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Accueil du site > Tribune Libre > Michel Onfray : « Les Gilets jaunes votent Hitler »

Michel Onfray : « Les Gilets jaunes votent Hitler »

Acte13 : Aujourd'hui Michel Onfray dénonce les médias qui cachent les revendications anti-maastrichtiennes des gilets-jaunes et démonte le procédé infâme des européistes qui essaient de faire passer toute critique de l'UE pour du néo-nazisme.

Texte publié, samedi 9 février 2019, sur son site personnel :

Si Hitler n’avait pas existé, il est probable que BHL l’eût inventé -lui et tous les européistes qui le remettent sans cesse en selle, partout, tout le temps, en permanence, et ce ad nauseam, dans la moindre de leur intervention dès qu’il s’agit de discréditer leurs adversaires… Pour ce genre de propagandiste, le monde se partage entre ceux qui défendent les mêmes préjugés qu’eux, la crème de l’humanité, et les autres, tous les autres : la lie.

  On sent bien que, comme Saint-Just, les européistes aimeraient bien que tous ceux qui ne pensent pas comme eux n’aient qu’une seule tête afin de pouvoir la leur couper en une seule fois ! Ces bien-pensants sont les dignes héritiers de la loi robespierriste sur les suspects, du Tribunal révolutionnaire qui abolit les droits de la défense et de la guillotine qui règle tout les conflits de façon tranchante : on a le droit de penser, certes, mais comme eux, sinon on perd la tête qu’ils font rouler dans la sciure médiatique à l’aide de journalistes liges qui agissent en exécuteurs de leurs basses œuvres.

  J’ai nommé ailleurs "négationnisme" cette façon inadéquate d’utiliser Hitler, le nazisme, la Shoah, les chambres à gaz. Car, si les CRS sont des SS, comme le disaient les soixante-huitards qui invitent aujourd’hui Macron à ne pas trop se gauchiser et à taper fort contre les pauvres (Daniel Cohn-Bendit & Romain Goupil, Henri Weber & Serge July, BHL & Pascal Bruckner par exemple…), alors ces SS de Mai 68 qui n’ont tué personne permettent de relativiser ce que furent les SS auxquels on doit vraiment la mort de millions de gens… 

  Si Emmanuel Macron croit bon, avant le deuxième tour des présidentielles, de se rendre à Oradour-sur-Glane, le village martyr ravagé par la division SS, des vrais ceux-là, "Das Reich", puis au mémorial de la Shoah qui commémore six millions de morts, des vrais eux-aussi, c’est pour faire comprendre que Marine Le Pen est la candidate des nazis alors que lui serait celui des victimes et des opposants au national-socialisme !

  Si Marine Le Pen c’est Hitler, alors il faut le dire et le montrer : quel est son projet génocidaire ? Qui veut-elle tuer ? Lesquels a-t-elle pour projet d’exterminer ? Les Roms, les Juifs, les homosexuels, les francs-maçons, les communistes, les témoins de Jéhovah ? Avec quels moyens ? Des rafles ? Des déportations ? Des convois de train vers des camps d’extermination ? Où sont ses chambres à gaz ? S’agit-il de ses universités d’été ? Avec quel Zyklon B ? Sont-ce ses passages sur BFMTV ou France-Inter ? Qui sont ses SS ? Les dénommés Gilbert Collard ou Wallerand de Saint-Just ?

  Comment les professeurs vont-ils pouvoir enseigner l’Histoire à des jeunes si le CRS est un SS, si Marine Le Pen c’est Hitler, si la présence de Marine Le Pen au second tour de l’élection c’est la destruction d’un village comme Oradour ou bien encore le projet de Solution finale ? Pourrait-on un peu raison garder et ne pas instrumentaliser les victimes du nazisme aux petites fins électoralistes des petites politiques politiciennes ?

  Après ce viol perpétuel de l’histoire, quel professeur pourra encore enseigner la Shoah dans les classes de collèges et de lycées des banlieues où sévit un antisémitisme rabique ? Ce détournement du national-socialisme se retourne contre ses utilisateurs : en relativisant le nazisme, ils gravent l’avers d’une médaille sur laquelle on trouve en revers les négationnistes du genre Faurisson. Ce dernier disait que la Shoah n’avait pas eu lieu, les autres disent qu’elle est assimilable au refus de voter Macron aux prochaines élections européennes, ce qui est une même façon d’insulter la mémoire des millions de victimes juives.

  J’exagère ?

  Hélas non.

  En voici deux preuves.

  La première :

  Le dimanche 27 janvier dernier, Nathalie Loiseau, ministre chargée des Affaires européennes qui fut directrice de l’Ecole nationale d’administration après avoir fait Science Po, catholique pratiquante, juppéiste devenu macronienne, commémore le 74 ème anniversaire de la libération d’Auschwitz avec deux tweets. Le premier instrumentalise le visage, le nom et les mots de Simone Veil : "La construction européenne est née à la réaction à la barbarie du XX° siècle. Qu’ont donc en tête ceux qui aujourd’hui veulent affaiblir l’UE ? En ce jour de la commémoration d’Auschwitz, n’ayons pas la mémoire courte." Comme si l’obscénité de cette récupération intellectuelle ne suffisait pas, la dame en remet une couche trois heures plus tard, toujours dans un tweet, car il semble que ce soit dans ce format que sa pensée complexe brille le mieux : "Ma grand-mère devait porter une étoile jaune sur son manteau. Moi j’ai de la chance d’avoir douze étoiles sur mon (sic) drapeau !" Au cas où les mots n’auraient pas suffi, elle ajoute un dessin d’enfant -à moins qu’il ne soit d’elle.... Puis ceci : "L’étoile jaune fut la honte de l’Europe. Les douze étoiles du drapeau européen nous le rappellent : plus jamais ça." Qu’on comprenne donc la ministre : quiconque n’ira pas voter Macron en mai prochain travaille au retour de la Solution finale…



  Deuxième preuve :

  Deux jours plus tard, le mardi 29 janvier Serge, Beate et Arno Klarsfeld et "Les Fils et Filles des déportés juifs de France" achètent une pleine page du Figaro pour y publier un texte intitulé : "L’Union européenne est la chance et l’avenir des Européens". Pourquoi pas, encore que cela reste à démontrer. On ne s’étonnera pas que, dans cette page vendue par le service publicité du journal, les arguments soient ceux de la réclame mais nullement ceux de la vérité historique.

  Voici l’entrée en la matière : "Il y a soixante-dix ans, le 27 janvier 1945, à Auschwitz combien parmi les survivants de l’extermination des Juifs pouvaient croire à une réconciliation de la France et des Juifs avec l’Allemagne ? Et pourtant elle a eu lieu ! On doit cette réconciliation à la construction progressive de l’Europe par la CECA, la CEE et par l’Union européenne ainsi que par la volonté d’une pléiade d’hommes et de femmes d’Etats français et allemands."

 Suit alors un éloge de l’Europe à laquelle on devrait : protection, paix, croissance, "avancées sociales", barrage à l’antisémitisme. Mais "le retour des populismes, avant-garde nauséabonde (sic) d’une extrême-droite ardente à ranimer un antisémitisme populaire, est un danger si évident que les Juifs en Europe doivent se mobiliser pour s’y opposer ou se préparer à devoir quitter l’Europe".

  Il s’agit d’extrême droite ; chacun aura donc compris que Marine Le Pen est ici visée. Dès lors, on aimerait les preuves que l’antisémitisme populaire, qui se trouve effectivement ranimé ces temps-ci, l’est davantage par elle (où ? quand ? comment ? par qui ? avec qui ? avec quels propos ? et quelles plaintes en justice ?) que par l’islamo-gauchisme qui infuse tous les partis de gauche à des degrés divers. Dénoncer "l’islam fondamentaliste" sans jamais dénoncer la gauche coupable de lui trouver des excuses est intellectuellement malhonnête et politiquement partisan-ou bien, ce qui revient au même, politiquement partisan, donc intellectuellement malhonnête.

  Cette publicité politique qui instrumentalise la Solution finale à des fins de politique politicienne appelle "à défendre les valeurs humanistes en allant voter pour des parti pro-européens". Et puis ceci : « "L’immense tragédie de la Shoah s’est déroulée sur tout le continent ; on ne peut faire obstacle à la haine anti-juive qu’en renforçant l’Union européenne." On n’a pas demandé son avis à Anne Frank, mais on lui fait voter Macron ! J’ai honte, pour sa mémoire, de cette profanation !  

  L’utilisation d’Hitler par les européistes qui voient d’un mauvais œil les gilets-jaunes questionner leur modèle libéral semble en progression constante. Si l’on en croit la réclame des Klarsfeld, cette Europe libérale apporte "protection", mais à mes yeux pas à tous, "paix", mais pour certains seulement, "croissance", pour moins de personnes encore, "avancées sociales", chacun s’en sera rendu compte, et "barrage à l’antisémitisme", il suffit de porter une kippa dans les territoires perdus de la République (dont les collectivités locales sont aux mains du Rassemblement national, comme il est facile de s’en persuader, bien sûr…), pour en être convaincu ! Mais si l’on en croit le réel, les choses sont moins jolies que cela -les gilets-jaunes en apportent la démonstration flagrante depuis des semaines en faisant revenir sur le devant de la scène le réel congédié par les européistes.

  Faire silence est une façon médiatique des plus redoutable de traiter une information. Si j’en juge par la multiplication des affiches des gilets-jaunes sur Caen, les revendications ne sont pas ce que les médias du système rapportent sans cesse. Il existe en effet chez eux une mise en cause radicale de l’Europe maastrichtienne dont la presse évite soigneusement de parler. On braque le projecteur sur d’autres sujets (RIC, ISF, 80 km/h…) afin éviter d’aborder ce sujet qui fâche.

  Naïvement, je m’étonnais que l’Europe maastrichtienne ne soit pas remise en cause par les gilets-jaunes : or, elle l’est. Mais les médias passent sous silence cette revendication centrale pour interdire les questions qui fâchent et les vrais débats qui pourraient dessiller les Français. Il faut sauver le soldat Macron qui combat en première ligne pour la cause de l’Etat libéral maastrichtien.

  Le président de la République parle tous les jours (quand travaille-t-il ?) de choses majeures pour la République : isolation des greniers et permis de conduire, limitation de vitesse sur les routes et orientation dans les collèges, retraite des veuves et remboursement des prothèses auditives, parc de voitures électriques et harcèlement scolaire, dyslexie et autisme…

 Mais il évite absolument que LA question soit posée : celle qui veut qu’avec le traité de Maastricht aucune politique intérieure française ne soit plus possible en dehors des ukases de l’État maastrichtien. La France n’est plus un Etat souverain : elle ne peut donc plus faire autre chose que ce que l’Etat maastrichien veut pour elle à sa place. A quoi bon dès lors pinailler à propos de ce sur quoi la France n’a pas ou plus de pouvoir depuis 1992 ?

  Les gilets-jaunes souhaitent que le peuple français reprenne la parole parce qu’il a constaté que ses propres élus la lui confisquent -notamment depuis la négation de son vote de 2005 contre le traité constitutionnel européen. Ils aspirent à un référendum d’initiative citoyenne pour recouvrer leur souveraineté confisquée par leurs élus constitués en castes qui se réclament du peuple pour mieux gouverner sans lui, malgré lui ou contre lui. La revendication du RIC s’enracine dans ce coup d’Etat du Congrès qui décide en 2008 d’aller à rebours du peuple en votant contre son vote.

  Si la démocratie représentative représentait vraiment, alors les électeurs auraient confiance en elle. Mais comme elle ne les représente pas puisqu’elle agit régulièrement contre eux, ou sans prendre leur avis, alors la proposition de démocratie directe apparaît comme le meilleur remède à cette maladie de la démocratie qu’est l’oligarchie dans laquelle nous vivons. Si l’élu se moque depuis longtemps de l’électeur une fois investi, alors l’électeur se moque depuis peu d’un élu qui obéit plus à son parti qu’à son mandataire. D’où le surgissement d’un désir de démocratie directe et le souhait du référendum d’initiative citoyenne.

  C’est ici qu’Hitler reprend du service…

  On l’a vu lors du Brexit, et on le voit chaque fois que l’Europe libérale est refusée par les peuples lors de consultations électorales, les oligarques maastrichtiens mettent tout en œuvre pour négliger, passer outre, dédaigner, mépriser le vote populaire. Il s’agit d’un véritable populicide dont les exemples abondent -le dernier en date est le dernier épisode de l’empêchement du Brexit puisque, pour quitter l’Etat maastrichtien, il faut obtenir son autorisation ! Si Louis XVI avait dû donner son autorisation pour abolir la monarchie, nul doute qu’on y serait encore.

  Parmi les éléments de langage des intellectuels tout au service de cette cause, l’idée que le peuple peut parfois mal voter ! "Errer" dit même explicitement BHL. A l’époque du Brexit, outre BHL, Minc, Cohn-Bendit, Ferry, un grand nombre d’intellectuels organiques du pouvoir maastrichtien avaient pris pour élément de langage que le peuple pouvait se tromper en votant, la preuve : Hitler avait été élu démocratiquement.

  Cette variation sur le thème du point Godwin [1] est régulièrement réactivée par les mêmes aujourd’hui quand ils veulent discréditer ou disqualifier le souhait qu’ont les gilets-jaunes d’instaurer un référendum d’initiative citoyen. Puisque Hitler aurait été élu démocratiquement par le peuple, le RIC du peuple serait l’occasion d’élire de nouveaux Hitler. Et pourquoi pas sa fille naturelle, Marine Le Pen ? N’est-ce-pas ?

  Or, si l’on veut penser, et non pas insulter, il faut faire un peu d’Histoire afin de montrer que, d’une part, le peuple n’a pas voté pour Hitler au suffrage universel direct, comme si la république de Weimar avait été relookée par le général de Gaulle, et que, d’autre part, l’accession de Hitler au pouvoir, et la politique qui s’en est suivie, ont été massivement préparés et nourris par la collaboration de professeurs, de scientifiques, de journalistes, d’écrivains, de juristes, de philosophes, mais aussi de banquiers, d’industriels, de militaires -autrement dit moins par le petit peuple que par… les élites !

  Précisons.

  Le peuple n’a pas voté pour Hitler au suffrage universel direct. Je m’appuie pour ma démonstration sur le remarquable travail de Ian Kershaw [2]. Electoralement, Hitler est toujours minoritaire : ce qui veut dire que le peuple ne le porte pas massivement au pouvoir. Entre 1924 et 1933, il y a sept élections législatives dans la république de Weimar : il ne passe jamais la barre des 50% d’électeurs. Il est majoritaire par un jeu qui ne relève pas du suffrage universel direct mais, par les combines électoralistes des partis -déjà…- grâce auxquelles il se trouve propulsé à la tête du pouvoir. En novembre 1932, c’est-à-dire quelques semaines avant son arrivée au pouvoir le 30 janvier 1933, la majorité échoit à une coalition de gauche et du centre, donc nullement aux nazis. Le président du Reich, le maréchal von Hindenburg, propose un gouvernement d’union nationale à ces deux partis gagnants. Or, les socio-démocrates refusent. C’est donc leur refus qui conduit Hindenburg à proposer le poste de chancelier à Hitler. Ça n’est donc pas le peuple qui a porté Hitler démocratiquement au pouvoir, mais la gauche après qu’elle eut refusé une alliance avec le centre… De la cuisine de politique politicienne : voilà la généalogie de l’arrivée de Hitler au pouvoir -et non un vote massif du peuple pour le dictateur. 

  Il faut également faire rendre gorge à une deuxième mythologie en vertu de laquelle le peuple, et lui seul encore, aurait rendu possible le nazisme. Pour ce faire, l’adhésion aveugle des foules aux discours des tribuns fanatiques est présentée comme une vérité de psychologie sociale expliquant tout. Il est en effet facile d’en appeler aux thèses de Gustave Le Bon sur la psychologie des foules pour accabler une fois de plus le peuple coupable par sa bêtise et sa naïveté, sa candeur et son imbécillité, son ignorance et son inculture, de succomber au pouvoir hypnotique de l’orateur hystérique.

  Mais c’est oublier la responsabilité des "élites", pour parler le langage du jour, dans la construction du national-socialisme, mais aussi dans sa propagation et dans son expansion. 

  Cette fois ci, je m’appuie sur les travaux d’un autre historien, Max Weinreich : "Hitler et les professeurs" (Les Belles Lettres) qui a été publié juste après la chute du III° Reich. A l’issue d’une enquête accablante pour les universitaires et les scientifiques, les écrivains et les journalistes, Weinreich écrit dans les dernières lignes de son livre : "Aucune des disciplines scientifiques pouvant être utile au régime ne se déroba. Les centaines (sic) de noms que nous avons rencontrés proviennent de tous les champs du savoir, de l’anthropologie physique et culturelle à la philosophie, l’histoire, le droit, l’économie, la géographie et la démographie, la théologie, la linguistique et la médecine. Seuls les noms des ingénieurs qui ont mis tant d’habileté à construire les chambres à gaz et les fours crématoires sont demeurés dans l’ombre, mais leurs réalisations plaisent en leur faveur, ils connaissaient leur métier" (337-338)… L’auteur conclut à la culpabilité des "élites intellectuelles" (340) dans la préparation, l’avènement, l’être, la force, la puissance et la durée de la barbarie hitlérienne.

  Dénoncer la seule culpabilité du peuple dans l’avènement d’Hitler au pouvoir est donc bien la thèse de ceux qui, justement, ont rendu possible cette créature et son oeuvre maléfique : la caste des politiciens professionnels, les acteurs du petit jeu électoraliste des partis, les intellectuels au service du pouvoir, mais aussi les banquiers qui ne prêtent qu’aux riches et les bourgeois qui défendent leurs privilèges, les propriétaires soucieux de protéger leurs biens du péril rouge et les militaires obsédés par l’ordre. Rien n’a vraiment changé, y compris dans l’art d’attribuer la responsabilité aux autres, en l’occurrence le peuple, à savoir ceux sur lesquels s’exerce le pouvoir, ce dont l’élite est elle-même responsable.

  Si la rue est aujourd’hui pleine de colères qui se disent enfin après une accumulation silencieuse et digne pendant de si longues années, la faute en incombe moins à ceux qui dénoncent la misère qu’à ceux qui en sont à l’origine et qui, de ce fait, en sont responsables -donc coupables. Hitler n’a pas été produit par le peuple mais par ceux qui n’ont que mépris pour lui.


[1] Wikipédia : La loi de Godwin est une règle empirique provenant d'un énoncé fait en 1990 par Mike Godwin relatif au réseau Usenet, et popularisée depuis sur Internet : 'Plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d'y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1."

[2] Parlant de l’arrivée de Hitler au pouvoir, Yann Kershaw écrit : "Les évènements de janvier 1933 forment un extraordinaire drame politique, mais un drame qui se joua largement loin des yeux du peuple allemand" (Hitler, Flammarion, 301) – c’est moi qui souligne. 


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154 réactions à cet article    


  • Arogavox 10 février 10:50

    « en relativisant le nazisme, ils gravent l’avers d’une médaille »

    ...

     mais surtout ils ne font que prolonger la « banalisation du mal » qui est la source des dérives qu’ils perpétuent en prétendant les dénoncer !


     Banalisation d’une mort par « bavure », de dizaines de mutilations dont nombre d’yeux crevés ... tout juste évoqués par le terme « incidents » !


     La Résistance nait de l’inacceptable disant Geneviève De Gaulle 


    • Arogavox 10 février 11:05

      Dejours entend montrer que le « processus de mobilisation de masse dans la collaboration à l’injustice et à la souffrance infligée à autrui, dans notre société, est le même que celui qui a permis la mobilisation du peuple allemand dans le nazisme »

          cf http://lcsp.univ-paris-diderot.fr/Arendt/pdf/mrejen.pdf

        « Le mal, dans le cadre de cette étude, c’est la tolérance au mensonge, sa non-dénonciation et, au-delà, le concours à sa production et à sa diffusion.
      Le mal, c’est aussi la tolérance, la non dénonciation et la participation à l’injustice et à la souffrance infligées à autrui »
         

       ...


      C’est en ce sens qu’il faut comprendre, selon Dejours, l’attitude des cadres qui exécutent des plans sociaux et menacent les salariés de licenciement : ils participent ainsi à une stratégie collective de défense qualifiée aussi de « cynisme viril ». Leur « collaboration » s’expliquerait par la peur d’être eux-mêmes licenciés (*) et par la souffrance morale d’avoir à commettre des actes qu’ils réprouvent

      ...

       (*) : lâcheté !


    • Arogavox 10 février 12:14

      ( à noter que, pour ma modeste part, je ne cautionne pas la conclusion du texte dont je n’ai indiqué plus haut le lien que pour le résumé intéressant d’une œuvre de C. Dejours.

       Cette conclusion introduit de la confusion pour prétendre dénoncer une confusion !

      Contre-argumentation sur un point précis, pour éviter de tout reprendre ... :

      cf : "En outre, l’automatisation, qui prive les hommes de leur place dans l’organisation du travail (et contribue ainsi au développement du chômage), fait du même coup apparaître une forme de désœuvrement et de perte de sens des autres dimensions de l’existence, pourtant potentiellement ouvertes grâce au temps libéré par l’utilisation des machines «  

        cette »automatisation« serait-elle donc une fatalité divine ? une loi de la physique ? N’est-elle pas elle-même un constituant du »travail« et de »l’organisation du travail«  ? ... dans lesquels, qui d’autres que les hommes ont leur place ?

        pourquoi privilégier cet angle de vue qui »fait apparaître« (à l’auteur !!) »désœuvrement« et »perte de sens" ? ... alors qu’il revendique lui-même être conscient d’autres dimensions de l’existence ?! (Le fait de supposer une perte de sens par autrui, lui confère-t-il de facto un gage de cohérence personnelle ?)

      )


    • Paul Leleu 10 février 18:36

      @Arogavox

      de toutes façons, vous avez le choix entre l’Europe américaine et l’Europe américaine...

      vous n’avez toujours pas compris ????

      C’est Steeve Bannon, l’agent américain, qui depuis son bureau installé à Bruxelles (quel symbole !) « fédère les populismes européens »... on imagine aussi qu’il les finance en dollars américains...

      Orban, Salvini, Di Maio, Le Pen, etc... les adeptes de Steeve Bannon ne veulent plus sortir de l’Euro, de l’UE, ni de l’OTAN... leur but est de faire une Europe Populiste... pareil que maintenant mais avec des blagues sexistes sur Twitter pour amuser la galerie...

      Il n’y a qu’à voir quel type de régimes installe Donald Trump dans le monde : Boslonaro, Juan Gauido... le liberal-autoritarisme... la « Face B » du système est « en marche », si j’ose dire...

      et c’est pas les masses de mecs jointés, gavés de sous-culture américaine, et fédérés sur (par ?) Facebook et Zuckerberg, qui vont initier le moindre changement...


    • paulau 11 février 12:47

      @Arogavox

      CRS = SS , le sommet de la banalisation du mal.


    • oncle archibald 10 février 10:52

      Et donc, après une victoire écrasante des gilets jaunes enfin organisés tant aux élections européennes qu’aux présidentielles et législatives qui ont suivi la déroute des partisans de Macron, sa démission et la dissolution de l’Assemblée Nationale, voila que Mister Gil and Mister Jonh se retrouvent respectivement Président et Premier Ministre aux manettes de la France.

      Ils font quoi ? Et l’Europe les empêche de faire quoi ?

      La voilà la question qu’elle est bonne !

      Quant à Hitler paix à ses cendres ! Il est mort et bien mort, tant mieux. Il ne peut pas en revenir un autre demain ? Vous en êtes bien sûr ?


      • mac 10 février 12:28

        @oncle archibald
        « Quant à Hitler paix à ses cendres ! »
        Allez dire cela aux « intellectuels » cités par Onfray.
        « Mister Gil and Mister Jonh se retrouvent respectivement Président et Premier Ministre »
        Croyez-vous que ce gens qui son en place aient une quelconque expérience et que cela serait pire sans eux ?
        Je vous rappelle qu’on a élu un type qui n’avait, si je ne m’abuse, jamais été élu auparavant à un mandat local et qui était un parfait inconnu du grand public trois ans auparavant. Bien entendu tout cela ne vous choque pas le moins du monde  ? Vous pensez qu’il suffit de bien répondre au grand oral de l’état pour être apte à gouverner ?


      • mac 10 février 12:29

        @mac
        Croyez-vous que ces gens qui sont en place aient une quelconque expérience et que cela serait pire sans eux ?


      • oncle archibald 10 février 13:08

        @mac : oui Monsieur, je pense que les gens qui sont en place à l’Elysée et Matignon avaient un programme politique sérieux : relancer l’économie afin de pouvoir réduire la dette et faire baisser le chômage.

        Je vous accorde qu’ils ont été très maladroits parce qu’inexpérimentés en politique à ce niveau. Ils ne savaient pas qu’il faut mentir et mentir encore pour se faire aimer par des gogos auxquels on promet la lune comme l’on fait leurs prédécesseurs. Eux ils espéraient redonner du courage et de l’envie à ceux qui créent ou développent des entreprises ce qui ipso-facto crée de la richesse.

        Leur programme est incontournable et « pour être apte à gouverner » comme vous le dites il faut d’abord avoir le bon programme. Ceux qui ont perdu l’élection présidentielle se sont fait virer comme des malpropres du jeu politique parce qu’ils n’avaient même pas l’embryon d’un programme crédible. Ils n’ont toujours pas digéré leur défaite.

        Ils ont tout fait pour empêcher Macron et son équipe de réussir en espérant prendre ou reprendre les manettes, mais ont ouvert la boite de Pandorre en organisant un « troisième tour » dans la rue. Ils ont allumé la mèche et font mine de s’étonner, tandis que ça risque de leur péter à la gueule tout autant qu’à Macron.


      • oncle archibald 10 février 13:15

        @mac :« Croyez-vous que ces gens qui sont en place aient une quelconque expérience et que cela serait pire sans eux ? »

        Nul n’est irremplaçable, mais pour que ce soit mieux avec un autre encore faudrait-il qu’il ait un programme qui permette de créer du travail donc de la richesse.

        Sans richesse à partager tout le monde devient pauvre et l’état ne peut même plus aider les plus pauvres. Tout le monde devient pauvre sauf ceux que vous appelez « les riches » qui eux ont les moyens de foutre le camp ailleurs et seront toujours bien accueillis.


      • foufouille foufouille 10 février 14:19

        @oncle archibald
        créer du travail est simple mais juste en chine pour avoir beaucoup de bénéfice. en france, il faudrait pouvoir vivre avec 400€.


      • placide21 10 février 14:23

        @oncle archibald
        « La richesse  » Le credo,L’alpha et l’omega du bien-être ;des gens comme vous utilisent cet alibi pour réduire la majorité en esclaves des illusions préfabriquées.Les fait démontrent que si mr Macron est bien formaté pour l’objectif qui lui a été assigné il manque cruellement d’intelligence, de respect, de diplomatie de maturité,en fait je pense que si quelqu’un avait été tiré au sort dans la population pour occuper le poste cela aurait été moins nocif pour le pays.


      • pipiou 10 février 14:28

        @placide21
        C’est pas les GJs qui réclament du « pouvoir d’achat », c’est-à-dire de la richesse ?

        Allez dire aux GJs d’arrêter de défendre cet alpha/omega et de rentrer chez eux.


      • placide21 10 février 14:44

        @pipiou
        La richesse c’est l’abondance, c’est le superflu les gj demandent seulement le nécessaire, des fins de moi dignes. Vous vous livrez au détournement sémantique de ce forum.


      • JulietFox 10 février 15:53

        @foufouille
        Je connais plein d’artisans, qui embaucheraient. Mais tout le pognon va au CICE à 965000 euros l’emploi.


      • foufouille foufouille 10 février 16:20

        @JulietFox
        un artisan a besoin de clients qui ont pas mal d’argent donc assez peu de clients mais je suis d’accord pour aider d’abord les artisans.


      • oncle archibald 10 février 16:39

        @foufouille

        En plus avec tous ses employés qui font du black le week-end/-end il a de moins en moins de clients à facturer, par contre ses charges sont les mêmes .... Il y a du boulot à faire pour régler le problème du travail non déclaré .....


      • mac 10 février 17:30

        @oncle archibald
        Il n’y a que les très riches qui ont le droit de faire du black en ne payant pas d’impôts ?
        Que l’on cesse de taxer le travail et que l’on taxe un peu plus les multinationales qui détruisent les emplois et s’accaparent les marchés de façon monopolistique avec les bénédiction de l’état et l’emploi reviendra en partie dans ce pays.
        Bon nombre de grosses entreprises du CAC sont les premiers fonctionnaires de l’état.


      • mac 10 février 17:35

        @oncle archibald
        "oui Monsieur, je pense que les gens qui sont en place à l’Elysée et Matignon avaient un programme politique sérieux : relancer l’économie afin de pouvoir réduire la dette et faire baisser le chômage."
        Le problème c’est que ces gens n’ont visiblement aucune compétence pour faire ce que vous dites ; que ce sont des bleus en politiques et qu’ils ne sont pas probablement arrivés là par hasard...
        D’ailleurs la dette continue à augmenter de plus belle, ils continuent à boucler des budgets en déficit en se contentant de pomper les richesses pour une minorité, probablement celle qui les a mis en place et qui possède les médias.


      • mac 10 février 18:04

        @oncle archibald
        Le riches ont le moyens de foute le camp ailleurs parce qu’on leur accorde le droit de le faire :

        1-Appliquons la loi américaine à savoir l’impôt sur la nationalité c’est à dire que l’on reste américain même à l’étranger et que l’on paye ses impôts en conséquence.
        2 Que l’état arrête de passer des marchés avec des entreprises qui se barrent à l’étranger, délocalisent et s’enrichissent avec l’argent des contribuables comme c’est le cas pour un certain nombre de milliardaires qui on contribué à l’élection de Macron et qui ne sont parfois que des super fonctionnaires de l’état puisqu’ils vivent beaucoup de lui.


      • foufouille foufouille 10 février 18:17

        @oncle archibald
        mais il en fait aussi du black le week end comme ses employés qui ont des clients riches.


      • oncle archibald 10 février 18:42

        @mac : Ils n’ont aucune compétence en politique mais une compétence tout a fait satisfaisante en économie. Nous ne saurons jamais si ce programme aurait porté ses fruits, et à mon avis ça n’est pas du tout par hasard. C’est le fait de ceux qui en coulisse manipulent les gilets jaunes.

        Le bordel soigneusement entretenu depuis trois mois maintenant casse toute dynamique vertueuse. Pour que les entreprises investissent et embauchent il faut impérativement un climat serein et de la confiance envers le pouvoir politique en place. C’est fini !

        La ou l’on voit le manque de maturité politique et un très mauvais signal envoyé aux moins favorisés de notre pays c’est dans les mesures extrêmement impopulaires qui ont été prises pour diminuer les dépenses de l’état et augmenter ses recettes. C’est une refonte complète des impôt directs et indirects qu’il aurait fallu proposer.

        Ils se sont focalisés sur les objectifs et pas assez sur les moyens à mettre en œuvre pour les atteindre. En revanche à la question de savoir quelle politique mettraient en œuvre Mister Gil and Mister Jonh s’ils se retrouvaient à la barre du paquebot France il n’y a pas le moindre embryon de réponse !

        Ce mouvement nous administre la preuve tous les samedis qu’il sait parfaitement détruire, on attend avec impatience un début de proposition constructive. Ils ne veulent pas participer à la consultation nationale parce que collectivement ils n’ont rien d’autre à dire que Macron démission.

        Attendons la suite en espérant qu’elle ne passera pas par la case ruine de la France.

        Pour info, les banquiers qui eux aussi fonctionnent en fonction de la crédibilité et de la confiance qu’ils accordent à leurs emprunteurs viennent de monter le taux d’emprunt de l’Italie de 2,47% à 3,23% tandis le taux de la France est toujours inférieur à 1%.

        Quand on est obligé d’emprunter pour rembourser l’emprunt précédent ou pour payer ses fonctionnaires le taux de l’emprunt n’est pas négligeable !


      • mac 11 février 09:16

        @oncle archibald
        Ils ont des compétences en économie ?
        Ne vous trompez pas, ce sont les politiques qui détruisent la France depuis des années et LREM est en passe d’achever la travail. Où avez vous vu qu’ils réduisaient notre endettement, au contraire ils l’accroissent.

        D’un côté des millions de dégâts qu’il faut évidemment déplorer mais qui sont perpétrés par des individus souvent masqués qui, au final, font le jeu du gouvernement et de l’autre des milliards foutus en l’air chaque année par des politiques irresponsables, des niches fiscales inutiles, des aides comme celle pour les voiture électriques... C’est un scandale et je ne parle pas du dépeçage de notre industrie et de nos plus beaux fleurons économiques qui vont finir dans le giron d’investisseurs étrangers vendus par des banquiers d’affaires (comme Macron jadis ?) qui au passage prendrons leurs commissions sur la bête.
        Ces gens sont forts en économie ?
        Ils me semblent surtout de purs produits de la fonction publique française, de science po de l’ENA dont les revenus sont assurés à vie quoiqu’ils fassent et qui pour la plupart ne savent probablement pas créer ou faire marcher une boîte.
        Alors s’il vous plaît de grâce...


      • foufouille foufouille 11 février 11:53

        @oncle archibald
        une bonne « économie » serait de diminuer toutes les grosses retraites de plus de 1200€.
        ce serait bien pour toi.


      • tibidi 11 février 17:09

        @mac Permettez-moi de préciser ; il est entendu que macron était inconnu 3 ans avant l’élection présidentielle (et jamais élu ).
        Mais c’est précisément là qu’est l’arnaque. En présentant un candidat neuf et lisse, le système est sûr de son coup. Dézinguer Fillon, Mélenchon et Le Pen était un jeu d’enfant. Ces pros de la politique traînent tellement de casseroles qu’on se croirait chez Prisunic.
        Il faut honnêtement reconnaître que macron est très costaud intellectuellement, il le prouve encore lors des débats.
        Mais n’empêche, pour moi, il est déjà mort pour 2022. 


      • pemile pemile 11 février 17:13

        @tibidi « Il faut honnêtement reconnaître que macron est très costaud intellectuellement, il le prouve encore lors des débats. »

        On pourrait aussi dire qu’il est doué pour la com et le théâtre, mais déficient intellectuellement vu comment il aligne les bourdes, non ?


      • pipiou 11 février 22:04

        @pemile
        Si un gars deficient intellectuellement est Président de la République qu’est-ce que tu attends pour te présenter aux élections ? tu gagnes à coup sur.


      • pemile pemile 11 février 22:09

        @pipiou "Si un gars deficient intellectuellement est Président de la République qu’est-ce que tu attends pour te présenter aux élections ?"

        De choper une encéphalite spongiforme ?


      • pipiou 11 février 22:10

        @placide21
        « Abondance » qu’est-ce que ça veut dire ?
        C’est vous qui jouez sur les mots.
        Ne croyez-vous pas que la plupart des polonais ou hongrois trouvent que vous-même vivez dans l’abondance ?
        Est-ce que vous ne croyez pas que consommer de l’électricité à vous pavaner sur Agoravox c’est du superflu ?
        Vous exprimez bien ici le mépris des 10% les plus riches du Monde.


      • Alren Alren 12 février 20:14

        @oncle archibald

        « Monsieur, je pense que les gens qui sont en place à l’Elysée et Matignon avaient un programme politique sérieux : relancer l’économie afin de pouvoir réduire la dette et faire baisser le chômage. »

        Eh bien c’est réussi !!!
        Votre absence de lucidité inspire de la pitié plus qu’autre chose !
        Ils étaient là pour permettre aux 1% ou 0,1% de s’emparer des bons morceaux du domaine public : « C’est une nécessité de privatiser » dit Philippe.
        Ils étaient là pour tondre au maximum le peuple, salariés, retraités mais aussi ce qui est nouveau les petits entrepreneurs et patrons de PME qui ne trouvent pas de crédits alors que les banques regorgent de l’argent monnaie de singe de la BCE.


      • HELIOS HELIOS 13 février 00:54

        @Alren
        ... en tout cas, si Marine Le Pen avait gagné, le peuple aurait dû être dans la rue, selon la bonne parole des candidats à la présidentielle...c’est a dire bloquer les rond points et a défiler sur les Champ-zé !

        Que dire donc de ce qui se passe aujourd’hui ?


      • anamo 10 février 10:59

        Il fut. Aujourd’hui, Michel Onfray ne prend plus la peine d’apparaître philosophe. Il tape direct le point Godwin !

        La vieillesse est un naufrage, dixit De Gaulle inspiré par Chateaubriand.


        • leypanou 10 février 11:59

          @anamo
          La vieillesse est un naufrage 

           : comme le multi-pseudoisme.


        • Pierre Régnier Pierre Régnier 10 février 11:59

          @anamo

          La philosophie n’a jamais été le mépris du peuple, l’indifférence face à l’injustice, l’amour de la bêtise et de la lâcheté. C’est depuis toujours l’amour de la sagesse.


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 10 février 12:05

          @anamo

          Il dénonce le point Godwin des autres, non ?

          D’ailleurs pour critiquer l’UE, il y a tellement d’arguments personne n’a besoin du point Godwin, et apparemment pour défendre l’UE il doit y en avoir tellement peu qu’ils en sont déjà arrivés au Godwin.


        • anamo 10 février 16:39

          @Pierre Régnier

          Sagesse que d’evoquer Hitler par le seul fait de la proximité de couleur entre le jaune et le fluo respectivement de l’etoile et du gilet.

          M Onfray a les couleurs, procurons lui l’album à colorier.


        • anamo 10 février 16:47

          @La Voix De Ton Maître

          Le point Godwin est atteint par celui qui touche le premier à Hitler ou au nazisme dans l’echange. L’argumentation exploite d’entrée ce filon.

          Il y a bien un rapport entre UE et Hitler. L’une etant la consequence de l’autre pour justement éviter la reproduction de l’autre.


        • Paul Leleu 10 février 18:39

          @anamo

          Onfray est un curé médiatique qui a son rond de serviette aux bonnes émissions ...

          il donne dans l’anarchisme de salon, tendance nostalgie puritaine... il a des idées très arrêtées sur ce qui se fait et ce qui ne se fait pas en matières de moeurs... il a un problème avec le zizi...


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 10 février 22:49

          @anamo

          Si vous pouvez m’expliquer en quoi l’UE pourrait éviter de répéter les erreurs du passé...


        • ninportequoi 10 février 23:03

          @anamo
          L’ennui c’est qu’un libéralisme européen qui ne fonctionne que pour une partie des européens fait détester aux autres à la fois l’Europe et le libéralisme.

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