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Accueil du site > Tribune Libre > Luttes sociales : de l’échec syndical à la Résistance (...)

Luttes sociales : de l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne

Après une grève des transports publics la plus longue de l’histoire sociale en France, et alors que plus de 60% des travailleurs restent opposés à la « réforme », la « conférence de financement » est ouverte par le pouvoir, qui n’a concrètement rien cédé de significatif, sur le fond des problèmes existants.

Tous les syndicats y participent, qu’ils s’affirment « réformistes » ou « de lutte de classe ». En deux mois de cette lutte historique, et malgré le soutient populaire, leur stratégie est donc en échec.

L’argent reste le nerf de la guerre, y compris pour les luttes sociales. Pour l’instant, la victoire stratégique du pouvoir c’est d’avoir amené la totalité des « partenaires sociaux » à négocier sur la base qu’il a lui-même fixé, à 14% maximum de part du PIB pour le financement des retraites, et même moins au cas où le PIB viendrait à augmenter, avec la supposée « relance économique ».

Le but reste donc que la richesse créée profite toujours plus au Capital et toujours moins aux travailleurs, aux retraités.

En 1945, lorsque fut créé le système social actuel, et alors que la France était encore en ruine, et son économie quasiment au point mort, il a donc néanmoins été possible de créer un système de protection sociale parmi les plus performants du monde occidental.

Alors que les profits financiers viennent encore de battre un nouveau record, c’est ce système de protection sociale que le pouvoir actuel s’efforce donc de détruire, pour permettre au Capital de continuer sa course au profit.

La « France des riches » de 2020 est-elle donc en lutte contre la « France pauvre » de 1945 ? Pourquoi le rapport de force dans la lutte sociale ne met il pas un frein au plan destructeur du pouvoir macronien ?

La comparaison des situations entre 1945 et 2020 permet un bon constat de la réalité concrète mais induit également une erreur d’analyse grossière si on s’arrête simplement à ce constat.

Deux aspects, donc…

__ strictement comptable :

la productivité du travail a été démultipliée, depuis 1945, et la quantité de plus-value extraite du prolétariat aussi. Les chiffres récents des super-profits boursiers (dividendes) l’ont encore montré…

__ donc, oui, le capital a les moyens de payer, et les retraites et la Sécu, et les autres nécessités sociales encore insatisfaites, dont certaines urgentes, comme les hôpitaux… !

Alors, pourquoi ne cède-t-il sur quasiment rien ? Pourquoi a-t-il cherché un compromis et concédé des avancées en 1945, dans une France apparemment ruinée ???

__ Gérer, c’est prévoir…

__ En 1945, la France, apparemment ruinée, s’est néanmoins appuyée sur son empire colonial comme base arrière, tant militairement que économiquement, pour se reconstituer en tant que grande puissance au sortir de la guerre, et avec l’appui militaire et financier des USA.

__ Le capitalisme monopoliste d’Etat se transforme, les groupes financiers qui en restent les maîtres se reconstituent. Les perspectives de développement, entre métropole et empire colonial, sont immenses, et sont simplement en phase de « décollage imminent » en quelque sorte.

__ La reconstruction de l’impérialisme français passe donc par l’ « achat » de la paix sociale en métropole, afin de pouvoir se concentrer sur la restructuration de l’empire colonial, fragilisé par la guerre.

__ Dès le 8 Mai 1945, les massacres de Sétif, en Algérie, sont le signe de cette reprise en main, effectuée avec l’accord « tacite » du PCF, accord de « reconstruction » déjà potentiellement inclus dès la constitution du CNR lui-même, en Mai 1943.

__ Sur la base de cet accord de « reconstruction » impérialiste avec les dirigeants du PCF et de la CGT, les « concessions » sociales sont donc non seulement possibles, comme traites tirées sur les immenses plus-values à venir, mais tout simplement nécessaires à leur réalisation elle-même, pour le Capital.

__ Dans le contexte de 2020, la crise générale du système capitaliste-impérialiste est passée par là, et si l’on ne peut en refaire l’histoire en quelques mots, le constat est donc bien que la France capitaliste est désormais une puissance impérialiste déclinante qui s’arc-boute à ce qui lui reste de ses super-profits et n’a plus besoin d’un tel « compromis social » que fut celui du CNR.

__ Dans le contexte de crise actuel, la concurrence ne s’exacerbe pas seulement sur le plan économique et commercial au premier degré, ce qui reste malgré tout la base, comme on le voit avec le conflit USA-Chine, mais aussi et surtout, dans le domaine de la rentabilité des capitaux. Et dans ce domaine, la France est bien placée, voire même « championne du monde » et reconnue comme telle, en termes de dividendes financiers versés aux actionnaires.

Un « rang » que le Capital français n’a donc aucune envie de lâcher, et auquel il est donc prêt à s’accrocher par tous les moyens. Ce qui explique également la violence disproportionnée de la répression.

Dans ce contexte, la perspective des luttes sociales en France ne peut plus être le « compromis social », devenu impossible, mais bien l’alternative anticapitaliste, c’est à dire le passage direct et rapide à la transition réellement socialiste prolétarienne, par l’intensification de la lutte des classes et sa réorganisation autour, désormais, de cet objectif politique, seule solution réelle et durable à la crise.

En effet, retrait de plus en plus improbable de l’âge pivot ou prétendu « retrait total » du projet, c’est toujours en pratique le spectacle syndical qui est en marche au service du Capital !

CFDT contre CGT ??? « Retrait de l’âge pivot » ou « retrait » du projet, la question décisive reste, à l’évidence, celle du financement, qui, pour le système, ne doit pas déborder les limites imparties par le Capital, et qu’aucun des acteurs actuels, tous partis et syndicats inclus, n’entend réellement remettre en cause.

La pseudo « lutte de classe » cégétiste fait entièrement partie du spectacle médiatique pour tenter de valoriser politiquement les pseudos « concessions » prétendument « arrachées » par la tout aussi pseudo « résistance » de la CFDT…

Au final tout ce petit monde se retrouve donc comme prévu pour « négocier » le bout de gras du financement sans toucher réellement à un seul cheveu des revenus du Capital.

Et les prolos sont encore d’autant plus les dindons de la farce que toute la classe politique et syndicale trouve encore ainsi le moyen de sauver la face et de réaffirmer son rôle dans le spectacle qu’organise en permanence le Capital pour survivre à sa propre crise.

Les critères syndicalistes restent ceux de l’illusion d’une pseudo « lutte de classe » qui ferait l’économie d’une réelle stratégie politique, d’une réelle organisation politique révolutionnaire.

Dans le contexte de la pseudo « lutte de lignes » entre CFDT et CGT, cette voie « syndicale » a déjà atteint ses limites et participe désormais à la consolidation du rempart du système, et c’est précisément ce rempart qu’il faut donc franchir pour avancer à nouveau vers le progrès social, mais, désormais, sur une base réellement anticapitaliste.

Quel que soit le compromis « négocié », in fine, au cours de cette prétendue « conférence de financement », il restera dans les limites imparties par le Capital , et il ne fera donc que compenser un problème insoluble par un autre…

Rallonger la durée du travail, que ce soit par l’âge de départ, « pivot » ou non, ou le nombre d’années pour une retraite « complète », cela ne change rien : dans un cas comme dans l’autre, avec la société et les carrières actuelles, très peu de travailleurs arriveront à compléter avant d’avoir atteint un âge canonique.

Au lieu d’un « âge pivot » qui sera finalement toujours de plus en plus élevé, il faut au contraire fixer un âge légal assez bas à partir duquel liquider obligatoirement sa retraite, et donc fixer en même temps un système de « retraite plancher » pour les carrières incomplètes, et suffisant pour une vie décente.

Cela exige de taper dans les revenus du Capital, sous la forme de cotisations patronales plus élevées pour les grosses boites qui font des super-bénéfices.

Il faut donc sortir « par le haut » de la fourchette imposée, telle que définie, entre autres, par ce rapport du Sénat :

« …d’un niveau de 13,8 % du PIB en 2022, les dépenses de retraite pourraient s’accroître légèrement jusqu’en 2040 (14,1 %), mais dans le seul scénario de croissance basse, tandis qu’elles atteindraient entre 11,8 % du PIB dans l’hypothèse de croissance la plus forte (une croissance de 1,8 % l’an), soit une réduction de 2 points de PIB, (de l’ordre de la progression enregistrée entre 2002 et 2017) et 13,8 % du PIB dans le scenario de croissance le moins dynamique (une croissance annuelle de 1 %). Dans les scénarios intermédiaires (1,3 % et 1,5 % de croissance) les dépenses publiques de retraite dans le PIB passeraient respectivement à 13 % du PIB et 12,5 % du PIB (soit un recul de 0,8 point de PIB et de 1,3 point de PIB). »

https://www.senat.fr/rap/l19-140-324/l19-140-32413.html

Ce n’est pas du tout la stratégie actuelle des syndicats, qui restent donc tous dans la Kollaboration de classe, au delà de leur pseudos « divergences de lignes », en réalité un pur spectacle pour endormir le prolétariat, y compris par le leurre d’un « retrait total » qui ne règle donc en rien la question de fond d’une retraite décente à un âge qui permette encore de profiter un peu de la vie, tant qu’à faire !

GRAPHE PART DES RETRAITES EN % DU PIB (prévisionnel sénat)

 
 

Dans la mesure où il est évident que la bourgeoisie monopoliste n’entend rien céder malgré les réserves financières colossales qu’elle a accumulé sur le dos des travailleurs, la prolongation des lutte syndicales ne fera que confirmer l’impasse du réformisme et du pseudo « syndicalisme de lutte de classe », qui ne construisent concrètement aucune alternative politique répondant réellement aux besoins sociaux des travailleurs et de leurs familles. C’est donc bien la nécessité de construire une telle alternative qui commence à apparaitre aux yeux du plus grand nombre. Une alternative révolutionnaire mettant en correspondance avec les besoins sociaux l’organisation du travail productif et des services, excluant donc le profit capitaliste, et c’est bien ce qui s’appelle véritablement une transition socialiste prolétarienne, telle que définie, aux origines du mouvement ouvrier, par les classiques du Marxisme-Léninisme.

Construire une telle alternative, capable de recenser démocratiquement les besoins et les forces productives, pour les réorganiser en fonction, cela ne peut se faire sans construire une organisation politique révolutionnaire, de la Résistance Prolétarienne jusqu’à la Révolution Socialiste.

Jusqu’en Mai 1968 le syndicalisme pouvait récupérer les luttes sociales pour les contrôler dans les limites du système et obtenir encore en échange quelques nouvelles avancées sociales.

Jusqu’en 1995 le syndicalisme a permis de freiner les reculs sociaux et de maintenir le système en l’état, avec l’aide politique de la sociale-démocratie. Mais il a déjà cessé d’être une arme de lutte pour le progrès social.

Les dernières illusions concernant la sociale-démocratie sont tombées avec les preuves multiples de son incapacité à enrayer le chômage et à revenir au plein emploi.

Désormais les luttes sociales sont confrontées à une alternative claire :

Passer à la Résistance politique prolétarienne et à la contre-offensive directe contre le capitalisme ou accepter d’être réduites à la Kollaboration de classe syndicale type CFDT.

Après plus d’un an de résistance, même si encore vaillante, le spontanéisme du mouvement GJ a également atteint ses limites et fait la preuve de l’impasse où il a enfermé la contestation sociale. Sans élévation du niveau de conscience collective, la démocratie directe rencontre vite ses limites dans la confrontation avec un système effectivement manipulatoire et parfaitement organisé à cette fin.

Sauf, si, au nom d’un « anti-productivisme » pseudo écolo type Greta Thunberg, on se contente d’avancer simplement le retour à l’âge de pierre auquel le système actuel nous mène déjà, une organisation de résistance politique prolétarienne est donc bien nécessaire… !

Le temps de la renaissance du mouvement Marxiste-Léniniste, c’est le temps de l’élévation du niveau de conscience collective, c’est le temps de l’organisation de la résistance prolétarienne, de la construction d’une alternative politique pour la transition révolutionnaire anticapitaliste.

Le temps du spontanéisme, c’est le temps que nous vivons en ce moment avec déjà plus d’un an d’impasse et d’échec du mouvement GJ, et maintenant deux mois de lutte syndicaliste contre la réforme des retraites, et, pour l’instant, un nouvel échec en vue.

C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.

Lepotier

SOURCES :

https://tribunemlreypa.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/

https://nousnesommesriensoyonstout.wordpress.com/2020/02/02/luttes-sociales-de-lechec-syndical-a-la-resistance-proletarienne/


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25 réactions à cet article    


  • Nicolas_M Nicolas_M 7 février 12:03

    Prolétaires, lutte, collective, Kollaboration (mon préféré) ...

    Le problème, c’est que même en parcourant vaguement du regard votre article, vu les termes employés, on sait de quoi ça parle. Et tout comme les tracts avec un fond rouge, ça part à la poubelle la plus proche. Ca sert à quoi de rabâcher un discours que tout le monde connait depuis 50 ans ? Même si on adhère, ça devient un bruit de fond lassant. Totalement inaudible. Puis lassant. Et finalement repoussant. Vous espérez quoi, qu’en répétant sans cesse le même discours avec les mêmes codes de langages les gens vont adhérer ?


    • Luniterre 7 février 12:54

      @Nicolas_M

      « ...en parcourant vaguement »

      Quand vous aurez lu l’article autrement que « vaguement » il sera donc possible de vous répondre... !

      Luniterre


    • Aff le loup 7 février 13:07

      @Nicolas_M Ce qu’il y a de terrible pour la notion d’Esprit humain c’est que cette idéologie proposée sans retenue et mise en oeuvre dans certains lieux du monde tout au long du XXème siècle et cela SANS SUCCES, continue de véroler les esprits faibles !


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 février 12:05

      « C’est à ce temps de la mise en échec des luttes par le syndicalisme et le spontanéisme qu’il est temps de mettre fin, si l’on veut réellement avancer.  »


      « Que faire ? »

      sous-titré "Questions brûlantes de notre mouvement (orthographe d’époque" : Что дѣлать ? / orthographe contemporaine : Что делать ? / Chto dielat ?)


      • jef88 jef88 7 février 12:30

        Le syndicalisme ?

        Vaste problème .....

        Je me souviens, avant 1968 une GRANDE majorité des ouvriers étaient syndiqués.

        Le BUT : amélioration des salaires ! ! ! !

        Puis le vent a tourné, les syndicats, qui avaient déjà de bonnes relations avec certains partis, sont passés à leur botte ! ! ! !

        Le BUT : prendre le pouvoir ;..

        Et la le nombre de syndiqués s’est mis à fondre ......

        ALORS ? ? ? ?


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 7 février 16:13

          @jef88

          je me souviens qu autrefois les puces étaient obéissantes : quand on leur disait « saute », elles sautaient
          puis on leur a retiré les pattes et elles sont devenues sourdes : quand on leur dit « saute », elles ne sautent pas

          ALORS ????


        • Aff le loup 8 février 12:08

          @jef88

          Les gens ne sont pas sots pris un par un...Ils le deviennent quand l’instinct grégaire les transforme en moutons cernés par les loups... Au sortir de la guerre, ils ont vu les tentatives de prise du pouvoir communiste en France dans les 2 gvts du Général De Gaulle et suivants jusqu’à décembre 1946 et la réalité répressive dans l’Est de l’Europe... CGT était égale à PC et 25 % du pays sympatisaient ! C’est Mitterand qui a ramené la menace à son niveau supportable...Programme commun...Soutien CGT...Résultats : tournant de la rigueur en 83, gvt Fabius sans les communistes en 84 après la mise en faillite du pays par Mauroy avec l’aide des 4 communistes, cohabitation gvt Chirac puis gvts Rocard... Finalement, fausse bonne idée voulue par un madré franscisquain et perte du pouvoir intrinsèque du syndicalisme autonome ! D’une pierre (programme commun...iste d’autodémolition), 2 coups (PC + CGT) : bravo Tonton !


        • rita 7 février 12:49

          « l’échec syndical à la Résistance Prolétarienne »

          Pourtant les grèves (des syndicats) ont permis a plus de 60% de prendre conscience que cette réforme était purement un vol orchestré par le gouvernement pour faire baisser le montant des retraites ?


          • Luniterre 7 février 13:00

            @rita

            Effectivement, mais le constat que fait l’article est donc bien que l’action syndicale a atteint la limite de son utilité et constitue désormais davantage un rempart pour le système qu’un moyen d’avancer pour les travailleurs et les retraités.

            Luniterre


          • rita 7 février 13:07

            @Luniterre
            Avec la CFDT effectivement.


          • pallas 7 février 13:26
            Luniterre

            Bonjour,

            Je ne veux pas paraitre méchant, mais quelque soir l’individu(e) dans ce pays, c’est le crétinisme avancé (ancien terme médical) qui en découle, riche ou pauvre.

            Il ni a pas d’humains ici, juste des betes, monstres, zombies, un vrai festival d’étrangeté et de bizarreries, c’est folclorique, on ne peut pas dire que cela soit des humains (vous).

            En faite, vous etes quoi ?.

            La lutte prolétarienne contre leurs elites, c’est marrant

            Une bande de cassos contre une autre, la seule différence, le compte en banque

            Salut


            • cettegrenouilleci 7 février 14:22

              Bonjour Luniterre

              Le rempart diabolique et astucieux du système, ce ne serait pas plutôt l’enfermement de la France dans la dictature de l’Union Européenne, cautionné par tous les politiciens de droite et de gauche, qui prétendent pourtant représenter les intérêts du peuple français, qui ont sollicité les suffrages des électeurs en leur vantant les mérites de l’UE, en leur promettant la lune, qui accouchent de la casse du code du travail, de la casse de nos services publics, de la liquidation de nos institutions républicaines et de nos libertés, et maintenant du démantèlement de notre système des retraites, et dont ne ne soufflez mot ?


              • Luniterre 8 février 21:31

                @cettegrenouilleci

                Le débat sur le sujet « frexit » a déjà eu lieu ici même et republié sur TML >>>

                https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/12/17/lupr-se-demasque-comme-parti-contre-revolutionnaire/

                Voir aussi, sur TML, cet autre débat avec un « frexiteur » acharné... >>>

                https://tribunemlreypa.wordpress.com/2019/09/13/capital-reel-valeur-creee-par-le-travail-et-capital-fictif-deux-articles-a-relire-pour-comprendre-la-crise/

                Luniterre


              • cettegrenouilleci 9 février 10:45

                @Luniterre

                « Les débat sur le sujet <Frexit> a déjà eu lieu ici même ... »

                Bonjour

                Merci pour ce commentaire.

                Je pense que la formulation de votre observation pose problème.

                °Le débat sur le Frexit n’est pas un débat sur un « sujet ». C’est un débat sur un enjeu de vie ou de mort pour la nation, pour nos institutions républicaines, pour notre peuple.

                °Ce débat n’est pas à ranger dans un tiroir. Il n’est pas clos, pas du tout. Il a simplement été ouvert, et pas toujours de la meilleure façon. .

                Chacun des défis auxquels notre peuple est confronté, chacune des luttes de notre peuple pour obtenir la satisfaction de revendications légitimes, quelles qu’elles soient, rappellera inévitablement, encore et toujours, la nécessité du Frexit et la question des moyens à mettre en oeuvre pour le réaliser puisque, dans le cadre de la dictature de l’UE dans laquelle nous sommes enfermés , qui sert exclusivement les intérêts des grands groupes capitalistes, des grandes banques, de l’oligarchie mondialiste euro-atlantique, aucune solution humaine prenant vraiment en compte les intérêts du peuple et de la nation ne peut advenir.

                C’est autour du débat sur la survie de la nation et sur la nécessité ou non d’organiser la sortie de la France de la dictature que l’UE, de l’euro et de l’Otan que va désormais se structurer le débat politique dans notre pays, comme cela avait été le cas au moment de la lutte pour libérer le pays de la dictature des hordes nazies, sous la direction du CNR.

                Cet enjeu transcende, aujourd’hui comme hier, les clivages traditionnels de la droite et de la gauche et nécessite la mise en chantier d’un grand rassemblement populaire majoritaire seul capable de porter valablement et de faire aboutir la sortie de la dictature de l’UE, de l’euro et de l’Otan.

                De fait, que cela plaise ou non, les questions soulevées par l’UPR et François Asselineau , et la façon d’y répondre, sont désormais au coeur du débat politique national. C’est autour d’elles que va désormais s’articuler la bataille politique sur laquelle les luttes citoyennes pourront s’adosser pour faciliter la mise en place de solutions crédibles permettant de satisfaire valablement leurs revendications légitimes.

                Il est évident, pour moi en tout cas, que dans ce rassemblement et cette bataille, la place des forces populaires, de la population laborieuse, de la classe ouvrière, sera déterminante mais devra s’ouvrir et s’élargir à toutes les catégories de la population qui ont intérêt à la sauvegarde de la nation, à toutes les forces patriotiques qui sont attachées à la sauvegarde de nos institutions républicaines, y compris s’ils se classent eux-mêmes, ou sont classés par d’autres, plutôt à droite, ou plutôt à gauche, y compris s’ils ont soutenu par le passé l’un des partis européistes inféodés à la dictature de l’UE, s’ils y adhèrent toujours en espérant sans trop y croire qu’ils vont redresser la barre et revenir à la raison et aux fondamentaux : la défense des intérêts du peuple et de la nation.

                C’est la place des forces vives de la nation dans le grand rassemblement populaire majoritaire qui est indispensable, qui, au bout du compte, décidera de la libération ou non de la France de la dictature de l’UE, du rétablissement ou non de notre indépendance et de la mise en application ou non d’une politique nouvelle, pour défendre les intérêts du peuple, avec le peuple, en l’armant des outils nécessaires. C’est le rassemblement ou non de notre peuple qui permettra ou pas la sauvegarde de notre nation, de notre démocratie, de nos institutions républicaines, de nos libertés, de nos services publics, de nos emplois, de nos retraites, de la paix et de la sécurité.

                Dans ce combat libérateur, les communistes ont leur place, évidemment, s’ils veulent bien la prendre, qu’ils soient encartés au PRCF, au PCF, à l’UPR, ailleurs, ou nulle part.

                A moins qu’ils ne préfèrent monter la garde , avec leurs oriflammes, en compagnie de Georges Gastaud, au seuil de la porte de gauche sensée mener à la sortie de la dictature de l’UE, pour s’assurer de n’y laisser passer que ceux de nos concitoyens décidés à abattre le capitalisme d’abord, et en les appelant à ne surtout pas voter pour des candidats de l’UPR mais plutôt pour des européistes impénitents soucieux de réformer l’Europe, toujours plein de ressources imaginatives pour y parvenir avec un plan A, ou un plan B, ou en encore un plan C... et pourquoi pas un plan T, dès lors qu’ils ne sont pas avares de slogans anticapitalistes et révolutionnaires.


              • cettegrenouilleci 9 février 11:27

                @Luniterre

                « Le débat sur le <frexit> a déjà eu lieu ici même et republié sur TML. »

                Merci pour les liens renvoyant

                -à la dénonciation de l’UPR se démasquant prétendument comme parti contre-révolutionnaire

                -à un autre débat avec Fifi que vous présentez comme "un autre frexiteur acharné.

                G.J.



              • cettegrenouilleci 9 février 14:38

                @Luniterre

                « confusion dans les liens ? »

                Effectivement

                Merci pour la re-précision du lien vers le débat avec Jack Freychet.

                G.J.


              • Léon 7 février 17:41

                Article très clair et très riche. Première étape : sortir du mythe de l’élection présidentielle et de celui de l’Union européenne


                • Old Dan Old Dan 8 février 04:21

                  Si les syndicats, les grèves, les manifs ne changent rien,

                  ni le « goudron et les plumes » aux prochaines z’élections...

                  ... et si on re-essayait la guillotine, héhé ?...

                  .

                  [ Ce serait plus écologique que l’usure douce par les algorithmes de l’ENA...]

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