais montrer la différence essentielle entre marxisme et nazisme.


                  • JP94 9 janvier 21:46

                    @Jacques-Robert SIMON

                    A propos de Cuba, un chiffre peu connu - évidemment ! - 
                    Les années qui précédé la Révolution cubaine, sous la dictature de Batista - et qui expliquent aussi pourquoi la révolution a pu réussir avec l’appui de toute la population ( sauf la Bourgeoisie compradore) , la police de Batista a torturé et tué plus de 6000 Cubains !!!

                    Il va de soi que nos promoteurs de l’Europe et spécialistes ès-DDH s’en accommodaient sans état d’âme ...Pas un de ces 6000 n’a eu les honneurs de nos médias ni de l’Europe ...

                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 janvier 09:02

                    @JP94
                    Le régime de Batista aurait causé un nombre incalculable de morts d’après Castro.


                  • FreeDemocracy FreeDemocracy 10 janvier 11:24
                    @Jacques-Robert SIMON

                    Mr. SIMON 

                    à l’évocation de vos exemples, ceci me vient à l’esprit :

                    le réarmement nazi a été financé et soutenu par les financiers de Wall Street, si vous voulez leurs noms et les montants, je vous les transmettrai (source Anthony Sutton pas un clown...)

                    rappelons que l’allemagne était à terre en 1918 militairement et financièrement, je dirai même six pieds sous terre mais fin années 1930 l’allemagne se relève, c’est beau, un miracle...

                    qui a poussé HITLER, le marxisme mon cher monsieur ? non absolument pas... le capitalisme comme toujours car le marxisme est une UTOPIE, c’est un livre... ok ? merci...


                    Quant à votre Goebbles.... bla bla bla... allez donc voir du côté des USA avec les walter lippman et edward bernays, il semblerait que c’était avant votre nazi.... blablabla

                    dommage non ?

                    la propagande a été inventé par les nazis ? 

                    le nazisme est un mouvement marxiste ?

                    fini de rigoler ?







                  • Ar zen Ar zen 10 janvier 11:43

                    @FreeDemocracy

                    Si vous ne connaissez pas cet ouvrage « le mythe de la bonne guerre » de Jacques Pauwels, vous pouvez le découvrir et vous aurez fait le tour de la question concernant Hitler et le réarmement de l’Allemagne nazie. 

                    La seconde guerre mondiale n’aurait pas eu lieu sans le concours des puissances de l’argent des USA. Il y avait d’énormes bénéfices à réaliser, c’était ballot de ne pas s’engager dans cette affaire. 

                    Le livre étant « curieusement » indisponible partout, voici un lien vidéo pour découvrir l’ouvrage.

                    N’oublions jamais que c’est Hitler qui a déclaré la guerre aux USA et non l’inverse, pour des raisons stratégiques bien expliquées par Pauwels.



                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 janvier 12:23

                    @FreeDemocracy
                    J’ai lu avec un extrême plaisir « L’ordre du jour » d’Éric Vuillard qui m’a permis de comprendre le financement du parti Nazi.



                  • FreeDemocracy FreeDemocracy 10 janvier 14:02
                    @Ar zen

                    grande difficulté des gens à saisir ce qui est intéressant ou l’est à moindre mesure voire une redite de ce qui a déjà été dit voire mille fois mieux démontré puisque DOCUMENTE (ops un vilain mot)

                    1974 et 1976 sont les dates de la première publication des ouvrages d’Anthony Sutton

                    y a une génération d’écart entre Sutton et Pauwels... bref

                    Je n’irai guère perdre plus de temps en conjecture ou en lecture sur ce sujet avec vos Pauwels ou Eric Vuillard, il vient de naitre il a l’air mignon.... par manque de temps et d’intérêt, pour découvrir quoi ? rien...

                    ajoutez à cela la bio de ian kershaw sur l’autre empaffé (2000 pages) et vous avez une base intéressante, une propagande inconsciente ou non de kershaw, et les faits brut avec la documentation d’Anthony Sutton, aucune théorie, des faits.




                  • Ar zen Ar zen 10 janvier 15:02

                    @FreeDemocracy

                    J’ai lu Sutton et je n’ai pas trouvé inutile de lire Pauwels. 

                    Un conseil de lecture, reste un conseil de lecture. Vous en faîtes bien ce que vous voulez et je ne m’en trouve pas froissé.


                  • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 janvier 17:48

                    @FreeDemocracy
                    Certes, c’est un roamancier mais talentueux et bien documenté.


                  • FreeDemocracy FreeDemocracy 11 janvier 05:44
                    @Ar zen
                    ok merci



                  • Christian Labrune Christian Labrune 9 janvier 21:07

                    La provocation, la mauvaise foi, l’outrance, l’insulte lorsqu’elles sont utilisées sciemment, scientifiquement pour formater l’opinion d’une multitude est dans la droite ligne des techniques utilisées par les dignitaires nazis dont Goebbels fut le plus triste exemple.
                    =====================================
                    A l’auteur,
                    La phrase que j’ai recopiée ci-dessus s’applique très exactement à cet article.

                    Ferry est un nazi. Ah bon ! Et d’où tirez-vous cela ? De quel texte (il a beaucoup écrit) ou de quelle déclaration médiatique ? Quand on prétend se livrer à des accusation de cette nature, si on ne s’appuie pas sur des faits ou des écrits cités avec précision, cela relève de la diffamation pure et simple.

                    Il s’en faut bien que j’aie lu tous les bouquins de Luc Ferry, qui est un auteur tout à fait prolixe, mais je n’aurai jamais trouvé dans ce que j’ai lu qu’une qu’une horreur affirmée de tous les totalitarismes.
                    Non moins affligeante, cette suite d’interventions après l’article, qui gobent sans le moindre esprit critique une pareille propagande. C’est même beaucoup plus inquiétant qu’affligeant.


                    • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 janvier 09:04

                      @Christian Labrune
                      Si vous relisez le texte cité, vous constaterez que je compare les techniques employées pas les hommes.


                    • Franchounet 9 janvier 22:16

                      Cet article est injurieux  : le titre, l’illustration et le texte.

                      Si au moins vous aviez autant parlé de Rousseau (qui n’est mentionné que dans le titre) que de Che Guevara, Pinochet et Goebbels...

                      Pour vous rafraîchir la mémoire (cf.votre conclusion), F Mitterrand avait bien attiré les électeurs du PC au point de faire quasiment disparaître ce parti.
                      Vous croyez que tous ces électeurs étaient des communistes « pur jus » ?

                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 janvier 09:07

                        @Franchounet
                        Je connais bien les militants communistes, je connais bien également les francs maçons, les catholiques, les athées, les gaullistes.... les Hommes de qualité sont partout. Par contre, il me paraît inadmissible d’utiliser la philosophie pour faire de la propagande.


                      • Christian Labrune Christian Labrune 10 janvier 10:38

                        Par contre, il me paraît inadmissible d’utiliser la philosophie pour faire de la propagande.
                        ========================================
                        @Jacques-Robert SIMON

                        Parce que le matérialisme dialectique destiné à dépasser, chez Lénine, le matérialisme historique de Marx et Engels, et qui fut revu et amélioré plus tard par le grand théoricien Joseph Staline, ça ne serait pas une philosophie ?

                        Pour moi assurément, cela n’aura jamais été que le pitoyable bricolage très naïf d’un matérialisme antique rendu déjà tout à fait obsolète par les dernières avancées de la physique, mais pour les militants du PCF qui disposaient d’un mince vernis de culture et s’efforçaient encore de surnager dans le domaine des idées aux alentours du 25e congrès - il y a donc un peu plus de quarante ans-, c’en était une, et c’était même la seule possible, et le fer de lance d’une PROPAGANDE qui avait cependant sur moi, dès cette époque, les effets les plus hilarants.


                      • Jacques-Robert SIMON Jacques-Robert SIMON 10 janvier 12:18

                        @Christian Labrune
                        La sagesse ne se prêche pas, ne se pratique pas en bandes, en groupes, en partis.


                      • pipiou 10 janvier 13:25

                        Un point Godwin d’entrée dans un article c’est un bel exploit.


                        • Vraidrapo 11 janvier 06:31

                          J’ai écouté Ferry, mardi sur Radio-Classique me semble-t-il. Effectivement, il a remis sa saillie sur Guevara/Pinochet. Avec cette voix sourde et monocorde, il a ajouté que Guevara était un sadique qui prenait plaisir à torturer lui-même (130 victimes !!, chiffre Ferry ).
                          « Il avait une haine des agriculteurs pauvres qui constituaient le vivier de la contre révolution ».
                          A vouloir trop prouver, on finit par se griller...
                          En 2011 : Luc Ferry est payé 4500 euros nets par mois par l’université Paris-VII, alors qu’il n’y enseigne plus depuis quinze ans !
                          Ferry : le suceur de la Répoublique

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès