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Accueil du site > Tribune Libre > Michel Onfray, ici et là, et puis ailleurs, et autre part aussi (...)

Michel Onfray, ici et là, et puis ailleurs, et autre part aussi !

Pour tout dire, dans ma série "Penser le monde aujourd'hui avec...(1)" j'avais bien failli inclure Michel Onfray, un temps enthousiaste à son sujet. Et puis le questionnement suivant est venu tempérer mes ardeurs :

  « Onfray ? Attendez ! Mais… cet essayiste apporte quoi à notre compréhension du réel ? A t-il seulement saisi quelque chose d’un questionnement aujourd’hui incontournable : qui fait quoi, à qui, où, comment, pour-quoi et pour le compte de qui ? Pour ne rien dire des voies qu'il nous faudrait explorer pour sortir de ce qui ressemble fort à un coup d’Etat permanent sur la démocratie, la justice et la liberté par des forces qui contrôlent une désintégration systématique et mondiale de l’identité humaine. »

J'ai cherché, je n'ai pas trouvé.

Même si Onfray semble sincèrement de gauche, tendance Mélenchon...

 - A propos du NPA et du slogan « En finir avec le capitalisme ! » n’avait-il pas manqué de faire le commentaire suivant : « C’est quoi cette connerie ?! » puisque… cela n’aura échappé à personne… tout comme le Marxiste en tant qu’outil d’analyse, le capitalisme est sans aucun doute l’horizon indépassable d’un système de production capable de tirer profit de tout, même de la relation entre un mendiant et celui qui lui fait l’aumône, tout en étant capable de faire mourir de soif celui qui apporte l’eau et de faim, celui qui cultive la terre…

Reste qu'en tant qu’intervenant médiatique, il ne nous donne pas grand chose à nous mettre sous la dent bien en peine qu'il est de projeter un peu de lumière sur un réel qui nous étouffe tout en nous échappant, aussi évanescent que pervers, chaque jour un peu plus liberticide et criminogène.

 Essayiste pour une classe moyenne dont le flirt avec ce qu'elle croit être "le monde des idées" aussi famélique et timoré soit-il, trahit sans aucun doute un besoin de supplément d'âme... au sujet d'Onfray, quelle conclusion tirer de son absence de contribution autour des graves questions économiques, sociales et culturelles qui secouent régulièrement la société française ?

Refus de se salir les mains avec l’actualité politique et sociale, là où sont tous les pièges, lieu de tous les dangers pour un intellectuel de service minimum car ne faut-il pas alors nommer les choses et les gens ?

Comme si cela représenterait à ses yeux un trop grand risque : risque de se tromper, risque de déplaire, risque de révéler un penchant bourgeois-conservateur soucieux avant tout de pérenniser une réussite commerciale qui compte peu d’élus dans l’Edition ?

Développement personnel, affirmation de soi, thérapeute, gourou pour un peu puisqu’il paraît que « Onfray, ça fait du bien ! », publication après publication - deux par an en moyenne depuis 20 ans (2) -, que faut-il attendre de cet essayiste ? Des conférences sur des "penseurs" qui appartiennent à une histoire de la philosophie dite alternative parce que… délaissée mais qu'il faut bien se résoudre à qualifier d'anecdotique  ?

Lui qui a les oreilles d’un vaste public et la confiance des producteurs (Onfray sait jusqu’où ne pas aller trop loin, quitte à faire du sur-place !) , pourquoi ne s’attacherait-il pas à sortir de l’oubli et à réhabiliter des intellectuels proches de nous, tel que, entre autres penseurs, Clouscard aujourd'hui oublié, chef de file d'une critique sans concession du libéral-libertaire et autres bobos  qui nous ont conduit, le PS en tête de cortège, là où nous sommes aujourd’hui ; et même si nous ne sommes pas les seuls en Europe, cela ne nous console de rien.

Faut dire qu’avec Onfray et sa promotion de l'individualisme, de l’hédonisme et de son post-anarchisme (mais très très post alors ! Voire même… passé !) - anarchisme à la Brassens, entre deux accords de guitare et un cassoulet maison avec les copains dans le bruit et la fureur de vivre pour l’instant qui arrive, passe et revient tous les week-ends mais cette fois-ci avec un gigot d’agneau -, les bourgeois des beaux quartiers peuvent dormir tranquilles et les boutiquiers des rues Montaigne et saint Honoré aussi à l’occasion de la prochaine manifestement de la CGT entre République et Nation, avec ou sans Mélenchon volontairement exilé à Strasbourg, là où la prochaine révolution ne manquera sans doute pas de nous surprendre tous dans notre sommeil.

Force est de se rappeler que l’on a connu des Autonomes, eux aussi anarchistes, à la batte de baseball plus volontariste et mieux inspirée.

 

 Certes, il a fallu à Onfray un peu de courage pour s'attaquer à la personne de Freud même s'il était assuré du soutien du grand public, sachant aussi que le succès commercial de ses livres compenserait largement le déplaisir et l’agacement d’une clique parisienne capable à tout moment de vous couper les ailes et de vous faire trébucher. Leurs sanctions : bannissement des médias et campagne de calomnie.

Faut dire qu'Onfray n'a jamais pour autant condamné la psychanalyse en soi mais ses larbins, à genoux... idolâtres serviles devant la statue du commandeur Freud, Onfray privilégiant une alliance de la psychanalyse et du marxisme ; une psychanalyse de gauche donc qui déclarerait tous ses revenus et qui paierait tous ses impôts ; une psychanalyse citoyenne et non une psychanalyse parasitaire de hyènes et de sangsues fraudeurs du fisc selon le principe suivant : Rien dans la tronche, tout dans les poches... pleines !

 

 Déboulonner les certitudes et les statues !

 

Nul doute, cette charge contre Freud (et plus tard contre Lacan et son obscurantisme qui frôle le plus souvent l’escroquerie) était salutaire ! Et sur Sartre aussi, le roi de l’omelette et des œufs qui faut bien se résoudre à casser, au profit d’un Camus soucieux d’éthique, des fins et des moyens (après tout, il n’y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes qui trinquent : Marx, Lénine… les communistes et l’extrême gauche)...

Mais que penser de cet acharnement, ouvrage après ouvrage, sur un Christianisme pourtant moribond, sans plus d’influence que des représentants parfois dignes s’essoufflent à tenter de faire encore un peu exister car, enfin on ne tire pas sur une ambulance ! Sans doute Onfray s’est-il trompé de siècle en s’acharnant sur le maillon le plus faible de la chaîne mondiale du décervelage et de l'abêtissement ; chaîne formée par nos princes de l’audimat, les maillons forts, aux compagnons de cordée à l’ascension arrogante parce que triomphante, au sommet de leur art de basse besogne.

Quant à son mentor et Maître Nietzsche , là encore, aucun risque, Nietzsche faisant quasi l’unanimité à droite comme à gauche puisque tout le monde peut y trouver son compte, Nietzsche rendant bien des services, un peu comme les restos du cœur et l’armée du salut.

D’aucuns vous avoueront en privé qu'ils ont un peu de mal avec Onfray depuis son : "Les services secrets doivent s'occuper de Dieudonné !". C'était à l'occasion des élections européennes, alors que Dieudonné se présentait sur une liste anti-sioniste. Ce jour-là, Onfray s’est révélé être un libertaire et un gauchiste d'un nouveau type : du type petit flic, mou des genoux, adepte de l'assassinat politique d'Etat. A croire qu’il avait besoin de donner des gages de bonne conduite après ses récentes prises de positions sur le sort injuste et cruel qui est fait aux Palestiniens ; quoiqu'il en soit, la réaction excessive d’Onfray ressemble fort à de la panique : pas de nerfs Onfray, aucun sang froid ! Si ça barde un jour, faudra donc pas compter sur lui. On est prévenus. Faudra pas dire qu’on ne savait pas.

Reste à espérer depuis la cabale lancée contre lui à propos de son ouvrage sur Freud et plus tard dans son soutien à Jean Soler et son « Qui est dieu ? » qu'Onfray en sortira plus avisé, un peu plus mûr, un peu plus profond aussi, plus large, avec plus de hauteur.

 

Révolution géométrique pour Onfray : celle des volumes et des espaces.

 

*** 

 Animateur d’une Université dite populaire qui, si elle ne lui coûte rien sinon un peu de temps, lui rapporte surtout des lecteurs (développement et fidélisation de la clientèle), Onfray est un des essayistes les plus prospères de l’édition, un des plus gros vendeurs de livres : sur 20 ans, des tirages entre 40 000 et 200 000 exemplaires), et ce bien que la diffusion sur France Culture, année après année, des conférences de cette Université Populaire (succédané d’une université du 3e âge ou de pré-retraités déjà en vogue dans les années 70 : moyenne d'âge : 60 ans) conduites par le Maître en personne, grand oral et cours magistral devant une audience silencieuse, sans doute à la fois médusée et comme hypnotisée, tourne vite à l'ennui car il y a bien quelque chose de routinier mais d'authentique... authentiquement creux au royaume d'Onfray, quelque chose comme un manque, presqu'un vide mais... plein, à ras-bord.

Faut-il y voir là une vocation contrariée de chef de cuisine qui ne change pas une recette qui a fait ses preuves et porté ses fruits ?

 

 Avec Ruquier et ses acolytes on dit que le service public est à fond côté impertinence (… Peut pas faire plus ni mieux !), et ailleurs, dans le privé, c’est le néant de la bien-pensance qui ne pense plus rien sinon ce que tout le monde pense, ou bien alors, la désinformation pour omission. Jamais nous n’avons eu à notre disposition autant de canaux de diffusion et aussi peu de liberté et d’audace, Internet demeurant, bon an mal an, le dernier espace de liberté même si la censure pourra toujours frapper les plus "téméraires" d'entre nous... comme ces milliers d'auteurs et de bloggeurs, dont les comptes sur les plateformes d'hébergement sont clôturés sans préavis ni explications par des responsables éditoriaux lâches et veules (on m'affirme que certains d'entre eux changent de pantalon plusieurs fois par jour), et par des « modérateurs » (ainsi appelés) véritables commissaires politique ; et pour finir... par des petits chefs et caporaux bornés et incultes.

Difficile alors de ne pas penser au fait qu’Onfray doit tout à ce système médiatique-là et à ses animateurs et producteurs qui choisissent régulièrement de l’inviter. Et quand on sait ce que ce système est aujourd’hui capable de laisser dire et de laisser entendre...

 

 Aussi… au fil de notre réflexion, il devient tentant non pas d’opposer Onfray à BHL (3) mais… telles deux faces d’une même pièce car si tout les sépare, tout les réunit, de définir un Onfray de gauche, casanier aux origines prolétaires, vivant en province (Argentan dans l'Orne)… pendant d’un BHL de droite, parisien, globetrotteur et millionnaire car, pour l'heure, pour nombre d'entre nous, si Michel Onfray semble avoir trouvé des solutions pour lui-même... et s'il est aussi présent ici et là, et parfois ailleurs, et autre part aussi, n'est-il pas surtout et plus simplement... introuvable là où on attend ceux qui marquent définitivement de leur empreinte leur temps et leur époque, et par la même occasion, leurs contemporains et leurs consciences assoiffées de sens, et ce pour les siècles des siècles...................................................................

 

 Amen.

 _________________

 

1 - Dans cette série, on y trouvera Rousseau, Morin, Soral, Steiner, Dieudonné, Chevènement, Kémi Séba, Chouard, Chomsky, Bartleby, Clouscard, Paul Ariès, Michéa, Pierre Carles, Emma Bovary, Piero San Giorgio, Atzmon, Guy Debord, Irène Frachon, Georg Lukács, Jules Romains...

2 - Ceux qui n'ont peut-être pas idée, en auraient-ils dix par jour ?

3 - BHL, pour ceux qui ne le savent toujours pas (et il y en a !), est un intervenant médiatique qui se situe à droite de l’échiquier politique car il est bien du côté de ceux qui cognent, et qui plus est... sur les plus faibles sans aucun souci de justice et d'humanité.

 

 (Auto-biographie de Michel Onfray)

 


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23 réactions à cet article    


  • plexus plexus 5 février 2013 15:59

    Quelle belle diatribe, quel bel élan, vous êtes un magnifique pourfendeur de Michel Onfray !!!
    Peut-être que l’intéressé n’en demande pas tant !!!
    De la classe moyenne, certainement, (est-ce déshonorant ?) j’apprécie ce qu’il écrit, et sa démarche, qui me semble être de replacer l’église au milieu du village.
    Il y a infiniment d’années pendant lesquelles une certaine intelligentsia nous a « bourré la caisse » avec des théories qu’il ne fallait surtout pas analyser à l’aune du bon sens.
    Sans cela, on passait pour « un plouc », et il n’y a que chez Andersen qu’un gamin ose s’écrier que « le roi est nu ».
    Je ne connais pas votre monsieur Clouscard, il est certainement très bien, et vous semblez regretter que M. ONFRAY ne dépasse pas son attitude iconoclaste.
    Je trouve que c’est déjà un apport énorme, et c’est peut être mieux qu’il ne rejoigne pas la cohorte des maîtres à panser (je fais exprès) les BHL, ATTALI, MINC et autres « sachants », pour rester dans les théories qui nous font tant de mal. .


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 5 février 2013 21:37

      C’est fait pour ça Onfray, pour qu’on l’aime.
      Aussi, votre réaction ne me surprend pas.


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 février 2013 21:46

      Serge veut déboulonner une idole qui déboulonne des idoles ....
      Préfères l’originale à la copie .
      Et cette charge contre l’agora caenaise.....Toujors la meme critique qu’le peuple est trop con ,hein ?
      D’un coté critiquer l’offre stupide téloche ,mais dès qu’un essait d’offrir un peu de possibilité de cogite perso ,un démago ....
      Uleski ou l’art de de dénoncer l’enculage avec un pieu dans l’cul ...


      • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 5 février 2013 22:27

        Michel Clouscard est cité dans cet article. C’est l’anti-Onfray. Le remède parfait aux fadaises hédonistes de ce sophiste. On pourrait ajouter J-C Michéa, Lukacs, Lasch...Régis Debray à la limite...

        Onfray est apprécié parce qu’il est sur la même ligne que ces mal nommés « philosophes », anciennement dénommés « nouveaux » (BHL, Glucksmann, etc...)... et autres Deleuze, Foucault... les bouquins de Deleuze sont lus dans les écoles de management de nos jours (cette dernière assertion vaut critique de fait)...
        Onfray...dans la lignée des ces « penseurs » qui prétendent avoir combattu le « totalitarisme rouge » dans les années 60 et qui ont permis l’avènement de cette gauche non-marxiste, autrement dit  cette « deuxième gauche » (je ne fais pas uniquement référence à Rocard ici), ou "gauche sociétale"...partisans d’une Troisième Voie à la Anthony Giddens...
        ...des « penseurs » qui n’ont en réalité (pour faire court) fait que liquider le Parti communiste français, autrement dit faire disparaître le prolétariat comme sujet de l’histoire, comme « préoccupation », laissant la voie libre à la gauche et extrême-gauche libérale-sociétale (Mitterrand, Cohn-Bendit, Krivine-Besancenot…Mélenchon)...éternelle alliée de la droite libérale. Onfray, libéral-libertaire...

        Onfray matérialiste hédoniste, chantre d’un « capitalisme libertaire » (sic) au-delà de ses prétentions de penseur ayant  trempé sa toute petite plume dans l’encrier bien trop large et bien trop profond de Nietzsche… Onfray l’enfonceur de portes ouvertes (« la religion c’est pour les cons », voici un excellent titre à lui proposer pour son prochain bouquin) se pense aussi et surtout investi d’une mission : instruire les ploucs qui votent avec leurs pieds  (il crée son université populaire après la présidentielle de 2002)...

        Onfray qui défend la thèse (totalement réfutée par les historiens des religions)  d’un Jésus-Christ « mythique » réinvente  l’eau tiède… Onfray c’est l’éternel retour du même,  c’est, selon Jean-Pierre Garnier,  le « dernier des nouveaux philosophes »…dernier au sens d’ultime , espérons-le… Dieu nous garde d’avoir à affronter un nouvel esprit aussi brillant et novateur qui essaierait de nous convaincre que la Terre n’est pas plate et nous empêcherait de dormir…


        • Francis JL 6 février 2013 11:50

          Jean-Michel Lemonnier,

          vous avez omis de citer André Conte-Sponville, incontournable de mon point de vue, dans ce domaine de la pensée.


        • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 6 février 2013 21:03

          @ JL
          Oui, également, pourquoi pas. Je vois que vous citez Serge Latouche, penseur politique. Très intéressant aussi. Ensuite la vision de l’économie de Clouscard-> productiviste, « date » ou est restée la même depuis les années 60 jusqu’à sa mort. Latouche- >c’est la décroissance (que certains confondent volontairement ? avec l’absence de croissance), concept dont Georgescu-Roegen, un Roumain, est le père. Penser l’existence en dehors de l’économie, voilà un projet !

          S’enrichir de ces lectures, pour le coup réellement « dissidentes », sera toujours plus profitable que celles de certains « intellectuels »(?) de la « nébuleuse alternative-dissidence » prétendant combattre l’ idéologie dominante en matière politique, économique, etc. mais totalement sous sa dépendance : d’Alain Soral, qui fait une lecture poujadiste de Clouscard et Michéa donc forcément fausse et malhonnête, à Michel Onfray qui veut simplement repenser le capitalisme sans l’abolir

          (et là on se met beaucoup de monde à dos...)


        • almodis 5 février 2013 22:39

          Merci , Serge Uleski , de m’avoir permis de découvrir Jean Sorel ( et Michel Clouscard ) !

          Quelle chance , pour moi , que mon agacement devant le petit-pape des petits rebelles gauchos bobos , m’ait donné envie de lire votre article !

          oublions ces faiseurs - imposteurs et lisons les vrais penseurs , en regrettant simplement de ne pas avoir connu leurs écrits plus tôt ! permettez moi de vous citer :

          Il est temps que l’on ré-apprenne à être de gauche quand on est de gauche (1) et que l’on tienne tête aux médias et à cette caste politico-médiatique qui souhaitent vivement nous imposer pour seule vie politique et unique cadre de débat, un Mélenchon contre une Marine le Pen (un marchand de quatre-saisons contre une vendeuse à la criée) et un Hollande contre un Fillon (un costume deux-pièces contre un trois-pièces)… cadre qui signerait alors l’arrêt de mort intellectuel (et spirituel ?) d’une gauche qui se voudrait tolérante et courageuse (2).

          Oui ! Etre de gauche sans pour autant se voir condamné à rejoindre des groupuscules qui réuniraient autant d’appelés que d’élus puisque les uns comme les autres se compteraient alors sur les doigts d’une seule main.

          Internet y pourvoira si l’on ne baisse pas les bras, si l’on ne laisse rien passer et ne cède en rien sur rien. Car enfin… comment oublier que l’on sera toujours bien plus, tellement plus nombreux qu’eux.

          Serge ULESKI


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 février 2013 20:26

            Merci pour vos encouragements.

            Cordialement
            Serge ULESKI


          • 1984 5 février 2013 22:40

            Mais Serge enfin ! S’attaquer à l’inoffensive bien-pensance Téléramesque !
            Faut pas déranger les gens bien au chaud dans leur coton !


            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 5 février 2013 22:53

              Saint Marx ,priez pour moi qui ne veut pas etre sauvé à l’insu de mon plein gré par vos groupies ,sans sonner ....


              • alinea Alinea 6 février 2013 00:12

                C’est tout ce qui reste comme intellectuel ! C’est maigre ; Onfray fait illusion pendant un temps ; j’écoutais ses retransmissions sur france cul l’été ; très vite,on n’en peut plus ; Onfray, ni aucun autre n’es tun philosophe, tout au plus de bons élèves avec une bonne mémoire et une bonne tchatche. Sans doute enseigne-t-il quelques menues choses qui ouvrent l’esprit à certains, mais, non, il n’est pas un intellectuel et on ne peut pas compter sur lui. Les médias, la gloire tue dans l’oeuf la moindre velléité d’authenticité ! L’ego se pousse du col et redore le blason !!
                En tout cas merci pour cette analyse et ce portrait auxquels j’adhère tout à fait.
                Je n’ai pas encore regardé votre lien mais je n’y manquerai pas !


                • Gollum Gollum 6 février 2013 09:13

                  Bien d’accord avec vous Alinea. C’est très maigre. Voir Colignon le qualifier de génie j’en rigole. Il ne sait visiblement pas ce qu’est un authentique génie. Ils sont pourtant légion. Mais jamais mis en avant. 


                  On se demande si cette surmédiatisation de tous ces médiocres n’est pas voulue pour faire croire au bas peuple que l’esprit n’est pas capable d’aller plus haut que ces nains ridicules...

                  Un peu comme cette nourriture médiocre que l’on trouve en supermarché destinée à nous faire oublier peu à peu le goût de l’authentique..

                • LEELOO Taubrouk 6 février 2013 09:16

                  Yep, pour ton dernier paragraphe, à part avec Cerise de Groupama peut être smiley smileysmiley ? )


                • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 février 2013 01:02

                  Michel Onfray est un bon professeur de l’histoire de la philosophie. Peut-être pas un grand créateur de concepts comme Kant ou Leibniz, mais il fait bien son travail quand même à son niveau : pensée claire, discours méthodique bien rythmé, je ne m’ennuie pas en l’écoutant. Il saut aussi être courageux devant les meutes de chiens. 


                  Il est parfois un peu agaçant avec son matérialisme militant primaire, c’est vrai ! Mais il a connu des religieux hypocrites et malsains dans son enfance, ça n’incite pas au mysticisme. Et que celui qui n’a aucun point aveugle de la conscience lui jette la première pierre. 

                  • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 février 2013 01:10
                    Il est intéressant de comparer les conférence instructives de Michel Onfray aux conférences transformatrices d’un personnage comme celui-ci :

                    http://www.dailymotion.com/video/x4py9c_krishnamurti-se-liberer-du-conditio_news#.URGeDx2mDCQ

                    Car il ne suffit pas de d’emplir son cerveau et d’organiser ses pensées. Il faut aussi découvrir le fonctionnement de la pensée. La véritable sagesse n’est pas un « objet » que le sujet pourrait étudier de l’extérieur en tournant autour, même s’il tournait autour pendant mille ans. 

                    • contre-vent 6 février 2013 09:16

                      Etant croyant je n’accuserait d’aucun tort un enfant scandalisé par des membres d’une institution qui se revendique être représentant de D.ieu ", murer dans le déni de ses parents. Et surtout je ne m’étonnerai pas de la colère qui l’anime puisqu’il a compris, très jeune, le fonctionnement de cette société prospérant sous le joug constant de l’Accusation et de l’injustice et incarnée par une mère qui en résulte avec violence (victime aussi).

                      Il sont trop nombreux ces enfants violés, devenus adultes, animés par cette même colère et ce même rejet pour ne pas, à mon tour, me mettre en colère.

                      Le trajet de cet homme est assez impressionnant au regard de son enfance.Il est dommage qu’Onfray jette le bébé avec l’eau du bain. Il est parfois plus Christique qu’il ne l’imagine.

                      Onfray est un poil-à-gratter. C’est très important les poil-à-gratter même si on ne partage pas toujours ses idées.


                      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 février 2013 11:06

                        Il dit qu’il n’a pas été violé, ni victime d’abus sexuel, mais que certains de ses camarades l’ont été. 


                      • contre-vent 6 février 2013 11:25

                        @ Gaspard Delanuit

                        C’est vrai. Et pourtant c’est ce que j’entends. Peut-être parcequ’un enfant qui subit des agressions n’en parle déjà pas à ses parents et encore moins à ses camarades et que si un enfant est au courant de ce genre de pratiques c’est parcequ’il les a subits ? mais vous aavez raison.

                        Maintenant, qu’il les ait subit ou pas ne changeront pas son point de vu sur l’institution religieuse. L’endroit qu’il décrit, où la pédophilie et le sadisme se conjuguent, est sordide. (mais le plus douloureux, me semble-t-il, reste le déni de ses parents).


                      • Qaspard Delanuit Gaspard Delanuit 6 février 2013 12:23

                        Remarques fines et pertinentes, Musima. J’appuie en tous points votre propos. 


                      • Blé 6 février 2013 13:43

                        Onfray a une qualité, quand on l’écoute, on le comprend. Aussi les auto proclamés de la pensée unique ne sont pas contents mais alors pas du tout contents parce que si tous les gens qui composent la population française commencent à réfléchir, comment ses braves « auto-proclamés » de la pensée unique vont-ils vendre leurs bouquins ? Ils appartiennent à un réseau où on se renvoie copieusement l’ascenseur. Mise à part cette oligarchie, qui est digne d’être entendu et écouté.

                        Avez-vous remarqué que toute personne qui a du succès auprès d’un vaste public est suspectée par la classe dominante de faire du populisme ?

                        L’auteur de cet article fait parti de ceux qui « gardent » la maison "pensée unique.


                        • Proto Proto 6 février 2013 14:02

                          Oui la charge est un peu faiblarde.
                          Mais j’aime beaucoup votre style d’écriture, je vous lirai plus souvent.


                          • imprécateur 7 février 2013 14:26

                            Michel Onfray, vilain petit canard dans le jardin d’Epicure ?
                            On pourrait le penser, néanmoins le palmipède peine à devenir cygne, s’il pratique la « parrhèsia », c’est à dire la liberté de blamer, il lui est pénible qu’on la pratique à son endroit. Alors notre canard cancane parfois fort, à n’en plus finir, il lui faut un auditoire qui entende ce qu’il se dit et se répète à lui même ; et si ses paroles font sens, il finit par les prononcer devant une basse cour où il se retrouve lui-même volaille... Le cygne s’éloigne...
                            Interrogeons-nous sur son insistance à rappeler ses origines modestes et tout à fait respectables ? Que veut-il prouver, et à Qui ?
                            En ce qui concerne son athéisme militant, il n’arrive pas à la cheville de l’abbé Meslier dont l’engagement militant au 17éme siècle était une vraie prise de risque ;
                            En somme à « convaincre » sans péril, on pérore sans gloire !


                            • Jacques Raffin Jacques Raffin 8 février 2013 11:23

                              Bravo pour votre article !
                              Vous arrivez à rendre Onfray sympathique…
                              Ce n’était évidemment pas le but, mais c’est réussi quand même !

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