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Accueil du site > Tribune Libre > Mayotte, des barrages en guise de barricades !

Mayotte, des barrages en guise de barricades !

Troisième semaine de blocage à Mayotte. La population proteste en premier contre l’insécurité (l’INSEE publie une baisse de 9 %, répétée à l’envi par le préfet et nos ministres, sauf que ce beau monde feint de ne pas savoir que les gens ne déposent plus plainte par lassitude).

L’éducation, la santé, la justice souffrent également du mépris toujours ambiant de la part de Paris. Les palanquées de fonctionnaires (surtout « hauts » et particulièrement à l’Éducation), porteurs de civilisation se croient en terre de mission mais viennent surtout parce que Mayotte est un marchepied dans leur plan de carrière… Et à Paris, même passé sous la phalange du gros orteil, Mayotte reste encore un caillou dans le soulier français. 

INSÉCURITÉ, c’est d’abord vivre en cage sur sa varangue et derrière des barreaux et des portes en fer la nuit. L’insécurité, c’est cette policière réveillée dans son sommeil par des jeunes, tee-shirt sur le visage qui attaquent un volet en bois et reviennent la nuit suivante avec un pied-de-biche ! La femme d’un sous-préfet aussi a été attaquée chez elle. Un jeune que les voyous ont fait tomber pour son scooter et qui est hémiplégique depuis. Un entrepreneur tailladé à coups de machette il y a peu. Un gardien de nuit dont on a coupé deux doigts ! S’il y a toujours des réseaux complices de Mahorais pour tous les trafics vers Anjouan (magasins « Marchandises de Mayotte »), la surpopulation d’émigrés clandestins pèse dans cette délinquance que les grévistes voudraient qualifier de « terrorisme ». Le problème est là, non seulement on se fait dépouiller mais une violence extrême atteint au lynchage. 

Une insécurité du quotidien s’est introduite dans les transports et les établissements scolaires. Les transporteurs étaient en grève une semaine avant les congés pour des caillassages répétés. La préfecture met un policier dans certains bus comme elle le fit pour accompagner des randonneurs regroupés du dimanche (les plages désertes sont fortement déconseillées, même en groupe). Les personnels des lycées de Kahani et de Tsararano exerçaient leur droit de retrait encore veille de ces 15 jours de vacances scolaires. La police, la gendarmerie font le maximum avec 40 % des effectifs affectés aux établissements. 

L’ÉDUCATION ou plutôt la déséducation. Même si la descente aux enfers est concrète en métropole, à Mayotte elle prend un tour catastrophique. Ils sont forts les hauts-fonctionnaires, pour faire comme si, pour plaquer une réforme des rythmes sans tenir compte des réalités locales ! Un des derniers en date, ex secrétaire-général du vice-rectorat, un certain Denis Lacouture, parti depuis à la retraite a osé dire : 

« À Mayotte j’ai eu l’impression d’être utile car des enfants nous arrivent toute l’année, nous avons le challenge de scolariser tous les enfants. J’ai participé à cela et j’en suis fier. »

Inutile d’argumenter contre de prétendus grands commis de l’État mués en ennemis du peuple. Il suffit d’écouter Madame la maire de Sada qui a toujours refusé d’appliquer dans sa commune la réforme démagogique de « la pôse méridienne ». Pas plus tard que ce 28 février, elle a expliqué (Mayotte Première, émission Kala oi dala malheureusement pas en replay à ce jour) qu’après avoir investi dans une nouvelle classe et un réfectoire à Mangajou, elle a reçu un coup de fil du vice-rectorat conseillant de demander une rallonge parce qu’ils créaient une division supplémentaire… Sûr que la fierté de Lacouture (16 ans d’Afrique quand même !) relève uniquement d’une impression…

Et parce qu’il faut nommer les ennemis du peuple, n’est-ce pas cynique de voir Nathalie Costantini, la vice-recteur, refuser de revenir sur la réforme qu’elle a même imposée dans les classes déjà « en rotation » (deux divisions, une le matin, l’autre l’après-midi)… Des journées de huit heures pour les gamins qu’elle aime tant (sic) ! Sacro sainte pôse méridienne de 3 heures oblige ! Elle a même ajouté la honte à l’indécence en prétendant que l’attitude calme des petits mahorais permettait ces pratiques… Avec des serviteurs de l’État de cet acabit, même le sureffectif chronique ne serait pas un problème ! 

Par contre, chez ces gens-là rien sur l’injustice, l’inégalité foncière. Un rapport du sénat de 2008 s’en faisait l’écho :

« … Les données chiffrées transmises par le vice-rectorat de Mayotte permettent d'évaluer le montant consacré à l'accueil et à l'instruction par les structures de l'Education nationale à Mayotte des élèves étrangers. Celles-ci font état d'un coût total par élève de :

- 1.230 euros par an dans le premier degré, masse salariale comprise ;

- 4.322 euros par an dans le second degré, masse salariale comprise, pour un élève non boursier… »

En 2017, le CESEM local publiait son étude démarrée en 2015 (ils ont eu autre chose à faire depuis…) :

« … (en 2015, l’État investissait en moyenne 7760 euros par élève en France et seulement 4132 euros par élève mahorais)… »

https://www.mayottehebdo.com/actualite/education/un-rapport-alarmant-sur-le-systeme-educatif-a-mayotte

https://dedieujeanfrancois.blogspot.com/2018/02/denis-le-doigt-sur-la-couture-la.html

Au chapitre de la SANTÉ, les Français de Mayotte étaient priés (un écriteau à l’entrée de l’hôpital) d’aller consulter auprès des quelques généralistes du plus grand désert médical français, tant les services sont surchargés, pour les ¾ de leurs interventions, par l’afflux massif d’immigrés souvent clandestins. Mais l’État n’y est pour rien comme le laisse entendre le lien ci-après : 

https://la1ere.francetvinfo.fr/habitant-mayotte-coute-900-euros-depenses-sante-an-contre-3300-euros-hexagone-521087.html

LA JUSTICE. Dans un pays civilisé, œil pour œil, dent pour dent c’est interdit. Le procureur est très vigilant et une défense jugée illégitime, à savoir un délinquant cambrioleur rousté, s’est soldée par une amende à cinq chiffres (Chiconi). Même les forces de l’ordre font très attention. Il est plus facile pour le procureur de convoquer ceux qui, sur les réseaux sociaux, ont eu la critique trop leste à l’encontre de ses services… (il n’avait pas autre chose à faire). Consultez l’infokwezi ou le journal de Mayotte pour un pot pourri des faits délictueux à Mayotte. Et il faudrait encore parler des occupations illégales de terrains non seulement liées à la présence du plus grand bidonville de France sur les hauteurs de la capitale économique et contre lesquelles les solutions légales restent très frustrantes.

ET ALORS ? Ces défis n’ont pas été relevés depuis le choix des Mahorais en 1974 (Mayotte ne faisant que confirmer la volonté de rester française depuis 1958). Pire, ON les a laissé suppurer, sciemment pour les partisans d’un largage ou, d’une manière tout aussi coupable, par négligence. Il est intolérable d’entendre encore aujourd’hui le préfet Frédéric Veau expliquer que les problèmes de Mayotte viennent de son éloignement et de son insularité

https://www.facebook.com/mayottela1ere/videos/1685081784864185/  

L’ÉTAT RESPONSABLE ? Avec son administration locale et les élus locaux, l’État est le chef de l’association des malfaisants, coupable même d’avoir persévéré dans l’erreur, coupable de toujours vouloir minimiser les maux, les traitant avec légèreté. On ne fait rien pendant des années, on ose dire que ce n’est qu’un sentiment « d’insécurité », que la France n’a jamais fait autant. Une attitude vraiment malsaine ne pouvant venir que d’un grand corps malade, vérolé de l’intérieur, toujours plus en contradiction avec les principes républicains… Un TITANIC de mépris, de cynisme, de mensonges, d’égoïsmes, d’omerta. Pourquoi, à la lumière des moyens modernes d’information, associerait-on des mots tels que « mafia » ou « cartel » à notre organisation étatique ? Vivons-nous une démocratie confisquée atteignant, aux dires de certains, la dictature douce ?

Des mots ? Divagations d’écrivassier en mal de reconnaissance ? 

Des faits alors, ici, à Mayotte, mais symptomatiques d’un mal bien français et qui pourraient annoncer ce qui attend la métropole… 

* Encore dans les années 90, l’armée organisait chaque année des manœuvres encore dénommées noir sur blanc « évacuation de ressortissants »… Comme pour mettre à l’abri les Blancs dans une ambassade en Afrique ?

* les constructions, en particulier les écoles, à 80 % hors normes et pas seulement à cause des nouvelles règlementations, souvent des malfaçons (évacuations, infiltrations, électricité défectueuse…) non dénoncées par l’État maître d’œuvre… Cela ne vaut pas une statistique, cela alimente seulement un ressenti, comme ils disent, mais dans un rayon de deux kilomètres (Sada), des bâtiments scolaires debout bien qu’abandonnés (photo 2), une école rétrocédée parce que construite sur le terrain d’un particulier (photo 3), une gendarmerie (bâtiments, logements, dépendances) (photo 4) laissée à la brousse pour une nouvelle construite à côté (1), une cantine offerte par Chirac avec nos sous, laissée aussi aux archéologues du futur, une mairie sous-dimensionnée bientôt abandonnée pour des locaux modernes… L’école de Mangajou (v. plus haut) ou ailleurs où des préfabriqués garnissent la cour de récréation, où le préau est muré pour accueillir une classe de plus… Un puits sans fond… Une bêtise sans nom… 

* Mayotte reste une bulle fermée sur son environnement immédiat avec un port qu’ON n’a jamais voulu promouvoir en tant que hub régional pour le Canal de Mozambique. Et si les thoniers-senneurs (français, espagnols, seychellois…) parfois immatriculés à Mayotte mais basés aux Seychelles sont autorisés à pêcher dans la zone protégée jusqu’à 24 milles des côtes, les prises sont traitées à l’étranger (Maurice ?). Alors que la réglementation favorise la pêche industrielle, l’Europe refuse d’aider la pêche de subsistance locale… Quand on sait que pour la Réunion c’est 0,16 % du 1,6 million de tonnes dont une partie en surpêche mettant en danger la ressource… alors, Mayotte peut crever !

http://lejournaldemayotte.com/une/le-parlement-europeen-prend-la-defense-des-pecheurs-ultramarins/

* Et L’État qui laisse les coudées franches aux faiseurs de fric, au prétexte d’une réglementation européenne empêchant les échanges avec les pays de la zone, ignorant les circuits courts, laissant ainsi libres ces gros commerçants, ceux là même qui fustigent le public en se prétendant les chantres de la libre entreprise mais qui tablent les prévisions de CA sur la manne des salaires des fonctionnaires…Ces tenants des bénéfices in the pocket et des déficits pour les contribuables qui continuent à prendre une marge sur le transport venant d’Europe ou de pays libres de nous empoisonner (Brésil, Afrique-du-Sud…). 

Faut-il rappeler encore la posture de TOTAL qui voulait, en tant qu’entreprise nationale, sans rien débourser, le marché des hydrocarbures jusqu’alors distribués par l’armée (le drapeau français flottait sur les stations-service) ?

* L’État, sinon les collectivités locales, c’est AIR AUSTRAL, une compagnie d’économie mixte, vous l’avez compris « des bénefs in the pocket » pour des aides du contribuable, qui matraque avec le prix des billets, la continuité territoriale restant un vain mot et la saine concurrence tardant à se développer après qu’on ait fait partir à une époque, des avionneurs présomptueux de s’attaquer à une chasse gardée (Air Bourbon, Air Liberté…). 

* L’État c’est la piste de l’aéroport qu’ON refuse d’allonger, en se cachant derrière les écologistes mais toujours pour préserver le monopole d’Air Austral encore à peine écorné avec en prime le prix prohibitif du kerosène (55 % de + à Mayotte par rapport à la Réunion !).

* L’État, c’est le bousillage de l’aquaculture pourtant dans des conditions uniques de réussite, à force de lourdes procédures, de paperasses inutiles (sauf à légitimer les services qui les éditent).

* L’État, c’est le tourisme qui ne rapporte rien sinon la hanche démise d’un pauvre senior allemand parti visiter et qui a trouvé une bande sur son chemin. Croyez-vous que cela fasse honte à ces parasites casés au même titre que ceux du CESEM par les sponsors politiques aux affaires ? Il faudrait les traîner au tribunal pour mise en danger de la vie d’autrui et ils osent être présents en Allemagne pour faire la promotion d'hôtels qui n’existent pas, des saletés dans les rues, du billet d’avion trop cher ! 

Économiquement, ces Mahorais incapables ne méritent que mépris !

 Avec l’État, les grands commis, les serviteurs de l’intérêt général sont en cause : ils servent avant tout leur caste de nomenklaturistes. Pour une raison bien simple : le premier qui dit est jeté du TITANIC. Et après le colonel égratigné, force est d’honorer deux généraux, de ces lanceurs d’alerte qu’on dit protéger mais qu’on a vite bannis sur une chaloupe sans trop s’en cacher d’ailleurs. Pierre Renault, viré pour avoir dénoncé l’état déplorable des matériels de la gendarmerie. Bertrand Soubelet, auteur de « Tout ce qu’il ne faut pas dire » versé d’abord par mesure disciplinaire à l’Outre-Mer (!), finalement viré ou mis à la retraite d’office et qui en a conclu : 

« Pour être mis à l’écart dans ces conditions, j’ai l’impression de constituer un danger pour mon pays, ce qui m’amène à réfléchir à mon avenir immédiat et à la manière dont je vais continuer à servir la France. […] Je tire la conclusion que L’État a suffisamment de compétences et de talents pour payer des responsables d’un certain niveau à ne rien faire. » (source Le Monde avril 2016).

N’est-ce pas un général, même « micro », qui partit jadis à Londres tandis que nos hauts-fonctionnaires s’accommodaient trop facilement de l’occupant allemand, plus coupables au sein d’une société hiérarchisée que les 40 millions de pétainistes (titre d’Henri Amouroux) ? 

L’État faisant de plus en plus penser à une république bananière (à propos du pont sur l’Oyapock, le préfet de Guyane n’avait su que répondre au journaliste émettant cette comparaison / 2013 / dernièrement sur Arte), Mayotte a enfin réagi puisque, dans un pays civilisé comme le nôtre, rien ne s’obtient sans le rapport de force. Est-ce sciemment mais le fait est que l’État aggrave la situation en n’assurant pas ses missions régaliennes. Le bras de mer entre Anjouan et Mayotte est une passoire malgré les radars (déjà sabotés), la vedette, l'unique sur les huit en état de prendre la mer, la PAF à terre. Les passeurs sont informés par les Comoriens à Mayotte (dont la cinquième colonne de bi-nationaux (2)) de la présence des forces de l’ordre. Une véritable invasion en résulte… Les recommandations de l’ONU sont de fait suivies d’effet ! Dans ce cas il est facile de pointer du doigt l’immigré source d’INSÉCURITÉ mais comment empêcher ce lien quand 75 % des mères qui accouchent à Mayotte sont étrangères, que la proportion dans la population carcérale et certaines classes maternelles est la même ?

Avec l’État et ses hauts fonctionnaires (du moins dans le secteur sensible de l’Éducation Nationale), les élus locaux brillent plus par leur intéressement, leur plan de carrière que pour l’intérêt général. N’est-ce pas pour cette raison qu’ils ont tant tardé à prendre le train de la grève et des barrages en marche, pratiquement après 15 jours de blocage ? Dire que le succès politique dépend de l’appartenance à une grosse écurie où, monté en haut de la liste avec le support d’un réseau, on vous programme, à force de patience, pour un mandat à venir et éventuellement des bénéfices et retombées à partager, n’est pas plus mensonger que l’intérêt général toujours mis en avant. Dans ce sens, la classe politique mahoraise est très française, avec ses faits d’armes en pleine lumière (la longue lutte en faveur de Mayotte française) et aussi son côté plus obscur, ses affaires…

Un Conseil départemental où un vice-président est sur la sellette pour avoir confié la gestion du million et demi dévolu à l’aide et aux soins à domicile non pas à la Croix Rouge mais à une petite association culturelle (22.000 € de budget, l’ancien directeur de campagne dudit conseiller étant l’initiateur de ladite association spécialisée dans les manifestations culturelles)… Plainte a été portée par une élue du même Conseil auprès du Procureur en octobre 2016… N’épiloguons pas sur un favoritisme plus ordinaire, les hommes étant ce qu’ils sont… 

https://www.linfokwezi.fr/spasad-armamie-abdoul-wassion-saisit-le-procureur/

Rien de dilatoire dans ce paragraphe illustrant le fossé entre la population et des élus qui, à leur actif, n’ont pas à être fiers du port bradé au privé (la Délégation de Service Public de 2013 pour 15 ans serait remise en question), des infrastructures routières, toujours les mêmes depuis 20 ans, durant trois fois moins, coûtant trois fois plus pour trois fois moins de camelote (merci les multinationales). A l’opération « Parrainez un trou » vient de succéder une initiative « un trou, une fleur » afin d’épargner roues et amortisseurs. 

Par contre, et en cela les projections en 3D sont magiques, le Conseil départemental vient de présenter le projet Caribus (novembre 2017) pour désengorger des embouteillages quotidiens sur 20 kilomètres tant au nord qu’au sud et à l’ouest d’une capitale hypertrophiée par rapport au territoire, une caractéristique très française, très jacobine. Très française aussi, la promesse rendant les enfants joyeux. 

http://www.linfokwezi.fr/concertation-prealable-au-projet-caribus/ 

Comment après ce triste état des lieux bien incomplet, l’enfumage de l’Insee par exemple, qui voudrait faire croire que les clandestins des cabanes au fond des bois les reçoivent à bras ouverts pour être recensés, ne pas avoir l’IMPRESSION que l’attitude de la France, enfin, de Paris parlant au nom de la France, est ambigüe. 

Le préfet, très maître de ses nerfs, dit que c’est 1,1 milliard chaque année pour Mayotte. A quoi correspond ce chiffre plus élevé, à ses dires, que pour certains départements métropolitains ? Qui sait si la charge n’est pas supérieure ? En attendant, le journaliste (pas de ceux que Mélenchon dénigre de manière trop simpliste) s’est limité au chiffre de 0,2 % des dépenses de la France pour 0,3 % de la population… Alors monsieur le préfet, il manque déjà 650.000 euros concernant une dotation qui plus est, partagée bon gré mal gré, avec une population non recensée et qui donne l’IMPRESSION de dépasser celle des Français sur l’île…

http://www.linfo.re/ocean-indien/mayotte/655914-mayotte-represente-0-2-des-depenses-de-l-etat

Nous allions oublier l’eau ou plutôt la pénurie qui a nécessité des coupures au robinet un jour sur trois pendant 3 mois (déc 2016 – mars 2017) et encore pour une eau impropre à la consommation ! Le ciel n’étant pas aussi avare que l’État, la présente saison des pluies reste abondante et sans excès météorologique même si les prévisions tablent sur une tempête en formation dans le canal de Mozambique dans cinq jours. L’an passé, la ministre Bareigts avait même promis des tankers d’eau avant que la Réunion n’exprimât son refus. Il fut même question de conteneurs de dessalement achetés à Israël… 

ET ALORS ? Dans un pays civilisé où les racketteurs ne sont pas tous des coupeurs de route (la CCI adoubée par le Conseil Départemental a été dénoncée nommément), 

 https://www.mayottehebdo.com/actualite/Politique/les-usagers-des-pontons-de-mamoudzou-et-dzaoudzi-denoncent-un-racket

dans un pays dit civilisé mais avec des pratiques pas si éloignées du fonctionnement bananier, quand le temps n’est plus aux révolutions avec des fusils, que reste-t-il alors pour donner à réfléchir à la caste de politicards trop cul et chemise avec des acteurs économiques trop libres de voler en toute légalité ? Que reste-t-il pour donner à réfléchir à ces nomenklaturistes de l’administration, ces fonctionnaires d’une obéissance trop automatique et malsaine, de celles qui les firent jadis collaborer sans vergogne avec le nazisme ?

Alors, pour toucher là où ça fait mal, on bloque la circulation, on paralyse l’économie, on coupe le circuit du pognon, on va contre une majorité des siens aussi, la molle, celle qui avalerait tout, celle qui est contre les grèves mais pas contre les avancées qu’elles peuvent apporter. 

Prouvant même que la départementalisation les a grandis, les Mahorais en sont aux propositions. Une liste complète de revendications moins facile à déballonner qu'un mouvement d'humeur passager a été rédigée ! (voir en annexe) 

Les acteurs économiques, ces chantres de l’entreprise privée on les entend déjà se plaindre. La présidente du Merdef par exemple, qui après des débuts modestes en 1996, avec un véhicule, en a 50 aujourd’hui. Oui, ces nouveaux riches de la libre entreprise plus venimeux encore que les 200 familles… 

Il n’empêche, ces barrages à Mayotte, lancés par une petite minorité finalement suivie, valent le blocage de 1995, les barricades de 1968, les mouvements de 1936, le rappel du sacrifice des Communards en 1871 et 1848 et 1830… pour un peu plus de justice et d’équité tant la devise de la France semble relever du surréalisme…

« Il s'agit, après avoir toujours plié, tout subi, tout encaissé en silence pendant des mois et des années, d'oser enfin se redresser. Se tenir debout… » Simone Weil / La semaine prolétarienne du 10 juin 1936.

Et si Mayotte, alors qu’elle encaisse tant de morgue et de déconsidération de Paris, renvoyait au contraire un signal fort pour le peuple français, contre une logique économique synonyme de régression ?

 

Note : A côté des articles d’Avox, si synthétiques, cadrés, pardonnez ce qui ne correspond qu’à un coup de gueule subjectif, une partialité qui me retient de relayer des rumeurs telle celle de l’État engrangeant des millions avec les 600-700 euros que paient les étrangers pour la carte de séjour, ou encore ces 15000 dossiers en attente (un retard de 2 ans) donc des étrangers livrés à eux-mêmes avec interdiction de travailler… Certainement des ragots de bistrot ou de taverne… 

 

(1) le colonel d’alors (Omer peut-être), plein d’humour, avait proposé à l’auteur des photos de réhabiliter les lieux pour y loger gratuitement…  

(2) voir page 10, note 11 https://www.academia.edu/1085261/La_politique_africaine_de_Val%C3%A9ry_Giscard_dEstaing_contraintes_historiques_et_espaces_%C3%A9conomiques

 

En annexe : le détail des doléances. 

Les élus de Mayotte demandent au Gouvernement :

 d’affecter 500 postes de policiers et gendarmes à répartir entre les unités présentes dans l’île ;

 de mettre en place le « groupe de contact » avec la population au niveau du commandement de la gendarmerie nationale ;

 de créer deux brigades de gendarmerie, une à DEMBENI et une à KOUNGOU ;

 de créer une compagnie républicaine de sécurité sur le secteur de MAMOUDZOU ;

 d’assurer l’effectivité des sanctions judiciaires afin de mettre un terme au climat d’impunité qui incite à la récidive, encourage les actes de délinquance juvénile et aggrave la criminalité sur le territoire ;

 De déclarer le statut du CHM comme étant une zone internationale et permettre aux enfants qui y seront de prendre la nationalité de leurs parents et désengorger l’établissement par la réduction des naissances.

 D’étendre la circulaire TAUBIRA de 2013 et permettre de répartir les mineurs non accompagnés sur tout le territoire national

 Admettre l’admission de Mayotte dans la commission de l’océan indien pour une meilleure coopération régionale.

 d’assimiler les victimes de certaines infractions (coupeurs de routes, infractions dans les transports scolaires et dans les établissements scolaires) à celles des actes de terrorisme tels que définis par l’article 421-1 du Code Pénal ;

 Créer un fonds spécial à Mayotte pour indemniser les transporteurs scolaires victimes de bris de glace suite à des actes de vandalisme dans l’exercice de leur fonction ou contraindre les assureurs à continuer à assurer les transporteurs victimes desdits actes dans le cadre de leur activité de transports scolaires ;

Concernant la lutte contre l’immigration clandestine, il convient :

 de positionner rapidement des moyens nautiques sur MTZAMBORO et d’instruire les premières demandes de titre de séjour directement à l’ambassade de France à Moroni et au consulat de France à Anjouan afin de désengorger les services de la Préfecture à MAYOTTE ;

 d’autoriser la circulation sur tout le territoire nationale des personnes titulaires d’un titre de séjour délivré à Mayotte sans l’exigence d’un visa quelconque.

Fait à Mamoudzou, le lundi 27 février 2018

 

P. S. : Motion proposée ce jour à la signature des conseillers départementaux et maires de Mayotte
Ampliation :
Monsieur Emmanuel MACRON, Président de la République
Monsieur Edouard PHILIPPE, Premier ministre
Monsieur Gérard COLLOMB, Ministre de l’Intérieur
Monsieur Jean-Michel BLANQUER, ministre de l’Education nationale
Mme Annick GIRARDIN, Ministre des Outre mer
Mme Agnès BUZIN, ministre de la santé et des solidarités
Copie :
Monsieur Frédéric VEAU, Préfet de Mayotte


Moyenne des avis sur cet article :  3.18/5   (11 votes)




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187 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 mars 12:12

    Une île devenue département français, au milieu de 3 îles ultra pauvres. Aucun débat lors de cette décision en 2011. Le résultat maintenant.

    Comment faire ?

    Réponse :
    On peut pas être à Mayotte comme en métropole.
    On peut pas être en Guyane comme en métropole.

    Mayotte = Afrique.
    Guyane = Amérique du Sud.

    Même si c’est la France en théorie, je crois qu’il faut accepter qu’on est très loin, et que « tout ça prendra du temps »...

    Il n’y a pas de solution, on pourra mettre tout le pognon qu’on veut ça ne suffira jamais.


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 12:16

      @Olivier Perriet
      Ne pas mettre moins que pour les autres, simplement. Le Mahorais n’est pas un citoyen au rabais !


    • Cadoudal Cadoudal 7 mars 12:19

      @Olivier Perriet
      Mêmes symptômes qu’en Seine Saint Denis...

      Une seule solution, l’indépendance...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 12:28

      @Cadoudal
      pas du tout, dans le 93 certains veulent se mettre en marge de l’État. Dans le 976 c’est l’État qui met les citoyens à la marge...
       


    • Cadoudal Cadoudal 7 mars 12:40

      @Jean-François Dedieu
      L’État n’a plus les moyens ni la volonté de faire respecter l’état de droit que ce soit à Mayotte ou en Seine Saint Denis...

      Il faut réduire la voilure et se séparer des poids morts pour sauver ce qui peut encore l’être...

      La France n’a rien à gagner à Mayotte ou en Seine Saint Denis, que des emmerdes à n’en plus finir.


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 12:45

      @Cadoudal
      Merci de m’en avertir... que je commence à prévoir un droit d’asile ailleurs...



    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 13:12

      @Cadoudal
      Merci Cadoudal, l’Occitanie me prendra comme ministre des relations avec la France...


    • Cadoudal Cadoudal 7 mars 13:49

      @Jean-François Dedieu
      L’Occitanie ?

      Comme la France, encore un concept désuet...

      Moi je m’en vais repeupler les Kerguelen...

      Fatal error :
      http://www.trouvetamosquee.fr/rechercher-une-mosquee/?h=kerguelen&search_mosque=Rechercher


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 mars 13:59

      Il y a quand même une différence de distances, Saint-Denis n’est pas au beau milieu de l’Amazonie ou de l’océan indien.

      Mayotte c’est un problème insoluble, j’ai été étonné que la départementalisation récente (sous Sarko) ne suscite pas plus de question. Tout s’est passé comme si tout le monde s’en foutait et que ça allait de soi.

      Je veux bien ne pas donner moins qu’aux autres à ces territoires, mais quand on est en pleine Comores, ou en pleine Amérique latine, ce n’est pas aussi simple.

      ça va juste créer un ilot de richesse (toute relative) au milieu d’un océan de pauvreté, en plus avec des population qui vivent ensemble depuis des siècles. Comment vous voulez faire ?


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 14:01

      @Cadoudal
      c’est vrai que le ton désabusé de vos posts irait avec l’idée des iles de la Désolation Kerguelen ou au singulier Tristan da Cunha où ils peuvent quand même faire pousser des patates...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 14:22

      @Olivier Perriet
      Rebonjour Olivier et merci pour votre intérêt... un Saint-Denis est encore plus éloigné de la métropole (La Réunion). Humour mis de côté je vous trouve bien pessimiste.

      Que diable ! un problème insoluble ? Oui c’est sous l’ère Sarko qu’une revendication a enfin été obtenue (37 ans quand même ou 55 pour ceux qui comptent à partir de 1958). La départementalisation a été improvisée tant par la France que localement. Cela avait été le cas pour la Réunion sauf que là-bas, la métropole a mis le hola à la corruption généralisée chez les élus. A Mayotte on laisse faire ou bien le préfet garde des dossiers sous le coude (ça se dit) ce qui expliquerait le peu d’enthousiasme des élus locaux à soutenir la population ce qui est quand même un comble. Une autre raison pourrait être liée aux aides, je pense au vice-rectorat qui a appâté avec les 90 euros par enfant pour la réforme, sans dire que ce serait sûrement seulement à court terme...

      Dernier point, tout ce que partagent les populations de l’archipel... mais on peut à l’inverse faire la liste de tout ce qui les sépare (langue, histoire, rapport de force, caractère même...)

      Et puis 0.3 % de la dépense nationale, ce n’est pas comparable avec ce que nous ont fait perdre des présidents particulièrement liés aux Rotschild tels Pompidou et qui vous savez... 


    • Cadoudal Cadoudal 7 mars 14:53

      @Jean-François Dedieu
      Tristan Da Cunha ?

      Encore une guerre contre les Anglais ?


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 14:59

      @Cadoudal
      à 3 contre 1 on la perdrait... Pardon pour la grandeur de la France à Crécy ou à Azincourt mais on a préféré m’apprendre 1515 que 1415...


    • Cadoudal Cadoudal 7 mars 15:45

      @Jean-François Dedieu
      A 30 contre 30 c’est pas sur..

      https://fr.wikipedia.org/wiki/Combat_des_Trente

      Et puis ça fournira un peu d’animation aux pingouins...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 16:01

      @Cadoudal
      hop hop ! mais ils étaient bretons non ?


    • Cadoudal Cadoudal 7 mars 16:21

      @Jean-François Dedieu
      Qui ?
      Kerguelen ?

      Évidemment, et les pingouins itou...

      Faut juste les libérer de ces scientifiques français qui n’ont rien d’autre à foutre que de venir leur mesurer le trou de balle...


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 7 mars 17:54

      @Jean-François Dedieu

      Naturellement vous connaissez mieux la situation sur place que moi, mais vu de loin, à part ériger des murailles comme entre Israël et Cisjordanie, j’ai du mal de voir quelle solution plus « humaine » y’a-t-il.


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 18:21

      @Olivier Perriet
      réponse légaliste : l’Europe s’affiche sécuritaire mais le développement dans les pays de départ donne certains résultats, c’est ce que fit L’Espagne avec le Sénégal pour dissuader de rejoindre les Canaries...
      Il est intolérable d’avoir en France 84 % des gens en dessous du seuil de pauvreté comme il n’est pas acceptable d’avoir des pays du quart monde par rapport aux pays trop riches... La solution sinon une médication de confort est peut-être planétaire...
      Pardon de n’avoir que de maigres pistes...  


    • V_Parlier V_Parlier 7 mars 18:42

      @Cadoudal
      Ah Mayotte, Mayotte, ce territoire annexé par la France en contradiction avec une résolution de l’ONU, suite à l’action de ceux qui nous parlent des Tatars de Crimée délaissés (en vérité satisfaits dans leur majorité par rapport à l’avant 2014). Et bien dites donc, dans le rôle des Tatars maltraités les Mahorais feraient l’affaire ! smiley Demandez à l’Ukraine ne prendre Mayotte, ils seront peut-être partants...


    • mmbbb 7 mars 19:20

      @Cadoudal c’est un exemple d ecole L etat francais puisque les francais n ont pas les idees claires ou plus exactement tombent dans un angélisme ; n a pas de politique coherente concernant l immigration. Nous subirons comme cette ile une pression migratoire et nous aurons aussi peu ou prou les memes problemes Mais des que l on parle d immigration, le chiffon rouge du FN est agite et les arguments facho rec fusent comme des salves de balles Ce sont les enfants des bisounours qui auront le loisir de vivre dans cette belle France ou regnera a ne point en douter une belle concorde


    • mmbbb 7 mars 19:23

      @Olivier Perriet Cette ile est mine par la venue de clandestins Par ailleurs le niveau de naissance est un des plus eleves Le territoire ne pouvant pas etre extensible, vous avez reuni une situation explosive Merci SARKO


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 19:33

      @V_Parlier

      Les contradictions de l’ONU, vous les voulez sauce tartare ?

      1948 République populaire de Corée coréenne.

      1950 La Chine entreprend de « libérer » le Tibet.

      Années 50 – 60. La fédération Ouganda – Kenya – Tanganyika ne se fera pas à l’indépendance.

      1960 L’indépendance sépare le peuple Ewé (0,5 Million) séparé entre le Ghana, le Togo, le Bénin.

      1961Les Britanniques trahissent la promesse d’autonomie faite au Buganda (royaume intégré à l’Ouganda).

      1961 Cameroun britannique partagé entre le Nigeria et le Cameroun français

      1968 Rodrigues refuse l’indépendance mais est intégrée à Maurice.  

      1971 Taiwan refuse la Chine Populaire à l’ONU et perd son siège

      1973 Cap Vert bissau-guinéen ?

      1976  République arabe sahraouie marocaine.

      1983 République turque de Chypre du Nord

      1988 Palestine israélienne.

      1990 Transnistrie russo-moldave

      1991 Ossétie du Sud russo-géorgienne

      1991 République du Somaliland somalien

      1992 Haut-Karabagh Azerbaïdjanais

      1992 Slovénie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Macédoine, Kosovo yougoslaves

      1993 Erythrée éthiopienne

      1999 Abkhazie russo-géorgienne

      2002 sécession du Timor oriental indonésien

      2006 Montenegro yougoslave puis serbe

      2008 Kosovo yougoslave puis serbe

      2011 Soudan du Sud soudanais ? 

      2012 Azawad malien


    • V_Parlier V_Parlier 7 mars 19:45

      @Jean-François Dedieu
      Kosovo yougoslave puis serbe ? Hmmm... serbe vous avez dit ? Ca c’est quand ça arrange les sbires de l’OTAN...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 20:03

      @V_Parlier
      pardon, il manque la mise à jour, le Kosovo est indépendant mais pas reconnu par tous...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 7 mars 20:08

      @mmbbb
      même s’il faut aborder cette question avec des pincettes, vous avez le mérite de l’avoir évoquée.



    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 8 mars 04:26

      @Cadoudal
      un oubli ? non, mon ignorance seulement. Merci pour cette solidarité constructive...


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 8 mars 05:52

      @Cadoudal

      la corruption certainement ! Oui qu’on les déporte sur une île vierge...


    • Cadoudal Cadoudal 8 mars 13:43

      @mmbbb
      « Mais des que l on parle d immigration, le chiffon rouge du FN est agite »

      Les chose bougent rapidement.

      http://www.lemonde.fr/idees/article/2018/03/07/la-crise-migratoire-a-retourne-l-opinion-publique-europeenne_5266744_3232.html

      Un énième article propagandiste du Medef sur le sujet, sans aucun intérêt, mais les commentaires eux sont intéressants...

      Certains bourgeois commencent même à comprendre que le « Peuple » n’est pas qu’un concept économique.

      Ça fait longtemps que je suis les commentaires des bourgeois sur le sujet, il y a encore un an c’était la quasi unanimité : populiste, blabla, fasciste, blabla, méchants pas beaux, blabla, L’islam c’est cool, blabla...

      Ils ont du avoir peur de quelque-chose récemment...

      Y en a même un ou deux qui ont viré nazis, ils proposent qu’on puisse expulser un clandestin après sa 12ème condamnation aux assises...

      Faut pas les lâcher et continuer à leur montrer qu’on existe...


    • velosolex velosolex 9 mars 00:21

      @Olivier Perriet

      Bien peu connaissent la genèse du crime, liée à la bêtise de nos politiques, et qui fut condamné par les instances internationales : Désolidariser le sort de Mayotte des deux autres îles de l’archipel des Comores, qui avaient elle demandées l’indépendance. .....Voilà comment on en est arrivé là dans cette politique de gribouille....Une affaire ingérable...
      On a tracé une ligne entre comoriens, les uns n’ont rien, les autres demandent plus, surtout ne plus avoir rien à voir avec leurs frères. stur
      La seule solution serait de sortir de cette départementalisation, et de la république, avec une aide structurelle sur dix ou vingt ans pour que cette ile retrouve sa place entre les deux autres, qui seraient tout aussi aidées, dans un shéma d’indépendance. Il en va du sort de la région dans laquelle on a introduit un coin 


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 9 mars 04:31

      @velosolex

      Vous, vous la connaissez la genèse du crime mais vous ne savez même pas que les Comores politiques comptent trois îles !

      Est-ce inutile de vous faire considérer le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, encore un grand principe de l’ONU qui contredit le maintien des frontières du colonisateur ?

       


    • Ben Schott 9 mars 08:52

      @Jean-François Dedieu
       

      Pourtant, Vélocipède est un expert en tout !
       


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 9 mars 09:08

      @Ben Schott

      Super Ben de rire un peu !

      Vous croyez que Vélocipède s’inspire du monsieur Cyclopède cher au regretté Desproges ? 


    • Ben Schott 9 mars 09:16

      @Jean-François Dedieu
       

      Autant qu’un Danyel Gérard s’inspirait de Bob Dylan ! (« il avait le choix entre le chapeau de Bob Dylan et le talent de Bob Dylan. Il a pris quoi, à votre avis ? »)
       

       


    • velosolex velosolex 9 mars 10:28

      @Jean-François Dedieu
      Trois iles au départ, c’est ce que je disais. Le référendum aurait bien du être global, ne pas cliver les iles les unes des autres et respecter l’unité de ce pays. 

      Mayotte, emblème tragique du mal français - Le Figaro
       Ce référendum a été construit de façon mystérieuse et totalement absurde qui ne peut s’expliquer que par de l’affairisme. L’onu l’a condamné en la matière
      Droit des peuples à disposer d’eux mêmes ?...Encore faut il que le peuple justement soit pris dans sa dimension globale, celui de ces trois îles qu’on ne pouvait désolidariser l’une de l’autre dans cet espace culturel . 
      Cela donne donc une situation absurde, justement inspirée des situations coloniales, assurant perte d’identité, clivage entre les populations, frontières arbitraires, ilots de prospérité totalement crées de toutes pièces...
      Voilà ce contre quoi les anciens colonisés se sont battus il y a un demi siècle. 
      Que certains s’accrochent à la main du colonisateur est un retour du destin, qui s’explique par les espoirs déçus, et les ravages de la mondialisation, laminant les plus pauvres, les mettant le nez devant une vitrine qu’ils ne peuvent atteindre. 
      Qu’on découvre de l’or noir demain à Mayotte, et les habitants auront vite fait de demander l’indépendance de l’ile. Qu’on découvre de fabuleux gisements aux Comores, et ceux de Mayotte voudront bien revenir alors dans l’ensemble
      Je veux bien comprendre les habitants de Mayottte, s’accrochant à la métropole pour une raison de gros sous et d’aide de la métropole, mais je ne peux pas les soutenir pour autant. C’est une situation schizophrénique qu’on ne peut gérer par l’immobilisme et plus de garde mobiles. 

    • Ben Schott 9 mars 11:02

      @velosolex
       

      « Trois iles au départ, c’est ce que je disais »
       
      Et il insiste le petit génie ! Oui, c’est ce que tu disais, mais l’archipel compte quatre îles !
       
      Parle plutôt de ce que tu connais, même si ça risque de faire succinct.
       


    • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 9 mars 11:11

      @velosolex

      Non, quatre îles au départ : les trois qui forment la république un temps islamique des Comores et Mayotte.

      « Le référendum aurait dû » dites-vous alors dites-moi pourquoi les grands ensembles africains colonisés par la France, AOF et AEF ont été séparés en de nombreux pays ?
      Sinon le point de vue que vous défendez reste bien sûr recevable sauf qu’il doit admettre et qu’il a dû s’accommoder de variantes.

      Quant à l’acception du mot peuple, elle gêne bien des états centralisés, la France parlant de peuple français formé de « populations » distinctes...

      Lisez mieux l’article, lisez donc tous les posts et vous verrez que la coexistence de Mayotte avec la Grande-Comore et surtout Anjouan, dominatrices, était loin d’être idyllique sur des siècles qui plus est.

      Et le Timor oriental incrusté dans la grande Indonésie, ne trouvez-vous pas que cela relève d’une situation absurde ?

      Concernant l’état d’esprit des Mahorais, là encore renseignez-vous, ils veulent rester français pour vivre libres. Alors votre parti-pris de mépris quand vous parlez de gros sous... Des gros sous, ne soyez pas ridicule, 0,3 % de la population pour 0,2 % des dépenses annuelles de la 5ème ou 6ème puissance mondiale !.

      Ce n’est pas une question de schizophrénie, c’est la France qui est venue coloniser, elle reste responsable et doit assurer son histoire et non se tenir coite comme pour le Kurdistan jadis sacrifié, suite au Traité de Sèvres, avec la complicité du Royaume-Uni. 


    • velosolex velosolex 9 mars 12:53

      @Ben Schott
      « Fou qui se tait passe pour un sage ! » Comme on dit chez nous


    • velosolex velosolex 9 mars 13:08

      @Jean-François Dedieu
      Si l’histoire restait figée, nous serions toujours romains, ou l’Algérie serait toujours soit disant française, et les indes britanniques. Les clivages liés à la colonisation amènent le genre de conséquences que tout le monde connaissait, et qui était déjà à l’oeuvre en Guyane : Un pré carré générant des effets induits en termes de catastrophe endémique.

       Je n’ai jamais foutu les pieds là bas, en n’ai pas l’intention d’y aller. Ce qui ne me rend pas forcément moins pertinent, n étant pas parti prenante, ce qui aboutit forcément à une langue de bois quand on la commente vue d’un camp. 
      Il est évident que cette situation ne durera pas, qu’elle est insupportable, d’un coté et de l’autre, et que développer flics et contrôles revient à mettre un cautère sur une jambe de bois. 
      Il faudrait donc évidemment traiter l’ensemble, et non se réduire à traiter l’infection avec un coton tige et de l’aspirine
      Sans doute que les inconséquences administratives et le manque d’anticipation, dans une politique de j’en foutre, ont abouti à des curiosités extraordinaires en ce monde, pourvoyeuse de colère, et d’un sentiment d’indignité et d’injustice pour ceux qui sont restés derrière la ligne blanche. 

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