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Accueil du site > Tribune Libre > Merci Monsieur Geremek

Merci Monsieur Geremek

C’est un fait grave qui est en train de se dérouler en Europe et c’est en Pologne que ça se passe. » C’est François Bayrou qui le dit et il a raison. Pour n’avoir pas obéi à une nouvelle loi polonaise inique sur la « décommunisation », une loi décidée par les deux sinistres jumeaux qui dirigent aujourd’hui le pays, Bronislaw Geremek, un des grands démocrates européens, ancien chef de la diplomatie polonaise, grande figure de l’opposition anticommuniste et du syndicat Solidarité, va perdre son mandat de député européen.

Geremek est le seul des cinquante et un eurodéputés polonais à ne pas avoir déclaré s’il avait ou non collaboré avec les anciens services secrets communistes, comme la nouvelle loi lui en faisait l’obligation. Une chasse aux sorcières sordide qui en dit long sur l’état de suspicion que le gouvernement polonais est en train d’imposer à son pays. La création d’une sorte de « ministère de la Vérité » indigne d’un pays membre de l’Union européenne.

Il faut écouter Bronislaw Geremek parler de l’Europe, parler de son pays, dans un français parfait. Son intelligence, son humanité, une certaine forme de sagesse forgée par des décennies de combats politiques transparaissent à travers ses mots.

Il faut aussi se souvenir de l’hypocrisie des grands mouvements politiques européens qui ont empêché Geremek de devenir le président du Parlement européen en 2004. Il avait été battu par le socialiste espagnol Josep Borrel, par 388 voix contre 208, battu par une alliance de circonstances des communistes d’une part et de l’alliance contre nature des conservateurs et des socialistes, bien décidés à se partager les postes et le pouvoir. Cette élection, qui aurait pu avoir valeur de symbole, s’est transformée en petit arrangement politicien.

Il faut relire enfin le magnifique texte de François Bayrou dans le journal Le Monde, le 20 juillet 2004, à la lumière de l’élection présidentielle française de 2007 et à l’ombre des ennuis de Geremek dans la Pologne d’aujourd’hui.

« Bronislaw Geremek sera candidat demain à la présidence du Parlement européen. Cette phrase est toute simple. Elle n’a l’air de rien. On dirait de la politique. Pourtant il ne s’agit pas de politique, il s’agit d’histoire. Il s’agit pour l’Europe, en élisant le président de son Parlement, de dire ce qu’elle veut être, de le dire à elle-même, et de le dire au monde. »

« Tout cela est d’une telle force qu’à la vérité, c’est à l’unanimité que le premier Parlement de l’Europe libre aurait dû élire Geremek. Pourtant, on hésite à le dire, les appareils partisans, la droite européenne du PPE et les socialistes européens du PSE ont décidé de changer ce jour historique en un jour de médiocre politique. »

« Et voilà que la première décision que les socialistes européens et la droite européenne ont prise dans l’ombre des couloirs de Bruxelles, c’est de s’entendre pour verrouiller le Parlement et pour se partager la présidence moitié-moitié ! Les socialistes, particulièrement les socialistes français, ont accepté sous la table l’accord avec la droite honnie, pourvu que le candidat socialiste soit élu pour la première partie du mandat ! Et la droite, particulièrement la droite française, s’apprête à voter socialiste, contre Geremek, pourvu qu’elle en soit récompensée en obtenant la deuxième partie du mandat ! Et après cette dérision, ils viendront nous parler de démocratie, avec des trémolos... »

Contre une bipolarité de façade, une opposition factice, un déni de démocratie, une hypocrisie politique portée à son paroxysme, Bayrou, déjà en 2004, oppose sa liberté de choix, sa vision différente de l’Europe, son sens de l’Histoire, sa façon de penser la politique. Tout y est.

Que se serait-il passé si Geremek était aujourd’hui président du Parlement européen ? Les inquiétants siamois de Varsovie se permettraient-ils la même désinvolture ? Il est peut-être un peu tard pour s’offusquer, messieurs les députés socialistes et conservateurs de Strasbourg. L’occasion était belle. C’est votre échec qui revient aujourd’hui comme un boomerang.

Signons la pétition de soutien à Bronislaw Geremek.


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97 réactions à cet article    


  • Nicolas Proix 27 avril 2007 12:54

    Article intéressant, qui a le mérite de remettre un peu plus à la place qu’elle devrait occuper la crise polonaise, bien plus grave pour l’Europe, et, quoi qu’on en dise, pour la France, que des histoires de débats, télévisés ou non.

    Je me permets juste de relever une inexactitude : « Geremek est le seul des 51 eurodéputés polonais à ne pas avoir déclaré s’il avait ou non collaboré avec les anciens services secrets communistes ». Oui . . . et non. Il ne l’a sans doute pas fait dans le cadre de cette nouvelle loi à tendance révisionniste, mais . . .

    « Quand je me suis présenté aux élections (européennes) il y a trois ans, j’ai rempli toutes les conditions de la loi électorale, notamment en certifiant dans une déclaration que je n’avais jamais collaboré à la police secrète », dit-il lui-même.

    Ce qui aggrave encore l’accusation, qui se double alors d’une accusation de mensonge ou de dissimulation, ce qui n’a évidemment aucun sens.

    Par ailleurs, la mise en accusation de Tadeusz Mazowiecki, de la même manière, me semble encore plus grave. Mazowiecki ayant été le Premier Ministre de la « transition » entre communisme et démocratie, c’est cette transition qui est remise en cause. La Pologne est le seul pays du bloc soviétique a avoir vécu paisiblement cette transition, à coups de « table ronde », de négociations.

    Remettre en cause cette évolution (à laquelle les deux frères Kaczińsky ont participé en tant que membres actifs et dirigeants de Solidarność, et proches de Lech Wałęsa), c’est vouloir (rétrospectivement, dix-huit ans après les faits . . . ce qui ne manque pas d’être malsain) quelle transition ? Révolutionnaire ? Sanglante ? Ou alors à la roumaine, avec un lynchage sans procès ?

    La vraie question, c’est : QUI les jumeaux cherchent-ils à convaincre. La réponse n’est pas difficile, cherchez bien . . . aux yeux de qui sont-ils la « jeune Europe », celle qui se démarque de la France, de l’Allemagne et . . . de la Russie . . . ?


    • L'enfoiré L’enfoiré 27 avril 2007 13:38

      Bonjour,

      Je n’ai jusqu’ici volontairement jamais intervenu dans les élections qui ne sont pas les miennes. Etant Belge, je ne vais me mêler de ce qui ne devrait pas me toucher. Modération, même chose, je saute sans donner mon avis. J’ai eu l’occasion d’exprimer l’absolutisme dans les articles qui paraissent sur AV en exprimant mon désaccord pour l’exclusivité. Aucun autre article ne parvient plus à passer. Raison principale : « Pas en rapport immédiat avec l’actualité ». Comme si l’actualité était seule Bleu-Blanc-Rouge. Je vois Noir-Jaune-Rouge pour rappel. Je choisi cet article mi figue mi raisin pour me dissimuler dans le moins de vagues possible.

      Cela ne veut pas dire que je n’ai pas mes idées. Certains connaissent mes sentiments. Je vais essayer d’être général sans donner de nom. J’ai eu un article que j’ai écrit et qui avait pour titre « Au diable les partis ». Donc volontairement contestataire et critique. Mon avis y est clairement et nettement exprimé. Il est certain que cela va à l’encontre de ce que l’on semble demander aujourd’hui politiquement. « Sembler » parce que dans le fond, on n’aime pas trop après les élections. Prendre parti pour une idéologie ne veut pas dire être dans un parti. De nombreuses fois, j’ai voté pour des partis différents en fonction des idées mises dans un programme et de la situation du moment. Je suis en somme très médian. Près à me tourner vers la gauche ou vers la droite ou vers des horizons plus nouveaux encore. Le centre est naturellement une position d’attente. Médiateur, je l’ai été très souvent. C’est dans mon caractère. Je ne donnerai pas de nom, j’ai suivi vos débats plus que prévu. J’étais en vacances en France en avril donc j’ai eu mon compte.

      Alors pour le fond de l’article. Je dirais qu’être dissident est une obligation morale pour les générations qui suivent. Sortir du carcan et surtout de l’ignorance des problèmes car il est toujours plus facile de ne pas voir, est une un manque d’idéologie qui plaît au haut de l’échelle. Nous sommes en démocratie donc il faut fermer sa porte de garage mais pas « la » fermer. Je ne l’ai jamais fait. Ma « vérité » n’en est qu’une parmi d’autres mais il faut la défendre. Je l’écris et je le commente comme ici. Oser et oser encore. Est une devise. smiley


      • Bill Bill 27 avril 2007 13:54

        Tout à fait l"enfoiré ! D’autant que le personnage est controversé !!! Tous les députés ont répondu, sauf lui !!!

        Désolé de toujours remettre Daoudal, mais il est particulièrement instructif de le lire sur ce sujet :

        L’affaire Geremek (suite) L’ectoplasme des Affaires étrangères prend position à son tour dans l’affaire Geremek, au nom de la France. Hélas. Douste-Blazy propose que le Parlement européen vote une résolution pour demander aux autorités polonaises de laisser à Geremek son mandat de député européen, et que le Conseil européen demande officiellement aux autorités polonaises qu’elles « retirent leur plainte (sic) vis-à-vis de M. Geremek ».

        Quant à Nicolas Sarkozy, il apporte son soutien à l’historien polonais en ces termes : « Je connais M. Geremek pour qui j’ai beaucoup d’admiration. Soupçonner M. Geremek, ça ne manque pas de sel, lorsqu’on sait le rôle qu’il a joué à Gdansk avec Lech Walesa. C’est particulièrement inadmissible de soumettre M. Geremek à cette nouvelle législation. » Et d’ajouter : « C’est très préoccupant ce qui se passe en Pologne aujourd’hui. »

        On croyait que Sarkozy était pour le respect de la loi. Car il s’agit d’une loi démocratiquement votée par le Parlement polonais et signée par le président de la République.

        D’autre part, ou bien Sarkozy ne sait rien du passé de militant communiste stalinien de Geremek (y compris en France), ou bien il fait l’imbécile (comme le président du PE Pöttering affirmant que Geremek « s’est toujours engagé pour la démocratie dans son pays »...)

        Le « débat » qui a eu lieu hier au Parlement européen fut proprement, et sans surprise, totalitaire. Il s’agissait de montrer que les députés soutenaient unanimement Geremek, d’une seule voix avec Cohn-Bendit dénonçant les « méthodes staliniennes ou fascistes » du gouvernement polonais. Les députés du parti au pouvoir en Pologne n’ont pas eu le droit à la parole...

        Face à la désinformation, là aussi totalitaire, qui règne dans cette affaire, il convient de rappeler ce qu’est la fameuse loi de « lustration ».

        Il ne s’agit en aucune manière d’une « chasse aux sorcières », mais d’une opération de vérité. De la vérité qui rend libre. Les personnages publics doivent faire une déclaration sur leurs éventuelles relations avec les services de la police politique communiste. Ces déclarations sont confrontées avec les éléments dont dispose l’Institut de la mémoire polonaise. Si la déclaration concorde avec ces éléments, il n’y a pas de problème. Quoi qu’ait fait le personnage en question. S’il a collaboré activement avec la police secrète, et s’il le reconnaît dans sa déclaration, il garde son statut actuel, et cette reconnaissance lui garantit même l’immunité : il ne peut pas être inquiété sur le plan pénal. C’est seulement s’il s’avère qu’il a menti, ou s’il refuse de faire la déclaration, qu’il perd, de façon automatique, son emploi public.

        Il s’agit donc exclusivement de savoir la vérité sur ce qu’ont fait ou n’ont pas fait, du temps de la Pologne communiste, ceux qui aujourd’hui ont des postes publics. Cela fait partie de ce que l’on appelle aujourd’hui le « devoir de mémoire ». Mais ceux qui ont cette expression plein la bouche en refusent la mise en œuvre quand il s’agit de connaître la vérité sur le communisme.

        Cela dit, en ce qui concerne Geremek, il a surtout trouvé ce prétexte pour monter une opération politicienne, au niveau européen, contre le gouvernement de son pays, tout en faisant un clin d’œil aux camarades de sa jeunesse, et à la gauche européiste...

        http://yvesdaoudal.hautetfort.com/

        Par Bill


        • Bill Bill 27 avril 2007 14:03

          "Bronislaw Geremek est le seul des 51 députés polonais au Parlement européen qui n’ait pas déposé sa déclaration sur son éventuelle collaboration avec la police secrète communiste. La date limite était le 15 avril. Geremek, menacé d’être déchu de son mandat, dénonce avec vigueur la loi de décommunisation, et appelle à la rescousse tous les « démocrates » européens, qui défendent comme un seul homme ce personnage que l’AFP n’hésite pas à qualifier de « figure légendaire de l’ancienne opposition anticommuniste ».

          Le président du Parlement européen, Hans Gerd Pöttering, déclare : « Bronislaw Geremek est une personnalité politique hautement estimée qui s’est toujours engagée pour la démocratie dans son pays et l’unification de l’Europe. Nous examinerons tous les moyens juridiques pour qu’il puisse continuer son travail. »

          Naturellement la France s’en mêle. Catherine Colonna fait savoir qu’elle a téléphoné à cette « grande figure de la démocratie polonaise » pour « l’assurer de son amical soutien et de sa solidarité », et qu’elle a saisi le Parlement européen. Elle ajoute : « Pays fondateur de l’Union européenne et lieu du siège du Parlement européen, la France est particulièrement vigilante sur le respect des valeurs fondamentales sur lesquelles repose la construction européenne ».

          Quant à François Bayrou, il défend bec et ongle son « ami » Geremek et s’en prend avec une violence ahurissante au gouvernement polonais...

          En réalité, Bronislaw Geremek est le type même du personnage qui devrait déclarer ce qu’ont été exactement ses relations avec le parti communiste polonais.

          Il le doit déjà en tant qu’historien. Car voilà un curieux historien qui refuse de témoigner de sa propre histoire...

          Mais surtout, avant d’être un européiste libéral, Bronislaw Geremek a été un militant communiste. Ayant été convaincu de la vérité du marxisme au cours de ses études, il a adhéré en 1950 au parti communiste polonais, dont il a été un militant actif pendant 18 ans. C’est ainsi qu’il était engagé pour la démocratie dans son pays, comme dit Pöttering. Il a quitté le parti en 1968, quand les chars soviétiques sont entrés à Prague.

          En 1956-57, il a étudié à Paris, à l’Ecole pratique des Hautes Etudes, ayant donc signé des papiers de collaboration avec la police secrète de l’Etat dirigé par le parti dont il était un membre actif. Fin 1962, il prend la direction du Centre de civilisation polonaise qui vient d’être créé à la Sorbonne. Dans ces années-là il rejoint le courant dit révisionniste du Parti communiste français. Entre 1965 et 1980, il est enseignant à l’université de Varsovie. Il va ensuite faire partie des intellectuels communistes antistaliniens autogestionnaires (qu’on dit souvent « trotskistes »), qui vont participer à la création de Solidarité, et il va devenir « conseiller personnel » de Walesa.

          Si l’on va au-delà de la mythologie de Solidarité (dont les effets ont été bien réels) pour se reporter aux textes de revendications du syndicat, on constatera qu’ils sont empreints de l’idéologie socialiste révolutionnaire que leur insufflaient ces intellectuels. Geremek n’était certainement pas une figure anti-communiste, il était alors un dissident du communisme officiel au pouvoir, après avoir été un militant de ce communisme officiel. En 1989, il sera l’un des principaux médiateurs entre le gouvernement et Solidarité...

          Après la chute du communisme, il va devenir libéral et européiste, tout en restant ancré à gauche. Il est membre du comité d’orientation scientifique de l’association À gauche en Europe, []fondée par Michel Rocard et Dominique Strauss-Kahn, et depuis l’an dernier il préside la Fondation Jean-Monnet pour l’Europe.

          On remarquera que face à l’agitation vertueusement « démocratique » de ceux qui cherchent tous les prétextes pour s’en prendre à la Pologne, la Commission européenne fait savoir qu’elle n’a pas à se prononcer sur une loi polonaise.

          Selon cette loi, Geremek doit être déchu de son mandat de député européen. Ce qui serait tout simplement normal. Non seulement la notoriété internationale du personnage ne le met pas au-dessus de la loi, mais cette notoriété, et ses qualités universellement reconnues d’historien, devraient au contraire l’inciter à donner l’exemple.

          Cela dit, la loi en question n’est pas encore définitive. Elle sera examinée entre le 9 et le 11 mai par la Cour constitutionnelle polonaise, qui a été saisie par l’opposition et par le médiateur. La décision de déchoir Geremek de son mandat appartient au président de la Diète , qui pour l’heure est toujours Marek Jurek. Celui-ci a indiqué qu’il demanderait des « expertises juridiques complémentaires »..."

          Voici je crois qui permet de se faire une idée plus complète.

          Il faut dire que l’Union a la Pologne dans le collimateur, pensez donc ! Un pays qui est resté catholique, et qui se déclare plutôt contre l’avortement ! Si même les droits de l’Homme s’en mèlent...

          Bill


        • Nicolas Proix 27 avril 2007 15:45

          @ Bill

          Je suis assez réticent à lire la prose de Monsieur Daoudal. J’ai vaguement l’impression que, dans tous les cas de figure, il s’agit de plaquer des sentiments français sur un cas polonais. Pour le défendre comme l’attaquer, d’ailleurs.

          Attaquer Bronisław Geremek sous le fallacieux prétexte qu’il « a adhéré en 1950 au parti communiste polonais, dont il a été un militant actif pendant 18 ans », c’est vraiment le type même de procès d’ignorance fait aux Polonais de cette époque. Facile à dire ! Nous étions à l’Ouest. En 1950, Staline vivait encore. Pour avoir une quelconque place dans la société polonaise, comment faire autrement que d’être communiste ?

          Je vais peut-être vous apprendre quelques chose, mais le communisme polonais d’après-guerre n’était justement pas celui de l’URSS. C’était le seul Parti de l’Est qui avait permis de garder une certaine forme de propriété privée, qui tolérait l’Église, grâce aux accords entre Gomułka et le cardinal Wyszynski, etc.

          Or, tout cela s’est terminé en . . . 1968, quand le même Gomułka n’a eu d’autre choix, sous la pression du bien-aimé « grand frère », que d’intervenir en Tchécoslovaquie pour contraindre Alexander Dubček à annuler ses réformes trop « occidentalistes ». Le durcissement du régime et le remplacement de Gomułka par Gierek datent de cette époque-là également (1970).

          Il n’y a donc rien que de très logique au départ de Geremek du communisme.

          On a fait le même procès à Günter Grass et à Joseph Ratzinger à propos des Jeunesses Hitlériennes. Voyez le ridicule du parallèle.

          A quoi bon reprocher des faits aussi anciens - et franchement aussi peu répréhensibles quand on sait ce qu’enduraient opposants et résistants - à des personnes qui ont eu toutes les occasions de prouver leur opposition à ces régimes déviants ?

          Pour ce qui est de la méthode de transition, toute en négociations, je ne vois pas où est le mal dans l’affaire, et je crois y avoir déjà suffisamment répondu dans mon précédent commentaire.

          Par contre, je ne vois vraiment pas ce que vient faire ce commentaire final dans l’histoire : « Il faut dire que l’Union a la Pologne dans le collimateur, pensez donc ! Un pays qui est resté catholique, et qui se déclare plutôt contre l’avortement ! Si même les droits de l’Homme s’en mèlent... »

          Voilà tout à fait le type même de commentaire qui ne peut exister que sous la plume d’un Français. Rappel (d’il y a seulement 3 ans . . .) : sur 25 pays préparant la Constitution Européenne, combien se sont opposés à la mention de « l’héritage chrétien » de l’Europe ? (Qui est une évidence pour moi, mais je ne m’étends pas là-dessus, je suis prêt à en discuter ailleurs). Combien ? Deux. France et Belgique. Donc prétendre que l’Europe s’oppose au catholicisme polonais, c’est un « anatopisme », si je peux me permettre (par analogie avec l’anachronisme).

          Et, de toute façon, honnêtement, . . . quel rapport ? Ce qui est en cause, c’est le bien-fondé de cette loi qui me semble effectivement excessive et légèrement malsaine . . .

          Oui, j’ai signé la pétition pour soutenir Pan Geremek et Pan Mazowiecki. Nie ma problemu dla mnie.


        • Bill Bill 27 avril 2007 16:53

          Bon, alors je vais vous répondre de suite, puisque mon commentaire semble avoir été mal compris...

          Yves Daoudal est toujours intéressant à lire, et nous donne un point de vue qui est le sien. Cependant les informations qu’(il donnesont tout à fait complémentaires, et nous renseignent sur la réalité de la situation.

          Il ne me semble pas qu’il s’agit en Pologne de faire la chasse aux sorcières, et il me parait légitme de la part du gouvernement de demander à chacun d’indiquer sa position par rapport à cette époque, tout le monde l’a fait là-bas, aussi il ne me semble pas normal que ce personnage s’y refuse, ce qui le rend peu crédible.

          En ce qui concerne la pologne et le catholicisme, il faut savoir que l’Union européenne est plutôt opposée à priori à ce genre de manikfestation, considérant l’avortement comme un droit, qu’elle met dans les droits de l’homme, tout comme le droit à l’enseignement. Il y a par ailleurs un bras de fer actuellement entre la Poloigne et l’Ue au sujet de l’éducation sexuelle dans les écoles. Par ailleurs le gouvernement Polonais a rappelé dernièrement qu’il était pour que les racines chrétiennes de l’Europe soient notifiées dans la constitution.

          Pour en revenir à cette loi, je crois que c’est une bonne démarche en soi. On en parle une bonne fois, et puis après on en parle plus...

          Quoi qu’il en soit, je crois que c’est au Polonais qu’il appartient de se définir là-dessus, et que le passage du communisme doit être exorcisé chez eux.

          Pour compléter, c’est un pays que j’apprécie depuis que j’ai rencontré la femme d’un ami, qui est Polonaise, et qui m’assure par ailleurs, qu’il ne faut pas trop écouter le mal qu’on dit ici du gouvernement de là-bas, qui est bien moins mauvais que ce qu’on en dit ici...

          Bill


        • L'enfoiré L’enfoiré 27 avril 2007 18:04

          Salut Bill,

          Je me permets de citer un billet d’un de nos journalistes, que j’aime beaucoup et qui donne un billet de la sorte tous les matin à la radio . Au sujet de l’affaire, il dit :

          Je vous parlais hier de cette loi polonaise de lustration à laquelle Bronislaw Geremek avait refusé de se soumettre et puis voilà que, dans la foulée, on apprend que Tadeusz Mazowiecki, le premier des premiers ministres polonais d’après la chute du Mur, a fait pareil il y a quelques jours. Geremek, Mazowiecki ? Ce serait donc toujours les mêmes ? Geremek a 75 ans, Mazowiecki 80. A quel âge exactement arrête-t-on d’être dissident ? Et dites-moi, Sophie, est-ce que les dissidents font des enfants ? Parce que sur les eurodéputés polonais qui sont quand même 54, Geremek est le seul à n’avoir pas signé sa déclaration. Il y a un homme, un poète, dont nous fêtons ces temps-ci les cent ans de la naissance, qui était dans les maquis de Provence pendant la guerre, la même guerre que Geremek passa dans le ghetto de Varsovie, et qui a écrit ceci : « Notre héritage n’est précédé d’aucun testament ». Ce poète, c’est René Char. Il disait aussi : « Pour qu’un héritage soit réellement grand, il faut que la main du défunt ne se voie pas ». Les mains de Geremek et de Mazowiecki sont toujours vivantes, peut-être qu’elles se voient trop et que personne n’ose les saisir ? Qu’elles sont difficiles à prendre, les mains des hommes qui ont pétri l’histoire et qui l’ont empoignée. Mazowiecki et Geremek ont tous deux connu les prisons de la Pologne de Jaruzelski. Ils ne laisseront d’autre héritage que ce devoir de désobéissance auquel nul n’est astreint. Car de quoi peut-on être dissident aujourd’hui, quand nous acceptons un peu plus tous les jours les choses qui nous révoltaient hier ? Et nous qui n’avons pas connu la prison, l’aurions-nous signée, cette loi de lustration ? Nous qui nous habituons à tout et qui nous accoutumons du reste ?

          Paul Hermant


        • Marie Pierre 27 avril 2007 18:34

          Tout à fait d’accord avec le commentaire de Nicolas


        • L'enfoiré L’enfoiré 27 avril 2007 18:46

          @marie-pierre,

          Moi, aussi, ok avec Nicolas. De la confusion de langage qui peut arriver, j’en donne une raison plus bas.

          Brassens l’a chanté tellement bien : « Mourir pour des idées d’accord, mais de mort lente... ». smiley


        • Senatus populusque (Courouve) Courouve 27 avril 2007 19:24

          Et Montaigne avant Brassens :

          « Je suivrai le bon parti jusques au feu [le bûcher], mais exclusivement si je puis. » Essais, III, i.


        • Mangeur Vasquez Philomuse 27 avril 2007 23:12

          En France nous avons aussi connu l’occupation, mais ce n’était pas une bonne raison pour chanter la gloire des collabo à la fin de la gurre !


        • Boileau419 Boileau419 28 avril 2007 03:22

          Magnifique ! Encore heureux que vous étiez là pour mettre les points sur les i, j’étais prêt à croire sans partage la version de l’auteur de l’article.


        • Internaute Internaute 27 avril 2007 14:15

          Le deux poids deux mesures est une caractéristique permanente chez les bien-pensants. Ils s’offusquent d’un côté que l’on demande aux anciens collabos des tortionnaires de l’Est de remplir une déclaration sur l’honneur mais ils trouvent tout à fait normal de bannir n’importe quel prof de fac comme Gollnish parce qu’il a dit qu’il fallait laisser l’histoire aux historiens ou de bannir le Président d’Autriche et de l’ONU Kurt Waldeihm parcequ’il était dans la wermacht pendant sa jeunesse. Le ridicule ne tue plus mais à ce niveau cela devient une obsession totalitaire.

          La seule conduite saine à tenir est l’oubli. Le devoir d’oublier doit être résolument opposé au devoir de mémoire.

          On n’avance pas en ressassant indéfiniment les vieilles rancunes qui avec le passage des genérations deviennent de fait de vieilles chimères.


          • Bill Bill 27 avril 2007 14:20

            Je suis d’accord l’Internaute, il y a actuellement une dérive totalitaire des institutions européennes, qui est pour le moins inquiétante ! On a pu espérer que l’Union nous pousserait à corriger nos travers, mais j’ai bien peur que ce ne soit le contraire qui se produit !

            Bill


          • Nicolas Proix 27 avril 2007 16:07

            « La seule conduite saine à tenir est » . . . ah non. Pas l’oubli, désolé. Sinon, on fait les beaux jours des répétitions incessantes de l’Histoire (et particulièrement de ce qu’il y a de pire dans ces répétitions).

            Mais vous avez parfaitement raison dans le paragraphe suivant : « On n’avance pas en ressassant indéfiniment les vieilles rancunes . . . ». Alors ?

            Oserais-je utiliser un terme chrétien, au risque (qui m’est tout à fait indifférent) de me faire traiter d’intégriste, de Polonais ou de clérical ?

            Alors, pour moi, la seule conduite saine à tenir, c’est le pardon.


          • Bill Bill 27 avril 2007 16:55

            « Alors, pour moi, la seule conduite saine à tenir, c’est le pardon. »

            Tout à fait d’accord !!! Mais le pardon vient après un repentir sincère, au risque de paraitre plus cléricale que vous...

            Bill


          • Céline Ertalif Céline Ertalif 27 avril 2007 17:02

            Non, tu n’as pas tort.

            Mandela ! Mandela ! Voilà un symbole pour seule réponse à ceux qui confondent pression de police politique et devoir de mémoire collective. Ou qui font semblant.

            Cela dit, au présent, il y a des limites à tout et que moi je refuse de franchir. Il y a ci-dessus des lignes qui ne mérite aucun débat mais le combat. Les fascites qui trainent ici commencent à nous pomper l’air !


          • Rayves 27 avril 2007 18:47

            « Les collabos des tortionnaires de l’est ». Cette expression injurie l’histoire de notre pays. Je vous signale que le terme de « collabo » a été choisi pour désigner ceux qui dans notre pays collaboraient avec l’occupant nazi. Il n’a jamais été question de désigner sous ce terme tous les fonctionnaires de l’état vichyste ! Il aurait alors fallu juger en 45 tous les policiers, enseignants, postiers, douaniers qui émargeaient alors au budget de l’état.

            Un peu moins d’ignorance et plus de respect, serait-ce trop vous demander ?


          • alala 27 avril 2007 19:26

            Toujours 2 poids 2 mesures ...

            Et tout ce qui osent le faire remarquer son forcement des mechants fascistes ... Certains refusent meme le terme collabo pour ceux qui ont oeuvrés avec un regime à l’origine de 100 millions de morts ...

            Mais c vrai, pour beaucoup il y a une hierarchie dans l’horreur, comme il y a une hierarchie dans le racisme, pour c gens la les hommes ne seront jamais tous egaux smiley


          • Boileau419 Boileau419 28 avril 2007 03:30

            Je soutiens votre point de vue et me félicite de vos mises au point.


          • Mangeur Vasquez Philomuse 28 avril 2007 23:34

            Je signale aux nostalgiques des chars soviétiques et des régimes fascisto-totalitariste qu’être fonctionnaire c’est servir l’Etat, donc soutenir l’Etat en question.

            Or il s’avère que beaucoup de personne se sont même exilés de leur plein gré pour combattre le régime de leur pays, quand ce dernier était occupé.

            Et ceux qui ont préféré leurs place chaude ont tout simplement collaboré....et je ne vois pas d’autre mot pour qualifier cela.

            Et les véritables ignorants sont ceux qui trouvent normal de collaborer avec des régimes sanguinaires car ils pensent avant tout à leur petite personne au lieu de l’avenir de l’humanité.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 27 avril 2007 14:44

            Première question fondamentale : quelles sont les raisons invoquées par Bronislaw Geremek pour se soustraire à la « nouvelle loi de lustration sur la décommunisation du pays » imposée par le gouvernement de Varsovie ? Monsieur Gemerek répond : « Quand j’ai été candidat il y a trois ans, j’ai rempli toutes les exigences prévues par la loi électorale, y compris celle de remplir une déclaration" de ce type, a-t-il précisé à des journalistes à Strasbourg ». Si tel était le cas, s’agissant par exemple du renouvellement de son permis de conduire, en raison de son âge, et pour des motifs de nouvelles dispositions législatives adoptées depuis peu par le parlement polonais, monsieur Gemerek pourrait-il se soustraire à une telle loi en invoquant le fait qu’il a déjà complété dans le passé les dits formulaires de renouvellement ? L’Europe déclarerait-elle inique l’application d’une telle loi sur la sécurité routière ?

            Deuxième question fondamentale : le gouvernement polonais recherche-t-il par cette loi de la « décommunisation » des coupables à tout prix, au mépris des droits humains ? Il semblerait que cette loi vise à expurger la vie publique d’anciens collaborateurs des services secrets communistes. La Cour constitutionnelle doit se prononcer, après en avoir été saisi par l’ombudsman, sur la conformité de la nouvelle loi avec la Constitution avant le 15 mai prochain. En démocrate qu’il est, Gemerek ne devrait-il pas attendre la réponse de cette Haute Cour avant de déclencher une guerre contre son gouvernement ? Et le gouvernement ne devrait-il pas également attendre la réponse de cette Haute Cour avant de démettre monsieur Gemerek de ses fonctions de député européen ?

            Je partage entièrement cet avis, cité par Bill, d’Yves Daoudal : « Geremek est le type même du personnage qui devrait déclarer ce qu’ont été exactement ses relations avec le parti communiste polonais. Il le doit déjà en tant qu’historien ».

            De deux choses l’une : cette loi est ultra vires, inconstitutionnelle ou elle est parfaitement légitime. C’est ce que devrait décider la Haute Cour constitutionnelle de Pologne. N’y a-t-il pas lieu d’en attendre la réponse avant que l’Europe ne se lance aux barricades ? Et que fera Gemerek si la Cour constitutionnelle valide cette loi ?

            Dernière question : si cette loi avait été le fait du parlement européen (question purement hypothétique) dont il est lui-même député, votée à la majorité, que ferait monsieur Gemerek ?

             

            Pierre R.

            Montréal (Québec)


            • Marsupilami Marsupilami 27 avril 2007 16:29

              Quand on vit sous un régime dictatorial rien n’est simple ni simplifiable dans les prises de positions et les actes des uns et des autres. Qui sait si les valeureux patriotes polonais gémellaires actuels n’auraient pas été les pires apparatchiks (et donc les pires collabos) sous la férule communiste ? Et nous-mêmes, qu’aurions-nous fait à cette époque.

              Ces lois de décommunisation viennent beaucoup trop tard et risquent de stigmatiser des gens qui se sont lourdement trompés, par sincère intoxication idéologique, par suivisme moutonnier ou par opportunisme carriérisme. Seuls les derniers méritent d’être montrés du doigt et éventuellement sanctionnés.

              Gemerek a mon entier soutien ainsi que tous les Polonais qui refusent de se plier à ce retour de bâton qui pue son petit stalinisme nationaliste.

              17 ans après la chute du mur de Berlin, une telle loi est ridicule. Il fallait la promulger tout de suite ou jamais. Un De Gaulle a bien compris ça après la Libération en 1945, même s’il a été un peu trop cool avec certains collabos. Mais faut dire qu’un De Gaulle a lui tout seul cumule plusieurs dizaines de fois l’intelligence conjointe des deux grotesques jumeaux qui gouvernent la Pologne.


            • Bill Bill 27 avril 2007 16:58

              « Un De Gaulle a bien compris ça après la Libération en 1945 »

              Faudrait pas déterrer, même aujourd’hui les ententes entre les communistes et les nazi de l’époque... de Gaulle était face à une situation toute autre, et les communistes avaient un certain impact dans la société à cette époque.

              Je ne crois pas que l’objectif des Polonais soit de faire une sorte d’épuration politique...

              Bill


            • Marsupilami Marsupilami 27 avril 2007 17:14

              @ Bill

              Le jumeaus polonais déterrent, point-barre, parce qu’ils n’ont pas d’autre programme politique que le nationalisme et l’anti-communisme, alors que le communisme est mort et bien mort depuis la chute du mur de Berlin et c’est tant mieux.

              A part ça ? A quoi sert ce que font ces deux sinistres clowns ? Explique-moi, je dois être un peu bouché.


            • Bill Bill 27 avril 2007 19:11

              Vous me faites tous marrer, je suis sûr que vous étiez tous derrière ceux qui aboyaient après Papon, mais comme il s’agit de communistes, houlà, attention, c’est pas pareil, faut faire gaffe à ce qu’on dit !!! Tention ! Les cocos c’est pas pareil, y sont gentils tout plein !!!

              Au fait, qui a lu le livre de Kundera, la plaisanterie ? Hummmm ?

              En l’occurence nous ne faisons que parler d’un pays que nous connaissons tous très peu finalement, et il me semble normal que nous attendions de savoir ce que lesPolonais eux-même en pensent, tout simplement.

              Pour ma part je ne crie pas à l’Hallali, je cherche juste à savoir où est la vérité. Vous êtes tous là à monter sur vos grands chevaux !

              Et ce message s’adresse à Marsupilami, comme à Nicolas...

              Bill


            • alala 27 avril 2007 19:35

              @Marsu

              "Le jumeaus polonais déterrent, point-barre, parce qu’ils n’ont pas d’autre programme politique que le nationalisme et l’anti-communisme, alors que le communisme est mort et bien mort depuis la chute du mur de Berlin et c’est tant mieux.

              A part ça ? A quoi sert ce que font ces deux sinistres clowns ? Explique-moi, je dois être un peu bouché."

              Tu nous la joues specialiste en politique interieur Polonaise ? ou tu ne fais que repeter betement les propos de la gauche radicale ? smiley G mon avis sur la question ;)


            • Marsupilami Marsupilami 27 avril 2007 19:52

              @ Bill & Alala

              Faut en finir avec vos vieilles lunettes & sornettes. Le communisme est mort et c’est tant mieux. Ceux qui tentent de le rescuciter à travers ce genre de lois idiotes sont ses complices objectifs.

              Et c’est un anti-communiste primaire et secondaire qui vous dit ça.

              Vous êtes ridicules d’un point de vue historique.


            • Bill Bill 27 avril 2007 20:05

              Dis donc Marsupilami, c’est pas toi qui t’insurgeais contre Pinochet il n’y a pas longtemps ???

              Bill


            • Bill Bill 27 avril 2007 20:09

              Marsupilami, vas voir le post de Jim plus bas, tu verras ce qu’il en est :

              http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=23294#commentaire1215458

              Bill


            • Senatus populusque (Courouve) Courouve 27 avril 2007 20:11

              C’est bizarre, Bill, chaque fois qu’il est question du communisme, on se heurte au « deux poids, deux mesures ».

              Comme par exemple dans les réactions à l’affaire Boudarel (celui qui s’excusait de la mortalité dans son camp communiste de prisonniers vietnamien en disant que c’était à cause des épidémies, comme dans les camps nazis).


            • IP115 27 avril 2007 20:16

              @Marsu, Bill,

              Pourquoi se facher ... Vous devez savoir que "la conjoncture actuelle doit prendre en compte les préoccupations de la population de base dans l’élaboration d’une restructuration dans laquelle chacun pourra enfin retrouver sa dignité.

              Par ailleurs, c’est en toute connaissance de cause que je peux affirmer aujourd’hui que l’acuité des problèmes de la vie quotidienne interpelle le citoyen que je suis et nous oblige tous à aller de l’avant dans la voie d’une restructuration dans laquelle chacun pourra enfin retrouver sa dignité. Je reste fondamentalement persuadé que le particularisme dû à notre histoire unique entraîne une mission somme toute des plus exaltantes pour moi : l’élaboration d’un processus allant vers plus d’égalité.

              J’ai depuis longtemps (ai-je besoin de vous le rappeler ?) défendu l’idée que la situation d’exclusion que certains d’entre vous connaissent oblige à la prise en compte encore plus effective d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus de justice.

              La situation d’exclusion que certains d’entre vous connaissent interpelle le citoyen que je suis et nous oblige tous à aller de l’avant dans la voie d’un avenir s’orientant vers plus de progrès et plus de justice."


            • Bill Bill 27 avril 2007 20:30

              Euh.. Oui, en effet, là, il n’y a rien à ajouter smiley


            • IP115 27 avril 2007 20:36

              J’ai postulé pour écrire tous les discours de Ségolène Royal Royal ... Qu’en penses tu, j’ai une chance ? smiley


            • Bill Bill 27 avril 2007 20:36

              Voici un commentaire très intéressant que j’ai trouvé sous un post traitant du même sujet :

              "Cette loi n’est pas une idée du gouvernement polonais actuel comme Sarkoran le dit si mal (en écorchant les noms). Elle a été voté le 11 avril 1997 sous le gouvernement de Wlodzimierz Cimoszewicz et sous la présidence d’Aleksander Kwasniewski. Autrement dit, les anciens communistes !

              Et qui a fait la loi ? Une commission spéciale de 3 partis, présidée par Bogdan Pek (SLD, ex-communistes). Les partis étaient donc le SLD, Unia Pracy (centre-gauche) et l’UW (Union des libertés) de notre ami Geremek qui à l’époque était député et membre de la commission des affaires étrangères. Geremek a d’ailleurs signé sa déclaration en 2002.

              Il s’agit donc bien d’une manipulation."

              M’enfin, il faudrait réellement faire des recherches sur ce sujet, je crois que c’est encore plus intéressant que cela parait...

              Bill


            • Bill Bill 27 avril 2007 20:39

              Eh bien... comment te dire...

              Je reste fondamentalement persuadé que la conjoncture actuelle doit s’intégrer à la finalisation globale d’un processus allant vers plus d’égalité.

               smiley smiley smiley

              Bill


            • Bill Bill 27 avril 2007 20:40

              C’était pour IP115 bien sûr...


            • l'Omnivore Sobriquet l’Omnivore Sobriquet 27 avril 2007 23:05

              Merci à tous les deux, Bill et IP115.

              C’est vous les « fâchistes qui trainent sur ce blog et qui commencent à nous pomper l’air » ??? marrant, c’est vous les deux qui avez raison ! Avec « l’internaute » ! en plus vous z’êtes drôles !!

              France 2007 : je crois qu’on n’a pas encore tout bien conclu.


            • Iren-Nao 28 avril 2007 02:54

              C’est de l’humour ?? Vraiment inbitable.....


            • Bill Bill 28 avril 2007 23:33

              Cher Courouve, je crois que c’est pire encore : nos concitoyens prennent la parole officielle pour parole d’évangile ! et ils ne se posent pas plus de questions que cela !

              C’est proprement effrayant ! C’est Big Brother au jour le jour, c’est la propagande qui réussit comme jamais ! Goebbels serait fier en lisant leurs commentaires s’il était à l’origine de toute cette propagande... Essayez de leur dire qu’ils se trompent, prouvez-le par A+B, ils resteront sur leur position. C’est la guerre des mondes !

              Et il faudra qu’un jour quelqu’un s’inquiète de ce que va devenir la démocratie, quand le peuple est manipulé, et fonce dans le panneau en permanence ! Ils ne chercheraient même pas à vérifier, non, ils sont sûrs d’avoir raison. Ils savent qui sont les méchants, inutile de leur demander de raisonner... Vous seriez aussitôt taxé de « fasciste » ! c’est à la fois risible et très triste !

              Toujours heureux de vous lire...

              Bill

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