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Accueil du site > Tribune Libre > Michel Houellebecq : le Forrest Gump de la littérature

Michel Houellebecq : le Forrest Gump de la littérature

 

 Rentrée littéraire 2018-2019 : Michel Houellebecq a encore sévi  : contre la ville de Niort - commune d'un enjeu civilisationnel d'une importance colossale il est vrai ! Comme quoi, la littérature n'a vraiment peur de rien.

             

             Mais attention :

 

            "A polémiquer sans péril, on buzz sans gloire !"

                         __________________

 

 

       Un auteur c’est un plat qui se mange froid. Or, Houellebecq est un auteur froid. Aussi...

 

        Si "au commencement était le Verbe"... dans ses deux premiers titres - Extension du domaine de la lutte et Les particules élémentaires -, qu'est-ce que nous disait Michel Houellebecq (si d'aventure cet auteur tentait de nous dire quelque chose) ?

Ce chérubin semblait vouloir nous dire, avant de s'en désoler, qu'il vaut mieux être riche et beau (et puis, jeune aussi) quand on veut tirer (1) de belles nanas, que pauvre et laid.

Cette affirmation qui ne souffrira aucune contestation ferait donc de Houellebecq un grand écrivain doublé d'un grand moraliste car, si Houellebecq avait été riche et beau à une époque où il ne l'était pas, il aurait bien évidemment et très certainement cherché à séduire des filles pauvres et laides...

C'est donc ça ?

         Alors maintenant, à quand un auteur mais... de génie celui-là, qui nous expliquera, contre toute attente, combien il est préférable d'être issu d'une catégorie sociale dite "privilégiée" plutôt que d'appartenir à une catégorie sociale dite "défavorisée" ? (défavorisée ????? Qualificatif outrageusement euphémisant quand on constate l'ampleur des dégâts sur cette classe) quand on veut, non seulement séduire de belles nanas, mais aussi et surtout, se faire une place au soleil...

A quand cet auteur de génie ? Parce que... bon... on s'impatiente là !

 

 

1 - Tirer des nanas  : oui parce que... Houellebecq, les nanas, il voulait les tirer, c'est tout. Et elles ne s'y sont pas trompées bien sûr ! Elles qui ne supportent pas, lorsqu'elles en ont besoin, qu'on leur dise qu'elles en ont envie, et vice versa. Mais ça................... Houellebecq l'ignorait.

 

***

 

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  Plus tard, avec un titre comme "Plateforme", et dernièrement avec "La Possibilité d'une île" et "La carte et le territoire", il semblerait que Houellebecq ait souhaité élargir quelque peu son champ de vision et qu'il se soit décidé à nous donner des nouvelles du monde.

Si Houellebecq connaît réellement notre monde contemporain (2), et si on oublie un moment une inspiration souvent absente ou poussive, force est de constater que les informations de l'auteur à ce sujet semblent avoir pour sources principales, sinon unique, le journal de 20H (TF1 ou France 2, c'est au choix), Envoyé Spécial pour s'être attardé devant son écran (somnolant ?), et maintenant qu'il réside en Espagne : TV5 ; ce qui, tout le monde en conviendra, n'arrangera rien, bien évidemment.

Ecrivain de surface, sans profondeur ni écriture, en cela, Houellebecq est bien un homme de son temps : bâclage, esbroufe, absence de travail dans le sens de "travailler son sujet". D'aucuns rétorqueront : c'est guère nécessaire aujourd'hui puisque tout le monde triche : écrivains, artistes plasticiens, journalistes, critiques littéraires inclus ; et les lecteurs sont sans culture. 

 

2 - Houellebecq est décidément un auteur très approximatif, un auteur très vague ! Aussi, gare au mal de mer !

Tout comme il a une vague idée de la science fiction et des sectes dans "La possibilité d'une île", Houellebecq a juste une vague, très vague idée du fait que l'art contemporain n'est, le plus souvent, qu'une vaste fumisterie sans talent ; mais il ignore le plus important : c'est une fumisterie très sérieuse qui nous est servie par des individus (artistes, mon oeil !) sans humour qui se préoccupent de tout et qui ne plaisantent sur rien ; ce qui aggrave sensiblement leur cas à tous. Rien à voir donc avec la démarche d'un Marcel Duchamp.

Et les interviews de l'auteur n'arrangent rien. De là à penser qu'il ne faut ni lire ni écouter Houellebecq si l'on ne veut pas douter de lui et de ceux qui n'ont de cesse de nous signifier qu'il est irremplaçable...

 

***

 

        Mais alors... à prendre ou à laisser Houellebecq  ? Un Houellebecq qui est à l'écrit ce que Mylène Farmer est à la musique et à la danse (on me dit que tous les deux partagent le même fans-club !)...

Au diable la culpabilité ! Vraiment ! Sans regret et sans remords, on doit pouvoir laisser Houellebecq ainsi que les fossoyeurs de la littérature qui l'ont promu au rang d'auteur (3) qu'il faut avoir lu sous peine d'être frappé d'inconséquence ou de nullité, là où ils ne seront jamais, à savoir : dans un lieu qui ressemble fort à un avenir car, il y a des auteurs qui savent voir loin et acheminer l'attention de leurs lecteurs plus loin encore, et surtout, là où personne ne peut décemment souhaiter être mené : à tous les drames et à toutes les tragédies, nous tous glacés d'effroi, face au pire.

En revanche - et on l'aura compris -, Houellebecq ne nous mènera guère plus loin que dans sa salle de bains qu'il ne fréquente que rarement, pour une douche qu'il ne se résoudra jamais à prendre en gosse mal léché, difficile et laborieux quant à l'acquisition des apprentissages de la petite enfance... et sur son pot aussi, lieu de toutes les rétentions, en pré-ado attardé...

Et ce, alors que le monde d'aujourd'hui et de demain a et aura besoin de titans !

 

 

3 - Auteur d’un intérêt plus sociologique que littéraire nous affirme-t-on, comme pour s'excuser ; même si, en toute bonne foi, il semblerait qu’il n’y ait pas que des imbéciles pour affirmer que « Houellebecq, c’est important ! »

En effet, Houellebecq n’aura-t-il pas été le premier à donner une voix aux laissé-pour-compte… non pas économiques mais sexuels ? Préoccupation éminemment de droite (famille de pensée de Houellebecq ; choix effectué pour emmerder une mère beatnik : la sienne) car, pour ce qui est de la fausse-gauche( gauche PS des années durant), moche ou pas, elle n’a jamais eu de problème de ce côté-là : les ouvriers et les militants ont toujours beaucoup baisé, gratis qui plus est, et pas qu’avec des moches ; dans ce milieu, la gauche donc, les femmes sont fraternelles et compatissantes, alors qu’à droite, les femmes sont mesquines, rétentrices et arrivistes (on couche et on se marie « utile ») ; c’est la raison pour laquelle la bourgeoisie a toujours tissé et entretenu avec la prostitution des liens très très étroits (pour bien faire : les maquereaux sont notoirement de droite et les prostitués aussi ; ou bien apolitiques, ce qui revient au même), considérant comme un fatalité le fait de devoir débourser, quand on est sans un sou et/ou moche, quelque argent pour avoir droit à deux minutes d’affection, sinon d’hygiène.

Jusqu’au jour où un Houellebecq décide de se révolter contre cette fatalité tarifée, prenant par la même occasion le féminisme comme bouc émissaire : « Si les nanas ne veulent pas de moi, c’est pas parce que je suis pauvre, de droite et moche mais… parce qu’elles ne baissent plus, ou alors, qu'entre elles ; et quand elles baissent avec le sexe opposé : c'est avec des minés ! »

Doit-on pour autant conclure que le fan-club de cet auteur serait majoritairement composé d'hommes "imbaisables" ou pour le dire autrement... d'hommes non compétitifs sur le marché d'une offre sexuelle a priori non tarifée, un peu à l'image de leur star qu'est Houellebecq ? Fan-club tel un écho involontaire et ironique des propos tenus contre le mouvement féministe en son temps : "Toutes des mal-baisées, ou pas baisées du tout parce que... imbaisables !"

A vérifier donc !

 (si les fans de l'auteur voulaient bien se montrer un peu pour que l'on puisse juger sur pièce !)

 

***

 

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  Il faut le savoir : un auteur digne de ce nom, un auteur qui se respecte, se doit d'être sale à l'intérieur mais... propre à l'extérieur, un auteur au linge irréprochable ; et à ça, Houellebecq ne s'y résoudra jamais ! 

Oui ! Impeccablement mis à l'extérieur et sale à l'intérieur cet auteur à venir, d'une nécessité absolue ; auteur-porteur de toutes les ignominies dont notre espèce est capable, jusqu'à ce que... une fois la morale évacuée ou expurgée, il ne reste plus que des hommes, femmes, enfants, vieillards, pères, mères, soeurs, frères, filles, fils, bourreaux et victimes, eux tous terrés au fond d'un gouffre, les yeux tournés vers le ciel, et la nuit, les étoiles, à la recherche d'une lumière rédemptrice pour les plus coupables d'entre eux, et consolatrice, pour les plus humbles, face à un lecteur non seulement témoin mais... acteur, incarnant pour l'occasion...

Le dernier des hommes.

 

_______________

 

Pour prolonger, cliquez : Michel Houellebecq

 

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57 réactions à cet article    


  • Zaza Zaza 5 janvier 09:33

    « Soumission », quoi de plus explicite pour décrire un troupeau de veaux (grands) remplacés, aux biens communs et à la culture dépecés ? Startup colony

     

    Pour qui connaît le milieu « bobo informaticien », le 1er est extrêmement marrant, les 2 suivants pas terribles (reste pas lu)


    • machin 6 janvier 07:59

      @Zaza

      La légion d’honneur pour M Houellebec


      Dommage.

      Un honnête homme n’accepte ni ne porte, et encore moins, réclame un médaille.

      Les médailles sont les hochets des scélérats.

      ...




    • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 09:05

      @Zaza

      Si une vision politique discutable ou indigente et une faiblesse littéraire ne sont pas indissolublement liées - en effet ceux qui pensent mal ou de travers ne sont pas systématiquement de mauvais écrivains, Ferdinand Céline l’a prouvé jusque dans ses pamphlets antisémites considérés comme des perles littéraires par un George Steiner auquel rien n’échappe -, avec Houellebecq, il en va tout autrement : mauvais penseur, mauvais écrivain pour sûr ! Même si la critique semble mettre des années à le réaliser et à l’accepter. Il est vrai qu’il est plus valorisant de reconnaître que l’on avait raison, qui plus est seul contre tous les autres, que de confesser ceci : « On s’est tous plantés à propos de Houellebecq ! »


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 15:49

      @noudouai

      Avec « Soumission », cette France islamisée en 2022 et la victoire du parti de la « Fraternité musulmane », Houellebecq et son éditeur sont allés chercher non pas le lecteur, celui d’un Christian Bobin ou d’un Eric Vuillard, mais le non-lecteur ; celui qui n’ouvre qu’un livre, un seul, tous les dix ans, et dans lequel ce non-lecteur ira retrouver son propre ressassement.

      On saluera ici la logique économique d’un tel choix, les lecteurs se faisant de plus en plus rares, autant aller chercher ceux qui ne lisent pas mais qui gambergent à l’excès autour de l’Islam, entre autres obsessions.


    • math math 5 janvier 10:18

      Michel Houellebecq..une plume de talent..trempée dans la merde !


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 janvier 11:29

        @math
         Non ! ça c’est la définition de l’oeuvre de Céline... qui est un auteur de génie : sa langue, son écriture et sa vision prophétique sans ruse et dépourvue de préjugés revanchard ; de la pure lucidité. 


      • math math 5 janvier 11:31

        @Serge ULESKI...Je vous souhaite d’avoir son talent d’écrivain (amicalement)...


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 janvier 11:43

        @math

        Vous l’avez lu au moins ? Et puis surtout : vous en avez lu d’autres avant et depuis ? 


      • math math 5 janvier 12:36

        @Serge ULESKI...Là, vous pédalez dans la choucroute...bonne journée !


      • Zaza Zaza 5 janvier 12:37

        @Serge ULESKI

        Céline est un génie littéraire, pas Houellebecq, qui est un écrivain du « roman marxiste », c.a.d très bon sociologue de son époque mais ses scenarii et son style sont moyens. Céline, lui, a créé un style littéraire incomparable, c’est l’écrivain français du XXe avec Proust. De Céline le plus frappant est Nord, encore plus que le Voyage où Mort à crédit. Et évidement Céline a un vécu hallucinant, pas Houellebecq : ex bobo informaticien, c’est le néant... mais qui a été influencé par le marxisme, Clouscard notamment.
         
        Dans la décadence de notre culture, les écrivains borgnes sont rois.


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 janvier 13:26

        @Zaza

        on est bien d’accord


      • mmbbb 5 janvier 17:50

        @Zaza Il est vrai que M HOUELLEBECQ n a pas ete condamne par contumace . je prefere Mme Yourcenar a Celine 


      • velosolex velosolex 6 janvier 00:44

        @Serge ULESKI
        Lucidité, ou abjection ? Celine a du talent c’est vrai. Je l’ai dévoré quand j’étais ado. Maintenant je suis bien plus critique. Une mécanique bien huilée, que j’admire, comme une BM, mais qui tourne dans le vide, qui n’a pas de cœur, et des soupapes fatiguées. Ca suffit pas pour faire un grand auteur. Ceux qui vous aident à vivre, à comprendre l’humanité. C’est le moins qu’on puisse dire. Il a accroché sa peau au porte manteau, mais ce n’était qu’un sac d’os. 
        Il porte une responsabilité évidente dans la shoah. Il a mis sa petite pierre. Je dirais même qu’il l’a jeté. On peut lui laisser le bénéfice du doute, et de la littérature, avant la guerre, mais quand il demande la réédition de bagatelle pour un massacre, en 41, il sait que les convois de juifs sont partis. Un beau salaud, comme diront beaucoup, tel Milton Hindous, un écrivain américain qui l’appréciait avant de le rencontrer à Copenhague. https://bit.ly/2CTJ217


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 15:52

        @mmbbb

        Le mal français ?

         La femme libérée et l’Islam.

         Après Zemmour, Houellebecq ! Certes, ce dernier est autorisé à croire qu’il pense quand il pense ce qu’il pense et qu’il l’écrit jusqu’à en faire un « roman » qui nous sera alors vendu comme tel. En revanche, ce que l’on ne pourra que difficilement pardonner c’est le fait que le monde de l’édition ait tenté depuis 20 ans de faire de Houellebecq un écrivain avec la complicité de la critique, et de nous en convaincre livre après livre, et ce sans ménagement aucun. Or, le vernis « littéraire » et « politique » de Houellebecq ne résiste pas à une interview un tant soit peu compétente. De plus, un écrivain, ç’a du flair, une tête bien faite, une écriture, un vocabulaire... tout ce qui a toujours manqué à Houellebecq.

        Mais tout se tient finalement : l’Art contemporain contre l’Art moderne, Houellebecq maître en littérature, politique et complaisance face à la corruption généralisée, l’extrême droite sous la protection de l’abstention et des médias, jusqu’à la confusion qui en arrange plus d’un : on peut être socialiste et travailler pour la Banque, en venir et y retourner une fois que l’on a épuisé tout son crédit auprès d’électeurs maintenant écoeurés qui enragent.

         


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 janvier 16:06

        @Serge ULESKI

        On peut lui reprocher son manque de style , mais pas son a-propos sur les thématiques contemporaines . Sinon fichons Balzac à la poubelle (jaune pour le recyclage...svp ) .


      • L'enfoiré L’enfoiré 5 janvier 10:26

        Bruno Coppens parle du nouveau livre de Michel Hoelebeck

        Dans « Sérotonine », Hoelebeck frappe encore au dessous de la ceinture

        en fossoyeur de la postmodernité

        comme il l’avait fait dans « La carte et le territoire »

        en décrivant le déclin du mâle occidental...


        • velosolex velosolex 6 janvier 00:49

          @L’enfoiré
          Un copain de Sarko et de Macron, qui doivent lui donner des tuyaux sur la France, because l’homme est délocalisé non à Niort, mais en Irlande.
          Bon, manque de pot, notre grand prophète de la décadence du mâle français qui débande, lance la promo de son livre en plein conflit des gilets jaunes, qui devait normalement être terminé, lui avait t’on assuré. 
          Houellebecq aurait il écrit des bagatelles, en 39 ?
          C’est comme si je vous demandais si Celine avait écrit Sérotonine.
          Je ne sais plus quel ministre avait confondu Celine et Colette.
          Tous deux c’est vrai aimaient les chats. Moi j’ai jamais tué de chats, ou alors c’était y a longtemps !


        • Garibaldi2 8 janvier 08:06

          @velosolex

          ou ils sentaient pas bon ?


        • ledo 5 janvier 11:02

          J’ai lu plusieurs bouquins de Houellebecq , c’est un bon. Mais comme tous les artistes , il est déjanté voire autiste . Ce mec n’est pas un gauchiste , progressiste et mondialiste qui sévissent sur ce site . Il dit sa façon de voir les choses , et même si çà ne vous plait pas , il a le droit . Quand vous aurez écrit autant de bouquins à succès que lui , vous pourrez donner vos états d’âmes . La critique est aisée , mais l’art est difficile.


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 janvier 11:35

            @ledo

             La critique est aussi un absolu en tant que nécessité ; aussi nécessaire que l’Art. Cela dit, je ne vous connais pas ( j’ignore ce que vous ignorez) mais 
            si la multitude sanctifie (le succès commercial) pour ma
            part, je n’ai jamais pu finir un livre de Houellebecq tellement c’est bâclé  ; on n’y apprend rien. Ou bien plutôt : on en apprend cent fois plus ailleurs. 


          • Shaw-Shaw Shawford 5 janvier 11:38

            @Serge ULESKI

            Pff, c’est parce qu’il -et toi non plus est pas allé jusqu’à Daneel42 dans La Possibilité d’une Ile !

            Moi j’en reviens ! smiley

            ------------------------------

            Bon allez, pour de vrai de vrai, je file sur Bordeaux me faire gazouiller ! ! ! ! !


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 janvier 11:41

            @ledo

            Si on ne fait pas de bonne littérature avec des bons sentiments, on n’en fait pas non plus avec des fantasmes d’ordre politique tels que celui « du grand remplacement » ; la littérature n’est pas un manifeste !

            Sinon à propos de « Soumission ».... cliquez : http://litteratureetecriture.20minutes-blogs.fr/archive/2015/01/07/soumission-sixieme-roman-de-michel-houellebecq-911745.html


          • ledo 5 janvier 12:11

            @Serge ULESKI
            Vous avez le droit de ne pas aimer le personnage , ou de ce qu’il dit en dehors de ses romans. Tous les gouts son dans la nature , mais on a pas de succés si on est nul. Sa notoriété il l’a acquise avec ses écrits , pas avec ses convictions politiques. A vous lire il semble que ce que vous dites soit parole d’évangile , je respecte vos convictions , mais je trouve que vous mélangez le personnage et l’écrivain , ce qui n’ rien à voir . A ce moment là Céline était nul lui aussi parce qu’antisémite.


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 janvier 13:25

            @ledo
            On n’est pas nul parce qu’on est antisémite, d’autant plus que tous nos meilleurs ( le mauvais aussi) auteurs du 18è siècle à la fin des années 30 (20è) l’étaient.


          • mmbbb 5 janvier 17:56

            @Serge ULESKI Jean Raspail avait ecrit un bouquin d anticipation sur le phenomene migratoire Quant a vous vous etes bien dans la ligne des bo bo Je n ai lu que votre article en diagonale ( 30 secopnde ) c ’est suffisant . 


          • Shaw-Shaw Shawford 5 janvier 18:02

            @

            Pour les murs qu’ont des oreilles, : upgrade du profil.

            Boarding opened.

            Qui veut embarquer sur Octobre Rouge ? Tous les postes de commande sont dispo !

            Closed at 23:00 UTC


          • velosolex velosolex 6 janvier 01:06

            @Serge ULESKI
            Suffit pas non plus d’en avoir de mauvais ou de louches pour bien écrire. Un auteur, pour le juger, en dehors des effets de mode et de cercle, il faut attendre pas mal d’années. Pour Celine, justement, beaucoup jugèrent à la fin des années 30 que « bagatelles pour un massacre » était son meilleur bouquin, tel Brasillach. .
            On porte une très grosse responsabilité quand on écrit, jugeait Camus, qui s’opposa à la clémence face aux littéraires. De même De Gaulle, pour qui il était clair qu’on pouvait tuer autant avec des mots qu’avec un fusil, ou des gaz...La littérature infâme se reliant plutôt à ce genre de toxiques, faisant nuage. Je place au dessus du lot les écrivains qui au delà de leur bons mots, de phrases astucieuses, donnèrent aux autres un mode d’emploi de la vie, mais aussi qui leur donnèrent courage, et le sens de certaines valeurs, sans lesquels la vie ne serait qu’un cauchemar, que certains je le concède ont le talent pour mettre sur papier et pousser accessoirement les autres aux suicides, ou vers les pogroms. 
            Hugo, Tolstoï, Shakespeare, Molière, Dickens, Voltaire, vollà quelques clés qui ouvrent les serrures, au lieu de les fermer, et de désespérer. Des hommes qui restent des hommes, avec des défauts, mais tous avec une belle lumière. Il y en a un bien d’autre. Je pense à Yourcenar, à Alexievitch que je découvre en ce moment. 


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 09:01

            @velosolex

            Vous avez tout compris...


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 09:04

            @mmbbb

            Ici, il est question de littérature... pas de phénomène migratoire... et de fantasmes politico-pantoufle. 


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 09:09

            @ledo

            Michel Houellebecq aurait dû être l’auteur d’un seul ouvrage : « Extension du domaine de la lutte » en 1994, d’un intérêt certain en tant que symptôme d’une société libérale très avancée qui a placé l’efficience et la performance au coeur de son projet, car Houellebecq n’a jamais été autre chose qu’un symptôme : il a représenté une catégorie d’hommes – homme au masculin -, susceptible d’intéresser davantage les sociologues et que les critiques littéraires ; une catégorie directement concernée par la question de la misère sexuelle qui est le lot de l’homme dépourvu de qualités physiques face à « l’homme machine » réduit au seul critère d’une performance économique et sexuelle, à la fois objet et marchandise ; et plus encore, lorsque cet homme déshérité a des prétentions de conquête très largement au-dessus de ce que peut vous laisser espérer un réalisme à la fois esthétique et social ; et Houellebecq, de par son physique et sa place dans la société, avant son statut d’auteur célébrissime, était bel et bien au cœur de cette problématique, il faut le reconnaître.


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 6 janvier 09:46

            @Serge ULESKI

            Là votre commentaire est pour moi excellent. J’ajouterai en lecture « la carte et le territoire » .


          • Shaw-Shaw #U42-Néo-Nono-Karembeu 6 janvier 10:06

            @Aita Pea Pea

            Bah ouais, il sait y faire Serge , un vrai pré curseur, bien tendu ! smiley ^^ smiley

            Bon, ULLA & LES SKIS, tu nous fais péter les cahouettes maintenant, fissa ! smiley smiley


          • machin 6 janvier 10:44

            @Serge ULESKI

            e n’ai jamais pu finir un livre de Houellebecq tellement c’est bâclé ; on n’y apprend rien. Ou bien plutôt : on en apprend cent fois plus ailleurs. 

            Oui...

            Mais Houellebecq est la mode.
            La preuve ? il va recevoir la légion d’honneur.

            Un bobo normal se doit de l’acheter et de le mettre en évidence sur la table du salon.
            Le lire, c’est autre chose.

            A ranger dans la même bibliothèque que BHL le plagiaire, ou pour caler un meuble bancal dans le garage.


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 janvier 15:48

            @#U42-Néo-Nono-Karembeu

             Avec « Soumission », cette France islamisée en 2022 et la victoire du parti de la « Fraternité musulmane », Houellebecq et son éditeur sont allés chercher non pas le lecteur, celui d’un Christian Bobin ou d’un Eric Vuillard, mais le non-lecteur ; celui qui n’ouvre qu’un livre, un seul, tous les dix ans, et dans lequel ce non-lecteur ira retrouver son propre ressassement.

            On saluera ici la logique économique d’un tel choix, les lecteurs se faisant de plus en plus rares, autant aller chercher ceux qui ne lisent pas mais qui gambergent à l’excès autour de l’Islam, entre autres obsessions.


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 janvier 22:07

            Que Houellebecq soit un grand écrivain...le temps jugera.Que l’auteur de cet article soit un aigri en manque ...le présent a déjà jugé.

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