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Accueil du site > Tribune Libre > Mes chroniques italiennes 12

Mes chroniques italiennes 12

"Sécurité", disent-ils. Mais, sécurité à quel endroit, pour qui ?

Je lis dans "La Stampa", du 26 mai passé, que vingt millions d'euros destinés à ouvrir de nouveaux centres contre la violence sur les femmes ou à financer des centres existants n'ont pas été versés par le gouvernement italien aux Régions. Ils étaient prévus dans le budget 2018. Il semble qu'on soit dans une stagnation quant aux rencontres nécessaires et quant à toutes les activités du déartement en question. Les responsables des organismes de protection des femmes victimes de violences et de leurs enfants ignorent totalement quand les fonds arriveront. Et on ne peut dire que ces structures soient riches.

Comme l'a dit une responsable de "Telfono Rosa", la violence contre les femmes n'attend pas. La Cour des Comptes du pays avait déjà, en 2016, dénoncé la mauvaise gestion de la part des Régions. On avait alors évoqué un manque de recensement des structures existantes ! Et les Régions sont aussi accusées, lorsqu'elles ont les fonds, de tarder à les distribuer. Il semble donc que, malgré les beaux discours, la préoccupation envers les femmes et leurs enfants soit en mauvaise posture.

Et pourtant ... 106 femmes ont été tuées en 2018. La violence sur les femmes est répandue et peu dénoncée. Trois femmes violentées sur quatre le sont en famille, par leur compagnon, leur ex-compagnon ou un parent. En 2016, on relevait 31,5% de femmes entre 16 et 70 ans ayant subi des violences physiques ou sexuelles. 5,4% des femmes ont été violées ou ont subi une tentative de viol. 65,2% des enfants ont vu leur mère maltraitée en 2014. Ces femmes sont issues de tous les milieux sociaux. 8,9% d'entre elles sont victimes de violence sur les lieux de travail. Parmi elles, 7,5% subissent des violences à caractère sexuel.

Nadia Somma, active au Centre Demetra, dans son blog, accuse : "L'Italie est un pays sexiste". Les politiques se disent plus attentives au sort des femmes. Mais, la réalité ne le confirme pas. Comme le dit cette dame, il est facile de légiférer, mais penser, en termes de prévention et de protection, est plus difficile. La difficulté est renforcé par la patriarcat ambiant, les préjugés, la misogynie, le sexisme.

Les discours sécuritires et les méthodes répressives ne sont pas les méthodes les plus adaptés. L'essentiel se trouve dans l'éducation, la lutte contre l'ignorance croissante. Mais, comme je le répète constamment, l'Italie est le pays des discours flamboyants. Ils agissent peu contre les violences.

Françoise Beck

Sources :

tg24.sky.it

www.istat.it

www.ilfattoquotidiano.it


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5 réactions à cet article    


  • Julien S 4 juin 15:00

    Et que pensez-vous de Divorzio all’italiana  ?


    • Traroth Traroth 5 juin 17:34

      @Julien S
      Et vous, qu’en pensez-vous ? Parce qu’on ne voit pas trop le rapport...


    • Alexis 4 juin 16:01

      « Et pourtant ... 106 femmes ont été tuées en 2018 »

      C’est donc moins qu’en France, au prorata des populations.

      Mais l’auteuse (l’autrice ?), épuisée après avoir laborieusement écrit moins de 40 lignes, ne va certainement pas trouver les ressources nécessaires pour commenter, ou même remercier les censeurs du site pour publier les articles les plus mal notés depuis son existence...


      • ETTORE ETTORE 5 juin 07:07

        Un tel « article » est déjà en soi, une réelle violence pour le clavier de l’ordinateur.


        • Traroth Traroth 5 juin 17:35

          Une belle brochette de défenseurs de la domination masculine, dans ces forums...

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