• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Mariage oui, adoption non

Mariage oui, adoption non

A l’approche des élections où les candidats chercheront à se démarquer sur le mariage des couples homosexuels et sur l’adoption d’enfants, après la nouvelle loi belge autorisant l’adoption d’un enfant par des couples homosexuels, je me permet de développer ma petite réflexion qui sera sans aucun doute critiquée.

Le sujet de l’homosexualité est un vaste débat qui se caractérise par le fait que la nature des hommes est différente. Que savons-nous exactement de ce qui gouverne nos attirances ? Hormones ? Déviance sexuelle, anormalité ? Mais par rapport à quoi ? Notre nature est ancrée en nous, détermine notre conduite, et il faut bien faire avec ! Il me semble que le premier des devoirs, c’est de respecter autrui avec toutes ses différences. Nous n’avons pas les mêmes normes qu’eux... et alors ! Cela ne nous empêche pas de vivre ensemble.

Vient alors le sujet du mariage. Le mariage n’est-il pas un engagement entre deux êtres qui s’aiment, un véritable engagement moral plutôt qu’une cérémonie bien qu’on ne refuse jamais une bonne fête ? Pourquoi alors deux personnes de même sexe qui s’aiment ne pourraient pas aussi échanger leur souhait de vie commune et de fidélité, entourés de leurs proches de la même façon que les hétéros ? Le mariage n’engage que deux personnes, doit-on continuer à interdire le mariage homo ? Doit-on les laisser se contenter du Pacs ? Ma position choquera certains, mais je ne vois pas pourquoi on peut s’opposer à la légalisation du mariage pour ces couples.

En revanche le problème est tout autre en ce qui concerne l’adoption d’enfant, car dans ce cas, il n’est plus question de seulement deux personnes qui s’aiment et qui en ont le droit, mais il est question d’autres êtres... petits, qui n’ont pas le choix et à qui on impose alors une « famille » qui devra supporter le regard des autres... Une famille où père et mère se confondent, qui ne possède plus alors les repères nécessaires à l’épanouissement de l’enfant dans sa propre appartenance à un genre qu’il ne reconnaît plus dans la projection de sa personne future.

En plus de ce coté psychologique de l’enfant, j’accorde ici une parenthèse à un coté naturel. Deux homos ensemble ne peuvent pas avoir d’enfants, rassurez-vous, je ne vais pas vous raconter l’histoire de la graine et du pot de fleur, alors pourquoi vouloir en élever malgré cela, soi-disant car se serait un droit. N’est-ce pas un peu égoïste ? On s’approprie un peu trop facilement des « droits » qui nous conviennent et qui nous contenteraient en se référant au droit à sa propre liberté, sans tenir compte du droit fondamental, évoqué précédemment, au respect de la vie des autres. Il s’agit donc de savoir si on doit tout obtenir, bien que sa nature ne le permette pas. Je ne parle évidemment pas des couples hétéros stériles ou autres car pour eux il s’agit d’un « j’aurais pu mais » contrairement au « je ne peux pas » des couples homos. J’imagine déjà certains opposants me dire que certains enfants seraient plus heureux avec des homos que dans leur famille pour diverses raisons. Je réponds donc tout de suite qu’il s’agit d’un faux débat. On ne fonde pas des généralités sur des cas particuliers ! Les enfants ont besoin de modèles respectueux de leurs besoins puisqu’ils sont des hommes et des femmes en construction, et non d’une éducation dans un modèle « hors normes ». Etre homosexuel n’est pas une tare, c’est une différence, une différence à qui on doit autant de respect qu’à d’autres. Mais être différent a des implications qu’il faut assumer. Nous n’avons pas le droit de faire n’importe quoi, surtout avec des enfants. Les homos ont droit au respect mais n’ont pas plus de droits que n’importe quel individu, et ont surtout autant de devoirs. Certains enfants arriveraient à dépasser les contraintes qu’on leur impose, d’autres non ; il faut donc bien réfléchir.

Espérons que le débat électoral sera bien orienté sur une réflexion et non sur un soucis de récupération de voix. L’enjeu est plus grand qu’il ne parait, il n’est que le début d’une modernisation d’une société qui évolue et où le respect de l’autre doit être une priorité, malgré les différences.


Moyenne des avis sur cet article :  3.51/5   (175 votes)




Réagissez à l'article

379 réactions à cet article    


  • Polus (---.---.0.207) 25 juillet 2006 11:53

    C’est courageux de donner son avis sur un sujet aussi délicat, mais j’ai du mal à être convaincu pr le mariage.


    • claude (---.---.137.18) 25 juillet 2006 12:09

      «  » être différents a des implications qu’il faut assumer. Nous n’avons pas le droit de faire n’importe quoi, surtout avec des enfants. Les homos ont droit au respect mais n’ont pas plus de droits que n’importe quel individu, et surtout autant de devoirs.«  »

      pour ce qui me concerne c’est essentiellement dans ce propos que je valide votre écrit, bien que je le sois aussi sur le reste par ailleurs.

      je voudrais toutefois dire que, d’après diverses analyses, la population homosexuelle se compterait aux alentours de 5% ; ce qui me chiffonne c’est que 5% de la population passe son temps à réclamer des droits « comme les autres » sous entendus comme les hétéros.

      Mais s’ils ne sont pas hétéros, et de par leur choix de vie se coupant de la procréation et donc de la paternité ils se devraient d’assumer leur choix.

      d’ailleurs c’est plus un rapprochement au plus près de la normalité qu’ils recherchent par leurs revendications ; ceux qui ont un besoin de paternité réel ont déjà sû trouver des moyens pour le combler ; cela démontre qu’enfin de compte ils savent ne pas être dans la norme sociale et toutes les revndications du monde abouties ou non ne changeront rien à la réalité.

      enfin, pour être honnête dans mon propos, je dirai qu’avant l’homophobie ne me posait pas problème, chacun menait sa vie tranquillement et basta ! mais depuis que j’entends de plus en plus de revendications en tout genre, des plus justifiées ( droit au respect de la vie privée et non discrimination dans la vie professionnelle ) aux moins évidentes, ce vouloir de tout plier à leur mode de vie commence à me crisper sérieusement


      • Tom C (---.---.117.34) 25 juillet 2006 12:24

        Le mariage n’a rien à voir avec la morale ni meme avec la fidelité. C’est un contrat civil entre un homme et une femme pouvant (donc) se reproduire visant justement à leur fournir quelques facilités (fiscal et juridique entre autres) pour justement mieux encourager ladite reproduction et acueillir le fruit de ladite reproduction ..... donc pas pour les homos (c logique). Par contre dans certains cas comme les demandes de transplantation ou les adoptions de fait, une personne ayant partagé des année la vie de l’autre disparait aux yeux de la loi donc .... il faut une solution de remplacement, certain parle d’alliance mais le terme « appariage » me parait le plus approprié, c pas discriminatoire et rien ne les ampeche de faire une ceremonie avec un marié en mini jupe, un pretre elvis, des alliances et des enfants de coeur. L’adoption, pas assez de recul, difficile d etre categorique sur la question, meix vaut etre contre et ce n’est pas parce que certaines famille hétéros sont des desatres educationels qu’il faut tout niveler par le bas.


      • (---.---.185.253) 25 juillet 2006 12:52

        Il faudrait rappeller que l’homosexualite n’est pas un choix mais un fait et que l’homosexualite refoulee est la plus grande cause de suicide chez les jeunes. L’enjeu n’est plus le marriage, l’adoption mais l’acceptation dans la famille, l’entreprise, la societe. Et que paradoxalement, plus la societe l’accepte plus les homophobes sont actifs dans leurs agressions et plus les homos veulent etre reconnus.


      • Remi Morin (---.---.141.133) 25 juillet 2006 17:31

        Ayoye... Mariage c’est effectivement sur le plan des droits, d’être reconnus comme un couple, du moins au Canada. Par exemple, si un conjoint meurt dans un couple homosexuel, l’autre devrait normalement avoir les droits des couples normaux. Sa situation / peine est comparable.

        Il en va de même pour la pension, l’invalidité etc.

        En ce qui a trait à l’adoption... jugeons le cas des homosexuels parents. La première chose à faire serait de retracer des enfants élevés par des homosexuel(le)(s). Ils existent comme un l’a mentionné plus tôt. Ensuite de faire une étude approfondie sur leur condition actuelle et passé, leur succès dans la vie et leur témoignage. Finalement conclure scientifiquement si il y a un risque réel de laisser les homosexuels avoir des enfants. Si ce n’est pas le cas, ce devrait être permis pour eux d’adopter. Point à la ligne.

        Si on se met à leur interdire d’avoir des enfants parcequ’ils ne sont pas normaux... alors qu’en est il des criminels qui peuvent en avoir ? des alcooliques ? des toxicomanes ? des attardés mentaux ? des schyzophrènes ? des mères de 14 ans ? etc. Il est prouvé que si tu nait dans une situation défavorable tu diminues tes chances de bien fonctionner dans la vie.

        Soyons honnête, rien ne porte à croire que les enfants des tels couples soient moins « bien » que les autres. La diversité et la polivalence est la force des humains. Assumons nos forces !

        Si on veut être honnête, je le redis, il faut aller chercher les faits, juger les faits et choisir en fonction de ces derniers. Pas en fonction de nos sentiments.

        Rémi Morin Pas homosexuel


      • L'enfoiré L’enfoiré 25 juillet 2006 19:29

        Tom, « Le mariage... est un contrat civil entre un homme et une femme pouvant (donc) se reproduire visant justement à leur fournir quelques facilités (fiscal et juridique entre autres) pour justement mieux encourager ladite reproduction et acueillir le fruit de ladite reproduction ..... donc pas pour les homos (c logique). »

        >>Le raisonnement est un peu léger. Alors les couples males et femelles qui n’ont pas la chance d’avoir l’enfant espéré pour de raisons « naturelles » n’auraient pas ..... donc pas pour les hétéros non productifs (c logique). C’est d’ailleurs ce qui se passe dans la réalité quand on voit les difficultés qu’a un couple M+F pour adopter. On ne s’encombre de précautions ni se préoccupe pour les enfants dit « naturels ». Mais c’est peut-être un autre débat....


      • Fred (---.---.155.75) 26 juillet 2006 10:21

        C’est peut etre parce que vous pensez que l’homosexualite est pas un choix. Tous mes amis homosexuels (j’ai vecu 5 ans a San Francisco) m’ont dit que depuis qu’ils sont tout petits ils se sentent differents et qu’au debut ils ne comprennaient pas pourquoi. C’est surement pour ca qu’il est difficile pour beaucoup d’homosexuels de faire leur come out car aux yeux de la societe, meme maintenant, c’est un signe d’anormalite.

        Pour revenir sur le sujet, la plupart des etudes ont montre que des enfants d’un couple homosexuel n’ont pas plus de difficultes que les autres enfants. Ils doivent bien sur subir un peu plus le regard des autres qui les jugents comme si leurs parents etaient anormaux mais la rien de neuf les gens sont toujours suspicieux de ce qu’ils ne connaissent pas, on ne peut pas empecher l’etroitesse d’esprit des autres.


      • diplo (---.---.15.47) 25 juillet 2006 15:35

        Au nom de quoi pourrait-on refuser le droit à un enfant qui n’a déjà plus de parents, d’avoir un papa ET une maman ? Pour faire le bonheur d’un couple homosexuel, on impose un manque supplémentaire à un enfant qui en a déjà trop.


      • (---.---.185.253) 25 juillet 2006 15:41

        Quel manque ?


      • (---.---.192.187) 25 juillet 2006 17:04

        C’est la bonne question. De très nombreuses société (avant l’ère monothéiste uniformisateur) ne fondaient pas la famille sur le couple, mais sur le groupe. Les femmes élevaient les enfants jusqu’à la puberté puis les hommes prenaient la relève pour les garçons.

        Ca n’avait rein d’idéal, mais ça à toujours très bien fonctionné... la présence d’un père et d’une mère n’a rien d’un impératif biologique et quand on vois aujourd’hui le nombre de famille monoparentale...

        Bref ce n’est qu’un miroire aux alouettes... un enfant sera mille fois mieux élevé par un couple homo ouvert et gentil que par un couple hétéro tyraniques et violents (ce qui ne veux pas dire que tous les homos sont ouverts et gentils... il y à des cons partout)...


      • Observatoire (---.---.68.235) 25 juillet 2006 17:18

        « un enfant sera mille fois mieux élevé par un couple homo ouvert et gentil »

        Non, cent fois non ! Il y a tout lieu de craindre qu’un couple de parents homosexuels, surtout masculins - l’homosexualité féminine étant moins « spectaculaire » -, culpabilisera face au gosse de n’être pas des parents normaux, et qu’ils le pourriront pour soulager leur mauvaise conscience.


      • (---.---.192.187) 25 juillet 2006 18:52

        Ah ? Je suis très intéressé par tes sources... quel étude relève donc cet état de fait qui te semble si logique... tu serais surpris de la réalité des choses.

        TU es choqué par l’homosexualité, c’est ton droit. Mais ne généralise pas, les enfants élevés par des homosexuels (oui il y en as et bien plus que tu puisses imaginer et depuis bien plus longtemps) et ils n’ont pas plus de chance d’être homo que ceux élevé par les hétéro... Bref pas d’arguments.


      • Observatoire (---.---.68.235) 25 juillet 2006 19:03

        Il n’y a pas de source autre que le bon sens.

        Quand, du fait de son comportement, un parent est mal à l’aise devant son enfant, il s’efforce de réparer. Et notamment par des avantages matériels.


      • Rolling (---.---.193.132) 25 juillet 2006 19:27

        Pour diplo [Au nom de quoi pourrait-on refuser le droit à un enfant qui n’a déjà plus de parents, d’avoir un papa ET une maman ? Pour faire le bonheur d’un couple homosexuel, on impose un manque supplémentaire à un enfant qui en a déjà trop.]

        On voit bien que vous n’avez pas adopté vous ;) Mon épouse et moi avons adopté, je peux vous dire que ce n’est pas facile de trouver des enfants à adopter (même à l’étranger, c’est notre cas). Il y a plus de demande que d’offre (si on peut parler ainsi). Donc votre remarque ne tient pas


      • (---.---.192.187) 25 juillet 2006 20:22

        « Il n’y a pas de source autre que le bon sens. »

        Le bon sens n’as rien de solide, c’est une perception... avec le bon sens, tout le monde croirait encore que le Soleil tourne autour de la Terre ou quel le temps est une notion absolue...


      • Fred (---.---.155.75) 26 juillet 2006 10:25

        "Il n’y a pas de source autre que le bon sens.

        Quand, du fait de son comportement, un parent est mal à l’aise devant son enfant, il s’efforce de réparer. Et notamment par des avantages matériels."

        je pense que vous n’avez jamais discute avec des homosexuels sinon vous comprendriez que l’homoseuxalite n’est pas le resultat d’un environnement mais plus d’une predisposition naturelle.


      • eroux (---.---.8.2) 27 juillet 2006 13:48

        completement ridicule de penser qu’un couple homo qui adopterait serait honteux devant son enfant... c’est bien justement ceux qui n’en ont pas honte qui meneront ce projet de vie. Par ailleurs, quand on est adopté, on sait bien que les personnes qui nous elevent ne sont pas nos parents naturels. Quel est l’idiot qui ira dire à son enfant qu’il a été crée par ses deux peres adoptifs ??? Les deux pères ou deux mères (tout comme un couple pere et mere adoptif) sauront parfaitement lui expliquer « qu’il a un papa et une maman quelque part qui ont été dans l’impossibilité physique, morale ou sociale de s’occuper de lui et donc qui lui ont permis de venir rejoindre un foyer chaleureux qui lui permettra de se développer et de s’eveiller »

        Quand au regard des autres, vous pensez trop facilement au fait qu’un enfant doit prioritairement rejoindre un foyer qui est le plus dans les normes. Qu’est ce selon vous ? un couple hetero, blanc (surtout pas un couple mixte), catholique (le plus courant en France), bourgeois, riche mais pas trop, sans aucun handicap (bien sûr !), pas trop jeune ni trop vieux (entre 28 et 33 ans), QI à 100 (je vous accord jusqu’à 110 mais apres c’est hors norme), vivant en ville (minimum 50000 personnes), grand-parents toujours vivants (au moins 3), travaillant tous les deux (1 est fonctionnaire, aucun n’est agriculteur), diplomé (le bac environ)...

        Ca ne laisse pas beaucoup de personne ça... finalement, est ce vraiment une norme ??? je vous laisse réfléchir


      • Maxime 25 avril 2007 10:11

        Alors nous ne devons pas lire les mêmes résultats d’études.

        Il y a une nuance à faire entre homoparentalité de fait et le désir d’adopter un enfant... Et ces enfants ne deviennent pas plus homo que les autres, ne sont pas moins intelligents, etc ...


      • Maxime 25 avril 2007 10:23

        @ l’auteur

        Votre article rejoint la plupart de mes idées, de mes convictions. Nuance tout de même : plutôt que de mariage, parlons d’union libre ... mais il s’agit là d’un autre débat. Le principal est que l’Etat finisse par reconnaitre leur union (par l’intermédiaire de l’un de ses représentants), et ne laisse pas une signature sur un coin de table du greffier du tribunal de grande instance instaurer une pseudo-réalité du couple ...

        Une chose me choque quand même dans cette histoire ... Vous parlez d’une différence, et qu’il faut accepter les homos comme ca ... MAIS ENCORE HEUREUX !!! C’est presque discriminatoire que de voir les gays et lesbiennes comme des gens différents ...

        Si ces gens se sont trouvés à l’écart, donc « communautarisés », c’est la société qui en a voulu ainsi, car elle n’a pas été capable de les regarder comme les autres. Le sujet reste encore tabou, problématique ... C’est quoi la normalité ? Pourquoi un enfant doit-il annoncer qu’il est homo ? ... Vous voyez un enfant dire à sa mère : « maman, je suis hétéro ! » Ridicule au premier abord ... mais pourtant c’est exactement ce que fait un enfant quand il fait son coming-out, en changeant un petit mot ...

        Cessons ce ridicule, cet absurde, ... Tout le monde parle de liberté, où est-elle, d’égalité, toujours utopique, de fraternité ... elle est faible.


      • (---.---.87.119) 25 juillet 2006 12:43

        pourquoi adoption non ! je suis certain qu’il y a des adultes homosexuels qui sont bien plus responsables que des parents hétéros et qu’ils ont autant sinon plus d’amour à donner. la société Grecque pratiquait en tant que norme social et à grande echelle l’homosexualité, cela a t’il nuie aux fondements psychologiques des enfants ? vu les vestiges de leur civilisation et la qualité de leurs arts,architecture,transports et de leurs sciences il semble que non ! il est légitime et naturel que les homosexuels aient les mêmes droits que n’importe quels citoyens.Il y a des centaines de millliers d’enfants qui préferaient surement (j’en sais rien mais c’est du bon sens)être adopté et élevé par un couple homo plûtot que rester abandonné dans des centres ou à la rue...


        • Tom C (---.---.117.34) 25 juillet 2006 12:55

          C’était justement un signe avant coureur de la fin de leur civilisation.


        • claude (---.---.137.18) 25 juillet 2006 13:20

          il arrive fréquemment que l’on fasse réference à l’homosexualité pratiquée par la civilisation grecque pour expliquer et justfier l’homosexualité moderne

          elles sont tout à fait différentes, sans que cela veuille dire jutifiable, elles ne sont tout simplement pas à lire avec le même regard.

          l’homosexualité antique chez les grecs était pratiquée par un adulte qui prenait en charge un adolescent ( en gros pas avant 12 ans ) et le préparait à entrer dans la vie adulte ( 18 ans ) cela impliquait de le faire connaître à son entourage, ses relations sociales, et dans cette forme de parrainage civil il pouvait y avoir plus si affinité, c’était plus ou moins le cas ; et plutôt plus que moins les relations féminines n’étant pas si abondantes que possibles (femmes enceintes, malades, en couches, en menstrues) et difficultés à recourir aux prestations péripatéticiennes car considérées du dernier degré.

          un mentor qui continuait son accompagnement au delà de la limite d’âge était considéré comme le bas degré de l’échelle sociale en ce sens qu’il détournait un jeune de son rôle dans la société c’est à dire devenir mari et père et par là contribuer à la perpétuation des générations car la vie devait engendrer la vie.

          il y avait également la vie militaire qui acceptait implicitement ces pratiques pour une raison bien évidente : il n’y avait pas de femmes dans les armées

          c’est tout autre chose maintenant alors cessons de justifier le présent par le passé et quand nous voudrions le faire et bien la réponse est là : les grecs ne considérer les enfants que dans le cadre du mariage


        • (---.---.87.119) 25 juillet 2006 13:44

          admettons que la civilisation greque est été différente,donc vraiment pas comparable avec celle d’aujourd’hui la situation d’aujourd’hui étant expérimental personne ne peut vraiment conclure si c’est favorable ou défavorable d’être élevé par un couple homo, le vrai probléme ce n’est pas l’enfant éduqué par des homos (car encore une fois je suis persuadé qu’un enfant à juste besoin d’amour et de présence)le reste est secondaire disons moins vital (j’ai vu des enfants de familles trés aisées soi-disant stable émotionellement,financiérement etc..et à l’adolescence se droguer partir à la dérive trés loin dans le sordide ). le vrai probléme c’est le regard de peur que porte la « norme » sur ce genre de situation, ça un enfant le sens et prend des décisions sur les autres,le monde à cet instant...


        • (---.---.87.119) 25 juillet 2006 13:53

          entierement d’accord avec le commentaire de yan essal j’ajoute qu’à mon humble avis le probléme c’est surtout le regard de peur qui est porté sur la différence...


        • Charles (---.---.164.223) 25 juillet 2006 22:11

          Je cite : « Il y a des centaines de millliers d’enfants qui préferaient surement (j’en sais rien mais c’est du bon sens)être adopté et élevé par un couple homo plûtot que rester abandonné dans des centres ou à la rue... »

          Les faits sont bien différents. Il y a à l’heure actuelle, en France, beaucoup moins d’enfants adoptables ( même en allant les chercher au bout du monde ) que de parents candidats à l’adoption. ( je ne parle pas en l’air, je suis personnellement très impliqué dans le « milieu » de l’adoption, en tant que personne adoptée ).

          Donc l’alternative n’est pas « l’orphelinat ou un couple homo » mais bien « couple homo ou hétéro ».

          Et là, d’une part je partage complètement la constatation de fond -et de bon sens- de M.Vial sur la profonde différence de nature entre le couple hétéro stérile et le couple homo, la stérilité faisant objectivement partie, de fait, de la condition du couple homosexuel, d’autre part il me semble qu’à notre époque où l’on parle tant des « origines » il est étrange qu’on les oublie totalement dans ce débat.

          Car on discute de tout celà comme si l’enfant à adopter tombait du ciel, était totalement disponible aux désirs, expérimentations voire fantasmes des uns ou des autres, sans comptes à rendre à personne, en quelque sorte.

          Or un enfant en attente d’une famille d’adoption a une histoire, il a une mère ! Que celle-ci ait choisi de confier son enfant, ou qu’elle ait été contrainte à l’abandon, qu’elle soit connue ou inconnue, nous ne pouvons pas faire table rase de ce que nous connaissons ou pouvons supposer de son projet ou de son désir pour cet enfant.

          Il faudrait donc au moins verser au débat l’opinion des mères de naissance ( à mon sens, toute adoption se fait au nom et par délégation de la mère de l’enfant, je veux dire si l’on va au fond des choses ), et on n’aurait aucun droit de passer outre. Et recueilllir explicitement le consentement de la mère naturelle à l’adoption par un couple homosexuel lorsque c’est possible.

          Ensuite, ces enfants sont sous la responsabilité de personnes ou d’organismes qui, pour la même raison, ont leur mot à dire, de façon incontournable. Personne n’a l’air de s’en soucier.

          Enfin, la très grande majorité des adoptions aujourd’hui en France sont des adoptions internationales. Les pays d’origine posent tout naturellement des conditions précises pour nous confier des enfants, et les dossiers des candidats sont soumis à leur approbation. Personne n’a l’air de se demander ce qu’ils en pensent.

          Or, vue de Chine ou de Colombie, cette histoire de droit à l’adoption pour les homosexuels risque fort de paraître au mieux une lubie d’intellos, au pire une dérive morale décadente... Quand on voit comment les pays d’origine trient les dossiers des couples selon leur âge, condition, ressources, profil psychologique, cette seule considération rend parfaitement théorique un éventuel droit à l’adoption pour les couples homosexuels qui serait décrété unilatéralement par des pays occidentaux. Car dans les faits, ce ne sont pas nos députés qui choisissent les familles adoptives mais... les orphelinats chinois ou malgaches.

          Le monde est petit, nous ne sommes pas tous seuls !

          En tout cas merci à Jérôme Vial pour son article plein de bon sens et au fond plutôt courageux par les temps qui courent, tant est vite qualifié d’homophobe qui n’est pas entièrement d’accord avec les lobbys gays et lesbiens les plus extrèmes.


        • Minnie (---.---.81.120) 25 juillet 2006 12:51

          Non, ni l’un, ni l’autre.


          • (---.---.185.253) 25 juillet 2006 12:53

            Segolene Royal a dit : je ne voie pas pourquoi on interdirait aux couples homos d’adopter si on l’autorise deja au familles monoparentales.


            • Romain Baudry (---.---.19.154) 25 juillet 2006 14:25

              C’est aussi mon opinion (même si ça ne me flatte pas plus que ça d’être du même avis que Ségolène Royal). Elever un enfant seul(e) peut aboutir à lui consacrer moins de temps que si on vivait en couple, avec toutes les conséquences que cela entraîne. Et pourtant, personne ne songerait à l’interdire.


            • Jean-Louis Lascoux Prosope 25 juillet 2006 12:57

              Cette question relève en effet d’une conception de la civilisation qui intégre ou non les spécificités humaines.

              Il y a le mariage et il y a l’homosexualité. Le premier est un moyen dont la société se dote pour permettre à des personnes de faire reconnaître leur couple (personne morale, au sens juridique) par la Société. La seconde est un phénomène naturel que les personnes ne contrôlent pas plus que nous choisissons de naître sur un continent ou un autre ou que nous contrôlons la couleur de nos yeux.

              La Société, qui choisit « Egalité » dans sa devise, doit offrir à tous les citoyens les mêmes possibilités, les mêmes moyens, les mêmes dispositions.

              Ceci étant posé, rien ne s’oppose à ce que toute personne puisse éduquer un enfant - qu’elle l’ait procréé ou adopté.


              • Tom C (---.---.117.34) 25 juillet 2006 13:10

                Le mariage originelement sert aussi a faire reconnaitre son couple mais sert avant tout a preparer un cadre à la famille. Les couples homo ne peuvent pretendre qu’il vont se reproduire mais peuvent demander (pour des raisons brillament exprimé dans mon premier post) une certaine forme de reconnaissance. donc mariage non, mais substitut adapté oui. Sinon je demande le droit à l’avortement pour les hommes !!

                Les origines de l’homosexualité me paraissent assez nombreuses, on trouve un peu de tout, du super intello qui depasse sa condition d’homme reproduteur en passant par tous types de pervers et une bonne dose de gens ayant eu de serieux probleme familiaux dans leur enfance. Il s’agit (de mon humble point de vue d’ignoble homophobe) souvent de gens assez instable emotionellement et ca c est pas tres bon pour elevé des gosses. Et qu on me sorte pas qu il y a des heteros pires, bien sur, mais c est pas une raison pour niveler par le bas.

                Egalité, fraternité, solidarité bla bla bla ... hypocrisie française.


              • (---.---.192.187) 25 juillet 2006 17:09

                Hé bé tu connais bien les homos on dirait vu que tu as une idée très précise de leur structure mentale... bravo, quel travail de fond fouillé et argumenté.

                Pour ce qui est de ta conception du mariage, c’est une conception chrétienne que je repecte mais qui n’a pas vocation à être universelle...


              • Observatoire (---.---.68.235) 25 juillet 2006 17:42

                « Hé bé tu connais bien les homos on dirait vu que tu as une idée très précise de leur structure mentale... bravo, quel travail de fond fouillé et argumenté. »

                C’est dû au fait que je me documente principalement sur les sites communautaires. A priori, je n’accorde pas beaucoup de crédits aux déclarations des gens qui pensent comme moi. On est trop enclin à leur donner raison du seul fait qu’ils pensent comme nous, du fait de la tendance de l’être humain à croire ce qui l’arrange et ce qui lui convient.

                « Pour ce qui est de ta conception du mariage, c’est une conception chrétienne que je repecte mais qui n’a pas vocation à être universelle... »

                On peut toujours trouver une peuplade exotique qui justifie ceci ou cela, mais il faut bien voir que la famille traditionnelle « un homme, une femme, des enfants » se retrouvent à toutes les périodes de l’histoire connue et sous toutes les latitudes.


              • Observatoire (---.---.68.235) 25 juillet 2006 17:56

                « Votre argumentation tourne autour de l’intérêt supposé de l’enfant... »

                Non, cela, c’est l’argument simple pour convaincre simplement le bon peuple. L’enjeu majeur est beaucoup plus complexe à expliquer, donc on ne peut pas s’en servir pour une information convaincante efficace.

                Disons que « l’intérêt de l’enfant » est le « plombier polonais » des opposants au mariage homosexuel et à l’homoparentalité. En fait, ce qui est en jeu, ce sont les structures mêmes de la société.

                Ce n’est pas moi qui le dit, mais une des personnalités influentes de la communauté homosexuelle, Didier Eribon :

                « La revendication du mariage, souvent présentée comme réactionnaire, est en fait plus subversive que le discours de la subversion. Elle a un effet de déstabilisation de l’ordre familial, sexuel, du genre, beaucoup plus fort que la subversion incantatoire » (Regards n° 5, mai 2004)."

                Mais vous vous imaginez, vous, parlant « de déstabilisation de l’ordre familial, sexuel, du genre, beaucoup plus fort que la subversion incantatoire » à des citoyens lambda ? Vous vous cassez la g... !

                Donc il faut les convaincre sur la « forme », puisqu’il est trop compliqué, long et aléatoire de tenter de le convaincre sur le « fond ».

                Voilà pourquoi il faut donner beaucoup d’importance, et peut-être même une importance exagérée (comme celle qui a été conférée au « plombier polonais », l’exemple me paraît parfaitement bien choisi), à « l’intérêt supposé de l’enfant »


              • Jean-Louis Lascoux Prosope 25 juillet 2006 18:51

                C’est étonnant comme « Liberté, Egalité, Fraternité » deviennent « blablabla » quand ça ne sert pas la cause que l’on vient défendre...


              • (---.---.192.187) 25 juillet 2006 18:56

                « On peut toujours trouver une peuplade exotique qui justifie ceci ou cela, mais il faut bien voir que la famille traditionnelle »un homme, une femme, des enfants« se retrouvent à toutes les périodes de l’histoire connue et sous toutes les latitudes. »

                C’est faux, la structure de base de toutes les civilisations (et quelque soit le continent) était le clan. Le couple homme/femme est une invention tardive sortie d’on ne sait trop où d’ailleurs, mais formalisée par les conceptes judaïques (repris ensuite par les chrétiens et ensuite les islamistes). Le couple est une norme moderne qui n’as que quelques milliers d’années... ça n’a rien de « naturel » (puisuqe c’est un mot en vogue sur agoravox). Il n’existe que très peu de cas dans la nature ou le mâle prend une part dans l’éducation des enfants.


              • Observatoire (---.---.68.235) 25 juillet 2006 18:58

                « C’est étonnant comme »Liberté, Egalité, Fraternité« deviennent »blablabla« , »

                C’est le cas de certains, mais pas le mien. Pour moi, c’est vraiment du blablabla en toutes circonstances. Un attrape-couillon, un piège à « citoyens »... Mais c’est tellement dépassé.

                Il n’y a pas à beaucoup trop forcer le trait pour assimiler la devise aux promesses selon Pasqua, ça n’engage que ceux qui les reçoivent.

                C’est aussi ton avis ?


              • Observatoire (---.---.68.235) 25 juillet 2006 19:01

                « C’est faux, la structure de base de toutes les civilisations (et quelque soit le continent) était le clan. »

                C’était bien essayer, mais c’est raté.

                A ’intérieur du clan, il fallait bien se répartir les femmes, pour ne plus avoir à se battre pour leur possession. C’est comme ça qu’on est sorti de la sauvagerie. Désolé et sans rancune.


              • (---.---.192.187) 25 juillet 2006 20:26

                Dans le clan, certains hommes dominaient et avaient plusieurs femme... la polygamie est une strcucture universelle... ce n’est pas non plus pour ça qu’il faut l’encourager.

                C’est toute la difficulté entre la réalité et les aspirations personnelles... quand on est déconnecté de la réalite, ses aspirations sont dangereuses car souvent ce sont ces gens qui veulent diriger la vie des autres et leur dicter ce qu’ils doivent faire...


              • Observatoire (---.---.50.37) 25 juillet 2006 23:10

                « Dans le clan, certains hommes dominaient et avaient plusieurs femme... »

                Bien entendu, et c’étaient les plus vaillants qui s’étaient distingués au combat par leur courage et par leur force. Nos ancêtres faisaient de l’eugénisme sans le savoir en facilitant la reproduction des meilleurs éléments. Le Dr Quintin parle très bien de tout ça dans ses Maximes sur la guerre qui permet l’éclosion des meilleurs.


              • Jean-Louis Lascoux Prosope 26 juillet 2006 10:01

                « Liberté, Egalité, Fraternité », est une devise qui coûte cher à ceux qui n’en bénéficient pas... Ce jeux de mots sur la synonymie prend du sens dans cette société où toute morale repose de plus en plus sur la « gestion », la « raison », la « prévision »... Et si la Société était façonnée pour que nous puissions vivre chacun(e) nos vies - heu... notre vie - avec le plus de plaisir possible. Y’en a marre de cette relation à « il faut que ce soit difficile pour apprécier »...

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Jév’

Jév'
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès