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Accueil du site > Tribune Libre > Moïse, libérateur-exterminateur

Moïse, libérateur-exterminateur

Des patriarches de l’Ancien testament, Moïse est sans contestation le premier au hit-parade des trois religions monothéistes, devant les déjà présentés Abraham et Jacob-Israël. Retour sur un personnage peu connu, sa vie, son œuvre et son héritage. (Le titre de l’article est emprunté à l’une de ses biographies1 [p. 10].)

L’enseignement de Moïse dépasse le cadre religieux car il est à la base de notre civilisation : un célèbre Père2 de l’Église démontra que Homère, Platon, Démocrite, Pindare, etc., s’inspiraient de Moïse ; avant lui, Philon d’Alexandrie et Flavius Josèphe avaient inclus dans cette liste à peu près tous les plus grands penseurs de l’Antiquité grecque.

Le méchant Pharaon et ses esclaves

L’esclavage des Hébreux en Égypte est un fait reconnu pour la raison simple qu’il est mentionné à l’indicatif (mode de l’affirmation, du réel) par les sages, dont le très savant Jacques Attali qui écrit lui-même : « les Hébreux étaient esclaves en Égypte. »
Pour l’un des plus éminents théologiens3 juifs de sa génération, « l’identification avec la souffrance en Égypte est nécessaire pour développer une conscience collective [juive]. »
Ces esclaves dont donc forcément existé. (L’illustration ci-contre est empruntée à ce site pédagogique conseillé.)

Pourquoi les Hébreux étaient-ils esclaves ?
Un spécialiste4 du Livre a relevé pas moins de quatre raisons différentes :
– politique ;
– théologique ;
– justice sociale ;
– romanesque.

Quelle que fut la raison, les conditions de vie des esclaves en Égypte étaient atroces : obligés de fabriquer des briques toute la journée sous un Soleil-Râ dieu, les Hébreux posaient leurs fers chaque soir avant de rejoindre dans les banlieues de Memphis leurs sympathiques voisins égyptiens qui leur confièrent sans hésiter toutes leurs richesses.

La cantine du bagne servait aux esclaves des repas sains, équilibrés et gratuits : « Nous nous souvenons des poissons que nous mangions en Égypte, et qui ne nous coûtaient rien, des concombres, des melons, des poireaux, des oignons et des aulx. » Le snack servait aussi du pain et de la viande : « nous étions assis près des pots de viande, quand nous mangions du pain à satiété. »

Malgré sa grande cruauté, Pharaon avait doté son pays d’un généreux système d’allocations familiales qui permit aux esclaves d’élever en moyenne 3,5 enfants par couple ; en 230 ans [210 pour Rachi], leur population passa du nombre magique de 70 (35 couples) à environ 600 000 couples. Avec une croissance identique, la population de la France serait passée de 28 millions vers l’an 1780, à 1 200 milliards d’habitants aujourd’hui, soit 2 habitants par m2, montagnes comprises. Les Hébreux disposèrent ainsi de 603 550 hommes « en état de porter les armes, » deux fois plus que les effectifs de l’armée française actuelle. (On notera au passage la précision du recensement hébreu à 0,002 % près.)
La population égyptienne en 1800 fut estimée5 à 2,5 millions d’habitants par les scientifiques accompagnant Bonaparte. Elle devait donc être beaucoup plus faible 3 000 ans plus tôt.

Moïse

«  Aucune source antique ne mentionne Moïse et la grande saga de l’Exode. Les anciens Égyptiens, qui étaient des chroniqueurs compulsifs de leur riche histoire, ne remarquèrent pas la présence ou l’absence de [trois] millions d’esclaves israélites, les afflictions des dix plaies, la catastrophe qui tua chaque premier-né en une seule nuit, ou le miracle de la mer Rouge. Aucune preuve archéologique d’aucune sorte, aucun écrit contemporain dans le Proche-Orient ancien, rien en dehors de la Bible ne fait ne serait-ce qu’une allusion à Moïse ou aux événements de l’Exode. » [KIR, p. 24]

Pour Wikipedia – la “deuxième Bible” –, Moïse ne relève pas de la mythologie : son «  historicité est inaccessible, » expression admirable que l’on pourrait appliquer aux elfes et aux gnomes.
Pour les musulmans, Moïse est le pilier sans lequel «  l’édifice des religions messianiques s’écroulerait irrémédiablement. »
Une anecdote6 peu connue, mais certifiée authentique, montre l’importance de Moïse pour les Musulmans. Lorsque le Prophète (bssn) rencontra Allah (bssn) au dernier étage de sa résidence huppée, il se vit prescrire 50 prières quotidiennes. Descendant à l’étage inférieur, il s’en ouvrit à son ami Moïse qui lui répondit : « Mon pauvre monsieur, ça ne marchera pas ! Je connais les gens mieux que vous car j'ai essayé en vain de faire obéir les Bani Israël. Vos disciples ne pourront pas supporter une telle obligation. » Après de longues discussions avec Allah, entrecoupées de visites à son conseiller Moïse, Muhammad obtint de l’Éternel une réduction à 40, puis 30, 20, 10 et enfin 5 prières par jour (contre 3 pour les Hébreux).

Manéthon, un chroniqueur égyptien du troisième siècle av. J.-C., présenta Moïse comme un prêtre égyptien rebelle qui, s’étant fait roi d’une colonie de lépreux, conspira avec les craints et détestés Hyksos, anciens conquérants de l’Égypte, pour monter les Israélites contre les Égyptiens.

Freud parvint à une conclusion voisine, affirmant que Moïse était un Égyptien qui prit la tête d’une révolte d’esclaves afin de promouvoir une forme de monothéisme brièvement adoptée puis rejetée par les anciens Égyptiens. Le premier Moïse fut assassiné dans le désert par les Israélites, dit Freud, et le second Moïse était un Madianite recruté pour lui succéder. « Si l’on en croit Freud, il y eut en fait deux Moïse, et aucun d'eux n’était Israélite ! »

Bébé Moïse fut abandonné sur l’eau comme le roi Sargon d’Akkad et le dieu Bacchus, signe d’un destin hors normes. Pharaon avait décidé de tuer les nouveau-nés hébreux quand ses devins lui avaient annoncé la naissance « d’un Israélite qui abaissera la suprématie des Égyptiens. » Flavius Josèphe, « l’un des plus importants historiographes » [sic], rappelle que les devins égyptiens étaient « fort habiles à prédire exactement l’avenir. » [FLA7, II, IX].
Le petit Moïse était d’une intelligence extraordinaire – la moindre des choses pour un patriarche hébreu –, et « la grâce enfantine était chez lui si parfaite et si pure qu’elle retenait les regards. » Des savants du Moyen-Âge ont estimé qu’adulte, il mesurait 4,5 m. [KIR, p. 6]
Après avoir tué un contremaître égyptien maltraitant un Hébreu, Moïse partit à Madian.

« Une lecture stricte de la Bible montre un vide de quarante ans dans la vie de Moïse : il semble être sorti de l’écran radar biblique lors de son vol entre l’Egypte et son arrivée à Madian. » [KIR, p. 25]

Flavius, mieux informé, précise que nommé à la tête de l’armée égyptienne, Moïse fit un grand carnage d’Éthiopiens grâce à la fille de leur roi, la princesse Tharbis, qui « s’éprit d’un violent amour pour lui. » Il aurait même fini par occuper le trône royal. À l’âge de quatre-vingts, il abdiqua du trône d’Abyssinie et partit vers Madian et son destin biblique.
Il s’installa près d’un puit – endroit idéal pour draguer les jeunes vierges (voir l’histoire de Rébecca) –, et finit par épouser l’une des filles de Jethro, un Madianite prêtre de Yahweh, dont il devient l’intendant et maître de ses troupeaux.

Le sorcier et l’apprenti sorcier

C’est dissimulé dans un buisson que Yahweh se manifesta au gardien de moutons. Après lui avoir appris quelques tours de magie, Il lui ordonna de partir libérer les esclaves hébreux, lui prédisant en échange une gloire extraordinaire et quantités d’honneurs. Moïse hésita, discuta, mais finit par obéir à l’insistant Yahweh. Rentré chez lui, il chargea sa femme et ses fils sur un âne ancien modèle, « le même âne sur lequel Abraham avait transporté Isaac » 230 ans plus tôt8, puis il mit le cap à l’Ouest.

Dieu tente de tuer Moïse

Lors d’une escale nocturne, un Yahweh distrait agresse violemment le patriarche. D’après Rachi, savant dont « les commentaires sont considérés comme d’inspiration divine » [sic], Yahweh envoya un ange qui se transforma en une sorte de serpent et avala Moïse de la tête aux cuisses, puis le recracha et l’avala de ses pieds à ses parties intimes. [4:24]
Cet épisode curieux fit écrire à Sigmund Freud9 que Yahweh était « un sinistre et sanguinaire démon qui rôde pendant la nuit et redoute la lumière du jour… [p. 26] … nullement un être supérieur, mais un dieu local borné et féroce, violent et sanguinaire. » [p. 36]
Après Jacob, Moïse est le deuxième patriarche à avoir battu Dieu lui-même en combat rapproché.

Concours de magie

Dans l’Antiquité, le mot magie n’avait pas le sens limité actuel (voir p. ex. la préface de ce livre ou de celui-ci10.) Il n’en demeure pas moins que les Égyptiens étaient capables de grandes prouesses dans ce domaine : dans le très peu connu Conte des rameuses (ca –1800), un magicien séparait les eaux d’un lac pour récupérer un bijou11. (Les curieux cherchant des recettes pour séduire les femmes pourront consulter cet autre ouvrage12, par ex. verso col. III, 14.)
Tous les peuples pratiquaient cet art : Salomon (voir son Testament) était réputé [FLA VIII, 2, 5, 45 sq], et « bien que la communauté de Qumrân (ca –200) était au courant de l’interdiction biblique contre la magie, les [manuscrits de la mer Morte] prouvent que les Juifs croyaient et pratiquaient deux types de magie : l’exorcisme, la guérison et la protection contre les démons ; la divination, augure, et prédiction de l’avenir, notamment à travers l’astrologie13. »

Il faut donc rendre hommage au talent des Égyptiens de pharaon qui ne s’inclinèrent que devant l’Éternel, et dont l’adresse leur vaudrait aujourd’hui un contrat de longue durée à Las Vegas. Armé de sa baguette magique, Moïse réussit donc à les vaincre. Pharaon, très fâché, augmenta le travail des Hébreux, ce qui incita l’Éternel à envoyer les fameuses plaies.

Quelques détails sur les dix plaies

Yahweh semble avoir parfois bâclé son travail : dans la 5e plaie, il devait tuer tous les animaux des Égyptiens ; mais il oublia les chevaux qui tireront les 600 chariots de Pharaon, voire même beaucoup plus si l’on en croit les “50 000 cavaliers” de Flavius Josèphe.

L’entêtement pharaonique conduisit Yahweh à une mesure extrême : « Je tuerai tous les premiers-nés du pays d’Égypte, et je tuerai une deuxième fois les premiers-nés des animaux.  »

Prévoyant que dans l’aveuglement de sa folie sanguinaire il ne pourrait consulter le carnet d’adresses des Hébreux, il demanda que chaque famille tue « un agneau sans défaut, mâle, âgé d’un an, » et barbouille la porte de sa maison avec le sang de la victime (chaque famille devait donc avoir au moins 4 moutons).

L’Éternel adorait le sang : « Une autre différence, qui sépare les rituels sacrificiels des deux cultures est l’idée d’un pouvoir magique du sang dans l’Ouest sémitique, qui n’a pas de parallèle en Mésopotamie.14 »

Pendant l’Exode, Moïse prit « la moitié du sang d’au moins deux taureaux » pour en asperger l’autel, et « répandit le reste sur le peuple. » Le prophète pataugeant pieds nus dans le sang gluant tombé sur le sol, ses fidèles couverts d’hémoglobine, le bourdonnement de nuages de mouches venant se coller sur les vêtements, tout cela devait faire un spectacle édifiant dont on regrette que la tradition n’ait pas été maintenue. (Autres références sur l’aspersion ici.) Il faut rendre hommage aux Musulmans qui s’apprêtent à pratiquer ce mardi, jour de l’Aïd, le seul sacrifice sanguinaire ayant survécu.

Le Memphis-Jérusalem

Pour cette épreuve bien plus difficile que le Paris-Dakar, Moïse choisit de partir en Nissan.
La route côtière lui aurait permis de rallier Tel-Aviv en moins de trois semaines.

Pourquoi choisit-il un autre chemin ? Les savants ont cherché, mais en oubliant un élément important : Moïse est parti le week-end de Pâques ! Les routes étant particulièrement encombrées pendant cette période, il décida peut-être de prendre un itinéraire bis non documenté.

Le passage de la Mer rouge est l’une des plus célèbres difficultés du parcours. Malgré la présence de quelques détails anachroniques, l’illustration ci-dessous rend bien la majesté du spectacle qui s’offrit aux yeux de Moïse et des esclaves hébreux.

Le reste du chemin emprunté était peu sûr : on pouvait y rencontrer des licornes, des dragons, des basilics (ou cocatrix) au regard mortel, des serpents volants, des onocentaures, des satyres et des lamias-liliths qui auraient pu attenter à la pudeur des hommes et femmes hébreux la nuit tombée sans la vigilance de leur guide.

Quelques chiffres de l’Exode

• Aux 500 000 familles de 6 personnes, il faut ajouter au moins 2 millions de moutons, et quelques bagages, ne serait-ce que pour transporter les richesses volées aux Égyptiens. À 4 m2 par personne/animal, l’ensemble occupait 20 km2, soit une colonne de 50 m de large sur 400 km de long ou bien la totalité de l’autoroute du Sud (les deux sens et terre-plein compris) entre Paris et Marseille.

• Les Hébreux ont mis 40 ans pour faire le parcours, soit le même temps qu’un escargot qui respecterait le chabbat et prendrait 2 mois de congés par an, avançant 10 heures par jour à 5 m/h.

• En 40 ans, un piéton marchant à 4 km/h, 6 heures par jour, sauf le week-end et 2 mois de congés, parcourrait 200 000 km, soit 200 A/R ou 5 fois le tour de la Terre.

• À la demande de Moïse, l’Éternel fit livrer des cailles pour un mois, et les répandit sur « une journée de chemin » (24 km) autour du camp, sur une épaisseur de 2 coudées (1 m). Un calcul simple montre que cela représente 27 m3 de cailles par jour pour chaque Hébreu, soit plus de 10 tonnes de viande par personne par jour, ce qui explique qu’elle « leur sortait par les narines, » et que certains furent obligés d’avaler sans mâcher, ce qui leur valut d’être massacrés par Yahweh.

Les Lois divines

L’originalité d’un Dieu donnant ses lois aux hommes a déjà été évoquée, comme la supériorité des lois mosaïques et l’interdit alimentaire majeur. Il reste à souligner les aspects économique, écologique et ludique de la mise à mort par lapidation, et son extension à des domaines aussi variés que l’apostasie, la non-virginité, l’homosexualité et quelques autres domaines.

Un détail amusant est peu connu : en montant sur la montagne par temps d’orage, Moïse ignorait les risques de foudre. Il se prit certainement un petit éclair qui “irradia” son visage le temps qu’il redescende ; après quoi, les cloques et la peau de son visage boursouflée par la brûlure lui imposèrent de rester masqué jusqu’à la fin de ses jours.

Consignes divines et promesses

Elohim-l’Éternel ayant un goût immodéré pour le luxe, fit une description minutieuse de sa résidence (empruntée à ce site pédagogique utilisant un langage non savant) : « Yahvé dit à Moïse : “Demande à tous les Hébreux de se cotiser pour me construire une boîte géniale où j’habiterai. Fais-la d’environ 1,5 m de long et deux fois moins large. Utilise plein d’or.” Il insista sur la nécessité d’une grosse quantité d’or. Il voulait un siège en or sur le dessus de la super-boîte, des créatures en or sur les côtés, et de longs bâtons attachés pour la transporter. Il dit qu’il communiquerait avec eux de l’intérieur de la jolie boîte en or, et demanda d’y mettre les pierres sur lesquelles il avait gravé ses règles. » [le mot “or” apparaît 114 fois dans l’Exode.]

La description par Yahweh des vêtements sacrés du prêtre révèle un talent peu connu du grand couturier décorateur.

Ses exigences étaient assorties de menaces sérieuses [vérifiées] :
« Yahvé résuma son ultimatum. “Si vous suivez mes ordres, je laisserai tomber la pluie sur vos cultures, en particulier pendant la saison des pluies. Je poursuivrai vos voisins ennemis et les fatiguerai afin que vous puissiez les tuer avec vos épées. Je vivrai dans la grande tente géniale que vous m’avez faite et je ne vous haïrai pas trop. Je suis Dieu. C’est Moi qui vous ai fait sortir d’Egypte. Pas Moloch !

Mais si vous n’obéissez pas à chacune de mes paroles...
– Je vous terroriserai au maximum.
– Vos ennemis emporteront votre nourriture.
– Ils vous tueront.
– Je vous châtierai sept fois le tarif habituel.
– Je vous rendrai faibles et pathétiques.
– Je ferai périr toutes vos cultures.
– Je vous donnerai des maladies sept fois plus nombreuses que je le fais l’habitude.
– J’enverrai des animaux sauvages manger vos enfants.
– J’enverrai des animaux manger vos vaches.
– Je descendrai moi-même vous tuer avec ma propre épée.
– Je vous enverrai des problèmes supplémentaires pour vous ennuyer.
– Vous perdrez les guerres.
– Je vous affamerai.
– Vous aurez tellement faim que vous mangerez réellement vos propres enfants.
– Je détruirai tout votre attirail religieux.
– Je ravagerai vos villes.
– Je vous disperserai à l’étranger.
– Je vous tuerai de nouveau avec mon épée.
Ceux d’entre vous qui survivront à tous ces trucs seront tellement paranoïaques qu’ils s’enfuiront paniqués au moindre petit bruit. Maintenant, si vous venez me dire que vous êtes désolés et humbles et que vos cœurs sont circoncis, je commencerai à me rappeler quelques-unes de mes promesses et je vous laisserai sans doute un peu de repos. Je suis l’Éternel, vous l’ai-je dit ?”
[répété 48 fois dans le Lévitique]
Yahvé exigea dix pour cent des revenus annuels bruts ajustés.
Il ajouta des règles sur
l’extrême importance de ne jamais se marier en dehors de l’ethnie afin de maintenir la pureté de son peuple. Il insista également pour maintenir la pureté des vaches, et même la pureté des récoltes de céréales. »

Elohim, spécialiste de l’Aménagement du territoire, avait distribué quelques parcelles à des membres de la famille étendue : Lot, Ésaü, etc. [cf. DEU 2]. Il lui restait à donner la terre promise à son peuple chéri.

« Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n’as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n’as point remplies, des citernes creusées que tu n’as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n’as point plantés. »
Ce n’était pas très gentil pour les Gentils dépossédés, d’autant que les méthodes préconisées manquaient pour le moins de délicatesse : « lorsque l’Éternel te les aura livrées ..., tu les massacreras, et tu ne leur feras point grâce » ; « la nation et le royaume qui ne te serviront pas périront, Ces nations-là seront exterminées » ; « tu ne laisseras la vie à rien de ce qui respire » ; «  tu feras mourir hommes et femmes, enfants et nourrissons, boeufs et brebis, chameaux et ânes » ;« ils assassinèrent, tout, hommes et femmes, enfants et vieillards, jusqu’aux boeufs, aux brebis et aux ânes  » ; « tu frapperas du tranchant de l’épée les habitants de cette ville, tu la massacreras avec tout ce qui s’y trouvera, et tu en passeras le bétail au fil de l’épée » ; « Frappez les habitants par le glaive, détruisez tout jusqu’aux animaux, » etc., etc.

« ... car l’Éternel, ton Dieu, est un Dieu de miséricorde... »

Un philosophe s’indignait de « la célébration par l’Iliade des plus épouvantables rites guerriers. » Les massacres du Livre ne lui rappelaient que « les versets que j’ai lus et relus, “Yahweh, Dieu de tendresse et de grâce, lent à la colère et riche en bonté”. » [Récidives]

Moïse fit une déclaration particulièrement intéressante à son peuple [DEU 31:3] : « c’est [Yahweh] qui anéantira ces peuples devant toi pour que tu les dépossèdes, » verset qui inspira dans un autre Livre sacré : « Ce n’est pas vous qui les avez tués : mais c’est Allah qui les a tués » [COR 8:17], déclaration bien pratique qui permet de justifier a priori ou a posteriori toute exaction commise contre des mécréants.

Les ordres de l’Éternel étaient parfaitement connus des moines rôtissant les hérétiques15, et usant de manière persuasive pour éclairer les non-éclairés [ibid., p. 369], ainsi que par les hordes musulmanes qui déferleront plus tard sur une partie du monde en massacrant avec beaucoup de piété. Les pyramides de têtes coupées dressées par l'amateur d'art Tamerlan devaient réjouir le cœur du Saigneur.

Le bon Moïse se contenta lui-même de bien modestes exactions. Après avoir ordonné de tuer tous les Madianites (250 à 300 000), il s’étrangla de colère [NO 31:14-15] en découvrant que les femmes avaient été épargnées : « Tuez-les ! Tuez-les ! Épargnez seulement les vierges, » ça peut toujours servir. L’Éternel s’en réserva 32 pour sa consommation personnelle.

De nos jours, un individu avec le palmarès de Moïse serait poursuivi par le Tribunal Pénal International pour crimes contre l’humanité. Au préalable, l’UEJF et la Licra l’auraient cité à comparaître devant la 17e chambre du Tribunal correctionnel de Paris pour incitation au meurtre et injures racistes (il accusa les Hébreux de “race perverse”).

Cette conclusion détestable prouve une fois de plus qu’il faut lire le Livre avec un regard très différent de celui du profane n’utilisant que sa simple raison.

Notes

1. KIRSCH, Jonathan, Moses, a life.

2. CLÉMENT D’ALEXANDRIE, Stromates, L. VI, ch. XIV.

3. HARTMAN, David, Theology, Identity, and Covenant, 15-2-2013.

4. CARASIK, Michael, “Were the Israelites Enslaved in Egypt ?”, 6-4-2012.

5. EL BADRY, M. A., « Jomard et la démographie de l'Égypte, » Persée, 1991.

6. SAHIH BUKHARI, volume IV, 54, 429.

7. FLAVIUS JOSÈPHE, Antiquités judaïques.

8. Pirkei Rabbi ELIEZER, ch. 31, validé par Rachi.

9. FREUD, Sigmund, Moïse et le monothéisme.

10. LENORMANT, François, La magie chez les Chaldéens...

11. BUDGE, Wallis, E. A., Egyptian Magic, p. 7-10.

12. GRIFFITH, F. L., THOMPSON, H., The Leyden Papyrus : An Egyptian Magical Book (IIIe s.)

13. ALEXANDER, Philip, Encyclopedia of the Dead Sea Scrolls in The Metamorphosis of Magic..., p. 14 sq.

14. OPPENHEIM, Leo, Ancient Mesopotamia, p. 192.

15. VOLTAIRE, Conspirations contre les peuples, p. 374.

 


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49 réactions à cet article    


  • Buddha Marcel. 15 octobre 2013 10:45

    déjà que l’info du jours même n’est pas du tout fiable...................... smiley

    Cà aurait fait une suite excellente à La vie de Brian par les Monty python

    Salutations...


    • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 15 octobre 2013 11:56

      J’ai cru comprendre que c’était plutôt un prequel mais bon, mettre le passé après le futur c’est auussi faire preuve de créativité après tout !


    • BOBW BOBW 15 octobre 2013 11:48

       smiley Enfin « on peut se bidonner avec cette bd de la bible » Même s’ils ne transportaient pas des menhirs sur le dos !( Enfant,c’était pas gai aux cours de caté  !...)


      • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 15 octobre 2013 11:55

        Le problème étant de faire comprendre aux gens qui y croient que ce genre de textes échevelés ne sont pas crédibles.

        Raconter que Moise a fait un duel de sorcellerie avec les sorciers du Pharaon inconnu est tout simplement MENSONGER parce que la sorcellerie ne fonctionne pas et qu’en plus la liste des Pharaons existait déjà à l’époque.

        Et pourtant d’AUCUNS persistent à AFFIRMER que c’est bel et bien une divinité qui déblatère ces MENSONGES !




        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 15 octobre 2013 11:58

          Ceci étant dit, il y a de fortes chances qu’ils ne viennent pas exprimer rageusement leur incompréhension et leur bêtise aujourd’hui étant donné qu’ils sont en train de martyriser les moutons.


        • OMAR 15 octobre 2013 21:30

          Omar 33

          Tu vois Alois, ce qui révèle ta psychopathie, c’est que tu affirmes des âneries..

          Tu te questionnes sur ce que tu as avancé, alors que personne ne t’a sonné..

          Tu te donnes péremptoirement raison.

          Puis tu t’insurges sur les réponses imaginaires d’autrui...

          Juste pour t’informer qu’il reste une place à Ste-Anne,


        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 octobre 2013 10:54

          Et à part des attaques sur ma personne t’as pas des arguments pour prouver que la sorcellerie fonctionne ?

          Hein ?

          La sorcellerie ne fonctionne pas et par conséquence le coran est MENSONGER ce qui implique obligatoirement que l’islam est nul et non avenu !

          Evidemment, je peux comprendre que tu as du mal à admettre cette vérité et qu’il te faudra encore déverser des tombreaux de fiel à mon encontre avant que tu commences à réfléchir et comprendre qu ton vil et mensonger coran n’est qu’un ramassis de MENSONGES.


        • juluch juluch 15 octobre 2013 12:18

          La période ou les Hébreux auraient été esclave n’est mentionnée nulle part dans les archives retrouvées par les Égyptologues.

          Un peuple aussi nombreux auraient été mentionné par les scribes.

          L’administration des Pharaons était aussi pointu que celle des Romains.

          De plus, l’esclavage n’existait pas chez les anciens Égyptiens, du moins à ces époques là.

          Apres, la Bible comme la plupart des textes religieux était transmit oralement.......

          Ensuite, les texte ne doivent pas être interprétés littéralement......c’est plus des métaphores qu’autre chose.

          bref, de la couillonnade.

          Merci pour cet article alex.

          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 15 octobre 2013 12:52

            L’esclavage existait en Egypte : on le voit notamment sur les frises retraçant la défaite des peuples de la Mer par les Pharaon ( connu celui là ) .

            D’après ma mémoire, les prisonniers de guerre étaient affectés au service d’un temple dont ils étaient entre autres chargés de cultiver les champs.

            Cette histoire de fabrication de briques me semble très douteuse dans le cadre egyptien où les bâtiments officiels étaient construits en grandes pierre de taille contrairement à ce qui se passait chez les Asssyriens ou les Babyloniens.

            Peut être que l’auteur ( voire les auteurs, qui sait ? ) du texte relatant la vie des Hébreux visaient à dénoncer leurs conditions de vie chez les Assyriens ou chez les Babyloniens ( déportations historiquement prouvées ) tout en ne le disant pas explicitement compte tenu de la cruauté de leurs maïtres Assyro-Babyloniens et qu’il était dés lors plus facile de faire porter le chapeau à un Pharaon inconnu en guerre contre les Assyro-Babyloniens et cependant allié et suzerain des royaumes cananéens.

            Les concepts clefs étant que :

            1° Chez Pharaon il y avait à bouffer à gogo quand on fabriquait des briques d’argile et que les Assyro-babyloniens ne pouvaient pas faire moins vu que Pharaon était TRES méchant.

            2° Qu’il ne fallait pas réduire les Hébreux en esclavage sinon leur divinité allait se venger épouvantablement sur leurs bourreaux ( plaies d’Egypte , noyade de l’armée ...) : les Assyro-Babyloniens étant TRES superstitieux c’était un coup à tenter ...

            3° Les Rois Assyro-Babyloniens pouvaient se gargariser de leurs massacres de villes entières au nom de leurs divinités ( il ya plein de stèles cunéiformes qui en font mention ) , la divinité des Hébreux était encore plus forte vu ce qu’elle avait fait subir aux Egyptiens , aux Madianites ( habitants du désert ) et aux Cananéens : ce qui tombe bien parce que les Assyro-Babyloniens avaient des problèmes avec les peuples du désert et l’Egypte et que peut être, que les compétences de la divinté des Hébreux pouvait être un adjuvant supplémentaire pour Assour ou Babylone , pour des polythéistes une divinité de plus ou de moins ce n’est pas un problème .

            4° Que comme Pharaon est TRES méchant, même si les rois Assyro-Babyloniens avaient la bonne idée de relacher les Hébreux, il ne fallait pas craindre qu’ils se réallient avec Pharaon : malheureusement, les Rois Assyro-Babyloniens n’étaient pas nés de la dernière pluie et ils ne sont pas entrés dans ce jeu là.

            Détail amusant qui va dans ce sens, les Hébreux ne se sont mis à écrire qu’à l’époque où l’Assyrie a entamé son expansion dans la région.






          • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 15 octobre 2013 13:02

            Bref, on pourrait faire un article du genre : le Judaïsme a t il été créé en Mésopotamie lors des déportations Assyro-Babyloniennes ?

            C’est évidemment un peu limite point de vue suceptibilité des gens religieux mais des fois il faut un peu leur secouer les neurônes ... pour leur bien !

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            Des fois, je me dis que ma générosité me perdra !

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          • juluch juluch 15 octobre 2013 13:07

            Se n’étais pas vraiment de l’esclavage, les prisonniers de guerres travaillaient ( les corvées) effectivement pour les Égyptiens , ensuite soit ils devenaient citoyen à part entière ou il repartaient.


            Mais il y avait pas de marché aux esclaves comme on pouvait le constater ailleurs.

            la culture grec par exemple était basé sur l’sclavage ces derniers n’avaient aucuns droit.

            très différent en Egypte.

            Quelques liens :


          • philouie 15 octobre 2013 12:48

            Mon enfant,

            - permettez que je vous appelle mon enfant eu égard à votre grande naïveté -

            Sachez donc que Dieu est équanime, c’est à dire qu’il aime chacune de ses créatures du même amour sans en distinguer aucune. Il aime de la même façon l’être humain et le virus du sida et que pour Lui, la mort est encore de la vie.
            Tentez d’intégrer cette réalité à votre logiciel et vous verrez ces questions d’un autre oeil.


            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 15 octobre 2013 12:54

              Ah ben vla le premier !

              Zavez déjà fini d’égorger le mouton ?


            • Abou Antoun Abou Antoun 15 octobre 2013 17:51

              Il aime de la même façon l’être humain et le virus du sida.
              Je dirai même qu’il aime mieux le virus du sida que l’humain, parce qu’en fait si on le laisse faire ce ’bon’ dieu (ou dame Nature à votre choix) on connaît le résultat. C’est donc parce que certains médecins décident de s’opposer à la volonté divine que certains sidéens survivent. Repensez à tout cela si d’aventure c’était un jour un de vos proches et réfléchissez un peu avant d’écrire des conneries de ce genre sur AV (ou ailleurs).


            • philouie 15 octobre 2013 20:29

              J’ai compris que vous trouvez mon propos stupide, mais je pense que ce que vous dites n’a pas de sens. Et que si vous lui en trouvez un, c’est seulement que vous regardez le monde depuis votre nombril.
              Pensez vous sérieusement que Dieu préfère le lion à la gazelle parce que c’est le lion qui la mange ?
              ça n’a pas de sens.


            • OMAR 15 octobre 2013 21:35

              Omar 33

              @Alois, tu bouffes le porc cru ?


            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 octobre 2013 11:29

              Il parait que ça s’appelle même du jambon ou du saucisson voire du pâté ou des saucisses crues vendues en boîte dont la marque a oublié de me rémunérer pour que je cite son nom !

              La bonne nouvelle c’est qu’il y en a plein dans ton supermarché favori !

              Très pratique à grignoter devant la téloche quand il y a foot  !

              Evidemment, ceux qui sont superstitieux évitent ce genre d’aliments pour des motifs ... GROTESQUES.



              • non667 15 octobre 2013 16:03

                article plaisant si on oubli les palestiniens

                 l’approche , la recherche de la vérité (autre que la v.o. ) sur le judaïsme est interdite par la loi gayssot
                 et agora la censure !
                 chacun doit donc la rechercher tout seul !
                une piste ; le chapitre XVII de la genèse 
                un indice atténué pour passer la censure  : la vie/tactique des coucous .


                • Abou Antoun Abou Antoun 15 octobre 2013 17:45

                  Bravo l’auteur,
                  Vous êtes instruit, intéressant à lire et très drôle. Que demander de plus ?
                  Gâtez nous encore de temps en temps Alex, on en redemande.
                  Votre conclusion est un summum du genre.


                  • volpa volpa 15 octobre 2013 21:39

                    J’ai lu qu’il ne pouvait pas avoir eu d’exode car le territoire de l’Égypte allait au delà la Palestine.


                    • ykpaiha ykpaiha 16 octobre 2013 01:43

                      Au dela du burlesque ou tragique de l’Odyssée des peuples « Juifs » il est un fait indéliable c’est leur farouche engagement monothéiste.

                      Qu(il eu été écrit a postériori lors de la mise en scene avec + - en concordance avec l’Histoire, n’a finalement que peu d’importance en regard a l’opiniatreté des origines.

                      L’influence, d’ailleurs avouée de nombreuses fois dans le texte des apports exogenes (d"Abraham a Salomon entre autre) ont probablement aussi forgé cette exclusive quete et cimenté une communauté en quete d’absolu, mais surtout d’une légitimité.

                      Cette légitimité, n’a pu se découvtir qu’au travers des ’héros’ réels , fictifs ou empruntés tels nos héros grecs, perses ou autres qui était non pas le reflet d’une époque mais toujours d’un idéal.

                      Cet idéal a fait d’une bande de va-nu-pied vagabonds et nomades des témoins d’une époque des plus troubles ou se sont succédé des bouleversements prodigieux (la resurgences des peuples Aryens dans le MO prinipalement) dont on garde encore de nos jours les stigmates..
                      Assyriens, hyksos, medes, cretois, egyptiens phéniciens, philistins, Hittites akkéens... j’en passe et des meilleurs , n’ont manifestement pas de légues pérennes hormis leurs pendants Bibliques, assemblés sous le vocable Yawhé qui n’en est pas le syncretisme mais l’absolu.

                      Cette arrogante fierté, fruit du tribalisme érigé en royaume déifié, portait déja en son sein ce qui les conduira a leur perte et incessante renaissance tel le dieu proteiforme et polymorphe qu’ils ont créé.


                      • ykpaiha ykpaiha 16 octobre 2013 02:18

                        Pour faire + court
                        « Peuple du hasard, Dieu de la necessité... »


                      • Alex Alex 16 octobre 2013 10:37

                        « leur farouche engagement monothéiste »

                        Pas vraiment : ce dieu unique résultait de l’élimination d’autres dieux adorés par des ennemis, et de l’absence d’un système complexe de divinités chez un peuple de nomades.

                        « Cette légitimité... reflet d’un idéal. »

                        Ils n’ont fait qu’imiter les autres peuples en cherchant à légitimer leurs conquêtes par l’ordre d’un dieu (par ailleurs emprunté). Y voir un “idéal” me paraît un poil exagéré.


                      • Pale Rider Pale Rider 16 octobre 2013 09:25

                        L’auteur s’amuse beaucoup, avec cet article persifleur et négationniste. On voit qu’on peut s’appuyer davantage sur Freud que sur les manuscrits de Qumran pour savoir ce qu’a été Moïse et s’il a vraiment existé...

                        Pour vous apporter du fuel, plus près de nous, le Christ, hors le Nouveau Testament, n’est que faiblement attesté par des sources extérieures romaines. Depuis quelques décennies, il n’y a heureusement pratiquement plus personne pour dire qu’il n’a pas existé, thèse hélas courante à partir du XIXe siècle.
                        Les modes passent, la Bible demeure, et elle nous enterrera tous (judéo-chrétiennement, j’espère). Plus l’archéologie progresse, plus elle accrédite les récits bibliques. Je parlais des manuscrits de Qumran. Ils ont établi, entre autres, que les prophéties d’Esaïe sur le serviteur souffrant (dans lequel les chrétiens reconnaissent Jésus) dataient bien d’avant Jésus et non d’après. Prophéties si précises qu’elles étaient mises en doute comme ayant été rédigées après coup. Et d’autres exemples foisonnent.
                        La grande mode actuellement, c’est de nier l’existence des rois David et Salomon, ou d’en faire de simples chefs de tribus.
                        Moi, j’aurais bien envie de nier l’existence de Napoléon, dont les Français sont si fiers.
                        Et qui nous prouve que Bouddha a vraiment existé ? Et Vercingétorix ? Et où sont les manuscrits originaux de « La guerre des Gaules » de l’hypothétique Julius Caesar ?
                        Il est exact que Moïse n’est pas attesté directement. Il l’est « en creux ». Et pourquoi croyez-vous que les Egyptiens n’ont gardé aucune trace du passage de la Mer des Joncs (et non de la Mer Rouge) ? Vous croyez qu’ils se seraient empressés de raconter eux-mêmes la pâtée qu’ils s’étaient prise ?
                        Supprimez Moïse ; supprimez Jésus-Christ. Et expliquez-moi pourquoi ces non-existants continuent d’influencer le monde comme personne auparavant...

                        • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 octobre 2013 11:17

                          Si il y avait eu une confrontation entre les forces du Pharaon ( inconnu : bizarre non ? ) et les Hébreux, quel qu’en fut le résultat, les Egyptiens auraient gravé des bas reliefs pour célébrer leur victoire éclatante sur les Hébreux.

                          Ils ont fait le même coup pour la bataille de Kadesh mais comme on a retrouvé les traités de paix avec les Hittites par après on s’est rendu compte que les Egyptiens n’avaient pas eu le dessus.

                          Mais, évidemment, il y a peut être eu des gens qui sont partis d’Egypte et qui ont peut être été poursuivis mollement par un gouverneur de province et la retransmission orale a amplifié les faits au cours du temps bien que mon hypothèse du récits mythologique pour impressionner les Assyro-Babyloniens ne doit pas être rejeté pour autant compte tenu de la géopolitique au Levant à l’époque : avant 1200 le Levant est partagé entre l’Egypte et les Hittites et après 1200 l’Egypte conserve des liens étroits avec toutes les cités-etat qui ont survécu à l’invasion des peuples de la mer et des Araméens peuple dont prétendent d’ailleurs descendre les anciens Hébreux avec la célèbre phrase rituelle : « mon père était un Araméen vagabond ...  » . Le tout étant de savoir où ils ont vagabondé, mais, ce qui est certain c’est qu’ils ont attaqué le croissant fertile lors de l’effondrement de l’empire Hittite.

                          Les Araméens : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aram%C3%A9ens




                        • Alex Alex 16 octobre 2013 10:12

                          « L’auteur s’amuse beaucoup, avec cet article persifleur et négationniste »

                          L’article ne fait que citer le Texte saint, des “savants” et historiens. Freud n’appartient pas à ce cercle, mais l’importance du personnage justifiait que je donne son avis. Je n’interprète donc (pratiquement) rien.
                          Dire que je m’amuse beaucoup est exagéré : je reconnais avoir de nombreuses crises de fou rire en lisant certains textes, mais c’est bien mérité eu égard au travail fastidieux que représente la lecture de milliers de pages aussi savantes qu’affligeantes.


                          • Bubble Bubble 16 octobre 2013 11:23

                            Je suis d’accord avec la conclusion, en ajoutant un mot :

                            Cette conclusion détestable prouve une fois de plus qu’il faut lire le Livre avec un regard très différent de celui du profane n’utilisant que sa simple raison mathématique.

                            Votre raison mathématique nous expliquerait le droit français en partant des tailles règlementaires d’une pomme de terre commercialisable, pour en conclure que le droit français est odieux et répressif en tout point puisqu’il punit les gens qui vendent des patates trop petites. Alors que le droit français c’est aussi (et peut être, d’abord) liberté égalité fraternité.
                            La chiffrite aiguë plutôt que les grands principes. D’accord avec vous, il faut lire un texte autrement que comme une calculette pour en piger le sens. C’est du français dont on a besoin pour lire des livres, pas des maths.

                            La « morale de l’histoire » tient en deux lignes, lorsque l’histoire tient sur plusieurs pages. Ne choisir de citer que les passages descriptifs, parce qu’ils sont en majorité, ne relève pas d’une interprétation littéraire mais d’une interprétation mathématique. La littérature n’est pas une affaire de statistiques, il y a effectivement deux types de raisonnements possibles et je vous suggèrerais bien de passer à l’autre type de raisonnement pour vos prochains articles.


                            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 16 octobre 2013 11:34

                              D’un autre côté, si un texte raconte des histoires qui sont manifestement fausses on est en droit de se poser des questions sur sa validité, histoire de ne pas devoir se plier aux farces d’un romancier quelconque.

                              C’est même une science : la critique historique qui est appliquée par l’auteur de manière un peu ironique pour éviter d’être trop austère et peu agréable à lire.


                            • Bubble Bubble 16 octobre 2013 11:51

                              Aloïs, que retenez vous lorsque, adulte, vous relisez la belle au bois dormant ?
                              Que l’histoire est pipeau parce que ce n’est pas possible en vrai de dormir pendant 100 ans (donc vous n’en retirez rien), ou que souvent, une première expérience sexuelle sans amour et sans suite paralyse les jeunes femmes (image de la princesse qui se pique avec le rouet) ?

                              Vous supprimez tout le sens en lisant d’un œil historique une histoire qui est contée. La science mathématique et les vérifications statistiques ne sont pas faites pour lire des métaphores. Et la bible, comme ça a très justement été remarqué, a été transmise par voie orale pendant un bout de temps, il est donc nécessaire de passer par des images éxagérées pour en capturer et retenir le sens sur la durée.


                            • Alex Alex 16 octobre 2013 12:02

                              @ Bubble

                              « La chiffrite aiguë plutôt que les grands principes. »

                              Dès lors que Yahweh se donne le peine de fournir des chiffres, je trouve important de les traduire en ordres de grandeur pratiques pour les apprécier à leur juste valeur et montrer qu’il ne s’agit pas de foutaises.
                              Je note que vous considérez les 250 à 300 000 massacrés sur ordre de Moïse comme un détail : c’est intéressant...


                            • Bubble Bubble 16 octobre 2013 12:08

                              C’est effectivement un détail, pour vous aussi vu que vous n’y croyez pas, n’est ce pas ?


                            • Alex Alex 16 octobre 2013 12:18

                              « C’est effectivement un détail, pour vous aussi vu que vous n’y croyez pas, n’est ce pas ? »

                              Je n’ai pas donné mon avis dans l’article : je suis bien trop humble et impressionné par Yahweh-Elohim pour oser le contredire.


                            • Bubble Bubble 16 octobre 2013 12:27

                              Alors, attention à vous, c’est un blasphème de base de dire que « Yahweh se donne le peine de fournir des chiffres », ne vous laissez pas trop impressionner au point de commettre ce genre d’erreur et d’en tirer vos articles. Etre impressionné ne vous donne pas l’autorisation de parler pour lui.


                            • nicolas_d nicolas_d 16 octobre 2013 14:11

                              « attention à vous » smiley

                              T’ention Alex, vous allez vous prendre un coup de magie smiley


                            • Bubble Bubble 16 octobre 2013 14:16

                              Nicolas_d : Evidemment non, mais vous connaissez très bien la dérive de ceux qui utilisent à leur compte la parole de dieu, vous le reprocher sans cesse à l’église, c’est la manipulation. L’auteur se place dans la même situation de manipulation, il est normal que je lui conseille de faire attention, ce n’est pas du tout une menace.


                            • nicolas_d nicolas_d 16 octobre 2013 14:45

                              « La parole de Dieu » smiley

                              Je suppute que l’auteur a juste repris des textes d’un livre.
                              Comme tout le monde d’ailleurs...

                              Je suis plutôt inquiet de ceux qui, avant ou après lecture, l’estampillent « parole de Dieu », avec le blasphème comme ancêtre de la loi Gayssot


                            • Bubble Bubble 16 octobre 2013 14:59

                              « La parole de Dieu » 

                              Je suppute que l’auteur a juste repris des textes d’un livre.
                              Comme tout le monde d’ailleurs...

                              Je suis plutôt inquiet de ceux qui, avant ou après lecture, l’estampillent « parole de Dieu », avec le blasphème comme ancêtre de la loi Gayssot

                              Je crois surtout que vous nous lisez mal. Je dis bien que l’ancien testament est écrit de main humaine, et ne peut donc pas être tamponné comme « parole de dieu ». C’est Alex qui écrit 2 posts plus haut : « Yahweh se donne le peine de fournir des chiffres », et c’est ça le blasphème, exactement comme vous l’écrivez. N’inversez pas les rôles.


                            • cathy30 cathy30 16 octobre 2013 13:41

                              Vous confondez Egypte antique et moderne, ils n’étaient pas arabes.


                              • cathy30 cathy30 16 octobre 2013 13:46

                                Votre jalousie vous dévore de l’intérieur, gardez votre coran et laissez les juifs tranquilles. Leur Dieu est aussi un feu dévorant, n’abusez pas de sa patience. Dieu aime Israël et vous n’y pourrez rien, alors passez votre chemin.

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