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Accueil du site > Tribune Libre > Natacha Polony, le Rwanda, la France et l’Ukraine

Natacha Polony, le Rwanda, la France et l’Ukraine

 

Exergue

« Pour s’exprimer dans une langue claire et vigoureuse, il faut penser sans crainte, et celui qui pense sans crainte ne peut être politiquement orthodoxe » - Eric Blair (George Orwell)[1].

 

Préliminaires

A l’occasion du procès de Natacha Polony[2], commencé justement ce mardi 01/03/2022[3], devant le tribunal correctionnel de Paris, pour, je cite : « ...contestation de l'existence de crimes contre l'humanité » commis au Rwanda (en 1994 ?), je voudrais m’exprimer sur un certain nombre de questions que je me pose depuis quelques temps déjà.

Or donc Natacha Polony aurait dit, le 18 mars 2018, sur France Inter qu’elle estimait, à propos du Génocide des Tutsis du Rwanda de 1994, « nécessaire de regarder en face ce qui s'est passé à ce moment-là et qui n'a rien finalement d'une distinction entre des méchants et des gentils ». « Malheureusement, on est typiquement dans le genre de cas où on avait des salauds face à d'autres salauds (...) C'est-à-dire que je pense qu'il n'y avait pas d'un côté les gentils et de l'autre les méchants dans cette histoire" aurait-elle ajouté.

Avant propos

J’ai commencé mon chemin de Damas, vers le doute raisonnable, lors de la guerre Vietnam (‘64-‘75) d’abord, et ensuite lors de celle du « Sahara Espagnol », entre le Maroc et le Polisario (‘76). Mais je n’avais pas encore franchi un point de non-retour. C’est chose faite depuis la guerre Ougando-Rwandaise (‘90-‘94) et le Génocide des Tutsis du Rwanda, mais surtout depuis la guerre « contre » la Covid-19[4] et « forcément », actuellement, celle d’Ukraine, « contre » la Russie.

Préambule

« Propaganda » d’Edward Bernays c’était en 1928 (prophétique ?). Raphael Lemkin en 1943 avait inventé le concept de « Génocide »[5]. Joop Meerloo, en 1956, avait, lui, créé le mot de « menticide »[6]. La « Charte de Biderman » dès 1957[7] élaborait un « tableau » reprenant la description des 8 méthodes du contrôle coercitif. Noam Chomsky[8], écrivait en 1988 « La Fabrique du Consentement [9] ». Michel Collon avait explicité, dès 2013, les 5 principes de la « propagande de guerre »[10], également repris par Anne Morelli[11]. Jean Bricmont, en 2014, avait produit « La République des Censeurs ». Il y a, à l’évidence, les Zamiatine, Huxley et Orwell. Peut-on évoquer, les couveuses (Koweit 1990), l‘anthrax (Powell 2003), les armes de destruction massives (idem 2003), l’USS Main[12], le Lusitania[13], le golfe du Tonkin[14], Katyn[15], My-Lai[16], les filières vaticanes d’exfiltrations des criminels nazis[17] ?

Quant aux crimes, peut-on citer : Raspoutine (ț1916), Trotsky (ț1940), Lumumba (ț1961), Dag Hammarskjöld (ț1961), Che Guevara (ț1967), Ndadaye (ț1993), Habyarimana et Ntaryamira (ț1994), Seth Sendashonga (ț1998) ?

Et quid de l’Inquisition (à partir de 1542 à ... ?), de Dreyfus (1894), de Sacco et Vanzetti (1927), des procès de Moscou (1936-1938), du Maccarthysme (1950), du TTPIY (1993-2017) et du TPIR (1994-2015) , de Tian'anmen (Chine ‘89), de la Place Tahir (Egypte 2011), de l’Euromaïdan (Ukraine 2013), des scandales sexuelles dans les Eglises Chrétiennes des USA, de France, de Belgique, d’Allemagne et jusqu’à Rome ?

Introduction

Mais pourquoi un tel « avant-propos » et un tel « préambule », une telle litanie, un tel laïus en ce qui concernerait le Rwanda et le « procès » de Natacha Polony ?

En fait, depuis 1990, donc depuis plus de 30 ans aujourd’hui, et précisément depuis le Génocide des Tutsis du Rwanda et les quelques années qui l’ont précédé et suivi, je me suis trouvé de plus en plus perplexe devant ce que je découvrais de l’actualité journalière telle qu’elle est rapportée, au jour le jour, jusqu’aux jours d’aujourd’hui.

J’étais comme le visiteur de musée devant un tableau d’un peintre pointilliste (Seurat ou Signac jeune, par exemple) ou même devant un Pollock. De près, je ne voyais que des points de couleurs différentes disposés au hasard, dans le désordre, incohérents. Mais en m’éloignant progressivement du tableau je commençais à distinguer des formes qui semblaient émerger d’un brouillard confus. Finalement suffisamment éloigné, je découvrais le sujet du tableau. L’intention de l’artiste, se manifestait, devenant évidence ; le sens m’était donné, harmonieux, presque « logique ».

Développement.

J’ai mis en abyme, dans le texte de mon titre, des événements relatifs au Rwanda, à la France et à l’Ukraine. En effet, je me rends compte que non seulement les structures de ces événements-là et de leurs récits, mais aussi le fluage lui-même de l’information et de l’analyse sont étonnamment, dans leur dynamique, dans leur forme et dans leur fonds, homothétiques, à travers, le temps, l’espace et l’humain. Il y a, comme dans les trois règles du théâtre classique, unité de temps (les 50 dernières années), et unité de lieux (les régions les plus pauvres), unité d’action (la corruption) et cela de pays en pays, de drames en drames, de mensonges en mensonges, de collaborateurs en « collaborateurs[18] ».

Les lieux, les dates, les faits mais aussi les noms de ces « collaborateurs » me sont apparus comme les nœuds d’une structure réticulaire. Et entre ces nœuds, et les solidarisant, des liaisons covalentes, des lignes de plus grandes forces, appelées : corruptions, vices, pillages, trafics, mensonges, compromissions, paranoïas, psychopathologies, mégalomanies, médiocraties, narcissismes pervers.

Par exemple :

1 – A - Lors de l’invasion du Rwanda par l’Ouganda, le 01/10/1990, « personne », dans la communauté internationale, à l’ONU, n’a levé le petit doigt pour dénoncer le recours à la guerre par un premier et injuste agresseur et offrir une médiation. A partir du 6 octobre 1994 et pendant 100 jours le génocide et de 1 million de morts et là, rebelote, « black-out » sur toute la ligne.

B - Au début de la « pandémie » Covis-19, en 2019, « on » nous a caché la dangerosité et l’origine « anthropique » de ce nouveau virus. En quelques minutes 190 pays, sur les 193 de l’ONU, ont décidé de confiner la terre entière. Et la France de 2019 a voté pour le lockdown mondial et 6 millions de morts plus tard, en 2 ans, sur toute la terre soit 500.000 fois moins, en proportions, que le Génocide !

C - Au 22 février 2022 « on » n’avait quasi pas entendu parler de 8 années de bombardements du Donbass par l’armée ukrainienne. L’Europe révèle rapidement son unité purement de façade malgré les gesticulations de Macron de France à Versailles.

 

2 - A - Au moment du génocide des Tutsis du Rwanda (qui a duré 100 jour c’est-à-dire 12 semaines) les 12 pages de couverture de Newsweek reprenaient les photos du procès de O.J. Simpson. (A vois aussi Greta Van Susteren de Fox New sur :

shttps://www.upi.com/Top_News/US/2014/08/15/Greta-Van-Susteren-on-why-she-regrets-time-spent-covering-the-OJ-Simpson-trial/6211408103829/)

B – Depuis le début de la « pandémie », quasiment plus aucune embarcation ne semble sombrer en Méditerranée. Aucun bébé noyé ne s’échoue sur les plages à bronzettes d’Italie. La jungle de Calais ne semble plus exister. Aucun Vietnamien n’arrive congelé, en camion frigorifique, en Angleterre. De même, des 6.000 Mineurs Migrants Non Accompagnés qui disparaissent chaque année en Europe, aucun n’est plus signalé[19] .

C – Pour ce qui de la guerre en Ukraine il semblerait que les populations candidates pour se réfugier en Pologne seraient triées selon des critères ethniques[20]. Personne n’en parle en France, or même que Kagamé, du Rwanda, se serait exprimé à ce sujet ! De même, « on » interdirait, en Italie, dans les leçons de littérature russe de citer Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (ce qui est fort probablement une face news). Et pendant ce temps-là, la chaîne télé RT est « suspendue » par Ursula von der Leyen.

 

3 - A – La visite de Macron à Kagamé, le 27 mai 2021, n’a rappelé à personne le rapprochement entre Sarkozy et Kadhafi juste avant les élections de 2007, ni d’ailleurs le sort réservé à Kadhafi en 2011.

 B – La bataille des chiffres des hospitalisations, des morts, des réanimations, des soins intensifs, des cas contacts et autres, par tranche d’âge, par région, par profession, tout cela confirmé par force camemberts, droites de régression, histogrammes en « trois D », disparaît subitement des 5 colonnes à la une, à partir du 22 février.

C - Et un véritable désert de virus est remplacé sans coup férir par des logorrhées sur la santé mentale de Poutine (rappelant les diatribes sur celle de Trump). On n’en est plus à critiquer les décisions et leur motivation dans le cadre d’une analyse sereine et objective mais aux « argumenta ad personam » et ceux qui rapportent les nouvelles (Christine Ockrent[21]) sont plus fixés sur le contenant que le contenu.

 

Ceci n’aurait-il pas dû m’amener à me questionner ? Les tactiques de la guerre cognitive et les techniques des PSY OPS ne s’appliqueraient-elles pas, non seulement dans la presse aux ordres, mais aussi, malheureusement, dans les instances des pouvoirs, là où l’Etat de droit n’existe plus et où le judiciaire n’est plus indépendant des autres pouvoirs .......... ?

 

Si Natacha Polony ne devait pas être condamnée, bien que dans une situation différente, ce serait reconnaître (pour ce qui est du Rwanda, et à l’échelle d’une personne) que le rapport Duclert et le non-lieu dans l’enquête sur l’attentat du Falcon 50 d’Habyarimana (déclencheur du génocide) ont été nécessaires à la mission de protection militaire française sous fausse bannière rwandaise que Macron a confiée à Kagamé, pour les installations de recherches pétrolières de Total au Mozambique.

 

Si Natacha Polony ne devait pas être condamnée, bien que dans des circonstances différentes et à un ordre de grandeur près, ce serait comme si la France reconnaissait que pour la crise de la Covid-19, le Docteur Didier Raoult avait raison et que les Buzin, Véran, Castex avaient « couvert » des mensonges d’Etat (du Lancet – Gate au confinement). Comme si Macron admettait que la suspension du passe vaccinal est un leurre pré-électoral.

 

Si Natacha Polony ne devait pas être condamnée, bien que dans un contexte différent et toute proportion gardée, ce serait comme si la France reconnaissait que le Donbass est en droit de jouir d’une certaine forme d’autonomie. Et donc ce serait de même pour la Catalogne, La Corse, les Pays Basques, l’Italie du Nord, la Bretagne, les Flandres, l’Irlande, l’Ecosse, etc.

 

Bien entendu l’éthique, la morale et la conscience n’ont que faire des situations, des circonstances des contextes différents pas plus que des ordres de grandeur, des proportions et des échelles.

N’empêche....

 

P.S. : Je me dois de sacrifier rituellement à la nouvelle tradition pour préciser que je ne suis ni politologue, ni sociologue, ni virologue, ni psychologue, que je n’ai aucun conflit d’intérêts et que je ne connais Natacha Polony, ni d’Eve ni d’Adam

 

 

[1] « Comment meurt la littérature »,

[2] Directrice de la rédaction de l'hebdomadaire Marianne

[3] Jour du 25ième anniversaire du massacre de Tingi-Tingi (Zaïre) 1997

https://www.rfi.fr/fr/emission/20170314-rwanda-rdc-tingi-tingi-reed-brody-onu-massacre-recit-cij

[4] Seul Macron a parlé de guerre

[5] https://fr.wikipedia.org/wiki/Raphael_Lemkin et bien-entendu « A problem from Hell » de Samantha Power (Harper Perennial – 2003)

[6] The Rape of the Mind » - Martino Publishing- Mansfield Centre CT – 2015

J.Meerloo devait être très prudent à cette époque où les USA sortaient à peine du Maccarthysme (1950-1954). Aussi en accès libre au format pdf ( ?) sur

https://selfdefinition.org/psychology/A.M.Meerloo-Md-Rape-Of-The-Mind-Psychology-of-Thought-Control-1956.pdf

[9] Manufacturing Consent, Pantheon, New York, 2002. Avec Edward Herman

[11] Prihttps://www.youtube.com/watch?v=xM_Ma9xHxJI ncipes élémentaires de propagande de guerre : Utilisables en cas de guerre froide, chaude ou tiède..., Labor, 2001, 93 p. (ISBN 978-2-8040-1565-7)

[12] Dans la baie de La Havane, 15 février 1898

[13] Au large de la pointe Sud de l'Irlande 7 mai 1915

[14] Le 4 août 1964.

[15] Et 75 ans de silence

[16] Le 16 mars 1968

[17] Rolf Hochhuth, Le Vicaire, traduction de Françoise Martin et Jean Amsler, éditions du Seuil, 1963

[18] Au sens macronien d’Astom – General Electric – EDF.


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27 réactions à cet article    


  • armand 12 mars 11:40

    "Et donc ce serait de même pour la Catalogne, La Corse, les Pays Basques, l’Italie du Nord, la Bretagne, les Flandres, l’Irlande, l’Ecosse, etc." oui et pourquoi pas ?


    • Bertrand Loubard 12 mars 17:19

      @armand

      Merci pour votre commentaire. Effectivement, il est difficile de comprendre l’Europe et la France pour ce qui est de la reconnaissance, à plusieurs vitesses, du Droit des Peuples à l’auto détermination et à disposer d’eux-mêmes. Toutes les grandes structures relativement centralisées (comme les empires coloniaux, comme l’URSS) laissent au moment de leur « dissolution-liquidation » des entités territoriales et des communautés humaines en quête d’identité, débouchant souvent sur des violences. Les acculturations deviennent problèmes et provoquent, à ces moments – là, des frictions dont profitent des « oligarques » (comme on les appelle maintenant, les nôtres comme les leurs). Si Natacha Polony est condamnée, bien que pour moi elle n’ait pas nié le Génocide, ne serait-ce pas dans la logique de la « politique Sarkozy-Macron » vis-à-vis de Kagamé de ne pas considérer la guerre de 90-94, comme une guerre post coloniale de déstabilisation qui aboutirait à la balkanisation de la RDC, mais bien comme une reconnaissance de « nouvelles » frontières sécuritaires, lieu de partage des richesses des uns et des autres (mais surtout des autres avec .... nous autres) .... L’Europe malgré ses propres mouvements souverainistes et identitaires centrifuges préfèrerait-elle imposer l’unité de l’Ukraine sous prétexte d’un avantage russe en cas d’autonomie du Donbass ? Ou plutôt par crainte d’une contagion ?

      Bien à vus.


    • doctorix, complotiste doctorix, complotiste 12 mars 18:08

      @Bertrand Loubard
      Le bon, c’est nécessairement celui qui a beaucoup de morts.
      Alors quand il en manque, on en fabrique :

      Ministère de la santé ukrainien : sous ces bâches, 57 morts bien rangés

      https://www.facebook.com/groups/328534618970794/permalink/478858470605074/

      Merde, ils bougent !!!

      Je dois être bien naïf, car chaque fois que j’écoute Poutine, j’ai un ressenti de sincérité.
      Et chaque fois que j’écoute nos politiques, nos journaleux, j’ai une sensation de mensonge organisé.
      Suis-je normal ?
      Il me semble que le champion d’echecs poutine a compris que c’était bien plus simple de rester dans le vrai, parce qu’à la longue, le mensonge est de plus en plus difficile à tenir sur la longueur, un mensonge en entrainant un autre, avec au bout du compte des contradictions inextricables.
      A cet égard, le trio macron veran castex nous a fait deux ans de festival.
      Leur vie doit être bien compliquée...


    • xana 12 mars 18:28

      @doctorix, complotiste
       Moi non plus je n’ai pas besoin d’une longue analyse pour savoir qui ment et qui est sincère.
      .
      En Occident, le mensonge est la forme normale de communication. C’est ainsi depuis longtemps. En Russie, du temps de Staline et des autres, c’était le cas, mais ça a bien changé depuis.
      .
      Et ce n’est pas difficile à vérifier.
      Bien sûr il ne faut pas croire ce que racontent les médias occidentaux (comme il ne fallait pas croire la Pravda du temps des soviets).
      Il suffit de se renseigner dans des pays où la langue de bois n’est pas à la mode, à condition de pouvoir comprendre d’autres langues que la nôtre. Et de se servir de sa cervelle, mais ça ce n’est pas à la portée de n’importe qui...


    • Bertrand Loubard 12 mars 20:52

      @doctorix, complotiste
      Merci pour votre commentaire. Effectivement, Il y a certainement des fake-news et des méta-fake-news. En 14-18 c’était les tranchées et les gaz (ce sont le français qui auraient utilisé pour la première fois les gaz ... mais la météo a fait rater l’opération .... par après les usines de production de gaz se trouvaient déjà « derrière » la ligne de front ... ). Le traité de Versailles n’a jamais été ratifié par les USA .... En 40-45 ce fut la blitzkrieg et Hiroshima. (Personne n’a su qu’à Los Alamos, avec le projet Manhattan, les USA allaient avoir la bombe avant les Allemands). Et puis il y a eu la guerre du Vietnam que « nous avons perdue » non pas à Mi Laï, non pas à Da Nang, non pas lors de la fête du Tet.......Non, à Paris, Londres et Washington où les Sartre, Russell et autres Joan Baez, avec leurs cheveux longs et leurs « Make Love – Not War », ont fait trembler les stratèges US et leurs complices. Ce qui est « extraordinaire » aujourd’hui c’est que « tout le monde » a accès de la même manière à « tout et à son contraire ». C’est une excellente gymnastique de l’esprit. C’est Desproges qui a dit : ‘“L’ennemi est bête : il croit que c’est nous l’ennemi alors que c’est lui !” Il est évident, pour la macronie, que tous les oligarques russes sont des fils de p....e mais que ceux d’Ukraine, au moins, ce sont les nôtres. Bien à vous. Et merci pour le lien.


    • jjwaDal jjwaDal 13 mars 05:48

      @xana
      Dans une conférence (TED Talks), William Black (spécialiste en fraude financière) cite un officiel US qui a dit lors de la crise financière de 2008 qu’ « il faut mentir aux gens si on veut rétablir la confiance » (dans le système financier et les banques).
      Le « Il faut leur mentir pour leur bien » en pratique nous interdit de prendre les bonnes décisions face à une réalité virtuelle créée pour servir des desseins que nous ignorons. C’est un métier...


    • pipiou2 12 mars 13:00

      Je ne comprends pas pourquoi Polony devrait être condamnée.

      Il semble qu’elle n’a pas nié le génocide, juste dit qu’il y avait des méchants des 2 côtés, ce qui parait assez évident.


      • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 12 mars 13:15

        @pipiou2
        Sont jaloux parce que la mignonne intelligente grande tige c’est Perico qui l’a dans son plumard.


      • Bertrand Loubard 12 mars 17:42

        @pipiou2
        Merci pour votre commentaire. Effectivement, si Natacha Polony devait être condamnée, (bien que pour moi, comme pour vous d’ailleurs, elle n’aurait pas nié le Génocide) ne serait-ce pas dans la logique d’une décision politique ? Le non-lieu dans l’enquête sur l’attentat du Falcon 50 (événement déclencheur du Génocide) n’est-il pas déjà dans la lignée stratégique « Sarkozy-Macron-Kagamé » ? La séparation des pouvoirs dans une situation de guerre (même sanitaire) ne suspend-t-il pas automatiquement le statut d’indépendance du judiciaire vis-à-vis de l’exécutif ? Mais si Natacha Polony devait être acquittée cela pourrait-il être un précédent ? ... Quand on sait que le Mapping Report de Navy Pillay est enterré depuis 10 ans et que le célèbre sous-entendu de Carla Del Ponte reste sans aucune réaction ... En effet, Carla Del Ponte aurait dit : « S’il s’avérait que l’attentat sur l’avion d’Habyarimana a été commis par le FPR, il faudrait revoir toute l’histoire du Génocide ». Etonnant non ?
        Bien à vus.


      • xana 12 mars 18:30

        @pipiou2
        J’ai bien peur que tu ne sois pas capable de comprendre grand-chose.
        Il te manque quelque chose entre tes oreilles...


      • Emmanuel Cattier 13 mars 10:24

        @Bertrand Loubard
        C’est amusant cette reprise sempiternelle de la phrase de Carla del Ponte. Le moins que l’on puisse comprendre est qu’elle ne dit pas que le FPR a commis l’attentat. « SI, le FPR ... », mais justement elle ne le sait pas. Quatre enquêtes ont abouti au contraire : Celle de l’auditorat militaire belge dès 1994, celle de la DGSE bien française, dès 1994, celle du Rwanda associée aux spécialistes de l’armée britannique, celle des juges anti-terroristes français Trévidic et Poux.

        Seul Bruguière et le propagandiste Onana ont tenté au début des années 2000 de convaincre Carla del Ponte de la culpabilité du FPR et l’un d’eux a obtenu cette réponse conditionnelle sempiternellement rappelée. L’ordonnance de Bruguière est analysée comme objet négationniste par deux juristes français, spécialiste du Droit international.

        Pourquoi Bruguière fut-il aussi « léger » dans son enquête, pour ne pas dire autre chose ?


      • nemesis 13 mars 00:39

        1) Tu as oublié le Pr Allende dans ta liste des victimes de la CIA.

        2) Bonaparte repris par Churchill disait :

        «  L’Histoire est une suite de mensonges sur lesquels on est d’accord  »

        3) Indépendamment des ouvrages, des appels des milliers d’ingénieurs et de techniciens US (Reopen 911), il est évident pour tout physicien digne de ce titre que le résultat de l’attaque du Pentagone n’est nullement le fait d’un Boeing pourtant tout le monde reprend unanimement la Version Officielle et ce sera dans les programmes officiels d’Histoire dans les écoles. Même les Articles du très anti main stream Monde Diplomatique s’alignent sur la VO !!!

        Ce serait une crise de nerfs générale surtout aux USA si la CIA reconnaissait son horrible machination qui a laissé 3000 compatriotes sur le carreau. ( je me souviens d’un sondage embryonnaire révélateur mené sur la question...)

        Je découvre de plus en plus que les « journalistes » ne savent que la surface des choses et les Rédacteurs en chef ne leur en demandent surtout pas davantage.

        On doit être « satisfaits » lorsque :

        ils ne mentent pas,

        n’interrompent pas les invités dérangeants (rappel à l’ordre par l’oreillette),

        ne tiennent pas des discours partisans.

        Une éditorialiste se dégage du lot de la tête et des épaules : Charlotte D’Ornellas qui prépare ses dossiers avec une minutie inattendue dans ce milieu.


        • jjwaDal jjwaDal 13 mars 06:01

          @nemesis
          9/11 sera probablement connu à l’avenir comme un « Pearl Harbour » . Ils savaient dans les deux cas, mais ont laissé faire car cela servait leurs projets. Au milieu des multiples graves anomalies du dossier, le « pistolet fumant » aura été la découverte dans les cendres diffusées à grande échelle de traces d’un explosif de qualité militaire impossible à se procurer pour des terroristes.
          C’est la preuve absolue que l’objectif était connu, équipé pour sa destruction et donc qu’il suffisait d’attendre le bon moment (les caméras en place déjà...) pour tout faire sauter.
          La tendance de l’esprit humain pour voir une causalité là où il n’y a qu’une corrélation et à trop faire confiance à nos yeux en lieu et place de toute analyse aura fait le reste.


        • nemesis 13 mars 11:39

          @jjwaDal

          Nuance, nuance !
          Je suis sûr que pour le Pentagone, la CIA n’a eu besoin de personne, idem pour la 3ème tour ( WT7) qui s’est effondrée sur elle-même en 7 secondes !...
          Pour les tours jumelles, je ne cherche même pas à savoir si les avions étaient en pilotage automatique à distance ou effectivement détournés... ce qui précède me suffit !
          Ajoute à cela, la charge de la Garde Nationale contre les 1000 pompiers protestataires...


        • Lynwec 13 mars 08:54

          Plusieurs axes de réflexion suite à cet article :

          -La vérité dérange toujours tous les pouvoirs. Donc, ils censurent (c’est le cas en ce moment, ça l’a été aussi pendant la plandémie eugéniste). Si la censure ne suffit pas, ils punissent ou éliminent physiquement.

          -Il est scandaleux de poursuivre pénalement quelqu’un pour une opinion : dire qu’on ne croit pas aux chambres à gaz par exemple, ne signifie pas qu’on est prêt à exterminer un grand nombre de personnes ou qu’on soutienne cette action, pourtant ça vous coûtera cher dans notre beau pays . Le simple fait de dire qu’il n’avait pas d’opinion sur le sujet, ne l’ayant pas étudié a valu une belle campagne de dénigrement à Etienne Chouard.

          -Il y a des génocides reconnus (et exploités) et d’autres non, certains ont plus de poids, comme si la vie humaine n’avait pas la même valeur.

          -La vérité historique est très,très relative, et celui qui la recherche est souvent la cible d’actions diverses visant à l’empêcher de communiquer ses résultats. De débat, point. On crée des lois sur mesure pour pénaliser le sujet.

          -9/11 est cousu de fil blanc et ne résiste pas à l’emploi du filtre :« A qui profite le crime ? ». La technique du faux drapeau est suffisamment connue pour être reconnaissable quand elle est employée.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 14 mars 09:17

            @Lynwec
            -9/11 est cousu de fil blanc et ne résiste pas à l’emploi du filtre :« A qui profite le crime ? ».

            oui, à qui profite le crime ? ça a permis aux USA de s’enliser en Afghanistan et d’en repartir 20 ans après. Quel beau bénéfice, n’est-ce pas ?

            Avoir des doutes ne signifie pas cautionner n’importe quel crétin qui dira n’importe quoi et changera de version dès que les faits la contrediront


          • Emmanuel Cattier 13 mars 09:59

            Je viens de lire cet article confus où se glisse mine de rien quelques fake-news concernant le Rwanda.

            1-L’Ouganda n’a pas envahit le Rwanda le 1 octobre 1990. C’est la propagande française qui a essayé de faire passer cela dans la communauté internationale.

            Le Front patriotique Rwandais, certes constitué en Ouganda, mais par des exilés rwandais, a attaqué le Rwanda le 1 octobre 1990. Comme une partie de ses membres étaient engagés dans l’armée ougandaise, la France a poussé le Rwanda à répandre l’idée fausse que ce serait l’Ouganda qui aurait attaqué. La preuve est dans ce télégramme diplomatique de l’ambassadeur de France, Georges Martres qu’on peut télécharger en PDF sous ce lien : TD du 25 octobre 1990 Georges Martres.

            On peut y lire ce rapport de rencontre de l’ambassadeur de France avec le président Habyarimana :

            • « J’ai saisi cette occasion pour insister sur la nécessité pour le Rwanda de mettre en valeur sur le plan médiatique le caractère d’agression extérieure que prenait de plus en plus l’invasion armée en provenance de l’Ouganda. Les armes saisies au cours des combats sont toutes d’origine soviétiques ou chinoises, en provenance vraisemblablement de l’armée ougandaise. Dans le même temps, l’intérieur du pays reste tenu en main par le gouvernement légal. La France ai-je dit au Président [Habyarimana], sera plus à l’aise pour l’aider s’il est clairement démontré à l’opinion publique internationale qu’il ne s’agit pas d’une guerre civile. »

            On doit remarquer que le « gouvernement legal » est arrivé au pouvoir par un coup d’État d’Habyarimana en juillet 1973 et qu’il n’a jamais cessé de discriminer les Tutsi.

            Puisque l’auteur de cet article aime bien les mélanges de sujets, aujourd’hui en Ukraine, le fait que ce pays utilise des armes occidentales signifierait que l’OTAN serait en guerre contre le Kremlin, ce que l’OTAN s’évertue à nier tout en appelant ses pays membres à livrer des armes à l’Ukraine. C’est bien l’Ukraine qui est en guerre contre le Kremlin, malgré ses armes françaises entre autres.

            A la lumière de l’actualité on peut aisément reconnaitre la fausseté de l’affirmation de l’auteur de l’article. Ce sont bien des Rwandais exilés qui ont tenté d’entrer dans leur pays le 1 octobre 1990, et pour son confort diplomatique la France aurait aimé que le monde considère que c’était une agression de l’Ouganda, et non pas une guerre civile. Un mensonge français clairement construit, et parfaitement authentifié par le télégramme diplomatique que j’ai cité.

            Mensonge que l’auteur essaye de faire perdurer, malgré le rapport Duclert qu’il dit connaitre.

            Vu son âge probable à travers certaines de ses phrases, cet auteur use probablement d’un pseudonyme et a probablement été proche des autorités françaises des années 1990. il tente encore de justifier les mensonges français de l’époque, malgré le rapport des historiens français, d’une commission nommée par le Président de la République et présidée par Vincent Duclert, qui a « épluché » une partie des archives françaises, et pourtant, de toute évidence, pas des plus graves.


            • jjwaDal jjwaDal 13 mars 10:33

              @Emmanuel Cattier
              J’ignorai ce point d’histoire. Merci infiniment pour cet apport.


            • Bertrand Loubard 14 mars 20:36

              @Emmanuel Cattier
              Merci pour vos deux commentaires. J’aurais aimé que vous mettiez, plus clairement, en évidence la « confusion » que vous relevez dans mon texte. (L’allégorie de la toile pointilliste ne devait-elle mettre en perspective mon approche et ma proto-analyse des faits ?). Par exemple vous dites : « L’Ouganda n’a pas envahi le Rwanda le 1 octobre 1990 ». Ne faudrait-il pas rappeler, à ce propos, que des réfugiés prenant les armes et les uniformes de l’armée du pays d’acceuil pour attaquer le pays d’origine perdent, de facto, suivant le HCR, le statut de réfugiés. Il est évidemment facile de se retrancher derrière le respect du principe de la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays (rébellion, guerre civile). Par contre respecter les termes légitimes des accords de coopération, même militaires (comme ne l’a pas fait la Belgique et comme a essayé de le faire la France), risque d’aboutir aux mises en accusations opportunes actuelles. Or, il n’y a jamais eu de rébellion ou de guerre civile au Rwanda d’octobre 1990 à juillet 1994. Lors d’une rébellion, une partie des forces armées d’un pays ou la totalité, une partie de la population civile ou la totalité, se soulèvent et tentent de renverser le pouvoir en place de ce pays. Dans une guerre civile une partie de la population et de l’armée du pays est en guerre contre une autre partie de la population et de l’armée de ce même pays. Si, comme durant la guerre civile d’Espagne, des puissances étrangères ou des groupements de « volontaires » interviennent (aviation allemande d’un côté, les brigades internationales et URSS de l’autre), les puissances étrangères n’étaient pas, du moins à l’initialisation du conflit. Au Rwanda par contre, le caractère économico - néocolonial de la guerre sous fausse bannière semble de plus en plus irréfutable. Le rôle des USA, du Canada, de la Grande Bretagne, de la Belgique et d’Israël, dès avant le 01/10/1990, sous l’éclairage des « aventures » congolaises du Rwanda, de 1994 à nos jours, est de plus en plus évident. Y compris maintenant pour la macronie ! Ne devrait-on pas se poser les mêmes questions à propos de la Covid-19 et de la guerre en Ukraine ? De là, le titre de mon billet. Ne pas « condamner-censurer » Natacha Polony ne reviendrait-il pas aux « deux poids deux mesures ». Quid de l’autocensure dans les réseaux sociaux et l’euro-censure vis-à-vis de RT ? Qu’en serait-il d’un acquittement vis à vis des plaignants et de leur soutien.
              Pour finir rappelons que Mitterrand aurait dit : « La France ne le sait pas, mais nous sommes en guerre avec l’Amérique. Oui, une guerre permanente, une guerre vitale, une guerre économique, une guerre sans mort apparemment. Oui, ils sont très durs les Américains, ils sont voraces, ils veulent un pouvoir sans partage sur le monde  » d’après Georges-Marc Benamou. Encore une citation ....
              Bien à vous.


            • Emmanuel Cattier 16 mars 10:27

              @Bertrand Loubard
              Je m’amuse de vos justifications emberlificotées. Vous écrivez :
              « des réfugiés prenant les armes et les uniformes de l’armée du pays d’acceuil pour attaquer le pays d’origine perdent, de facto, suivant le HCR, le statut de réfugiés ».

              Pour que votre objection prenne corps, il faudrait donner vos références juridiques, et prouver que les Rwandais du FPR étaient sous commandement ougandais. Ce qui n’est clairement pas le cas. Le télégramme de l’ambassadeur de France que je vous ai soumis dans mon message précédent le prouve, puisqu’il dit qu’il a du expliquer au Président du Rwanda qu’il devait dire, pour faciliter la diplomatie française, que ses ennemis n’étaient pas rwandais mais ougandais. Habyarimana connaissait très bien la réalité et il ne pensait mème pas accuser le FPR d’être ougandais. Il faut être un stratège français bien tordu pour inventer de telles propagandes confuses.

              Certes, certains membres du FPR étaient dans l’armée ougandaise ce qui a facilité leur pillage des moyens militaires ougandais. Il est vrai que l’Ouganda ne s’en est pas formalisé officiellement. Mais on sait par ailleurs que l’Ouganda souhaitait se débarrasser de ces exilés rwandais, ce qui a donné lieu à une longue histoire, parfois dramatique, de ces exilés rwandais, rejetés par l’Ouganda et par le Rwanda, dans les années 1980.

              Quant à dire « Or, il n’y a jamais eu de rébellion ou de guerre civile au Rwanda d’octobre 1990 à juillet 1994. », il faut être d’un sacré niveau de mauvaise foi pour oser l’affirmer. Dix mille Tutsi, sur la base du fichier central de la gendarmerie rwandaise, furent arrêtés en octobre 1990, accusés d’être de connivence avec le FPR. Le génocide était déjà en route dès 1991, plusieurs massacres de masse de Tutsi eurent lieu au Rwanda entre 1990 et 1994, jamais dénoncés par la diplomatie et l’armée français. Vous n’avez jamais lu les rapports internationaux sur ce sujet, ni les rapports français des parlementaires et des historiens. Vous vous auto-disqualifiez pour parler des événements du Rwanda avec de telles affirmations.

              Votre citation finale est l’opinion de Mitterrand.Rien de plus. Elle confirme ce que je pressens de votre identité réelle. A cette aune, d’une manière générale tous les pays seraient en guerre les uns contre les autres dès lors qu’ils défendent leurs intérêts dans les rencontres internationales. C’est absurde. Et au moment de la guerre en Ukraine, tous les responsables français nous expliquent que la France n’est pas en guerre contre la Russie .... Soyez cohérent. Il ne s’agit pas de géopolitique amoureuse.

              Question d’uniformes d’un autre pays, que dire du fait que les coopérants français au Rwanda, portaient l’uniforme rwandais, en vertu des accords de coopération de 1975, amendés en 1983 et 1992 ? Ces coopérants faisaient même partie des « ordres de bataille » de l’armée et la gendarmerie rwandaise. Cela pose clairement leur statut de complices avec le régime qui préparait le génocide des Tutsi, alors que les autorités françaises n’ignoraient pas l’intention de génocide des responsables du Rwanda dès 1990. C’est clairement mis en évidence dans le rapport parlementaire français page 292 de sa version PDF et confirmé par le livre du général Jean Varret « Général, j’en ai pris pour mon grade ». La commission Duclert a enfoncé le clou au regard de nos archives.

              Encore au sujet du HCR et de ses règles, vous devriez condamner le fait que le HCR et l’armée française ont entériné l’installation des camps Hutu au Zaïre au bord de la frontière avec le Rwanda, contrairement aux lois internationales qui imposent une distance de 50 km avec le pays d’origine des camps de réfugiés. Ces camps étaient en fait des replis militaire du régime génocidaire, entourés d’une foule d’otages manipulée par la diabolisation médiatique du FPR sur les ondes rwandaises, qu’ils accusaient de vouloir exterminer les Hutu. Cette situation fut tellement délétère, que les ONG l’ont vigoureusement dénoncée et beaucoup d’entre elles, dont Médecin sans frontière, ont quitté explicitement ces camps à caractère plus politico-militaire qu’humanitaire.dès novembre 1994. Soyez cohérent.


            • Emmanuel Cattier 18 mars 09:13

              @Bertrand Loubard

              Je ne comprends pas pourquoi vous voulez dénier aux membres du FPR le statut de réfugiés que je ne leur supposais pas ; Je n’affirme qu’une seule chose ils étaient exilés depuis 1959. Ils avaient obtenu la nationalité ougandaise, mais restaient des Rwandais dans leur identité culturelle et psychologique. Il n’étaient donc plus « réfugiés », mais restaient « exilés ». Votre objection dans notre débat est parfaitement hors sujet et n’a aucun sens.

              Mais restons sur votre affirmation. N’ayant pas de réponse sur la perte du statut de réfugié, voici ce que j’ai trouvé dans la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés, le Protocole de 1967 relatif au statut des réfugiés et la Résolution N°2198 (XXI) adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies

              Je ne trouve aucune allusion à ce que vous affirmez sauf texte que j’ignorerais ou passage qui m’aurait échappé :

              Rien dans la définition du terme de réfugié. Il est précisé ensuite page 17 :

              « Cette Convention cessera, dans les cas ci-après, d’être applicable à toute
              personne visée par les dispositions de la section A ci-dessus
               :

              1) Si elle s’est volontairement réclamée à nouveau de la protection du pays
              dont elle a la nationalité ; ou

              2) Si, ayant perdu sa nationalité, elle l’a volontairement recouvrée ; ou

              3) Si elle a acquis une nouvelle nationalité et jouit de la protection du pays
              dont elle a acquis la nationalité ; ou

              4) Si elle est retournée volontairement s’établir dans le pays qu’elle a quitté
              ou hors duquel elle est demeurée de crainte d’être persécutée ; ou

              5) Si, les circonstances à la suite desquelles elle a été reconnue comme
              réfugiée ayant cessé d’exister, elle ne peut plus continuer à refuser
              de se réclamer de la protection du pays dont elle a la nationalité ;
              Etant entendu, toutefois, que les dispositions du présent paragraphe ne
              s’appliqueront pas à tout réfugié visé au paragraphe 1 de la section A du
              présent article qui peut invoquer, pour refuser de se réclamer de la protection
              du pays dont il a la nationalité, des raisons impérieuses tenant à
              des persécutions antérieures.

              6) S’agissant d’une personne qui n’a pas de nationalité, si, les circonstances
              à la suite desquelles elle a été reconnue comme réfugiée ayant cessé
              d’exister, elle est en mesure de retourner dans le pays dans lequel elle
              avait sa résidence habituelle ;
              Etant entendu, toutefois, que les dispositions du présent paragraphe ne s’appliqueront pas à tout réfugié visé au paragraphe 1 de la section A du présent article qui peut invoquer, pour refuser de retourner dans le pays dans lequel il avait sa résidence habituelle, des raisons impérieuses tenant
              à des persécutions antérieures.

              Les dispositions de cette Convention ne seront pas applicables aux personnes dont on aura des raisons sérieuses de penser :

              a) qu’elles ont commis un crime contre la paix, un crime de guerre ou un
              crime contre l’humanité, au sens des instruments internationaux élaborés
              pour prévoir des dispositions relatives à ces crimes ;

              b) qu’elles ont commis un crime grave de droit commun en dehors du pays
              d’accueil avant d’y être admises comme réfugiées ;

              c) qu’elles se sont rendues coupables d’agissements contraires aux buts et
              aux principes des Nations Unies. »

              _______Fin de citation_____

              Ces dispositions de la Convention de 1951 ne semblent pas avoir été invalidée par le protocole de 1967 ni par la résolution 2198 de l’assemblée générale des Nations Unies.

              D’où tenez-vous donc vos références ?


            • Bertrand Loubard 18 mars 17:27

              @Emmanuel Cattier
              Pour répondre à vos « objections », j’aurais besoin de plus de place que celui qui revient aux simples commentaires habituels. Ce sera sans doute le sujet d’un prochain billet à propos du procès et du verdict « Natacha Polony », de la Guerre en Ukraine, de la gestion de la crise Covid 19 et du Génocide des Tutsis du Rwanda. Comme vous vous en êtes aperçu certainement il s’agit pour moi d’une similitude dans les structures de l’information et des techniques de la désinformation inhérentes aux périodes de crises et de formatage de l’opinion publique.
              Deux questions que je voudrais vous poser :
              1 – Dans quelle mesure la « condamnation Polony » magnifierait-elle la mémoire due aux victimes du génocide des Tutsis et tarirait-il les pleurs des survivants ?
              2 – Dans quelle mesure l’« acquittement de Polony » débouterait-elle les plaignants et mettrait en cause le bien-fondé de l’accusation ?


            • Emmanuel Cattier 19 mars 00:26

              @Bertrand Loubard

              Ce que Natacha Poligny a dit est dans le droite ligne éditoriale du négationnisme de la nature de l’implication française au Rwanda de l’hebdomadaire qu’elle dirige, soutenu par la déviance de ce négationnisme vers la théorie négationniste du double génocide, Cela aggrave ses propos. Clairement, elle ne doit pas être acquittée.

              Je rappelle que cette théorie du double génocide, « des salauds face à d’autres salauds » fut initiée par le principal responsable français de la complicité française dans le génocide des Tutsi, François Mitterrand, lors du sommet de Biarritz le 8 novembre 1994, jour, précisément, de la création du Tribunal pénal International pour le Rwanda, qui aurait du poursuivre aussi les autorités françaises, si la France n’avait pas un droit de veto au Conseil de sécurité des Nations Unies.

              Certes l’intelligentsia française, très intelligente comme toujours et comme tout le monde le sait d’évidence, n’est-ce pas, réfute cette complicité, mais elle est clairement établie avec un peu de bonne foi, ne serait-ce que par le rapport Duclert et même déjà le rapport de nos députés de 1998, sans parler de ce que ces rapports n’ont pas traité et qui est encore plus aggravant.

              Natacha Pologny a tenté de se rattraper ensuite en disant qu’elle voulait parler uniquement des dirigeants de la guerre civile et non pas du génocide des Tutsi qu’elle ne nie pas, mais en en parlant pas quand c’est le sujet. Guerre civile que que vous ne reconnaissez d’ailleurs pas. Ces propos, malheureux dans le contexte de son hebdomadaire, surement pas involontaires dans sa bouche car en général elle sait ce qu’elle dit, doivent clairement être compris comme exprimant la théorie du double génocide et un doute sur les victimes du génocide, ce doute est une deuxième infraction à la loi de janvier 2017, si je ne me trompe pas sur la date.

              Sans l’indignation de ceux qui se sont exprimés, a commencé par Raphaël Glûcksmann à qui elle s’adressait, elle n’aurait pas essayé de « rattraper le coup ».

              Vous aimez les parallèles pointillistes. Dans les affaires de terrorisme, on condamne à juste titre des personnes qui ont fourni une aide matérielle ou morale, même si elles prétendent ne pas avoir eu connaissance du projet terroriste auquel elles ont contribué. C’est bien ce qu’ont fait les autorités françaises avec le régime génocidaire et pire, elles en connaissaient parfaitement l’intention génocidaire, c’est établi. Il y a donc bien eu complicité des autorités françaises dans le génocide des Tutsi, selon la définition de la complicité dans nos lois.

              Comme il s ’agit d’un génocide, cette complicité est imprescriptible. C’est bien cette menace qu’une certaine intelligentsia française essaye de repousser. Votre protégée, comme vous même semble-t’il, faites clairement partie de ceux qui luttent contre la menace de cette accusation des autorités françaises de 1990-1994. Lutter pour l’impunité d’une complicité dans un crime de génocide est un encouragement implicite à commettre de tels crimes.


            • BA 13 mars 14:53

              L’Organisation Mondiale de la Santé vient de publier une recommandation très très importante. Aujourd’hui, les quatre questions qui se posent concernent les laboratoires de recherche bactériologique sur le territoire de l’Ukraine :

              1- Avons-nous la liste des laboratoires de recherche bactériologique situés sur le territoire de l’Ukraine ?

              2- Avons-nous la liste des « pathogènes très dangereux » présents dans ces laboratoires ?

              3- Est-il déjà trop tard ? Ces « pathogènes très dangereux » sont-ils déjà dans la nature ?

              4- Y a-t-il un risque de dissémination dans les pays d’Europe de l’est ? Et d’Europe de l’ouest ?


              L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a « fortement recommandé » au ministère de la Santé de l’Ukraine de détruire d’éventuels "pathogènes très dangereux" dans ses laboratoires pour éviter tout risque de contamination de la population, à cause de la guerre qui fait rage dans une partie du pays.


              L’OMS a pointé le risque que ces pathogènes « se répandent par accident », rapporte Le Figaro. Consciente de l’inquiétude que cette recommandation peut créer après les menaces sur les installations nucléaires civiles, l’OMS l’a replacée dans le contexte plus large de sa coopération depuis de nombreuses années avec les autorités ukrainiennes pour améliorer la sécurité dans ces installations.


              Interrogée par l’AFP à Genève, l’OMS n’a pas fourni de liste des laboratoires en Ukraine, ni indiqué leur niveau de sécurité ou encore expliqué quels agents pathogènes pouvaient s’y trouver.


              Le porte-parole de l’OMS n’a pas non plus été en mesure de dire si un laboratoire concerné par ces recommandations se trouvait dans une des zones activement bombardées ou occupées par l’armée russe.


              https://www.ladepeche.fr/2022/03/11/guerre-en-ukraine-loms-conseille-de-detruire-les-pathogenes-tres-dangereux-avant-quils-ne-se-repandent-par-accident-10163633.php


              • nemesis 13 mars 15:38

                @BA

                Hé bien, maintenant que nous sommes rodés pour le Confinement, attendons le virus ukrainien de pied ferme...
                Consolation : grâce à l’OTAN, GIgi Ping ( Pong) aura reçu la monnaie de sa pièce de Wu-Han...


              • eau-mission eau-pression 14 mars 21:35

                Natacha Polony sera condamnée parce que quand on parle sur un média officiel, aucune nuance n’est permise.

                Quoique, par les temps qui courent, où Netflix supplante MGM, il faut parfois plus de 5 minutes pour savoir qui est le méchant.


                • Bertrand Loubard 26 mars 14:22

                  Comme en complément du texte ci-dessus et pour ceux qui reviendraient ou viendraient pour la première fois sur mon « billet », trois références de sites qui me paraissent intéressants. Selon moi, ils permettent de s‘adonner un exercice mentale positif en essayant de comparer ce qui est dit dans mon écrit et ce qu’on pourrait imaginer être l’inverse de ce qui est dit dans ces « entrevues ». Par exemple imaginons que les Hillary Clinton, Kamala Harris, Susan Rice, Madeleine Albright (ț23/03/2022 – Dieu ait son âme et tant pis pour Lui), Hunter Biden, Emmanuel Macron, Olivier Véran, Jean Castex, Eric Dupont Moretti, Mario Draghi, Mark Rutte, Ursula von der Leyen, Charles, Louis et Mathieu Michel, Georges Forest, etc., etc. ne feraient pas parties du « panel » que j’abordais dans le dernier alinéa du paragraphe « Développement » ci-dessus ?
                  « Les lieux, les dates, les faits mais aussi les noms .... me sont apparus comme les nœuds d’une structure réticulaire. .... corruptions, vices, pillages, trafics, mensonges, compromissions, paranoïas, psychopathologies, mégalomanies, médiocraties, narcissismes pervers  ».
                  https://www.youtube.com/watch?v=w5qSO1BbXsU
                  https://www.youtube.com/watch?v=INwOOm8uWU0
                  https://www.youtube.com/watch?v=-28ZwFdVzww

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