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Madame la maire de Paris...

Le poste de maire de Paris ne semble pas pouvoir échapper à une des trois femmes que les sondages mettent en position favorable dans cette élection. D’où la tentation de faire leur portrait qu’une éditorialiste de référence a pu intituler La mairie de Paris et ses trois grâces, titre que ne saurait se permettre un mâle, blanc, au cinquantième anniversaire depuis longtemps oublié. Surtout que cet éditorial se termine par une avertissement : cette élection dépend fortement d’hommes, relégués au second plan… qui, au bout du compte, plieront le match…

Le poste de maire de Paris ne semble pas pouvoir échapper à une des trois femmes que les sondages mettent en position favorable dans cette élection. D’où la tentation de faire leur portrait qu’une éditorialiste de référence a pu intituler La mairie de Paris et ses trois grâces, titre que ne saurait se permettre un mâle, blanc, au cinquantième anniversaire depuis longtemps oublié. Surtout que cet éditorial se termine par une avertissement : cette élection dépend fortement d’hommes, relégués au second plan… qui, au bout du compte, plieront le match…

Mais une autre particularité du trio de tête est intéressante à souligner. Toutes trois sont ou immigrée ou d’origine immigrée, de pays différents, dans des circonstances différentes, ce qui permet de penser que la population est moins xénophobe ou raciste (antisémitisme compris) que bien des politiques veulent le faire croire à travers leurs déclarations, leurs décisions… depuis une quarantaine d’années.

Anne Hidalgo, titulaire du poste, est née en Espagne d’un ouvrier électricien syndicaliste et d’une couturière, immigrés en France en 1962.

Rachida Dati est née en France d’un père maçon d'origine marocaine, arrivé en France en 1963, et d’une mère d'origine algérienne. Ancienne conseillère puis porte-parole de Sarkozy, ministre de la Justice du gouvernement Fillon, ancienne députée européenne, elle est actuellement maire, dans les beaux quartiers de Paris, du 7ème arrondissement.

Agnès Buzyn est née à Paris d’une famille juive polonaise. Son père, chirurgien orthopédiste, a été déporté à Auschwitz à l’âge de 12 ans (ses grands parents n’en sont pas revenus), et sa mère, psychanalyste, a été cachée pendant la guerre… Professeur de médecine, elle était ministre de la Santé poste qu'elle a dû abandonner à la demande du président de la République qui l'a envoyée en mission pour remplacer, au pied levé, l'ex-ministre Benjamin Griveaux, ex-candidat de LREM (1).

Si Agnès Buzyn a dit, récemment, Je n’ai peur de rien (2), cette qualité, positive ou négative, peut être reconnue aux deux autres candidates. Elle avait déjà été revendiquée par Rachida Dati, Je n'ai peur de rien, vous savez. Personne n'a idée de la force de mes ressorts (3). Car cette place n’a pas dû leur être offerte sur un plateau par leurs petits camarades de parti. A la République en marche, les candidats étaient nombreux, et deux se sont mis en compétition. Si l’un a été renié par son parti, LREM, l’autre conforté par le président de la République a disparu, incidemment, et le président a dû réparer avec Agnès Buzyn, la défection de son premier choix pour sauver ce qui pouvait l’être.

Anne Hidalgo, inspectrice du travail, conseillère technique dans différents cabinets ministériels, devient conseillère de Paris. Nommée maire adjointe par Bertrand Delanoë, elle lui succède à son départ. Et, maire sortante, elle doit affronter les attaques venant de tous les candidats.

Rachida Dati a dû batailler dur, a connu de multiples vicissitudes, de multiples embûches pour obtenir les appuis successifs qui lui ont permis de conquérir sa place de représentante de la droite parisienne. Rares étaient ceux qui, il y a quelques mois encore, pensaient qu’elle pourrait être considérée comme une prétendante sérieuse à la mairie de Paris.

Ces trois candidates pourraient être considérées comme l’image triomphante d’une intégration réussie si la ligne politique, les déclarations des partis affichaient une réelle volonté d’intégration. Ce qui est loin d’être le cas depuis des dizaines d’années ! On pourrait même dire que , femmes, elles sont candidates malgré leur origine ou malgré la politique des partis, malgré l’atmosphère que les politiques font peser sur les questions d’immigration.
La maire de Paris sera élue démocratiquement par la population. Certes, étant donné le système électoral, elle ne sera pas élue directement par les citoyennes et les citoyens mais elles sont, toutes les trois, probablement plus connues que leur programme électoral ! Sans vouloir en faire les représentantes de l’immigration qu’elles ne sont pas, elles ne sont pas plus rejetées que l’ensemble du personnel politique.

D’ailleurs, sur les questions d’immigration, la population est peut-être plus ouverte que les politiques qui manquent pour le moins d’humanité.
Ce que montre l’importance des gestes, des actes de solidarité, à travers tout le territoire, comme ailleurs en Europe, de simples citoyens qui n’hésitent pas, de façon informelle ou organisée, à agir pour ceux ou celles qui sont abandonnés ou poursuivis par l’État, courant même le risque d’être poursuivis pour délit de solidarité.

Il faut le répéter, une fois de plus, à l’occasion de ces élections municipales, les politiques sont aussi en retard sur l’attribution du droit de vote aux résidents étrangers non communautaires, qui serait un pas important vers l’égalité.
Ainsi, depuis 1994, La Lettre de la citoyenneté pose la même question par sondage sur l’extension du droit de vote pour les élections municipales et européennes aux étrangers non communautaires. Depuis 14 années, la majorité des sondés s’y déclare favorable et aujourd’hui encore plus qu’hier : 62 % pour, 34 % contre (4) !
Mais il y a pire ! Les Britanniques résidant en France avaient, depuis le traité de Maastricht, le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et européennes. Du fait du Brexit, ils ne voteront pas aux prochaines municipales ! Certains d’entre eux étaient membres de conseils municipaux. Ils ne peuvent pas se représenter !
Ils vivent toujours dans la même commune. Ils n’ont pas démissionné. Pour quelle raison sont-ils punis ? Sont-ils moins intégrés aujourd’hui qu’hier ? Ont-ils démérité ? Sont-ils rejetés par les électeurs ?
Qu’en pensent leurs concitoyens de la commune ? On ne leur a pas posé la question.

Il est heureux que des personnes issues de l’immigration puissent devenir maire, notamment, image importante, maire de Paris. Il est regrettable que, en même temps, probablement pour la première fois, en France et en régime démocratique, on entérine, en silence, un pas en arrière dans la longue marche vers un suffrage réellement universel.

1 – Il faut noter que le président de la République qui considère les élections municipales comme n’ayant aucune incidence nationale, a envoyé successivement deux ministres à l’assaut de la mairie de Paris.
2 – Le Parisien, 19 /02/20
3 - Elle, 08/07/19
4 - Lettre de la Citoyenneté,n°163, janvier-février 2020
 

 

 Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020

Résultts des sondages de la Lettre de la citoyenneté de 1994 à 2020


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20 réactions à cet article    


  • Maître Yoda le bulot 5 mars 15:34

    Peut-être n’est-il pas inutile de rappeler, quelque temps avantles élections municipales, que maire est un nom masculin, que la personne qui exerce cette fonction soit un homme ou une femme, et qu’il convient de distinguer le sexe d’une personne qui exerce une fonction du nom qui désigne cette fonction. Il en va de même pour les autres fonctions comme ministre et préfet ou, pour d’autres termes plus généraux, comme témoin ou professeur. À l’inverse, et sans qu’aucun lien n’unisse ces différents mots, crapule et vedette sont des noms féminins, que les personnes que l’on qualifie ainsi soient des hommes ou des femmes. On dira donc : Madame X est le maire de la commune, Monsieur Y est une grande vedette, mais son frère est une crapule.

    On dit :

    Madame le maire préside le conseil

    Dans la municipalité précédente le maire s’occupait de la petite enfance

    On ne dit pas :

    Madame la maire préside le conseil

    Dans la municipalité précédente la maire s’occupait de la petite enfance

    lien


    • Fergus Fergus 6 mars 09:33

      Bonjour, le bulot

      Pas d’accord avec vous. Certes, le mot maire est masculin, mais il est devenu urgent d’accepter les deux genres pour ce mot.

      C’est d’ailleurs ce qui est en train de se passer un peu partout en termes d’usage, et c’est très bien ainsi.

      L’académie devrait d’ailleurs, tôt ou tard, valider le féminin du mot maire, la langue ayant toujours été très largement construite sur la reconnaissance de l’usage ! 


    • Raymond75 5 mars 15:57

      De fait, il est réconfortant et encourageant de constater que les trois candidates au poste de maire de Paris soient des femmes d’origine immigrées, et que cela ne pose pas de problème. De même, l’ancien maire Bertrand Delanoë était un homosexuel revendiqué, ce qui n’a pas posé de problème non plus.

      Il y a donc bien une indifférence des Français aux origines et au ’genre’ de tout un chacun lorsqu’il y a intégration, ce qui ne doit en aucun cas faire ignorer les échecs de l’intégration d’une grande partie de la population issue de pays de tradition musulmane : forte délinquance, échec scolaire, ségrégation des femmes, et depuis quelques années développement militant et intensif du communautarisme, qui va jusqu’à considérer ’les Français’ comme des êtres impurs qu’il ne faut pas fréquenter, quand il ne faut pas les combattre !

      Le problème des discussions sur l’immigration sont qu’elles sont soit teintées d’angélisme, qui ne veut pas voir les problèmes (et nous culpabilisent), soit qu’elles sont le fait d’éléments racistes et très actifs.

      L’intégration réussie est un facteur d’enrichissement collectif ; l’immigration en échec ou refusée est source de désintégration de la société.

      Paris est une ville de vieux riches et de bobos héritiers, et dont les classes populaires ont été exclues depuis longtemps, et que les classes moyennes sont contraintes à leur tour de quitter. Paris est un décor dont la population qui le fait vivre ne peut y résider.

      Parlez nous maintenant d’Aubervilliers, de Sarcelles ou de La Courneuve ...

      Je constate une fois de plus qu’il est une population étrangère, importante, issue d’une culture très différente de la notre, et qui ne pose aucun problème : l’immigration asiatique ! Ne pas nommer les choses est une fuite ...


      • Maître Yoda le bulot 5 mars 16:16

        @Raymond75

        proposition de reformulation :
        « non seulement les trois candidates au poste de maire de Paris soient des femmes, mais en plus, d’origine immigrées... »

        votre formulation a au moins le mérite de montrer que la question de l’inscription des femmes dan la vie politique du pays a été, elle, tellement bien digérée qu’on n’en parle même plus.
        Pourtant, le droit de vote (et d’éligibilité) en France ne date que de 1944. Avant, les radicaux avaient peur qu’elles soient trop influencées par les curés.


      • Esprit Critique 5 mars 16:25

        Le droit de vote des étrangers de L’UE en France se traduit essentiellement par le fait que si tuas les moyens entretenir deux belles baraques ou plus, assez de loisirs et d’argent de poche pour traverser l’Europe rapidement et régulièrement, alors tu as plus de pouvoir qu’un smicard de village. C’est l’idéal gochiassique qui triomphe !


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 5 mars 16:49

          @Esprit Critique

          la sélection par l’argent « gochiassique » ? 


        • MagicBuster 5 mars 16:37

          Qui croit sincèrement aux différences entre les hommes et les femmes ?

          Les femmes ont exactement les mêmes défauts (et les mêmes qualités) que les hommes. ( Ni plus ni moins ).

          Les femmes Française ne sont pas une espèce à part.

          La famille Dati fourni du bon Cannabis, elle a toute ses chances à Paris  smiley

          https://www.lexpress.fr/styles/vip/rachida-dati-une-feuille-de-cannabis-sur-son-gilet_1107427.html

          Son frère Jamal , on en parle  ?

          Jamal Dati, 38 ans, qui compte 12 inscriptions à son casier judiciaire, se trouvait en récidive légale.

          . . interpellé à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle « alors qu’il tentait de prendre la fuite ».


          • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 5 mars 16:44

            Une Arabe, une Espagnole, une Juive… Paris n’en a plus que pour 9 mois et ce sera bien ainsi quand on sait que le couplet 3 de Notre Merveilleuse Marseillaise interdit aux étrangers de faire la loi dans nos foyers…


            • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 5 mars 16:57

              Marie-Julie Jahenny (XIXème-XXème siècles) sur la destruction de Paris :

              «  Et toi, ville ingrate, murs souillés de crimes, pourquoi ne dites-vous pas aux bons : fuyez, fuyez, il est temps encore ? Et vous, pavés des rues, grains de sable qui formez les pavés, pourquoi ne vous levez-vous pas et ne prévenez-vous pas qu’il faudra prendre la fuite quand le tonnerre grondera sur un peuple en péril ? »

               

              «  Le feu du ciel tombera sur Sodome (Paris) et principalement sur cette salle de l’enfer où se fabriquent les mauvaises lois. Elle sera engloutie et sa place sera comme une immense carrière de laquelle, jusqu’à la fin du monde, on ne pourra s’approcher sans un frémissement d’horreur. »

              http://lapieceestjouee.blogspot.fr/2017/01/la-destruction-de-paris-dans-les.html


              • rogal 5 mars 17:04

                Punis « nos » Britanniques ? S’ils souffrent à ce point, qu’ils prennent la nationalité française.


                • rita rita 5 mars 17:05

                  A combien se monte les sommes pour la mairie de Paris ?

                  Combien de milliards pour remplir les poches des élus ?

                  Chirac en son temps montra le chemin !


                  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD 5 mars 17:05

                    Maria Bordoni (XXème siècle) :

                    «  Avertissez, je vous en supplie. Monseigneur, les évêques, les prêtres et toutes les communautés de veiller à tout cela et de se munir après cela d’habits de laïques pour prendre la fuite quand il le faudra pour éviter le massacre. Je ne sais pas l’époque, mais je puis donner un signe. Il y aura une mort à Paris, et le moment de cette mort sera le signal de la justice divine pour Paris et la France. De ce moment il faudra quitter Paris pour n’être pas massacré et consumé par les flammes. »

                     

                    Chirac est mort à Paris le 26/09/2019.


                    • Fergus Fergus 6 mars 09:43

                      Bonjour, Paul


                      A propos des Britanniques qui vivent en France, vous avez écrit « Qu’en pensent leurs concitoyens de la commune ? On ne leur a pas posé la question ».


                      En réalité, ce n’est pas tout à fait exact, les médias régionaux ont bel et bien évoqué ce problème. En tous cas en Bretagne, mais j’imagine que cela a dû également être le cas dans les autres régions où les Britanniques sont nombreux, par exemple en Nouvelle-Aquitaine.


                      Sur le fond, on ne peut que regretter cette éviction. Mais elle était inscrite dans les textes réglementaires, et dès lors, on ne peut évidemment que constater cette régression.


                      Ce qui relance  vous y avez fait allusion  le débat sur le droit de vote des étrangers aux élections locales. Mais il ne faut pas se faire d’illusions : eu égard à la crispation d’une grande partie de la population relativement à la communauté musulmane, ce n’est pas demain qu’un parti majoritaire s’engagera dans cette voie.



                      • Fergus Fergus 6 mars 09:45

                        J’ai bien observé la statue du jardin des Tuileries, et je crois pouvoir l’affirmer : ces « Trois Grâces » ce ne sont ni Buzyn, ni Dati, ni Hidalgo. smiley


                      • Paul ORIOL 7 mars 08:46

                        @Fergus
                        Bonjour,
                        N’est-ce pas plus la réticence des politiques que celle des citoyens ? Voir le sondage et, surtout, l’évolution des résultats.
                        Ce sont les politiques qui ont bloqué le droit de vote des femmes. On n’a jamais demandé aux hommes s’ils étaient pour ou contre. Et une fois voté ce droit n’a été que marginalement contesté.
                        Il en est de même pour le doit de vote des citoyens de l’UE. Mais faut relire le texte constitutionnel pour voir comment ce droit a été verrouillé : en 3 lignes il y a 3 ou 4 restrictions. Mais les électeurs ont voté pour les citoyens de l’UE comme pour les autre, sur des listes collectives il est vrai.
                        Je sais bien qu’il faut un changement de Constitution pour aller plus loin et que l’exclusion des Britanniques est un effet direct du texte constitutionnel.
                        Je pensais seulement qu’il est important de souligner que cela se fait, une fois de plus, indépendamment de la volonté des citoyens.
                        On en a parlé dans la presse locale, justement, parce que cela intéressait le population des électeurs locaux. Je ne crois pas que la question ait été soulevée au niveau national. Sauf par la Lettre de la citoyenneté et le collectif qui est même intervenu au niveau européen. Qui en a entendu parler ?
                        C’est, de toute façon, un recul.


                      • zygzornifle zygzornifle 6 mars 10:17

                        Je croyais que le combat de coqs était interdit en France ....


                        • uleskiserge uleskiserge 6 mars 11:13

                          La gauche, y compris la fausse, n’avait rien à faire à Paris, où il n’est plus possible de se loger pour les familles comme pour les personnes seules, et ce depuis des années ; Delanoë, Hidalgo, le PS, en se portant candidats, se sont volontairement condamnés à servir une clientèle foncièrement à droite... celle qui attend un retour certain sur ses investissements immobiliers (cause du racket immobilier parisien) ; une clientèle qui ne vote que pour un air pur et une sécurité optimale de ses biens et un minimum de logements sociaux sinon… aucun ; quant aux classes populaires du nord de la capitale qui vivent dans des taudis... ces classes ne votent pas ou plus depuis des lustres. 

                           

                          45% d’abstention lors du dernier scrutin. Aussi, une conclusion s’impose : seules les classes supérieures participent aux élections municipales. 

                          Pour toutes ces raisons : Paris ne nous concerne plus ; à 15 000 et 20 000 Euros le M2... ce n’est plus la France... la France est maintenant ailleurs, en banlieue et en province ; cette France-là seule méritent qu’on s’y intéresse et qu’on la soutienne d’une manière ou d’une autre...

                          Il faut donc dégager Hidalgo, cette fausse gauche nauséabonde, hypocrite, totalement corrompue moralement, rendre Paris à la droite ; et son honneur à la gauche, la vraie !


                          • Fergus Fergus 6 mars 11:53

                            Bonjour, uleskiserge

                            Sans vouloir défendre Hidalgo  j’ai pas mal de griefs contre elle , il serait injuste de lui mettre sur le dos (et sur celui de Delanöe) toute la responsabilité de l’évolution sociologique de la capitale. Ce que l’on constate à Paris, on peut en effet le constater également dans toutes les grandes métropoles européennes, qu’elles soient administrées par la gauche ou par la droite  !

                            J’ai d’ailleurs consacré un article en 2018 à ce phénomène : Cette « gentrification » qui chasse les classes populaires de Paris.

                            « Il faut donc (...) rendre Paris à la droite »

                            A quelle droite ?
                            La droite de Dati qui, jusque-là, a défendu mordicus le 7e arrondissement BCBG pour y empêcher toute implantation de logement social alors qu’il n’y en a que 2% dans cet arrondissement ???
                            Ou bien la droite de son ami Goasguen qui, dans le 16e, s’était opposé frontalement à Delanöé, lequel voulait, là aussi, y implanter des logements sociaux, en qualifiant ces HLM d’« immondices » ??? 


                          • uleskiserge uleskiserge 6 mars 13:15

                            @Fergus

                            Je ne tiens pas grief à Hidalgo, je dis que la gauche dont elle se revendique n’a rien à faire à Paris pour les raisons que j’ai développées. C’est tout. 


                          • laertes laertes 7 mars 13:42

                            Je rappelle que Dati qui était pourtant membre du conseil municipal de Paris pendant la précédente mandature d’Hidalgo n’a participé pratiquement à aucun vote n’a fait aucune proposition et était souvent absente. Elle a fait la même chose en tant que député européenne. On comprend pourquoi elle n’a peur de rien. Car quand on ne fait rien, rien ne peut vous faire peur.

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