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Accueil du site > Tribune Libre > Mobilité et chômage ne font pas bon ménage !

Mobilité et chômage ne font pas bon ménage !

La mobilité pour retrouver un emploi, voilà une option que l'on propose régulièrement. Ca vient après le conseil de passer des concours, de se former, d'élargir son domaine de recherche, de prendre des petits boulots, … Changer de région, aller vers un pole économique plus attractif, là où se trouve le travail.

 

Une option que j'ai longtemps refusé, attachée à mon territoire, ce lieu où se trouve ma famille, mes repères, mon « confort ». Au début de cette année 2018, après un gros travail sur moi, un gros travail personnel, l'idée a pourtant fait son chemin en moi. L'évidence que dans mon département désertique, continuer à envoyer des candidatures spontanées aux mêmes entreprises, répondre aux mêmes offres et se contenter d'un petit contrat d'un mois quand un se présente, ce n'était plus possible. L'envie de vivre, d'avancer, de grandir, peut-être même construire une vie.

 

Alors j'ai élargi ma zone géographique à 150km autour de chez moi. Pour ne pas être trop loin mais regrouper des pôles économiques qui me semblaient intéressants. Et un lieu se démarque assez vite par les offres dans mon domaine assez fréquentes, intéressantes. J'ai donc concentré mes efforts sur ce lieu. Je suis hors de mon département, hors de ma région, mais peu importe, je ne suis pas si loin de chez moi que ça.

 

J'ai l'idée folle de répondre à l'offre d'un centre de formation pour une alternance. Après tout, l'alternance, c'est du boulot et la possibilité de mettre une formation plus récente sur mon CV n'est pas pour me déplaire. A 37 ans, je ne me fais pas vraiment d'illusion non plus, je ne suis intéressante pour aucun employeur. Mais je me lance dans ce projet en parallèle de ma recherche d'un CDD longue durée ou d'un CDI.

Je pense aussi à me reconvertir, mon domaine professionnel étant saturé. Donc je réponds à une autre offre dans ce but là.

Quatre mois plus tard, résultat nul. Nous sommes en août, je ne pense pas trouver un employeur pour la rentrée de septembre, je n'ai que des réponses négatives aux offres auxquelles je réponds, lorsque j'ai des réponses. Soit, je voulais trouver un emploi avant de chercher un logement, et la démarche inverse, ça donne quoi ?

 

Etant au RSA, je contacte mon assistante sociale de secteur (je suis suivie uniquement par Pole Emploi), vu le pataquès qu'on nous fait sur la mobilité, il doit bien y avoir des aides pour déménager.

Eh bien non. Je suis ressortie de mon entretien plus déprimée que jamais, plutôt que d'être soutenue, je me suis sentie enfoncée et avec une seule solution qui semble s'imposer : ton avenir, ma fille, est de rester là où tu es avec ton RSA.

J'ai contacté une association d'aide aux précaires. On débute juste mais visiblement là aussi, le fait que je ne sois pas déjà sur place pose un souci.

 

Alors, je me demande, comment fait on pour être mobile si les démarches sont si difficiles. Je ne me fais aucune illusion sur mon profil : mon CV est un gruyère, mes formations assez légères (mais on fait ce qu'on peu quand on doit piocher parmi l'offre d'un département en déclin), mon profil n'est donc pas du genre à faire qu'un employeur va me vouloir moi plutôt que quelqu'un d'autre, j'en ai conscience.

Sur la masse de candidatures envoyées, je pensais malgré tout que je décrocherais des entretiens. Autre que pour cette piste de reconversion qui finalement n'aura rien donné ou pour des réunions de centres de formation (ça c'est pas très dur à atteindre).

Le fait de ne pas être déjà sur place semble un réel souci. Pour tout. Se faire aider, trouver un travail. Trouver un logement. Mais sans travail pas de logement, sans logement plus dur de trouver un travail.

 

Alors la mobilité, oui, mais comment ?


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32 réactions à cet article    


  • Jeekes Jeekes 11 août 15:19
    Je n’ai pas les chiffres mais j’entends sans cesse parler de ’’zones d’emplois’’ et de ’’zones sans emplois’’ comme j’entends seriner par des gens qui n’ont pas, eux, de problèmes d’emploi que la mobilité serait la panacée...
     
    Benoîtement je me pose la question :
    Que deviendraient les ’’zones de plein emplois’’ si tous les chômeurs des ’’zones sans emplois’’ y déménageaient ?
     
    Y’aurait pas un branleur d’économiste bien informé pour m’expliquer le résultat de cette simple opération arithmétique ?
     
    Qu’on rigole un bon coup !
     


    • Arogavox 11 août 16:32

      @Jeekes

      Ben non, on ne rigole pas !
       Ce n’est pas une ’fake news’, et cela n’a rien a voir avec la théorie du complot, même si cela risque de démoraliser l’auteur de cet article qui n’a encore rien vu : le malaise qu’elle aborde ici ne date pas d’aujourd’hui , et même pas d’hier ...
         
       Alors, si les conseils ont une quelconque chance d’être écoutés : 
       autant penser tout de suite à changer de philosophie, de regard sur la vie ;
       le RSA permet tout de même de survivre, avec APL et CMU
       pour peu que l’on reste extrêmement vigilent face à une administration ubuesque qui ne ratera aucune occasion de vous radier de l’une ou l’autre de ces ’assistances’ qui « coûtent un pognon de dingue » à nos « premiers de cordée » ...
        
       Bienvenue dans le club des ’rien’ !



    • Arogavox 11 août 17:03

       Une analyse éclairée était parue dans la Presse, il y a fort longtemps (au siècle dernier, très largement) qui faisait état de statistiques ethnologiques concernant le stress induit par différentes contrariétés , du genre :

       - perte d’emploi, déménagement non désiré, divorce 
       Devinez laquelle de ces contrariétés était de loin la plus traumatisante pour les Françaises et Français ?
        - le déménagement non désiré !

       Veuillez bien croire qu’il ne sert à rien de rappeler cela à un élu quelconque : Maire, Député, Ministres, ou même ex-Président de la République : vous vous doutez bien qu’ils (et elles) s’en tapent le coquillard, mais d’une force !
       Alors, pensez-donc : expliquer cela à des ’formateurs de formateurs’ venant d’échapper eux-mêmes à la rue pour avoir été embauchés par une association subventionnée par les deniers deniers publics avec la bénédiction de l’ANPE, et qui n’ont d’autre expérience professionnelle que, dans le meilleur cas, un échec professionnel inavouable, ou cette activité d’accompagner vers un emploi dont ils ne connaissent rien, les emmerdeurs qui en ont été écartés ! ...
       Mais, positivons .  Il vous reste une source de revenus : 
        écrire des piges pour faciliter les marronniers de la Presse autorisée lorsqu’elle voudra pondre son traditionnel article démontrant qu’en sachant faire les poubelles, on peut même se passer du RSA !
        Et là pour le coup, oserez-vous inciter à la mobilité pour rejoindre les zônes les plus propices à ce savoir faire ? ou ’savoir être’ ?


    • Angies 11 août 18:47

      @Arogavox
      La différence là est que le déménagement n’est pas non désiré. Je suis volontaire smiley


    • Le421 Le421 11 août 21:01

      @Jeekes

      Le « pipotage » et la culpabilisation...
      Vous connaissez ?
      Oui, naturellement...
      Tout est dit. Pas besoin d’épiloguer.
      Parce que habiter au fin fond de l’Ardèche où dans un trou du Périgord, c’est une tare ? Une condamnation ?
      Si on sait se démerder, on assure sa survie mieux que dans le Xème arrondissement à Paris.
      On vit en marge du système et on emmerde tout le monde.
      Si on sait se démerder, évidemment.
      Ce qui semblerait démontrer que les plus astucieux ne sont pas forcément là où on le croit.

    • Angies 11 août 21:52

      @Le421
      Je ne dis pas que c’est une tare. Ni une condamnation. Je dis juste que je suis à un moment de ma vie où j’ai envie d’autre chose. J’imagine que ça peut arriver, ces moments où on a envie d’une aventure différente. Peut-être pour se rendre compte que c’est une erreur, mais peut-être pas.


    • Dron 12 août 13:46

      @Le421
      C’est pour ça que tu es rentré dans l’armée et tu y es resté bien au chaud pendant 25 ans , c’est facile après de faire le donneur de leçon.


    • Le421 Le421 12 août 15:23

      @Dron

      Une pointe de jalousie ?
      Allez, dufinaud, je t’en remets une couche.
      Je suis entré « Major de Promotion ».
      Sur plus de 1500 candidats.
      T’es pas obligé de me croire, gros malin.
      Le principal, c’est que moi (et d’autres !!) sachent que c’est vrai.
      T’as été major où, toi ?
      En Maternelle Supérieure ? Mat Sup ?
      Té. Fait exceptionnel, vu que tu me tutoies, je fais pareil.
      Et ta caisse ? Y’a plus de place pour chier dedans ?  smiley

      Donner des leçons est le privilège de ceux qui ont de l’expérience...

    • Le421 Le421 12 août 15:29

      @Angies

      Attention, je ne l’avais pas pris dans le sens négatif, mais plutôt du côté positif.
      Contrairement à ce que dit « ducon » (il se reconnaîtra !!), je ne suis pas resté 25 mais 17 ans, le minimum, à l’armée.
      Et comme j’avais fait le tour de la question, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis parti à l’aventure dans « le civil ».
      Je n’en ai pas plus chié, ni moins d’ailleurs au passage. Juste différent. Le respect des règles, dans la rue, c’est pas pareil.
      Chacun sa gueule et le premier qui bande encule l’autre, je l’ai vite appris.
      Alors, pire que jamais, il faut être démerdard, polyvalent, n’hésiter sur rien et se dire que chaque jour, on apprends quelque chose.
      Et garder la banane sans user de cigarettes « rigolotes ».
      Le secret de la vie.

    • Dron 12 août 17:48

      @Le421
      Tu as un gros défaut , chaque jour que tu viens sur ce site il faut que tu nous racontes ta vie , mais nous on en a rien à foutre de tes exploits de petit sous officier. Tu aurais été major de l’ENA je dis pas , mais là tu te ridiculises. Un jour c’est le fourgon 120 CV HDI , le lendemain, c’est le n’avion que tu sais pas piloté , le surlendemain c’est tes aventures au supermarché et 5 Kilos de sucres pour les confitures de ta femme . Bref tu sais plus quoi inventer pour te faire mousser et pour finir tu es un grossier personnage , ce qui dénote ta petitesse d’esprit. 


    • JBL1960 JBL1960 12 août 18:28
      @Arogavox = Il y a aussi le club des moins que rien ; Ou des « pas assez » ou encore des « trop kékechose » = trop loin, trop vieux, maintenant, trop moche j’ai vu ça...

      On peut rappeler qu’1 chômeur sur 2 inscrit à Paul Emploi ne perçoit aucune indemnité = RIEN...


      1 chômeur inscrit à pôle emploi sur 2 (50,05 % derniers chiffres connus) ne perçoit AUCUNE INDEMNITÉ, ni ARE (allocation retour à l’emploi), ni allocation de solidarité (ASS, AER)

      Le + scandaleux, LE CHÔMAGE INVISIBLE, complètement en dehors des statistiques


    • Arogavox 11 août 17:22

      @auteur :


       désolé de devoir vous mettre en garde, mais si vous entendez des politicard(e)s vous promettre qu’ils vont faciliter l’emploi des séniors (et à 37 ans, faut pas se leurrer, mais dans quelle profession c’est pas déjà là qu’on vous verra ?) , n’en croyez rien : même si par extraordinaire ils le voulaient sincèrement, ils savent bien que leurs baratins et gesticulations n’ont jamais permis une quelconque amélioration ; pire : les mêmes, cautionnés par le veaute de vos parents et amis, continueront à faire reculer effectivement l’âge de la retraite : c’est dire la cohérence de leurs politiques !


      • Angies 11 août 18:45

        @Arogavox

        Je ne crois rien en général. Surement une des raisons qui fait que jusque là, je n’ai pas été tenté par la mobilité. Mais vient un moment où lorsqu’on a essayé le reste, il faut tenter de faire autre chose, on a besoin de mouvement. Donc j’explore cette piste.
        Je n’attends aucune promesse de qui que ce soit, je faisais juste le constat qu’on nous parle de mobilité partout pour favoriser le retour à l’emploi et que mes démarches débouchent surtout sur une seule solution possible : ne surtout rien faire, ne rien tenter, ne pas déranger la gentille assistante sociale qui ne sait pas trouver un formulaire seule (j’ai du appeler l’adil pour récupérer le document FSL du département concerné).

      • flourens flourens 11 août 17:46

        et en plus la concurrence libre et non faussée vous file un coup de main, vous êtes proprio de votre petit F4 avec 15 ans de crédit encore dans une région sinistrée, vous trouvez du taf dans un fort bassin d’emploi comme ils disent, mais ça se corse, vous vendez votre maison dont personne ne veut un misère et dans le coin où tout le monde veut être vous ne pouvez même pas acheter un studio, mais si vous ne prenez pas le boulot vous êtes un feignasse bon à rien et fraudeur, du coup vous êtes radié, bien fait, cela marche aussi si vous êtes locataire, mais à par ça vous êtes libre


        • Jao Aliber 11 août 23:54

          Le chômage n’est pas un problème individuel (CV,etc.) mais un problème collectif très très grave qui ne peut être résolu que par une solution collective, étatique.

          Bien sûr un chômeur peut trouver un emploi mais l’ensemble des chômeurs est indestructible et grandira sans cesse pour former à long terme la majorité de la population active.


          • Arogavox 12 août 01:03

            @Jao Aliber

             Ce qui fait qu’inciter à une course aux 10% les plus mobiles, ou aux 10% les plus ’intelligents’ ou aux 10% qui pissent le plus loin ... ce n’est pas une preuve de perspicacité, mais plutôt le contraires !

              démonstration :
              Même si ces 10% d’un régime aristocratique (ie : pouvoir des meilleurs) arrivaient à purger les 90% de’rien’ restants, leur idéologie les conduiraient alors à recommencer : une nouvelle épuration de 90% !  .... et ainsi de suite, dans la brève poursuite d’une hécatombe exponentielle ne laissant qu’un seul survivant : même plus supérieur, puisqu’il serait absurde de se considérer supérieur à soi-même !
              CQFD 

          • bob14 bob14 12 août 09:56

            Ce qui est très original, et là, en revanche, homogène dans tous les Etats-Unis, c’est la durée d’indemnisation. Elle est très courte, 26 semaines, soit six mois...Les demandeurs d’emploi doivent fournir entre quatre et vingt preuves chaque mois de leurs recherches d’emploi pour conserver leur allocation. Mais à l’inverse, le service le Pôle Emploi américain n’aide pas du tout les chômeurs à retrouver un travail...Les chômeurs parcourent les USA pour trouver du boulot..des milliers de Kilomètres..Résultat moins de 4% de chômeurs....


            • bob14 bob14 12 août 12:24

              @bob14...en Gaule, les chômeurs regardent passer les trains en prenant l’apéro..résultat 11% de chômeurs... smiley


            • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 12 août 13:32

              @bob14


              Salut bob tout ceci est faux , archi faux

              c’est pas moi qui le dit, tiens au hasard et il y en a des tas qui disent la même chose



              article assez complet à lire en entier

              extrait :
              Il y a maintenant 94,031 millions d’Américains qui ne font plus partie de la population active et 8 millions d’Américains classées parmi les chômeurs. Si nous faisons la synthèse, nous avons 149 millions d’Américains qui sont employés contre 102 millions d’Américains n’ayant aucun travail (94 millions en dehors de la population active +8 millions déclarés comme chômeurs).

              C’est même pire que cela puisque sur les 149 millions d’Américains qui sont salariés, 26 millions travaillent à temps partiel et 9 millions sont des travailleurs indépendants (Ils veulent nous vendre leur quincaillerie sur internet). Ah oui, là, c’est sûr, Les Etats-Unis sont bien une économie saine et prospère.

              tout cci sur le site

              Ce site est entièrement dédié à l’analyse technique sans pour autant dédaigner l’analyse fondamentale. Nous avons voulu ce site interactif et convivial où vous pouvez poster vos commentaires et études dans les différents forums.



              je te salue..

            • bob14 bob14 12 août 13:43

              @Hecetuye howahkan....

              USA : le taux de chômage tombe à 4% 

              • Par 
                Le Figaro...

            • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 12 août 13:57
              @bob14


              excellent humour bob...excellent , je vais la ressortir...

            • Ecométa Ecométa 13 août 09:57

              @bob14


              Il y a trois méthodes pour calculer le chômage aux États-Unis.

              Official (U3)  : 4 %
              Broadest (U6) : 8 %
              ShadowStats : 22% 

              C’est ce dernier chiffre qui dit la vérité et aux États-Unis en septembre 2017 plus de 101,2 millions d’Américains étaient sans emploi.

            • zygzornifle zygzornifle 12 août 10:06

              Les migrants sont mobiles , vous avez vous aussi envie de finir a la rue loin de votre famille sans un centime en poche ? 



              • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 12 août 10:20
                Salut, juste pour la petite histoire entre l’age de 25 ans et aujourd’hui 63 j’ai déménagé 60 fois..toutes répertoriées bien sur avec photo pour les enfants, çà les amuse de revoir là ou eux sont allés....dont une partie avec 3 enfants...aujourd’hui je suis en Irlande ..en retraite.....

                ce n’est ni bien ni pas bien, question de circonstances..

                je considère la vie comme des « vacances » mais aussi comme une « chose » très sérieuse et très profonde, profondeur dont une majeure partie hélas n’en a jamais eu hélas l’occasion de vivre cela..pas de ma faute et ai essayé d’habiter là ou je prendrais des vacances...

                le boulot je m’en tape de ce qu’il est si les gens sont sympas, si ils ne le sont pas étant assez caractériel avec ceux que je perçois comme pervers , je les remis en place ou fus viré....

                bien sur j’ai appris plusieurs métiers..rien de très difficile non plus faut pas exagérer..

                ma dernière location en france fut les hautes Pyrénées, Lourdes, j’adore ce coin et tout ce qui environne, tout prés de l’Espagne là ou j’allais marcher au soleil ici.. 

                aujourd’hui je suis ici 

                ceci n’a rien de difficile au contraire....l’envie de vivre , pas comme cette stupide idée de maintenant , je veux tout tout de suite, vivre vite et mourir jeune, laissez moi faire tout ce que je veux, je suis le centre du monde etc non ça c’est pure connerie...l’envie de vivre donc étant plus forte que l’envi de survivre..fait le reste...les choses se passant bien , moyen ou pas terrible des fois...

                question qu’entends je par vivre ??

                là je dis stop, y en a pour des années...

                cheerio.. smiley

                • pierre 12 août 12:13

                  @Hecetuye howahkan
                  J’ai toujours bien aimé vos commentaires (enfin presque toujours). smiley


                • Hecetuye howahkan Hecetuye howahkan 12 août 12:48

                  @pierre


                  Salut Pierre..

                  moi c’est pareil, certains sont moyen moyen.....voir pas terrible..car il y a plusieurs niveaux de communication, certains sont sue le sentier de la guerre, je ne les apprécie pas tellement..mais des fois je le fais quand même..comme dans la vraie vie ou des fois je ne suis pas facile voir répond très facilement avec une énergie très décidée et motivée donc je ne lâche pas à toute agression injustifiée etc

                  cela m’a valu pas mal de problèmes, totalement assumés, dans le milieu professionnel ..et au delà..en général cela a débouché sur du « bon »...pour tout le monde..

                  j’avais écris un livre sur le mental etc , mis sur une clé pour une éventuelle publication par moi même...je l’ai relu et l’ai supprimé...écrire n’est pas si facile..

                  cela dit des fois je me relis, j’écris sur pas mal de sites en Anglais là totalement en dehors de la politique , du business etc ...et des fois assez souvent, pas toujours, ce que j’ai pu dire m’intéresse à nouveau....il m’est arrivé une fois de lire un truc , je ne savais plus que je l’avais écrit et de me dire : oui pas mal du tout..

                  donc voila il y a bien sur un peu de tout....

                  je te salue, merci d’être passé.

                  bonne journée..

                • ZenZoe ZenZoe 13 août 16:27

                  @pierre
                  Pareil.
                  Toujours passionnant d’ailleurs de lire des témoignages de personnes qui ont choisi de vivre « autrement ». Qui ont même surmonté la peur pour certains et trouvé un équilibre.


                • Ecométa Ecométa 13 août 10:28
                  Le capitalisme, celui d’avant le capitalisme financier, était lié au travail ! C’est sur le travail qu’il prospérait et, de ce fait le travail, bien que trop souvent insuffisant et de plus en plus insuffisant, était le meilleur système de répartition de la richesse produite. On en viendrait presque à regretter ce capitalisme de grand-papa qui avait malgré des limites !

                  Avec le capitalisme financier, le « financiarisme » usage paroxysmique de la finance, et plus le capitalisme usage paroxysmique du capital ; avec le financiarisme le travail est mort car l’argent fait de l’argent uniquement par la spéculation ! Tout est prétexte à spéculation, même et surtout le virtuel !

                  Le problème c’est qu’aucun politique même à gauche n’admet que le travail est mort de chez mort, et qu’il faut passer à une autre forme de redistribution économique !

                  Le revenu universel est la seule solution et ce n’est pas l’argent qui manque !

                  L’argent qui est un simple moyen d’échange économique, très pratique, plutôt génial même, ne devrait jamais être un problème mais toujours une solution !

                  Au lieu de donner aux banques, plus précisément aux banquiers et leurs actionnaires,aux plus riches, donnons au commun des mortels qui font réellement l’économie ; ceci, selon des règles de répartition sociétale strictes et précises, sans pour autant tomber dans le socialisme ou, pire, le communisme ! Ceci, en « libérant » l’agent économique lambda des contraintes purement financiariste de nos économies exclusivement financières qui refusent toute contrainte sociétale,obligerait la finance à se réguler ; obligerait les politiques à la réguler.

                   


                  • Self con troll Self con troll 15 août 11:27

                    @Ecométa

                    Très fort, le Dugué. Il m’a bloqué alors que si j’ai fait deux interventions chez lui, et encore il y a plus de 6 mois, c’est le maximum. Ce type a-t-il sa place sur ce forum * ? Il n’intervient quasiment jamais ailleurs que sous ses articles.

                    De la confiture aux cochons, donc, votre post récent chez lui. J’ai une question de béotien.
                    Dans les années 1970, la thermodynamique utilisait le second principe : l’entropie augmente avec le temps. Elle le faisait avec humilité car, démon de Maxwell oblige, elle s’avouait incapable de le démontrer. Ca humanisait la science, n’est-ce pas ?
                    Or, aujourd’hui, avec la quantique, le temps émergerait des relations entre particules. Parole de béotien, je répète. Peut-on frapper l’imagination en affirmant : « le temps est le fruit du désordre » ?

                    * Il me rappelle une fine équipe de chercheurs, à la table desquels je me suis retrouvé pour le dîner de clôture d’un congrès. Dans l’après-midi, l’inutilité de leur démarche avait été démontrée, dénoncée, étrillée. Et sans vergogne, ils déclaraient pourtant en guise de bénédicité : "rien ne nous empêchera de poursuivre dans la voie que nous nous sommes fixée" ! Des fossoyeurs du statut, quoi.


                  • Raymond75 13 août 11:13
                    Angie nous démontre une vérité toute simple : la France est devenu un pays complètement largué, impuissant, incapable, avec un mille feuille administratif incohérent.

                    A l’époque du numérique, on devrait pouvoir créer des emplois quasiment n’importe où, mais on les créée surtout dans le quartier de la Défense.

                    On dit « formez vous », mais il n’y a quasiment aucune offre de formation réellement qualifiante, et il faut pouvoir vivre pendant cette formation.

                    On dit « déménagez, déménagez » mais là où il y a des emplois, il y a aussi du chômage car ils ne sont pas en nombre suffisant. Déménager, oui, mais vous ne serez pas aidés, les logements sont devenus hors de prix, Airb’nb a tué le marché locatif, et les mobilhomes sont interdits. Et que ferez vous de votre conjoint ?

                    La population ne se révolte plus, car elle a perdu toute confiance dans les partis politiques, impuissants, vautrés devant les lobbies, et qui ont démissionné devant la supercherie européenne.

                    Il y a des millions de gens, et de familles, qui se débattent pour échapper à la misère qui les aspire, mais on ne les voit pas, et souvent on juge que ce sont des fainéants qui ne font pas d’efforts, des assistés ...

                    Et pendant ce temps, l’immigration intra et extra européenne se poursuit, hors de contrôle, hors de tout besoin, dans le seul but d’écraser encore plus les salaires et détruire les droits sociaux.

                    Nous vivons une époque de décadence, dont on ne voit pas la fin.

                    • ZenZoe ZenZoe 13 août 16:52

                      A mon avis, l’auteur, vous n’arrivez pas à choisir entre le confort connu et l’aventure. C’est bien compréhensible. Le noeud du problème est la peur. Peur de se planter, de tout perdre, de ne plus pouvoir revenir en arrière.
                      Je sais bien que rien n’est fait pour que les chômeurs retrouvent du boulot ailleurs en France. Je sais bien qu’avec seulement le RSA, tout est beaucoup plus compliqué. Mais c’est bien la peur qui freine les gens. Plus qu’un problème administratif, c’est un problème individuel, intime.
                      J’ai eu comme on dit plusieurs vies, assez pour savoir que quand on veut quelque chose, qu’on le veut vraiment, on peut faire bouger des montagnes. Que même si on en a les moyens, on n’arrive à rien si on hésite ou si on ne sait pas ce qu’on veut.

                      A 37 ans, vous êtes encore jeune. J’ai rencontré des femmes qui sont devenues l’une avocate à 40 ans, l’une aide-soignante à 50 ans, une qui s’est exilée à Paris et a fait tous les métiers avant de retourner dans sa région d’origine à près de 40 ans, une autre encore qui est partie travailler à la trentaine au Vietnam dans l’humanitaire, est revenue, a repris des études et finit sa carrière aujourd’hui comme cadre dans la fonction hospitalière.
                      Bref, tant qu’à s’éloigner, visez loin, quitte à revenir plus tard.

                      On peut critiquer la France, mais on reste l’un des très rares pays où beaucoup de formations sont accessibles et gratuites. Profitez-en avant que tout ça ne change ou que vous deveniez vraiment trop âgée. Mais avant, au lieu de reporter la faute sur « le système », posez-vous quelques questions utiles : qu’est-ce que je veux faire de ma vie, où je veux vivre, et comment y arriver... Tout en sachant que le chemin qui mène là où on veut aller peut être long !

                      PS : vous ne parlez pas d’enfants ou de compagnon, ce qui complique les choses bien sûr.


                      • Paul Leleu 13 août 22:23

                        @ l’auteure 


                        à mon avis vous êtes quelqu’un de trop bien pour trouver un emploi. Je veux dire que vous êtes une personne saine d’esprit qui voudrait un travail pour pouvoir avancer dans sa vie personnelle. Cela n’existe pas à notre époque. Le système n’est absolument pas conçu pour permettre à une personne saine, honnête et travailleuse de gagner sa vie honnêtement, d’avoir un amour stable et épanouissant, de fonder une famille sympa et touchante, et de regarder positivement l’avenir. Au contraire ! 

                        Par exemple, à 37 ans ils est tout à fait normal de vouloir avancer dans votre vie. Vous ne pouvez plus « bouger » comme à 18 ou 20 ans, ni professionnellement, ni géographiquement, ni affectivement. Vous êtes normale. C’est la société qui est folle.

                        Sauf exception, les employeurs ne cherchent pas du travail de qualité, mais des larbins débiles à exploiter. Pour le travail de qualité, les employeurs font appel à d’autres réseaux au coup par coup. Si vous passez par la voie officielle, vous êtes presque sûre de l’échec. Et les centres publics d’aide c’est la dépression assurée (c’est pas de leur faute, mais ils n’y peuvent rien). 

                        Faites abstraction des conseils des aînés. Ils sont bienveillants, mais ils ne comprennent pas que même la « crise d’il y a 20 ans » à leur époque n’a rien à voir avec le blocage actuel. Ne vous obligez plus à « aller au casse-pipe », et à vous cogner comme un papillon contre la vitre. Cessez d’écouter les « mots d’ordre » officiels ou à la mode, ils sont sadiques (car ils savent bien que ça ne marche pas). 

                        N’intériorisez jamais au niveau narcissique personnel ces échecs répétés. Surtout jamais ! Vous êtes simplement face à un effet de système comme des millions de personnes (et ça va durer encore 20 ou 30 ans, vu la politique). Essayez éventuellement d’opérer un « tournant intérieur ». En laissant dans votre coeur (calmement et sans haine, mais de façon déterminée) la société partir à sa dérive, et en essayant de vous construire un projet tout à fait alternatif et personnel (sans imiter nécessairment les caricatures genre humanitaire à l’autre bout du monde ou potager à la campagne). Essayez de former un « réseau de vie » en corélation avec des personnes qui vous sont chères. Ca peut finir par former un job hybride à temps variable, des revenus combinés à de la solidarité, et des relations épanouissantes. Essayez de vous accrocher courageusement à des personnes ambitieuses (mais saines) plutôt qu’à des gens négatifs ou douteux qui vous tirent vers le bas (avant de vous lâcher). 

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