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Accueil du site > Tribune Libre > Mouvement les Gilets Jaunes : les grands abonnés absents

Mouvement les Gilets Jaunes : les grands abonnés absents

 

          Mai 68 ouvrier, l’École libre avec son million de manifestants sous Mitterrand, les mobilisations lycéennes des années 90, la longue grève de 1995, les émeutes de 2005 dans les « banlieues » de nos métropoles, les Bonnets Rouges, Notre Dame des Landes…

Les modes de contestation et les modalités des luttes de type Gilets Jaunes (GJ) apportent aujourd’hui la confirmation irréfutable suivante : la « Rue » dans son acceptation la plus large - mégapole, urbain, péri-urbain, campagne-urbaine et campagne profonde -, est bien le dernier lieu d’une expression à la fois citoyenne et populaire d’une radicalité qui seule permet de contrer des politiques qui hurlent à l’injustices.

 

gilets jaunes tous ensemble.jpg

 

       Reste néanmoins à déplorer les grands absents aux côtés des Gilets jaunes :

 

Ces français issus de l’immigration pour commencer, et alors que cette catégorie de Français est sur-représentée au sein des classes populaires : salaires, conditions de travail, conditions de vie ; enclavement et stigmatisation.

Une analyse des raisons de cette absence est urgente ; et s’ils sont peu nombreux à s’y coller (sociologues et journalistes) c’est sans doute pour la raison que toute analyse pourrait tordre le bras du politiquement correct car force est de constater que ce refus de s’engager pourrait révéler un problème de légitimité citoyenne et sociale à l’origine de laquelle on trouvera tout un pan de notre société sur lequel les médias n’ont pas cessé de « taper », leurs éditorialistes en tête, avec une complaisance inouïe en toute impunité : auto-dépréciation, doute sur sa propre légitimité ( Qui suis-je pour me révolter ?), dissuasion, intimidation… si le cœur n’y est pas c’est que le courage a sombré face à trente ans et plus de procès d’intention et d’instrumentalisation de tout un territoire et de toute une communauté dépréciée et culpabilisée sans vergogne. Faut dire que tous les attendent au tournant. Toutes les banderoles sont déjà prêtes et les Unes des médias aussi : « Daesch est dans les rues ! Aux armes citoyens de souche européenne ! Aux armes ! »

Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention : le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

Ces lieux dits quartiers, dits ban-lieues (lieux au ban de la société ?) sont aussi terriblement marqués socialement, éthiquement et religieusement ; il y règne un esprit de corps, un esprit communautaire qui fait que tous bougent ensemble ou bien personne (souvenons-nous des révoltes de 2005 !). D’autant plus que peu nombreux sont ceux qui souhaitent défendre ces territoires qui plombent les CV ; aussi, dès que la situation d’un de ses habitants le permet, celle-ci ou celui-ci n’a qu’un désir : en sortir - passer à l’Ouest, de Bobigny à Courbevoie ; de Bondy à Issy les Moulineaux !

Si d’aucuns peuvent s’en réjouir ( L’Elysée, Matignon, les Médias et la quasi-totalité de la classe politique : LR, LAREM, RN en tête), il n’en reste pas moins que le revers de la médaille de cette absence a pour nom : un sentiment d’appartenance à notre Nation qui s’étiole année après année.

 

gilets jaunes les abonnés absents

       Autre absence : celle des agriculteurs (à 300 euros par mois !) qui n’ont sans doute même plus la force de se mobiliser et que la Confédération paysanne et la FN-SEA ont abandonnés à la faillite et au suicide.

Là encore, si on trouvera toujours du monde pour s’en féliciter (un problème de maintien de l’ordre en moins à gérer !), il est vain de chercher à nier le fait que notre pays profondément divisé, atomisé, n’est plus capable que d’une chose : exclure des millions de nos concitoyens… a fortiori les plus anciens d’entre nous de par leur métier et leur savoir-faire ; des agriculteurs victimes d'un système qui fera mourir de soif celui qui apporte de l'eau, et de faim celui qui cultive la terre.

 

       A noter aussi, l’absence de nos dits "Intellectuels" à quelques exceptions près : Todd, Onfray et Éric Hazan - ce dernier étant un spécialiste de l’insurrection, il est vrai ; Frédéric Lordon qui est intervenu dans les premiers jours, aujourd’hui est silencieux ; pourtant, il avait toute sa place autour du mouvement Gilets Jaunes ; effrayé par E. Chouard, il s’est très vite retiré : courageux mais pas téméraire Lordon !

Si tout ce beau petit monde d'Intellectuels est resté muet c’est qu’ils ont compris très vite qu’il n’y avait aucune place pour eux dans ce mouvement livré à lui-même certes, mais pas si désorganisé que ça ; aucune place, aucune porte d’entrée, aucune voie de passage, aucun intermédiaire susceptible de les y faire entrer. Ce qui prouve, si besoin était, que nos intellos de service n’ont aucun contact avec ceux qui ne leur ressemblent pas : les jeunes futurs diplômés du mouvement "Nuit debout" : oui ! Les Gilets Jaunes dans toute leur diversité populaire : non ! Mille fois non !

 

        La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant : cette dissidence se contente de commenter les événements de loin, de très loin ; ce qui prouve le niveau de relégation des classes populaires isolées, reléguées, parquées ; quand elles bougent, personne n’est capable de faire le lien avec elles.

 

       Et maintenant...

       Convergence des luttes ? Vous avez dit « convergence des luttes » ? Mais alors, qui a pu croire un instant, ne serait-ce qu’un quart de seconde, à cette vieille lune ? Sûrement pas les centrales syndicales de nos routiers d’ordinaire si sympas ; après quelques aboiements, le gouvernement s'est fait dessus, et nos syndicalistes sont partis comme des voleurs distribuer quelques euros à leur troupe maintenant satisfaite.

Dommage ! Vraiment ! Tous ces gros poids lourds,... tout ce potentiel de nuisance, quand on y pense  ! Nous tous, nous commencions à rêver à un…

Enfin…

 

        Abandonnés par tous les corps intermédiaires indépendants et autonomes (corps situés entre le citoyen et l'Etat qui a le monopole du droit et du recours à la violence), viennent maintenant et tout de suite à l’esprit, les syndicats dits "partenaires sociaux".... : partenaires privilégiés de l'oligarchie et de la ploutocratie qui nous gouvernent ?

Pensons ne serait-ce qu'aux millions d’enseignants ( il est vrai que l’on ne trouvera guère parmi eux un personnel payé au SMIC ; de plus, il s’agit d’une corporation cadenassée, tenue en laisse par des syndicats intrusifs et autoritaires) ; le personnel de santé aussi (les aides-soignantes non soutenues par leurs syndicats hésiteront sans doute longtemps avant de se mobiliser).

Ces syndicats ne seront donc pas les derniers à regarder ailleurs pendant que les Gilets Jaunes parviennent semaine après semaine, à retrouver leur dignité en sortant de leur isolement pour mieux renouer le contact avec ceux qui partagent leur sort, les mêmes conditions de non-vie et de non-existence faute de moyens et de considération : potentiellement près de 15 millions de nos compatriotes – foyers avec ou sans enfants ; actifs ou non

A propos de cette absence des syndicats de salariés, on pensera à la CGT dont on était en droit d’attendre une autre attitude de la part de sa direction ; une direction frileuse, figée, dogmatique, incapable d’adaptation, incapable de la moindre prise de risque ; lâcheté et incompétence qui expliquent le taux de syndicalisation dans les entreprises du privé ; une structure refermée sur elle-même, une verticalité abusive de maître-chien à la tête d’un chenil ; caractéristique qui a pour origine une seule motivation, ancrée, chevillée au corps, et ce dès les premières heures, les premières années de leur engagement à tous avant la trahison : échapper au travail, à la dictature du salariat et à son humiliation pour ne pas, ne plus, ne jamais partager ses conditions d’existence. Et puis... la carrière ! Gravir les échelons du non-travail au sein d'une structure elle aussi anti-démocratique, arriviste et vénale.

 

cgt à l'elysée.jpg

Pour s’en convaincre, il n’est que de les observer tous lorsqu’ils se rendent qui à Matignon, qui à l’Elysée, la poignée de main chaleureuse, sourire grand format – sourire de rescapé-échappé du monde du travail -, habités par une fierté de garçons de course flattés d’être reçus dans les lieux prestigieux d’une négociation venue chercher les miettes d’une vie digne et riche en opportunités.

Vous pensez ! Cette même CGT s’avérera incapable de faire payer le Groupe Casino qui refusera de verser une prime de fin d’année à ses salariés - et de s’en plaindre dans les médias - alors qu’il suffisait de quitter son poste et de baisser le rideau pour mieux priver d’activité tous les centres commerciaux du Groupe en plein mois de décembre.

 

lyceens à genoux.jpg

 

       Et puis aussi... les Lycéens.

Saluons au passage leur tentative de se faire entendre car eux aussi étaient capables d’exprimer une série de revendications significatives mais ces Lycéens n’étaient pas ceux de 1995 : ils n'ont pas fait long feu ; à la première alerte, à la première menace, à la première injonction – mains sur la tête, à genoux  ! -, de notre police tellement républicaine dans ses mœurs, tous sont rentrés chez Papa et Maman ( surtout Maman !) ; plus de 20 ans après, on a découvert des Lycéens craintifs : des lycéens dévirilisés ?

Sans doute avions-nous oublié que depuis les années 90, l’industrie du divertissement numérique était passée par là. Ce qui fait que… le virtuel ne représente pas simplement un danger d’une déconnexion face à la réalité… le virtuel vous amaigri moralement, physiquement et psychologiquement : il vous inhibe au-delà de toute attente ; quand on en prend conscience, c’est déjà trop tard : on l’a dans le baba !…

Et c’est alors que l’escargot n’a qu’un réflexe : rentrer dans sa coquille ; d’autres mentionneront une niche.

Une chose est maintenant avérée : tous les marchands peuvent dormir tranquilles ; leurs clients sont bien partis pour obéir au doigt et à l’œil.

 

       Début décembre, la rumeur suivante a couru, au sprint qui plus est : le gouvernement craindrait la possibilité d’une connivence des forces de l’ordre avec les Gilets jaunes ; une sorte de retenue de leur part dans ce qui était exigé d’elles : le rétablissement et le maintien d'un ordre profondément injustice et méprisant. Du moins, c’est ce que les médias ont tenté de nous vendre, histoire sans doute de mettre un peu de piment dans l’actualité du mouvement : là encore, une poignée d’euros suffiront à écarter ce danger inexistant.



            

 

Faut dire que l’expression de l'éventualité et de la réalité de ce risque de défection n’était que la marque de l’ignorance…car c’était oublier, ou bien ignorer, l’histoire des mouvements ouvriers et autres mouvements tout au long des deux siècles derniers : la répression dans le sang des Communes de 1830, 1840, 1848 ; 1871 ; c’était oublier Zola et les ouvriers grévistes tout au long du 19è siècle passés par les armes ; plus tard, notre belle police républicaine sous l’occupation ; puis l’affaire algérienne : cadavres descendant le courant des eaux crasseuses de la Seine et d'autres découverts pendus aux arbres de notre belle forêt de Fontainebleau ; ne reculant devant rien, grâce à cette même police, on trouvera aussi des corps près des bouches de métro (Charonne) en 1962.

Aussi, si la police demeure républicaine... force est de constater qu’elle s’y maintient dans notre République sous condition qu’on ne lui demande pas de donner un coup de canif, ou bien de hache (ça dépend de la période et de l’insistance avec laquelle la requête est présentée) dans cet engagement qui serait le sien - engagement républicain indéfectible - pourtant aussi intermittent que friable sur la longue durée : celle des massacres de classes laborieuses et des minorités dominées.

 

        Partis politiques disqualifiés, syndicats inopérants, médias dont l’engagement en faveur d’une information honnête s’est effondré depuis 20 ans au profit de la gestion de carrières au sein d’un univers de pigistes payés au ras de pâquerettes (ce qui ne les empêche pas tous... d’entretenir l’espoir d’un titularisation et pourquoi pas, à terme, d’une nomination à la tête d’une rédaction), les Intellos et autres universitaires (les sociologues entre autres) tous impuissants à nouer un contact quel qu’il soit avec les Gilets Jaunes - la France de l’abstention - sinon en tant que professionnels spécialisés dans la scrutation de « bêtes sociales aussi curieuses que rares »...

Espérons que les absents seront en tirer les conclusions qui s'imposent à leur sujet : "A quoi, à qui servons-nous in fine ?"

 

***

 

       Dévoilement, révélation d’un effondrement moral, intellectuel et culturel sans précédent, perte du sens des responsabilités chez les journalistes et les élus, devoirs civique et citoyen mis au rebut par ces derniers… la grande richesse de ce mouvement, son apport inespéré, c’est son caractère épiphanique : la révélation de ce qui est, de ce que les médias, les Intellectuels, les élus (si mal élus !), les centrales syndicales sont ; révélation de leurs motivations réelles et de leur niveau d'engagement à tous et pour quel profit et pour qui ; révélation du vrai visage de notre République ; cette gueule cassée, borgne, énuclée de ses classes populaires et du souci d'une justice sociale pour tous ; révélation qui nous apporte la confirmation, au-delà de toute erreur possible, de ce que nous sommes nombreux à soupçonner depuis des années : l'organisation de notre société repose sur un seul et unique mensonge : la soi-disant recherche de la concorde et de la justice des conditions d'existence comme ultime projet d'essence et d'esprit humaniste qui plus est. Et ce mensonge est arrivé en fin de vie. La catastrophe est maintenant proche.

 

les gilets jaunes les grands abonnés absents du mouvement

 

        Et c’est alors, et c’est maintenant que Facebook, Youtube et Twitter deviennent les alliés (même si la censure y fait rage !) très involontaires de la contestation d’un ordre économique, financier et politique aussi crapuleux qu’égoïste et lâche dûment assumé par les Jean-foutre d’une classe aussi méprisante que vénale. 

 

_______________

 

Pour prolonger, cliquez : Gilets Jaunes - le dossier

 


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59 réactions à cet article    


  • Zaza Zaza 7 janvier 19:48

    Pourquoi les GJ ne font que chouiner : « Ce qui est mort se meut dans l’ineffectif ».

    Le système capitaliste est une évidence, TINA, trop bien connu et par là devenu inconnu à tte remise en cause. Nuit debout la caricature de la psalmodie masturbatoire vide de nouveauté, rabâchant de vieux poncifs d’il y a 150 ans (la contradiction effective de la découverte de ce qu’est le capitalisme, la lutte des classes).

    Mais la contradiction interne du capitalisme demeure (destruction de la planète, inégalités, démographie etc), et se meut jusqu’au paroxysme sans alternative formalisée, restant dans ce paradigme trop bien connu faisant écran, celui du capitalisme admis comme évidence, d’où la simple réclamation de plus de pâtée, produite par l’expert en pâté... donc réclamée au bon vouloir du capitalisme... Les GJ n’ont pas d’autre effectivité à proposer, seulement un « aménagement », l’état providence d’il y a 150 ans... C’est l’ineffectif.

    C’est un moment essentiel qu’un tel être scindé, ineffectif, lui-même ; car c’est seulement parce que le concret se scinde et fait de lui quelque chose d’ineffectif, qu’il est ce qui se meut.

    Et pour Micron, son paradigme est lui mort, s’agitant en lui-même, comme sur sa lancée ; il ne peut rien proposer, état providence, nation, communauté, famille, entraide etc. et capitalisme total ne sont pas compatibles. Il est dans un oxymore.

     

    Puis vient la contre-idéologie.

     

     


    • baldis30 8 janvier 11:24

      @Zaza

      bonjour,
       « C’est un moment essentiel qu’un tel être scindé, ineffectif, lui-même ; car c’est seulement parce que le concret se scinde et fait de lui quelque chose d’ineffectif, qu’il est ce qui se meut. »

      charabia... charabia, char à bœufs !
      parlez comme le crocheteur du port-aux-foins !


    • Self con troll Self con troll 8 janvier 11:39

      @Zaza
      Si le paradigme était le rideau du théâtre, vous seriez le présentateur qui passe la tête entre deux plis pour voir si les acteurs sont prêts.

      Du discours que vous nous servez, on se demande si la scène est vide ou si ce ne serait pas nous les acteurs. Vous êtes metteur en scène ou presdigitateur ?


    • Zaza Zaza 8 janvier 16:58

      @Self con troll
      Lukacs, le grand marxiste du XXe, a écrit un bouquin qui s’appelle « la théorie du roman ». Les grecs jouaient leur société dans la tragédie, Balzac, la bourgeoisie, Houellebecq le bobo. Et réciproquement, la société joue son roman. Mais elle ne le sait pas, une fameuse citation de Marx, « ils le font mais ne savent pourquoi », par ex détruire la planète...
       
      Il manque à ce site un signalement de réponse à des commentaires.


    • ASTERIX 8 janvier 18:08

      @Self con troll

      VOUS PARLEZ BIEN DE CE JEAN FOUTRE DE GRIVEAUX + INSOLENCE+ MEPRIS qui stocke des fenwiks ( ca élève tout sauf le ministre °) dans sa rue pour que ces gardes du corps vérifient que le portail EN BOIS EST SOLIDE ,,, ???


    • Self con troll Self con troll 9 janvier 10:51

      @Zaza

      Entre Balzac et Houellebecq il y a eu Proust et sa faille entre Guermantes et Swann.

      Il manque à ce site un signalement de réponse à des commentaires.
      Vous voulez dire que c’est pas top pour rejoindre le rassemblement des GJs ? Là, on ne pourra pas vous reprocher d’être hors sujet.


    • Self con troll Self con troll 9 janvier 11:07

      @ASTERIX

      Merci de m’avoir fait penser à installer le relevage avant pour la prochaine manif


    • Zaza Zaza 7 janvier 20:18

      Au contraire de 68, qui n’était pas une contre idéologie, mais un bon en avant vers un capitalisme total détruisant les anciennes normes qui le freinait encore, une avancée de l’idéologie dominante par le fameux libéral libertaire. C’est pourquoi mai 68 a été « effectif » (imaginé puis appliqué) et que les soixante-huitards maoïstes sont maintenant ministériels, eurocrates où prostitués médiatiques installées.

      Le GJ renâcle, est brisé en lui-même, sent intuitivement qu’il faut autre chose, mais ne sait pas quelle est l’alternative possible, sinon de la mendicité à la classe dominante, un retour en arrière, qui n’est pas ds le sens de l’histoire, ineffectif donc.


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 7 janvier 22:37

        Faut laisser le temps au temps.


        • baldis30 8 janvier 11:26

          @La Voix De Ton Maître
          bonjour
          « Faut laisser le temps au temps. »
           ah bon ... il y a actuellement en kiosque un numéro spécial de PLS consacré au temps
          on peut le lire de temps en temps et ne pas perdre son temps


        • Self con troll Self con troll 8 janvier 11:44

          @baldis30
          ... tout en gardant le souci du tempo


        • nenecologue nenecologue 7 janvier 22:39

          Et moi je pense que les immigrés et descendant d’immigrés ne manifestent jamais que lorsque leur « communauté » est en jeu.

          Une preuve de plus qu’ils se désintéressent de ce qui se passe en France.

          Ils ne se sentent pas Français pour un sou , ils ne votent pas , tout ce qu’ils attendent c’est de devenir majoritaire pour pouvoir imposer en France « leur » société.

          Ils ne se rendent même pas compte que ce qui les a poussé eux ou leurs parents à quitter leurs pays d’origine c’est justement « leur » société ...

          Il n’y a de richesse que d’hommes et quand les blancs auront disparus ou auront du s’exiler la France pourra tranquillement couler vers le tiers monde.


          • ASTERIX 8 janvier 18:18

            @nenecologu

            Pour le peuple il est deja dans le tiers monde la banlieue parisienne et d’autres

            villes sont NORD AFRICAINES MEME BIC part en TUNiSIE

            ou il reste peu de tourisme et beaucoup de cas de divorce sport obligatoire comme la religion d ’état !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! chez eux c ’est une industirie !!!!


          • kalachnikov kalachnikov 7 janvier 23:07

            Serge, comment as-tu pu oublier Michéa qui ayant fini de tronçonner son bois ronfle maintenant devant la cheminée ?


            • UnLorrain 8 janvier 09:28

              @kalachnikov

              Mdrrr. Génial.

              Article intéressant ceci dit. Je dois siester seulement, un put... de convoi ex m’a drôlement fait ch... !!


            • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 14:07

              @kalachnikov

              Concernant les Intellos absents... je n’ai pas mentionné de nom puisqu’ils étaient tous concernés à quelques exceptions près comme j’ai pu le rappeler. Quant à Michéa.... c« est vrai que je ne me suis pas inquiété de savoir s’il était intervenu à propos du mouvement les GJ ; en revanche, je sais qu’il a signé une pétition lancée par Causeur avec le soutien de Finkielkraut... 

              Michéa et son histoire de »la gauche n’est pas la gauche, c’est la droite qui est la gauche"... n’a plus qu’une ambition : soigner son image, éviter les acquaintances compromettantes ( je suis sûr qu’il serait incapable de rentrer Chouard  c’est vous dire !) pour que France Culture ne lui ferme pas sa porte (prof de lycée un jour, prof de lycée toujours ! dure dure la relégation !). Lordon aussi. 

              Et puis, quand le peuple est exclu, on en parle... quand il est de retour on l’oublie ( Car l’important c’est que ce Peuple soit sans vraiment être, qu’il puisse briller par son absence et que des auteurs comme Michéa puisse le déplorer : la haine de la bourgeoisie que nous sommes nombreux à partager n’autorise pas que l’on se serve du Peuple pour justifier cette haine qui n’a pas besoin d’une telle justification. 

              De plus, Michéa n’est sans doute jamais allé sur le terrain. C’est un ras de bibliothèque. Un de plus !



            • kalachnikov kalachnikov 8 janvier 23:07

              @ Serge ULESKI

              C’était sorti sur Av mais l’article a disparu. Il y a de quoi se poiler.

              Kalachnikov à la gâchette :

              https://www.agoravox.fr/commentaire5387929



            • kalachnikov kalachnikov 9 janvier 00:10

              @ Yanleroc

              Tu me forces à des recherches dans l’usine à gaz vox et du coup je vais passer pour comploteux.
              Je me suis souvenu que c’est Vera qui avait signé le nartic et c’est celui-là :

              https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/jean-claude-michea-le-mouvement-209896


            • goc goc 7 janvier 23:36

              @ l’auteur

              je m’excuse de n’avoir encore tout lu, mais déjà ce que j’en ai lu, est intéressant et je m’empresse d’y répondre (avant de lire la suite smiley ).

              tout a fait d’accord sur l’absence des « immigres » et des « paysans » (excusez les raccourcis).

              Pour ma part, j’y vois deux raisons simples.

              D’abord dans les revendications généralement évoquées par les Gj, il n’y a pratiquement rien concernant directement ces deux catégories.

              Ensuite on peut évoquer une grande absente dans les revendications, alors qu’elle est en grande partie responsable de la situation de misère, c’est la « banque » avec ses prélèvements abusifs, ses dictatures du compte en « rouge », ses crédits (tel le revolving) qui abaissent l’individu au niveau zéro de l’humanité

              Par exemple concernant les agriculteurs, quid du passage au tout bio alors que ces gens-là sont affamés par la grande distribution et massacrés par les crédits pour du matériel et des produits imposés par la FNSEA.

              Si demain on propose aux agriculteurs sur u contrat de 5 ans de passer au tout bio en échange d’un moratoire sur le crédit et une obligation faite aux distributeurs de passer au tout bio dans la même période, vous verrez les paysans venir sur les rond-points.

              Concernant les immigres, vous avez entierement raison, il est clair qu’ils souffrent d’un refus de reconnaissance culturel, refus d’autant plus grand que de leurs cotés s’aggrandit aussi un intégrisme islamique.

              Si on rajoute à cela une politique continue depuis 20 ans, du 2 poids-2 mesures surtout au plan international, ou nos gouvernants se mêlent des affaires syriennes à coups de bombes, de missiles et d’armement de terroristes, alors que dans le même temps ils reçoivent le boucher de tel-aviv. Alors on peut comprendre leurs « hésitations ».

              Le jour ou on arrêtera le soutient aveugle et inconditionnel au régime sioniste, qu’on recommencera a jouer un rôle diplomatique non-aligné, modéré et tolérant, et qu’on proposera aux immigrés un islam à la française plus équilibré entre respects des croyances et signes ostentatoires (voile, ségrégation hommes/femmes, etc..), on aura fait un grand pas pour redonner vie aux banlieues.

              Je n’oublie pas non plus la ghettoïsation de ces mèmes banlieues par un acharnement a visées électoralistes de parques les immigrés entre eux.


              • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 13:35

                @goc

                « les revendications généralement évoquées par les Gj, il n’y a pratiquement rien concernant directement ces deux catégories. »

                Mais si ! concernant les salaires, les revenus, les retraites : ces populations sont massivement au SMIC horaire et très peu sur des contrats de 35 ou 37hres ( on image le salaire en fin de mois).... et les paysans.... au RSA pour 15 heures de travail par jour. 


              • goc goc 8 janvier 19:35

                @Serge ULESKI
                bonjour Serge ULESKI et bonne année

                Je parlais de mesures spécifiques à ces catégories permettant d’assurer un meilleur niveau de vie de façon durable. L’augmentation du RSA n’est pas la solution, et donner comme seule perspective aux salariés de ne recevoir toute sa vie que le SMIC même ré-évalué parce qu’on n’a pas un prénom « français », n’est pas une solution perenne.


              • math math 8 janvier 07:10

                Les GJ sont libres, alors que les autres sont encadrés soit par l’islam ou des syndicats smiley


                • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 13:37

                  @math

                  Non mais... il n’y a pas que de l’Islam chez cette population .... ils ont une famille à nourrir et la religion ne nourrit certainement pas son homme et sa famille... population que vous trouverez dans les RER dès 5.30 heures le matin.... pas pour aller à la mosquée !


                • beo111 beo111 8 janvier 07:10

                  Merci pour votre excellent article Monsieur ULESKI.

                  Bien d’accord avec vous, je suis même surpris qu’il y ait autant de salariés parmi les GJ. L’autre jour je suis allé discutailler à un rassemblement sur Versailles, tous les salariés, du public ou du privé, avaient des lunettes de soleil, de peur que leur employeur les reconnaisse !

                  Pas d’accord avec vous cependant au sujet des jeunes, vu la débilité de leur dernière lutte contre la sélection à l’université, le mieux est que la colère des Gilets jaunes reste une affaire de grands !


                  • La peur du peuple de la part du pouvoir politique est aussi une spécificité française : il n’y a jamais de référendums, pas de proportionnelle aux législatives, des « relais d’opinions » (syndicats...) muselés et carriéristes. Il faudrait s’inspirer du système suisse : tout le monde est au gouvernement, et ceux qui ne veulent ni s’adapter ni composer avec les autres n’y siègent pas. Détail : les helvètes ont instauré cela suite à... une insurrection armée au XIXème siècle. Seule la violence populaire paie ?


                    • Trelawney Trelawney 8 janvier 09:19

                      Quant à l’économie souterraine qui nourrit des milliers de familles et sans laquelle ces dernières seraient en grande difficulté, ses leaders, ses acteurs et ses petites mains seraient mal avisés d’attirer l’attention : le silence est d’or, la discrétion et la loyauté aussi, et la parole interdite dans ces cercles.

                      La vente de haschich en France représente un chiffre d’affaire d’environ 5 milliards d’euro. Cette vente se fait principalement dans les banlieues et les quartiers populaires et est réalisée par des personnes originaires du maghreb, car la production vient de là bas. Ces 5 milliards entrent directement dans l’économie du pays (achat d’habits de denrées, de voitures etc) et permettent aussi la survie économique des quartiers déshérités qui en font le commerce.

                      Ces 5 milliards proviennent du porte monnaie des étudiants, bobos, intellos etc. Et à 5 euros du grammes, ça vous fait une consommation de 15 grammes par ans et par habitants (bébés compris).

                      Cette économie souterraine est du pain béni pour le politique car s’il n’y avait pas cela, je vous laisse imaginer ce que serait une révolte gilet jaune avec un peu plus de champions de boxe et de karaté dans le mouvement. Donc l’économie souterraine est plus efficace que n’importe quel plan banlieue, n’en déplaise à Borlo.

                      Mais le haschich est une mode qui passe. Le terrorisme islamique est financé essentiellement pas les narco-trafiquants d’Amérique du sud et utilise la même main d’oeuvre que les vendeurs de haschich des banlieues. De plus l’Autoroute A10 (10 ème parallèle) qui part des ports de Carthagène et Barancilla pour arriver directement sur les zone de productions de haschich vous amène directement le produit en grande quantité vers nos banlieues. L’un associé à l’autre développe de manière exponentiel ce traffic. Tranquillement et en toute discrétion, la cocaine et ses dérivés (crac) s’ajoute au haschich. Et a 50 euros le gramme de cocaine, cela vous fait passer le CA de 5 à 15 milliards d’euro.

                      A 15 milliards d’euros le prix du trafic, la discussion se fait directement à l’Elysée et la contre partie est « pas de vague dans les banleiues »

                      Ce n’est pas une histoire de politique. C’est simplement du business


                      • baldis30 8 janvier 11:31

                        @Trelawney

                        bonjour,
                         votre analyse économique est pertinente ... tout s’achète ...


                      • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 13:39

                        @Trelawney

                         et leurs clients à tous sont des Français de souche européenne, massivement. Merci à eux d’entretenir ce business.... 


                      • zygzornifle zygzornifle 8 janvier 10:19

                        La racaille du gouvernement elle au moins a de l’augmentation et des primes ....

                        Castaner fait sortir ses molosses des casernes-chenils et les lâche sans état d’âme sur les manifestants ....


                        • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 13:45

                          @zygzornifle

                          Je doit rajouter un paragraphe concernant le mépris de l’Etat pour sa police, « notre » police, la police. Le vrai mépris il est à Matignon, à l’Elysée et chez les Elus... ce mépris que l’on retrouve pour les Matons, le personnel de santé, les pompiers, les enseignants... salaires, conditions et environnement de travail... : un paragraphe au vitriol que je prépare... contre ce mépris que les syndicats de police n’ont pas le courage de dénoncer ; c’est d’ailleurs la raison pour laquelle l’Etat couvre à chaque fois qu’il le peut, les bavures de la police : exutoire qui permet à cet Etat d’éviter que cette même police comprenne que leur pire ennemi c’est l’Etat. Plus l’Etat les flatte et les couvre, entre deux suicides, plus il se protège d’une prise de conscience qui remettrait en cause la servitude du policier vis à vis de son maitre exploiteur qu’est l’Etat. Pasolini avait compris ça en son temps. 


                        • zygzornifle zygzornifle 8 janvier 10:21

                          Pendant ce temps Benalla se ballade impunément avec ses 2 passeports diplomatiques , son flingue, son coffre fort disparu mystérieusement malgré les scellés et ses SMS échangés avec Tout Ank Macron .....

                          Haaaa il y a chat perché .....


                          • baldis30 8 janvier 11:34

                            @zygzornifle

                            bonjour,
                             mais qu’allez-vous donc insinuer ? songez que c’est le mois sans alcool, et sans viande alors que la récolte de rutabagas est largement insuffisante .. vous reprendrez bien quelques rations vichyssistes .... c’est sain pour la santé !


                          • ZenZoe ZenZoe 8 janvier 10:25

                            Les GJ ont deux revendications principales communes : une meilleure rémunération de leur travail (et de leur retraite) et un peu plus de démocratie.

                            Concernant les immigrés (vous parlez des Maghrébins et Africains j’imagine ?), déjà il se se fichent un peu de la France et de son système politique, et deux, eux ce sont les aides sociales qui les intéressent, pas le même combat. Les GJ ne sont pas des mendiants, les immigrés dont vous parlez, oui dans leur grande majorité.

                            Par contre, les agriculteurs pourraient en effet y participer. Sans doute sont-ils réticents à le faire sans l’accord de la FNSEA. Le problème des agriculteurs, c’est qu’ils sont pieds et poings liés à ce syndicat pourri. Dommage, ils ont toute leur place parmi les GJ.

                            Quant aux syndicats, les GJ s’en méfient - à juste titre.

                            Quant aux lycéens, qi’ils passent leur bac d’abord, après on verra.


                            • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 16:06

                              @ZenZoe

                              « ... déjà il se se fichent un peu de la France et de son système politique, et deux, eux ce sont les aides sociales qui les intéressent »...

                              Vous n’êtes sans doute plus dans la « vie active » pour affirmer une telle ineptie. Prenez donc le RER le matin à 6H et vous verrez si cette population attend après les aides sociales ; les hôtels, les bureaux, les poubelles, le bâtiment, la restauration, les TP, l’hôpital, les ambulanciers, les HEPAD, ... c’est notre merde à tous qu’ils nettoient, partout ! Dommage que mon billet puisse offrir l’opportunité d’un discours d’essence anti-social finalement ! 


                            • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 janvier 16:55

                              @ZenZoe

                              Une tête de maghrébin en gilet jaune c’est invisible.

                              Ce doit être ça qui vous choque. Tant pis pour vous.


                            • JulietFox 8 janvier 11:13

                              Ah les syndicats, surtout cette maudite CGT. A quand un article sur le syndicalisme ?

                              " La dite « dissidence 2.0 »… absente elle aussi ; une dissidence qui a trouvé refuge sur internet depuis plus de 10 ans maintenant 

                              « 

                              J’en fais partie. Durant toute ma carrière, puis à la retraite pendant encore quelques années, j’en ai fait des manifs, signé des tas de pétitions. MAIS JE N’ AI JAMAIS RIEN CASSE, ni brûlé de voiture. Je me suis même interposé entre des excités et la direction de ma boîte que, les 1ers nommés voulaient séquestrer.

                              Quand les »maudits syndicats" hors CFDT bien entendu, ont appelé haro sur la Loi el Kohmri, ils étaient où les gilets jaunes ? Même pendant des manifs le samedi, qui leur est si cher.

                              Ils sont en train de redécouvrir le fil à couper le beurre, l’eau chaude, et la matraque des CRS. Les médias pourris etc...

                              Madame Jacline Mouraud, va fonder son pari. A qui le tour. ? Une nouvelle Edouard Martin ?

                              Je ne suis plus à mon âge qu’un spectateur effaré.


                              • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 janvier 15:58

                                @JulietFox

                                « Quand les »maudits syndicats » hors CFDT bien entendu, ont appelé haro sur la Loi el Kohmri, ils étaient où les gilets jaunes ? Même pendant des manifs le samedi, qui leur est si cher. "

                                Ce n’est pas une excuse ; les classes populaires ont leur propre mode d’action et de réaction ; le taux de syndicalisation est insignifiant dans le privé et les syndicats n’ont jamais mobilisé en dehors de leurs troupes majoritairement du secteur public ; il y a une raison : les syndicats depuis les années 80 ( fin des années 70 disons... avant l’hégémonie du PS), c’est pas fait pour les classes populaires ! Et cet échec est bien le leur. Mais ce qui importe, c’est que le mouvement des Gilets Jaunes ait prouvé qu’ils sont capables de se mobiliser, qu’ils soient soutenus et craints par l’Etat et la classe politique qui n’ont majoritairement rien à proposer. 


                              • TotoRhino TotoRhino 8 janvier 11:15

                                Je suis d’accord sur l’essentiel, sauf en ce qui concerne les agriculteurs. Il faut dire que les médias se gardent bien d’en parler, mais beaucoup de vidéos circulent attestant des nombreux coups de main apportés aux GJ et il n’est pas juste de les mettre sur la touche.

                                https://www.youtube.com/watch?v=XxMhobCBdvY

                                https://www.youtube.com/watch?v=0lvOg3DtSo8

                                https://www.youtube.com/watch?v=fPZwd8vkCLU

                                https://www.youtube.com/watch?v=M6hfQ7cvlDw

                                https://www.youtube.com/watch?v=U2HN5BRyUi0

                                https://www.youtube.com/watch?v=uWJYYT_cBrQ&t=8s

                                https://www.youtube.com/watch?v=Ag-XraK3CWM

                                https://youtu.be/Ond_vRhQqbM

                                https://www.youtube.com/watch?v=LTGhInyb4Ss

                                https://www.youtube.com/watch?v=H2KKma8HQlo

                                https://www.youtube.com/watch?v=R1P3rddF-ts

                                https://youtu.be/seI1d0eYozA

                                Quant aux lycéens, il ne faut pas oublier que ce sont des gosses et la montée en violence des actions policières à leur égard est totalement effarantes et peuvent terroriser lycéens comme parents. Car cette police est complètement à l’ouest de leur mission, quant à la déontologie, elle a été bannie de leur vocabulaire déjà assez pauvre. Il n’y a qu’à voir avec quel naturel les CRS, qui ont mis à genoux ces jeunes gens, ont mis en ligne et commenté leur action.

                                En fait, pour résumer, tous ces constats de détachement ou d’incompréhension, sont le résultat de fractures désormais profondément ancrées au cœur de notre société :

                                • Des hommes politiques à des années-lumière du quotidien des français,
                                • Des banlieues communautaires évincées de la vie de la société,
                                • Une police surarmée formée dans les banlieues difficiles complètement inadaptée désormais à la vie sociale,
                                • Des médias censés représenter un 4ème pouvoir, mais qui a fusionné avec les trois premiers,
                                • Des syndicats béats devant le pouvoir et atteint de cécité quand il s’agit de citoyens non syndiqués,
                                • Des « stars » complètement lobotomisés par les élites bien pensantes qui ne comprennent rien à rien,
                                • Les habitants d’une capitale (et d’une banlieue) totalement déconnectés du reste du pays car vivant plutôt confortablement,
                                • Et une France, pour ne pas dire La France, provinciale totalement oubliée par ceux-ci-dessus.

                                Les divisions sont énormes.

                                En tout cas, ce qu’il faut poser comme question aux absents c’est : comment vois-t-ils leur avenir après le mouvement, quelle qu’en soit l’issue ? Comment pensent-ils conserver leur place dans une France disloquée ou réunie, c’est selon ? Car leur passivité est criante et il va falloir qu’un jour ils s’en expliquent, gare à eux !

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