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Accueil du site > Tribune Libre > Mettre le système économique au service de la collectivité : Règles (...)

Mettre le système économique au service de la collectivité : Règles applicables aux dépenses de santé et aux retraites

Les dépenses de santé et de retraite doivent être également réformées pour assurer à chaque citoyen un accès équitable aux soins de santé et à une retraite convenable.

 

 Dépenses de santé :

Tout citoyen a un droit inaliénable à recevoir tous les soins nécessaires à la préservation et au rétablissement de sa santé.

Les dépenses de santé sont directement financées par :

 1) un pourcentage des impôts directs prélevés sur les revenus annuels des personnes et des sociétés ( salaires, pensions, revenus annuels des indépendants et des sociétés, revenus des actions, obligations, etc …..) ,

2) des taxes et assises dédiées, prélevées sur la consommation de tabac et d’alcool,

3) un pourcentage intégré à la TVA, servant de variable d’ajustement en fonction des besoins de financement du système de santé.

Le droit à l’accès aux soins est le même pour tous.

Chaque patient acquitte directement toute dépense de santé inférieure à 10 euros ou 10 euros, pour toute dépense de santé supérieure à ce montant. Dans ce dernier cas, le solde de la dépense est directement acquitté au prestataire des soins par le système de sécurité sociale.

Toute personne dépourvue de revenus suffisants pour acquitter directement le montant de 10 euros en est dispensée, le prestataire des soins devant alors établir une note égale à 100% de la dépense, contresignée par le patient. Cette note  lui est remboursée intégralement par le système de sécurité sociale qui vérifie périodiquement la situation personnelle du patient concerné ( montant insuffisant ou absence de revenus).

Les dépenses de maladie grave et de longue durée, les dépenses relatives aux opérations ( autres que celles de confort comme, par exemple, les opérations esthétiques ), les dépenses de maladie chronique ou liées à un handicap de longue durée ou permanent sont prises en charge à 100% par le système de sécurité sociale. Il en est de même pour les dépenses de pharmacie, d’analyses, de physiothérapie et de dentisterie, d’assistance à domicile, de transport médicalisé, de rééducation et de cure.

Les dépenses de santé des chômeurs, des personnes dépourvues d’emploi, des étudiants et apprentis sont automatiquement prises en charge à 100% pendant toute la durée du chômage, de l’absence d’emploi, des études d’université et d’apprentissage.

La sécurité sociale met en place un système de prévention, de dépistage et de check-up, obligatoire et gratuit, pour tout citoyen de plus de 20 ans, selon une périodicité de 5 ans jusqu’à 40 ans, puis de 2 ans au-delà de 40 ans.

Le système de santé doit être obligatoirement équilibré sur une durée glissante de 3 ans.

A cet effet, les ressources destinées à abonder le système sont obligatoirement adaptées, si cela s’avère nécessaire, tous les trois ans maximum.

Tout abus ou fraude du système de santé est puni par une peine de prison ferme, fixée par les tribunaux compétents, en fonction de la gravité des faits constatés.

 

Retraites

L’âge normal de départ à la retraite est fixé à 65 ans.

Cet âge est ajusté automatiquement, en fonction de la mesure des variations, tous les 3 ans, de 2 critères statistiques, mesurés indépendamment ( à des fins d’auto- contrôle ) par l’Institut National de la Statistique et par l’Office Statistique de l’UE :

     - l’espérance moyenne de vie en bonne santé à 65 ans de l'ensemble de la population,

 - l’espérance moyenne de de vie en bonne santé à 65 ans de chaque profession.

L’ âge de départ à la retraite est alors calculé de façon à ce que tout citoyen ait une espérance de durée de vie en bonne santé identique, à compter de son âge de départ à la retraite, quelle que soit la profession qu’il a exercée.

Exemple :

 Si l’espérance moyenne de vie en bonne santé à partir de l'âge de départ à la retraite del'ensemble de la population est de 10 ans, soit jusqu’à 75 ans,

tandis que pour une profession pénible ( ex. travailleur du secteur du bâtiment ), cette espérance moyenne de vie en bonne santé n’est que de 5 ans,

l’âge de départ à la retraite des personnes ayant exercé cette profession est corrigé afin que cette personne puisse vivre en moyenne, en bonne santé pendant 10 ans à partir de sa retraite, comme tout autre citoyen, soit dans le cas présent, 65- 5 =60 ans.

Les systèmes particuliers de financement de la retraite et les caisses professionnelles sont fusionnées. Il n’existe qu’un système unique et général de retraite.

Le montant minimal de la retraite mensuelle est fixé au salaire minimum national. Le montant maximal de la retraite mensuelle est fixé à 70 % du dernier salaire ou revenu mensuel imposé.

Tout citoyen a la possibilité de souscrire librement et individuellement à des fonds de retraite privés afin de disposer d’une rente supplémentaire lors de son départ à la retraite. L’état n’assure aucune charge ni responsabilité en relation avec ces souscriptions et fonds.

Le système de retraite doit être obligatoirement équilibré sur une durée glissante de trois ans.

A cet effet, les ressources destinées à abonder le système sont obligatoirement adaptées, si cela s’avère nécessaire, tous les trois ans maximum.

Tout abus ou fraude du système de retraite est puni par une peine de prison ferme, fixée par les tribunaux compétents, en fonction de la gravité des faits constatés.

 


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25 réactions à cet article    


  • Bendidon Bendidon 6 octobre 2020 11:01

    A l’auteur : Manifestement vous n’avez pas encore compris dans quel monde on vit et depuis très longtemps. Restez dans votre utopie ça vaut mieux.

    Sinon votre narticle il est beau comme un camion américain smiley


    • heber 6 octobre 2020 19:12

      @Bendidon
      vous par contre devez être un esprit supérieur puisque vous dites avoir tout compris.
      Je suis admiratif devant votre modestie.

      Ce genre de déclaration enrichit vraiment le débat !


    • Ausir 6 octobre 2020 11:23
      Projet idéaliste qui ne tient pas compte de la réalité , 

      c’est beau sur le papier comme le communisme :tout le monde est frère et travaille à la prospérité d’ une société idéale , dans la réalité c’est du chacun pour soi ..c’est pour ca que le communisme c’est écroulé .

      Pour faire court : on est passé d’une société familiale et solidaire avec un état qui ne se préoccupait pas des questions sociales ni de rédistribuer , à une société individualiste avec état centralisateur qui s’occupe de palier aux besoins des gens :au moindre souci les gens demande à l’état exige de l’état la santé , le logement , les vacances ..
      (alors qu’avant la famille , le village , les institutions religieuse prenaient en charge la solidarité ) 

      La mentalité des gens changent forcément :quand l’état s’occupe de tout et vous fourni avec l’argent de ceux qui travaillent , les soins gratuits , la retraite , le gite et le couvert en sus , pas la peine de se lever le matin pour travailler (ni de stisser des liens familliaux et sociaux ) puisque celui qui ne travaille pas reçoit de la part de la collectivité (anonyme représentée par l’état ) autant que celui qui travaille et qu’il a droit aux même soins :c’est une manque de justice flagrante , une inégalité parceque celui qui travaille entretient les autres .

      On a vu après le confinement nombres de personnes gros travailleurs avant , prendre gout à l’assistanat , et se dire « je suis payée à rester chez moi sans rien faire et c’est agréable , finalement je n’ai pas besoin de travailler ».

      La sécurité ploie sous le déficit parceque les gens abusent du système :c’est une réalité , donc c’est que le système est mauvais , 
      on n en arrive maintenant à ce que ceux qui finance le système =les gens qui bossent ne seront plus pris en charge mais devront prendre des mutuelles en plus , 
      alors que ceux qui ne bossent pas et sont donc assisté ont tout gratuit : pourquoi ceux qui travaillent continueraient à financer la collectivité ? 
      La solidarité prise en charge par le collectif aboutit à l’épuisement du système par les injustices qu’il produit .

      Dans un système sain chacun gagne selon son mérite , il n’y a pas d’asssistés chronique , ceux qui ont besoin d’être assistés le sont localement par leurs proches ,, leur ville , leur région mais pas par un état centralisateur et aveugle.


      • foufouille foufouille 6 octobre 2020 11:42

        @Ausir

        on voit ce que ça donne tes idées dans certains pays : des tas de taudis et bidonvilles.


      • heber 6 octobre 2020 19:09

        @Ausir
        Votre vision laisse tous les faibles , malades, malheureux au bord de la route.C’est la loi de la jungle ou du marché ( ce qui est identique.) 
        Je vous souhaite  de toujours rester du bon côté de ceux qui n’ont pas de pb et de ne jamais vous retrouver parmi les faibles .
        Cela dit, vous n’argumentez pas contre mes propositions ; les points que vous avancez et auxquels vous croyez (et avez le droit absolu de croire) sont de purs postulats sans aucune démonstration.C’est votre dogme mais rien ne le soutient au niveau de la logique et du raisonnement


      • Ausir 6 octobre 2020 20:49

        @heber

        Ce n’est pas ma vision mais la réalité historique :

        on ne peut que constater qu’avant l’état providence , les assistés et nécessiteux étaient pris en charge par les familles , les villages , les institutions religieuses. Et que les sociétés tradionnelles comme les a décrit Lévi-Strauss , ou il n’y avait pas de nécessiteux ni de violence , étaient organisées et hiérarchisées :chaque membre avait une place bien définie selon sa naissance et ses potentiels .C’est la réalité historique sur laquelle vous pouvez vous renseigner .

        C’est la destruction des classses sociales et de la hiérarchie et ce qui en découle directement = l’établissement de l’état providence (phénomène récent dans l’histoire humaine de prise en charge par l’état centralisateur des charges autrefois dévoluent aux membres de la societé  ) qui aboutit à la faillite actuelle de la France :
        tout le monde peut constater cette faillite :les étas modernes sont en faillites .
        Il faut bien se rendre à l’évidence la France est pauvre et vit au dessus de ses moyens ,
         l’état providence - issu de la destruction des liens sociaux et familliaux -est donc un échec .Ce n’est pourtant pas les aides et la redistribution qui ont manqués :aucun pays n’a une redistribution aussi généreuse que le nôtre et pourtant il y toujours autant de pauvres et de citoyens qui se plaignent : de leur pauvreté , des taxes , de la violence .
        Nous sommes donc en décadence par rapport à ces sociétés bien organisées ou régnaient un ordre et une hiérarchie et pas de misère , même si nous avons des techniques et des possibilités matérielles supérieures .

        , c’est donc que le système est mauvais puisqu’il va à sa perte :
        il n’y a pas de trésor caché dans lequel l’état peut puiser seulement des hommes qui par leur travail doivent subvenir à leurs besoins .











      • heber 7 octobre 2020 08:03

        @Ausir

        La France n’est pas pauvre mais elle est mal gérée et prétend faire face à des problèmes universels trop énormes face à ses moyens.

        L’ objectif de solidarité et d’améliorer le système d’aides sociales et de santé tel que je le propose est à la fois indispensable et tout à fait possible mais bien entendu, à condition de réformer de fond en comble l’organisation, en fait le foutoir indescriptible qui gère et encadre le système actuel.
        Simplifier les aides, textes procédures et contrôles, responsabiliser les bénéficiaires et punir sans pitié ceux qui abusent et fraudent au détriment de la collectivité, réserver exclusivement l’accès à ces systèmes aux citoyens et aux étrangers disposant d’un contrat régulier et venus légalement avec l’accord de l’état sur notre sol pour travailler , toutes ces réformes et bien d’autres encore sont nécessaires pour rendre le système viable et équilibré ; ce n’est pas une question de ressources mais de bonne gestion et de courage ; tout cela fera l’objet de plusieurs de mes articles ultérieurs.
        Par contre, je continue à penser que l’idée que le privé, le capitalisme libéral, le marché et la solidarité à l’échelle personnelle, familiale ou villageoise sont mieux à même de produire une société riche, efficace et solidaire est manifestement illusoire ; il suffit de regarder l’état des sociétés, dites riches et développées, de nos pays occidentaux pour constater l’échec total de cette ’’solution ’’ ,sans même parler de la situation déplorable dont elle est , en partie, responsable dans le reste du monde.


      • zygzornifle zygzornifle 6 octobre 2020 17:02
        Mettre le système économique au service de la collectivité : Règles applicables aux dépenses de santé et aux retraites

        C’est aussi beau que de parler de la démocratie , ça fait du bien de rêver mais la réalité c’est autre chose ....


        • heber 6 octobre 2020 19:17

          @zygzornifle

          C’est bien pour cela qu’il faut tenter de la changer cette réalité et ne pas baisser les bras !
          Que ce soit difficile , certes mais rien n’est impossible sauf si on renonce avant même de commencer


        • saint louis 6 octobre 2020 19:07

          Heber juste une précision :

          Les dépenses sociales sont essentiellement financés par des prélèvements sur le salaire total des salariés du domaine marchand qui payent tout à tout le monde.


          • foufouille foufouille 6 octobre 2020 19:17

            @saint louis

            la tva rapporte le plus.


          • heber 6 octobre 2020 19:18

            @saint louis

            oui , c’est vrai et donc ?


          • heber 6 octobre 2020 19:20

            @foufouille c’est effectivement l’impôt qui dégage le plus de ressources fiscales mais je pense que st louis faisait uniquement allusion aux prélèvements sociaux


          • Yaurrick Yaurrick 6 octobre 2020 19:32

            @saint louis
            Le problème est que nombre de salariés pensent que ce sont les patrons qui paient les charges patronales... le subterfuge est savamment entretenu afin de dissimuler le coût du « modèle social ».


          • foufouille foufouille 6 octobre 2020 19:38

            @Yaurrick

            encore une fois, c’est écrit sur la fiche de paye et la tva sur le ticket de caisse.


          • Yaurrick Yaurrick 6 octobre 2020 19:51

            @foufouille
            Encore une fois, le salaire négocié avec son employeur est le net + charges salariales, ensuite il est bien marqué cotisations PATRONALES pour faire croire que le patron (qui est forcément un salaud selon vous) doit payer les charges patronales et encore une fois, la TVA ne concerne en rien le salarié.


          • foufouille foufouille 6 octobre 2020 20:00

            @Yaurrick

            non c’est le net tout court.

            sauf pour un débile, le patron paye tout.

            tout le monde paye aussi la tva sauf hors UE.


          • Yaurrick Yaurrick 6 octobre 2020 20:25

            @foufouille
            Faux et archi faux, encore une victime du tour de passe-passe organisé par l’état... Donnez moi au minimum 40% de votre revenu et je paie vos charges ; parce que c’est exactement ce qui se passe en réalité. 
            L’employeur ne fait que collecter dans votre poche la somme relative aux cotisations (et maintenant l’impôt sur le revenu), ce qui permet à l’état de faire passer les employeurs pour des salauds.


          • foufouille foufouille 6 octobre 2020 20:32

            @Yaurrick

            faux, la tva est bien le plus gros des taxes payé par les clients pour le budget de l’état.


          • Yaurrick Yaurrick 6 octobre 2020 20:46

            @foufouille
            Non ! La TVA c’est 165 milliards en 2017, les cotisations sociales hors TVA c’est environ 940 milliards d’euros toujours en 2017, cf INSEE.


          • Iris Iris 6 octobre 2020 20:48

            @Yaurrick
            Ne pas confondre taxes et cotisations.


          • foufouille foufouille 7 octobre 2020 10:30

            @Yaurrick

            ce n’est pas la même chose, tu veux compter les chaussures de sécurité et les outils de travail ?

            en fait, pour toi il faudrait payer pour travailler.


          • Yaurrick Yaurrick 7 octobre 2020 12:15

            @foufouille
            Vu de l’employeur, embaucher un salarié (sans parler d’autre chose que de sa rémunération) lui coute exactement le salaire net + charges salariales + charges patronales = salaire complet.
            Il faut bien comprendre que ce salaire complet est la seule chose que voit l’employeur en terme de rémunération pour l’embauche de son salarié : c’est donc à la base de ce cout et des autres charges & ressources qu’il peut établir son budget.

            Ce qui veut donc dire que que les cotisations qu’elles soient nommées « salariales » ou « patronales » sont déduites du salaire complet.
            Pour un salarié au salaire médian, soit environ 1675 euros net, le salaire complet est d’environ 2900 euros ... et sur son contrat d’embauche aura été mentionné 2150 euros brut (le net + charges salariales). Au final près de 42% de son salaire (hors impôt sur le revenu) est parti dans les mains de l’état avant même d’en avoir vu la couleur.

            La supercherie consiste donc à faire croire que le « modèle social » ne coute pas très cher , en voulant faire croire que près de près des 60% des cotisations sont réglées par le patron.
            On a donc le triple constat :
            le salarié pense que son patron le vole vu son net par rapport au cout qu’il facture.
            l’employeur pense que son salarié reçoit des miettes par rapport à son cout.
            l’état fait passer le patron pour un salaud, il se donne une image de justicier en cachant une grande partie du cout du « modèle social » et en plus fait faire le boulot de recouvrement aux entreprises.


          • Ausir 7 octobre 2020 20:45

            @Yaurrick

            Pour que les choses soient claires et justes :

            le patron devrait donner la totalité du salaire et le salarié se débrouiller avec les prélèvement , 
            C’est infantiliser le salarié que de ne lui verser qu’une partie du salaire , et maintenant c’est encore pire avec le paiment des impots par le patron , l
            a salarié est comme un bébé , il n’a plus rien à gérer ..
            .c’est comme une adoption , le patron doit gégrer de A à Z le salarié et même jusqu’à la fin de sa vie , comme si il lui devait un emploi et un salaire à vie , c’est grotesque , on comprend que personne ne veuille plus embaucher .


          • saint louis 11 octobre 2020 21:07

            @Ausir
            Si c’était le cas, la plupart des salariés seraient conscients de ce que l’on leur pompe sur le dos, donc pour noyer le poisson la « part patronale »est considéré à tord comme étant payé par le patron alors que s’est bien une partie du salaire.

            De plus dans ces prélèvements, une belle part sert à financer les dépenses de toute la fonction publique (salaires et retraites), enfin sauf ceux qui produisent un bien marchand comme EDF.
            De fait ce système joue contre l’emploi du domaine marchand, le seul qui finance tout.
            C’est juste un paradoxe que nos politiques ne peuvent comprendre.

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