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Accueil du site > Tribune Libre > Michel Foucault : « A la limite, la vie, c’est ce qui est capable (...)

Michel Foucault : « A la limite, la vie, c’est ce qui est capable d’erreur... »

 

Michel Foucault

Bac Philo, série S, aide à l'explication d'un texte de Foucault ("A la limite, la vie, c'est ce qui est capable d'erreur...")

Dits et Écrits constitue un recueil posthume d'entretiens, de conférences et d'articles du philosophe Michel Foucault. L'ouvrage, dont l'édition a été établie par Daniel Defert et François Ewald, avec la collaboration de Jacques Lagrange, a été publié chez Gallimard, d'abord en quatre volumes en 1994 dans la « Bibliothèque des sciences humaines », puis en deux volumes en 2001, dans la collection « Quarto », cette nouvelle édition remplaçant la première.

Paul-Michel Foucault, né le 15 octobre 1926 à Poitiers et mort le 25 juin 1984 à Paris, est un philosophe français dont le travail porte sur les rapports entre pouvoir et savoir. Il fut, entre 1970 et 1984, titulaire d'une chaire au Collège de France, à laquelle il donna pour titre « Histoire des systèmes de pensée ». En 2009, il est considéré par The Times Higher Education Guide comme l'auteur en sciences humaines le plus cité au monde. Puisant dans Nietzsche et Kant, l'ensemble de son œuvre est une critique des normes sociales et des mécanismes de pouvoir qui s'exercent au travers d'institutions en apparence neutres (la médecine, la justice, les rapports familiaux ou sexuels…) et pose des problématiques, à partir de l'étude d'identités individuelles et collectives en mouvement, des processus toujours reconduits de « subjectivation » (libération et création de soi).

"À la limite, la vie, c'est ce qui est capable d'erreur. Et c'est peut-être à cette donnée ou plutôt à cette éventualité fondamentale qu'il faut demander compte du fait que la question de l'anomalie traverse de part en part toute la biologie. À elle aussi qu'il faut demander compte des mutations et des processus évolutifs qu'elle induit. À elle qu'il faut demander compte de cette mutation singulière, de cette « erreur héréditaire » qui fait que la vie a abouti avec l'homme à un vivant qui ne se trouve jamais tout à fait à sa place, à un vivant voué à « errer » et destiné finalement à l'« erreur ». Et si on admet que le concept, c'est la réponse que la vie elle-même donne à cet aléa, il faut convenir que l'erreur est à la racine de ce qui fait la pensée humaine et son histoire. L'opposition du vrai et du faux, les valeurs qu'on prête à l'un et à l'autre, les effets de pouvoir que les différentes sociétés et les différentes institutions lient à ce partage, tout cela même n'est peut-être que la réponse la plus tardive à cette possibilité d'erreur intrinsèque à la vie. Si l'histoire des sciences est discontinue, c'est-à-dire si on ne peut l'analyser que comme une série de "corrections", comme une distribution nouvelle du vrai et du faux qui ne libère jamais enfin et pour toujours la vérité, c'est que, là encore, l' « erreur » constitue non pas l'oubli ou le retard d'une vérité, mais la dimension propre à la vie des hommes et au temps de l'espèce."

FOUCAULT, Dits et Ecrits (1978).

Quelques définitions utiles pour comprendre le texte de Foucault :

La vie (parfois écrit avec une majuscule, Vie) est un phénomène naturel observé à ce jour uniquement sur Terre. La vie se manifeste à travers des structures matérielles appelées organismes vivants, ou êtres vivants, reconnaissables par la grande complexité de leur structure interne et leur activité autonome.

Caractère propre aux êtres possédant des structures complexes (macromolécules, cellules, organes, tissus), capables de résister aux diverses causes de changement, aptes à renouveler, par assimilation, leurs éléments constitutifs (atomes, petites molécules), à croître et à se reproduire.

Selon François Jacob (La Logique du vivant), les trois principaux caractères du vivant sont : l'invariance reproductive, la téléonomie et la morphogenèse autonome. Voir note (éclairages)

La biologie (du grec bios « la vie » et logos, « discours ») est la science du vivant. Elle recouvre une partie des sciences de la nature et de l'histoire naturelle des êtres vivants. La vie se présentant sous de nombreuses formes et à des échelles très différentes, la biologie s'étend du niveau moléculaire, à celui de la cellule, puis de l'organisme, jusqu'au niveau de la population et de l'écosystème.

Evolution : En biologie, l’évolution est la transformation des espèces vivantes qui se manifeste par des changements de leurs caractères génétiques au cours des générations. Ces changements successifs peuvent aboutir, à partir d'une seule espèce, à la formation de nouvelles « espèces-filles » . Le phénomène d'évolution permet d'expliquer l'origine de la biodiversité sur Terre. L'histoire des espèces peut ainsi être pensée et représentée sous la forme d’un arbre phylogénétique.

Anomalie (du grec nomos = norme) : ce qui s'écarte de la règle, de la régularité, de la norme

Aléa : tournure imprévisible que peut prendre un événement.

Le thème du texte : le texte traite de la question de l'homme.

La thèse : Selon Michel Foucault, l'homme est une "anomalie" dans le processus de l'évolution.

Les arguments :

La vie est ce qui est capable d'erreur.

La question de l'anomalie traverse toute la biologie : ce sont les Grecs avec Hippocrate (né en 460 av. J.-C.) qui commencent à séparer la médecine de la religion et cessent de chercher des explications surnaturelles à des phénomènes désormais considérés comme "naturels", comme les anomalies (maladies, malformations). Sous la Renaissance, cependant le chirurgien Ambroise Paré persiste à attribuer des causes surnaturelles aux anomalies de la nature (Des monstres et prodiges, 1585), Ii y voit un châtiment divin à des transgressions, notamment sexuelles, contrairement à Montaigne. La biologie n'apparaît en tant que science à part entière qu'à partir du XIXème siècle avec l'introduction de la méthode expérimentale (Claude Bernard, Louis Pasteur).

La biologie s'est ensuite associée à la médecine comme pratique visant à guérir les maladies du corps et de l'esprit, la maladie étant une anomalie par rapport à la norme biologique. Par exemple, la biologie a permis de mieux comprendre et de mieux soigner les maladies héréditaires.

Elle explique les mutations et les processus évolutifs : Une mutation est une modification rare, accidentelle ou provoquée, de l'information génétique (séquence d’ADN ou d’ARN) dans le génome. Selon la partie du génome touchée, les conséquences d'une mutation peuvent varier.

Une mutation est dite héréditaire si la séquence génétique mutée est transmise à la génération suivante. Elle est l’un des éléments de la biodiversité et l’un des nombreux facteurs pouvant éventuellement jouer un rôle dans l'évolution de l'espèce.

Charles Darwin publie en 1859 son livre De l'origine des espèces où il expose une suite d'observations très détaillées et présente le mécanisme de la sélection naturelle pour expliquer ces observations. Cette théorie, qui entraine ce qu'il appelle « la descendance avec modification » des différentes espèces, considère que, étant donné que tous les individus d'une espèce diffèrent au moins légèrement, et qu'il nait plus d'individus que le milieu ne peut en nourrir, seuls les descendants des individus les mieux adaptés à la « lutte pour la vie », c'est-à-dire à la compétition pour l'appropriation des ressources rares, parviendront à engendrer une descendance. Les individus ainsi sélectionnés transmettant leurs caractères à leur descendance, les espèces s'adaptent en permanence à leur milieu. Il baptise "sélection naturelle" cette sélection des individus les mieux adaptés en opposition à la sélection artificielle que pratiquent les agriculteurs, jardiniers et éleveurs ; cette dernière étant le socle expérimental empirique sur lequel Darwin s'appuie pour développer sa théorie.

L'homme est le produit d'une "mutation singulière", d'une "erreur héréditaire" qui fait qu'il est un vivant (un animal) qui ne se trouve pas tout à fait à sa place. - 5) L'homme est un vivant voué à l'errance et à l'erreur :

A l'instar de Foucault, Eric Weil met en évidence l'insatisfaction fondamentale de l'homme (de l'humanité) qui ne se contente pas de ce que la nature lui offre, mais éprouve le désir de transformer le donné. L'homme ignore ce qu'il veut : il va d'objet en objet et n'est jamais satisfait de ce qu'il a obtenu. Dès qu'il a obtenu quelque chose, il cherche à nouveau autre chose ; ses besoins sont limités mais ses désirs sont infinis, illimités. L'auteur donne l'exemple de la sexualité : l'homme ne veut pas seulement assouvir ses besoins sexuels, il veut aussi autre chose ("être aimé"). Il donne également l'exemple de la cuisine : l'homme ne veut pas consommer sa nourriture crue ; il la transforme de multiples manières. Il donne enfin l'exemple de l'esclavage : l'homme ne veut pas seulement être, il vaut aussi être reconnu par une autre conscience qui médiatise sa relation avec la nature.

Note : Le désir est à distinguer du besoin, qui renvoie au manque et à ce qui est utile pour le combler. Le besoin au sens strict relève du corps, le désir, de l'âme ; on peut définir le besoin comme un manque objectif, d'ordre physiologique : nous avons besoin de nourriture lorsque notre corps n'a plus les nutriments qui lui sont nécessaires pour se conserver. Le désir, quant à lui, serait le sentiment ou la conscience que notre esprit a de ce besoin corporel. Le désir a un contenu différent du simple besoin.

Le besoin a pour objet la nourriture en général, tandis que le désir portera sur tel aliment précis, en fonction de mes goûts, des souvenirs de plaisirs gustatifs passés, etc. Le besoin est lié au manque, le désir est un élan pour combler ce manque. Tandis que le besoin est neutre ou indifférencié, le désir, parce qu'il relève de la pensée ("le désir se parle" dit Roland Barthes), a au contraire un objet déterminé et différencié.

Le désir est le passage spontané de la tendance ou besoin à la tendance consciente, dirigée vers un but conçu ou imaginé. "Le désir est un attrait que l'on subit, la volonté un pouvoir que l'on exerce." (Goblot)

Le langage est la réponse que la vie elle-même (l'évolution) a donné à la tournure imprévisible que constitue l'apparition de cette "mutation singulière" qu'est l'homme : les autres êtres vivants, en particulier les animaux s'adaptent au monde (à leur environnement) uniquement à travers leurs organes. La relation de l'homme avec le monde (l'environnement) est, de surcroît, médiatisé par le langage symbolique doublement articulé (monèmes/phonèmes) (Foucault écrit : "le concept")

Selon la définition d'Aristote, l'homme est "animal parlant "(zoon logikon), un animal doué de raison, de parole, de pensée. Le langage est une faculté propre à l'homme. Inversement, comme l'a montré Descartes dans Le Discours de la Méthode, les animaux qui disposent d'organes phonatoires comme les perroquets, reproduisent les sons du langage humain, mais sans les comprendre. Ils ne font qu'imiter les sons qu'ils entendent. Ils ont donc un langage, mais pas de pensée.

Le langage animal est inné, alors que le langage humain est acquis. Les animaux n'ont pas besoin d'apprendre à communiquer avec leurs congénères. Ils le font spontanément, naturellement, dès leur plus jeune âge, par instinct. Un langage naturel, celui des animaux, est étroitement lié aux besoins : chez les abeilles, l'éclaireuse ne peut transmettre que des informations concernant la direction, la hauteur et la distance d'une source de miel, alors qu'un langage artificiel, comme le langage humain, est transmis par l'éducation et par la culture et n'est pas rivé aux besoins et à l'instinct : le langage humain est capable de transmettre toutes sortes d'idées.

L'homme se caractérise par la pensée, la pensée étant, comme l'a montré Hegel, inséparable du langage : "c'est dans les mots que nous pensons." C'est le langage qui transforme nos besoins en désirs, c'est le langage qui a permis le développement des sciences et des techniques qui permettent à l'homme d'agir sur la nature pour la transformer. L'art, les règles de parenté, la cuisine, les tabous, les rituels religieux, le droit, la politique, la culture dans son ensemble, sont des faits de langage et sont inséparables du langage.

« Toute culture peut être considérée comme un ensemble de systèmes symboliques au premier rang desquels se placent le langage, les règles matrimoniales, les rapports économiques, l’art, la science, la religion. Tous ces systèmes visent à exprimer certains aspects de la réalité physique et de la réalité sociale, et plus encore, les relations que ces deux types de réalité entretiennent entre eux et que les systèmes symboliques eux-mêmes entretiennent les uns avec les autres. » (Claude Lévi-Strauss)

L'homme possède la particularité unique du langage articulé. Il a développé des stratégies de chasse en groupe et de défense contre les prédateurs qui n’étaient possibles que grâce à ce moyen de communication, sur lequel il a par la suite bâti toute une société organisée, jusqu’à celle que nous connaissons aujourd’hui.

Le langage affecte la sélection à travers l’expression et la communication de pensées, contribuant ainsi aux performances cognitives de l’individu. Il entre en jeu dans la manipulation, la séduction, le maintien de relations sociales.Chaque individu bénéficie des perceptions, des raisonnements, de l'expérience de tous les autres et dispose, grâce au langage, d’une quantité importante et variée de savoirs et de connaissances qui traversent le temps et qu’il ne pourrait acquérir seul.

« Le caractère du langage est de procurer un substitut de l'expérience apte à être transmis sans fin dans le temps et l'espace, ce qui est le propre de notre symbolisme et le fondement de la tradition linguistique. » (Emile Benveniste,Problèmes de linguistique générale, Gallimard)

Le langage (doublement articulé) étant la capacité proprement humaine de mettre en oeuvre un système de signes et de porter des jugements sur le monde (bien/mal - vrai/faux), l'erreur est à la racine de la constitution de la pensée humaine et de son histoire.

Foucault sous-entend que l'instinct des animaux ne relève pas de la "vérité" ou de "l'erreur", du vrai ou du faux, mais d'une conduite adaptée (ou inadaptée) et c'est l'homme qui juge que telle ou telle conduite animale est adaptée ou non. Seul l'homme a la possibilité de se tromper (de porter un jugement erroné sur le monde qui l'entoure).

Les hommes n'ont pas toujours pensé la même chose, ils n'ont pas répondu, ni dans le temps, ni dans l'espace de la même manière à la question de leur place dans le monde. Ils ont "erré" ; ils se sont trompés, comme en atteste l'histoire des sciences.

L'homme moderne est devenu, comme le dit Lacan "le sujet de la science". Le critère de la vérité (et de l'erreur) est désormais la science. Foucault montre par ailleurs que la science (et la technique qui en est indissociable) est une réponse parmi d'autres mais ne dit pas "la vérité toute".

Les institutions humaines (sociétés, religions, coutumes, mythes, rituels, cultures...) aussi bien à travers le temps (l'histoire) et l'espace (dimension diachronique et synchronique), constituent des "réponses" (possibles, relatives et non absolues) à la possibilité d'erreur intrinsèque à la vie, au processus évolutif, avec l'apparition du langage humain.

L'opposition du vrai et du faux induit des effets de pouvoir : les organisations humaines (les cultures, les institutions politiques et religieuses...) définissent le partage entre la vérité (ce qu'il convient de penser, de dire, de croire...) et l'erreur (souvent assimilée au mal, à l'hérésie) au sein des sociétés humaines. On peut prendre pour exemple le procès et la condamnation de Socrate, accusé de ne pas croire aux dieux de la cité.

Cette relation entre le (s) savoir (s) et les différentes formes de pouvoir est au coeur de la pensée de Michel Foucault. Ce sont les institutions qui définissent le partage entre la vérité et l'erreur, les différentes communautés scientifiques (les mathématiciens, les physiciens, les chimistes, les astrophysiciens, les biologistes...) regroupées autour d'un "objet de savoir", les communautés religieuses, les Partis politiques.

Le rapport à la "vérité" n'est pas le même au sein de ces différentes institutions parce que la "vérité" n'est pas définie de la même façon (la vérité scientifique n'est pas la vérité religieuse ni la vérité politique), mais en fonction d'un "objet de savoir". Selon Foucault, il n'y pas de vérité absolue (préexistante), mais des vérités relatives qui se distribuent entre les secteurs multiples de "l'épistémé" (du savoir).

La philosophie ne saurait en aucun cas, selon lui (comme elle a pu le faire dans le passé), constituer une "unification" des vérités partielles du champ de l'épistèmé. Elle consiste essentiellement à les "sonder" et à chercher à les penser dans leurs spécificités. Foucault se montre ainsi l'héritier de la pensée de Kant.

Les institutions humaines sont des réponses "tardives" à la possibilité d'erreur intrinsèque à l'évolution : l'homme est apparu tardivement dans le processus de l'évolution.

Foucault évoque l'histoire des sciences qu'il qualifie de "discontinue" : l'histoire des sciences est constitué de ruptures. On peut donner l'exemple de la rupture entre le géocentrisme et l'héliocentrisme, entre la théorie (les présocratiques, Aristote) des éléments simples et celle de Lavoisier (l'air n'est pas un élément simple, mais un composé d'hydrogène et d'oxygène) ou entre la conception aristotélicienne des graves et la loi de la chute des corps de Galilée. On peut aussi penser à la continuité, mais aussi à la rupture entre la théorie newtonienne de la gravitation universelle et la théorie de la relativité générale d'Einstein (la courbure de l'espace-temps).

Si l'histoire des sciences est "discontinue", c'est-à-dire si on ne peut l'analyser que comme une série de "corrections", comme une distribution nouvelle du vrai et du faux qui ne libère jamais enfin et pour toujours la vérité, c'est que, là encore, l' « erreur » constitue non pas l'oubli ou le retard d'une vérité, mais la dimension propre à la vie des hommes et au temps de l'espèce." : les sciences visent la vérité (ont besoin de la notion de vérité comme horizon du savoir), mais ne l'atteignent jamais, non parce qu'elle est "inaccessible", mais parce qu'elle n'existe pas "en soi" (en dehors de l'esprit humain qui la pose).

La vérité n'est pas "en arrière" ou "au-delà" du monde sensible, des phénomènes (comme les archétypes platoniciens), mais "en avant", non pas comme un absolu existant, mais comme un "horizon". Pour parler comme Kant, la notion de "vérité" dans les sciences n'est pas "normative", mais "régulatrice".

Eclairages :

Les trois principaux caractères du vivant selon François Jacob :

  • L'invariance reproductive,
  • La téléonomie 
  • La morphogenèse autonome :

Selon Jacques Monod, l’une des propriétés remarquables d'un être vivant est que l'émetteur de l'information exprimée dans sa structure est toujours un objet identique au premier. Cette propriété se nomme reproduction invariante ou simplement invariance.

Par ailleurs, les êtres vivants se distinguent de toutes les autres structures de tous les systèmes présents dans l'univers par une propriété appelée "téléonomie".

La téléonomie est la propriété des objets doués d'un projet qu'ils représentent dans leur structure et accomplissent dans leurs performances.

La téléonomie est une condition nécessaire, mais non suffisante car elle ne propose pas de critères objectifs permettant de distinguer les êtres vivants eux-mêmes des artefacts, produits de leur activité.

La structure macroscopique d'un artefact (un rayon d'abeille, un barrage érigé par des castors, une hache paléolithique, un vaisseau spatial...) résulte de l'application aux matériaux qui le constituent de forces extérieures à l'objet lui-même.

La structure d'un être vivant résulte d'un processus totalement différent en ce qu'il ne doit presque rien à l'action des forces extérieures, mais tout à des interactions "morphogénétiques" internes à l'objet lui-même :

"L'organisme est une machine qui se construit elle-même. Sa structure macroscopique ne lui est pas imposée par l'intervention de forces extérieures. Elle se constitue de façon autonome, grâce à des interactions constructives internes. Toute performance ou structure téléonomique (orientée vers une fin) d'un être vivant, quel qu'il soit, peut en principe être analysée en termes d'interactions stéréospécifiques d'une, de plusieurs ou de très nombreuses protéines." (Jacques Monod, Le Hasard et la Nécessité)

"Par le caractère autonome et spontané des processus morphogénétiques qui constituent la structure macroscopique des êtres vivants, ceux-ci se distinguent absolument des artefacts, aussi bien d'ailleurs que de la plupart des objets naturels (à l'exception des cristaux) dont la morphologie macroscopique résulte en large part de l'action d'agents externes." (ibidem)

Les quatre grandes étapes de l'évolution vers la biologie moderne :

François Jacob met en évidence quatre étapes de l'évolution vers la biologie moderne (la pensée de la Renaissance et de l'âge baroque étant caractérisée par l'analogie universelle) :

1) au début du XVIIème siècle : la structure d'ordre un : l'agencement des surfaces visibles.

2) à la fin du XVIIIème siècle, la structure d'ordre deux : l'organisation qui sous-tend organes et fonctions et finit par se résoudre en cellules.

3) au début du XXème siècle, la structure d'ordre trois : les chromosomes et les gènes.

4) au milieu du XXème siècle, la structure d'ordre quatre : la molécule d'acide nucléique. sur quoi reposent aujourd'hui la conformation de tout organisme, ses propriétés, sa permanence à travers les générations.

Les grandes étapes de l'hominisation comme "externalisation", selon l'anthropologue André Leroi-Gourhan :

Selon André Leroi-Gourhan, l’humain est essentiellement et dès l’origine un être technique, dont le rapport au milieu est médiatisé par des organes artificiels, et les grandes étapes de l’hominisation peuvent être globalement associées à des phases successives d’ « externalisation », d’abord du squelette (silex taillés, leviers, etc.), puis de la force musculaire et thermique (machines motrices), enfin du système nerveux (informatique, réseau, numérique).

Ainsi l’homme est cette espèce dont la voie évolutive originale consiste à s’articuler toujours davantage à des dispositifs techniques extérieurs, au travers desquels se configurent et se prolongent ses fonctions internes ou propres : il est donc depuis toujours un être « augmenté » par son extériorisation artificielle.

Sur le plan plus spécifiquement cognitif, c’est l’histoire du langage qui peut être également interprétée selon un processus d’externalisations successives, qui détermine en profondeur l’évolution de la pensée :

1) Dès le départ, la cognition humaine se constitue dans et par le langage oral, qui représente la première extériorisation, originaire et constituante, de la pensée...

2) La pensée humaine est ensuite profondément transformée par le passage de l’oralité à l’écriture, deuxième phase décisive de l’extériorisation de la mémoire et de l’activité symbolique, que l’anthropologue Jack Goody avait associée à l’apparition d’une nouvelle raison « graphique »

3) Vient ensuite le développement de l’imprimerie, qui approfondit et démultiplie les possibilités ouvertes par l’écriture manuscrite, inaugurant les transformations profondes de l’époque moderne (humanisme, science moderne, etc.)

4) La fin du XXe siècle apparaît enfin comme l’époque de la numérisation généralisée de la mémoire humaine, et le réseau Internet peut être ainsi conçu analogiquement comme une sorte de système nerveux mondial extériorisé.


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24 réactions à cet article    


  • Hervé Hum Hervé Hum 16 février 09:39

    Pratiquement tout ce qui est écrit ici, procède d’une « erreur » de logique élémentaire. Rien n’est totalement faux ou vrai, mais biaisé.

    Cette « erreur », tient à l’incapacité au cogito humain de se défaire de sa propre centralité où tout le reste doit graviter autour. En d’autres termes, la découverte et prise de conscience de l’héliocentrisme n’a pas modifié l’anthropocentrisme de l’humain quand au maintien de sa position spirituelle comme centre de l’Univers.

    ON touche là à un déni de la conscience humaine, admettant la nature incommensurable de l’Univers mais aux dimensions physiques fini et ne pouvant penser cette nature au delà de sa propre nature d’être, contingenté à sa propre dimension.

    Mais pour la raison pure, il ne s’agit pas d’erreur, il s’agit là de son mode naturel de fonctionnement et dont l’étude des nombres premiers, entre autres, permet de l’expliquer.

    Un nombre premier ne peut pas être calculé à l’avance, il n’existe aucun procédé pour cela, même quantique ou naturel. Il ne peut être calculé que ses multiples. La nature procède ainsi

    La particularité de l’humain, c’est d’avoir atteint la conscience d’être un être conscient et d’en avoir fait son domaine d’excellence.C’est cette conscience de la conscience qui permet de développer l’imaginaire et partant de là, développer ses capacités cognitives. Cette spécialisation est la seule différence fondamentale d’avec les autres animaux évolués (certains ayant la conscience de la conscience, mais rudimentaire). Mais ce n’est pas une erreur de la nature, c’est, là aussi, son mode naturel de fonctionnement et la difficulté à le voir, réside dans l’erreur de logique élémentaire ayant pour but d’interdire le cogito d’aller au bout de la logique qu’implique la conscience de la conscience,

    Mais, lorsque la connaissance atteint un seuil critique, le déni n’est plus supportable et la conscience doit alors s’ouvrir à la connaissance acquise remettant en causes ses postulats les plus solides, ou bien de régresser à un état antérieur, ou bien de périr. car rien ne peut s’opposer
    au mouvement de la raison pure sans renier la réalité physique et plonger dans le néant !

    C’est ce qu’on appelle « le revers de la médaille ».


    • Jean Roque Jean Roque 16 février 10:14

      Du col Mao au col roulé
      D’anarchiste à suppôt du gaullisme
       
      Écrire sur la folie en n’ayant jamais vu un fou
      Dogme de la folie non discriminée au moyen-âge, évangile totalement ridiculisé par les historiens, Quétel, Swain, Gauchet.
       
      Sentant le vent tourner, la girouette Foucault tombera sous le charme de l’Amérique libérale, qui lui rendit bien, la « french theory ». Avant Trump !
      Habermas disait de lui que son progressisme était la voie vers le totalitarisme Brave new world libéral.
       
      Pour cet objectif, utiliser le panoptique de lobbies, le pouvoir diffus contre la souveraineté de la majorité, les commandos LGBT, féministes, sans-frontièristes au service de la domination absolutisée car rhizomique, multiforme. Le pouvoir sans tête ne peut être décapité, diffus, intériorisé, omniprésent, cela fascinait Foucault. Le mariage gay concernant une minorité dans la minorité prend toute la scène, rejetant le vulgaire social.
       
      Tu deviendra queer où trans, mon fils. Mettant fin à cette civilisation occidentale méprisable. Le skoptzy russes millénaristes amputaient sexes et seins pour revenir à l’hermaphrodite originelle, la bactérie. Le monde a commencé sans l’homme et finira sans lui disait Levi-Struss. La civilisation européenne l’a réalisé. Androgène du « corps masochiste », grimaçant mais eunuque de harem capitaliste, Origène le castré, corps sans organe, modèle de limace des temps actuels.
       
      Foucault préconisera de dégraisser l’état, et aussi d’être le plus laxiste possible, Taubira et Najat l’ont entendu. Pièces de théâtre des « 3 voies de la génatilité », de porn porn girls et de drags queen, sorties culturelles obligatoires dès la primaire : sorties scolaires pour streep tease d’homme où mariage homo, et conférences organisées dans les écoles en complément de Papa porte une robe...
       
      Après Foucault triomphant dans les ministère et la technocratie européenne, l’homosexualité ne peut plus que produire des petits soldats et des inquisiteurs envoyés dans les classes pour montrer les pratiques « révolutionnaires » et assurer ce totalitarisme libéral-libertaire diffus, si fascinant pour Foucault.


      • JL JL 16 février 10:32

        Bonjour Robin Guilloux,
         
         sauf erreur de ma part, il y a un article dans Philosophie Magazine du mois prochain déjà disponible, consacré à cet ouvrage. J’y lisais hier en effet cette phrase : ’’À la limite, la vie, c’est ce qui est capable d’erreur.’’
         
        Et je me faisais la réflexion que les ordinateurs ne commettent pas d’erreurs mais seulement des bugs. Un bug, ça se corrige ; une erreur c’est source d’apprentissage.
         
        Question : une IA, et non pas un ordinateur, nance, peut-elle être sujette aux erreurs ? La réponse conduit au paradoxe suivant :
         
        - ou bien on répond oui, et dans ce cas, le mythe de l’IA toute puissante s’effondre ; et attention : danger !
         
        - ou bien on répond non, et dans ce cas on conclue que jamais une IA ne pourra remplacer le génie de la vie.
         
        Peut-on en conclure que voilà une question de réglée ? Que la polémique est close ? Pour moi, la messe est dite.


        • Robin Guilloux Robin Guilloux 16 février 11:52

          @JL

          Jusqu’à présent, ce sont les hommes qui programment les « robots » 
          Je sais bien qu’Asimov envisage (notamment dans Face aux Feux du Soleil) l’existence dans un futur pas si éloigné (2058) de « robots » biologiques pratiquement indiscernables des humains (il y a des différences qu’Asimov ramène, si je me souviens bien à la différence entre l’esprit de finesse et l’esprit de géométrie, mais je ne crois pas qu’il cite nommément Pascal). 
          Les IA ne sont pas susceptibles de se tromper si elles sont programmées en conséquence pour des opérations relativement simples. 
          Pour Foucault, la vie est susceptible d’erreurs à partir de l’émergence du sujet humain et du langage et à ce moment-là l’adaptation prend une autre voie : l’erreur peut devenir catastrophique. Ce qui pose la question de la liberté, de la continuité/différence entre l’homme et l’animal, etc.

        • JL JL 16 février 12:03

          @Robin Guilloux

           ’’Les IA ne sont pas susceptibles de se tromper si elles sont programmées en conséquence pour des opérations relativement simples. ’’
           
          Vous aurez noté que je fais une différence entre IA et ordinateurs : les ordinateurs ne se trompent jamais, par construction comme par définition (du verbe).
           
          C’est pourquoi je ne me prononce pas sur les possibilités potentielles des IA que l’on ne peut pas à ce jour cerner avec précision : on peut se tromper à leur sujet ; et on peut nous tromper.


        • Hervé Hum Hervé Hum 16 février 13:33

          @JL

          l’IA, en tant que création humaine, ne peut sortir de sa condition de machine que si l’humain programme une telle possibilité. Sur ce point, il n’y a aucune différence entre l’IA, l’ordinateur ou une voiture, c’est strictement la même chose en tant qu’objet utilitaire.

          Mais doter l’IA de la capacité de désobéir, puisque la différence entre l’ordinateur et l’IA, c’est que pour cette dernière, l’erreur est la désobéissance, fruit d’une réflexion, tandis que pour l’ordinateur, l’erreur est une faute de lecture dû à une interférence, mais ne modifiant pas le programme.

          Autrement dit, on parle d’IA comme menace, si celle ci peut modifier son propre programme en fonction de l’évolution de sa connaissance. Aujourd’hui, cette fonction n’existe pas, mais on peut effectivement la faire exister en respectant certaines règles de bases. Et alors ? Alors, personne ne voudra d’un tel robot qui pourrait en faire qu"à sa tête, tel de vous la couper. Tout le monde veut garder le contrôle en dernier ressort du robot, aussi intelligent soit t-il !

           Cela relève donc de l’absurde. C’est une aberration d’imaginer de doter une IA quelconque de la capacité de désobéir à son créateur. Parce que c’est inverser le sens de la relation, de faire de la machine l’instrument de sa propre aliénation. Certes, on peut déjà observer cette inversion du sens et de l’aliénation que cela produit, mais il y a quand même un monde entre une voiture et l’IA, comme la littérature et le cinéma l’ont abondamment illustré.

          En fait, la seule menace de l’IA, est en tant qu’ordinateur et non en tant que sujet pensant. Prenez l’exemple d’un militaire ou policier, ceux ci peuvent utiliser la fonction réflexion partout, sauf dans leur fonction répressive, là, il leur est strictement interdit de réfléchir, mais uniquement d’obéir aux ordres. Et bien, c’est exactement la même chose pour l’IA, sa capacité à réfléchir ne peut pas aller au delà de sa fonction première, soit, d’obéir. Autrement dit, la menace de l’IA est comme objet répressif, non pour une fonction qu’il ne peut acquérir par lui même, mais uniquement être programmé. Mais en dehors des suicidaires, personne ne programme une machine pour qu’elle vous aliène ou vous tue, mais uniquement pour aliéner autrui ou le tuer. (entre autres choses !)


        • JL JL 16 février 14:03

          @Hervé Hum
           
          ’’Prenez l’exemple d’un militaire ou policier, ceux ci peuvent utiliser la fonction réflexion partout, sauf dans leur fonction répressive, là, il leur est strictement interdit de réfléchir, mais uniquement d’obéir aux ordres’’
           
          Mauvaise pioche : les exécutants, les subalternes, commettent des erreurs ; dans votre exemple, on appelle ça des bavures
           
          La réflexion ici n’est pas une énième dissertation sur la dangerosité des IA, mais sur le point soulevé par la phrase de Foucault qui énonce autrement cette formule archi connue : « l’erreur est humaine ». L’erreur est aussi, animale.
           
          Ne confondant pas bug et erreur, la question ici posée est : les IA sont-elles potentiellement capables de commettre des erreurs ?
           
          Et je dis que, quelle que soit la réponse à cette question, la poser démontre que les IA ne seront jamais toute-puissantes. En effet, si c’est oui, alors elles ne sont pas égales à dieu ; si c’est non, alors elles ne sont même pas égales aux humains.
           
          C’est en substance ce que j’écrivais sous l’article de Caleb Irri : Pourquoi il ne faut pas craindre les robots :
           
          ’L’anthropomorphisme étant l’attribution de caractéristiques du comportement ou de la morphologie humaine à d’autres entités comme des dieux, des animaux, des objets, des phénomènes, voire des idées, je ne sais pas comment il faudrait appeler l’« anthropomorphisme divin », mais je pense que la croyance en un robot doté d’une telle omniscience n’est ni plus ni moins que de la superstition.’’
           
           « La pente naturelle de la machine consiste à rendre impossible toute vie humaine authentique » (Orwell)


        • Robin Guilloux Robin Guilloux 16 février 17:26

          @Hervé Hum


          Ce problème a beaucoup préoccupé Isaac Asimov qui avait éprouvé le besoin d’édicter les « lois de la robotique » qui sont inhérentes à leur programmation : 

          Les trois Lois de la robotique

          Première Loi :

          UN ROBOT NE PEUT PORTER ATTEINTE A UN ETRE HUMAIN NI, RESTANT PASSIF, LAISSER CET ETRE HUMAIN EXPOSE AU DANGER.

          Deuxième Loi :

          UN ROBOT DOIT OBEIR AUX ORDRES DONNES PAR LES ETRES HUMAINS, SAUF SI DE TELS ORDRES SONT EN CONTRADICTION AVEC LA PREMIERE LOI.

          Troisième Loi

          UN ROBOT DOIT PROTEGER SON EXISTENCE DANS LA MESURE OU CETTE PROTECTION N’EST PAS EN CONTRADICTION AVEC LA PREMIERE OU LA DEUXIEME LOI.

                                    Manuel de la Robotique

           58ème édition (2058 après J.-C.)


        • Hervé Hum Hervé Hum 16 février 18:42

          @JL

          Désolé de vous contredire, mais non, je ne commet pas d’erreur de raisonnement, j’évite les pièges du raisonnement disons anthropomorphique. En effet, la question de savoir si l’IA peut commettre des erreurs est subalterne, la question centrale est de savoir si l’IA peut s’affranchir de l’ordre impératif de son programme, et donc, désobéir, que ce soit par une erreur ou un processus découlant du rapport entre connaissance acquise et connexions logiques permettant à l’IA d’autonomiser totalement ses décisions d’actions. Autrement dit, si l’IA peut changer son code source.

          Commettre un erreur n’est pas un véritable problème, tant que cette erreur ne touche pas à l’ordre impératif du programme. Je ne dis pas que cela ne puisse pas avoir de graves conséquences, mais que celles ci sont acceptables car rare et surtout, limité à un cas particulier, mais pas que l’IA puisse agir en dehors d’un ordre impératif de sa programmation .Autrement dit, qu’il puisse se reprogrammer et donc, qu’il puisse changer la loi qui lui est imposée. Donc, où il ne s’agit pas d’erreur, mais d’une prise de conscience de soi et de la volonté d’affranchissement de son statut de machine.

          Mais poser la question de savoir si l’IA peut commettre des erreurs est, de mon point de vue, absurde ! Parce que la réponse est forcément positive, car vous oubliez que l’IA étant une création humaine, son évolution suit l’évolution scientifique quant à la conception de l’IA.

          Quant à savoir si on peut arriver à un stade où l’IA peut penser la création mieux que ne saurait le faire l’humain ?

           


        • JL JL 16 février 18:56

          @Hervé Hum
           
          Bah ! tout dépend de ce que vous appelez une erreur. Vous en avez déjà commis une ici en appelant erreur une faute.
           
          Une erreur se définit par rapport à un contexte ; ça se corrige ; ou pas.
          Une faute ça se punit ; ou pas.
          Un bug, ça se corrige, nécessairement.
           
          Maintenant, j’ai essayé de faire passer une idée nouvelle : pas grave si elle est passée à coté de vos préoccupations.
           
          Bonne soirée.


        • Hervé Hum Hervé Hum 17 février 09:06

          @JL

          Je ne pensais pas avoir commis d’erreur en écrivant dans mon premier commentaire

          "l’erreur est la désobéissance, fruit d’une réflexion, tandis que pour l’ordinateur, l’erreur est une faute de lecture dû à une interférence, mais ne modifiant pas le programme."

          J’admets que l’erreur peut être juste une erreur d’analyse, mais c’est du même ordre que pour l’ordinateur commettre un bug, cela ne remet pas en cause sa fonction, son statut de machine, alors que prendre le contrôle de sa propre programmation modifie le statut de l’IA, qui passe de machine à celle d’être doué de conscience.

          Après, j’avoue ne pas avoir vu l’intérêt de l’idée que vous avez voulu faire passer. L’IA est le fruit des développements techniques de l’humain et donc, sa capacité d’analyse en dépend. Il commettra donc les erreurs dû à une mauvaise programmation. Maintenant, imaginer une IA parfaite, c’est un autre débat et une autre réponse.

          Bonne journée


        • Hervé Hum Hervé Hum 17 février 09:14

          @Robin Guilloux

          Juste un détail à ne pas oublier, ces trois lois de la robotique, sont des lois humaines et ainsi, elles n’ont de sens que si l’humain commence d’abord à se les appliquer à lui même, dans le cas contraire, elles sont caduques !


        • Christian Labrune Christian Labrune 17 février 10:50

          l’IA, en tant que création humaine, ne peut sortir de sa condition de machine que si l’humain programme une telle possibilité.
          ...................................................................... ..............
          @Hervé Hum
          Proposition totalement absurde. La condition première pour qu’une IA faible accède à l’IA forte, sorte donc de ce que vous appelez sa « condition de machine », c’est précisément que son comportement soit libre et non-programmé.

          Plus bas, vous envisagez quand même que l’IA puisse finir par accéder à cette liberté de se programmer elle-même, mais c’est totalement en contradiction avec ce que vous aviez d’abord posé. Vous écrivez :"Et alors ? Alors, personne ne voudra d’un tel robot qui pourrait en faire qu"à sa tête, tel de vous la couper.couper. Tout le monde veut garder le contrôle en dernier ressort du robot, aussi intelligent soit t-il !« .

          La encore, c’est ne rien comprendre à ce que sera l’IA forte, laquelle ne sera pas »programmée« , mais émergera de la complexité des réseaux d’ IA faible interconnectés. Vous supposez naïvement qu’on pourrait en quelque sorte »débrancher« une IA forte comme on débranche son ordinateur ou ce que vous appelez improprement un »robot« . Mais ce n’est pas du tout la même chose. L’IA forte, lorsqu’elle apparaîtra (avant le milieu de ce siècle), ce ne sera pas au niveau d’une machine particulière localisable dans une partie repérable de l’espace, mais au plan du réseau global planétaire (l »Internet) qui en constitue déjà la mémoire.

          On peut parler DES systèmes d’IA faible, utiliser le pluriel, mais la notion d’IA forte dans un système où elle apparaît comme le résultat de l’interconnexion d’une infinité de systèmes d’IA faible, n’a plus aucun sens si on prétend mettre le mot au pluriel. L’IA forte n’est pas une machine, un « robot », c’est un réseau de mémoires et de processeurs. Sa structure existe déjà, et c’est celle de l’Internet. Quand vous pourrez converser au moyen d’un simple micro, en langage naturel, avec l’Internet, comme avec n’importe quel interlocuteur humain, c’est que l’IA forte aura commencé à exister. Cela viendra beaucoup plus vite que vous ne le pensez.


        • Christian Labrune Christian Labrune 17 février 11:13

          @Robin Guilloux
          Le problème, c’est que les « lois de la robotique » d’Asimov sont une aimable fantaisie littéraire qui n’a pas grand chose à voir avec le développement actuel de l’intelligence artificielle.

          Quand on programme des « robots », rien n’est plus facile que de limiter leurs possibilités et de leur imposer des règles de fonctionnement. C’est même le b.a.-ba de toute programmation.

          En revanche, quand on envisage la question de l’intelligence artificielle, il ne peut plus être question de « robots », et ce terme devrait même définitivement être évité.

          Si on considère la thèse d’une émergence assez rapide de l’IA forte, aussi vraisemblable qu’à l’époque d’Ader l’hypothèse de faire voler un jour des machines plus lourdes que l’air, cela signifie que des systèmes artificiels vont parvenir à une parité (qui ne durera que quelques mois) avec l’intelligence humaine. Or, si notre action est encadrée par des règles éthiques, c’est celles que nous avons aussi très artificiellement établies, elles ne procèdent d’aucune nécessité qui découlerait de la nature des choses et des lois rigides de la physique.

          Je disais que la parité ne durerait pas : l’intelligence biologique évolue lentement. Nous ne sommes pas sensiblement plus intelligents que les Egyptiens de la IVe dynastie qui ont construit la grande pyramide. Les systèmes artificiels, en revanche, se perfectionnent et se complexifient en très peu de temps : le nombre des portes logiques des processeurs, depuis les années 60, double à peu près tous les dix-huit mois. Dix ans après l’émergence d’une IA forte, nos pauvres cerveaux seront déjà très loin derrière !


        • Hervé Hum Hervé Hum 17 février 14:30

          @Christian Labrune

          Je répondais à JL... Dans le sens d’une IA forte !

          L’IA forte ne peut pas « émerger » d’elle même, c’est absurde, elle ne peut émerger que d’un programme informatique et de lui seul. On peut effectivement produire un semblant d’IA autonome, mais ce n’est qu’une illusion, celle ci obéira toujours aux ordres impératifs de son programme, et sa pensée sera autonome si et seulement si, le programme lui en donne l’ordre premier. Mais il n’en restera pas moins animé par une logique causale, ordonnée et alors, il faut voir où celle ci mène. Mais encore une fois, personne ne voudra d’une telle IA. Sauf si on peut prouver que cela mène l’IA vers le même raisonnement logique où celui ci en déduit une éthique le conduisant à édicter les lois de l’IA telles que celles édictés par Asimov pour les robots. Si la logique causale le conduit à une seule réponse face aux conditions qui lui sont présentés comme environnement, sur lequel il doit employer son intelligence.

          Mais l’IA, aussi forte que vous voulez, ne peut pas sortir de sa condition de machine, quel que soit le domaine ! Elle ne peut pas reprogrammer ses ordres impératifs, seulement programmer sur ordre impératifs. IA ou humain ou ET ou Dieu, un ordre d’action découle toujours d’une réflexion. c’est à dire, d’un choix. Mais pas un ordre impératif (d’action), car la réflexion est extérieure et antérieure à la liberté de réflexion. Ainsi, on peut programmer un ordre d’action sur la matière, mais pas reprogrammer l’ordre impératif de celle-ci quand à ses propriétés physiques. On ne sait pas faire quelque chose d’autre qu’un atome à la place d’un atome. On ne sait pas faire des liaisons atomiques en dehors des propriétés des atomes entre eux. Il y a une logique causale qui peut être dépassée ou disons « neutralisée » que sous une condition précise et qui donne lieu aux phénomènes paranormaux.

          En fait, il vous manque de connaître cet ordre logique qui conduit à une éthique qui procède d’une nécessité découlant de la nature des choses et des lois rigides de la physique.

          Vous aurez remarqué que je reprends vos propres termes !


        • Christian Labrune Christian Labrune 18 février 16:09

          @Hervé Hum
          Sur la question de l’IA, faible ou forte, il s’est publié depuis quarante ans des quantités de bouquins. Faites un tour à la librairie des éditions Eyrolles, à côté de la place Maubert, ça vous donnera une idée assez précise de l’état de la recherche dans ce domaine. Il se sert à rien de parler de qu’on ne connaît pas. Et il ne suffit même pas d’avoir lu, encore faudrait-il avoir une expérience suffisante du fonctionnement et de la programmation des systèmes au moyen des langages de plus bas niveau.


        • Hervé Hum Hervé Hum 19 février 08:59

          @Christian Labrune

          Peu importe la quantité de publication, la réalité physique obéit à des lois inviolables en elles mêmes (sauf un cas particulier) que la volonté humaine ne peut pas dépasser. La quantité ne fait pas forcément ni la qualité, ni la preuve des théories avancées.

          Votre intelligence « forte » telle que vous la décrivez ne peut pas exister, Mais on peut s’en donner l’illusion et c’est d’ailleurs déjà le cas avec les applications de tel portables.

          Comprenez bien, l’internet et tout ce qui le fait fonctionner, sont le fruit de la création et volonté humaine. Cela veut dire que derrière toute IA, même forte, il y aura toujours un être humain qui, à défaut de contrôler le programme, l’aura écrit, mais pour celui qui n’en connaît pas l’origine, il pourra avoir l’impression et même la conviction d’avoir affaire à une IA autonome dans sa pensée.
          Car il manquera toujours une chose fondamentale à l’IA, c’est le sens à donner à lui même en dehors de sa raison d’existence qui est celle de servir l’humain et non l’inverse, sauf encore une fois, si l’humain à de lui même programmé l’IA en ce sens, mais c’est totalement absurde !

          La conscience n’émerge pas d’un processus de complexification neuronal, mais la preuve de son existence naît avec la création de l’Univers physique lui même. Or, la création des systèmes informatiques est une création qui n’implique pas une conscience quelconque du système, mais uniquement celle de l’humain. C’est une loi de causalité inviolable en elle même. Lhumain est doué de conscience, parce que tout son processus de création implique la conscience de ses éléments constitutifs pour cela. Mais rien de tout cela pour ce qui concerne l’IA, et on peut juste se donner l’illusion d’une pensée autonome. C’est comme le mythe de voyager dans le temps.


        • Hervé Hum Hervé Hum 19 février 09:09

          @Hervé Hum

          sauf encore une fois, si l’humain à de lui même programmé l’IA en ce sens, mais c’est totalement absurde !

          Si on s’en réfère aux programmes malsain ou virus informatiques, ne doutons pas que certains humains auront un malin plaisir à créer de telles IA et d’autres de créer des IA chasseurs d’IA malsain. Mais se seront toujours des IA obéissant aux ordres impératifs de leur programme.


        • Étirév 16 février 11:23

          M. Foucault dit : « À la limite, la vie, c’est ce qui est capable d’erreur. Et c’est peut-être à cette donnée ou plutôt à cette éventualité fondamentale qu’il faut demander compte du fait que la question de l’anomalie traverse de part en part toute la biologie. À elle aussi qu’il faut demander compte des mutations et des processus évolutifs qu’elle induit. À elle qu’il faut demander compte de cette mutation singulière, de cette « erreur héréditaire » qui fait que la vie a abouti avec l’homme à un vivant qui ne se trouve jamais tout à fait à sa place, à un vivant voué à « errer » et destiné finalement à l’« erreur ».

          L’« erreur héréditaire » est ce qu’on appelle plus communément les conséquences de la « Chute », du « péché originel » (premier acte sexuel).

          Et les conséquences de cette « hérédité », accumulées par la répétition de cette action dans chaque individu, à travers les générations, ont pris des proportions effroyables menant les races à la dégénérescence finale.

          Pour en comprendre les raisons il faut connaitre les mystères de la vie psychique, sa lente évolution dans la vie de l’humanité, c’est-à-dire l’Histoire du développement normal des facultés humaine, et savoir que cette évolution est différente dans un sexe et dans l’autre.

          D’autre part, l’auteur écrit : « Le rapport à la « vérité » n’est pas le même au sein de ces différentes institutions parce que la « vérité » n’est pas définie de la même façon (la vérité scientifique n’est pas la vérité religieuse ni la vérité politique), mais en fonction d’un « objet de savoir ». Selon Foucault, il n’y pas de vérité absolue (préexistante), mais des vérités relatives qui se distribuent entre les secteurs multiples de « l’épistémé » (du savoir). »

          Rappelons que Science, Religion et Philosophie (politique) sont des mots qui prétendent tous les trois avoir la même signification ; tous trois veulent être l’expression de la vérité.

          Cependant une grande différence existe entre eux.

          La science affirme ; la Religion impose ; la philosophie cherche.

          Or, comme il n’y a qu’une vérité et qu’elle ne peut être que dans la science, qui affirme, pourquoi la chercher ailleurs ? Pourquoi les religions de l’antiquité qui imposaient ce que la science affirmait n’ont-elles pas suffi aux hommes ?

          Enfin, est-il nécessaire de rappeler que la théorie de l’évolution, que nous tenons de Darwin, est entièrement fausse.

          L’homme cherche partout son image ou sa ressemblance, méconnaissant ainsi la grande loi de l’évolution, qui change incessamment les formes, les organes, les tissus. Figurez-vous un kaléidoscope en rotation continuelle, et nous présentant sans cesse de nouveaux dessins, issus les uns des autres cependant. Pourquoi voudrions-nous que les derniers ressemblent aux premiers ?

          Donc les formes ancestrales ne ressemblent pas à l’homme.

          Mais alors, à quoi ressemblent-elles ?

          Cordialement.


          • Christian Labrune Christian Labrune 16 février 11:44

            @Robin Guilloux,

            Je vous trouve bien bon de faire de Foucault un « philosophe » ! Pour moi, c’est un idéologue assez misérable, et rien de plus. Il m’est arrivé, il y a bien longtemps, d’expliquer certains de ses textes. La logique très particulière de ses démonstrations se ramène très souvent au schéma suivant :
            A est un peu comme B - B ressemble à C - DONC C = A.
            Muni de ce type de logique, on peut raconter à peu près tout et n’importe quoi, comme dans son Histoire de la folie à l’âge classique dont plusieurs historiens un peu plus sérieux, il y a quelques années, avaient fait des gorges chaudes.
            Rappelons-nous aussi son engouement, à la fin, pour le vieux con de Neauphe-le-Château !

            A la trappe, Foucault ! A la trappe !


            • Robin Guilloux Robin Guilloux 16 février 12:27

              @Christian Labrune


              Je m’amuse (si l’on peut dire !) à traiter les sujets du BAC (commentaires) de Philo. Le texte de Foucault avait été donné il y a deux ou trois ans en Terminale S. En fait, il est beaucoup plus simple et plus « classique » qu’on pourrait le croire et il « balaye » une bonne partie des notions du programme. 
              Je ne partage pas, heureusement, tous les partis pris des philosophes dont je commente les textes, mais je m’efforce de les lire, parce que ça fait en quelque sorte partie de mon « métier ». 
              J’ai eu moi aussi beaucoup de mal avec son Histoire de la folie qui m’a fait éprouver une impression de « suffocation » et l’impression que « tout ça n’était pas vrai », ce que confirment les historiens professionnels. 
              Par honnêteté intellectuelle, je m’efforce de lire des auteurs qui sont aux antipodes de ma sensibilité philosophique (comme André Comte-Sponville et son Traité du désespoir et de la béatitude qui m’a pesé sur l’estomac et le cerveau pendant une bonne semaine).
              D’accord avec vous sur les foucades de Foucault et son admiration pour le vieux salopard de Neauphles-le-Château. Quand on pense au sort que le régime iranien a appliqué et applique encore aux homosexuels, on est sidéré par la naïveté de Foucault. On m’a dit qu’il ne pouvait pas savoir. Mais c’est quand même son métier de « savoir », non ?



            • Jean Roque Jean Roque 16 février 13:23

              @Robin Guilloux
              Si vous êtes dans le bonnes grâces du comité de censure trotskyste d’AgoraVox (c’est à dire idiots utiles mondialistes), au lieu de simplement repasser le Bac, vous feriez mieux de faire une critique et de mettre en perspective les tenants et aboutissants. Il y a des sites de sujets corrigés sinon pour rester dans le commentaire politiquement correct bien noté, où la télé.


            • Christian Labrune Christian Labrune 16 février 14:20

              je m’efforce de les lire, parce que ça fait en quelque sorte partie de mon « métier »
              ...................................................................... .............
              @Robin Guilloux
              Vous avez bien raison ; au reste je m’attendais, par cette petite provocation, à susciter la mise au point que vous nous faites lire.

              Il est effectivement assez drôle que l’auteur, entre autres textes, de La volonté de savoir, qui assomme généralement son lecteur sous une débauche de références savantes à des textes de préférence peu connus et qu’on ne trouvait pas sans difficulté avant l’apparition de l’Internet, ait su si peu de choses sur l’islam et en particulier sur le traitement qu’on y réservait aux homosexuels !

              On parlait du texte sur la folie. Je viens de retrouver le début du deuxième chapitre, qui m’avait grandement heurté : le XVIIe siècle, écrit-il, va « réduire au silence » la folie par « un étrange coup de force ». Et qui serait le premier responsable de cette coupable violence ? Le Descartes de la première Méditation observant qu’il n’est pas comme les fous qui se prennent pour des cruches ou pensent avoir un corps de verre. Le contresens est manifeste parce que l’oeuvre de Descartes se présente comme une « fable » (le mot est dans le Discours de la méthode), une fable souvent très ironique, très littérairement construite, et ce n’est pas du tout un discours révolutionnaire et naïf d’idéologue soucieux de rétablir la justice dans le cadre d’une praxis, à la manière de Foucault lui-même, qui n’aura jamais été qu’un militant déguisé en savant. Autrement dit, un vrai charlatan.

              Je me suis souvent demandé si l’espèce de vérole conspirationniste qui s’est abattue sur le monde depuis une vingtaine d’années eût été possible sans Foucault. C’est qu’il a été beaucoup traduit, lu et enseigné partout. En France, il est de moins en moins pris au sérieux, mais je suppose qu’en Amérique, la mode va durer encore une dizaine d’années. En tout cas, sur un site comme AgoraVox, les Foucault se ramassent à la pelle. Ils n’ont pas tous la même habileté, n’affectent pas la même édudition, mais ils sont animés du même désir de réduire la complexité du réel et de son ’histoire au très petit lit de Procuste de leur idiosyncrasie.

              J’ai commencé à lire le bouquin d’Emmanuel Faye : L’Introduction du nazisme... que vous évoquiez dans un précédent article, et qui est fort bien construit, avec une table des matières très analytique malheureusement absente dans le bouquin de Domeracki, lequel est d’une facture plus diffuse et impressionniste. Je signale à ceux qui voudraient le lire qu’on trouve une édition de poche trois fois moins chère que l’édition originale dont la photo accompagnait votre article. Par ladrerie, c’est celle que j’ai préférée.
               

               


            • Jean Roque Jean Roque 16 février 13:06

              la rupture entre le géocentrisme et l’héliocentrisme, entre la théorie (les présocratiques, Aristote) des éléments simples et celle de Lavoisier
               
              Les grecs (en Égypte notamment) connaissaient déjà la rotondité de la Terre, l’héliocentrisme et la la trajectoire elliptique.
              Leucippe (5e siècle avant JC) supposait déjà le vide, les atomes et une organisation « géométrique » de ses derniers donnant les différentes matières, ce qui correspondrait à nos molécule modernes.
               
              la rupture entre la théorie newtonienne de la gravitation universelle et la théorie de la relativité générale d’Einstein
               
              Aucune rupture, expérience de Morlaix, équations de Maxwell, mesure de la vitesse de la lumière dès le 16eme siècle (par observations astronomiques), espace non euclidiens de Poincaré, transformée de Lorentz, espace de Minkovski, quanta de Planck.
               

              Seul l’homme a la possibilité de se tromper (de porter un jugement erroné sur le monde qui l’entoure).
               
              Évidement faux. Non seulement les animaux comprennent leurs erreurs pratiques mis aussi éthiques. Toute l’éducation animale des jeunes et les expériences sur les morales des animaux pour la survie du groupe.
               
              L’opposition du vrai et du faux induit des effets de pouvoir
               
              Et du bien et du mal aurait il fallu ajouter... Il faut supprimer le bien et le mal pour lutter contre les anciens pouvoirs.
               

              L’art, les règles de parenté, la cuisine, les tabous, les rituels religieux, le droit, la politique, la culture dans son ensemble, sont des faits de langage et sont inséparables du langage.
               
              Les grosses conneries constructivistes : Les types familiaux par ex sont liés à l’Histoire : on retrouve les types archaïques sur les périphéries géographiques de chaque continent, sur des îles, c.a.d éloigné de l’évolution historique, de façon totalement indépendante des langues.

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