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Accueil du site > Tribune Libre > Mortelle plaisanterie d’une économie de guerre conduite par un (...)

Mortelle plaisanterie d’une économie de guerre conduite par un gouvernement d’imposteurs

 

Voici de quelle manière on perd scientifiquement une guerre que des dirigeants imbéciles ont déclenchée en étant incapables d’en prévoir les conséquences et l’échec.

Voici de quelle manière l’incurie et la perpétuation d’un système économique, politique, financier et social construit sur des prémisses fausses conduisent tout un continent et tout un pays à la catastrophe.

 

« Les catastrophes sont le résultat de l'interaction des aléas et des conditions de vulnérabilité et, en tant que telles, le produit des environnements sociaux, politiques et économiques. »

Jorgelina Hardoy, Urban Disaster, 5 April 2019[i]

 

« La vie, dont nous sommes responsables, rencontre, en même temps que de grands motifs de découragement, une infinité de diversions et de compensations plus ou moins vulgaires. Il n’est pas d’année où des gens que nous aimions ne passent, faute d’avoir clairement compris les possibilités en présence, à quelque capitulation voyante. Mais ils ne renforcent pas le camp ennemi qui comptait déjà des millions d’imbéciles, et où l’on est objectivement condamné à être imbécile. La première déficience morale reste l’indulgence, sous toutes ses formes. »

Guy-Ernest Debord, Introduction à une critique de la géographie urbaine, Les Lèvres nues, n°6 Mai 1955, Bruxelles.

 

MikeWellins

 

Mortelle plaisanterie d’une économie de guerre conduite par un gouvernement d’imposteurs

 

Il n’y a pas que la déficience morale. Il faut y ajouter la cécité et le déni face à une réalité des choses et des situations que l’on se refuse à comprendre, à voir, à accepter, tel un clou planté de travers sur lequel le marteau continue à frapper alors que l’on voit manifestement que le métal est en train de plier.

Des exemples ? En voici quatre, actuels, indiscutables, cardinaux, que chacun pourra illustrer, compléter et décliner à loisir :

- l’échec avéré et répété d’une politique vaccinale qui n’est en réalité que la mise en place et la poursuite d’un contrôle sanitaro-policier guidé par des intérêts industriels et financiers, le tout au préjudice de populations apeurées et complices de leur assujettissement.

Car la question est simple : si tout le monde est vacciné et que les vaccins sont paraît-il efficaces, pourquoi donc ce retour à la mascarade, l'injonction à se faire piquer malgré les dangers désormais avérés et le maintien ad infinitum du passeport sanitaire ?

- l’échec de toute une politique économique, industrielle et financière d’une France et d’une Europe volontairement assujetties à des intérêts géostratégiques et géoéconomiques qui ne sont pas les siens et dont la politique désastreuse des « sanctions économiques » prises à l’encontre de la Russie comme l’implication dans un conflit européen voulu et nourri par l’OTAN précipitent le pays comme le Continent européen dans l’impasse énergétique et la destruction économique.

Car la question est simple : l'Europe et la France - avec son président qui agit en roue libre et hors tout contrôle -, pensent-elles sérieusement pourvoir tirer un quelconque avantage de leur implication dans la guerre d’Ukraine qu’elles auraient pu éviter si elles s’étaient affirmées en pleine souveraineté, indépendance et protection de leurs propres intérêts plutôt que de ceux des Etats-Unis et de leur bras armé de l’OTAN ?

- l’échec d’une population politiquement fracturée qui n’a pas compris l’urgence de se débarrasser de dirigeants animés d’une conception et d’une fragmentation aussi inefficace que parasitaire de la vie politique dont la motivation - le dur désir de durer-, ne révèle que la médiocrité généralisée.

Car la question est simple : combien de temps encore faudra-t-il pour que les gens comprennent qu’il n’y a qu’eux pour défendre leurs intérêts plutôt que de les confier à des intermédiaires qui ne « roulent » que pour leurs ambitions politiques ?

- l’échec et la cécité enfin de dirigeants et de populations qui ne voient pas les bouleversements profonds et les dangers que représentent pour leur avenir immédiat la montée en puissance, l’intégration et le déploiement d’entités telles que l’OCS (Organisation de Coopération de Shanghaï) et les BRICS.

Car la question est simple, là encore : que va-t-il rester à la France et à l’Europe lorsqu’elles se trouveront irrémédiablement appauvries et éliminées du jeu mondial par la montée de puissances nouvelles qui n’ont que faire de « wokisme », de élucubrations genrées, de politiques d'immigration démentielle, de droits de l’homme mal compris, et se félicitent de voir l'Europe en plein abandon de sa souveraineté, complète renonciation à des choix industriels et énergétiques vitaux, mépris et destruction des valeurs qui l'on construite au cours des siècles et aujourd'hui en proie à une crise démographique mortelle ?

 

I- « Bientôt il ne resta plus que quelques centimètres entre les yeux de Narcisse et ceux de son reflet. Sa fin était proche et lui souriait[ii]. »

 

Il y a désormais une urgence absolue à enrayer le processus mortifère que des dirigeants médiocres, imbus d’eux-mêmes et incapables de voir l'inanité de leurs décisions comme de leurs agissements, sont en train d’imposer à la France et à l’Europe.

« Mais ils ont été réélus ! », dira-t-on.

Certes, tel est bien là le problème. Et pourtant peu importe dès lors que cette élection procède d’un choix profondément erroné, comme si l’on ne pouvait pas reconnaître que l'on s'est trompé, décider en toute intelligence d’interrompre un traitement médicamenteux que l’on sait nocif et qui conduit à l’empoisonnement ; comme s’il était interdit d’évacuer un bâtiment en feu avant l’arrivée des pompiers ; comme si encore il était impossible de décider de mettre un terme à la fréquentation comme aux agissements et propos de gens dont le comportement toxique et méprisant n’est plus à démontrer :

https://www.lefigaro.fr/politique/on-passe-notre-temps-a-repondre-a-des-questions-a-la-con-l-etonnante-sortie-d-elisabeth-borne-sur-le-chemin-de-l-assemblee-20220706

Ecarter un pouvoir et l’empêcher de continuer à nuire ne peut que difficilement se faire - l’histoire l’a hélas trop souvent montré -, sans prendre le risque d’une effusion de sang.

Car il faudrait en effet être d’une naïveté confondante pour ne pas voir que les arapèdes qui s’accrochent encore à leurs postes – malgré la déconvenue législative récente du parti-caméléon institutionnel qui ruine, fragilise, appauvrit et anéantit tous les actifs comme tous les efforts de chacun -, continuent sans désemparer leur politique d’assujettissement et de destruction de tout un pays et n’ont surtout pas l’intention de lâcher quoique ce soit et encore moins de débarrasser le plancher, tous occupés qu’ils sont à mener la France dans le mur après avoir mis l’économie au tapis.

Car il ne faut pas non plus compter sur les formations de la nouvelle assemblée dite nationale, trop heureuse d’avoir conquis pour cinq ans, croient-elles, une position politique et financière avantageuse, pour jouer le jeu démocratique d’une opposition parlementaire constructive guidée par l’intérêt commun et prendre le risque, en censurant le gouvernement, de scier les branches sur lesquelles elles se sont installées.

Mais il existe malgré tout un moyen de procéder à l’éviction de cette Dream Team de clowns maléfiques en attendant tout simplement que le mécanisme mis en place accentue ses effets.

Fort heureusement arrive toujours un moment en effet où le more politico – la pensée politique – vient à caler lorsqu’elle se heurte à la réalité des faits. On connaît – un peu mis à toutes les sauces –, le célèbre aphorisme de Lacan[iii] selon lequel « Le Réel, c’est quand on se cogne ».

Hé bien nous y sommes, de la manière la plus violente qui soit, comme nous allons le voir prochainement, de sorte qu’il est permis d’imaginer et à tout le moins souhaiter faire l’économie de violences urbaines qui président aux changements politiques dans la mesure où c’est le processus d’effondrement lui-même, déjà puissamment à l’œuvre, qui conduira l’équipe actuelle – l’entière nomenklatura et tout le système financier et politique français et européen vermoulu sur lequel elle s’appuie – à plier bagages.

Il est désormais certain que les mutations géopolitiques, géoéconomiques, géofinancières auxquelles nous assistons, les dérapages et les impasses dans lesquels nous entraînent de pseudo-dirigeants en fin de course (cf. l’apparence de la bande de clochards dépenaillés et sans tenue réunis dans ce club de has been qu’est devenu le « G 7 »[iv]), sont en train de siffler la fin de la partie et d’annoncer l’entrée du monde Réel dans le monde idéalisé et délétère qui nous est présenté comme le summum de l’idéal démocratique, politique, économique et social alors que la réalité est que tout s’écroule.

La réalité est que la France, l’Europe et ses populations sont arrivées au bout de ce que la mauvaise foi et la médiocrité ont permis et de ce que la raison ne peut plus désormais tolérer.

 

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II- Au pied du mur

 

II-I Le mur est en premier lieu constitué par la conséquence majeure que représente pour l’Europe et pour la France la crise énergétique consécutive aux sanctions ineptes prises à l’encontre de la Russie comme à la volonté d’en « effondrer l’économie ».

Disons clairement les choses : que l’auteur de cette déclaration aussi stupide qu’irréaliste soit encore membre du nouveau gouvernement Borne 2 représente une faute inexcusable.

Voici très exactement (et il s’agit-là d’une indication produite et discutée lors du dernier séminaire Franco-Russe qui s’est tenu du 27au 29 juin 2022 en liaison avec les chercheurs de l’Institut de Prévisions Economiques de l’Académie des Sciences de Russie IPE-ASR ), la situation du nouveau déséquilibre énergétique en fourniture de gaz en provenance de Russie[v].

Il s’agit-là du compte-rendu de la présentation de M.Valery Semikachev établi par l’économiste Jacques Sapir.

« Le gaz que la Russie fournit à l’U.E. ne peut être facilement remplacé, tant pour l’UE que pour la Russie. Mais la situation s’est exacerbée.

Le tableau 1 permet de voir l’évolution actuelle de la situation. La fourniture pour 2021 a été de 167 milliards de m3 (par an). Si on conserve les tendances actuelles, les fournitures pour l’année 2022 devraient être de 88,8 milliards de m3, soit 53% du niveau de 2021.

 

Tableau 1

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Les principales causes d’interruption des flux sont liées à la politique de la Pologne, des Pays Baltes et de la Finlande. Le flux avec la Turquie (Blue Stream) devrait être maintenu.
D’autres flux sont réduits mais pas arrêtés, comme les flux au travers de l’Ukraine, une partie de « Turkish Stream » (à destination de l’Europe du Sud avec les problèmes avec la Roumanie et la Bulgarie) et une partie de Nord Stream-1 en direction de l’Allemagne. Dans le scénario les plus défavorable on aurait une interruption totale du transit au travers de l’Ukraine et de Nord-Stream-1. Auquel cas on tomberait à 42,5 milliards de m3 soit 25,3% de la fourniture de 2021. On peut voir ici sur le graphique 11 les sources d’utilisation du gaz dans l’UE.

 

Graphique 14

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Vert : consommation pour 2021

Bleu : consommation après baisse des fournitures

 

L’impact en serait important tant pour les ménages que pour les industries clefs, comme la métallurgie, la plasturgie, la chimie, qui sont de grosses consommatrices d’énergie. Des arbitrages importants devront être décidés dans les pays de l’UE.

On voit que l’industrie et le secteur de la production d’électricité sont, avec le secteur résidentiel, les plus gros utilisateurs.

Quelles sont les sources alternatives ?

Il n’y a qu’un marché possible, celui du gaz naturel liquéfié, un marché en plein développement au niveau mondial mais qui se heurte dans le cas de l’Union Européenne à un manque évident d’infrastructures.

La seule alternative possible est ainsi l’utilisation du LNG. Mais, la capacité d’importation en LNG dans l’UE n’est pas immédiatement extensible. Il faudrait doubler ces capacités mais aussi augmenter la flotte de méthaniers pour faire face au scénario pessimiste. Or, ceci prendra entre 3 et 5 ans. De plus, le gaz acheminé par gazoducs vaut environ entre 400 et 500 USD/M3. Le LNG vaut (du fait des contraintes techniques) environ 1000 USD/M3. L’impact sur les coûts de fonctionnement de l’industrie mais aussi sur les coûts du gaz pour l’électricité sera élevé. La compétitivité de l’économie européenne en sera affectée.

Graphique 15

 

La Russie doit restructurer son système d’exportation pour tenir compte de la volonté de l’U.E. de se passer totalement du gaz russe.

Il est possible, sur 3-5 ans, de mener cette restructuration qui impliquera la construction de nouveaux gazoducs et de nouvelles facilités de liquéfaction du gaz. Les pertes pour l’économie russe dans la période de transition seront modérées, même si Gazprom va perdre beaucoup d’argent durant la phase de transition. Mais en 2022/23 Gazprom aura gagné assez d’argent pour pouvoir effectuer cette transition.

A l’horizon 2026-2028 le gaz devrait être exporté vers l’Asie ou vers les régions asiatiques de la Russie où il remplacera le charbon comme source d’énergie. »

Pour résumer sur ce point, sauf changement d’attitude et de dirigeants, en Europe comme en France, les carottes sont cuites malgré l’ensemble de rustines[vi] qu’un gouvernement prisonnier de ses impostures et orientations erronées prétend mettre en place sur un pneu crevé pour les cinq ans à venir après cinq années d’échec avéré.

 

II-II Le mur et en second lieu constitué par l’aggravation d’une situation désastreuse sur tous les plans qui est celle d’un pays désormais conduit par un véritable syndic de faillite.

 

C’est très précisément le tableau plus que réaliste que décrit l’essayiste Marc Rousset[vii] dans sa description de ce qui ressemble fort à la montée en puissance d’un désordre et d’une déstabilisation généralisés et que nous citons[viii] pour partie ci-après :

« L’ambiance internationale, écrit-il, est préoccupante suite à la guerre en Ukraine, à l’inflation de plus en plus élevée et aux marchés boursiers qui dégringolent. Les cryptomonnaies s’effondrent, Wall Street conclut dans le rouge son pire semestre depuis 1970, et la France est un des premiers pays au monde susceptibles d’exploser. Le pays dirigé par le technocrate Macron est en faillite et accumule toutes les âneries possibles et imaginables : dette stratosphérique, gabegie des dépenses publiques, inflation, invasion migratoire accélérée et incontrôlée, insécurité grandissante, natalité des Français de souche en baisse, effondrement des services publics (hôpital, transports, école), fermeture absurde de Fessenheim, rationnements énergétiques à venir avec des prix qui explosent ! Les sanctions économiques irresponsables contre la Russie, avec en représailles un arrêt probable et total des fournitures de gaz à l’UE par Vladimir Poutine en septembre, pourraient bien conduire le pays à l’explosion sociale, à la révolution politique avec la démission de Macron à la clé !

La nomination de M.Pap Ndiaye à l’Éducation nationale constitue une véritable provocation pour les patriotes français victimes d’une politique d’éducation décadente, laxiste et assassine, tout en cherchant à pratiquer une politique d’excellence en faveur des populations immigrées. En 2011, le cercle de réflexion Thomas More avait déjà montré que la part du budget de l’Éducation nationale consacrée aux rémunérations des enseignants sous-payés, était de 43 % seulement en France, contre 83% en Allemagne ! Cela démontre les surcouches administratives innombrables et inutiles dans ce ministère et pourquoi la France a 2 millions de fonctionnaires en trop ! Et que fait M.Macron contre ce scandale qui n’a que trop duré depuis 40 ans ? Absolument rien ! Quant à M.Pap Ndiaye, il a mis ses propres enfants dans les réseaux d’éducation prioritaire renforcée, pour les scolariser ensuite dans la célèbre École alsacienne, établissement privé dont la réputation n’est plus à faire.

La gestion catastrophique du chaos du Stade de France, avec des racailles qui pourrissent la vie des citoyens et des visiteurs étrangers, démontre une fois de plus que la France devient la risée du monde tandis que l’insécurité grandit et contribue à créer un climat prérévolutionnaire. Comment ne pas être excédé également lorsque l’on voit l’incapable Macron jouer au grand seigneur en Ukraine en fournissant 18 canons Caesar, soit le quart des canons de ce type détenus par l’armée française, à l’Ukraine corrompue ? Selon Jacques Guillemain de RL, quatre de ces canons auraient été déjà détruits à Kourakovo et dans la région d’Odessa tandis deux canons, dont la valeur unitaire est de 7 millions d’euros, auraient été vendus aux Russes pour le prix ridicule de 120 000 dollars pièce !

Macron, sous la pression de la démagogique politique du pouvoir d’achat prôné par le RN, Renaissance et Nupes, va dépenser plus de 50 milliards d’euros en 2022, afin de limiter le coût de l’inflation pour les ménages. Cela signifie que la ruineuse politique du « quoi qu’il en coûte », pendant l’épidémie du Covid, continue de plus belle, pour d’autres motifs. La triste réalité, c’est que M.Macron est en train de de perdre le contrôle des Finances publiques avec un déficit public énorme de 6 % du PIB à fin 2022. Ce n’est pas le rôle de l’État que de maintenir le pouvoir d’achat des Français, quelles que soient les circonstances, en empruntant les sommes à distribuer sous forme d’aides et de chèques bénis du Ciel ! De plus, ces sommes serviront à entretenir l’inflation que l’État et la BCE sont justement censés combattre !

La France de Macron va bientôt faire face, comme l’Italie, à la défiance des marchés en cumulant récession, déficit du commerce extérieur de 100 milliards d’euros, dette publique en accroissement exponentiel impossible à rembourser, suite à la hausse des taux. (…)

Le taux d’inflation est déjà de 8,6% dans la zone euro, de 8,2 % en Allemagne, de 6,5% seulement en France car les prix de l’énergie sont bloqués ou contrôlés, de 22% en Estonie ! La hausse des prix touche en premier lieu le secteur de l’énergie (électricité, pétrole, gaz) avec des prix qui ont bondi de 41,9 % sur un an en juin, une situation qui pourrait empirer si Moscou décide de couper complètement le robinet du gaz pour riposter aux sanctions occidentales. Certains produits alimentaires augmentent aussi très fortement (céréales, huiles).

En Angleterre, le taux d’inflation a déjà bondi à 9 %, soit un taux record en 40 ans, principalement à cause de des prix de l’énergie ; le pays se situe à deux doigts de l’explosion sociale. Les prix de l’essence, du logement et de la nourriture atteignent des sommets. 40 % des foyers sont touchés par la précarité énergétique. L’inflation pourrait dépasser les 10 % en fin d’année avec une situation apocalyptique, selon le gouverneur Bailey de la Banque d’Angleterre, si l’Ukraine ne parvient pas à exporter ses récoltes.

La situation est d’autant plus dangereuse pour la France que l’explosion prochaine de la zone euro est maintenant une quasi-certitude. Les écarts de taux d’emprunt à long terme entre les pays qui caractérisent la fragmentation de la zone euro, vont augmenter de plus en plus jusqu’à ce que la situation devienne intenable pour les pays proches de la faillite tels que l’Italie et la France. Madame Lagarde ment en prétendant qu’elle va arrêter la fragmentation en cours en réinvestissant l’argent remboursé par les pays riches des emprunts arrivant à terme, dans l’achat d’obligations émises par les pays pauvres, car ces montants sont limités et insuffisants pour faire baisser les taux d’intérêt. De plus, dans le schéma présenté à Sintra (Portugal) par Madame Lagarde, la France de M.Macron est de nouveau le dindon de la farce, car elle est considérée comme un pays riche, alors que l’Italie est considérée comme un pays pauvre. De plus, les conditions budgétaires draconiennes du style FMI que la BCE va imposer aux pays pauvres de la zone euro, pour donner le droit à la BCE d’intervenir avec des sommes importantes, afin de racheter leurs obligations, ont peu de chances d’être acceptées par ces pays. La meilleure preuve en est que le Président de la Banque centrale d’Allemagne vient d’exprimer officiellement ses doutes à l’égard du projet de Madame Lagarde pour diminuer le risque d’une nouvelle crise des dettes souveraines trop élevées de certains pays (Italie, Grèce, France, Espagne, Portugal) dans la zone euro.

Macron, Von der Leyen et le chancelier Scholz commencent à réaliser qu’ils ont commis une erreur monumentale d’enfants de chœur irresponsables avec les sanctions contre la Russie qui n’ont pas du tout été décidées, après une analyse objective, responsable, sérieuse et professionnelle. Ce sont en fait des politiciens de bas étage qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez ! Ce qui importe, pour ces incapables, c’est ce que l’on va dire demain matin dans les médias, un peu comme Zelensky et sa guerre médiatique tandis qu’il perd militairement la guerre sur le terrain face à Poutine et aux généraux russes ! Le sketch comique et ironique de la vidéo montée par Kadyrov de la capitulation bientôt à signer par Zelenski est le dur rappel de la défaite à venir pour l’Amérique impérialiste, l’OTAN et l’UE ; il en sera de même pour les dirigeants de pacotille de l’UE, style Macron !

D’une façon incrédule, les Occidentaux ont imaginé pouvoir plafonner le prix du pétrole russe, suite au pactole de 59 milliards d’euros de recettes russes provenant du pétrole brut et raffiné pendant 100 jours de guerre, mais ils se sont très vite aperçus que c’était une chimère impossible à réaliser et que seules des quantités effectives supplémentaires mises sur le marché par l’Iran et le Venezuela pourraient contribuer à freiner la hausse du baril brut d’environ 120 dollars. Les États arabes unis et l’Arabie Saoudite ont une capacité très limitée pour augmenter leur production.

Il semble bien que le gaz sera finalement l’élément décisif déterminant pour décider du vainqueur de la bataille économique entre la politique des sanctions de l’UE et les représailles de Poutine, suite à la fragilité de l’Allemagne, en raison de la politique énergétique stupide d’Angela Merkel qui a mis fin au nucléaire pour concrétiser une alliance avec les verts (die Grünen). La triste constatation pour les Européens dirigés par des ânes incapables droit-de-l’hommistes, c’est qu’il n’y a pas d’alternative au gaz russe non seulement d’ici cet hiver, mais d’ici 4 ans ! Le gaz américain polluant de schiste coûte deux fois plus cher que le gaz russe livré par méthanier et il sera livré en quantités nettement insuffisantes (seulement 15 milliards de mètres cube). De plus, l’Europe n’a même pas les infrastructures suffisantes en terminaux portuaires de regazéification. Quant au Qatar, il a suffisamment de clients et n’a pas de quantités disponibles de gaz à vendre à l’UE.

L’Allemagne a affiché en mai son premier déficit commercial mensuel en plus de 30 ans, suite à l’envol du prix des importations de pétrole et de gaz en raison de la guerre en Ukraine. Le déficit devrait être encore plus élevé en juin, suite à la réduction de 60% des approvisionnements russes. Les importateurs sont obligés d’acheter sur le marché comptant à des prix beaucoup plus élevés. Les conséquences économiques peuvent être catastrophiques car 12,7 % de la valeur ajoutée allemande pourraient manquer à l’appel. 6 millions d’emplois sont menacés par un renoncement au gaz russe bon marché.

Le groupe d’énergie Uniper, le plus gros importateur de gaz en Allemagne, va tout droit à la faillite car il vend à prix fixe à ses clients et doit faire face à la hausse énorme de ses prix d’achat. Il pourrait emporter avec lui presque tout le marché européen de l’énergie. Le gouvernement allemand veut à tout prix éviter un phénomène de panique et un « effet Lehman Brothers » qui entraînerait un effondrement financier du monde énergétique. Le gouvernement allemand serait donc prêt à répercuter, au-delà de ce que prévoyaient les contrats, la flambée des prix sur les clients, ce qui relancerait l’inflation ! Selon des analystes, le groupe Uniper perd actuellement 30 millions d’euros par jour !

En France, 84 dirigeants ont appelé à une sobriété énergétique qui serait en fait le rationnement et l’organisation de la pénurie. Selon Jacques Sapir, l’UE est capable avec ses terminaux de pouvoir importer seulement 10 milliards supplémentaires de m3 par méthaniers, alors que les Russes ont déjà diminué les quantités livrées par gazoduc de 116 milliards de m3. L’UE est donc prise au piège, d’autant plus que Poutine est en train de prendre le contrôle du complexe pétrolier et gazier Sakhaline 2 en contraignant au retrait Shell et les investisseurs japonais. Cela permettra à la Russie de contrôler 4% de plus de la production mondiale de gaz liquéfié.

La France va donc faire face au spectre de la flambée des prix de l’énergie. Les prix de l’électricité pourraient augmenter de 50 % pour les ménages début 2023. Le prix de gros du mégawattheure pour livraison au quatrième trimestre atteint aujourd’hui 744 euros le mégawattheure, soit dix fois plus qu’en période normale hors crise, suite à l’arrêt malencontreux pour réparation et maintenance de la moitié des réacteurs nucléaires français, un prix deux fois plus cher qu’en Allemagne. Merci Monsieur Macron, vous qui n’êtes pas rien, pour avoir eu l’idée géniale de fermer Fessenheim, afin de plaire électoralement aux khmers verts !

Cette crise de l’effondrement énergétique nous rappelle la crise 2008 de l’effondrement du système financier. Ce qui guette la France gérée par des branquignols et des démagogues politiciens depuis le décès de Georges Pompidou, l’hexagone étant aussi habité par trop de Français hédonistes, irresponsables, décérébrés et inconscients, c’est tout simplement l’effondrement politique, moral, financier, monétaire, économique, sociétal et civilisationnel. La dette publique démentielle et irremboursable accumulée au fil des années ainsi que la crise énergétique pourraient bien mettre le feu aux poudres et conduire à l’éviction de nombreux dirigeants dont le Président Macron dans les démocraties européennes. »

 

 

 

[i] HARDOY Jorgelina, Urban Disaster, 5 April 2019, https://doi.org/10.1002/9781118568446.eurs0360

[ii] AMANDA. Anaximandre, op. cit. juillet 2005

 

[iii] LACAN Jacques, « Il n’y a pas d’autre définition possible du réel que : c’est l’impossible quand quelque chose se trouve caractérisé de l’impossible, c’est là seulement le réel ; quand on se cogne, le réel, c’est l’impossible à pénétrer. » In : Conférence au Massachusetts Institute of Technology (02/12/1975), parue dans Scilicet, 1975, n° 6-7, pp. 53-63

 

Lire aussi :

 

DE SAUVERZAC Jean-François, « Sur les origines anthropologiques du réel chez Lacan », Cliniques méditerranéennes, 2001/1 (no 63), p. 223-237. DOI : 10.3917/cm.063.0223. URL : https://www.cairn.info/revue-cliniques-mediterraneennes-2001-1-page-223.htm

 

[iv] LUONGO Tom, Le G7 braille, mais ils ont déjà perdu la guerre contre la Russie, The G-7 Squawks But They’ve Already Lost the War Against Russia, Gold Goats’N Guns, 29 juin 2022, https://tomluongo.me/2022/06/29/the-g-7-squawks-but-theyve-already-lost-the-war-against-russia/

 

[v] SEMIKASHEV Valery (IPE-ASR) Russie et Europe : conflit gaziers 8 ans après. Bilan gazier de l'Europe en 2022- 2023 » - Compte-rendu établi par M. Jacques Sapir, 29 juin 2022. https://www.epge.fr/wp-content/uploads/2022/06/CR-Se%CC%81minaire-economique-franco-russe.pdf

 

[vi]NORMAND Grégoire, Loi pouvoir d'achat, un premier stress test pour le nouveau gouvernement, La Tribune, 6 juillet 2022, https://www.latribune.fr/economie/france/loi-pouvoir-d-achat-un-premier-stress-test-pour-le-nouveau-gouvernement-924497.html?xtor=EPR-2-[l-actu-du-jour]-20220706&_ope=eyJndWlkIjoiNmVmNWY0NzYzODk2OGNiYjBiZDQzYzgwOTRjMTI2NDkifQ%3D%3D

 

Le nouveau gouvernement à peine nommé doit présenter jeudi en conseil des ministres une panoplie de mesures estimée à 25 milliards d'euros et censée amortir le choc inflationniste sur le porte-monnaie des Français. Il s'agit du premier test pour l'exécutif au pied du mur.

 

[viii]ROUSSET Marc, Démission possible de Macron si Poutine coupe le gaz ! 6 juillet 2022, https://ripostelaique.com/demission-possible-de-macron-si-poutine-coupe-le-gaz.html

 


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117 réactions à cet article    


  • Attila Attila 7 juillet 17:27

    La folie occidentale continue :

    En hollande, un projet de loi destiné à réduire les émissions d’azote pourrait se traduire très concrètement par une diminution de 30% du cheptel, d’après les médias néerlandais tout en menaçant des exploitations selon les agriculteurs.
    Lors d’une manifestation des agriculteurs contre ce projet de loi, les forces de l’ordre ont tiré un coup de feu sur un tracteur.
    Michel-Edouard Leclerc envisage un nouveau mouvement de Gilets Jaunes à l’automne.
    Voilà ce qui nous attend.

    .

    • Clark Kent Séraphin Lampion 7 juillet 17:32

      @Attila

      1. A-t-on des nouvelles du tracteur ?
      2. Je ne savais pas que c’était Leclerc qui tirait les ficelles des gilets jaunes. Il avait aussi prédit une pénurie de PQ, mais n’avait pas envisagé la disparition de la moutarde de ses rayaons ! C’est pas Nostradamus, Michel-Edouard !

    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:36

      @Séraphin Lampion

      Le tracteur va bien.
      Il a été pris en charge par une « cellule psychologique » après avoir fait un peu d’huile.
      Stay tuned.

      RB


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:54

      @Séraphin Lampion

      Aaaah, le papier hygiénique !
      Uniquement pour ceux qui ont une vie intérieure très riche.

      RB


    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 18:00

      @Attila

      La folie occidentale se répand comme un mal sournois.

      Voilà en effet qu’une initiative supra-européenne veut interdire l’usage du plomb dans l’entretien des vitraux des cathédrales et églises.

      http://www.lagazettedupatrimoine.fr/files/7c752cd3761a6e16be7c15f74f240fbc-337.html

      Il est vrai qu’il vaut mieux y mettre le feu et cela règlera le problème de ce patrimoine qui n’intéresse que les nations attardées fidèles à des superstitions de Chrétiens considérés comme des buttes-témoins d’un âge révolu.

      RB


    • Gégène Gégène 7 juillet 19:20

      @Renaud Bouchard

      et qui se soucie des quantités de plomb que les chasseurs dispersent généreusement dans nos campagnes ?


    • Attila Attila 7 juillet 19:23

      @Gégène

      Saturnin le canard !

      .


    • Attila Attila 7 juillet 22:48

      @Attila
      A cause du saturnisme.

      .


    • SilentArrow 8 juillet 08:10

      @Attila

      Et presque tous les media, comme celui-ci. répètent comme des ânes que l’azote est un gaz à effet de serre.
      Il fallait oser !!!
      Ce qui est considéré, à tort ou à raison, comme un gaz à effet de serre, c’est le protoxyde d’azote N₂O qui est émis à partir des fumiers ou engrais azotés.
      Je dis à tort ou à raison parce que je n’en sais rien à ce stade. Contrairement au CO₂ pour lequel je peux montrer que l’effet est saturé, je n’ai pas étudié en détail le N₂O.


    • Rémi Mondine 8 juillet 11:26

      @Gégène
      Beaucoup de gens, les chasseurs ce n’est pas bien car un jour ils risqueraient de tirer autre chose que des lapins de garenne.


    • Seth 8 juillet 19:01

      @Renaud Bouchard

      Il y a longtemps que je demande quand on va enfin se décider à interdire purement et simplement l’élément Pb, numéro atomique 82.


    • sylvie 7 juillet 17:29

      Donc il faut voter pour qui alors ? je suis perdue là....


      • Attila Attila 7 juillet 17:38

        @sylvie
        Après la trahison de la gauche, comme l’a écrit Christophe Guilluy il y a 8 ans, nous n’avons plus de mouvement pour nous représenter et défendre nos intérêts.
        Aucun sauveur ne débarquera pour nous défendre.
        Nous n’avons pas d’autre solution que de nous unir et de construire patiemment un mouvement politique et social capable de résoudre les problèmes du moment. Pour éjecter la marionnette Macron, il faut d’abord construire des candidats corrects pour le remplacer.
        Ainsi les abstentionnistes auront des candidats en qui ils pourront faire confiance.
        A moins que la situation ne devienne tellement explosive que Macron sera éjecté comme Boris Johnson.

        .


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:44

        @sylvie
        Bonjour Sylvie.

        Pour qui voter ? Voyons voir...

        Il me semble qu’après deux hivers sans chauffage, un rationnement en énergie, (essence, carburant, gaz), alimentation, soins de santé (véritables soins de santé, i.e. vue, dentaire, et non vaccination), confinement avec pulls chauds, pantoufles, température domestique nulle ou réduite, transports en commun restreints ou aléatoires, limitation des déplacements , y compris en voiture particulière (au nom de la réduction de votre empreinte carbone), vous saurez alors pour qui ne pas ou ne plus voter.

        Bien à vous,
        RB


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:49

        @Attila
        Bonjour et bonne analyse.
        Il convient de ne plus se fier aux têtes de gondole actuelles.
        Quant à la démission de Boris Johnson, puisse notre Mirliflore actuel méditer sur la réflexion du PM. Britannique qui a déclaré que « personne n’est indispensable en politique ».
        https://www.letemps.ch/monde/personne-nest-indispensable-boris-johnson-annonce-demission-chef-parti-conservateur

        Bien à vous,
        RB


      • Rémi Mondine 8 juillet 11:27

        @Renaud Bouchard
        rassurez-vous, on vous mettra en scéne des gens nouveaux qui sauront nous faire refaire un tour de manége suplémentaire.


      • Aristide Aristide 8 juillet 11:54

        @cettegrenouille-là

        Pourquoi ne pas adhérer à l’un des partis qui se sont d’ores et déjà engagés dans cette voie ?

        C’est bien vrai, mais depuis la disparition des cabines téléphoniques, il va falloir trouver un endroit de remplacement pour organiser le congrès du PRCF. 

        PS : C’est pas de moi, il faut rendre à Coluche ce qui appartient à Coluche.


      • agent ananas agent ananas 8 juillet 13:51

        @Attila

        Plutôt d’accord, sauf que de tels candidats en qui nous pourrons faire confiance seront écartés/empêchés de briguer un mandat. Le système est verrouillé.
        Quant à Johnson, son remplacement n’aura aucun effet si la politique actuelle continuera d’être appliquée, notamment celle vis à vis de la Russie.
        En leur temps, John Major et Tony Blair étaient impliqués dans des scandales bien plus importants mais ne furent pas contraints à la démission. L’économie était au beau fixe et la population britannique moins révulsée, moins révoltée ...


      • Zevengeur Zevengeur 8 juillet 15:33

        @sylvie

        Bonjour,

        On a presque deux candidats Frexiteurs (Asselineau + Dupont-Aignan). Ajoutons Philippot qui milite fort mais n’a pas mouillé sa chemise pour les parrainages.

        Ces trois là forment un bon embryon pour un renversement de table.


      • agent ananas agent ananas 8 juillet 17:25

        @Zevengeur

        On peut aussi ajouter Georges Kuzmanovic de République souveraine ...


      • goc goc 8 juillet 18:12

        @sylvie
        Donc il faut voter pour qui alors ? je suis perdue là....

        Le mal est bien plus profond, car la question n’est plus de savoir pour qui voter, mais pour quoi voter.

        Il faut créer un nouveau mode de gouvernance qui ne reposerait plus sur une durabilité des élus (conduisant à une impunité) entre deux élections, mais à un système permettant une remise en cause permanente et immédiate des élus par le peuple, au travers d’une structure pyramidale de contrôle du haut par le bas. La base étant le peuple (ex : des comités permanent de quartiers/cantons envoyant des représentants a un niveau supérieur (circonscription ou département ou région, ce dernier contrôlant complétement le dernier niveau, celui des députés.

        J’ai simplifié pour expliquer le principe de la pyramide caractérisée par des flux permanents du bas vers le haut en opposition avec les flux horizontaux créant des couches décisionnels imperméables à toute verticalité.

        Ne voyez ceci que comme une approche juste différente de notre démocratie (en toute humilité), et rien de plus


      • goc goc 8 juillet 18:15

        J’ai oublié. J’ai appelé cela les CIPP, les Comités d’Initiative Populaires Permanents


      • Attila Attila 8 juillet 18:18

        @agent ananas
        « Plutôt d’accord, sauf que de tels candidats en qui nous pourrons faire confiance seront écartés/empêchés de briguer un mandat »
        C’est exact, mais c’est un des problèmes auquel un mouvement politique et social doit faire face aujourd’hui et trouver des solutions : ils ont le pognon, nous avons le nombre.
        Il y a d’autre problèmes. Entre autres, la puissance corruptrice des très riches cupides. Il n’y a qu’à voir ces dirigeants syndicaux récompensés par un pouvoir qu’ils étaient censés combattre (Nicole Nottat, Thierry Lepaon, etc). Il faut prendre des dispositions statutaires pour empêcher qu’un éventuel dirigeant corrompu puisse dévier le mouvement de ses objectifs.
        C’est un travail immense qui ne peut se faire en un jour et qu’avec une poignée de bénévoles.

        .


      • agent ananas agent ananas 8 juillet 18:40

        @Attila

        Bonne chance (et je le dis sans ironie).


      • Attila Attila 8 juillet 19:00

        @agent ananas
        Oh, moi tout seul je ne ferai rien. En tant qu’ancien militant associatif de la dite société civile, j’ai une petite expérience de la gestion des organisations, je sais que ce n’est pas évident.
        Mon message est pour d’éventuelles bonnes volontés, qu’ils ne s’imaginent pas se débarrasser de Macron ou sa suite facilement, il faut des moyens humains et des compétences.

        .


      • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 00:51

        @Rémi Mondine

        ...comme ces clowns qui finiront par être écrabouillés par l’irruption de ce géant métallique (cf. l’image mise en exergue ).

        Bien à vous,
        Renaud Bouchard


      • Berthe 9 juillet 02:18

        @Attila
        vous avez la patience d’attendre 5 ans ? Vous remarquerez que même la NUPES est totalement muette au sujet de l’UE, et çà me fait penser au revirement des médias qui avaient très peu donné la parole à Mélenchon dans les premiers temps de la campagne. Du jour au lendemain, il était invité sur tous les plateaux, mais en vrai, c’est parce que les voix s’élevaient contre l’UE sur les RS.. Je crois que le contexte à entrainé « une concertation » avant le 1er tour de la présidentielle. Et encore aujourd’hui ils nous baladent avec leurs « petites guerres de clans » alors que les directives européennes nous préparent des cadeaux empoisonnés, c’est une situation totalement paradoxale (proposer une augmentation de salaires alors qu’ils nous préparent une nouvelle austérité)... Hollande est probablement à la manœuvre aussi, on sent bien les anciens éléphants du PS revenir en force, encore hier Moskovici (député européen) surfait sur les plateaux. En tous cas, l’UE est leur talon d’Achille, il faut agir à cet endroit là !! 


      • NiNi NiNi 9 juillet 10:30

        @Zevengeur
        Mais les candidats non Maastrichtiens n’arrivent pas à passer les barrages du système ne serait-ce que pour se présenter aux élections. Quand on voit que les porte-coton de la minorité présidentielle considère les élus de l’opposition comme presque « non républicains » (rires enregistrés), on imagine ce qu’ils diraient d’un opposition Frexiteuse…


      • Clark Kent Séraphin Lampion 7 juillet 17:29

        Et si ce n’était pas de l’incurie, mais la mise en œuvre de la tactique adoptée par ceux qui tirent les ficelles pour changer la donne dans le pactole des ressources énergétiques. On ne se tire pas une balle dans le pied quand on n’a pas de pétard. On ne fait qu’exécuter la feuille de route des sept sœurs et de la NRA.


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:36

          @Séraphin Lampion

          Aux Lecteurs

          Programme prometteur : on renationalise !

          Un seul mot d’ordre : privatisation des bénéfices et socialisations des pertes.

          Technique habituelle de l’alstomisation où, après avoir raclé jusqu’à l’os tout ce qu’il y avait à manger, il n’y a plus qu’à balancer le reste à qui en voudra.

          A ceci près qu’EDF constitue encore un gros, très gros morceau qui mérite d’être sauvé, mais d’une manière différente de ce qui est prévu.

          Il est impératif de s’affranchir des« règles de Bruxelles » dont la France n’a que faire.

          La situation d’EDF est critique et il s’agit tout simplement d’éviter la...faillite.

          https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/nationalisation-en-vue-d-edf-pour-ecarter-le-risque-de-faillite-924752.html

          Analyse ci-après, de F. Gliszczynski sur La Tribune :

          "Demain, EDF sera moins une entreprise qu’un vaste programme nucléaire national

          ÉDITO- L’État va renationaliser EDF et retirer l’entreprise de la Bourse pour lui permettre à court terme de sortir de la dictature des marchés. Une condition nécessaire mais qui n’apporte en rien une réponse structurelle aux enjeux de transformation du groupe pour mener à bien sa mission prioritaire : réussir la relance du nucléaire tricolore et contribuer à assurer l’indépendance énergétique française. Si l’État va financer l’essentiel de ce plan évalué à plus de 50 milliards d’euros, EDF mobilisera néanmoins une très grande partie de ses moyens financiers. Explications des enjeux du plus gros projet électronucléaire du monde occidental depuis 40 ans.

          Dix-sept ans après son entrée en Bourse, retour en arrière pour EDF. Déjà propriétaire de près de 84% du capital, l’Etat va nationaliser à 100% l’énergéticien français et probablement le retirer de la cote. Une manière de le sortir de la dictature des marchés. Et plus précisément de l’agence de notation financière Standard & Poor’s laquelle, effrayée par les prévisions financières et le manque de visibilité sur l’indisponibilité d’une partie du parc nucléaire, ne cesse de faire planer la menace d’une nouvelle dégradation de la note d’EDF. Une perspective que redoute le gouvernement et EDF puisqu’elle entraverait les capacités du groupe à renégocier sa dette et à négocier de nouvelles lignes de financement.

          L’ État va financer l’essentiel du programme. L’enjeu est crucial. Néanmoins, il va bien au-delà. Car, si elle est bel et bien une condition nécessaire pour assurer l’avenir du groupe, cette renationalisation n’est en rien une solution structurelle aux enjeux de sa transformation pour mener à bien la relance du nucléaire tricolore. Elle n’est, par conséquent, que la première étape d’un très long chemin dont le point d’arrivée sera la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires (dits EPR2) entre 2035 et 2042, sans compter les huit autres réacteurs en option comme l’a annoncé Emmanuel Macron dans son discours de Belfort, le 10 février dernier. Soit, ni plus ni moins, le plus gros programme électronucléaire du monde occidental depuis une quarantaine d’années. Un projet pharaonique d’une complexité industrielle et financière considérable dont le coût l’est tout autant : plus de 50 milliards d’euros, une enveloppe inabordable pour EDF. C’est donc l’Etat qui assurera l’essentiel du financement. L’énergéticien sera néanmoins mis à contribution. Suffisamment pour engloutir pendant 20 ans tous ses moyens financiers, et l’obliger à augmenter rapidement ses fonds propres. C’est le prix à payer pour contribuer à assurer l’indépendance énergétique de la France, sa seule mission ou presque désormais. A tel point que, demain, EDF s’apparentera davantage à un vaste programme industriel national qu’à une véritable entreprise focalisée sur ses résultats financiers.

          Bras de fer en vue avec Bruxelles. Pour autant, entre la renationalisation d’aujourd’hui et ce point d’arrivée, le chemin sera long et compliqué. Il passera tout d’abord par une nouvelle négociation serrée à Bruxelles concernant la régulation du parc nucléaire installé, le financement des nouveaux EPR, et la restructuration de l’énorme dette du groupe, qui s’élevait à près de 43 milliards d’euros en fin d’année dernière et pourrait flirter avec les 100 milliards fin 2022, selon S&P. Dans ce contexte, l’objectif français est clair : cette régulation doit permettre à la fois de fixer dans le temps les prix de sortie du kilowattheure et d’obtenir une électricité abordable, dès la mise en service des premiers EPR2 entre 2035 et 2037. Pour Paris, hors de question qu’un programme nucléaire, qui s’étend sur un siècle entre la conception et le démantèlement, soit exposé à des prix de marché, souvent volatils.

           

          De quoi faire tousser Bruxelles. Si la Commission ne peut s’opposer à une nationalisation, elle peut, en revanche, imposer des « murailles de Chine » entre les activités régulées bénéficiant d’une aide d’Etat et les autres. Par conséquent, des contreparties au plan français sont évidemment. Même si la guerre en Ukraine a placé les questions d’indépendance énergétique au cœur des priorités, elle goûte toujours aussi peu aux monopoles intégrés. Pas très « market spirit » en effet. Une façon donc de revenir au projet Hercule d’organisation d’EDF, enterré l’an dernier devant la grogne syndicale. EDF devra en effet vendre des actifs pour se recentrer sur le nucléaire, l’hydraulique et peut-être sa filiale Enedis. En contrepartie, les participations dans Edison, Dalkia...seront vendues, tandis que les autres géants français, Engie et TotalEnergies lorgnent déjà les activités d’EDF dans les énergies renouvelables. Jean-Pierre Clamadieu, le président du conseil d’Engie, l’a même dit publiquement, au risque de se susciter l’agacement au sein de l’Etat, d’EDF, mais aussi de son conseil d’administration.

          A la recherche d’un pilote. Si le chemin est long, le gouvernement doit néanmoins aller vite. Une mise en service en 2035-2037 suppose de commencer les travaux en 2027-2028, à condition d’avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires à la construction. Pour mener à bien ce projet colossal, l’Etat vient de lancer le processus de succession du PDG Jean-Bernard Lévy. L’idée est de le remplacer rapidement, bien avant la fin de son mandat en mars 2018. Si ce dernier restera celui qui a obtenu la relance du nucléaire, son successeur aura la charge de mener à bien sa réalisation. Qui pour le remplacer ? Beaucoup vont venir frapper à la porte. Et pour cause : conduire pendant 5 ou 10 ans le plus grand programme nucléaire au monde a de quoi faire rêver, même si la rémunération annuelle capée à 450.000 euros dans les entreprises publiques sera largement en dessous de celles en vigueur dans privé. L’oiseau rare devra avoir les épaules pour mettre en tension une entreprise de cette taille et s’assurer de structurer une filière nucléaire française. Un profil d’ingénieur semble nécessaire, jeune qui plus est pour pouvoir s’inscrire dans la durée de deux mandats, nécessaires pour relever un tel défi."

          Renaud Bouchard


        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:33

          Aux Lecteurs

          Programme prometteur : on renationalise !

          Un seul mot d’ordre : privatisation des bénéfices et socialisations des pertes.

          technique habituelle de l’alstomisation où, après avoir raclé jusqu’à l’os tout ce qu’il y avait à manger, il n’y a plus qu’à balancer le reste à qui en voudra.

          A ceci près qu’EDF constitue encore un gros, très gros morceaux qui mérite d’être sauvé, mais d’une manière différente de ce qui est prévu.

          Il est impératif de s’affranchir des« règles de Bruxelles » dont la France n’a que faire.

          La situation d’EDF est critique et il s’agit tout simplement d’éviter la...faillite.

          https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/energie-environnement/nationalisation-en-vue-d-edf-pour-ecarter-le-risque-de-faillite-924752.html

          Analyse ci-après, de F. Gliszczynski sur La Tribune :

          "Demain, EDF sera moins une entreprise qu’un vaste programme nucléaire national

          ÉDITO- L’État va renationaliser EDF et retirer l’entreprise de la Bourse pour lui permettre à court terme de sortir de la dictature des marchés. Une condition nécessaire mais qui n’apporte en rien une réponse structurelle aux enjeux de transformation du groupe pour mener à bien sa mission prioritaire : réussir la relance du nucléaire tricolore et contribuer à assurer l’indépendance énergétique française. Si l’État va financer l’essentiel de ce plan évalué à plus de 50 milliards d’euros, EDF mobilisera néanmoins une très grande partie de ses moyens financiers. Explications des enjeux du plus gros projet électronucléaire du monde occidental depuis 40 ans.

          Dix-sept ans après son entrée en Bourse, retour en arrière pour EDF. Déjà propriétaire de près de 84% du capital, l’Etat va nationaliser à 100% l’énergéticien français et probablement le retirer de la cote. Une manière de le sortir de la dictature des marchés. Et plus précisément de l’agence de notation financière Standard & Poor’s laquelle, effrayée par les prévisions financières et le manque de visibilité sur l’indisponibilité d’une partie du parc nucléaire, ne cesse de faire planer la menace d’une nouvelle dégradation de la note d’EDF. Une perspective que redoute le gouvernement et EDF puisqu’elle entraverait les capacités du groupe à renégocier sa dette et à négocier de nouvelles lignes de financement.

          L’ État va financer l’essentiel du programme. L’enjeu est crucial. Néanmoins, il va bien au-delà. Car, si elle est bel et bien une condition nécessaire pour assurer l’avenir du groupe, cette renationalisation n’est en rien une solution structurelle aux enjeux de sa transformation pour mener à bien la relance du nucléaire tricolore. Elle n’est, par conséquent, que la première étape d’un très long chemin dont le point d’arrivée sera la construction de 6 nouveaux réacteurs nucléaires (dits EPR2) entre 2035 et 2042, sans compter les huit autres réacteurs en option comme l’a annoncé Emmanuel Macron dans son discours de Belfort, le 10 février dernier. Soit, ni plus ni moins, le plus gros programme électronucléaire du monde occidental depuis une quarantaine d’années. Un projet pharaonique d’une complexité industrielle et financière considérable dont le coût l’est tout autant : plus de 50 milliards d’euros, une enveloppe inabordable pour EDF. C’est donc l’Etat qui assurera l’essentiel du financement. L’énergéticien sera néanmoins mis à contribution. Suffisamment pour engloutir pendant 20 ans tous ses moyens financiers, et l’obliger à augmenter rapidement ses fonds propres. C’est le prix à payer pour contribuer à assurer l’indépendance énergétique de la France, sa seule mission ou presque désormais. A tel point que, demain, EDF s’apparentera davantage à un vaste programme industriel national qu’à une véritable entreprise focalisée sur ses résultats financiers.

          Bras de fer en vue avec Bruxelles. Pour autant, entre la renationalisation d’aujourd’hui et ce point d’arrivée, le chemin sera long et compliqué. Il passera tout d’abord par une nouvelle négociation serrée à Bruxelles concernant la régulation du parc nucléaire installé, le financement des nouveaux EPR, et la restructuration de l’énorme dette du groupe, qui s’élevait à près de 43 milliards d’euros en fin d’année dernière et pourrait flirter avec les 100 milliards fin 2022, selon S&P. Dans ce contexte, l’objectif français est clair : cette régulation doit permettre à la fois de fixer dans le temps les prix de sortie du kilowattheure et d’obtenir une électricité abordable, dès la mise en service des premiers EPR2 entre 2035 et 2037. Pour Paris, hors de question qu’un programme nucléaire, qui s’étend sur un siècle entre la conception et le démantèlement, soit exposé à des prix de marché, souvent volatils.

           

          De quoi faire tousser Bruxelles. Si la Commission ne peut s’opposer à une nationalisation, elle peut, en revanche, imposer des « murailles de Chine » entre les activités régulées bénéficiant d’une aide d’Etat et les autres. Par conséquent, des contreparties au plan français sont évidemment. Même si la guerre en Ukraine a placé les questions d’indépendance énergétique au cœur des priorités, elle goûte toujours aussi peu aux monopoles intégrés. Pas très « market spirit » en effet. Une façon donc de revenir au projet Hercule d’organisation d’EDF, enterré l’an dernier devant la grogne syndicale. EDF devra en effet vendre des actifs pour se recentrer sur le nucléaire, l’hydraulique et peut-être sa filiale Enedis. En contrepartie, les participations dans Edison, Dalkia...seront vendues, tandis que les autres géants français, Engie et TotalEnergies lorgnent déjà les activités d’EDF dans les énergies renouvelables. Jean-Pierre Clamadieu, le président du conseil d’Engie, l’a même dit publiquement, au risque de se susciter l’agacement au sein de l’Etat, d’EDF, mais aussi de son conseil d’administration.

          A la recherche d’un pilote. Si le chemin est long, le gouvernement doit néanmoins aller vite. Une mise en service en 2035-2037 suppose de commencer les travaux en 2027-2028, à condition d’avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires à la construction. Pour mener à bien ce projet colossal, l’Etat vient de lancer le processus de succession du PDG Jean-Bernard Lévy. L’idée est de le remplacer rapidement, bien avant la fin de son mandat en mars 2018. Si ce dernier restera celui qui a obtenu la relance du nucléaire, son successeur aura la charge de mener à bien sa réalisation. Qui pour le remplacer ? Beaucoup vont venir frapper à la porte. Et pour cause : conduire pendant 5 ou 10 ans le plus grand programme nucléaire au monde a de quoi faire rêver, même si la rémunération annuelle capée à 450.000 euros dans les entreprises publiques sera largement en dessous de celles en vigueur dans privé. L’oiseau rare devra avoir les épaules pour mettre en tension une entreprise de cette taille et s’assurer de structurer une filière nucléaire française. Un profil d’ingénieur semble nécessaire, jeune qui plus est pour pouvoir s’inscrire dans la durée de deux mandats, nécessaires pour relever un tel défi."

          Renaud Bouchard


          • fabrice6883 fabrice6883 7 juillet 17:38

            Sur la sortie d’E. BOrne à propos des questions à la con des journalistes, elle a raison. Mais ce régime est bien content d’avoir des journalistes aussi cons et aussi lèche bottes du pouvoir. Quand on voit et écoute les conneries de macron, cet enfant devenu président (enfant capricieux), le niveau de ceux qu’il a nommés pour travailler, il ne faut pas s’étonner du faible niveau (et pas seulement du faible niveau de critique) de « leurs » journalistes. Je ne parle pas également du faible niveau de leur opposition, également...(voir les récentes pitreries des députés nupes).


            • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 17:52

              @fabrice6883

              Effectivement, mais elle n’était pas obligée d’être méprisante, même si comme vous l’écrivez très justement "ce régime est bien content d’avoir des journalistes aussi cons et aussi lèche bottes du pouvoir. Quand on voit et écoute les conneries de Macron, cet enfant devenu président (enfant capricieux), le niveau de ceux qu’il a nommés pour travailler, il ne faut pas s’étonner du faible niveau (et pas seulement du faible niveau de critique) de « leurs » journalistes. Je ne parle pas également du faible niveau de leur opposition, également...(voir les récentes pitreries des députés nupes)."

              Bien à vous,
              RB


            • Clocel Clocel 7 juillet 17:55

              Le chapon gaulois à la sauce grecque, ce sera surement très bon.

              L’Allemagne réarme, comme quoi, il reste des valeurs sûres, tous les espoirs sont permis, il doit bien resté quelque part de l’énergie et des matières premières mobilisables pour ce genre projet.

              On va encore convertir quelques hectares cultivables pour faire des cimetières internationaux et nous reprendrons l’Histoire là où nous sommes joyeusement égarés...

              Alléluia, nous sommes enfin en terrain connu... 


              • sylvie 7 juillet 18:00

                @Clocel
                l’Allemagne veut réarmer, mais il manque pas mal de matières ( titan par exemple)


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 18:07

                @Clocel

                Bonjour Clocel.
                Avec ce livre vous saurez tout sur la paix et la tranquillité de ces endroits dont on ne sort pas indemne.

                https://www.lemoniteur.fr/article/vient-de-paraitre-jardins-de-paix-l-invention-du-cimetiere-militaire.2080436

                RB


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 18:15

                @sylvie

                Hé oui, le principal exportateur de ce métal n’est autre que la Russie, à 50%.

                Quelle poisse, n’est-ce pas ?
                La solution est pourtant sous nos yeux, à portée de main :

                -On commence par virer tous ces dirigeants qui encombrent le paysage politique en France et en Europe.
                -On se rapproche de la Fédération de Russie en faisant valoir qu’il y a eu un regrettable malentendu.
                -On restitue les avoirs financiers de la Banque centrale de Russie qui ont été...volés (et non gelés).
                -On lève unilatéralement toutes les sanctions imbéciles prises à l’encontre d’un Etat-Continent qui dispose de toutes les ressources dont nous avons besoin alors que nous n’avons plus rien depuis que nous avons quitté toutes nos positions extérieures dont certains aimeraient s’emparer (Le Nickel en Nouvelle-Calédonie, par exemple).

                Qu’en pensez-vous ?

                https://www.usinenouvelle.com/article/pourquoi-le-titane-d-ukraine-pourrait-venir-a-manquer-a-l-industrie-aeronautique.N260666

                Bien à vous,
                Renaud Bouchard


              • Attila Attila 7 juillet 18:31

                @Renaud Bouchard
                « alors que nous n’avons plus rien depuis que nous avons quitté toutes nos positions extérieures dont certains aimeraient s’emparer (Le Nickel en Nouvelle-Calédonie, par exemple). »
                Et l’uranium au Niger alors que la France est en train de se faire foutre dehors de l’Afrique pendant que la Chine et la Russie y développent leurs relations.

                .


              • Rémi Mondine 8 juillet 11:32

                @Clocel
                Keep, cool,

                personne n’a promis que l’Allemagne construirait des armes efficaces Je vous donne un prévisionnel ajustable :
                50% de dividende exceptionnel pour les USA puissance mére, pour acheter l’autorisation d’ouvrir Nord Stream 2 dans quelques mois. Le versement ce fera probablement en F35.
                30% pour détruire l’industrie de défense francaise vis le SCAF et le MGS.
                Les 20% restant iront à des dividendes pour les grandes entreprises allemandes.
                Aprés cela la Bundeswehr sera : Plus innefficace qu’elle ne l#est aujourd’hui.


              • Zevengeur Zevengeur 8 juillet 15:49

                @Renaud Bouchard

                Ce programme me plait, je vote pour vous la prochaine fois !


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 00:43

                @Zevengeur

                Bonjour et grand merci pour votre prochain soutien !
                Bien à vous,
                Renaud Bouchard


              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 00:46

                @Rémi Mondine
                Excellent et pertinent prévisionnel que voilà...
                L’Allemagne va rapidement retourner à la niche, comme la France.
                A moins que le Destin avec ses longs doigts crochus n’en décide autrement, qui sait ?
                On a vu des guerres qui tournaient mal...

                Bien à vous,
                Renaud Bouchard


              • Eric F Eric F 9 juillet 12:08

                @Renaud Bouchard

                ’’La solution est pourtant sous nos yeux, à portée de main :

                -On commence par virer tous ces dirigeants qui encombrent le paysage politique en France et en Europe...’’

                Vaste programme, reste juste à expliquer comment.

                Je lis dans certains commentaires le nom de mouvements politiques et leurs dirigeants comme détenteurs de la solution, mais lorsqu’ils se présentent aux élections, il reçoivent 1 ou 2% des suffrages (je me suis fait plaisir au premier tour des législatives en votant pour un candidat de ces courants, son score a été de ce niveau).


              • Eric F Eric F 9 juillet 13:10

                @Rémi Mondine
                ’’acheter l’autorisation d’ouvrir Nord Stream 2 dans quelques mois’’
                Ah non, c’est annulé


              • Clocel Clocel 7 juillet 18:21

                Pauvre Boris...

                Ils ne vont pas tarder à gicler le vultueux connard qui lavait ses insuffisances dans le sang des russes et des ukrainiens....

                L’église finira bien par revenir au centre du village...


                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 18:46

                  Aux Lecteurs

                  La ligne primordiale des présentations télévisées russes est la moquerie des dirigeants européens pour leur servilité envers l’Oncle Sam ; en vedette lèche bottes, sous cet aspect, Macron !

                  la réception Internet de www.smotrim.ru fonctionne désormais parfaitement en ce qui concerne les émissions en direct. On peut ainsi partager avec les lecteurs les impressions des émissions à suivre attentivement : Soixante minutes, Soirée avec Vladimir Soloviev et Nouvelles de la semaine animée par Dmitri Kiselyov.

                  La semaine dernière, la télévision d’État russe a diffusé une multitude d’événements importants à l’étranger et au pays. 

                  Ceux-ci comprenaient, à l’Ouest, le rassemblement des dirigeants du G7 à Schloss Elmau, en Bavière et le sommet de l’OTAN à Madrid. 

                  Lors des deux événements, la Russie, son président Vladimir Poutine et la guerre en cours en Ukraine étaient au cœur des discussions et intéressaient donc particulièrement le public de la télévision d’Etat. 

                  La couverture télévisée russe a été en partie assurée par des correspondants de Vesti basés en permanence dans l’UE, comme Anastasya Popova, en partie par des reportages des principales chaînes de télévision occidentales et de la presse écrite. Il convient de mentionner que certains des segments de la télévision étrangère étaient assez étendus, donnant une publicité large et complète aux diatribes anti-russes. 

                  Les programmateurs russes ne doutaient évidemment pas que les absurdités et la simple ignorance exposées dans les discours et les commentaires des journalistes les uns après les autres allait garantir que personne dans leur propre public ne serait induit en erreur et que beaucoup même en seraient seraient amusés.

                  La ligne primordiale des présentations télévisées russes est une moquerie des dirigeants européens pour leur servilité envers l’Oncle Sam et leur persistance à renforcer des sanctions contre la Russie qui sont destructrices de leurs propres économies, comme le prouvent des images séparées sur les réactions des consommateurs à l’inflation galopante et aux pénuries menaçantes de gaz et de mazout dans les semaines à venir. 

                  Au sujet de la servilité, aucune vidéo n’a été plus préjudiciable à sa personnalité que celle d’Emmanuel Macron interrompant la conversation de Biden avec Jake Sullivan lors d’une promenade d’un lieu à l’autre à Madrid pour dire confidentiellement au « Patron » que la France faisait son possible pour couper les importations des hydrocarbures russes mais qu’elle ne voyait aucune solution puisque sa conversation téléphonique personnelle avec un homologue du Golfe avait clairement indiqué qu’aucune augmentation significative de la production de pétrole ne pouvait être attendue. 

                  Macron n’avait pas compté sur un journaliste français pour intercepter puis publier cette révélation. Le clip a été diffusé à plusieurs reprises à la télévision russe au cours du week-end.

                  Tant au G7 qu’au sommet de l’OTAN, Boris Johnson s’est imposé comme le défenseur le plus déterminé d’une aide militaire et financière supplémentaire à l’Ukraine et comme l’opposant le plus déterminé à toute négociation de paix. Cela le rendait particulièrement vulnérable aux commentaires russes malveillants, qu’il invitait par son comportement dans tous les lieux en tant que principal farceur ou clown parmi les dirigeants européens.

                  Johnson a fait la proposition absurde lors d’un déjeuner au sommet de l’OTAN qu’ils jettent tous leurs chemises pour montrer à Poutine qu’ils avaient aussi de grands pectoraux. Cet hommage indirect à Poutine pour ses photos machos largement diffusées prises en vacances dans le passé a été repris avec empressement par la télévision russe, qui a également cité Vladimir Vladimirovitch demandant si les dirigeants de l’OTAN proposaient de se déshabiller uniquement au-dessus de la taille ou plus bas et notant que ce serait un spectacle hideux. 

                  Dmitry Kiselyov dimanche soir a poussé cette attaque contre le Premier ministre britannique un peu plus loin, en affichant des photos de Boris dans son sweat-shirt, avec sa lourde poitrine ayant besoin d’un soutien-gorge, selon Kiselyov. Cette calomnie concernant l’identité sexuelle de Johnson était une réponse mordante aux remarques désinvoltes de Johnson aux journalistes selon lesquelles la guerre avec l’Ukraine n’aurait jamais été déclenchée si Poutine avait été une femme. Le public russe a également eu droit à d’autres photos de Boris dans son short de jogging, ressemblant beaucoup au gros garçon boucher du quartier, avec ses lourdes cuisses nues à la vue de tous.

                  Quant à Joe Biden, la télévision d’État russe a capté et rediffusé toutes ses lignes ratées et ses signes de détérioration physique (la chute de son vélo) qui lui sont parvenus des chaînes de télévision américaines. Cela a parfaitement servi leur ligne éditoriale sur la dégradation des élites politiques occidentales.

                  Plus près de nous, les médias russes se régalent du compte à rebours de la prise de la dernière grande ville de Lougansk encore détenue par les forces ukrainiennes, Lisichansk. Dimanche, le ministre russe de la Défense, Choïgou, a dûment rendu compte au président Poutine de la chute de Lisichansk et du territoire environnant de plus de 150 kilomètres carrés aux troupes russes. 

                  Même les grands médias occidentaux ont reconnu qu’il s’agissait d’un événement clé qui indiquait clairement comment la Russie gagnait la guerre sur le terrain grâce à une puissance de feu supérieure. 

                  Tout le monde a compris que « l’opération militaire spéciale » dirigera désormais toutes ses forces contre l’armée ukrainienne à Kramatorsk et dans d’autres villes stratégiques de l’oblast de Donetsk en vue d’un nettoyage similaire de cette deuxième région du Donbass de ce que les Russes appellent les néonazis, combattants nationalistes extrêmes. 

                  Ramzan Kadyrov n’a pas envie de s’arrêter ; il veut continuer sur sa lancée.

                  Cependant, une vision plus piquante de ce que l’avenir nous réserve a été offerte dans l’édition de lundi matin de Soixante Minutes par le commandant du bataillon « Akhmat » des soldats des forces spéciales tchétchènes combattant dans la région de Lougansk, Apti Alaudinov. 

                  En tant qu’adjoint du chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, Alaudinov a été interviewé chaque jour sur Sixty Minutes ces dernières semaines alors que les batailles se dirigeaient vers leur point culminant. Cette position privilégiée sur les ondes russes se justifie par la contribution majeure du bataillon tchétchène à la lutte très difficile pour le contrôle des villes régionales. Les combats d’artillerie dans les faubourgs et les champs du Donbass sont la tâche assignée aux « Russes soldats », comme le montrent les entretiens menés sur les lignes de front. Ces Russes servent les pièces d’artillerie à l’air libre ou sont assis dans des consoles de lance-roquettes hautement sophistiquées. Les Tchétchènes font le travail très risqué de la guerre urbaine, chassant les combattants ukrainiens des sous-sols des immeubles résidentiels et des infrastructures civiles, combattant rue par rue.

                  Les remarques d’Alaudinov lundi sur la voie à suivre seront sûrement étudiées de près par les agents de renseignement occidentaux à Washington et à Bruxelles pendant des jours avant qu’elles ne se répercutent dans les discours des politiciens européens et américains. Il a dit qu’après la libération de tout Lougansk, les forces russes continueraient leur mouvement vers le sud et l’ouest, ou pourraient peut-être prendre Kiev en chemin. Ensuite, ils pourraient se retourner contre les États baltes, où, selon ses propres termes, les forces armées d’un pays comme l’Estonie étaient négligeables. Jusqu’à ce que le commandant en chef leur ordonne de s’arrêter, ils pourraient ensuite prendre la Pologne.

                  Un combat direct avec l’OTAN serait-il intimidant, a demandé la co-animatrice du programme Olga Skabeyeva.

                  Avec un large sourire sur son visage, Alaudinov a dit « non », les armées dirigées par les « LGBTQ » de l’OTAN ne sont pas sont à la hauteur des forces de la Fédération de Russie. « Le pouvoir à la Russie », s’est-il exclamé en guise de conclusion.

                  Oui, la télévision russe peut être très divertissante !

                  ©Gilbert Doctorow, 2022


                  • Eric F Eric F 9 juillet 13:22

                    @Renaud Bouchard
                    Merci pour ce panorama des infos diffusées en Russie, il importe toujours de connaitre le point de vue d’en face. Il semble du reste y avoir une bonne part de Bidochon là dedans, mais la finesse n’est pas forcément très développée chez nous non plus.


                  • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 18:56

                    Aux Lecteurs :

                    Cet analyse très pertinente.

                    Le « monde russe » c’est plus que le monde russe, c’est le monde qui refuse la prétention de l’Occident à se croire unique supérieur et missionnaire. C’est le monde ou vivent ceux qui refusent l’Ouestification croissante.

                    L’Occident, de façon cavalière, est entré en guerre avec l’axe Russie-Chine, sans précaution. 

                    Il s’attendait à des « victoires » faciles avec des sanctions faisant imploser l’économie russe, et avec des tactiques militaires de guerre urbaine empruntées à la Syrie, saignant l’armée russe. 

                    Au lieu de cela, il se trouve face a une débâcle monumentale. 

                    Plus que cela, ses multiples échecs et sa propagande insultante et arrogante s’avèrent constituer un point d’arrêt, un point final, inaugurant une nouvelle ère plutôt qu’une consolidation de l’ancien ordre, comme l’Occident l’avait espéré.

                    Pourquoi cette nouvelle ère est-elle si grave ? 

                    Premièrement, à cause de ce qui se trouve « en dessous ». Les faiblesses structurelles et la « pourriture sèche » qui se sont accumulées au fil des décennies, dans les sous-sols . La pourriture était dissimulée, à l’écart, hors de vue. Les « enfants » c’est a dire les peuples, ont été éloignés hors de la portée de voix, lorsque les « adultes » ont parlé entre eux, pour reconnaître la décomposition et la pourriture affectant leurs demeures.

                    Bien sûr, l’état délabré de la « grande maison » (les États-Unis) a toujours été suspecté par le monde extérieur, mais la Russie a alors effrontément démontré à quel point elle est branlante pour le monde entier aussi bien en économie ; qu’en en guerre ; en particulier au Forum économique de Saint-Pétersbourg. Poutine a exhorté le monde à rester ferme contre les prétentions des propriétaires arrogants des « Big House ». 

                    C’était un appel doux et courtois à se rebeller.

                    Oui, le conflit ukrainien est bien un point d’inflexion. Mais pour qui ? 

                    Certains (non-occidentaux) lors du récent Forum de Davos, ont simplement roulé des yeux devant la réaction émotionnelle européenne aux événements en Ukraine, et ont souligné les doubles standards dans leur négligence des conflits ruineux ailleurs et leur mépris pour les vagues précédentes de réfugiés. « Il y a une envie manichéenne et occidentale de voir le monde en binaire », a déclaré Samir Saran, d’un groupe de réflexion de New Delhi : « Nous travaillons dans les tons de gris ».

                    Pourtant, la realpolitik de l’Ukraine remodèle la géopolitique mondiale. 

                    À un certain niveau, cela a incité « les autres » à se rebeller contre les prétentions de l’Occident à se designer comme le monde civilisé, et a prétendre : « il n’y a pas de civilisation en dehors de notre civilisation ». Cette vanité explique pourquoi l’Occident condamne toutes les autres civilisations, présentes et passées, comme arriérées et comme des menaces potentielles à la stabilité et à la sécurité mondiales. C’est pourquoi l’Occident utilise des euphémismes pour se définir comme « la communauté internationale ».

                    Le Zeitgeist occidental refuse de se contenter de la loi immuable de la tradition sociale qui régit les cultures orientales, il se « mais se manifeste comme un esprit qui s’efforce de s’incorporer l’humanité et de changer le monde » – Christopher Dawson l’a ainsi écrit, près d’un siècle il y a dans la religion et la montée de la culture occidentale. 

                    Cela signifie que, contrairement à la civilisation chinoise, indienne, bouddhiste, amazonienne, chrétienne orthodoxe, musulmane ou toute autre civilisation, la civilisation occidentale se prétend unique, et elle a continuellement cherché à se répandre agressivement de manière missionnaire, en s’imposant et en prenant le contrôle du reste du monde. En d’autres termes, elle seule prétend être mondiale.

                    La signification plus large de l’affaire d’Ukraine réside dans cette idée : de nombreux dirigeants cessent d’être naïfs lorsque l’Occident offre des perles de verre (ou des dollars en papier) en échange de leurs vraies richesses. 

                    L’Ukraine a accéléré les discussions sur l’intégration entre les blocs économiques, avec plusieurs discours des dirigeants régionaux des BRICS lors du sommet de cette semaine axés sur la manière d’échapper à la dette dollarisée. Ou mieux encore, comment mettre en place un système alternatif à celui établi à Bretton Woods.

                    En outre, les citoyens des BRICS – comme ceux d’Europe également – ​​n’aspirent pas à des marchés plus efficaces ou à « plus » de néolibéralisme. Le Moyen-Orient, en particulier, a fait son plein de néo-libéralisme avec les inégalités extrêmes de richesse qu’il a engendrées. Ils ont de mauvaises expériences avec les doctrines de développement prédatrices de la Banque mondiale et du FMI. Ils ont maintenant la preuve que des États bien préparés peuvent non seulement survivre aux sanctions occidentales, mais peuvent également les utiliser comme un outil pour modifier le système commercial mondial à leur avantage.

                    Le risque lié à la prochaine crise du coût de la vie est évident : le risque de pénuries alimentaires supplémentaires est presque incalculable. Là-bas – comme en Europe – règne la peur, et aussi la colère, face à la désintégration du système ; la peur, alors que les villes deviennent à la fois violentes et mal administrées. 

                    Ils ne cherchent pas « plus d’Europe » ; plus de politique identitaire. Ils ne se soucient pas un iota de « plus de n’importe quoi  ». Leur colère est évidente car les gens veulent simplement que les systèmes fonctionnent . Ils veulent vivre, normalement. 

                    Et alors que les vents froids des hausses de prix inflationnistes et de la récession soufflent, ils se tournent vers leurs dirigeants – non pas pour « plus de marché libre » – mais plutôt pour se protéger des marchés et des absurdités réglementaires. Ils sentent le danger que des «  boucles catastrophiques » inconnues fassent imploser des parties entières de leurs économies. 

                    C’est le message géostratégique majeur qui ressort de la guerre de l’Occident contre la Russie : les Russes – et bien d’autres – disent qu’ils en ont « marre » de l’ « occidentalisation » (c’est-à-dire marre de la pression « missionnaire »). 

                    C’est dans ce contexte que le terme « monde russe » (Russky Mir) prend tout son sens. Il a une origine ancienne : sa première utilisation formelle dans son sens moderne remonte à 2007, lorsque le président Poutine a décrété la création de la « Fondation Russky Mir », parrainée par le gouvernement.

                    Pour certains, le terme « Le monde russe » signifie là où vivent les Russes. Si cela ne signifie que cela, alors c’est un projet purement nationaliste. Pour certains, le terme désigne le monde russophone, mais s’il ne désigne que cela, alors il s’agit d’un projet purement linguistique. Pour d’autres, le terme signifie où vivent les chrétiens orthodoxes – mais s’il ne signifie que cela, alors il s’agit d’un projet purement confessionnel.

                    Pour de nombreux Russes aujourd’hui cependant, « le monde russe » signifie autre chose, quelque chose de beaucoup plus large. 

                    Cela signifie l’endroit où vivent ceux qui s’opposent à l’ouestification exploitante. 

                    Bien qu’ils vivent principalement en Russie, en Chine, en Inde, en Afrique, en Amérique latine, dans le monde musulman, en Indonésie et au Kazakhstan, ils existent partout dans le monde, même au cœur de l’Ouest. 

                    Ces gens qui vivent dans le « monde russe » sont eux qui résistent à la campagne d’illusion soigneusement orchestrée par « la communauté internationale ». 

                    Pour ces Russes qui vivent dans le monde réel , les illusions de l’Occident sont à la fois absurdes et diaboliques.« 

                    Voilà. Tout est plus clair. Il est regrettable que nous n’ayons pas de »politiques" pour comprendre ce qui est pourtant évident.

                    Des imposteurs, vous dis-je, en passe de se faire écraser par le géant métallique mis en exergue de mon article.

                    Renaud Bouchard


                    • Eric F Eric F 9 juillet 18:28

                      @Renaud Bouchard

                      ’’Pour de nombreux Russes aujourd’hui cependant, « le monde russe » signifie autre chose, quelque chose de beaucoup plus large. Cela signifie l’endroit où vivent ceux qui s’opposent à l’ouestification exploitante’’


                      Il est exact que la prétention de l’Occident de constituer le critère de l’universalité (qui a existé à l’époque coloniale, puis est revenu suite à la chute du bloc soviétique) lui a aliéné une grande partie du reste du monde.
                      De là à dire que l’ensemble de ces régions, blocs, pays, courants d’opinion puisse être qualifié de ’’monde russe’’ me parait quand même pousser le bouchon un peu loin, et pour le coup c’est la russité qui s’érigerait en critère d’universalité.

                      Néanmoins il est exact que le courant d’opinion dit ’’anti-système’’ dans les pays occidentaux est ardemment pro-Russe dans le cadre du conflit actuel.


                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 7 juillet 19:01

                      Aux lecteurs

                      Encore une fois cette pertinente analyse de l’excellent Bruno Bertez :

                      7 juillet 2022

                      Destruction allemande, destruction de l’euro
                      Destruction de l’euro au plus bas de 20 ans

                      OUCH ! #Euro sank to a 20y low against the US Dollar as investors pared bets on #ECB interest-rate hikes given the growing risk of a recession in the region. Euro fell as much as 0.9% to 1.0331, its weakest level since December 2002. pic.twitter.com/vssaqsxu8m

                      — Holger Zschaepitz (@Schuldensuehner) July 5, 2022
                      La destruction allemande
                      Good morning from #Germany where #recession fears are on the rise. 2022 growth forecasts have already plummeted to 1.7% from 4.5% at one point. The danger of recession is also becoming visible in bond mkts. 10y German bund yields have virtually collapsed from 1.9 to 1.2%. pic.twitter.com/2mYKdzwKwy
                      — Holger Zschaepitz (@Schuldensuehner) July 7, 2022
                      Good Morning from #Germany, which is falling as an economic powerhouse on a global scale. Germany’s trade surplus is gone. Foreign trade balance came in at MINUS €1bn in May, which is the 1st negative print since 1991 due to its energy problems & weakness in manufacturing. pic.twitter.com/HnRBwNaQon
                      — Holger Zschaepitz (@Schuldensuehner) July 4, 2022
                      #Russia has pocketed at least $24bn from selling energy to #China & #India since Ukraine war started, showing how higher prices limiting efforts by US & Europe to punish Putin. India spent $5.1bn on Russian energy in 3 mths to end of May, >5 times YoY. https://t.co/p0twRiyPmM pic.twitter.com/wZFmQ8tAOF
                      — Holger Zschaepitz (@Schuldensuehner) July 6, 2022
                      [Yahoo/Bloomberg] Tech-Led Asian Stock Gains Help Shore Up Sentiment : Markets Wrap 
                      [Yahoo Finance] Corn, soybeans, wheat down over 20% from peaks
                      [Reuters] Russia warns humanity at risk if West seeks to punish it over Ukraine
                      [Yahoo/Bloomberg] Defiant Johnson Refuses to Quit, Fires Gove Over Past Betrayal
                      [NBC] BA.5, now dominant U.S. variant, may pose the biggest threat to immune protection yet
                      [ABC] FBI director calls China ‘biggest’ US threat, details attempts to ‘undercut’ economy
                      [USAT] ‘Clear the lake is in trouble’ : Great Salt Lake breaks record low level for the second time in a year amid drought
                      [Bloomberg] China Property Slide ‘Early’ in Game After $1 Trillion Defaults
                      [Bloomberg] Shanghai Cases Double in a Day, Fueling Lockdown Fears
                      [FT] Federal Reserve officials warn entrenched inflation poses ‘significant risk’
                      https://www.ft.com/content/1ce91ee9-5e74-40db-80ec-fc2cbe97533d

                      • saint louis 7 juillet 20:39

                        Dans le futur, nos descendants* se demanderons comment notre peuple a pu nommer un "chef d’état assez fou pour détruire une culture et la place premium mondial de notre pays.

                        Surtout que l’on avait pu mesurer ses incompétences totales durant le premier mandat.

                        *C’est dans l’hypothèse que nous ayons des descendants survivants à un désastre nucléaire.

                        Maintenant je ne vois guère le peuple se mobiliser pour sauver les meubles.

                        Sauf si une pénurie prive durement les approvisionnements.

                        .


                        • njama njama 8 juillet 09:43

                          Bonjour Renaud Bouchard

                          Merci pour cet article détaillé probablement visionnaire, hélas...

                          Une bonne nouvelle toutefois dans le paysage récent des médias qui pourrait « symboliquement » marquer un revirement d’influence pour les élites mondialistes, les Georgia Guidestones ont été explosées dans la nuit du 6 juillet 2022.

                          Le 6 juillet 2022, le monument est partiellement détruit par un engin explosif10. Pour des raisons de sécurité, les autorités locales décident plus tard dans la journée de démolir ce qui reste de l’édifice11

                          Merci à l’auteur anonyme qui a mis fin au plus scandaleux message eugéniste et mondialiste, véritable insulte au genre humain.

                          https://www.fox13news.com/news/georgia-guidestones-explosion-elberton


                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 01:03

                            @njama
                            La destruction de ce monstrueux symbole est un événement dont l’impact ouvre de nouvelles perspectives.
                            Nous y reviendrons.

                            Bien à vous,
                            Renaud Bouchard



                            • SilentArrow 8 juillet 10:55

                              @SilentArrow

                              La nouvelle vient de tomber : il est décédé.

                              Le suspect est un ancien militaire. L’arme à feu utilisée semble de fabrication artisanale.


                            • Zevengeur Zevengeur 8 juillet 15:51

                              @SilentArrow

                              Encore un coup de Poutine, ce type n’a vraiment aucune limite !


                            • I.A. 8 juillet 10:29

                              Dès le départ, à voir le Joe débarquer avec ses gros sabots, ses insultes, ses vociférations et ses gesticulations contre la Russie - ça crevait les yeux : nous allions droit dans le mur (nous accélérions, en réalité, puisque la gestion du Covid nous avait déjà placés sur cette trajectoire suicidaire).

                              À voir le nez rouge de la « Dream Team de clowns maléfiques » clignoter à l’unisson et au diapason de Big Joe, nous savions déjà qu’ils iraient jusqu’au bout de cette folie-là aussi (à l’instar de leur folie Covid), entraînés par leurs propres échos dans les médias et parmi les bouffons...

                              Il est désormais trop tard : la récession économico-énergétique arrive irrémédiablement, tout comme l’hôpital public pousse ses derniers soupirs.

                              Même s’ils ne le font pas exprès, les idiots deviennent des assassins lorsqu’ils sont au pouvoir...





                              • charlyposte charlyposte 8 juillet 11:36

                                Vivement la guerre....la vraie ! smiley


                                • mmbbb 8 juillet 12:14

                                  Je trouve cet article sévère . Bruno Lemaire ayant été reconduit dans ses fonctions avait dit " je vais mettre l économie de la Russie à genoux , Il a réussi , La France n a jamais eu aussi d aussi bons résultats , je suis émerveillé par le montant du déficit commercial de notre pays.

                                  il est aussi vrai que nous aurons besoin de méthaniers , la Chine sera capable d en fournir et à prix compétitif C est magnifique .

                                  Quant à l état de notre pays, nous sommes dans l affaissement total dans une apparente apathie des Français .

                                  Mais comme l affirme Chevenement , les révoltes les plus violentes sont celles à bas bruit . Nous sommes dans ce cas de figure

                                   


                                  • jjwaDal jjwaDal 8 juillet 19:42

                                    @mmbbb
                                    Il a été suggéré de le nommer ministre de l’économie de la Russie où il pourrait montrer ses talents avec plus d’efficacité.


                                  • NiNi NiNi 8 juillet 13:44

                                    Noir tableau pour l’Europe, mais hélas très pertinent…


                                    • Hervé Hum Hervé Hum 8 juillet 16:51

                                      pour ma part, l’essentiel vous échappe, car hier comme aujourd’hui il ne s’agit jamais d’une lutte entre des peuples au sens des citoyens qui les constituent en très large majorité n’aspirant qu’à vivre en paix avec leur voisin et qui exige l’équité socio-économique, mais de leur élite.

                                      Bref, l’ennemi n’est jamais le citoyen d’en face, mais toujours celui qui à l’intérieur de votre propre pays domine et entend bien continuer.

                                      L’idée est donc d’avoir toujours un l’ennemi extérieur et ainsi de s’assurer de la soumission du bon peuple, en France comme en Russie. Et le but du jeu est de créer un nouveau monde à la Orwell, garant du système de domination/soumission. Le pire étant que le bon peuple se retourne contre son élite, mais ils ont de la chance, avec des Renaud Bouchard qui s’obstine à regarder le doigt, le bon peuple sera toujours le dindon de la farce.

                                       


                                      • roman_garev 8 juillet 17:14

                                        @Hervé Hum
                                        « il ne s’agit jamais d’une lutte entre des peuples au sens des citoyens qui les constituent en très large majorité n’aspirant qu’à vivre en paix avec leur voisin et qui exige l’équité socio-économique, mais de leur élite ».
                                        Absolument faux. En tout cas, en ce qui concerne la Russie. L’élite russe, dans sa plupart, ne veut la guerre ni avec l’Ukraine, ni avec l’Otan. Elle aurait préféré de laisser tout « as is ». Tout au contraire, le peuple russe dans sa plupart écrasante exige d’en finir avec le régime nazi qui massacre les Russes du Donbass et menace la Russie dans le futur immédiat, et Poutine ne fait qu’exécuter cette volonté du peuple.
                                        La même chose s’est produite durant la Grande Guerre patriotique de 1941-45. Il était impossible de « vivre en paix avec son voisin européen (et pas seulement allemand) » qui est venu pour t’annihiler à zéro et vivre sur tes terres comme sur les siennes.


                                      • roman_garev 8 juillet 17:29

                                        @Hervé Hum
                                        Vous pensez toujours à vos guerres à vous, telles de 1870, de 1914-18 ou de 1940. Est-ce que dans ces guerres il s’agissait d’extermination physique complète de toute une nation ? Pas du tout.
                                        Tandis que pour l’URSS en 1941 il s’agissait justement de cela, de l’existence même du peuple russe.
                                        Cette guerre-ci déclenchée par l’Otan en 2014 a le même but. Les Russes ne devraient plus exister. D’ailleurs c’est déjà annoncé, et maintes fois.
                                        C’est pourquoi on s’en f... en Russie de vos élucubrations faussement cartésiennes. On fera ce qu’on doit faire, et gare à ceux qui oseront nous empêcher.


                                      • NiNi NiNi 8 juillet 17:49

                                        @Hervé Hum
                                        Bof. En l’occurrence l’idée occidentale (i.e.) américaine n’était pas de désigner un bouc émissaire mais bien d’annuler la Russie…


                                      • Hervé Hum Hervé Hum 9 juillet 10:33

                                        @roman_garev

                                        libre à vous d’aller vous faire tuer pour vos dirigeants, mais l’histoire de l’humanité ne laisse aucun doute, pour soumettre un peuple à l’intérieur, il faut avoir un ennemi extérieur désigné.

                                        Ici, peu importe la réalité, ce qui compte c’est ce que les citoyens croient, que la menace soit réelle ou fictive n’a pas d’importance.

                                        Pour le résumer, c’est le principe du pompier pyromane qui a besoin de mettre le feu que s’il n’y en a pas. Ainsi, les dirigeants US avaient besoin de provoquer l’incendie, mais pas Poutine, lui, il a seulement affirmé qu’il y avait quelqu’un qui voulait mettre le feu (à l’intérieur) et qu’il fallait se charger de l’arrêter. Mais en face, ils disent à leurs citoyens que c’est Poutine l’incendiaire.

                                        Voilà pourquoi votre élite russe peut dire vouloir la paix, mais jde l’autre coté, l’élite affirme la même chose.

                                        <donc, peu importe que l’un soit sincère ou non, il servira d’argument pareil, sous condition qu’il y ait un pseudo idéal national à défendre, sinon, comment convaincre, même un idiot !

                                        Comme je l’ai écrit, pour ma part, les citoyens (de tout pays) s’affranchiront des élites qui les exploitent, que le jour où ils revendiqueront pour eux même leurs droits et leurs devoirs envers autrui (jamais envers soi même, car là réside la souveraineté).


                                      • mmbbb 9 juillet 11:29

                                        @Hervé Hum Le peuple russes est peut être moins décadent que l occident
                                        Nous , nous laissons occire dans la plus grande indifférence , les chrétiens d orient et nous laissons eriger de flamboyantes mosquées sur notre sol .


                                      • Eric F Eric F 9 juillet 13:29

                                        @roman_garev
                                        ’’la Grande Guerre patriotique de 1941-45’’
                                        Oui, après que l’allié Hitler avec qui Staline avait partagé la Pologne ait attaqué l’URSS. Entre 39 et 41, collaboration franche et loyale pour fournir des matières premières à la campagne allemande à l’Ouest.
                                        Défense courageuse et victorieuse ensuite, avec en prime la main mise sur les pays ’’libérés’’ qui ne semblent pas avoir gardé un très bon souvenir de ce ’’protectorat’’.


                                      • Eric F Eric F 9 juillet 13:31

                                        @Hervé Hum
                                        on aura un critère simple pour déterminer qui avait intérêt à provoquer l’incendie : c’est celui qui aura annexé des territoires en fin de partie.


                                      • roman_garev 9 juillet 14:47

                                        @Eric F
                                        « un critère simple pour déterminer qui avait intérêt à provoquer l’incendie : c’est celui qui aura annexé des territoires en fin de partie »
                                        Avez-vous des exemples de ce soi-disant critère ?
                                        En tout cas, vous ne pourrez nier que celui qui a provoqué l’incendie (la grande, telle dont vous n’avez aucune notion ne l’ayant pas senti par sa peau) le 22 juin 1941, n’a rien annexé à la suite du 9 mai 1945. Tout au contraire, on a annexé plusieurs de ses territoires.

                                        Vous direz peut-être « C’est autre chose » ? Un argument classique des adeptes de deux poids deux mesures.
                                        Je peux vous dire d’avance que la grande plupart, voire tout l’ensemble du territoire de l’État fantoche appelé aujourd’hui l’Ukraine, reviendra à la Russie, son vrai propriétaire, ne vous en déplaise. Vous pourrez avancez vos faux critères, verser des larmes de crocodile, ça ne changera rien dans la donne.


                                      • Eric F Eric F 9 juillet 18:13

                                        @roman_garev
                                        ’’l’État fantoche appelé aujourd’hui l’Ukraine, reviendra à la Russie, son vrai propriétaire’’
                                        Nous avons ici un bel exemple de déclaration d’impérialisme fanatique, pas étonnant que les états de la région se bousculent au portillon de l’OTAN qui n’en demandait pas tant.

                                        Je sais bien que la Russie annexera des territoires en Ukraine, du fait de cette ’’donne’’ que constitue le rapport de force (la morale et le bon droit ont peu de place dans les réalités géopolitiques), c’est pourquoi je suis pour une solution négociée dans laquelle l’Ukraine devrait céder une partie pour préserver le reste.

                                        Mais revenons au critère : quel état a intérêt à la situation actuelle, quel état a pris l’initiative d’attaquer le territoire de son voisin ? même si les yankee et les ukrainiens ont des responsabilités sur les causes, elles ne sont pas prépondérantes puisqu’aucun d’eux n’aura en final agrandi son propre territoire. Cui bono ?

                                        Concernant la seconde guerre mondiale, il y a des étapes : Hitler a attaqué l’URSS en 41 et dans un premier temps avait pris le contrôle de grands territoires, c’est donc lui qui avait intérêt à cette agression (cela lui avait également réussi en 39 face à la Pologne, il avait alors un comparse, qui s’est également servi)

                                        Mais le rapport de forces s’est ensuite inversé, et il a perdu en final. On n’imagine évidemment pas une telle inversion se produire dans le cadre du conflit actuel, disons que Poutine a mieux pesé les rapports de forces non seulement immédiats, mais aussi potentiels.
                                        On a un autre exemple de ce critère avec la ’’guerre des 6 jours’’ (préemptive dans le prétexte, d’annexion dans les objectifs)


                                      • jjwaDal jjwaDal 8 juillet 17:12

                                        Vous ratissez large. Ce qui semble absolument évident est que des choix géopolitiques majeurs sont fait sur le coup d’émotions par des ignorants, sans même avoir réfléchi aux conséquences. Parce qu’enfin dans un monde où on a voulu travailler en « zéro stock, flux tendu » et complètement interconnecté, vouloir « débrancher » un fournisseur majeur sur les marchés mondiaux en énergie, métaux rares et moins rares et ressources alimentaires équivaut à vouloir globaliser les impacts d’un conflit régional de portée limitée sur le plan militaire et à se prendre un retour de bâton féroce.
                                        Et non seulement on n’avait pas anticipé les conséquences des sanctions pour l’Europe, mais pire on a étendu cette crise au monde entier et déclenché une onde de choc dans la sphère économique en utilisant le dollar et l’euro comme armes économiques.Où (par ex) vont donc aller les dizaines de millions de personnes tiraillées par la faim ou la pauvreté d’ici quelques mois ou années ?
                                        Les conséquences de la réorganisation complète du marché énergétique, de la dédollarisation des échanges et du lien fort qu’on vient de forger entre la Russie et la Chine auront des répercussions encore impossibles à quantifier sur plusieurs décennies.
                                        On savait qu’ils nous jouaient de la flute mais on pouvait encore supposer qu’ils avaient suivis une formation rudimentaire pour le jeu d’échecs.
                                        On voit qu’il n’en est rien.
                                        Il était inévitable que l’Asie redevienne à terme le pôle économique et industriel dominant sur la planète, ses effectifs humains comparés aux nôtres le rendant inévitable. Mais en réservant de facto les immenses ressources de la Russie à la Chine en particulier, tout en s’interdisant d’y avoir accès, on vient de précipiter notre inévitable déclin au second plan.
                                        On comprend mieux notre futur sort quand on voit et entend nos préfets de régions européennes et leurs assistants proférer âneries après âneries comme si on était dans une cour d’école. Pas chez nous qu’un clown souhaitait qu’on évite « l’humiliation à la Russie » ou qu’on prétendait « mettre l’économie Russe à genoux ». Où sont passés ces amuseurs ? Ils cachent la honte de leur bêtise quelque part ou ne seraient-ils pas encore à la manoeuvre ?
                                        On est mal barrés avec de pareils matelots au gouvernail.


                                        • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 juillet 07:27

                                          @jjwaDal
                                          Bonjour et merci pour votre analyse que je partage :
                                          jjwaDal 8 juillet 17:12

                                          "Vous ratissez large. Ce qui semble absolument évident est que des choix géopolitiques majeurs sont fait sur le coup d’émotions par des ignorants, sans même avoir réfléchi aux conséquences. Parce qu’enfin dans un monde où on a voulu travailler en « zéro stock, flux tendu » et complètement interconnecté, vouloir « débrancher » un fournisseur majeur sur les marchés mondiaux en énergie, métaux rares et moins rares et ressources alimentaires équivaut à vouloir globaliser les impacts d’un conflit régional de portée limitée sur le plan militaire et à se prendre un retour de bâton féroce.
                                          Et non seulement on n’avait pas anticipé les conséquences des sanctions pour l’Europe, mais pire on a étendu cette crise au monde entier et déclenché une onde de choc dans la sphère économique en utilisant le dollar et l’euro comme armes économiques.Où (par ex) vont donc aller les dizaines de millions de personnes tiraillées par la faim ou la pauvreté d’ici quelques mois ou années ?
                                          Les conséquences de la réorganisation complète du marché énergétique, de la dédollarisation des échanges et du lien fort qu’on vient de forger entre la Russie et la Chine auront des répercussions encore impossibles à quantifier sur plusieurs décennies.
                                          On savait qu’ils nous jouaient de la flute mais on pouvait encore supposer qu’ils avaient suivis une formation rudimentaire pour le jeu d’échecs.
                                          On voit qu’il n’en est rien.
                                          Il était inévitable que l’Asie redevienne à terme le pôle économique et industriel dominant sur la planète, ses effectifs humains comparés aux nôtres le rendant inévitable. Mais en réservant de facto les immenses ressources de la Russie à la Chine en particulier, tout en s’interdisant d’y avoir accès, on vient de précipiter notre inévitable déclin au second plan.
                                          On comprend mieux notre futur sort quand on voit et entend nos préfets de régions européennes et leurs assistants proférer âneries après âneries comme si on était dans une cour d’école. Pas chez nous qu’un clown souhaitait qu’on évite « l’humiliation à la Russie » ou qu’on prétendait « mettre l’économie Russe à genoux ». Où sont passés ces amuseurs ? Ils cachent la honte de leur bêtise quelque part ou ne seraient-ils pas encore à la manœuvre ?
                                          On est mal barrés avec de pareils matelots au gouvernail."

                                          Bien vu.

                                          Cordialement,

                                          Renaud Bouchard


                                        • DACH 8 juillet 18:21

                                          Qui a déclenché l’invasion agression de l’Ukraine et des ukrainiens ? Nos dirigeants occidentaux ou V Poutine et ses équipes ?

                                          Que veut V Poutine selon Renaud Bouchard ?

                                          Un exemple des effets à moyen terme des sanctions occidentales

                                          .= Selon les données fournies par Ascend by Cirium, une société de conseil dans le domaine de l’aviation, la flotte russe d’avions commerciaux comptait 876 appareils à la fin du mois de mai contre 968 fin février. La plupart de ces appareils sont des Airbus ou des Boeing. Comment sera assuré l’entretien de ces avions sans pièces détachées ? 

                                          Aujourd’hui, il y a des pièces que les Russes peuvent encore trouver chez des revendeurs qui ont du stock. On peut imaginer qu’une sorte de marché noir se met en place avec des brokers qui respectent plus ou moins les sanctions. Mais cela a une limite car les constructeurs ne vont pas alimenter un revendeur qui a la réputation d’alimenter le circuit russe. Les Russes peuvent aussi fabriquer des pièces de rechange identiques (de la contrefaçon de plus ou moins bonne qualité). Mais sans surveillance occidentale, on ne peut pas faire confiance à la fiabilité des pièces car le circuit dont la surveillance est politisé. =Atlantico, avec Gilles Rosenberger

                                          Plus de 900 avions civils de constructions non russes sont concernés.


                                          • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 01:00

                                            @DACH

                                            Bonjour et merci pour vos contributions.

                                            Ce que veut VV.Poutine et qu’il est en passe d’obtenir ( avec Odessa qui devrait passer prochainement sous contrôle Russe) est clairement défini par la carte géographique que vous trouverez dans l’article ci-après et qui vous montre la restauration de l’ancien Oblast de la NovoRossia -Новороссия

                                            une région historique appartenant à la Russie.
                                            Voyez ci-après la notice de qualité sur cette question :
                                            https://fr.wikipedia.org/wiki/Nouvelle-Russie_(r%C3%A9gion_historique)

                                            cf. carte dans le lien ci-après :

                                            https://tomluongo.me/2022/06/29/the-g-7-squawks-but-theyve-already-lost-the-war-against-russia/

                                            Bien à vous,
                                            Renaud Bouchard


                                          • DACH 9 juillet 10:36

                                            @Renaud Bouchard=Bonjour et merci pour vos contributions.=Quels sont les critères ’appartenance d’un territoire à un pays ? L’ancienneté, la durée, les changements de population, les invasions, les génocides, le choix des citoyens de ce territoire ?
                                            Un exemple parmi d’autres : Kaliningrad devrait selon les règles de V Poutine redevenir Koenisberg donc allemand ? La séparation pacifique des Tchèques et des Slovaques est un bel exemple. Les Ukrainesn : que veulent-ils selon vous ? Devenir russes selon la version du modèle V Poutine ou encore plus ukrainiens ?
                                            Cordialement. DACH


                                          • jjwaDal jjwaDal 9 juillet 12:13

                                            @DACH
                                            Le diable est dans les détails. L’immense majorité de ces avions sont en location et ne sont pas prêts de quitter le territoire russe. Par ailleurs cela va développer l’aviation civile russe qui peut fabriquer des avions du même type et la Chine s’étant lancé dans la fabrication d’avions civils pourrait également en fournir. Un problème assez marginal donc.


                                          • DACH 9 juillet 12:18

                                            @Renaud Bouchard=Les 2 cartes correspondent-elles aux territoires où les Ukrainiens veulent vivre en 2022 ? Ce que veut V Poutine ? = La disparition de l’Ukraine et des Ukrainiens qui veulent vivre comme des européens. Textes et discours depuis 1999. Les Ukrainiens veulent se choisir un destin comme tout peuple libre de choisir son destin. Ce n’est pas ce que veulent imposer les Russes de V Poutine. Que pouvons-nous contre cela ? Que constater la résistance des Ukrainiens, que nous les aidions ou non.


                                          • mmbbb 9 juillet 12:22

                                            @DACH a contrario, la Russie a interdit le survol de son espace aérien ,
                                            Moralité certaines compagnies doivent accomplir plus de 1500 KM pour atteindre les pays d Asie
                                            Je doute que ces compagnies puissent survivre


                                          • DACH 9 juillet 12:34

                                            @jjwaDal=1)Ils ne vont plus pouvoir voler dans moins de 12 mois.2)L’industrie aéronautique russe n’est pas en capacité en moins de 12 mois de fabriquer des avions de transports civils du niveau des Airbus ou des Boeing. Pour de multiples raisons. Le diable est bien dans les détails, comme dans les pénuries à tous les étages qui commencent à se voir en Russie. « les sanctions occidentales sont une déclaration de guerre ». S L Et elles vont commencer à être ressenties par la population russe.


                                          • DACH 9 juillet 12:40

                                            @mmbbb=Votre doute en a encore pour un certain temps à vivre si vous écoutiez ce qu’en disent leurs dirigeants !!! Mais rien n’est éternel pour eux comme pour l’agression invasion de l’Ukraine par les Russonazis de V Ppoutine.


                                          • mmbbb 9 juillet 13:35

                                            @DACH ha les Russo nazis !! et les gentils Ukrainiens , les gentils europeens et les les non moins gentils américains .
                                            Merci de me le rappeler , je ne regarde plus la TV et notamment BFM


                                          • Eric F Eric F 9 juillet 18:38

                                            @Renaud Bouchard
                                            il nous reste donc, selon ce modèle, à établir le concept de NovoFrancia, annexant toutes les régions ayant appartenu dans l’histoire à la France et dont la langue vernaculaire est le français.


                                          • ETTORE ETTORE 8 juillet 22:30

                                            Je ne comprend pas que les Français n’aient toujours pas percuté, qu’on leur livre une guerre totale ! C’est sidérant !

                                            Pourtant, le nombre de services et institutions en tous genre, qui s’effondrent, tels des dominos, devraient les faire sursauter de dégoût ! Réfléchir, et compiler les infos ! Faire des rapprochements, comprendre ou on est, dorénavant !

                                            Ben non ! Qu’un Céasar avec mode d’emploi MacroNoeud, explose des gamins innocents, ça, cela ne leur chatouille pas plus la boule de droite que la gauche

                                            ( normal pour ceux qui sont castrés de l’infox).

                                            Quand on fait le cumul des exactions commises dans ce pays, on comprend pourtant rapidement que les actes de guerre se multiplient.

                                            Non pas à coup d’obus ( non, le son stéréo, est réservé au CON-SERT, BANDA ’Ukrainios)...

                                            Non ! C’est sournois, lâche, traitre, minable, vicieux, pervers....

                                            C’est comme si vous sapiez, une à une toutes les ressources du pays.

                                            Un peu, comme si des pièges à souris, étaient posés devant chaque porte, chaque hôpital, chaque industrie, chaque ressource nécessaire, chaque besoin naturel !

                                            CLAC ! CLAC ! CLAC ! CLAC ! CLAC...

                                            Et encore si ce n’était que cela  !

                                            Voilà que cet état pisseux, emploie les mêmes artifices que ceux pour déstabiliser un pays, en jouant le rôle de résistant à la raison.

                                            On peut s’attendre à tout, pendant une guerre, sale, ( appelez la Hybride ou autre, comme le couple d’enfer) surtout de la part, de celui qui l’as engagé, avec un demi sourire, et avec une voie enrayée ( du sillon) de castrat !


                                            • ETTORE ETTORE 8 juillet 22:53
                                              Attila 8 juillet 18:18

                                              C’est exact, mais c’est un des problèmes auquel un mouvement politique et social doit faire face aujourd’hui et trouver des solutions : ils ont le pognon, nous avons le nombre.


                                              Attila...

                                              Le nombre est une aubaine,tout autant, pour qui sait le manipuler, et le pognon y aide.( et généralement, ceux qui manipulent, ont aussi, le pognon, pour le faire, celui des manipulés, entre autres)

                                              j’en veux pour preuve, ses systèmes « d’entraides » qui s’insurgent contre ce nouveau monde sans argent, qui doit advenir, et qui s’y préparent, en mettant en place des cellules de services, basés juste sur des compétences d’échange...

                                              Imaginez, quand même, qu’ils pourfendent ce monde qu’ils veulent empêcher d’éclore, ce monde ou l’argent, le bien financier n’auras plus court, ou....

                                              « vous n’aurez plus rien, mais vous serez heureux  »

                                              Mais, par leur action, ils contribuent à assoir prématurément, ce système qu’ils abhorrent  ?

                                              Alors, le nombre, soit !

                                              Mais quel type de nombre, et pour faire quoi, ?

                                              Quand on voit « que ce nombre » se déplace comme un banc de poissons, ou comme un vol d’étourneaux, mystifiant qui il veut, sans donner l’ordre du plan de VOL !

                                              Le nombre......


                                              • Attila Attila 8 juillet 23:27

                                                @ETTORE
                                                « Mais quel type de nombre, et pour faire quoi, ? »
                                                Il y a un livre dont on cause beaucoup sur certain réseau social, c’est « Le viol des foules » de Serge Tchakhotine.
                                                Il y écrit que dans une population, il y a 90 à 93% de moutons de Panurge. Ceux qui restent sont susceptibles d’agir, soit 7 à 10%.
                                                La population adulte est d’environ 45 millions, 7 à 10% cela fait entre 3 et 4 millions.
                                                Voilà le potentiel. Pour en décider une bonne partie, il faut leur proposer un projet qui les séduisent, donc forcément consensuel, en dehors d’une idéologie trop marquée : résoudre les problèmes des français.

                                                .


                                              • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 00:49

                                                @Attila
                                                Permettez-moi une incise.
                                                Il se pourrait bien que ce pourcentage de 3 à 4 millions de personnes beaucoup plus en réalité) soit celui de tous ceux qui ont compris ce qu’il se passait et qui ont finalement décidé de réagir.

                                                Bien à vous,
                                                Renaud Bouchard



                                                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 9 juillet 00:42

                                                  @Durand
                                                  Bonjour et merci pour cette excellente nouvelle.

                                                  La BCE patauge depuis un bon moment et chacun attend toujours de voir à quoi pourra bien ressembler l’arme « antifragmentation » annoncée par Mme Lagarde.

                                                  Bien à vous,
                                                  Renaud Bouchard


                                                • ykpaiha ykpaiha 9 juillet 03:14

                                                  Mr Bouchard , Bonsoir,
                                                  J’ai lu et relu votre dossier, et me reste une question essentielle :

                                                  En effet quiconque avec un peu de jugeote ou même simplement deux sous de bon sens ne peu qu’acquiescer au bilan que vous dépeigner avec brio.

                                                  Cependant reste en suspend en regard avec les histoire récentes, quid de l’avenir de tout ce fatras ?

                                                  Je ne vois pas les US lâcher ainsi une proie si docile, que les oligarques ont patiemment mis sous leur coupe.

                                                  Les allemands vont ils volontairement reprendre le fil de leur histoire ?

                                                  Il n’y a pas en France ni le ressort, ni la capacité politique (on l’a vu lors des crises recentes) a faire front, nous allons subir donc la fuite des écervelés, leur tisser un tapis de louanges ?

                                                  Ce n’est pas nos représentants ou pseudo oppositions actuels qui ont l’intention même de le faire , pourvu que c’a dure...

                                                  Un écrasement a la mode URSS me semble peu probable, ils ont compris que c’a n’irait pas plus loin et ont éteint la lumiere, mais les structures sociales ont tenu et ont tant bien que mal résisté, permettant ainsi le renouveau de la Russie.
                                                  Lorsqu’on lit des gens comme Douguine ou D.Orlov (les 5 phases de l’effondrement ) Il n’y pas de structure en veille ou en attente dans nos sociétés, tout a été balayé dans une auto dérision suicidaire.

                                                  Le conflit actuel en Ukraine en est a mon avis le symptôme le plus visible, on s’accroche a de chimeriques absurdités qui comme la piquouse universelle sauvera le monde, vont jusqu’a dire que Zelinsky doit négocier, que l’Otan (UE° est avec eux.. en bref ce dont les Russes ne veulent meme plus entendre parler,

                                                  Nous n’avons plus rien pour négocier ou pour amortir le choc, et j’ai bien peur que plus on fera durer cette agonie plus douloureuse sera la fin, mais finalement n’est ce pas souhaitable.


                                                  • BA 9 juillet 09:05

                                                    Après 50 ans de construction européenne et de mondialisation heureuse, le résultat est … le chaos.


                                                    Un des partisans de la construction européenne et de la mondialisation heureuse, Jacques Attali, vient de reconnaître cet échec total : cette politique menée depuis 50 ans aboutit à un désastre.


                                                    Les démocraties occidentales foncent vers le chaos.


                                                    C’est un terrible constat d’échec, dressé par Jacques Attali lui-même.


                                                    Jacques Attali écrit :


                                                    Vers le chaos, en 6 étapes.


                                                    Il faudrait être le dernier des aveugles pour ne pas voir que la structure même des institutions démocratiques est en train de craquer dans de très nombreux pays ; et en particulier dans les plus riches :


                                                    Aux Etats-Unis, le précèdent président, après avoir truffé les plus hautes institutions judiciaires du pays de magistrats clairement décidés à revenir sur les principaux acquis démocratiques des soixante dernières années, a tenté un coup d’Etat pour rester au pouvoir, avant de devenir le favori de la prochaine élection présidentielle, dans un climat d’affrontement très brutal.


                                                    En Grande Bretagne, le règne de Boris Johnson, commencé comme une comédie bouffe, se termine comme une triste farce, dont la démocratie sortira très affaiblie, sous les applaudissements de la presse à scandale et la colère des victimes du Brexit.


                                                    En Allemagne, une coalition aux abois essaye de maintenir en vie un gouvernement attaqué à la fois par les partisans d’une alliance russe, et ceux d’une soumission plus grande aux Etats Unis. 


                                                    Même aux sages Pays-Bas, la maladroite gestion d’une réforme agricole visant à accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre a mis tous les paysans dans la rue, entraînant des grèves innombrables, et provoquant des violences gigantesques qui semblent dépasser les initiateurs du mouvement.


                                                    Enfin, en France, une majorité relative, attaquée sur sa gauche et sur sa droite par des extrêmes incapables de produire un plan réaliste de gouvernement, voit s’annoncer des colères et des grèves, sans même attendre la traditionnelle rentrée sociale.


                                                    Face à cela, les dictatures russe et chinoise, ironiques, pensent que le temps travaille pour elles, que l’Occident va bientôt capituler, trop occupé à retrouver son gaz et son pétrole, et à empêcher la révolution de s’étendre ; et elles s’apprêtent à avaler, comme premières prises de guerre, l’Ukraine et Taiwan.


                                                    De fait, les événements ne leur donnent pas tort. Si on continue comme ça, l’Histoire est à peu près écrite : les démocraties foncent vers le chaos, en six étapes.


                                                    1. - Exaspération : les peuples ne comprennent plus comment, après avoir été bercés de promesses de bien-être, de croissance et de progrès social, ils se trouvent brusquement confrontés à des raretés, des catastrophes naturelles, des pannes d’ascenseur social, qui se traduisent par de l’inflation et du pessimisme, sans que le pouvoir politique ne semble capable d’y remédier.


                                                    2. - Manifestations : face à cela, les plus touchés réagissent. Très souvent, cela commence par les paysans, très vite rejoints par tous les exclus de la modernité, et en particulier les habitants des territoires délaissés.


                                                    3. - Délégitimation : devant l’incapacité des élites qui les dirigent à organiser une économie juste et capable de concilier ces objectifs apparemment contradictoires, les peuples ne croient plus en leurs institutions et se mettent en marche pour en renverser les dirigeants et en piétiner jusqu’aux symboles les plus sacrés.


                                                    4. - Désorganisation : dans une telle situation, les services publics se défont, les règles de sécurité ne sont plus respectées, les hôpitaux sont désertés, les écoles sont abandonnées, les forces de police sont débordées ; le fonctionnement de sociétés complexes devient impossible.


                                                    5. - Révolution : quand un pouvoir démocratique se sent ainsi attaqué, il se crispe, prend peur, multiplie les erreurs, et il perd vite le contrôle de la situation. Les tentatives innombrables de révolutions qui avaient jusqu’alors échoué finissent par réussir, et les régimes les mieux établis finissent par tomber.


                                                    6. - Contre-Révolution : effrayées de leurs audaces, les bourgeoisies, un temps alliées aux peuples pour se débarrasser d’élites qu’elles avaient elles même créées, se ressaisissent et mettent en place des régimes autoritaires.


                                                    Si l’on ajoute que désormais plus d’une personne sur dix dans le monde souffre de la faim, que la moitié des enfants de la planète n’a pas eu accès à une école décente depuis deux ans, on comprendra que la colère et la révolution ne seront pas qu’une affaire de riches frustrés, mais que la rencontre de deux colères, celles des riches et celles des pauvres, peut entraîner le monde vers le chaos.


                                                    La solution existe. Elle est toujours la même : expliquer, dire la vérité, être juste, tracer des perspectives, montrer qu’il existe un projet démocratique mondial, national et local, qui permettrait de satisfaire à la fois les exigences de la frugalité et celles de l’abondance : celui de l’économie de la vie, dont la croissance ne suppose pas un gaspillage croissant de ressources naturelles. Il serait passionnant de le comprendre, de l’expliquer, de le mettre en œuvre et de réunir les peuples autour de ce seul projet qui peut sauver l’humanité.


                                                    https://www.attali.com/prospective/chaos/


                                                    • NiNi NiNi 9 juillet 10:34

                                                      @BA
                                                      Attali qui parle d’échec, c’est comme un pendu qui parle de corde… Que ce qui reste de ce type qui a participé à presque tous les échecs passe devant un miroir…


                                                    • roman_garev 9 juillet 14:59

                                                      @BA
                                                      « Les démocraties occidentales foncent vers le chaos. »
                                                      Des constructions éphémères, privées de toute force vitale, basées uniquement sur le pillage du tiers monde et sur l’exploitation cruelle de sa main d’oeuvre, vouées d’avance à l’échec, appelés hypocritement « des démocraties occidentales » foncent inexorablement et logiquement vers le chaos.


                                                    • Eric F Eric F 9 juillet 18:48

                                                      @BA
                                                      oulah, constat catastrophiste d’Attali sur la chute des démocraties, mais ses solutions de ’’projet démocratique mondial’’ ressemblent à celles exposées dans ’’la grande réinitialisation’’


                                                    • zygzornifle zygzornifle 9 juillet 09:52
                                                      Mortelle plaisanterie d’une économie de guerre conduite par un gouvernement d’imposteurs

                                                      on peut dire aussi :

                                                      Mortelle plaisanterie d’une économie d’imposteurs conduite par un gouvernement de guerre.....

                                                      • ETTORE ETTORE 9 juillet 11:23

                                                        Pour l’instant, dans la cour centrale de cette Your Hope, sont assemblées, minutieusement, les pièces d’un échafaud, et juste en face, on remonte précautionneusement, la guillotine.

                                                        On ne sait pas encore qui des deux seras usité....

                                                        L’échafaud pour le peuple ou, la guillotine pour la gente dirigeante.

                                                        Mais voilà, en cas de désistement de l’un ou de l’autre, il n’y auras pas de festivités.

                                                        Alors, DECIDEZ VOUS !

                                                        ZUT !

                                                        et lol !


                                                        • jjwaDal jjwaDal 9 juillet 12:29

                                                          Pour abonder sur votre point de la légèreté abyssale de la réflexion ayant abouti aux sanctions économiques, il faut souligner qu’ils sont payés pour savoir que l’OTAN ne pourrait résister à l’armée Russe s’il lui prenait l’idée de botter le derrière des pays d’Europe Centrale qui sont ouvertement hostiles à la Russie (Lituanie et Pologne au hasard). Cela est reconnu par des spécialistes comme Scott Ritter récemment.
                                                          Or, non seulement la défense de l’U.E. est en carton pâte, mais elle n’a nullement cherché à développer par ex son indépendance énergétique via le nucléaire par ex. Se souvenir que l’essentiel des panneaux solaires sont fabriqués en Chine, source également de multiples ressources pour les éoliennes. Sa seule alternative était de trouver un terrain d’entente avec la Russie mais en l’absence d’intérêts communs des régions européennes, aucune volonté de politique étrangère commune ne peut émerger.
                                                          Par ailleurs les sanctions économiques à ce niveau sont un précédent extrêmement dangereux si d’aventure nous poussons la Chine a annexer Taïwan par la Force. Imposer un régime de sanction à la Chine est virtuellement impensable vu notre degré de dépendance sur des milliers de produits cruciaux (ils produisent par ex plus de 40% des antibiotiques dans le monde, sans parler de l’essentiel des bases chimiques pour produire nos médicaments...).
                                                          Problème similaire sur le plan militaire avec la Chine qui dépense 1 quand les USA en dépensent 20 pour acquérir les mêmes armements. Le piège est parfait pour la Chine, car le complexe militaro industriel ne lâchera jamais un fruit aussi juteux que les contrats du Pentagone (se souvenir de la catastrophe financière du F-35 par ex).
                                                          Un dossier très complexe et aux évolutions assez imprévisibles donc.


                                                          • roman_garev 9 juillet 15:38

                                                            Comme le disait Emmanuel Todd en juin 2014 après le Maïdan :

                                                            « L’Europe est peut-être allée chercher sa mort en Ukraine ».


                                                            • roman_garev 9 juillet 15:57

                                                              La politique hégémonique des États-Unis repose sur trois hypothèses :

                                                              • assujettissement de la Russie,
                                                              • conversion de la Chine à une vision anglo-saxonne du monde et
                                                              • instrumentalisation du dollar pour contrôler les économies nationales.

                                                              Ces trois hypothèses se sont révélées fausses. Dans son discours de février 2007 à la Conférence de Munich sur la sécurité, Vladimir Poutine rejeta l’asservissement auquel la Russie était destinée. En dévoilant à l’automne 2013 la création d’une nouvelle route de la soie, Xi Jinping révéla au monde les ambitions de la Chine. Quant au dollar dont le rôle au cœur du système monétaire international donne aux États-Unis un avantage économique, politique et financier considérable, il s’agit d’une arme potentielle – une arme qu’il faut exhiber sans jamais l’utiliser – tout comme l’arme nucléaire dont l’existence et non l’utilisation est garante de la paix.

                                                              En gelant les réserves de change russes, après avoir gelé les avoirs vénézuéliens, iraniens, syriens et afghans, les États-Unis ont commis une erreur irrémissible et détruit cette arme. En réponse à cet acte illégal en droit international, la Russie et la Chine, et très probablement l’Inde, le Brésil et l’Afrique du sud1, vont créer un nouveau système monétaire international avec une nouvelle monnaie de réserve, concurrente du dollar, l’un des socles sur lequel repose l’empire américain. Cela prendra du temps, mais le résultat n’est pas en doute. En usant le dollar pour affaiblir ses adversaires, Washington s’est lui-même affaibli. Ainsi, des trois hypothèses sur lesquelles reposait l’empire américain, la plus solide et la plus redoutable a-t-elle été amoindrie par l’Amérique !

                                                              Cela a des conséquences cataclysmiques pour les États-Unis. Ils ne pourront plus financer leur double déficit (budgétaire et commercial)2 par l’émission de bons du Trésor vendus à leurs créanciers étrangers3. A l’avenir, ceux-ci investiront leurs surplus commerciaux dans la monnaie de réserve nouvellement créée. Avec ses huit cents bases militaires à travers le monde et la CIA, le dollar était l’une des armes les plus efficaces de l’empire américain. La CIA demeure, mais la perte du statut de monnaie de réserve du dollar met fin au financement des bases américaines à bon compte4. La valeur nominale du dollar va se déprécier, confirmant la baisse réelle de son pouvoir d’achat5. Ainsi, tout comme la dévaluation de la livre sterling de septembre 1931 mit fin prématurément à l’empire britannique6, la dépréciation du dollar mettra-t-elle fin à l’empire américain.

                                                              Washington acceptera-t-il ce nouveau monde où la Russie sera l’arbitre des ambitions sino-indiennes ou aura-t-il un sursaut suicidaire pour préserver ou reconquérir son statut ?

                                                              Jean-Luc Baslé


                                                              • roman_garev 9 juillet 16:09

                                                                Poutine. le 7 juillet : « Ce soi-disant Occident collectif, dirigé par les États-Unis, a été extrêmement agressif envers la Russie pendant des décennies. Nos propositions de créer un système de sécurité équitable en Europe ont été rejetées. Les initiatives de travail commun sur le problème de la défense antimissile ont été rejetées. Les avertissements sur le caractère inacceptable de l’élargissement de l’OTAN, en particulier aux dépens des anciennes républiques de l’Union soviétique, sont ignorés. (…) Et pourquoi ? Parce qu’ils n’ont tout simplement pas besoin d’un pays comme la Russie – voilà pourquoi. C’est pourquoi ils ont soutenu le terrorisme, le séparatisme en Russie, les forces destructrices internes et la « cinquième colonne » dans notre pays. Tous ont reçu et reçoivent encore le soutien inconditionnel de cet Occident très collectif. …

                                                                On nous dit, on entend aujourd’hui que nous avons déclenché la guerre dans le Donbass, en Ukraine. Non, elle a été déclenché par cet Occident très collectif, organisant et soutenant un coup d’État armé anticonstitutionnel en Ukraine en 2014, puis encourageant et justifiant le génocide contre les habitants du Donbass. Cet Occident collectif est l’instigateur direct, le coupable de ce qui se passe aujourd’hui. …

                                                                En d’autres termes : « Non, vous n’êtes pas sur le point d’être défaits, vous l’êtes déjà. Vous n’êtes plus qu’un cadavre encore chaud qui va se raidir bientôt ».


                                                                • Jetokex Jetokex 9 juillet 20:56

                                                                  Bonjour.

                                                                  Spoiler : Rien d’autre que la force ne les arrêtera. Aucun scandale, aucun procès, aucune action de l’opposition ou de la société civile ne les arrêtera.

                                                                  Aucune grève, aucune campagne de réinformation, aucune contre culture, aucune alternative économique ne sera autorisé a exister si elle les menace.

                                                                  La police leur obéira, aveuglément, jusqu’à des taux de perte qui n’étonnerons pas ceux qui connaissent l’histoire. Ils serons les derniers défenseurs du régime.

                                                                  Ils tabasserons chaque corporations qui osera bouger. Il remplacerons, enfermerons et assassinerons chaque début de leadership ou d’organisation 

                                                                  Vous ne sortirez de cette merde que par le coup d’état, l’insurrection, ou l’invasion étrangère. Commencez a en tenir compte dé maintenant.

                                                                  Félicitations pour avoir survécu jusqu’ici.

                                                                  Crd++


                                                                  • André 9 juillet 23:50

                                                                    Triste constat  tout est vrai dans votre article. Il est certain que le désastre est inévitable. Le Poudré avec toute son équipe d’ignares est capable du pire. Cette bande de cinglés, peut encore provoquer une guerre avec la Russie. Il est certain que la Russie d’aujourd’hui, avec son arsenal nucléaire et ses vecteurs hypersoniques, va vitrifier les États-Unis et les États de l’OTAN possédant des armes nucléaires, dans l’heure qui suit.

                                                                    Ils sont tous tellement stupides, que dans une guerre provoquée avec la Russie, l’histoire de la France a de bonnes chances d’être terminée.


                                                                    • Iris Iris 10 juillet 00:24

                                                                      @André

                                                                      Il est certain que la Russie d’aujourd’hui, avec son arsenal nucléaire et ses vecteurs hypersoniques, va vitrifier les États-Unis et les États de l’OTAN possédant des armes nucléaires, dans l’heure qui suit.


                                                                      Les Russes seraient donc des cinglés prêts à causer la mort de centaines de millions, eux compris ? Vous allez sûrement me dire que vous les connaissez bien les Russes...

                                                                    • André 10 juillet 01:25

                                                                      @Iris

                                                                      Quand les Américains ont-ils utilisé la bombe atomique ? Combien de bombes les Américains ont-ils utilisées ? Je suis convaincu qu’en cas de guerre entre la Russie et l’OTAN, il s’agira d’une guerre nucléaire. Je suis également convaincu que l’avantage que représentent les forces nucléaires de la Russie aujourd’hui sera utilisé immédiatement par la Russie. Dire que la Russie sera également attaquée par les pays de l’OTAN dotés d’armes nucléaires est complaisant. Je suis également certain qu’au moment où les 15 ogives nucléaires transportées par Sarmat exploseront et couvriront l’ensemble du territoire de la France, par exemple, il n’y aura plus personne pour ordonner une contre-attaque nucléaire en France. Et même si cela devait arriver, les batteries russes S500 seront capables de les abattre. Et une dernière chose, ceux qui ont eu la chance de survivre, où trouveront-ils un territoire non contaminé ? La consolation que des missiles français dotés d’ogives nucléaires puissent tomber sur la Russie est insensée. Chacun se console autant qu’il peut. Mais c’est un non-sens.
                                                                      Quelle consolation, je suis mort, mais mes autres compatriotes me rendront la pareille.


                                                                    • Iris Iris 10 juillet 13:59

                                                                      @André

                                                                      La consolation que des missiles français dotés d’ogives nucléaires puissent tomber sur la Russie est insensée. Chacun se console autant qu’il peut. Mais c’est un non-sens.

                                                                      Ce n’est ni une consolation ni un non-sens mais l’équilibre de la terreur.
                                                                      Je ne vous comprends pas, cette situation et les scénarios possibles sont étudiés depuis quelques décennies maintenant.

                                                                    • roman_garev 10 juillet 17:59

                                                                      @Iris
                                                                      « les scénarios possibles sont étudiés depuis quelques décennies maintenant ».
                                                                      Oui, mais, ces décennies passées, la donne a radicalement changé.
                                                                      Les USA se sont calmés sur leurs missiles des années 60-70 (contre lesquels la Russie possède suffisamment de S-400). Leur défense anti-missile est capable de parer à des attaques de missiles balistiques à travers le pôle nord. Mais pas d’une autre direction. Quant au Posseidon, aux missiles hypersoniques et autres armes russes de nouvelles générations ils n’ont absolument rien à leur opposer. Et ils le savent très bien, contrairement à vous, c’est pourquoi ils ont tenté d’effacer la Russie à la fois économiquement et par les mains des Ukrainiens, tant que les Sarmates et les S-500 ne les priveraient du dernier espoir de vaincre.


                                                                    • confiture 10 juillet 18:10

                                                                      @roman_garev
                                                                      oui mais pourquoi le matériel arrive t’il toujours en Ukraine ? pourquoi pas de tir de S400 ? (notamment en Syrie) ? ne sommes-nous pas dans tintin au pays des soviets ?


                                                                    • roman_garev 10 juillet 18:39

                                                                      @confiture
                                                                      Quoi de commun entre la guerre nucléaire dont on parle ici et l’absence du tir de S-400 en Syrie, aussi qu’avec l’arrivée du matériel en Ukraine ?


                                                                    • confiture 10 juillet 18:42

                                                                      @roman_garev
                                                                      le point commun est que normalement aucun matériel lourd ne peut entrer en Ukraine


                                                                    • Iris Iris 10 juillet 20:07

                                                                      @roman_garev

                                                                      ils ont tenté d’effacer la Russie à la fois économiquement et par les mains des Ukrainiens,

                                                                      Vous parlez des réactions de l’OTAN à l’invasion de l’Ukraine ? Si c’est le cas tout le monde sait bien que ça ne sera pas suffisant pour mettre la Russie à terre.

                                                                      Et pour le reste, la supériorité de la Russie est peut être réelle, mais certainement pas suffisante pour éviter des millions de morts parmi les siens en cas de conflit nucléaire avec l’OTAN.


                                                                    • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 18 juillet 07:23

                                                                      @André
                                                                      Bonjour ainsi qu’à tous les autres lecteurs et contributeurs.

                                                                      Oui, leur nullité est avérée.

                                                                      "Cette bande de cinglés, peut encore provoquer une guerre avec la Russie. Il est certain que la Russie d’aujourd’hui, avec son arsenal nucléaire et ses vecteurs hypersoniques, va vitrifier les États-Unis et les États de l’OTAN possédant des armes nucléaires, dans l’heure qui suit.

                                                                      Ils sont tous tellement stupides, que dans une guerre provoquée avec la Russie, l’histoire de la France a de bonnes chances d’être terminée."

                                                                      Bien à vous,

                                                                      Renaud Bouchard



                                                                      • roman_garev 10 juillet 18:03

                                                                        Josep Borrell : « Les agriculteurs en grève en Italie et aux Pays-Bas sont des amis de Poutine. »

                                                                        Il s’avère que Poutine a bien plus d’amis que Borrell.


                                                                        • Xenozoid Xenozoid 10 juillet 18:17

                                                                          @roman_garev

                                                                          tout ceux qui seront contre seront des traitres, c’était écrit et prévisible,je l’avais dit que les protestation seront pour diffuser un message, la cible c’est nous tous 

                                                                          et je vais aller encore plus loin ces actions sont organiser par le gouvernement,ouaip,elles sont là en plein jour, je me demande si vladimire ne fait pas le boulot pour eux sans vladimir il aurrait falu l’inventer, il y a quand meme 25 millions de cochons au pays bas,sans compter les autres....m’enfin si c’est la faute a poutine ,tant pis,je suis sur qu’il s’en fout


                                                                        • https://twitter.com/JusteMilieu3/status/1546070235932926008


                                                                          Déclaration du ministre délégué des Outre-Mers ...

                                                                          Que ceux qui ne veulent pas des éoliennes soient privés d’électricité ....

                                                                          Au fait E.Borne disait ;
                                                                          -nous travaillerons de bonne foi et en bonne intelligence, comme nous le demandent les Français.


                                                                          Y ’a du vent dans les voiles ..



                                                                            • COVIDIOT Hystérico-débilo-menthe-à-l’eau ....

                                                                              Propos Bornien .

                                                                              « Nous devrons enfin poursuivre notre sortie de la société du gaspillage et du tout-jetable. Il faut du réemploi, de la réparation, du recyclage ; cela crée de l’activité, du pouvoir d’achat. ».


                                                                              Ne jetons pas le covid avec l’eau du bain , c’est du gaspillage , nous réactualiserons le covid pour la rentrée 2022 , pas de gaspillage inutile .

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