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Macron a raison, ça coûte un pognon dingue pour un résultat de m....

Dans un coup de com' comme il les aime, Macron a balancé que les minima sociaux coûtaient "un pognon dingue" et que les bénéficiaires ne s'en sortent pas. Il a mille fois raison. Voilà pourquoi il urge de mettre en place le Revenu Universel...

« On met un pognon de dingue dans les minima sociaux et les gens ne s'en sortent pas », déclare Emmanuel Macron dans une vidéo diffusée sur Twitter par sa directrice de la communication, Sibeth Ndiaye. Ces propos sont tenus alors que des ministres et des députés ont multiplié les déclarations sur l'évolution de certaines prestations sociales. Quelque chose se prépare et nous assistons tranquillement au lancement de quelques ballons sondes.

Macron a raison sur le constat

Il y a dans cette vidéo des moments gênants pour celui qui cherche à se faire passer pour Jupiter.

Croire benoîtement que "l'éducation" serait une voie ou un moyen permettant de remettre les personnes engluées dans les minima sociaux sur le chemin du travail nous fait irrésistiblement penser à quelque chose du genre "ils n'ont plus de pain ? qu'ils mangent de la brioche !".

C'est une attitude stupide de quelqu'un qui croit que parce qu'il a fait des études tout le monde peut en faire et qu'il suffit de faire des études pour ne pas être au chômage... Qu'il regarde ses stats avant d’ânonner des banalités que nous aimerions tant voir disparaître de la sempiternelle langue de bois politique.

Par contre, sur le fond, sur le constat de ce que coûtent les minima sociaux, il a parfaitement raison.

Pourquoi le système ne fonctionne pas et ne peut pas fonctionner ?

La logique allocative

La logique allocative, que nous connaissons bien en France puisqu'elle y sévit depuis 1945, en particulier à travers les minima sociaux, est une réponse imaginée par des hommes politiques de gauche ou issus de mouvements proches des catholiques de gauche, pour permettre à la collectivité de satisfaire à l'impérieux devoir d'aide à la détresse des individus.

Son principe de base consiste à définir des « droits ». Pour se faire, le système allocatif identifie a priori un certain nombre de « besoins » considérés comme vitaux et pour lesquels il accorde un montant forfaitaire d'aide. Il crée ainsi une aide par besoin identifié et validé.

La logique allocative procède par « ouverture de droits ». Cela veut dire que si vous répondez aux critères définis, vous avez droit aux aides, aux minima sociaux, indépendamment du fait que vous en ayez « réellement » besoin ou non. Il s'agit dans l'esprit de ses concepteurs d'une organisation qui ne laisse aucune place au jugement personnel ou individuel de la personne en charge de l'octroi ou du refus de l'aide publique. Les droits sont ouverts sur des éléments « objectifs » et « d'égalité » face à ces droits est ainsi assurée.

Le cumul des allocations

L'esprit humain est toujours confronté à la multiplication des possibles.

Régulièrement, la société se trouve interpellée par de nouvelles situations de détresse auxquelles elle se fait un devoir de répondre par.... une nouvelle allocation ou de nouveaux minima sociaux. Ainsi, d'année en année, se construit une sorte de jungle, de forêt d'allocations et de prestations. Bien malin est celui qui aujourd'hui est capable d’établir la liste exhaustive des allocations et aides en tous genres existant dans notre pays.

Entre les « prestations sociales » (sommes sonnantes et trébuchantes qui sont versées par les CAF, Pôle Emploi, les services sociaux municipaux, les caisses d'assurance maladie, les caisses d'assurance vieillesse, les Conseils généraux, l’Éducation Nationale...), les « prestations des services sociaux » qui financent des accès à des prestations (« pass navigo » gratuit sur Paris par exemple...) et les « prestations fiscales » (dérogations aux prélèvements fiscaux ou sociaux , prime pour l’emploi, quotient familial, crédit d’impôt pour garde d’enfant de moins de 6 ans, incitations à souscrire des contrats de complémentaires santé, mais aussi exonérations de cotisations sociales et exemptions de prélèvements sociaux ….), ce sont plus de 700Md€ qui sont investis dans l'aide sociale.

Cette anarchie kafkaïenne a été décrite par un député socialiste en 2016, (Christophe Sirugue dont vous pouvez trouver le résumé du rapport en annexe). Il a établi qu'il existait 10 minima sociaux différents touchant plus de quatre millions de personnes.

Une nébuleuse d'allocations, de statuts, un coût s'élevant à plus de 700Mds, (chiffre qui n’intègre pas les prestations liées au chômage), tout cela pour quel résultat ?

La paupérisation

Concentrons-nous sur ceux qu'une politique dite « de solidarité » nationale est censée viser et aider, les plus pauvres, les accidentés de la vie, les victimes collatérales des prises de décision politiques (je vise ici tous ceux qui ont perdu leur emploi non pour des raisons de marché ou d'évolution technologique mais parce que des choix politiques ont conduit à la désindustrialisation de la France et que désindustrialisation a fait disparaître pour eux toute chance de trouver un emploi à faible valeur ajoutée), tous ceux dont la doxa nous dit qu'ils sont visés par le minima sociaux.

  • Le nombre de SDF en France a augmenté de 50% en dix ans
  • Le nombre de procédures pour loyers impayés a augmenté de 26% en quatre ans.
  • Le nombre de personnes consacrant plus de 36% de leurs revenus au seul loyer a augmenté de 42% en six ans.

La situation du logement s'aggrave pour les plus pauvres malgré le système allocatif.

  • Une personne sur deux a renoncé en 2016 à des soins dentaires à cause du prix (moins de 20% en 2000) et ce, malgré les complémentaires, les tarifs conventionnés et les mesures totalitaires diverses.
  • Une enquête menée par la sécurité sociale sur 29 000 assurés en 2017 a fait ressortir que 20% des personnes interrogées avaient renoncé à des consultations (en particulier de spécialistes) pour des raisons de coût.

La situation de la santé des plus pauvres se dégrade malgré (ou à cause de ?) l'étatisation à marche forcée du secteur et la multiplication des assistances allocatives en tous genres.

  • Le nombre de bénéficiaires du RSA dit « socle » (c'est à dire qui n'ont pas d'autres revenus) a augmenté de 27% en 6 ans.

Pourquoi 700Mds€ dépensés tous les ans n'enrayent pas la paupérisation ?

Pourquoi pléthore de minima sociaux n'enraye pas la paupérisation ?

Le non-travail comme condition d'attribution

Toutes les allocations citées ci-dessus, tous les minima sociaux, sont accordés sous condition de non-revenu. Soit intégralement en cas de non-revenu total, soit défalqués en cas de revenu « partiel », c'est-à- dire n'atteignant pas le montant de l'allocation.

Prenons un exemple simple. Une personne seule élevant un enfant (je fais exprès de ne pas prendre un exemple « extrême », mais un cas de figure en deçà du cas de figure médian (deux enfants)). Vous trouverez le détail des calculs pour 8 hypothèses (personne seule, couple, 1 ou 2 ou 3 enfants) en annexe.

Le système allocatif lui assure (sous réserve de quelques ressources que je n'aurais identifiées ou qui n'interviendraient qu'à la marge) un RSA, une allocation logement, une prime de Noël, une prime de rentrée, la CMU-C pour elle et son enfant, une bourse, une aide pour la cantine, le pass navigo gratuit pour elle et son enfant, un chèque énergie, un abonnement Orange minoré. Soit un revenu net global mensualisé d'environ 1489€ auquel il convient d'ajouter un certain nombre d'accès gratuits à des services (musées, piscines, bibliothèques...), des coûts minorés sur d'autres services publics (le « pompon » étant probablement le tarif des crèches qui est minoré pour les allocataires alors qu'ils ne travaillent pas...) l'accès à l'aide juridictionnelle, l'accès aux services des associations caritatives (banques de nourriture, vestiaires, assistances...).

Nous sommes, vous en conviendrez, aux alentours d'un niveau de vie correspondant à un revenu net d'environ 1550€. Un revenu net de 1550€ correspond à un salaire de 2012€ brut, soit, à 80€ près, le salaire moyen d'un employé français.

Si demain notre allocataire trouve un emploi à mi-temps lui permettant à la fois de gagner de l'argent et à la fois de s'occuper de son enfant, combien peut-il espérer gagner ? Entre 600 et 800 € nets ? Ces montants seront défalqués (à hauteur de 68%) de son RSA. Ils imputeront les montants des bourses, du chèque énergie, de son quotient familial. Gain net ? Entre 150 et 190€ ! Quel intérêt a-t-il à accepter cet emploi à mi-temps ? Aucun.

Entre un niveau de vie à 1550€ sans travailler et un niveau de vie à 1550€ en travaillant, que choisireriez vous, vous-même ? Regardez le tableau en annexe. Une personne seule avec trois enfants a, sans travailler, un niveau de vie correspondant à un revenu de 2500€ net (3246,75€ brut). Vous en voyez passer beaucoup des annonces d'emploi à ce niveau de rémunération à destination de personnes dont les qualifications ne permettent pas de prétendre à des postes à forte valeur ajoutée ?

La condition de non-revenu à l'octroi des allocations est une cause majeure de l'enlisement.

Cette condition stupide enferme les allocataires dans leur statut.

Travailler entraîne la perte de tout ou partie des allocations et des minima sociaux. Ils ne vont donc pas travailler, même pour des emplois modestes ou à temps partiel car ils ont plus à perdre (ne serait ce qu'en « qualité de vie » et sans compter les tracasseries administratives et les justificatifs en tous genres qu'il va leur falloir communiquer pour ne pas perdre le peu d'aides auxquelles ils pourraient éventuellement continuer à prétendre) qu'à y gagner.

Cette réalité a pour conséquence qu'un certain nombre de postes ne sont pas pourvus ou par des emplois intérimaires ou sous-traités dont le coût, supérieur à un emploi direct, s'impute sur le prix de vente du bien ou du service. Il y a donc une quantité de plus-value non produite et de services non rendus dont notre économie aurait besoin.

Cette réalité a pour conséquence que les allocataires sont contraints (à quelques centaines d'euros près gagnés de-ci de-là par quelques petits travaux au noir donc non générateurs de cotisations) à une consommation basique fort peu génératrice de valeur ajoutée et très souvent portée sur des produits bas de gamme importés. Cette réalité, enfin, a pour conséquence sociologique la création d'une nouvelle catégorie sociale, les « cassos » (abréviation de « cas sociaux »), les abonnés aux minima sociaux.

Ah ! Ils en ont poussés des cris d’orfraie nos chers « zélites » le jour où une enseignante a osé raconter que lorsqu'elle a posé la question à ses élèves de leur futur travail, un nombre considérable d'entre eux a répondu « cassos » ! ben oui, il faut de temps en temps se confronter au monde réel, en particulier lorsqu'on a contribué à le façonner. Il existe aujourd'hui une classe sociale qui n'a d'autre perspective, d'autre avenir que celui de « profiter » du système allocatif. Que nos politiques, en particulier socialistes, ne viennent pas faire les étonnés et les scandalisés, ils ont voulu cette situation. D'une part cela leur a permis d'acheter la paix sociale lorsqu'ils ont pris la funeste décision de désindustrialiser la France, et d'autre part, cela leur a permis de créer un réservoir de voix captives pour les élections. Entre les gentils qui promettent d'augmenter les allocations et les méchants qui ne conçoivent pas autre chose que de les diminuer pour rééquilibrer les comptes publics, le cœur du « cassos » ne balance pas longtemps. Bien sûr, le « cassos » génère une économie. Il crée des emplois de fonctionnaires qui vont lui attribuer ses droits et contrôler sa non-activité. Il crée des emplois dans des associations spécialisées pour des « permanents » qui vont faire de leur métier le conseil du « cassos » en optimisation allocative. Mais cette activité ne fait que pomper sur les finances publiques et oblige donc à prélever plus encore sur les plus-values réalisées par le secteur productif. Il y aurait pertinence, d'ailleurs, à intégrer les subventions publiques accordées aux différentes associations intervenant dans le domaine dans le coût général de la protection sociale.

La condition de non-revenu à l'attribution des allocations et minima sociaux est créatrice de pauvreté car elle condamne environ 4 millions de Français à l'alloco-dépendance.

Pourtant, contrairement au discours tenu par un certain nombre de « pères la morale », le fait de travailler n'est pas une valeur morale, c'est un impératif économique.

Cette distinction est capitale. En effet, que veut dire « travailler » ?

Travailler veut dire produire de la plus-value, de la valeur ajoutée. Cela ne veut pas dire « s'occuper ». Lorsque nos beaux esprits moralisateurs s'attaquent au problème du « travail », ils inventent des « emplois », souvent bidons, rémunérés par l'argent public qui coûtent autant si ce n'est plus que l'allocation dont bénéficierait le récipiendaire s'il restait alloco-dépendant à la CAF.

En fait, celui qui travaille permet à la collectivité de s'enrichir, pas de s'appauvrir. Celui qui vit uniquement de l'argent public participe à l'appauvrissement collectif. Celui qui ne vit que de l'argent public a besoin de plusieurs personnes qui travaillent pour permettre à la collectivité de lui payer sa vie. Quand le nombre de ces personnes « parasites » devient trop important, la collectivité ne peut plus supporter leur assistance intégrale. Elle a alors recours à l'emprunt, reportant sur les générations suivantes le coût des « cassoss » d'aujourd'hui.

Imaginez qu'il n'y ait plus de condition de non-revenu à l'obtention de minima sociaux

Imaginez que demain cette condition de non-revenu soit levée.

Combien de personnes accepteront un emploi à mi-temps qui leur permettra d'augmenter leur revenu de 600 ou 800€ ? La dimension de l'enjeu sera totalement différent. Il existera un réel intérêt à travailler, un réel avantage.

Toute la logique perverse que nous venons d’évoquer s'inverse.

La consommation s'améliore tant quantitativement que qualitativement. Dans le système actuel qui veut financer la protection sociale par des prélèvements sur la plus-value du travail, de nouveaux cotisants apparaissent. Le nombre d'irréductibles « cassoss » (il y en aura toujours) va en diminuant.

Le meilleur moyen pour que les minima sociaux et le coût de la protection sociale ne soient plus de l'argent jeté par les fenêtres pour uniquement arroser un réservoir de voix socialistes, c'est de permettre le cumul prestations/travail. Pas seulement le permettre dans les textes, comme cela est théoriquement possible aujourd'hui, mais le permettre dans l'intérêt que l'individu trouvera à travailler en plus de percevoir les aides.

Pour que la protection profite à tous

La possibilité qui serait faite de cumuler prestations sociales, minima sociaux, et travail est incompatible avec la logique allocative. Le seul moyen de mettre cela en place est de remplacer le système allocatif par le Revenu Universel.

Chaque citoyen français perçoit un revenu universel dès sa majorité et jusqu'à sa mort. Ce RU sera calculé sur la base du seuil de pauvreté établi selon les normes de PPA.

Pas de cumul possible entre les différentes allocations qui sont toutes supprimées. Tout ce qui est gagné en travaillant vient en sus.

Suppression de toute l'administration "sociale" qui ne sert qu'à fliquer 4 millions de Français. Le RU universel est accordé de droit avec la citoyenneté, aucune démarche ni dossier ni demande (actuellement 38% des personnes pouvant prétendre au RSA n'en font pas la demande et se trouvent ainsi parmi les personnes les plus démunies).

Ainsi, la pauvreté est éradiquée en France.

Que la collectivité doit elle de plus au citoyen ?

Evidemment, quelques beaux esprits viendront larmoyer sur le fait tout le monde touchera le RU et pas seulement "ceux qui en ont besoin". Mais c'est un mythe. "Ceux qui en ont besoin" ne sont avant tout aujourd'hui que ceux qui "y ont droit", c'est à dire qui rentrent dans les cases, dont la demande est complète, avec tous les papiers idoines, estampillés par le fonctionnaire de service.

Il suffit de s'être un tout petit peu occupé de gens déconnectés du monde pour savoir qu'ils n'ont pas d'avis d'imposition (pourquoi faire une déclaration quand on ne gagne rien ou trois fois rien au black, c'est le meilleur moyen de se faire goaler), qu'ils n'ont pas de titre de domicile dans les règles (hébergé contre services dans un logement qui ne passerait pas cinq minutes à un contrôle d'un fonctionnaire encravaté de la CAF mais qui les satisfait bien..) et plus de relevés de compte depuis que la poste a décidé de les mettre en ligne et que c'est à chacun de les télécharger. Alors ils laissent tomber.

Demain, avec le revenu Universel, ils toucheront sans justificatif, sans demande, et croyez moi ils en seront heureux et.... sortiront des stats de miséreux.

Quand à ceux qui gagnent en travaillant de quoi subvenir à leurs besoin, ils auront toujours la possibilité de mettre le montant de leur RU sur un compte d'épargne de précaution qui leur servira lors du prochain coup dur. Car oui, c'est aussi cela la responsabilisation. Inciter les individus à anticiper. Mettre de l'argent sur un compte d'épargne de précaution, c'est leur permettre, lorsqu'un accident de la vie survient, de ne pas être pris totalement de court.

Et les "riches" ??? Vous savez ces riches dont toute la classe politique ne cesse de parler mais que personne ne définit ? Eh bien eux, ils auront toujours la possibilité de faire don de leur RU à des œuvres caritatives, ce qu'ils ne manqueront certainement pas de faire car, l'avez vous remarqué, dans les pays où le système de protection sociale ne gaspille pas les deniers publics, les "riches" sont plus nombreux et plus généreux !

Alors oui, Macron a raison sur le constat, oui, les déclarations récentes de ses ministres, notamment sur le regroupement de minima sociaux et l'allègement des frais de gestion semblent prendre la bonne voie.... Encore faut il que celle ci ne soit pas un chemin de traverse nous conduisant à une nouvelle usine à gaz énarchiste, même pompeusement baptisée "Revenu Universel"

Article paru sur MaVieMonArgent


Moyenne des avis sur cet article :  2.05/5   (21 votes)




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85 réactions à cet article    


  • Milka Milka 14 juin 19:01

    Ppppffff @l’auteur il n’a pas parlé de revenu universel !

    Bref vous utilisez la vulgate socialiste pour faire passer votre idéologie néo-libérale.

    Mais nous serons-là au bout de l’allée qui mène à vos châteaux, masqués et armés en pleine nuit.

    Nous les coupeurs de chemin !


    • Alren Alren 15 juin 13:00
      @Milka

      Le revenu universel consiste à remplacer les allocations diverses et nominatives tenant compte de la situation des bénéficiaires par une somme globale permettant à peine d’atteindre le seuil de pauvreté et permettant de réduire la période des indemnités chômage proportionnées au salaire avant licenciement, au grand désavantage des ex-indemnisés.

    • TDK1 TDK1 15 juin 14:13

      @Milka
      Bonjour,

      Vous êtes sûr d’avoir lu l’article ????

    • TDK1 TDK1 15 juin 14:24

      @Alren

      Le Revenu Universel part du principe que la collectivité n’a pas le devoir d’assurer le niveau de vie des individus mais le devoir, dans une société riche, d’assurer que aucun de ses membres ne sombre dans la pauvreté et cela sans totalitarisme. Ainsi que de leur permettre de ne pas se trouver au dépourvu en cas de coup dur.

      Rien à voir avec les indemnités chômage qui sont une assurance pour laquelle des cotisations sont payées qui ouvrent des droits.... 

    • L'enfoiré L’enfoiré 15 juin 15:51
      @TDK1,

       Assurer les membres de la population qu’ils ne tombent pas dans la pauvreté.
       Si on vous suit, pourquoi aller à l’école puisque le minimum est assuré ?
       Pas besoin de faire des efforts.
       La pauvreté se transformera en une vie paisible qui n’aura plus aucun lien avec la société qui a envie d’être respecté parmi ses membres.
       Vous rendez-vous compte de ce changement de société qui ne vit plus que du bon vouloir partager ce qui appartint aux autres ?
       Non TFK1, ce n’est pas la solution.
       L’évolution a apporté quelques neurones de plus que les précédents dans l’échelle du vivant.
       Cela veut dire qu’il ne faut plus « travailler », mais « réfléchir ». Ce qui est complètement différent.
       Pour inventer demain il faut des idées de projets.
       Croyez-vous vraiment que cela aurait le moindre intérêt dans le monde que vous imaginez ?
       Les coups durs sont du parcours, bien sûr et c’est tant mieux.
       C’est ainsi que l’on sort les vrais autodidactes du chapeau.
       Le travail ardu et répétitif de demain sera bientôt de l’histoire ancienne.
       Les robots s’en chargeront avec un avantage de performance sur les hommes.
       Au Japon, ils payent déjà en partie, les retraités.
       Les Revenus Universels, c’est la pire des choses à envisager.
       On verra les suites bientôt de cette version dans la Finlande.
       Cela plait mais la population finlandaise n’est ni pas la France,
       C’est 16 habitants au km2 contre 100 en France et 380 dans mon pays en Belgique
       

    • RICAURET 15 juin 17:20

      @Alren

       un constat simple si les salaires sont conséquent alors les gens iront travailler plutôt que de compter sur les différentes allocations pourquoi se lever si les allocs sont supérieures
      attention ils ne faut pas baisser les allocs car le salaires doit permettre de vivre bien 
      les allocs ne devraient être la uniquement pour palier un licenciement ou une faillite de l entreprise

    • Le421 Le421 16 juin 08:04

      @L’enfoiré

      La pauvreté se transformera en une vie paisible

      Heu.
      Essayez de vivre avec 1.000€ par mois en payant tout rubis sur l’ongle et sans aucune aide de nulle part.
      Tiens, rien que six mois !!

    • Alren Alren 17 juin 16:05
      @TDK1

      Les indemnités chômage ne seront pas cumulable avec le revenu universel selon le modèle proposé de RU.

      Le montant du RU, selon ce modèle, assurerait tout juste un revenu au-dessus du seuil de pauvreté. Et son réajustement en cas de redémarrage de l’inflation n’est pas du tout dans les cartons.
      Or beaucoup d’économistes prédisent un retour de l’inflation après l’inévitable crise économique due à l’implosion des produits financiers dérivés.
      La crise économique servirait de prétexte à réduire toutes les aides sociales (ce que ne sont pas les indemnités chômage qui sont une assurance).

      Alors, les « bénéficiaires » seraient largement au-dessous du seuil de pauvreté. Mais priorité aux banquiers, n’est-ce pas ?

    • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 14 juin 19:23

      Nos politiques coutent un pognon dingue aussi, pour beaucoup beaucoup moins de personnes rémunérées, sans parler de leurs avantages.


      • zygzornifle zygzornifle 15 juin 11:19

        @bouffon(s) du roi
         on a une belle collection de président en retraite qui coûtent une véritable fortune et une énorme quantité de députés sénateurs préfets ambassadeurs haut fonctionnaires avec au minimum 10 000€ de retraite mensuel ....


      • Et hop ! Et hop ! 15 juin 19:46

        @bouffon(s) du roi


        Les 55 milliards d’euros d’intérêts payés par an pour la prétendue dette de l’État coûtent un pognon dingue ;

      • Saint Rata de l'himalaya Maitre Ratatouille 14 juin 19:38
        Aides sociales : stérilisation obligatoire des chômeurs et des RMistes désirant garder leurs allocations de pauvreté

        La pauvreté coûte « beaucoup de pognon », selon Emmanuel Macron qui a décidé de prendre des mesures drastiques pour réduire les aides sociales. Parmi celles-ci, la stérilisation obligatoire pour les chômeurs et les RMistes désirant garder leurs allocations de pauvreté.

        Stériliser les pauvres pour qu’il ne se reproduisent pas ? L’idée est séduisante et entrera en application dès le mois de septembre. En limitant le nombre de naissances dans les ménages les plus précarisés, le gouvernement entend faire baisser le nombre de pauvres dans les années à venir, ainsi que le nombre de bouches a nourrir par foyer.

        “En évitant que les pauvres procréent, nous pouvons créer (sic) une nouvelle classe de Français intelligents, travailleurs et bien payés qui fortifieront notre économie et bâtiront la startup nation de demain. » a annoncé le président Emmanuel Macron sur Twitter.

        Rassurez-vous, les pauvres pourront garder les enfants qu’ils ont déjà. A condition de ne pas trop les nourrir.

        Enquête : la majorité des bénéficiaires d’Allocations Handicapés (AAH) restent invalides malgré les aides sociales

        Instaurée par la loi du 11 février 2005, l’Allocation Adulte Handicapé (AAH) a pour but de fournir aux personnes en situation de handicap, sans ressources ou avec des ressources modestes, un revenu minimum garanti.

        Mais malgré ces aides substantielles, le Président de la république, en fin observateur de la société française, a remarqué que ces personnes à mobilité réduite restaient très souvent handicapées jusqu’à la fin de leur vie.

        Sachant cela, ne serait-il pas opportun de sortir d’une logique de guichet pour aller vers une logique d’accompagnement ? A quoi cela sert-il d’aider les personnes souffrant de handicap si elles restent handicapées ? La question sera débattue à l’assemblée courant du mois de juillet.

        Moi je suis d’accord avec @EmmanuelMacron sur les #aidesSociales  ! Ce n’est pas efficace ! Quand je vois tous ces gens qui touchent l’allocation aux adultes handicapés (« AAH ») depuis des années et qui sont toujours dans leur fauteuil roulant, y a un moment faut arrêter !



        • Milka Milka 14 juin 20:17

          @Maitre Ratatouille
          Bon la stérilisation pour les chômeurs je suis d’accord... pour le reste je demande un audit financier de la cours des comptes !


        • Laulau Laulau 15 juin 10:41

          @Maitre Ratatouille
          Excellent ! Sauf que la stérilisation des chômeurs, il ne faut pas y compter, ils sont trop précieux aux yeux du MEDEF. N’oublions pas que le travail est un marché et que plus il y a de chômeurs, plus les patrons ont beau jeux de baisser les salaires.


        • gogoRat gogoRat 15 juin 10:49

          @Milka

            Attention à la nouvelle loi anti-fake qui va réprimer impitoyablement ce fake eugéniste, qui sera dénoncé de façon fracassance par les anti-racistes !
            Vous rendez-vous compte de la stigmatisation diffamatoire induite par ce fake sur tous nos compatriotes qui se seraient laissés aller à veauter pour une telle furie ? 
             
          “En évitant que les pauvres procréent, nous pouvons créer (sic) une nouvelle classe de Français intelligents, travailleurs et bien payés qui fortifieront notre économie et bâtiront la startup nation de demain. » a annoncé le président Emmanuel Macron sur Twitter.

        • gogoRat gogoRat 15 juin 10:59

          sidérant ! 

           qui croire ? 



          secret news ? help ! c qui ? c quoi ?on y lit : 
          « Toutes nos sources sont vérifiées par un huissier assermenté »

        • zygzornifle zygzornifle 15 juin 11:21

          @Maitre Ratatouille
          Aides sociales : stérilisation obligatoire des chômeurs et des RMistes


          il faut ajouter les migrants , ce sont presque tous des mâles a quéquette qui ne vont pas rester elles sans activité ....

        • JBL1960 JBL1960 15 juin 13:58
          @Maitre Ratatouille = Oui, c’est dingue mais très souvent lorsqu’on arrive à percevoir l’AAH ben le handicap ne disparait pas... Salaud de pauvre et d’handicapé en plus ! Alors, Guillaume Meurice, même si on ne l’apprécie pas, à réalisé un excellent micro-AN « si tu prends mon appart, prends aussi mon handicap » ICI. Et il paraitrait même, qu’à l’âge de la retraite, ben pour certains, le handicap disparait puisque l’AAH ne vous est plus versé...

          L’exemple pris par l’auteur est faux. D’ailleurs, ici-même, pendant des années, chaque mois Patdu49 en donnant les vrais chiffres du chômage, le tout dernier rappelait bien que 1 chômeur sur 2 inscrits chez Paul Emploi ne percevait rien du tout. Et j’avais pu rajouter pour ma part des infos ICI comme le montant moyen de l’allocation chômage 1100 €/mois, et le nombre de CDI par rapport au CDD...

          Le but, non encoure avoué, est de monter les gens qui ont un boulot contre ceux qui n’en ont plus sans chercher à savoir ou à comprendre, puisqu’on arrive à opposer ceux qui bénévolent contre ceux qui ne bénévolent pas, là encore sans chercher à savoir pourquoi et encore là !

          Pour nous permettre de ne surtout pas laisser l’État du Monde, en partant, comme nous l’avons trouvés, en arrivant, même nous sans les dents pouvons faire marcher notre cerveau (même lent) si, si ; Avec Rudolph Rocker par exemple ;

          « Pour les travailleurs, la grève générale est la conséquence logique du système industriel moderne, dont ils sont les victimes et elle leur offre en même temps l’arme la plus forte dans la lutte pour leur libération sociale, pourvu qu’ils reconnaissent leur propre force et apprennent a utiliser cette arme a bon escient. »

          Rudolph Rocker

          Décortiquez donc, le pedigree d’un certain Wauquiez, Laurent, lui qui dénonce (plus grand chose remarquez-bien) le cancer de l’assistanat, est lui-même un « assisté » de la politique... Ah ! La paille et la poutre...

           smiley



        • Jason Jason 15 juin 15:55

          @Maitre Ratatouille


          C’est merveilleux ! Un autre effet de cette mesure sera l’accroissement du nombre de logements vacants, une offre croissante et un effondrement de la rente des propriétaires. Mais, par répercussion un accroissement du pouvoir d’achat et un rebond de la consommation. De quoi déplaire fortement à notre ami TDK1. Quoiqu’on fasse, on fait toujours des mécontents.

        • baldis30 17 juin 09:02

          @Maitre Ratatouille
          bonjour,

          dans votre intervention que j’apprécie vous écrivez

          « “En évitant que les pauvres procréent, nous pouvons créer (sic) une nouvelle classe de Français intelligents, travailleurs et bien payés qui fortifieront notre économie et bâtiront la startup nation de demain. » a annoncé le président Emmanuel Macron sur Twitter. »

          Curieusement cela me rappelle des déclarations vielles de plus de 80 ans et je me pose la question si c’est pour que cela dure … mille ans …. ( mais je ne sais plus qui avait fait cette déclaration et dans quel pays où les handicapés représentaient une tare ….) !


        • Montdragon Montdragon 14 juin 19:47
          Un RU uniquement optimal en cas de fermeture des frontières !
          La solidarité doit être Na-tio-nal-le ! Sinon c’est de la charité aux cloportes, ce que l’on fait déjà depuis très longtemps.



          • Milka Milka 14 juin 20:21

            @Montdragon
            Là ou je vous rejoins cette petite pédale veut lutter contre les pauvres en en important toujours plus .... En plus il est con ou quoi la vilaine ! Maintenant ce mec couche avec sa mère .... à L’Elysée. Une révolution de palais ! Ils en avaient vu les louffias du lieu, mais là  smiley


          • TDK1 TDK1 15 juin 14:32

            @Montdragon
            Bonjour,

            Effectivement, vous avez raison. Dans l’article vous retrouvez cela dans la phrase « Chaque citoyen français perçoit un revenu universel dès sa majorité et jusqu’à sa mort. »
            Cet article est en fait un condensé du manuscrit en cours de rédaction du livre que je prépare sur le sujet. Il y a un chapitre consacré à qui s’adresse le RU. J’y écris notamment : 

            "Une mesure telle que définie ci-dessus, se donnant pour objectif l’éradication de la pauvreté, ne concerne que les membres définis d’une société car la responsabilité collective d’une Nation ne peut s’imposer qu’à l’égard de ses citoyens. Il est aisément compréhensible qu’il ne peut être envisagé pour un État d’éradiquer la pauvreté du monde, quand bien même cette pauvreté viendrait-elle frapper à sa porte. Dès lors il découle que le revenu universel ne concerne que les ressortissants citoyens français.

            Les étrangers, pour leur part, sont sous la responsabilité de leur pays d’origine......"


          • colibri 14 juin 20:03
            Diagnostic juste , idée intéressante à priori du RU pour tous , qui a le mérite de préserver l’égalité : tout le monde la même chose au départ et celui qui veut plus travaille pour l’obtenir .La justice est préservée ;
            C’est bien mieux que l’idéologie actuelle qui entretient l’oisiveté et des générations de cassos.
            MAIS :
            il y a un problème dans « le droit au RU » ce « droit à »sévit aussi dans l’idéologie actuelle , alors que la réalité et d’aider donc donner une aide .Le droit à implique l’état providence , une grosse mère qui nourrie , l’individu est donc infantilisé et déresponsabilisé .Si la pauvreté à augmenté c’est justement parce que l’idéologie de donner aux pauvres sans rien en échange est pervertissante ;Si les enfants de pauvres s’en sortaient et pouvaient devenir aisé dans les années 50 ,60 , 70 c’est parce qu’ils n’y avait pas le filet des aides sociales et que si on voulait s’en sortir il fallait travailler et ne pas compter sur le « droit à ».
            Le « droit à » est pervertisseur , il entretient les gens dans la demande et la facilité .

            • JBL1960 JBL1960 15 juin 14:14
              @colibri = Vous faites votre part, vous, hein ?

              21/02/2016 – EMPLOI La question de la générosité des indemnités versées aux chômeurs revient dans le débat public à l’approche des négociations sur les règles de l’assurance-chômage…

              Faut-il baisser les allocations-chômage ou les rendre dégressives dans le temps pour inciter au retour à l’emploi ? Les chômeurs oisifs ?


              Outre qu’un chômeur inscrit à PE sur 2 ne perçoit rien, il y a LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques.

              Nous ne sommes plus au XIXe siècle l’époque où les riches entretenaient LEURS pauvres...
              Quoique, une Dame du XVIe (arrondissement) prétendait que « si y’avait plus de riches, ben y pourraient plus donner aux pauvres » Hé ouais !

              L’un des nombreux problèmes, voyez-vous, c’est que vous vénérez une idole le « TRAVAIL MORT » et que c’est juste FOUPOUDAV dans ce système et cette société là s’entend...




            • TDK1 TDK1 15 juin 14:50

              @colibri
              Bonjour,


              Dans le cas du RU, le « droit à » se limite à la non pauvreté, sans intrusion totalitaire de fonctionnaires, sans discrimination au nom d’une idéologie (droit accordés à condition que... et uniquement pour satisfaire des besoins identifiés par les tenants du pouvoir). Prime accordée à ceux qui ont eu la chance de naître dans un pays qui peut se le payer ?? Oui, oui et oui. parce que justement, la chance d’être né dans un pays qui peut se permettre d’assurer la non-pauvreté à ses membres doit réellement avoir une concrétisation pour tous. 

              Votre analyse de l’ascenseur social et des raisons pour lequel il est en panne me semble quelque peu sommaire. Tout d’abord, la chute vertigineuse du niveau d’instruction (il suffit de lire un certain nombre de contributions sur agoravox pour en avoir un aperçu sidérant) a beaucoup joué. La bourgeoisie (la petite-bourgeoisie diraient les sociologues) qui s’est emparée du pouvoir en 68 a pris soin d’abêtir le bon peuple, d’une part pour justifier sa propre ignorance et d’autre part pour assurer son hégémonie, les deux allant de paire. Ensuite la désindustrialisation qui a bloqué la possibilité de progrès social par le travail, du moins pour la masse. 

              Le système allocatif a joué le rôle de calmant soporifique au chômage de masse issu de la désindustrialisation.

            • colibri 15 juin 20:35

              @TDK1

              Suis d’accord globalement avec vous , mais il y aurait toujours besoins des fonctionnaires pour gérer le social :le manque d’instruction et baisse de QI fait que les gens ne sont pas capables de se gérer eux-même , si on leur donne 1500 € en début de mois 20 % n’ont plus rien 15 j plus tard et iront crier famine ou demander des aides (qu’on leur donne actuellement via les assistantes sociales ) pour payer la réparation de leur voiture ou acheter une machine à laver …ou même manger .
              Croire qu’il est possible de se passer des fonctionnaires du social est illusoire .



            • colibri 15 juin 22:00

              @JBL1960

              une Dame du XVIe (arrondissement) prétendait que « si y’avait plus de riches, ben y pourraient plus donner aux pauvres »

              Il est vrai que si la cout du travail n’était pas prohibitif et le code du travail trop favorable au salarié , les gens aisés pourraient embaucher et faire diminuer le nombre d’ assistés aux aides sociales .c’est une réalité ..

            • Milka Milka 14 juin 20:23

              Mr nothing : Qu’on le jette dans la fosse du Bataclan et le donne à manger au public de Médine !

              C’est pas du porc c’est du rata, c’est pas du porc mais ca viendra !  smiley


              • Ciriaco Ciriaco 14 juin 22:20

                Votre appréciation des exclus de l’ordre productif et social est emblématique de quelqu’un qui n’en a pas fait l’extrême expérience. Si vous ajoutez d’abord à l’idée d’un revenu inconditionnel l’obligation d’un service civique en deux ans : un an en Europe, un an en France, sur les tâches les moins considérées (agent d’entretien, vendeur en grande surface, intérimaire du bâtiment, etc.), nous pourrons avoir une chance que la réalité ne soit jamais une histoire de morale jetable, mais de vécu et de d’intériorisation a minima pour ceux qui en manque en la matière.


                Le déséquilibre entre les allocations sociales et les revenus du travail provient de la volonté libérée de diminuer les coûts de production au profit de la rentabilité, jusqu’à ce point de cécité, en effet, qui en dit par lui-même long sur l’avidité et la prédominance des soucis des marchés contre la politique.

                Cet équilibre est à redresser quel que soit le mode de revenu, par le biais de la fiscalité, sauf à considérer que celui qui accumule très largement au-dessus ne doit, au-delà d’un chiffre, rien à personne. Sans cela, vous ne créerez avec un RU non socialisé qu’un minimum socle prétexte à la marche galopante de la baisse des coûts de la production, c’est-à-dire du salaire, et vous ne changerez rien à la pauvreté.

                En somme, vive le marché et les tours de passe-passe.



                • Trelawney Trelawney 15 juin 08:19

                  @Ciriaco
                  Merci pour ce moment de rigolade. Ou comment vouloir le bonheur de l’humanité peut être néfaste aux théories marxistes. Lénine le retour !


                • Ciriaco Ciriaco 15 juin 11:28

                  @Trelawney
                  Votre humanité me paraît bien sélective, d’un coup. Renseignez-moi, comment dit-on, « parasitaire » ?


                • Trelawney Trelawney 15 juin 13:46

                  @Ciriaco
                  Je ne suis pas croyant ni en Allah, ni en Dieu, ni en Marx. Je pense qu’il est préférable de vivre dans un pays comme le Danemark ou la Norvège. (Pays qui se fichent, comme de l’an quarante que le système économique soit capitaliste, néo libéral, ou libéral du moment que l’état providence veille à ce que tout les monde puisse être heureux d’y vivre) que de vivre à Cuba sous le soleil ou en Corée du Nord.

                  N’étant pas croyant je ne pense pas que le remplacement par la force des baïonnettes, d’un système économique qui n’est que la résultante de la façon de vivre des humains, par un autre hypothétique parce que virtuel sera propice à notre évolution.
                  Mais, me direz vous « la religion c’est l’opium du peuple ». Marx aussi. A chacun ses valeurs. De la part d’un pragmatique qui toute sa vie a combattu les « parasites communistes » et qui s’aperçoit avec enthousiasme qu’il a gagné

                • Ciriaco Ciriaco 17 juin 21:14

                  @Trelawney
                  Je ne savais pas que j’étais Marxiste, que j’allais parler de religion, ou que j’avais pointé des baïonnettes au cul de qui que ce soit, mais puisque vous avez gagné, c’est que ça doit être le cas smiley

                  Si je lis bien, qu’on soit, selon l’auteur, exclus, et qu’on émette une critique sur un texte qui ne parle pas de financement sans que son auteur soit idiot pour autant (attention, matière grise nécessaire)... on se retrouve comme étant un « parasite ».

                  Pour reprendre au-delà de vos hors-sujets... Je n’aime pas bien cette façon de parler - ni de présenter une idée, celui du RU. Commencez par désigner les bénéficiaires et ceux à qui on ne doit rien... sauf notre haine, n’est pas anodin sur la critique de fond que je me permets.


                • yapadekkoaqba yapadekkoaqba 15 juin 00:29
                  oui mais le ressenti populaire (pour ne pas dire le bons sens populaire) voit :
                  le niveau d’aide au niveau individuel stagne voire diminue
                  le niveau global explose
                  normal si on continue d’importer la pauvreté par l’immigration le gâteau à partager est trop petit


                  • McGurk McGurk 15 juin 00:41
                    * « Il a mille fois raison. Voilà pourquoi il urge de mettre en place le Revenu Universel... »

                    Deuxième phrase, deuxième connerie.

                    La « situation des pauvres » se dégrade pour deux raisons.

                    La première, c’est que ce n’est pas en leur jetant des subventions à la figure que ça arrangera les choses. Au mieux, ça limite la pauvreté mais sans dispositions pour proposer un meilleur travail, un meilleur salaire et un logement décent, c’est comme pisser dans l’eau.

                    En France, on préfère parquer les pauvres dans les villes craignos et les cités que de leur trouver un place là où il fait mieux vivre. On préfère donner le pouvoir aux entreprises que de rééquilibrer le marché du travail pour les obliger à donner un peu plus pour les bas salaires et on va encore plus loin en leur baissant leurs impôts en plus de leur faire des cadeaux fiscaux !

                    Ca rime à quoi d’être milliardaire et d’entasser les billets à la banque lorsqu’on en a plus besoin depuis longtemps ? A quoi sert de bloquer le marché du travail pour créer encore plus de pauvreté lorsqu’on est plus que riche ?

                    Dans ce pays, la classe politique est logée à la mode Versailles avec des salaires que les « pauvres » voient seulement dans leurs rêves et en plus ils se permettent déjà de tricher (emplois fictifs, accumulation de fonctions pour gagner un salaire indécent) et demander une rallonge car « pas assez payés ». Que des courtisans qui coûtent une blinde à la société et ne sont pas imposables les pov’ choux parce que ce n’est pas « une activité salariée ».

                    Les Macrons et leur bande de joyeux lurons se payent des trucs à plusieurs dizaines de milliers d’euros (appart de Sarko, maquillage de la première pouf, vaisselle ultra luxe, etc.) mais par contre ils lorgnent sur l’ « argent du pauvre », celui qui est destiné aux gens dans le besoin. Franchement, ils ne méritent que la potence et au temps de la révolution ils auraient été depuis longtemps guillotinés.

                    • lloreen 16 juin 08:57

                      @McGurk

                      "Ca rime à quoi d’être milliardaire et d’entasser les billets à la banque lorsqu’on en a plus besoin depuis longtemps ? A quoi sert de bloquer le marché du travail pour créer encore plus de pauvreté lorsqu’on est plus que riche ?".

                      La plupart des gens n’ont rien compris au problème de fond. Il ne s’agit pas pour les multi-milliardaires d’entasser des milliards sur un compte en banque mais de se servir de leur monnaie de singe dans le but de capter les vrais richesses : les terres, les ressources et s’en servir comme moyen ultime de contrôle des masses.
                      Toute cette paperasserie (le système capitaliste) ne tient que parce que les escrocs qui ont instauré la monnaie-dette et tout leur système ont programmé les masses à croire que leur paperasserie a de la valeur, ce qui n’est pas le cas. Elle sert à effectuer leur tour de passe afin de récolter tout ce qu’ils convoitent.

                      Sans parler du fonctionnement de ce système qui repose lui aussi sur une fraude.

                    • Blé 15 juin 06:46

                      Quand Rocard a mis en place le R M I c’était pour calmer la classe ouvrière car dans le même temps que cette création du R M I, la France fermait des usines, des mines, et mettait sur la paille non pas des milliers de travailleurs mais des millions de travailleurs au nom de l’économie de marché.

                      Macron fait comme si les français n’avaient pas de mémoire. Les minima sociaux ne sont pas faits pour aider les pauvres mais pour maintenir la tranquillité des riches. Maintenant que les riches ont l’assurance de leur pouvoir et de leur tranquillité, il est effectivement venu le temps de supprimer les filets de protection sociale.

                      Quand l’état parle t-il de la baisse du temps de travail ?

                      Il n’y a plus assez d’emplois pour tous, puisque la délocalisation et la robotisation les suppriment massivement et les rentiers français ont la particularité de ne pas investir dans les outils de production mais dans les banques.


                      • TDK1 TDK1 15 juin 15:04

                        @Blé
                        Bonjour,


                        Bien sûr que le système allocatif actuel n’a pour unique objet que de calmer les conséquences de la politique de désindustrialisation.

                        Baisse du temps de travail ? Nous nous éloignons du sujet, mais sachez que plus vous baisserez le temps de travail, plus vous augmenterez la plus value marginale qui est la plus élevée du monde et qui nous empêche (contrairement à nos voisins) d’avoir une industrie génératrice d’emplois et de richesses. Baisser le temps de travail fait disparaître des milliers d’emplois, c’est ce que les socialistes ont mis beaucoup de temps à comprendre, mais c’est finalement entré dans leur caboche.

                        Si les Français n’investissent pas dans les outils de production industriels, ce n’est pas pour des raisons morales ou idéologiques, c’est parce que ce n’est pas rentable. Si demain votre voisin vient vous voir en disant « j’ai une idée super » mais qu’un simple calcul sur un tableur vous amène à la conclusion que son idée super tiendra maxi deux ans, le temps de bouffer les subventions que les politiques crétins et démagogues lui auront donné pour pouvoir s’afficher en photo dans le journal à côté de lui pour pouvoir dire qu’ils ont créé des emplois, combien, de vos économies, mettriez vous ???

                        Nous avons une organisation économique en France qui interdit à presque la totalité des activités industrielles d’être compétitives, alors, les quelques uns à qui l’Etat n’a pas pompé toutes les liquidités préfèrent effectivement les investir dans d’autres activités bien souvent moins génératrices d’emplois..

                      • Blé 17 juin 06:20

                        @TDK1

                        Vous me faites penser à ces patrons qui pleuraient misère lorsque le travail des enfants a été interdit.

                        Dans votre raisonnement je ne vois nul part le rôle des rentiers qui investissent seulement dans ce qui peut leur rapporter un retour sur investissement à deux chiffres.

                        La compétitivité jusqu’à quand et au bénéfice de qui ?
                        Un constat : regardez autour de vous ! La compétitivité jusqu’à présent a fermé des dizaines d’entreprises en France pour satisfaire l’économie de marché, ce système qui entraîne des pollutions et un dérèglement climatique qui jusqu’à présent n’est pas évalué en terme économique. Combien coûte une inondation dans un village ? Combien coûte les flots de boue qui traverse des villes et des villages, inondent les maisons, saccagent les cultures et les arbres fruitiers, etc..., etc... Combien cela coûte et qui paye ?

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