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Accueil du site > Tribune Libre > N’oserait-on plus se syndiquer en France ?

N’oserait-on plus se syndiquer en France ?

« La faiblesse des syndicats renforcerait les inégalités ». (Le Figaro, 09/03/2015.)
« Un vrai drame français : la faiblesse des syndicats ». (Les Echos, 01/03/2016.)

Le taux de syndicalisation en France est un des plus bas d’Europe, 11% en 2013 et certains le chiffrent à 8,7% maintenant.

Le phénomène a été beaucoup analysé et nombre de causes ont été élucidées. Pourtant, il y a un aspect qui n’a jamais été évoqué, à ma connaissance du moins : n’oserait-on plus se syndiquer en France ?

Cela signifierait donc qu’il pourrait être parfois risqué de se syndiquer, en France.

 

Syndiqué moi-même, à la suite de beaucoup de mes aînés, entourés de parents, d’amis, de collègues, de connaissances proches ou lointaines de ma génération, eux-mêmes syndiqués, j’ai su ce qu’ils ont vécu parfois et je peux témoigner des injustices que certains ont subi.

Mon père, après avoir été élu représentant du personnel peu avant la fermeture de la grosse entreprise qui l’employait en 1966, a mis un an pour retrouver un emploi. A cette époque le travail était pourtant très abondant dans la région. Dès qu’il évoquait son précédent emploi, la place lui était refusée. Finalement c’est un ancien collègue, devenu chef de chantier, qui l’a discrètement recruté dans son équipe.

Dans l’entreprise où travaillait mon beau-père, les enfants des employés étaient embauchés prioritairement. Militant syndical n’ayant pas voulu se soumettre à un ultimatum de son patron, ses trois enfants ont dû partir travailler ailleurs et parfois très loin. Ses deux aînés ne se syndiqueront jamais.

Mon épouse a trouvé son premier emploi dans une concession automobile où existait une section syndicale d’un syndicat très, très modéré. Exceptionnellement cette organisation avait lancé un mot d’ordre de grève nationale d’une journée. Avec quelques collègues des ateliers mon épouse a suivi le mouvement. Quelques mois plus tard elle a été la seule des bureaux à être licenciée lors d’un dégraissage. Quelques années plus tard, dans son troisième emploi, la chose s’est reproduite dans des circonstances similaires.

Un copain ouvrier leader syndical dans une très grosse société internationale de la région est resté au même poste pénible et au même coefficient de rémunération toute sa carrière.

Cela me rappelle que chez Peugeot, une enquête a abouti à des condamnations importantes puis à des accords de reconstitution de carrière pour des militants et des militantes syndicaux lésés de la même façon.

 

Regardons le taux de syndicalisation en 2016 selon le secteur puis, par taille des entreprises :

  • public, 19,8% ;
  • privé, 8,7% ;
  • dans les entreprises de plus de 200 salariés, 14,4% ;
  • dans les entreprises entre 50 et 200 salariés, 11,5 % ;
  • dans les entreprises de moins de 50 salariés, 5%. (source : Capital, 1/9/2017.)

Le fait que dans le public et les grandes entreprises du privé on craint moins de se syndiquer justifie qu’on pose cette question : n’oserait-on plus se syndiquer en France, en tous cas, de manière évidente, dans certains secteurs ?

 

Quand je regarde parmi la nouvelle génération dans ma famille et leurs copains, chez mes jeunes connaissances, aussi loin que j’élargisse le cercle de ceux-ci, je ne trouve pas un seul syndiqué. Le plus souvent il n’y a pas de section syndicale dans leur entreprise.

Et quand c’est possible parce qu’elle existe, ils savent qu’ils n’y ont pas individuellement intérêt parce que ce serait mal vu par leur hiérarchie et parfois même par certains de leurs collègues.

 

Pour répondre à ma question, demandez-vous si dans votre petite entreprise, dans votre équipe, dans votre atelier, votre service, votre département, vous proposeriez à quelques-uns d’aller vous syndiquer ou de former une section syndicale si elle n’existe pas.


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34 réactions à cet article    


  • eddofr eddofr 10 avril 11:48
    En même temps, qui à envie de consacrer du temps gratuitement, en plus de son temps de travail et au détriment de sa carrière pour protéger et défendre des collègues qui n’en ont rien à foutre et qui vous reprocherons le lundi de ne pas en faire assez pour eux (« alors les syndicats, même pas capable de négocier une revalorisation du point ? »), le mardi de perturber le travail et de mettre l’entreprise en danger (« c’est quoi ce con de syndicaliste qui nous emmerde avec son histoire de casques et de chaussures de sécurité ? ») et qui le mercredi viendront vous demander d’intervenir auprès de la direction parce que leur petit chef leur fait des misère ou pour appuyer leur demande de mutation ...


    • BAËSA 10 avril 12:16

      @eddofr
      Ceux qui n’ont pas d’autres moyens de se défendre individuellement et de faire entendre leur voix.


    • Attila Attila 10 avril 12:05

      Bonjour Baësa,

      Outre la peur, une autre cause de la désyndicalisation est certainement la perte de crédibilité des syndicats. Quel mouvement de revendication a abouti à un compromis acceptable ces dernières années ?
      Prenons pour exemple le mouvement contre la loi El Khomri : malgré une forte mobilisation, il a totalement échoué. La stratégie était-elle la bonne ? Mailly a avoué après le constat d’échec qu’on ne pouvait pas demander aux salariés de venir manifester chaque semaine. Et je rajoute : surtout en plein milieu de semaine.

      Le seul mouvement ayant totalement réussi est le mouvement contre l’écotaxe. Il a été piloté par une organisation indépendante gérée par des gens de terrain. Il pourrait servir d’exemple à des organisations déterminées.

      J’en conclus que les organisations existantes ne sont pas capables de prendre la mesure de l’évolution de la classe politique au pouvoir. On ne peut plus gérer un mouvement de protestation comme du temps de Chirac ou Mitterrand. Depuis Sarkozy, Hollande et Macron, on n’a plus affaire à des hommes politiques mais à des mercenaires payés et récompensés après avoir fait le sale boulot. Les dirigeants syndicaux sont dans le même cas de figure : Nicole Nottat et Jacques Chérèque de la CFDT ont bénéficié de nomination à des postes après de bons et loyaux services contre les salariés. On a vu aussi Thierry Lepaon nommé président d’un comité pour la langue françouaise après ses exploits au sein de la CGT.

      .


      • Dzan 10 avril 16:04

        @Attila
        Ah l’ écotaxe, et les benêts bretons !
        A vous écouter, il faut casser, bruler, détruire ?
        La FNSEA emploie ce genre de manifestation, avec de gros tracteurs, du lisier, du fulier, etc...
        Imaginez, un seul instant des ouvriers vouloir en faire autant, avec leurs voitures.
        Immédiatement, la maréchaussée, relèvera les plaques, et ce sera une pluie de PV.

        Les gens ne veulent plus se syndiquer, car ils ont PEUR.
        Peur de perdre leur boulot, si fragile.
        Nous sommes dans un pays avec tant de chômeurs. « T’es pas content, il y en a 50 qui attendent ta place »
        Je suis entièrement d’accord avec vous, quant au sinistre LePaon et les béni oui oui de la CFDT.


      • Attila Attila 13 avril 13:27

        @Dzan
        Tiens, les benêts maintenant. Les nigauds, les benêts vous disent Merbes (Belgique).
        Les nigauds et les benêts ont gagné contre le gouvernement. Ça ne risque pas de vous arriver, pauvre limace !

        « Imaginez, un seul instant des ouvriers vouloir en faire autant, avec leurs voitures.
        Immédiatement, la maréchaussée, relèvera les plaques, et ce sera une pluie de PV »
        Vous croyez que vous êtes le seul à vous en rendre compte ? Vous prenez les gens pour des cons. On projette généralement sur les autres ce qu’on est soi-même.

        « Imaginez » que vous dites. S’il y a une personne incapable d’imaginer, c’est vous. Vous êtes incapable d’imaginer que l’on puisse inventer des formes d’action qui tiennent compte de la réalité d’aujourd’hui.

        Mélenchon traite les ouvriers de nigauds
        .
        Mélenchon largué intellectuellement

        .


      • Attila Attila 13 avril 19:14

        @Attila
        C’est au tour de Mailly :
        "Jean Claude Mailly pourrait compter sur le soutien d’Emmanuel Macron et de la ministre du Travail Muriel Pénicaud pour obtenir une place au Comité économique et social européen (Cese), à Bruxelles, "
        C’est grâce aux récompenses qu’on a la preuve de l’incurie. Lien

        .


      • Cadoudal Cadoudal 10 avril 12:06

        Donne moi les coordonnées d’un syndicat dont les patrons ne fréquentent pas le diner du Siècle, qui ne soutienne pas la politique migratoire du Medef et les dérives sociétales sorossiennes, je signe tout de suite...

        Y en à pas ?

        C’est bien dommage pour un ancien sympathisant du PCF et ancien encarté de la CGT comme moi..

        Que les syndicats collabos finissent dans les poubelles de l’Histoire est une bonne chose, du passé faisons table rase...


        • capobianco 10 avril 18:59

          @Cadoudal
          «  pour un ancien sympathisant du PCF et ancien encarté de la CGT comme moi.. »


          Très très ancien je pense. 

        • Ouam Ouam 10 avril 19:05

          @belin

          L expert en cerveau de mouton....

          Fait gaffe de ne pas finir en méchoui smiley

          Le ram’dan est pas très loin ....


        • Ouam Ouam 10 avril 19:09

          @Cadoudal

          Hugh !

          Arrette de parler aux simples...

          Tu les instruits smiley


        • sleeping-zombie 10 avril 12:08
          Bonjour,

          Je peux te donner quelques éléments de réponse d’un non-syndiqué (les 1ers qui me viennent à l’esprit) :
          1. Pourquoi se casser le popotin pour une entreprise où on reste 2 ou 3 ans ? Qui, aujourd’hui, a la certitude de rester 20 ans dans la même crèmerie ?
          2. Si tu veux améliorer tes conditions de travail, change de boîte/de job et négocie dans la nouvelle. C’est ce qu’ont fait tous mes amis (bientôt quadra) et ils ont une meilleure situation actuelle que moi qui suis resté bêtement fidèle à mon employeur, juste parce que je n’ai rien à lui reprocher.
          3. Tu t’es déjà demandé si l’existence des syndicats amélioraient vraiment les choses, et si oui, pour qui ?
          « La faiblesse des syndicats renforcerait les inégalités »
          L’inégalité et l’égalité ont ceci en commun : c’est au bénéfice de quelqu’un, et au détriment de quelqu’un d’autre. Et ne diffèrent que par le « qui est ce quelqu’un ».

          cdt

          • BAËSA 10 avril 12:38

            @sleeping-zombie
            Tu as raison pour ton cas et ceux de tes copains qui ont pu s’en sortir ainsi.
            Mais pour tous ceux qui n’ont pas les moyens de changer de boite/job, surtout aujourd’hui et qui ne peuvent pas se faire entendre ?
            Aujourd’hui retraité, ancien cadre dirigeant, je participe à des manifestations pour tous ceux qui ne peuvent pas y être.
            Crois-tu que le modèle social actuel a été concédé par des gouvernants philanthropes ?
            Il est le résultat de deux siècles de lutte, dont tu bénéficies toi aussi aujourd’hui.
            Les syndicats ça ne peut rien en tant qu’organisation. C’est l’engagement de leurs adhérents qui font leur force. Exemples, en Allemagne, et jusqu’à il y a quelques années encore pour les agents des services publics français.


          • sleeping-zombie 10 avril 13:15

            @BAËSA
            Je connais le discours théorique, et, même si mes propos laissent penser le contraire, j’y adhère.

            Il est le résultat de deux siècles de lutte, dont tu bénéficies toi aussi aujourd’hui.

            Non, je n’en bénéficie pas. L’ensemble de la société en bénéficie, mais pas moi.
            Je suis qualifié, intelligent et travailleur (et modeste) : l’assurance chômage ne me sert pas.
            Je suis en bonne santé : la sécu ne me sert pas.
            Je cotise pour une retraite : les retraités actuels en bénéficient, mais pour moi ça reste hypothétique.

            S’attacher à un boulet et tirer le boulet, ça profite au boulet qui ne pourrait pas bouger autrement, mais pas à celui qui tire. C’est un fait. La question, c’est plutôt : est-ce qu’on veut d’un monde où les gens crèvent de petits problèmes qui pourraient être résolus par un effort collectif supportable ? Pour moi non. C’est pour ça que je consent à cet effort de bon gré. Mais ne me vend pas que « tout le monde en bénéficie », c’est faux.

            Et c’est d’ailleurs pour ça que le principe même de solidarité est régulièrement remis en cause. Et par capillarité le syndicalisme, qui n’est qu’une forme de solidarité à la sauce du corporatisme.

            Les syndicats ça ne peut rien en tant qu’organisation. C’est l’engagement de leurs adhérents qui font leur force.

            Entièrement d’accord. La faiblesse du syndicalisme, c’est peut-être tout simplement la montée de l’individualisme qui la provoque.


          • capobianco 10 avril 19:05

            @sleeping-zombie
            «  Je suis qualifié, intelligent et travailleur (et modeste) : l’assurance chômage ne me sert pas.
            Je suis en bonne santé : la sécu ne me sert pas. »


            Profitez, profitez si vous vous pensez (modestement) être au dessus de tout les problèmes. Vous êtes jeune, en bonne santé, si je comprends bien. Profitez, profitez...

          • BAËSA 10 avril 19:35

            @sleeping-zombie
            Bien sûr tu en bénéficies ou tu en bénéficieras. Comme tout le monde en vieillissant tu souffriras de presbytie ou presbyacousie, tu auras intérêt à te soumettre à des dépistages, etc, si ce n’est toi, c’est donc ton frère ou quelqu’un d’autre de ta famille pour parodier La Fontaine.


          • sleeping-zombie 10 avril 20:43

            @BAËSA

            si ce n’est toi, c’est donc ton frère ou quelqu’un d’autre de ta famille
            ... oui, et c’est pour ça que c’est une bonne chose, d’un point de vue collectif.
            mais, au risque de me répéter : ne me dites pas que c’est à mon bénéfice individuel. Les 5 consultations gratuites que je ferais avant de mourir ne compenseront pas les 40 ans de cotisations santé qui les auront précédés. Tout système de mutualisation est au bénéfice de ceux qui les utilisent, et au détriment de ceux qui ne les utilisent pas.

            Dire que, forcément, j’en suis gagnant, c’est tout simplement faux. A la limite, on peut juste dire que j’ai aucune certitude absolue de ne jamais en profiter. Mais c’est tout.

          • sleeping-zombie 10 avril 20:45

            @capobianco
            plus si jeune que ça, ce qui me donne justement le recul pour voir qu’un système de répartition n’est de plus que ça : de la répartition. Pour laquelle il y a forcément des gagnants et des perdants.


          • sleeping-zombie 11 avril 10:55

            @belin

            et si je gagne au loto, j’arrêterai de dire que le loto est globalement, un jeu perdant ?
            Je suis parfaitement au courant qu’un accident de la vie peut me faire basculer parmi les bénéficiaires.
            Mais je sais aussi qu’un tel accident est hautement improbable.
            Et qu’une phrase comme « tout le monde en profite » est, factuellement, fausse.

          • Jean Roque Jean Roque 10 avril 12:08

             
            Il est interdit de créer des syndicats en ex-France, le FN a essayé plusieurs fois
             
            Le système protège ses danseuses
             
             
            « Votez Rothschild » CGTiste négrier à Soros
             

            Quand elle sortent du harem, les danseuses finissent d’engraisser à l’OIT où à l’UE
             
             
            « UIIM finance la CGT avec sa caisse noire, comme le patronat l’Humanité via ses pubs, inutiles évidement, personne ne lit la feuille de chou de nos collabos » Soros


            • Pascal L 10 avril 14:21

              Le syndicalisme est aujourd’hui dans une impasse en France. En entreprise, son seul pouvoir réel est celui d’informer les salariés, mais l’information est aussi un outil de contrôle du pouvoir et beaucoup de syndicalistes ne sont de fait pas très partageurs pour protéger leurs petits avantages. Par ailleurs, dans les grandes entreprises, le CE est à la fois un outil de contrôle de l’entreprise et un distributeur de jouets. Les candidats aux élections sont souvent plus attiré par le pouvoir donné par la distribution de jouets (et autres avantages) que par la lecture des bilans. Il faut savoir que dans les CE, les fournisseurs distribuent des tas de cadeaux qui trouvent facilement un écho dans l’esprit vénal de quelques élus. J’ai aussi connu des délégués syndicaux plus attirés par leur propre protection dans l’entreprise que par la protection de leurs électeurs.


               A la fin, il ne reste pas grand chose et cela contribue au sentiment d’impuissance et d’irresponsabilité des élus. J’ai rencontré en Allemagne des responsables d’IG-Metall qui ont montré une autre idée du syndicalisme. Là-bas, le syndicat est co-reponsable avec le DRH de l’évolution des carrières des salariés. Il gère le budget formation et reçoit chaque salarié dans des entretiens de carrière. Il exerce une vraie responsabilité qui leur donne un peu plus de poids dans les négociations.

              Aujourd’hui, nous pouvons aussi constater une faillite des idées dans les syndicats français. La société évolue sans qu’ils s’en rendent compte. Les besoins des salariés bougent sans arrêt et ils défendent toujours les mêmes revendications qui datent du front populaire. Les revendications de salaires et de congés sont moins fortes maintenant chez les salariés et les syndicats devraient s’intéresser aux nouvelles organisations du travail, comprenant les nouvelles formes de management et de contrôle qualité qui enferment les salariés et fige l’organisation ainsi que l’irruption de l’entreprise dans la vie privée. Il faut dire que les grandes centrales syndicales sont souvent phagocytées par les syndicats de fonctionnaires et l’entreprise y est mal connue.

              Enfin, l’absence de travail (chômage...) n’est jamais pris en compte dans les syndicats ou il est prié de ne pas interférer avec le travail. Une approche plus globale permettrait peut-être de trouver des solutions au problème de la quantité de travail disponible et à son financement. Les syndicats devraient se poser la question de la relation entre le chômage de masse et la variation de la dette, telle qu’elle a été mise en évidence par l’économiste australien Steve Keen. Traiter le chômage de masse autrement que comme une fatalité aiderait aussi les salariés.

              • Dzan 10 avril 16:11

                @Pascal L
                Ach L’Allémagneu !
                Le paradis des travaux à l’heure.
                Des Roumains dans les abattoirs
                Si vous n’avez que ça comme exemple.
                Dans les grandes boites oui.
                IG Metal est à la tête d’une fortune.
                Mais :
                "Au cours des dix dernières années, les syndicats allemands n’ont pu obtenir en moyenne que des augmentations de salaires modérés. En tenant compte de l’évolution des prix, on observe que l’inflation n’est plus compensée depuis 2004. La comparaison avec d’autres pays aboutit au même résultat : l’évolution du salaire brut réel moyen dans les pays de l’UE entre 2000 et 2009 montre en effet que la rémunération brute des salaires n’a augmenté que de 1,3% en dix ans en Allemagne alors qu’elle augmentait de 7,9% en moyenne dans l’UE "


              • Pascal L 10 avril 18:01

                @Dzan
                IG Metall est efficace chez Airbus et Daimler et beaucoup moins dans la restauration. La fortune d’IG-Metall est sa force. En Allemagne, le syndicat paye les salaires pendant les grèves et une grosse cagnotte fait donc peur aux employeurs. Le taux de syndicalisation dans les grands groupes est élevé malgré des cotisations que nous trouverions insupportable. Globalement, le syndicalisme est plus efficace dans les grands groupes en Allemagne qu’en France.

                En Allemagne, le chômage est faible, mais le salaire moyen aussi. Difficile de s’en sortir sans cumuler deux salaires, sauf là ou IG-Metall est présent. Les salaires dans les grands groupes restent confortables, mais c’est également le cas en France. En Allemagne comme en France, il manque une approche globale de l’emploi et de son financement.

              • titi 10 avril 14:33
                @L’auteur

                «  n’oserait-on plus se syndiquer en France, en tous cas, de manière évidente, dans certains secteurs ? »

                Euh... une autre explication c’est aussi qu’il n’y a pas si longtemps il était impossible de monter en grade à la DDE, ou simplement d’entrer à la SNCF si on adhérait pas à un syndicat.

                Ceci explique aussi peut être cela.



                • jef88 jef88 10 avril 15:02

                  Dans ma jeunesse les syndicats étaient les interlocuteurs des patrons !
                  ils essayaient d’amener des améliorations sans heurts .....
                  Mais 68 est arrivé .....
                  les syndicalistes ont progressivement délaissé les problèmes propres à leur entreprise pour se ranger derrière une opinion générale et surtout POLITIQUE . Les syndicats sont devenus les recruteurs de certains partis et leurs pourvoyeurs en voix ! ! !
                  Alors dans les PME, en particulier, les salariés ont laissé tomber les syndicats .....


                  • capobianco 10 avril 19:10

                    @jef88
                    «  Alors dans les PME, en particulier, les salariés ont laissé tomber les syndicats ..... »


                    Si vous étiez syndicaliste vous sauriez que le syndicalisme dans les pme a toujours été minime, toujours. Travailler avec son patron ou près de lui en est la principale raison. Mais si c’est votre « expérience »........


                  • Montdragon Montdragon 10 avril 15:29

                    Et quel exemple que voilà, les vieux permanents syndicalistes blancs ne veulent pas lâcher la gamelle, trop bon miam-miam ! Ils vieillissent et s’en foutent !
                    Chez CGT et Sud, on envoie des divers au casse-pipe, idéal pour demander certains arrangements de type confessionnel voyez-vous.


                    • capobianco 10 avril 19:19

                      @Montdragon
                      «  les vieux permanents syndicalistes blancs ne veulent pas lâcher la gamelle, trop bon miam-miam ! »

                      Quelle gamelle, quel « miam miam » ? Avez vous été militant syndical ? Personnellement , quand,jeune militant, mon chef d’atelier vint me proposer un « projet de carrière » mais... à la condition de renoncer à mon action syndicale, voyez cela n’est pas nouveau les pressions , j’ai évidemment refusé ce chantage. Le « miam miam » syndical ou le « casse pipe » ? Voyez vous !

                    • Montdragon Montdragon 10 avril 21:05

                      @capobianco
                      Oui, voyez-vous, j’ai côtoyé du permanent en veux-tu en voilà, merci j’ai donné.
                      Mais chacun a sa petite version parcellaire des choses, et viens avec son petit ego, « moi je connais untel qui.... »
                      RAB, mec.


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 10 avril 21:20

                      @Montdragon

                      Salut. Moi j’ai connu sur Tahiti : T’es popaa (blanc) , dégage. Syndicat adoubé par la CGT . Lol


                    • Une cotisation syndicale c’est 180 euros par an en moyenne chez les profs...Pour des syndicats chargés de les « encadrer » (et de les « recadrer »), qui font de la politique au lieu de défendre leurs adhérents. 

                      S’il n’y avait pas les mutations, il n’y aurait quasiment plus de « syndiqués »...

                      • foufouille foufouille 10 avril 16:39

                        vu le nombre de dirigeants pourris et leur train de vie, c’est assez normal.


                        • capobianco 10 avril 19:22

                          @foufouille
                          «  vu le nombre de dirigeants pourris et leur train de vie, »


                          Parlez nous du train de vie de Martinez ou Poutou , je suis assez curieux de nature. 

                        • foufouille foufouille 10 avril 19:59

                          @capobianco

                          ce sont des syndicalistes véreux ?


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 11 avril 12:02

                          J’ai déjà analysé ce problème et conclu que les »syndicats" sont comme la « fausse opposition » : Les gens refusent de se « syndiquer » parce qu’ils ne croient plus au leurre et aux tromperies  ! 

                          - Les syndicats font semblant de »négocier" mais en réalité ils sont « d’avance » d’accord avec tout ce que fait le pouvoir politique. Ce que font les "syndicats français aujourd’hui et qui ont de tous temps permis les « réformes inutiles et nuisibles »... Disparition progressive de tous les acquis sociaux.

                          - Les faux opposants font semblant de »s’opposer" mais en vérité ils veulent faire et font toujours (lorsqu’ils arrivent au pouvoir) ce que le pouvoir en place a déjà fait. Ce qu’ont fait depuis des décennies les « partis du Pendule Gauche-Droite » et ce que fait en ce moment missieu Macron qui a rassemblé les scories du Pendule mort en guise "d’alternative politique« ... Échec total et retentissant !

                          Le monde d’aujourd’hui est plus que transparent, il affiche clairement son but : Terroriser les populaces par tous les moyens et les amener à la soumission ! Nous sommes alors devant deux possibilités :

                          - Ou le pouvoir de l’argent, qui assimile de plus en plus de scientifiques et d’intellectuels, gagne la bataille et nous arriveront bientôt au monde pharaonique avec un Dieu-milliardaire perché sur sa pyramide étincelante et regardant les populaces esclaves comme des tas de fourmis,

                          - Ou les populaces se révoltent et donnent des coups de pieds au derrière des faux présidents et commencent à réhabiliter les seules valeurs qui permettent l’existence et le développement des nations dans un monde calme et serein. 

                          Plus que tout autre pays au monde parce qu’elle a jacassé et trompé tous les peuples avec ses chansons de la démocratitude et des pieds droits de l’homme, la France est particulièrement exposée au péril ! C’est là que  la haute trahison a eu lieu avec la contre-révolution de 1789 qui a réhabilité la Noblesse (aujourd’hui la noblesse de l’argent sale) et c’est là que cette faute doit-être corrigée en acceptant notamment la seule REFORME MONDIALE QUI DOIT LÉGIFÉRER LA FONCTION POLITIQUE : Un président de la république doit être aujourd’hui un gestionnaire des affaires publiques, il ne doit pas décider de la vie et de l’existence des millions ou des dizaines ou des centaines de millions d’individus : Ce temps est bien révolu ! 

                          Ou l’ONU décide de se réformer et abandonne la crasse du veto terroriste et promulgue la "DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DEVOIRS HUMAINS" pour remplacer définitivement la chanson des pieds droits de l’homme qui soutient le pouvoir de l’argent , ou le monde entrera dans sa phase la plus critique et ira vers l’irréversible. 

                          Si vous n’avez pas encore compris, posez vos questions.

                           


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Alain Alain


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