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Accueil du site > Tribune Libre > Médiapart, un détail oublié !

Médiapart, un détail oublié !

Les révélations de Médiapart, outre le contenu des propos de M. Benalla, montre que M. Benalla n'a pas respecté les clauses de son contrôle judiciaire puisqu'il a conversé avec un homme aussi mis en cause dans l'affaire du tabassage de manifestants en mai 2018 ; les mis en cause ont usurpé une fonction de maintien de l'ordre.

Nous devons respecter le principe qu'un journaliste n'a pas à révéler ces sources, l'indépendance de la presse doit garantir la liberté d'être informé.
Or, l'article de presse révèle que M. Benalla aurait bafoué une décision judiciaire puisqu'il n'aurait pas respecté les modalités du contrôle judiciaire.
Alors, il semble juste que la justice vérifie si la personne mise sous contrôle judiciaire, ne se joue pas d'elle.
Dans ce cas, une perquisition avec 2 procureurs et 3 policiers est conduite pour avoir les preuves de la violation du contrôle judiciaire par M. Benalla. La perquisition aurait pour finalité de "charger" M. Benalla.
.
Or, la perquisition est dans le cadre d'une enquête ouverte par le parquet pour atteinte à la vie privée de M. Benalla. Ainsi la justice agit pour mettre en défaut l'article de presse qui n'a pas le droit de faire état de la vie privée (à défaut de consentement du mis en cause). Il est donc reproché au journal une révélation sur un événement privé portant atteinte au contrôle judiciaire.
Qu'un avocat défendant son client, utilise cette stratégie pour remettre en cause la valeur de la preuve, puisqu'elle a été obtenue en violation de la vie privée, j'entends l'argument. L’acquittement pour vice de forme est prévu en droit.

Or, la justice devrait d'abord s'assurer que ses décisions sont respectées ; cette surveillance de ses décisions je peux entendre qu'il y ait des failles tant le chantier peut être immense.
Cependant, quand un article de presse révèle l'anomalie, la justice doit d'abord s'assurer si le fait est vrai ou faux.
Si celui-ci est vrai, M. Benalla aggrave son dossier.
Si celui-ci est faux, alors dans un second temps, la diffamation peut être du ressort de la justice.
Une perquisition est un acte de justice important.
Il est donc choquant et inquiétant que la justice n'ait pas le souci d'agir dans le sens du respect de sa propre institution mais dans l'intérêt d'un homme fusse-t-il ancien garde du corps du Président de la République.
Tout se passe donc comme si la justice minimisait la légèreté de cet homme qui utilise le sceau de l'état pour des faux et qui joue aux faux policiers. Comment un homme aussi manipulateur a-t-il pu échapper à la certitude de jugement du Président, à se jouer de l'organisation au sommet de l'Etat ?
Nous sommes loin de l'indépendance de la justice et du pouvoir.
Pourquoi la justice accepte qu'un justiciable se joue d'elle ?
C'est une jurisprudence inespérée !

Pourquoi la justice prend le risque de s'attaquer à la presse, de perquisitionner un journal pour défendre un garde du corps qui se croit tout permis au lieu de vérifier que ce garde du corps se moque des institutions du pays.

Nous avons bien compris qu'au sommet de l'Etat, les moyens d'obtention d'informations par MédiaPart inquiète.

Pourquoi, le pouvoir prend le risque d'être liberticide au regard de la presse, pour un subalterne.
Que cache la faiblesse partiale de la justice ?
Cette affaire Benalla est grave n’en doutons pas.
Autant nous pouvons comprendre qu’un manipulateur trompe son monde, c’est pourquoi il est manipulateur.
Mais une fois débusqué, la légèreté quant aux passeports diplomatiques est inquiétante.
Nous devons savoir.
C’est une affaire d’Etat capitale. M. Macron ne pourra pas se cacher toujours derrière sa suffisante brillance intellectuelle. Pour sa conquête du pouvoir, il n'a pas hésité à bousculer Flambi, à profiter de l'affaire Fillon qui sort opportunément. Son aide bénévole en 2010 pour sortir des difficultés financières le journal Le Monde a montré la réalité d'un double jeu.

 


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6 réactions à cet article    


  • Arthur S François Pignon 7 février 09:28

    Une concaténation de conjonctions de coordination n’a jamais abouti à un raisonnement, même par hasard...


    • JL JL 7 février 10:33

      @François Pignon
       
      ’’Une concaténation de conjonctions de coordination n’a jamais abouti à un raisonnement, même par hasard... ’’
       
      en effet, et surtout quand cette concaténation aboutit à des amalgames pitoyables entre ce qui relève du Judiciaire et ce qui relève de l’Exécutif.
       
      Pour qui a écouté Edwy Plenel hier soir sur France V, cet « article » ici est une répétition maladroite et fautive de l’argumentaire développé par le directeur de Médiapart.



      • keiser keiser 7 février 10:39

        Dans cette affaire dans l’affaire, je ne sais pas si l’on peut parler de la justice.

        En ce qui la concerne, il y a un juge chargé de l’affaire N°1, avec qui Médiapart à collaboré et l’instruction est en court

        .

        Pour notre affaire de perquisition c’est le ministère public qui agit sur demande de Matignon et à ce jour, il n’y a pas de renvoi devant le juge pour décider de la suite.

        Alors il me semble que dans l’instant, la justice n’est pas encore en cause.

        Car c’est le parquet qui fait son enquête préliminaire.

        Pardon mais c’est ma perception et je peux très bien me tromper. smiley 


        • ETTORE ETTORE 7 février 11:47

          Ca pue le règlement de compte à plein nez.

          Les forces opposées en présence avancent leur pions, coup après coup, entre fuites et despotisme.

          Ces tirs de bombes puantes sont sensé passer au dessus du peuple, mais voilà.....

          La multitude sert de chair à canon, désinformée par les uns, énuclée par les autres.

          Je ne sais pas par qui sera planté le drapeau de la victoire, par contre, je sais que se sera douloureux, car je vois bien comment les trous pour le faire tenir sont pratiqué la dans tête des gens à coup de flah ball.


          • Berkano Othala 7 février 12:27

            Benalla revenait aussi du Tchad ,puis de Russie ,et bien d’autres endroits pour probalement blanchir de l’argent mafieux ,on suppose.D’où proviennent les fonds,et où vont ils ? Macron ne proptège pas Benalla parce qu’il l’aime bien , mais de la même manière qu’il a fait du racollage putassier auprès de la city pour déplacer l’activité boursière , peut être que Benalla était le vrp de notre ex banquier de Président ,pour son ex banquier d’employeur . Si 300 000 euros est une miette de la part du gâteau pour Benalla ...quelle est la part pour la présidence ,et son ex patron . 20 voyages en quelques mois ça doit rapporter, bien plus que Sarkozy en Libye ,ou Chirac avec le libanais Hariri .Mais bon , la presse et la justice ne semblent pas curieuse . Les gilets jaunes s’en souviendront .

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azerty12


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