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Accueil du site > Tribune Libre > Mais bon sang de bon sang !

Mais bon sang de bon sang !

...restons donc stupides et gardons notre vilaine conscience !

Hypocrite précaution : cet article vous dispense de vidéos aux images insupportables...

Apanage des pays riches, la consommation de viande ne cesse d'augmenter dans le monde. L'élévation du niveau de vie dans les pays émergents amplifie les effets déjà catastrophiques d'une surconsommation de viande non soutenable et inutile.

La consommation de la viande et du lait est partout en hausse. Elle s’accroit considérablement dans des pays comme la Chine. Depuis un demi-siècle, la production mondiale de viande est passée de 44 millions à plus de 220 millions de tonnes. La société humaine consomme annuellement plus de 53 milliards d'animaux par an ; dans l'ordre : poulets, canards, porcs, lapins, dindes, moutons, chèvres, bovins et chevaux. Dans le premier monde, 98 % de la totalité des animaux avec lesquels nous sommes en interaction servent à l’alimentation. Les abattoirs nord-américains tuent quotidiennement 25 millions d’animaux par jour. Selon les estimations de la FAO, la production planétaire de viande et de lait doublera d’ici 2050. À cette occasion, les éthiciens agitent de plus en plus la question de notre responsabilité morale à l'égard des animaux. Les États-Unis transforment chaque jour 1000 tonnes de viande de bœuf en hamburgers, et chaque citoyen nord-américain dévore durant sa vie 9 bœufs de 500 kg. Un Français mange 100 kg de viande par an, trois fois plus qu’il y a un demi-siècle.

La plupart de ceux qui se prétendent écologistes sont tout autant zoophages et les partis verts et ONG environnementales se refusent d'aborder le sujet, y compris dans le cadre de la fameuse cantine scolaire Bio du WWF où la barbaque trône en maître.

Aux États-Unis, 70 % des céréales sont destinés aux animaux d'élevage, contre seulement 2 % en Inde. Dans un parc d'engraissement américain de 37.000 bovins, 25 tonnes de maïs sont distribuées chaque heure. 90 % des cultures de soja, dévoreuses d’écosystèmes majeurs, vont aux animaux d'élevage pour la grande bouffe occidentale. Pour satisfaire à la demande, entre 1977 et 1980, le Brésil a augmenté de 400 % ses exportations de soja. Simultanément, 38 millions d’habitants étaient sous-alimentés et 10.000 petits Brésiliens mouraient de faim, Il faut 7 kg de céréales et 10.000 litres d’eau douce pour produire un seul kilogramme de bœuf.

Un consommateur humain qui passe au tout végétal, ne serait-ce qu’une fois par semaine, fait montre d’une solidarité planétaire de l’ordre de 5.000 litres d’eau par an.

Le choix du mode alimentaire est donc déterminant dans la valeur de l’empreinte écologique de chacun. Si toutes les céréales utilisées pour le bétail américain étaient consommées directement, elles nourriraient 800 millions d'humains.

La production carnée est au premier rang des causes du détournement calorique planétaire : 500 calories d'énergie alimentaire issues d’un steak d’un demi-kilogramme demandent 20.000 calories de carburant fossile à produire. Les voilà les chiffres de la gabegie !

Dans le système nord-américain qui nous obnubile, la moitié de l’eau dont la majeure partie est non-renouvelable, est dilapidée au profit de l’arrosage d’une agriculture servant à la nourriture des animaux d’élevage. La pollution des eaux, dont celle de nature pesticidaire, est en grande partie le fait des rejets de l’élevage productif.

C’est aux méfaits de l’élevage qu’il faut attribuer 85 % de l’érosion de la fertilité des sols (déboisement, création de déserts agraires, désertification), et 20 % de l’augmentation de l’effet de serre causé par le méthane, gaz largement produit par les vaches que nous mangeons. On saccage 17 mètres carrés de forêt tropicale, abritant une phytomasse de 75 kg de plantes vasculaires et de vie animale, pour produire un steak haché de bœuf, chiffre évalué pour l’Amérique centrale. 200 millions d’hectares de forêts tropicales ont été rasés depuis 50 ans pour faire place à des pâturages d’engraissement ou à des fermes « modèles » de bovidés. En attendant d’amputer ce qui reste au profit des agrocarburants de première génération, nous transformons déjà des forêts en hamburgers tout en participant au réchauffement du globe.

Dans les pays traditionnellement voués au pastoralisme, notamment ceux musulmans, le surpâturage de rente a succédé aux modestes troupeaux familiaux. Cette charge outrancière des troupeau, qui se superpose à des paysages très sensibles parce que semi-arides, induit l'anéantissement irréversible des écosystèmes. C'est une tragédie sans remède et qui sera bientôt source de famine par tarissement des ressources naturelles, perte d'absorption des sols et assèchement des nappes phréatiques.

Outre le fait qu’une alimentation végétarienne réduit le risque de mort par attaque cardiaque de 50 à 4 %, et divise par trois le risque de cancer du sein et des ovaires, on voit bien que l’exploitation des animaux par la boucherie est aussi l’une des grandes causes de la faim dans le monde. Il est donc pour le moins stupide de la part des carnivores bien-pensants d’argumenter la famine du tiers-monde pour relativiser le souci d’un meilleur respect dû aux animaux.

L’élevage en batterie entre dans les pratiques les plus ignominieuses de notre humanité. Poules, dindes, cochons, bovidés sont industriellement torturés au nom de la recherche d’un profit maximal. Mais la morale est que ce mauvais traitement retombe sur la santé de ceux qui consomment cette chair pétrie de souffrances et de poisons.

À la production de la viande s’ajoute celle laitière, intensive : l’exploitation du cheptel bovin est éthiquement inqualifiable. L'image de la vache - reine des près - paissant paisiblement dans la verte prairie et se laissant traire avec allégresse par l’aimable fermière toute rougeaude est un pur produit d’agence qui cache une bien affligeante réalité. Comme tout mammifère, notre brave vache a besoin de mettre bas une fois l’an. Il n’en est plus question sous le motif de l’esclavage laitier auquel elle est soumise. Et si on laisse le veau téter, la vache va freiner la descente de son lait et nuire à la productivité imposée par le Crédit Agricole de son fermier-proxénète. La fin justifie les moyens. Le veau lui est donc retiré quelques jours après sa naissance. Les vaches sont très maternelles et le stress qui en résulte est incommensurable. Si le veau est une future génisse, elle ira rejoindre le bataillon d'autres vaches laitières. Sa première grossesse aura lieu à deux ans, puis elle sera à nouveau fécondée trois mois après chaque vêlage, par insémination artificielle dans 70 % des cas. Elle sera maintenue en lactation sept mois au minimum par an et l'éleveur continuera à la traire même pendant sa grossesse. Ce productivisme outrancier est si exténuant qu’il réduit le potentiel de longévité de l’animal, de vingt années à seulement cinq. C’est ainsi que les trois quarts de la viande bovine proviennent de vaches laitières sacrifiées pour causes de stérilité ou de rendements médiocres. Séquestrés dans des caissettes à claire-voie, les veaux à viande sont dans l'incapacité de se retourner, car tout exercice augmenterait leur développement musculaire, durcirait leur chair, et ralentirait leur prise de poids. La diarrhée, due à un régime inadapté mais savamment calculé pour leur causer une anémie donnant une chair blanche, rend les lattes glissantes, et les veaux tombent souvent, se blessant les pattes. C’est pourquoi à leur arrivée à l'abattoir, beaucoup d'entre eux peuvent à peine marcher. 50 % de la production d’antibiotiques vont aux animaux d'élevage, sont administrés par ingestion subthérapeutique et se retrouvent dans nos corps et dans les sols. Pour « faire » un veau de boucherie, il faut donc : le priver de sa quantité suffisante de lait maternel, le transporter à l’encan par camion dès son plus jeune âge, le faire vivre au voisinage d'animaux malades et mourants, le vendre à des usines où, enchaîné à vie dans un cageot individuel de quelques 60 centimètres de large, on lui ôtera toute faculté de marcher, de s’allonger, de s'ébrouer et de jouer, le maintenir à l'obscurité pour diminuer son agitation, le priver de litière, le nourrir par des surplus de lait écrémé gouvernemental, lui supprimer toute nourriture solide, le rendre anémique, l’infester de maladies respiratoires et intestinales.

La vie faite à nos frères mammifères les cochons et les bovidés est invivable, mais l’immense majorité du milliard et demi d’animaux mangés en France sont des volailles. La vie de 90 % de ces oiseaux qui se déroule en batterie sous lumière permanente est un supplice. Les gentils végétaliens ne doivent pas se tromper d’adresse car la poule de ferme, aux œufs d’or bio, ne court plus les poulaillers.

6 milliards de poulets sont abattus chaque année au sein de l’Union européenne. Plus de 90 % des poules pondeuses sont soumises à un élevage intensif, dont le sadisme extrême est le recours à un suréclairage incessant, visant à accélérer la croissance en exploitant la photophase. Les volailles sont entassées dans des hangars sans fenêtre, pouvant contenir de 10.000 à 70.000 individus. Les poules sont incarcérées dans des séries de cages superposées dont chacune contient 4 à 5 sujets. Chaque poule ne dispose pas plus de 550 centimètres carrés, c'est-à-dire l'équivalent d'une feuille de papier A4. Le gallinacé n’est finalement heureux que lorsqu’il arrive dans le four où il dispose enfin de quatre fois plus d’espace « vital »… Dans une indifférence totale, c’est l’animal qui paie le plus lourd tribut à notre perversion carnivore.

En renonçant au régime carné, ou en reléguant la viande à une consommation subsidiaire, il s’agit tant de mettre un terme aux affres environnementaux du pâturage intensif, que de soulager considérablement la faim dans les pays exploités, d’assurer aux pays exploiteurs une alimentation moins pathogène et dégénérative, d’établir un rapport moins barbare entre les animaux éleveurs que nous sommes et les animaux élevés, lesquels le sont très généralement dans des conditions abominables. L’effet dissuasif que l’on pouvait espérer de la vache folle, véritable effet boomerang de nos viles exactions, n’a duré qu’un temps. Attendons donc la prochaine et méritée volée de bois vert pour nous lamenter sur des méfaits qui ne sont que bel et bien mérités.

Salmonellose dans les œufs de batteries, vache folle au prion, poulets à la dioxine, viande de porc aux nitrates et aux nitrites se transformant dans notre corps en nitrosamines hautement cancérogènes, charcuteries à la listériose, cancer du pancréas par les viandes grillées, cancer du colon proximal et distal dus aux viandes rouges et transformées, cancer du sein (dit à récepteurs hormonaux positifs), les carnivores sont prêts à affronter les pires maux pour continuer à mettre de la souffrance animale et du cadavre dans leur assiette, et à permettre le plein emploi à la filière bouchère.

Une dernière réflexion sur le sujet : à quel délire paranoïde correspond le fait de « déguster » de l’agneau et de caresser son chien ? Inversons pour comprendre la gratuite relativité de cette attitude. Si nous mangeons du mouton, alors acceptons que les Chinois bouffent du chien, parce que nous ne valons guère mieux. Catégoriser en valeurs comestible ou sentimentale notre rapport à l’animal, et notamment aux mammifères monophylétiques (ancêtre commun), auxquels nous appartenons, est une démarche psychopathe. Sommes-nous complètement dingues ?

La viande rend malade, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
La viande est source d'infernales cruautés, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
La viande est objet de disparités entre les peuples, mais nous continuons à en manger de plus en plus...
La viande induit déforestation, désertification, pollution, mais nous continuons à en manger de plus en plus...

Même pas honte de vivre avec une mauvaise conscience !


Pour des tickets de rationnement de viande : http://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/pour-des-tickets-de-rationnement-107341
La ferme, antichambre des abattoirs :
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_2771_ferme_abattoir.php
Vient de paraître : L’agroterrorisme dans nos assiettes
J’ai été scandalisé de l’écrire, vous serez scandalisé de le lire...
http://www.amazon.fr/Agroterrorisme-dans-assiettes-Michel-Tarrier/dp/2360260391


Moyenne des avis sur cet article :  3.85/5   (87 votes)




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253 réactions à cet article    


  • Ariane Walter Ariane Walter 20 juillet 2012 13:53

    Alors, vous !!
    Pour corriger les fautes d’orthographe et les accents circonflexes, vous êtes bon !
    Mais pour corriger les faites de comportement qui induisent le martyre d’animaux, là « c’est le destin » !
    Nul, nul, nul !

    le temps n’est plus où on était omnivore parce qu’on pouvait chasser et cueillir de tout.
    Là, on va devenir « Riennivore » parce qu’il n’y aura plus rien à manger !

    je ne mange plus de viande. je ne peux plus imaginer la souffrance et le martyre de mes brochettes et de mes côtelettes.
    Curieusement,je suis en pleine forme.

    Quand je pense que 50% des lecteurs d’Ago sont contre cet article !

    J’en viens à me dire que le développement du cerveau humain, trop complexe, ne débouchant que sur des insatisfactions est une monstruosité.
    2012 la fin du monde ?
    Why not...


  • 1984 20 juillet 2012 16:13


    "Si nous savions ce qu’il faut faire, nous le ferions.

    Hélas ! personne n’en sait rien.

    Nous sommes des omnivores, c’est notre nature intrinsèque, donc on a besoin de tout pour notre survie, laquelle est basée aussi effectivement entre autres sur la mort des animaux."

    La débilité est l’excuse des lâches, tu sais pas comment faire pauvre tache ? C’est très simple tu arrête de manger de la viande !

    ça fait 25 ans que j’ai arrêté et je me porte très bien, on me donne même généralement 10 ans de moins que mon age.

    Mais laisse tomber, changer un iota dans ta misérable vie te demanderai beaucoup trop de courage !


  • Nicolas QC 20 juillet 2012 16:29

    Je suis d’accord avec vous Ariane Walter pour l’idée ;

    sauf « J’en viens à me dire que le développement du cerveau humain, trop complexe, ne débouchant que sur des insatisfactions est une monstruosité. »

    Le développement du cerveau humain veut tout et rien dire, il faudrait qu’il se développe dans le bon sens, à s’intéresser aux sciences humaines, à la philosophie, à la nature, et seulement ensuite (ayant acquis une certaine maturité et sagesse) à d’autres sciences tel la politique, l’économie, la biologie, etc... 

    Là, j’en mettrais ma main à coupé que la conscience globale n’en serait pas là, seulement dès notre plus jeune age, nous sommes « formaté » (sans parler d’une quelconque théorie complotiste) dans un moule, l’école, le collège, le Lycée, tous là pour nous rendre fonctionnel à cette société tellement bancale. On sanctionne la créativité (il est dispersé !), la curiosité (hors sujet !), l’objectivité (critique et non impliqué !), la passion (doit s’intéresser au reste !) & la sociabilité (pas de bavardage ni d’échange !).

    La philosophique, ou « la vraie médecine de l’âme », devrait être mise en évidence bien avant le lycée, à la base même de l’éducation, mais bien sur, ce serait dangereux pour eux, cela ferait une armé de gens ouvert, intelligent, exigent, soucieux de l’être humain, de la nature, de la vie :)

    Je vois la solution ici, et compte bien continuer sur ce chemin.


  • zara-esther-whites zara-esther-whites 20 juillet 2012 18:58

    si cela est vrai, que nous sommes omnivores et qu’on BESOIN de viande pour vivre...comment excpliquer qu’il y a des peuples entiers, qui ne mangent jamsi de viande ? Que depuis que je suis devenue végétarienne, je me porte mieux ?
    Et, même si nous pouvons manger de la viande, pourquoi choissisons nous par exemple, une vache, et non pas une girafe ou notre chien ? Cela c’est peut etre, parce que notre conscience dit qu’il n’est pas bien de manger notre chien ? Et pourtant c’est un animal....nous pourrions le manger, donc.

    Comme on a une conscience, ne pensez vous pas, que c’est justement cela qui fait que nous pouvons faire des choix ? Car les animaux, ne raisonnent pas avec un intellect comme nous et leur conscience est limité.....n’ont certes pas une choix.

    Mais nous si.
    Et comme nous avons une conscience, nous choisissons de ne pas assassiner notre belle mère, qu’il ne faut pas voler et qu’il faut aider le plus faible.

    Justement, aider ceux qui sont plus faibles...les animaux ne rentrent ils pas dans cette catégorie ?

    Et si nous voulons aider les plus faibles, nos enfants par exemple, n’avions nous pas le devoir de protéger cette terre sur laquelle nous les avons mis ?

    Et si nous savons que numéro 1 du réchauffement climatique , est le fait de manger la viande....n’avons-nous pas le devoir, d’y faire quelque chose ?

    5 minutes de plaisir pour notre palais, sont ils plus importantes, que le reste de notre vie sur cette planète ?

    Je comprends le plaisir du palais....j’aimais beaucoup le gout de la viande...mais imaginez vous le plaisir de ma conscience, qui, elle, dure bien plus longtemps que 5 minutes....et rien n’empêche d’essayer, non ?

    bien à vous,
    S


  • bibifree 20 juillet 2012 19:07

    On ne meurt qu’une fois, mais on essaie, comme les autres animaux de vivre le plus longtemps possible, et le mieux possible.
    Et chaque mort de ces animaux d’élevages est un meutre.
    Inutile, puisqu’on peut se passer de manger leur chair.
    Celà fait 30 ans que je n’ai mangé ni viande ni poisson, et m’en porte très bien, physiquement comme moralement.
    Etes -vous au courant que des millions d’indiens sont végétariens ?
    Ils ne seraient pas de même « nature » que nous ?

    De quelle distribution parlez-vous ?

    Je vous souhaite longue vie tout de même.


  • Croa Croa 21 juillet 2012 09:09

    « Nous sommes des omnivores, c’est notre nature intrinsèque »

    Moi aussi j’ai appris ça à l’école en effet...

    « donc on a besoin de tout pour notre survie »

    Mais pourquoi ?  On peut aussi penser que nous avons la chance de pouvoir choisir notre alimentation. C’est ainsi que je l’interprète et j’ai pour ma part pratiquement arrêté toute charcuterie et je ne mange plus jamais de veaux...
    Depuis que je sais tout des élevages ! smiley


  • foufouille foufouille 21 juillet 2012 09:15

    @ croa

    « Depuis que je sais tout des élevages ! »
    industriel !
    achetes toi des poussins et tu verras la difference


  • slipenfer 21 juillet 2012 09:54

    Une plante carnivore peut pas être végétarienne. Je crois.


  • foufouille foufouille 21 juillet 2012 10:09

    « Une plante carnivore peut pas être végétarienne. Je crois. »
    elle manges des insectes
    ca fait parti des « pas pareil »
    pas de systeme nerveux « comme nous »


  • Grattounette 21 juillet 2012 15:30

    « Omnivore nature intrinsèque » ??? Bêtise, que de crimes en ton nom....

     J’ai aussi fait le choix d’être végétarienne, ça va faire 30 ans, et j’ai une santé, une forme, une énergie et un dynamisme que m’envient beaucoup de viandards planplan.

    Très très bon article qui mériterait une très large diffusion (je me suis permise de faire un copié-collé...heu mais j’enlève la photo, ça me rend malade...) et de voir qu’en effet à ce jour 35% ont moinsé... smiley mon dieu que la mauvaise conscience enfouie se marie bien avec la mauvaise foi et le cruel égoïsme aveugle ... smiley

    Par contre j’ajoute une petite note perso, si le funeste tableau animalier existe hélas bel et bien tel quel, il existe aussi une infime partie d’animaux plus heureux durant leur courte vie. En Bretagne, je vis par exemple près d’un éleveur de volailles labellisées, je peux garantir que poules et pintades galopent allègrement plusieurs semaines dans des champs immenses et verdoyants, et chez nous je connais bon nombre de vaches qui sont au pré avec leurs veaux. Leur fin est, hélas toujours la même, mais c’est bien la preuve qu’on peut déjà faire autrement. J’ajoute que cet éleveur semble avoir un niveau de vie plutôt aisé, donc la rentabilité n’est pas toujours où on croit. 
    Je pense aussi à la souffrance animale de tous les tests cosmétiques et scientifiques, mais c’est hélas encore un autre débat...

    En tous cas, quel bonheur de vivre sans qu’une seule autre vie soit sacrifiée...
    Merci pour cet article.

  • Croa Croa 21 juillet 2012 19:22

    « achètes toi des poussins » (Foufouille)

     smiley Inutile, j’ai déjà quelques poules ! smiley


  • BlackMatter 21 juillet 2012 22:42

    « Omnivore nature intrinsèque » ??? Bêtise, que de crimes en ton nom....



    Le fait est que nous n avons pas un estomac et un intestin de type végétarien. L homme est physiologiquement omnivore. A part le soja, seule la viande contient toutes les acides amines essentiels dont l homme a besoin. Et croyez bien qu a l époque préhistorique, il n avait pas forcement loisir de cultiver le soja ou de manger varie. Il prenait ce qu il avait sous la main et particulièrement ce qui peut correspondre le plus a ses besoins.

  • foufouille foufouille 21 juillet 2012 23:00

    surtout DES estomacs


  • hopeless 22 juillet 2012 23:51
    « L homme est physiologiquement omnivore »

    C’est probablement vrai, mais cela ne signifie pas que l’on DOIT manger de la viande, mais simplement qu’on peut manger de tout, Y COMPRIS de la viande. 

    Il est facile d’imaginer aussi qu’aux temps préhistoriques, lorsque le feu n’était pas maitrisé et qu’on ne pouvait donc pas cuire la viande, qu’on n’avait pas d’outils tranchants pour dépecer un animal, cela devait être terriblement dissuasif d’essayer de manger ne serait-ce qu’un oisillon ou un lapin. A la rigueur, des sauterelles ou des vers blancs oui ...

    Un autre point qui me fait douter de notre besoin physiologique de manger de la viande, c’est notre absence totale du réflexe de l’animal carnivore qui se met instinctivement en position d’attaque lorsqu’une proie passe à sa portée, pour ensuite la dévorer, avec comme seuls outils ses dents et ses griffes. A l’inverse, nous avons bien le reflexe de nous approcher d’un arbre qui semble porter des fruits savoureux, d’en cueillir un pour ensuite y mordre a belles dents.


  • Kookaburra Kookaburra 20 juillet 2012 10:24

    Europe importe 80% des protéines destinées à l’élevage, 56% du Brésil et 38% de l’Argentine. Brésil 2ième exportateur mondial après USA. 1ière importateur européen : la France. La forêt tropicale est détruite pour planter le soja. Soja transgénique.

    Environ 60% des terres agricoles du monde servent pour le pacage de quelque 360 millions de bovins et 600 millions d’ovins et de caprins. En Amérique latine quelque 2 millions de kilomètres carrés de forêt en été transformés en pâturage.

    L’élevage consomme beaucoup d’eau.

    L’élevage mondial émet plus de gaz à l’effet de serre que la totalité des transports humains, bagnoles, bateaux et avions compris. Il ravage les équilibres naturels, de l’eau à la forêt tropicale. Il gaspille par millions de tonnes de céréales qui font défaut dans une multitude de pays pauvres.

    Plus d’un milliard d’affamés chroniques survivent dans un monde qui préfère gaver à folle allure ses porcs, poules et bovins. Les céréales utilisées pour le bétail seraient suffisantes pour nourrir tous les affamés de la terre.


    • brieli67 20 juillet 2012 20:01

       !! RAGONDINS !!

      choix des armes :

      ici l’arc

      http://www.youtube.com/watch?v=oKMs0FYJYM4


    • Croa Croa 21 juillet 2012 09:20

      « L’élevage mondial émet plus de gaz à l’effet de serre que la totalité des transports humains »

      Pour rester crédible,
      Il ne faut pas non plus raconter n’importe quoi !

      L’élevage, par son développement à la fois extensif et intensif pose suffisamment de vrais problèmes comme ça. 


    • slipenfer 21 juillet 2012 09:56

      Adam et Eve furent punis d’être végétariens. Ils auraient dû manger le serpent.


    • Unispourlemeilleuretpourlepire 20 juillet 2012 10:28

      J’avoue ne pas bien comprendre votre article. Il me semble que vous mélangez production industrielles, et attaques contre les carnivores.

      Comme vous, je suis scandalisé par la tendance actuelle de surproduction. Mais dans ce cas, ne nous faites pas culpabiliser. Attaquer vous à l’UE, à Monsanto, à toutes ces boites qui font fermer les petits producteurs bovins qui eux s’occupent de leurs bêtes comme de leurs enfants. Je vais chez un ami dans le Tarn et garonne qui abite juste à côté d’un éleveur porcin, et je peux vous dire qu’il s’occupe mieux de ses bêtes, que certains parents avec leurs enfants...

      Et puis une bonne côte de beauf de l’Aubrac... MMMh ! On ne fait rien de meilleur !

      Voila pourquoi je trouve votre article un peu léger... Si vous êtes végétarien soit ! Ca nous fera plus de côte d’agneau.

      Quand au fait que l’on mange un animal. Vous croyez qu’il nous arriverait quoi si on se retrouverait dans l’état de nature, en slip, avec un baton dans la main en pleine fôret. Si vous tombez nez à nez avec une horde de loup, vous croyez qu’ils vont se dire « regarde le gentil bipède » ??? Vous allez vous faire bouffer l’ami, et tout cru !

      Votre article mélange tout, attaquez vous à Monsanto et à l’UE plutôt. Le véritable scandale se situe là.

      Bonne journée


      • 1984 20 juillet 2012 16:19

        Surtout unis pour le pire !
        Comme je l’ai dis plus haut, la débilité est l’excuse des lâches !
        Laisse tomber, te fatigue pas les neurones !


      • Unispourlemeilleuretpourlepire 20 juillet 2012 16:28

        Oui j’achete du bio dès que possible, mais parfois je dois me rabattre sur le supermarché quand j’ai pas le temps de passer à ma boutique préféré.

        Par contre ce que vous ne comprenez pas les écolo fou furieux, c’est votre côté sectaire. Vous insultez les gens (je parle pas de moi là) qui ne fonctionne pas comme vous :
        1) Tous les gens n’ont pas forcément envie de manger du toffu, ou de la salade
        2) Le bio coûte cher. Si si. Surtout la viande. Et beaucoup n’ont pas la chance de pouvoir s’en payer une « tranche » si je puis dire.

        Voila pourquoi il ne faut pas critiquer les carnivores mais le système dans lequel nous sommes. Ce n’est pas rejeter la faute sur les autres que de dire cela. Il faut aider les petits producteurs, les faire travailler, boycotter les grandes surfaces. Ce que je fais autant que possible. C’est la bouffe industrielle l’ennemi de l’écolo, pas la bouffe tout court.

        Quant à ma référence au loup, vous n’avez pas compris ce que je voulais dire. Cela faisait référence à la phrase de l’auteur du genre « vous caressez les bêtes, donc comment pouvez vous les manger ». Mais on les mange parce qu’est c’est la nature voyons. Et nous avons la chance de ne pas être bouffé, parce que nous sommes plus développé. Si on en était à l’état de Nature (mon image du précédent post), en symbiose avec gaia. Pas de construction, pas d’industrie. La vie au naturel quoi ! Et bien si vous tombez sur une meutte de loup, elle va vous bouffer. Ou si vous tomber sur un ours ou un lion si vous préférez. Parce que c’est la Nature, que vous chérissez tant. La vie à besoin de la vie. C’est une chaine sans fin, faim ? 


      • Unispourlemeilleuretpourlepire 20 juillet 2012 16:57

        Ben oui sectaire. Regardez comment vous me répondez.

        Je vous trouve sectaire à donner des bons point entre celui mange bio, pas bio.

        Moi j’aime le bio, je mange du bio autant que possible. Et je mange de la viande. Je ne vois pas pourquoi je n’en aurais pas le droit. Pourquoi ce serait mal, etc.

        Oui le bio c’est cher. Pour les familles qui n’arrivent pas à boucler les fins de mois, elles achètent des cuisses de poulet chez Carrouf.

        Voila pourquoi ce n’est pas les carnivores qu’il faut attaquer, mais l’industrie de la bouffe. Si vous relisez bien ce que j’ai dit, vous verrez que nous sommes sur la même longueur d’onde, mis à part le fait que vous être végétarien.

        Et pour le tofu, c’était une joke, oeuf corse, et merci pour le complément d’info je pensais vraiement que c’était du végétal. D’ailleurs c’est vraiment dégueu le tofu...


      • amipb amipb 20 juillet 2012 19:08

        Être sectaire, c’est ne pas accepter l’avis des autres et vouloir les enfermer dans des clichés.

        Traiter les écologistes de « fous furieux » me semble bien plus sectaire que d’essayer de responsabilier les gens et préparer un monde meilleur pour nos enfants.

        A ce que je sache, pour le moment, ce ne sont pas les écolos qui détruisent la Terre et provoquent des guerres pour la maîtrise de l’eau et du pétrole. Aucun « khmer vert » n’a de victime humaine ou animale sur les mains.

        Alors, qui est « fou furieux » ?


      • foufouille foufouille 20 juillet 2012 19:38

        « Le bio ca coute cher ? bah si on pas les moyens on achête pas. »
        donc le pauvre a qu’a crever ?

        pas sectaire, non non


      • Unispourlemeilleuretpourlepire 20 juillet 2012 19:59

        @ amipb,


        « Être sectaire, c’est ne pas accepter l’avis des autres et vouloir les enfermer dans des clichés.

        Traiter les écologistes de »fous furieux« me semble bien plus sectaire que d’essayer de responsabilier les gens et préparer un monde meilleur pour nos enfants. »

        Pourquoi maintenant pèse-t-il toujours sur un commentateur cette présomption d’amalgame ? Quand je parle d’écolo fou furieux, je parle d’une minorité d’écolo. Je mange bio, et je fais des efforts par rapport à la moyenne actuelle, je me considère moi-même comme un écolo. 

        Je parle donc d’une minorité d’écolo, dont vous semblez faire partie, et je rajouterai même à leur tares, l’amalgame simpliste. 

        @ Foufouille,

        Le bio ca coute cher ? bah si on pas les moyens on achête pas.«  donc le pauvre a qu’a crever ?
        pas sectaire, non non »

        Idem. Pourquoi un amalgame si simpliste. si on replace le débat, je disais simplement à Monsieur Tarrier qu’il ne fallait pas culpabiliser les gens, parce que certains subissent malgré eux ce système. Oui une famille qui a du mal à boucler les fins de mois et obliger d’acheter de la viande en supermarché. Je ne pense pas que ce soit des surconsommateurs. Il en mange normalement. Et il serait très content d’aller le chercher chez des gens qui produisent bio au même prix.

        Voila le problème. Le prix. Et pour le faire baisser dans le bio, il faut rétroactivement le faire augmenter chez les grandes surfaces. En essayant de les boycotter un maximum, et en aidant les producteurs à mutualiser leur production davantage AVEC le moins d’intermédiaires paisibles, les prix baisseront. Et les grandes surfaces disparaîtront petit à petit. Et l’industrie animale diminuera. C’est donc cela qu’il faut absolument promouvoir à mon avis, et pas forcément culpabiliser les gens comme l’auteur veut le faire. C’est cela que je trouve sectaire, même si le mot est un peu fort je vous l’accorde. 

        En une phrase : il faut lutter pour remettre du « local » dans les rapports humain, et donc lutter inversement contre tout ce qui est mondialiste. 

        J’espère que vous aurez compris mon point de vue.

        Bonne soirée à tous.

      • brieli67 20 juillet 2012 20:18

        LE BIO coûte cher ???

        pour la barbaque : 

        on prélève 

        on déguste

        avec des produits nature 

        http://www.youtube.com/user/EatTheWeeds?feature=watch

        ah ! que la NATURE est généreuse !!


      • alinea Alinea 20 juillet 2012 21:25

        je m’intercale dans votre joyeux échange ! 120 kg de viande par personne, en Europe ; ça fait quand même plus de 300 grammes par jour !
        Alors, les pauvres ! pardon.
        Tout le monde ne sera pas végétarien, soit ; mais, déjà, ne manger que 300 grammes par semaine, ça serait un bon début, non ?
        Pour le trou de la sécu, pour les forêts amazoniennes, et pour les bêtes qui seraient sept fois moins nombreuses, et avec un peu de talent d’imagination, auraient plus d’espace pour vivre.
        Ça ne serait pas assez ! mais il faut bien commencer,.


      • amipb amipb 20 juillet 2012 22:43

        @Unispourlemeilleuretpourlepire : vous venez ici faire des amalgames et vous accusez ensuite les personnes venant se défendre d’amalgame ? Joli paradoxe.

        Si vous pensez que je suis un « fou furieux », vous prendrez certainement du plaisir à venir m’accompagner au Népal ou au Bhoutan en février prochain, pour une construction d’hôpital ?

        Les réponses que vous obtenez ici ne sont que le mirroir de la colère que vous projetez sur le sujet et sur ceux qui y participent. J’attends par ailleurs votre réponse quant à Hubert Reeves, si toutefois vous arrivez à dominer votre besoin de rabaisser systématiquement vos interlocuteurs.


      • foufouille foufouille 20 juillet 2012 23:38

        @actias
        on voit que tu es pas pauvre
        7.5/kg de sucre de canne est pas cher pour toi
        oui le bio du super est hors de prix pour les pauvres
        et meme pour moi qui est plutot econome


      • Croa Croa 21 juillet 2012 09:33

        à Amiph :

        Je présume que tu ne vas pas là-bas en vélo ?

        Les népalais ne savent pas construire des hôpitaux eux-mêmes ? (Quitte à les aider en docs et financièrement.)

        (Parce que ce n’est pas non plus très écolo tout ça.)


      • foufouille foufouille 21 juillet 2012 09:40

        « Je présume que tu ne vas pas là-bas en vélo ? »

        il est superieur comme l’auteur, il pollue pas son avion


      • Corinne Colas Corinne Colas 21 juillet 2012 17:40

        « attaquez vous à Monsanto et à l’UE plutôt »


        Et pourquoi donc ? A chaque fois qu’un sujet est réellement perturbant, l’article est systématiquement contré selon un même schéma : « au lieu de nous parler de ceci, vous feriez mieux de nous parler de cela »... On devrait en faire une chanson ! 


        1. Omnivore ou carnivore !

        Peut être que l’auteur vous fera un jour un papier sur Monsanto, l’un n’empêche pas l’autre. En attendant, il vient ici nous interpeller sur un sujet précis : la surconsommation de viande qui oblige donc à l’élevage industriel et ses conséquences.

        Contrairement au baratin ambiant, l’alimentation carnée n’est pas une nécessité. 

        L’homme est certes omnivore, certainement pas carnivore ! L’amalgame caché est volontairement entretenu mais être capable de « manger de tout », ne veut pas dire qu’il est normal d’avaler de la bidoche à chaque repas, voire plusieurs fois par semaine pour les moins extrémistes

        Les canines chez l’humain ne sont là que pour faire « joli » (pour impressionner l’autre sexe), sa dentition n’est pas celle d’un carnivore, faut-il le rappeler ? Le gorille aussi, possède de magnifiques canines cependant il ne s’en sert pas pour déchiqueter la viande, il préfère les fruits et les jeunes pousses. Les singes qui comme nous, ne dédaignent pas la viande, savent que c’est l’équivalent d’une sucrerie, d’un gâteau en termes de gratification (rare) toutefois ils n’en font pas leur alimentation principale. Pour nous, ce devrait être la même chose...

        En un clic sur n’importe quel site d’anthropologie, vous trouverez toutes les infos sur la dentition de l’homme et son alimentation « normale » en consultant spécialement la section : « paléoanthropologie ». En bref, la viande est en théorie un luxe pour les uns, un pis-aller pour les autres quand il n’y a plus de fruits ou de végétaux à disposition, jamais une obligation, une « nécessité » à chaque repas comme dans notre société occidentale. 

         

        2. L’élevage industriel, abattage industriel de l’animal = forme moderne de barbarie. 

        « L’animal d’élevage n’est qu’un pur artefact, une création technique de la société ». 
        ( Anne Frémaux, philosophe)

        Si l’on devait tuer nous-mêmes, si l’on mettait le nez dans les exploitations industrielles, on serait vite horrifié.

        « selon le ministère de l’agriculture, les Etats-Unis à eux seuls abattent plus de huit milliards d’animaux par an destinés à l’alimentation ; chaque jour plus de vingt-deux millions d’entre eux sacrifiés dans les abattoirs américains (...) seize mille par minute ! »

        Gary L. Francione (professeur d’université spécialisé dans le droit des animaux)


        Au vu des problèmes éthiques, moraux engendrés par l’élevage industriel qui dénature notre rapport à l’animal , même les amateurs d’une « bonne côte de l’Aubrac » décident parfois de devenir végétariens stricts. C’est un choix politique tout aussi respectable qu’un autre.

        Tout le monde n’est pas obligé de s’astreindre à tels engagements mais cet article peut néanmoins faire comprendre aux purs et durs amateurs de viande, qu’ils peuvent juste essayer, ne serait-ce que pour protéger leur propre santé, d’en manger beaucoup moins et surtout par respect pour les animaux, de préférer les viandes issues de l’élevage normal appelé « bio » de nos jours. S’ils choisissent de faire ce petit effort, ce sera déjà un grand pas en avant... aussi pour la planète !

        « Les gens ne savent pas d’où vient leur nourriture, ni ce qu’il faut pour la produire : 10 à 15 tonnes d’eau sont nécessaires pour produire un seul kg de viande de boeuf. »

        Qu’on ne vienne pas nous parler de famine dans le cas où l’élevage industriel serait supprimé ! Etude 9 mars 2004 du ministère français de l’agriculture et machin :

        chaque foyer américain gaspille en moyenne 14 % du poids de ses achats alimentaires, soit 17 millions de tonnes chaque année ; restauration fast-foods et détaillants, c’est 27 millions de tonnes de nourriture chaque année. 

        Selon un rapport de 2008 en Grande-Bretagne : un tiers de l’alimentation encore consommable, serait jetée.

        Si l’on jette la moitié d’un kg de boeuf, on a jeté 7,5 tonnes d’eau...« 
        ( Jan Lundqvist, expert scientifique, spécialiste de la question de l’eau, nourriture, utilisation des terres)


        3. L’auteur étonne les lecteurs quand il évoque les effets sur la planète de l’alimentation carnée, il faut croire que ce n’est pas assez répété par les scientifiques. Rien que pour cela, son article devrait être plébiscité. 

        Quand on s’étonne, on se renseigne, on vérifie et là encore, tout est à disposition pour ceux qui veulent ouvrir les yeux :

        18 % des gaz à effet de serre d’origine anthropique dans le monde sont en effet dus à l’élevage. L’élevage mondial émet plus de gaz à effet de serre que la totalité des transports humains, automobiles, bateaux et avions compris.


        4. Tofu ou pas tofu ?

        Comme il ne manque plus que l’insulte habituelle à l’égard des »bobos écolos végétariens« , coupons l’herbe sous le pied des détracteurs en rappelant qu’une grande partie de l’humanité ne mange pas de viande. Si quelques occidentaux apprécient le tofu et non la viande, tout autant que le catogan pour les hommes, les cheveux teints en rouge pour les femmes, cela très bien assorti aux pantalons bouffants et aux sandales en poils de chameau (sauf pour les végans qui préféreront des sandales en paille), c’est leur droit... mais certains se gaussent ! 

        Est-ce que pour autant, cela remet en cause les arguments présentés dans l’article »Mais bon sang de bon sang", non absolument pas !!!! 

        Rappelons de même que les chevaux rouges, le port du catogan ne sont pas obligatoires lorsqu’on décide de ne plus manger de viande et qu’il existe de délicieuses recettes sans viande et sans... tofu, notamment dans la cuisine indienne... que vous pouvez pratiquez en mini-jupe, non nécessairement en sari !

        Halte aux idées reçues... votre voisin est peut être végétarien, pourtant il trime dur et s’habille comme vous !


      • foufouille foufouille 21 juillet 2012 18:14

        sauf que l’auteur est pas vegetarien et plutot gros pollueur
        il veut juste vendre ses livres et son permis de procreer apres enquetes socio-economiques

        et tout le monde a pas les moyens de manger « bio »
        surtout de la viande « bio »
        faut deja etre un petit bourgeois
        ( les pauvres mangent le moins cher, pas la marque XY)


      • Corinne Colas Corinne Colas 21 juillet 2012 18:36

        A force de penser « canassons », j’ai écrit « chevaux » au lieu de « cheveux » bien sûr !


        Sinon, je constate que les commentaires se sont empilés pendant que j’écrivais le mien... finalement cette histoire de tofu est bien arrivée comme prévue.

        Cela sans compter l’éternel clivage entre les riches et les pauvres, qui se résume soit disant entre les « écolos » (un postulat étrange) d’un côté et les « travailleurs » de l’autre, eux obligés d’aller à Carouf. Encore un cliché ! Il y a de tout pourtant à Carouf. Que les uns et les autres enlèvent les bouteilles de C. et bien d’autres choses de leur caddie afin de se rabattre sur un « essentiel » de meilleure qualité et leur portefeuille n’en sera pas plus dégarni.

        Maintenant, pour prendre la défense de « Uni.. », une chose que l’on ne peut occulter : la possibilité de se nourrir correctement à un prix équivalent à Carouf, voire parfois beaucoup moins cher, n’est pas la mieux partagée en France.

        Mon département est pionnier dans le bio (ou plutôt le « normal » qui n’a jamais disparu) et pourtant il y a des disparités d’un bout à l’autre. 

        Dans mon secteur, j’ai tout sur place et trouve banal de manger "propre pour moins cher que dans les supermarchés. 100 km plus loin, il n’y a rien hormis la petite boutique habituelle de type greenwashing et qui pue le patchouli. Dans ce cas, c’est vrai que cela nécessite une organisation (recherche d’AMAP etc.) cependant rien d’impossible à celui qui veut...

        Mais encore une fois, tout ceci nous éloigne, nous distrait de la problématique présentée dans l’article. Sur le fond, il s’agit du critère de considérabilité morale en philo. 



      • amipb amipb 22 juillet 2012 08:33

        @Croa : non, je n’y vais pas en vélo. Au passage, je ne comprends pas la remarque de Foufouille : supérieur à qui ?

        Quant aux hôpitaux, ou autres écoles que nous construisons, ils sont financés par les dons de notre association et construits par des bénévoles aidés par des contremaîtres locaux. Notre but n’est pas de résoudre le chômage mais le manque de structure d’éducation et de santé.

        C’est bien sûr criticable, car tout l’est, mais les gens que nous aidons de la sorte voient cela comme une aide précieuse, et c’est cela qui importe.

        Sinon, vous, vous voyagez toujours à vélo ? Que faites-vous pour les autres ?


      • Croa Croa 22 juillet 2012 10:32

        « Sinon, vous, vous voyagez toujours à vélo ?  »

        Vélo : Seulement autour de la maison ! Personne n’étant parfait je voyage plutôt en voiture ou en train (seulement pour aller un peu loin car le prix des billets « régionaux » est exorbitant.)

        Mais je ne voyage jamais très loin smiley

        «  Que faites-vous pour les autres ? » Peu de choses en effet. Ma remarque n’était qu’une petite provocation et cela m’amuse d’avoir réussi ! smiley


      • foufouille foufouille 22 juillet 2012 10:34

        @amipb
        l’avion pollue, sauf un solaire
        un dirigeable polluerai moins
        donc, tu es un pollueur, mais ca te deranges pas


      • jaja jaja 20 juillet 2012 10:35

        « Et puis une bonne côte de beauf de l’Aubrac »  smiley


        • Michel Tarrier Michel Tarrier 20 juillet 2012 11:20

          D’accord, c’est facile...

          Cet article appelle seulement à la réflexion et à un peu plus de respect.

          Se poser des questions vis-à-vis des mammi-frères dits comestibles mais qui nous sont si proches que l’on sait aussi les caresser, c’est aussi se poser des questions quant à nous-mêmes.

          Tentons une analogie peut-être hasardeuse : et si la zoophagie était à la nutrition des humains ce que la pédophilie est à leur sexualité, c’est-à-dire un lamentable abus, une effrayante dérive ? Vous diriez quoi ? 


        • Unispourlemeilleuretpourlepire 20 juillet 2012 16:32

          Cher Michel,

          Mais c’est ridicule ce genre de phrase. Si je suivais votre raisonnement, je vous dirais arretez de manger des plantes. C’est un organisme vivant aussi. Vous les arrosez tous les jours, elles grandissent, ce sont vos petits bébé tomates. Et vous ne les mangeriez pas car vous avez nouez un lien sentimental, presque sexuel (la peau d’une Grany, mmhh ça peut exciter ...) ?

          Non je trouve vraiement ces raisonnements idiots. Je ne trouve pas les végétariens idiots c’est leur choix. Mais me faire culpabiliser parce que je mange de la viande. Vous vous privez juste de quelque chose de délicieux.

          C’est l’industrialisation de la bouffe qui est scandaleux, pas la bouffe elle-même.

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