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Accueil du site > Tribune Libre > « Nantes appartient à la Bretagne, que cela vous plaise ou non (...)

« Nantes appartient à la Bretagne, que cela vous plaise ou non »

Après l’agacement, cette allégation provocatoire lue à l’occasion de récentes déclamations de nantais en mal de bretonnitude, suscite naturellement réflexions et commentaires.

 Les vigoureux apologistes nantais de la cause ont travesti leur dialecte pour justifier le rattachement du département de la Loire-Atlantique à la région Bretagne dans un premier temps. Quelques indépendantistes du Pays de Loire, se déguisent aussi en breton pour élargir leur socle avec les ultra minoritaires de Bretagne qui eux ont raccroché depuis longtemps. Car derrière ces unionistes « bretons » se révèlent aussi, cachés derrière leur drapeau, des sécessionnistes qui ne semblent pas plaire à la Bretagne silencieuse.

Les formules bretonnantes de l’autocollant « Naoned e Breizh » et d’un collectif qui défend cette cause « 44-Breizh » laissent penser pour la justifier, que le breton serait la langue historique du Pays nantais.

Qu’en est-il ?

Cet engouement louable pour le breton (*), ne suffit pas à faire illusion. Si par cet effort de langage les auteurs allèguent une unité avec les bretons d’Armorique, c’est un chemin tordu qu’illustrent quelques échantillons d’histoire sans équivoque.

En Bretagne les langues éclairent son passé. Deux langues étaient pratiquées ; le breton d’origine celtique (*) en Basse Bretagne à l’ouest, et le gallo langue d’oil d’origine romane, en Haute Bretagne à l’est. Ces traces parlées jusqu’au début du XXe s. trouvent leurs origines dans la Bretagne historique de Nominoé au IXe s. dont le territoire (voir la carte ci-dessous), était à l’ouest d’une ligne partant de Saint Brieuc au nord jusqu’à l’estuaire de la Vilaine au sud.

Cette démarcation se retrouvera à l’identique mille an plus tard sur le relevé de Paul Sébillot en 1886 qui sépare la Bretagne bretonnante de celle qui parle gallo.

Les comtés de Nantes et de Rennes sont des conquêtes du IX e s. (comme le Cotentin et l’Avranchin) sur le royaume de Charles le Chauve, la langue de ces territoires rattachés est le gallo. Les rennais, eux, soucieux d’exactitude quant à leur histoire se revendiquait « gallo » en 2007 lors d’une manifestation à Rennes (*). 

 

 Description de cette image, également commentée ci-après

https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=12049589

Cette séparation bien marquée apparaissait aussi lors des manifestations religieuses bretonnes. « Dès le Moyen Age central sept des neuf évêchés (Nantes et Rennes étant tenus à l'écart) sont réunis dans le fameux Tro-Breiz ou pèlerinage aux Sept Saints de Bretagne… » (https://books.openedition.org/pur/21458?lang=fr)

Ces « deux Bretagne » sont donc historiquement bien distinctes, les populations ne se sont jamais comprises pendant mille ans, jusqu’à ce que le français soit imposé à tous au XXe s.

La duchesse Anne de Bretagne, élevée à Nantes, ne parlait pas breton.

Les langues historiques du Pays nantais sont, précédemment au français,

  • le gallo en pays de la Mée, de Redon, d'Ancenis, de Nantes, de Retz et du Vignoble nantais.
  • le poitevin en pays de Retz et au sud du pays nantais
  • et le breton limité au pays de Guérande

Il n’y a pas ici de quoi justifier « l’appartenance » bretonne de Nantes pour ce motif, au contraire. Nantes comme Rennes, propagèrent le gallo (latin vulgaire) face au breton dès la fin de l’Antiquité. 

D’où vient alors cet engouement nantais pour le breton ?

L’INSEE révèle l’origine de cette bizarrerie par l’exode rural des bretons vers la métropole nantaise. Les migrants ont emporté avec eux leur culture puissante et leur langue qu’ils ont entretenues et qu’ils ont réussi à infuser chez les autochtones gallos et poitevins. Au point qu’avec seulement 0,5% de locuteurs bretons dans le pays nantais en 1999 (trois fois moins que de locuteurs gallo), le sentiment d’appartenance à la Bretagne a été diffusé à 67% des 1,3 millions d’habitants de Loire-Atlantique, qui pensent à tort, que le breton est leur langue régionale. https://fr.wikipedia.org/wiki/Langues_en_Loire-Atlantique

Par ailleurs on notera une faible attirance pour l’apprentissage du breton dans le pays de Nantes où seulement 3,5% des élèves bilingues de Bretagne sont inscrits alors que ce pays représente 14,5% de l’ensemble des élèves. (***)

Cette situation résulte donc de mouvements migratoires qui ont réussi, bien que très minoritaires, à imprégner un territoire dont la culture moins prégnante s’est effacée devant celle des migrants bretons. Ce qui a été possible en pays nantais, ne l’aurait certainement pas été en Normandie. L’inexistence du gallo –pas de panneaux bilingue gallo/français, pas d’émissions radio ou télé, peu de productions littéraires ou artistiques – expliquent la place que les bretons nantais occupent sur ce territoire oublieux de ses origines.

 « L’appartenance » de Nantes à la Bretagne serait-elle possible si elle était proclamée dans ses langues historiques ; le gallo ou le poitevin ? Certainement pas, les rattachistes ne se sont pas trompés. Mais ce faisant, usant de bretonnitude indûment, ne révèlent-ils pas l’inconsistance de la revendication ?

 

Certes, les rattachistes souligneront que Nantes abrite le château dit « des ducs de Bretagne » dont on retiendra aussi que l’origine de la construction est attribuable à un Poitevin

 le vicomte de THOUARS   et son agrandissement à un capétien

Pierre de DREUX (envoyé par le roi de France Philippe Auguste), qui devenu

baillistre de Bretagne, local/cache-vignettes/L80xH99/bzh_dreuxgif5dae-66612.gifimposera à la Bretagne les queues d’hermine issues de ses armoiries … d’Eure et Loir (*).

Peut-être certains bretons se souviennent-ils aussi d’une histoire ancienne des peuples de la Loire-Atlantique composée notamment des Pictes (=rusés) alliés de l’envahisseur romain contre les bretons (**) ?

L’histoire est chargée de vicissitudes qui ébranlent parfois des convictions récentes et ne se plie pas à une lecture partisane simpliste.

Heureusement pour les rattachistes, le drapeau breton Gwenn ha Du rappelle avec ses bandes blanches et noires les neuf évêchés constitutifs de Bretagne :

Les quatre bandes blanches pour les pays bretonnants de Basse Bretagne :

 Léon, Trégor, Cornouaille, Vannetais. 

Les cinq bandes noires pour les pays gallo de Haute Bretagne :

 Rennais, Dolois, Malouin, Penthièvre, Nantais .

et celui du Pays nantais est bien présent.

Mais il conviendra de se rappeler à ce propos, que l’emblématique drapeau breton utilisé par les manifestants rattachistes est une création du fédéraliste Morvan (Maurice) Marchal, en 1925 qui y a mis en bonne place les queues d’hermine capétiennes et qui signera en 1938 un manifeste qui affirme notamment : 

« […] l'impérieux devoir de regrouper ceux de nos compatriotes qui ne veulent pas confondre Bretagne et Église, Bretagne et réaction, Bretagne et parti-pris puéril anti-français, Bretagne et capital, et encore moins Bretagne et racisme ».

 

Après ces quelques moments d’histoire, revenons aux convictions prudentes qu’expriment le collectif « 44=BREIZH » sur son site : « …Il y a fort à parier qu’outre les bretons du département de Loire-Atlantique, ceux des quatre autres départements ont le même désir de discuter des limites et des compétences de notre pays la Bretagne… »

L’absence de démonstrations populaires des bretons pour ce rattachement aux justifications partisanes floues, ne semble pas confirmer l’intuition du collectif.

Probablement parce qu’ils considèrent que les décisions de la République prévalent sur le brouhaha de quelques bretonnités nantaises réveillées par la création des régions et qu’ils ne voient pas clairement si le riche département nantais envisage de se soumettre à la région Bretagne existante en faisant allégeance à l’actuelle préfecture Rennes par exemple, comme précédemment le conté nantais avec Nominoë. L’actuelle région Bretagne n’a certainement pas envie de se détricoter.

Les motifs de rattachements de Nantes à la Bretagne justifient-ils l’abandon des autres territoires de la région Pays de Loire moins favorisés ?

Les références des quelques manifestants nantais au mouvement catalan ne semble pas emballer les foules non plus. Comme toujours, ces vieilles antiennes indépendantistes comme celles de Bavière, de Catalogne, de Flandre ou d’ailleurs traduisent la volonté de ne pas partager ses richesses avec des territoires plus pauvres. Derrière ces particularismes régionaux se cachent en réalité les égoïsmes de nantis.

Les gouvernements doivent veiller partout pour lutter contre l’étiolement des territoires. La République a mis deux siècles à désenclaver les régions reculées et ce n’est pas fini. Ne laissons pas quelques-uns saboter le travail déjà fait.

Le progrès est long, son contraire pourrait être rapide.

Le sentiment d’Erik Orsenna qui se sent breton au seul motif qu’il aime passionnément la Bretagne, ne devrait-il pas prévaloir sur celui des sécessionnistes que nul n’empêche de retourner en Bretagne ?

 

(*)https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=253591256520325467#editor/target=post ;postID=2877403183751501345 ;onPublishedMenu=allposts ;onClosedMenu=allposts ;postNum=2 ;src=postname&nbsp ;

(**) Dans sa conquête de la Gaule, Jules César qui parlant des peuples d’Armorique excluait les Namnètes (de Nantes), était tombé sur un point dur, les bretons. Pour en venir à bout il fallait construire une flotte capable d’affronter celle des Vénètes (Vannes) qui avaient fédéré les peuples d’Armorique. Jules César habitué à naviguer en méditerranée, avait obtenu des Pictes leur participation à la construction de bateaux capables de naviguer en Atlantique pour combattre les Vénètes.

La coopération fût fructueuse, la bataille navale du Morbihan en 56 avjc se termina par la défaite des Vénètes.

En remerciement, « … le conquérant donne le territoire des Ambilatres (autour de Nantes) aux Pictons pour avoir collaboré avec lui d'une façon déterminante. ».

(***) Enseignement bilingue pays de Nantes 2015 http://www.fr.brezhoneg.bzh/46-situation-de-la-langue.htm


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64 réactions à cet article    


  • NEMO NEMO 6 décembre 17:19

    La question de savoir si Nantes fait ou non partie de la Bretagne est à peu près aussi pertinente que celle de savoir de Nancy ou de Metz laquelle est la capitale de la Lorraine. 

    Pendant que les régionalistes se crêpent le chignon sur ces questions, les technocrates, les oligarques et les lobbyistes de Bruxelles peuvent continuer leurs magouilles.


    • vesjem vesjem 7 décembre 10:42

      @NEMO
      la compréhension de l’un n’empêche pas l’autre


    • Fergus Fergus 7 décembre 11:27

      Bonjour, NEMO

      « de Nancy ou de Metz laquelle est la capitale de la Lorraine »


      Rien à voir en l’occurrence ! On parle là du rattachement de la Loire-Atlantique à la Bretagne dans une reconfiguration de la province historique. Votre comparaison vaudra le jour où, ce rattachement étant acté — s’il voit le jour —, surgira l’inévitable question de la préfecture de région  : doit-elle être à Nantes (siège ducal) ou à Rennes (siège parlementaire) ?


      Quant à votre allusion à Bruxelles, elle est parfaitement démagogique. A vous lire, l’on devrait abandonner toutes les préoccupations subalternes au prétexte qu’il est des sujets beaucoup plus importants. C’est évidemment vrai, mais ce n’est pas comme cela que fonctionne la vraie vie  y compris la vôtre  où chacun peut être mobilisé sur des questions majeures et, en même temps, militer pour des causes mineures !



    • Fergus Fergus 7 décembre 11:27

      Bonjour, vesjem

      Merci pour cette parole de bon sens !


    • L'apostilleur L’apostilleur 9 décembre 23:19

      @Fergus

       « ...Nantes (siège ducal) ou à Rennes (siège parlementaire) ? »
      Ponctuellement.
      Nantes siège ducal.... pendant quelques dizaines d’années.
      Rennes siège parlementaire (partagé avec Vannes et Nantes) ... pendant 120 ans. 


    • aimable 6 décembre 19:50

      Nantes appartient a la Bretagne, cela veut dire que les Nantais appartiennent aux Bretons , vu comme cela je ne suis pas sur que les Nantais et Nantaises apprécient et on peut comprendre qu’ils ne soient pas pressés de changer de région  smiley

      Nantes est une capitale régionale , je ne suis pas sur qu’elle aie une place identique en cas de changement .

      si je prends le cas de la Normandie je peux vous dire que la réunification pour les Bas Normands c’est un piège a cons .


      • L'apostilleur L’apostilleur 6 décembre 21:16

        @aimable

        « Nantes appartient a la Bretagne, cela veut dire que les Nantais appartiennent aux Bretons , vu comme cela je ne suis pas sur que les Nantais et Nantaises apprécient et on peut comprendre qu’ils ne soient pas pressés de changer de région  »

        Certes, cependant l’absence de réactions nantaises après que 100 000 personnes aient signé une pétition pour un référendum sur le sujet, ne devrait pas laisser totalement indifférent. La majorité d’entre-eux a probablement été abusée avec des références historiques aux ducs de Bretagne... Amusant pour ceux se disant de gauche et d’extrême gauche. 


      • Fergus Fergus 7 décembre 11:38

        Bonjour, L’apostilleur

        Je connais bien Nantes et les Nantais (j’y serai encore pour quelques jours en février), et je pense pouvoir affirmer que ceux qui ont signé cette pétition ne se sont pas fait abuser du tout, contrairement à ce que vous affirmez.

        L’identité d’une région est celle de ses habitants. Or, un très grand nombre des Nantais et des habitants de Loire-Atlantique se considèrent en effet comme des Bretons. Un attachement d’autant plus solide qu’il résulte d’adhésions personnelles fortes !

        A cet égard, il n’est pas anecdotique que lors des matches de Coupe de France de football, les supporters nantais brandissent fièrement et spontanément le Gwen ha Du, sans être manipulés le moins du monde par des militants de l’ombre !!!


      • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 11:55

        @aimable

        « Un attachement d’autant plus solide qu’il résulte d’adhésions personnelles fortes ! »
        C’est bien là le problème, l’attachement personnel de quelques-uns fondé sur des sentiments respectables pour la Bretagne ne suffit pas pour imposer à tous le breton.
        Si vous fréquentiez la Bretagne armoricaine, vous pourriez percevoir que ce sentiment n’est pas réciproque.
        Votre exemple de la Coupe de France montre bien que les « bretons nantais » ont phagocyté les « gallo nantais » qui ont oublié leur origine ...  


      • Fergus Fergus 7 décembre 12:04

        @ L’apostilleur

        Il ne s’agit pas d’« imposer à tous le breton » !

        « Si vous fréquentiez la Bretagne armoricaine, vous pourriez percevoir que ce sentiment n’est pas réciproque. »

        Mauvaise pioche ! Il y 11 ans, je vivais encore à Morlaix, et je connais très bien les mentalités des Bretons du Finistère. D’autant plus que j’ai de la famille en différents lieux de Cornouaille, et des amis en Trégor et Léon !


      • aimable 7 décembre 15:04

        @Fergus
        en 1978 j’étais chez des amis en côte du nord a l’époque, ils devaient aller a Brest , en me l’annonçant ils m’ont dit qu’ils allaient en Bretagne .
        comme quoi il y a Bretons « Bretonnants » et Bretons Gallo .


      • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 18:10

        @Fergus

        L’avis des quelques bretons de Cornouaille a été assez froid à la demande des quelques nantais « ...et puis quoi encore ! »
        Pour tout dire je n’ai pas entendu de bretons bretonnants manifester un quelconque intérêt pour ce rattachement nantais.


      • Raymond75 6 décembre 20:18

        Quel est le nom de la plus grande ville bretonne ? PARIS  smiley smiley smiley


        • seken 6 décembre 21:07

          Z’avez qu’a la prendre, si elle vous sied.


          • Goldored 6 décembre 22:08

            C’est clair qu’une ville comptant parmi ses monument un château des ducs de Bretagne ne saurait être bretonne...


            • Fergus Fergus 7 décembre 11:39

              Bonjour, Goldored

               smiley


            • guibus 7 décembre 12:03

              @Goldored sauf que quand je suis arrivé vivre à Nantes en 1996, j’ai participé à une soirée a priori sympa. J’ai demandé à un type d’où il venait, il m’a dit qu’il était nantais. J’ai demandé à son voisin, il m’a dit ’Je suis breton’. Malaise. 
              Le principal n’est pas de se dire breton, revendiquer Nantes comme breton, mais surtout d’arrêter d’être con.


            • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 21:38

              @Goldored

              un château (dit) des ducs de Bretagne construit par des non bretons, habité par des ducs qui ne parlaient pas breton, dans un pays gallo ...


            • Goldored 10 décembre 19:35

              @L’apostilleur
              en quoi cela empêche-t-il d’être breton ?
              La Bretagne a une diversité de langues comme pas mal de pays, par ailleurs...
              Cela n’empêche pas son unité.


            • Goldored 6 décembre 22:10

              *monumentS


              • math math 7 décembre 07:45

                On s’en fout...Nantes appartient à la France bande de plouc !


                • JL JL 7 décembre 07:56

                  @math
                   
                   bravo !
                   
                   Kenavo.
                   
                   smiley


                • Goldored 7 décembre 20:18

                  @math
                  La France... Mon pauvre ami...
                  Et si tu savais ce que les « ploucs » te répondent...
                  Kenavo


                • kirios 7 décembre 07:52

                  si les nantais d’origine , si les rennais d’origine , se sentent breton, personne n’a le droit de le leur reprocher.


                  • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 11:05

                    @kirios

                    « si les nantais d’origine , si les reNais d’origine , se sentent breton, personne n’a le droit de le leur reprocher »

                    Personne ne leur fait le reproche de ce sentiment compréhensible et partagé par beaucoup.
                    Faut-il pour autant tromper les nantais avec ce faux nez qu’est l’utilisation du breton alors qu’ils sont gallo d’origine et revendiquer le rattachement de Nantes à la Bretagne ? Les institutions de la République (et F. Hollande) ont eu une excellente idée avec ces nouvelles régions que des motifs futiles et travestis ne devraient pas remettre en cause, surtout aujourd’hui .
                    Pour information, en Cornouaille bretonne, certains ne veulent pas entendre parler de cette histoire nantaise.


                  • Gasty Gasty 7 décembre 11:38

                    @L’apostilleur
                    "Faut-il pour autant tromper les nantais avec ce faux nez qu’est l’utilisation du breton alors qu’ils sont gallo d’origine et revendiquer le rattachement de Nantes à la Bretagne ?"
                    Ca va très loin cette réflexion, vous pourriez aisément l’étendre à toute la population de France et de ses origines apparente ou non.
                    Les frontières que vous avez choisi en remontant le temps sont celle qui vous convienne à vous.


                  • Fergus Fergus 7 décembre 11:48

                    @ L’apostilleur

                    Vous défendez une mauvaise cause en usant d’arguments fallacieux. Oui, Nantes est en pays gallo, mais comme vous l’avez montré dans l’article  par ailleurs bien documenté — c’est également le cas de Rennes. Or, il ne viendrait à l’idée de personne de nier l’appartenance de Rennes à la Bretagne !

                    Ajoutez à cela que si vous prenez la langue pour socle de la légitimité et de l’identité, alors attendez-vous à être vivement critiqué par les Flamands et les Picards, les langues d’origine n’étant quasiment plus parlées dans ces terrroirs. Qui plus est, la Flandre est divisée en deux parties, l’une, wallonne, étant de langue française, exactement comme en Bretagne ! 


                  • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 12:10

                    @kirios

                    Ce n’est pas une réflexion, c’est un constat. 
                    Jusqu’au XXe s les gallo ne se comprenaient absolument pas avec les bretons. Cette frontière linguistique et historique est factuelle.
                    La démarche des nantais bretonnants est singulière et n’existe nulle part ailleurs, imposer un nouveau dialecte sur un territoire (gallo) qui l’ignorait complètement avant que les migrants bretons arrivent « récemment ». 


                  • Fergus Fergus 7 décembre 13:11

                    @ L’apostilleur

                    Encore une fois, personne ne cherche à imposer la langue bretonne en Loire-Atlantique. Et libre à ceux qui le souhaitent de l’utiliser si cela leur chante. A-t-on accusé les Juifs ashkénazes qui ont importé le yiddish en ïle-de-France de vouloir en faire un Yiddishland ?

                    Qui plus est, rattacher la Loire-Atlantique à la Bretagne repose sur une réalité historique autrement plus forte qu’assimiler l’Alsace au Grand est ou mettre dans le même panier Auvergne, bassin rhodanien et Alpes !!!


                  • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 19:15

                    @Fergus

                    Je ne prends pas « .. la langue pour socle de la légitimité et de l’identité »
                    Ce sont les rattachistes nantais bretonnants qui l’utilisent pour communiquer !!
                    Certains étant indépendantistes, c’est une nécessité pour leur cause.

                     Les renais bretonnants sont de la même veine que les nantais bretonnants ; des migrants poussés par la misère bretonne du XIXe et du début du XXe vers les grandes métropoles régionales.
                    Je vous renvoie à la manifestation des rennais qui rappelait que « le gallo est la langue romane de Bretagne ».
                    L’association gallo Bertègn Galèzz s’appuie https://www.bertegn-galezz.bzh/le-gallo sur un territoire bien distinct de la Bretagne celtique bretonnante.

                    Le très intéressant site https://journals.openedition.org/trema/942?lang=en donne un éclairage sur les raisons de la « faiblesse » peut-être provisoire du gallo en Haute-Bretagne.
                    Vous constaterez que les légitimistes défenseurs du gallo ne sont jamais rattachistes ou indépendantistes.


                  • Goldored 7 décembre 20:17

                    @Fergus
                    L’article est TRÈS mal documenté. Mettant les Pictes à la place des Namnètes, plaçant les Bretons sur le continent quand ils n’étaient que sur l’île de Bretagne et use d’arguments fallacieux...


                  • L'apostilleur L’apostilleur 9 décembre 10:19

                    @Gasty

                    « Les frontières que vous avez choisi en remontant le temps sont celle qui vous convienne à vous. »

                    Ces frontières sont celles de l’histoire de la Bretagne jusqu’à nos jours, elles sont irréversibles. 



                    •  Rendez-nous nos frontières naturelles !

                       De Brest à Marseille et de Bayonne à Tourcoing  !

                       Ken ar c’hentan


                      • NEMO NEMO 7 décembre 09:23

                        @Armand Griffard de la Sourdière
                        ça laisse pas grand chose du côté de l’est si vous tracez ça sur une carte


                      • @NEMO
                         demat dit .
                         Ne pas oublier que Anne de Bretagne a été par deux fois reine de France et pour un peu cela allait plus loin (Autriche ) car mariée par procuration avec Maximilien de Habsbourg ; le fiston de l’empereur Fredéric   smiley


                      • Gasty Gasty 7 décembre 09:49

                        On pourrait aussi dire qu’il y a des régions frontalières qui se veulent Française mais qui ne le sont pas tant que ça quand on va fouiller son histoire. Mais l’histoire n’est pas figé, ce sont des périodes et il ne faudrait pas oublier celle qui nous mene jusqu’à notre présent...ce serait une erreur. Tout comme les zones frontalières les frontières de Bretagne ont bougés. Les marche de la Bretagne sont la pour le rappeler. Nantes et rennes sont en bretagne.


                        • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 11:30

                          @Gasty
                           « l’histoire n’est pas figé, ce sont des périodes et il ne faudrait pas oublier celle qui nous mene jusqu’à notre présent...  »
                          Absolument, il n’en reste pas moins que les nantais turbulents d’aujourd’hui n’ont pas à vouloir imposer le breton voir leur site https://44breizh.com/, « un autre modèle social, institutionnel... linguistique.. » 
                          Les nantais d’origine gallo n’ont certainement pas envie qu’on leur impose un autre dialecte que le leur, surtout pour un motif historique frelaté.


                        • L'apostilleur L’apostilleur 7 décembre 11:42

                          @Gasty

                          Et l’histoire continue avec le dessin de la nouvelle Bretagne de F. Hollande, sous réserve que les 62 élus de Loire-Atlantique ne la remettent pas en cause en demandant le rattachement ... que les bretons pourront refuser ?


                        • Fergus Fergus 7 décembre 11:50

                          Bonjour, Gasty

                          Eh oui, « Nantes et Rennes sont en Bretagne » !

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