• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Tribune Libre > Ne nous trompons pas ! en limitant l’immigration, c’est la (...)

Ne nous trompons pas ! en limitant l’immigration, c’est la solidarité et l’entraide qu’ils veulent contenir

« La petite politique s’efforce de satisfaire la horde inquiète de nos incertitudes. La grande politique s’élance en générosité (nous élève avec elle) dans les grandes houles de l’incertain. » Patrick Chamoiseau

Osons la fraternité – l’appel de 30 écrivains et intellectuels pour les migrants.

_______________________________

« Il y a, en effet, dans le monde trop de drames, de pauvreté, de famine pour que l’Europe et la France puissent accueillir tous ceux que la misère pousse vers elles », déclarait le 6 juin 1989 à l’Assemblée Nationale Michel Rocard, avant d’ajouter qu’il fallait « résister à cette poussée constante ». E. Macron, ce 26 juin 2018, a rappelé que l’Europe veut « renforcer sa coopération avec les garde-côtes » libyens pour « limiter les mouvements » de migrants car, selon lui, «  la capacité à fermer cette route est la plus efficace et aussi la plus humaine  » , sauver les gens en mer  « à la fin, on fait le jeu des passeurs en réduisant le coût du passage pour les passeurs. « L’Europe peut prendre sa part mais elle ne peut pas prendre plus que sa part « , a-t-il poursuivi…

Trente ans après rien à changer, l’immigration continue a être présentée par nos dirigeants politiques comme un fléau, « une charge qui exigerait des sacrifices de la part des populations accueillantes », « un flux qu’il faut à tout prix contenir pour ne pas être submergé ». Toutes sortes de représentations erronées sur les immigrés sont agitées par des irresponsables politiques qui jouent dangereusement avec les peurs et les angoisses de ceux qui, dans nos pays d’accueil, vivent déjà la précarité, le déclassement et la marginalisation . « Ces gens vont nous prendre nos emplois« , » ils vont faire baisser les salaires » «  ils vont profiter des aides sociales »  » ils vont nous agresser ou nous voler » « parmi eux se cachent des terroristes » etc…. Or, à chaque fois, la réalité et les conséquences de l’intégration d’immigrés viennent démentir ces prophéties apocalyptiques. L’ensemble de la société y trouve son compte. Le pays d’accueil comme le pays d’origine s’enrichissent mutuellement grâce à celui qui a choisi d’immigrer.

Toute cette agitation n’a-t-elle pas pour objectif d’étouffer la bienveillance, la fraternité et toute expression de solidarité humaine chez les « gens de rien » ? Tout cela afin d’entretenir l’esprit de compétition nécessaire à la seule réussite qui vaille dans la société libérale, la réussite individuelle, afin d’entretenir cette » guerre de tous contre tous » pour distraire de leur condition ceux qui n’ont que leurs bras et leur intelligence à vendre et ainsi les empêcher de s’unir et de faire front commun contre cette petite minorité avide qui continue à exploiter les travailleurs et les ressources du monde entier et, qui eux, s’arrogent le droit, pour la maximisation de leurs profits, de faire fi des frontières, des cultures et des origines ethniques.

QUAND LA RÉALITÉ DU QUOTIDIEN ET LA CONVIVANCE FONT S’ENVOLER LES CRAINTES.

Le Luc-en-Provence, commune du Var, dirigée par un maire Rassemblement National accueille, depuis janvier, une trentaine d’hommes, majoritairement afghans et soudanais. Lorsque la préfecture a annoncé à l’automne 2017 l’implantation du CAO (centre d’accueil et d’orientation), à un kilomètre du centre-ville, beaucoup d’habitants ont cru « qu’on allait (les) enfoncer encore plus loin dans la merde  ». Le maire et les habitants ont tout fait pour interdire l’arrivée des trente jeunes hommes dans cette ville où un tiers seulement des habitants est éligible à l’impôt et où le taux de chômage avoisine les 17 %. Une pétition a circulé pour s’opposer à l’accueil de ces réfugiés. Elle avait recueilli 1 600 signatures sur les 10 000 habitants. Six mois après,« Ma foi, ça se passe bien », déclare Pascal Verrelle, le maire du Rassemblement National. Les commerçants sympathisants RN disent être toujours « contre la politique migratoire du pays  » mais ne s’opposent plus au CAO. « J’avais peur qu’ils fassent le désordre, qu’ils taguent mon magasin. Mais en fait, ce sont de jeunes hommes polis et respectueux. Je pense qu’on aurait dû attendre avant de signer. Là, on a jugé sans savoir.  » déclare une des commerçantes, signataire de la pétition. D’autres aussi regrettent : « Finalement, ce sont des êtres humains comme les autres » et oui !. Le maire, lui, assure « tout faire désormais pour que les choses se passent bien  ». Alors que la ville se préparait pour la Fête des cerises, fin mai, l’édile a demandé aux agents de déposer des flyers devant le centre, pour inviter les migrants à se joindre aux festivités ( Le Monde du 19 /06 /18 ).

A Croisilles, Pas de Calais, où a ouvert le premier CAO, les 36 soudanais et un nigérien, arrivés après le démantèlement de la jungle de Calais ont quitté le lieu en septembre mais il restent très attachés à la ville. Ils étaient tous présents pour la commémoration du 11 novembre. « Croisilles a transformé ma vie, certains des habitants sont devenus ma famille » confie Mohamed 37 ans. Bakri 24 ans, hébergé par un couple de bénévoles est aujourd’hui étudiant à l’université d’Artois. ( Le Journal du Dimanche 24/06/2018).
On pourrait multiplier les exemples de ces rencontres improbables qui, si elles sont accompagnées, conduisent à des intégrations réussies dans le pays d’accueil.

Ainsi sous le brouhaha des discours de tréteaux d’école, malgré le venin distillé par certains, beaucoup font spontanément leur part, pour permettre à tous ces nouveaux venus de trouver leur place, pour qu’ils puissent à leur tour s’épanouir dans leur nouvel environnement et apporter leur contribution à la richesse commune. Si les résultats des sondages révèlent les craintes d’une majorité de la population, qu’attisent trop d’irresponsables politiques, il suffit d’une minorité disposée à tendre la main pour, jour après jour, contribuer à une bonne intégration de tous ces réfugiés et convaincre les réticents du bien fondé d’un accueil bienveillant.

L’IMMIGRATION : UNE RICHESSE PARTAGÉE.

Si l’on cessait de voir les immigrés, réfugiés ou non, comme des êtres miséreux, incapables de subvenir à leurs besoins élémentaires. Ce n’est pas parce qu’ils n’ont pas à disposition les ressources nécessaires ou qu’ils sont empêchés par la guerre ou les persécutions qu’ils ne sont pas capables, dans un environnement favorable, d’être aussi créateurs de richesse. Au contraire les épreuves qu’ils ont dues surmonter pour venir jusqu’à nous démontrent leur force et leur détermination dans la réalisation d’un projet de vie. Ce sont les inégalités géographiques dans la distribution des richesses qui sont la cause des migrations et, fermer les frontières, dresser des murs, ne font que les exacerber.

Ouvrir nos portes et nos fenêtres, c’est enrichir à la fois le pays d’accueil et le pays d’origine. Ce qui permet à tout être humain de s’épanouir c’est son environnement. Dans un pays où les ressources par habitant sont 100 fois moins élevé que dans un pays économiquement développé, une personne ne pourra en moyenne que créer cent fois moins de richesses, par manque d’infrastructures, de technologies, de moyens financiers, par manque de formation, etc… Si cette même personne évolue dans un pays riche , elle ne mangera le pain de personne mais au contraire, à la fin d’une période d’intégration, elle créera à son tour cent fois plus de richesses que si elle était restée dans son pays d’origine. De nombreux exemples prouvent cette vérité que l’on ne veut pas entendre.

  • En 2015 et 2016 alors que l’Allemagne accueille 1,1 million de réfugiés, la hausse des dépenses de l’État et l’augmentation globale de la consommation liée à l’arrivée des réfugiés ont eu sur l’économie un fort effet d’entraînement et ont permis au PIB de l’Allemagne de croître de 1,9 % en 2016, au lieu de 1,4 % les années précédentes.«  L’effet positif des demandeurs d’asile sur les performances économiques du pays va se renforcer dans les prochaines années  », estime Marcel Fratzscher, président de l’Institut économique de Berlin. Les 20 milliards d’euros dépensés par l’État pour accueillir les demandeurs d’asile correspondent presque exactement à l’excédent dégagé par l’Etat en 2016, qui s’élève à 19,2 milliards d’euros. ( Le Monde du 13/01/2017 )
  • Une étude réalisée par des économistes français et publiée dans le magazine Sciences advences, mercredi 20 juin, démontre que les migrants ne sont pas un fardeau pour les économies européennes. L’étude démontre qu’une augmentation du flux de migrants permanents à une date donnée produit des effets positifs jusqu’à quatre ans après : le PIB par habitant augmente, le taux de chômage diminue et les dépenses publiques supplémentaires sont plus que compensées par l’augmentation des recettes fiscales. ( lien ).
  • D’après le F.M.I., l’abandon des dernières restrictions de circulation du capital libérerait tout au plus 65 milliards de dollars ; D’après l’économiste de Harward Lant Pritchett , ouvrir les frontières aux hommes boosterait mille fois plus la richesse créée. (1)

La libre circulation des êtres humains remplaceraient sans commune mesure l’aide au développement :

  • par l’argent envoyé directement aux familles – En 2016, au niveau mondial, l’aide publique au développement, inégalement réparti, trop souvent détourné, représentait 142,6 milliards de dollars, alors que les montants envoyés par les migrants vers leurs pays d’origine s’élevaient à 429 milliards de dollars. ( lien )
  • par le retour au pays de nombreux immigrés qui ne craindraient plus de quitter leur pays d’accueil, sachant qu’ils pourront à tout moment y revenir. Le cas du Mexique est éloquent : dans les années 60 , 70 millions de Mexicains ont traversé la frontière vers les États-Unis, 85 % d’entre eux finissaient par rentrer chez eux. Depuis le 11 septembre 2001 la frontière est fortement militarisée, surveillée par des caméras, des drones et 20 000 agents de la patrouille frontalière, 7% seulement des immigrants mexicains retournent chez eux. » Nous dépensons chaque années des milliards de dollars pour surveiller la frontière, ce n’est pas seulement inutile mais contreproductif observe un professeur de sociologie de l’Université de Princeton. En 2007 on comptait 7 millions de Mexicains en situation illégale aux Etats-unis, sept fois plus qu'en 1980. (2)

Enfin, en libérant les frontières, en détruisant les murs et les miradors, on en finirait avec toutes les souffrances imposées à tous ceux qui pour des raisons qui leur appartiennent décident de se mettre en route, on en finirait avec tous ces morts sur le chemin de l’exil, on en finirait avec toutes ces mafias qui exploitent sans vergogne tous ces candidats à l’immigration et les dépouillent de leur argent.

Il est déjà scandaleux de voir nos irresponsables politiques exploiter les peurs, les angoisses, les faiblesses, pour tenter de justifier l’injustifiable qui est de continuer à discriminer une partie de la population mondiale et de perpétrer la domination d’une élite sur l’ensemble du globe.

Mais il est plus ignoble encore : tout faire pour tenter d’empêcher ceux qui par solidarité viennent en aide à ces réfugiés qui n’ont d’autres choix que de risquer leur vie en Méditerranée, dans les Alpes ou sur toutes autres frontières. C’est ce que font aujourd’hui, sans exception, tous les gouvernements européens, le gouvernement français compris. (lien )

Après des renoncements successifs, les élites politiques tombent le masque et foulent au pied les principes moraux et philosophiques qui fondent toute communauté, au nom de la sauvegarde des intérêts d’une minorité. Même le défenseur des droits, Jacques Toubon, s’insurge et ne cesse de dénoncer la violation des droits fondamentaux.

Face au venin qui jour après jour trouble notre conscience il faut répéter qu’à Paris comme à Bamako, à New-York comme à Mexico le mal est le même, l’illimitation dans l’accumulation des richesses du capitalisme globalisé qui depuis la colonisation pille les ressources naturelles où quelles se trouvent, exploitent les travailleurs où qu’ils soient, en ne cessant de mettre en concurrence les uns contre les autres.

« L’obscurantisme néolibéral, cette folle idéologie sacralise le marché, qu’elle substitue à l’homme comme sujet de l’histoire, l’homme n’étant plus qu’un rouage, une variable, un vassal du marché. Les despotes de ce marché possèdent un pouvoir qu’aucun roi, aucun empereur dans toute l’histoire n’a jamais détenu. L’une des plus grandes conquêtes de cette absolue omnipotence est la prétendue impuissance à riposter qu’elle instille dans les consciences des peuples. Et c’est à libérer ces âmes, à les aider à s’affranchir de cette suzeraineté, à leur restituer la « conscience de l’identité » d’où découlera une politique de solidarité, de réciprocité, de complémentarité, que nous devons nous employer. Et à l’accomplissement de ce projet, la société civile contribue de manière capitale. » Jean Ziegler, sociologue suisse- Appel à l’insurrection des consciences. ( lien )

Les enjeux des années à venir sont de s’extirper de la gangue de l’indifférence à l’autre qui nous paralyse, de ne plus être complice de ces imposteurs qui prétendent guider nos actes, de ne rien lâcher de nos valeurs, de retisser du lien, de respecter les principes moraux et philosophiques qui doivent faire consensus dans la conduite des affaires communes comme dans le partage des richesses, des ressources et de la culture. Posons les jalons d’une société où la « décence commune des gens ordinaires » chère à G. Orwell soit respectée et où la mesure, la loyauté, le respect, la solidarité et l’entraide guident tous les jours nos actions pour que s’exprime pleinement la seule richesse qui vaille celle de vivre dignement dans le plus grand respect de notre environnement et de nos semblables d’où qu’ils viennent.

« Chacun de nous peut changer le monde. Même s’il n’a aucun pouvoir, même s’il n’a pas la moindre importance, chacun de nous peut changer le monde » écrivait Václav Havel quelques semaines après la chute du Mur de Berlin.

Ne l’oublions pas et au quotidien » osons la fraternité » (3)

LA SCIENCE DU PARTAGE

_____________________________

(1) « Utopies Réalistes « – Rutger Bregman – Editions du Seuil – Page 204 .

(2) « Utopies Réalistes » – Page 216

(3) « Osons la fraternité ! Les écrivains aux côtés des migrants« , Collectif sous la dir. de Patrick Chamoiseau et Michel Le Bris, éd. Philippe Rey, 2018.


Moyenne des avis sur cet article :  2.28/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

89 réactions à cet article    


  • ZenZoe ZenZoe 28 juin 10:51
    Trente ans après rien à changer, l’immigration continue a être présentée par nos dirigeants politiques comme un fléau.

    J’ai rien compris au film alors, je pensais que nos dirigeants poussaient au contraire à nous imposer l’immigration (d’où l’émergence de groupes dits populistes pour dire ça suffit comme ça).

    • V_Parlier V_Parlier 28 juin 16:28

      @ZenZoe

      Là en effet nous sommes en présence d’un aticle à double déni :
      - Discours totalement aligné avec celui des dirigeants depuis 30 ans
      - Reproches adressés à ces mêmes dirigeants.

    • foufouille foufouille 28 juin 10:58
      ces bourgeois n’ont aucun migrant chez eux, crachent sur les français pauvres et sur les SDF.


      • HELIOS HELIOS 28 juin 11:19

        ... les structures sociales se sont construites sur des millénaires.


        Ces structures ont répondu aux accidents de la vie et ont évolué pour que l’organisation définie permettent d’atteindre les buts recherchés, dans le cadre d’une intellectualisation de notre propre existence, et ont également établi le système de valeur qui nous encadre.

        Or, pour de basses considérations commerciales et de pouvoir, -le support spirituel en est completemente exclu -, IL FAUT alterer fortement si ce n’est remettre a plat, ces millénaires de civilisation fortement positive qui garantissait la diversité et favorisait le développement -notamment pas la colonisation, qui est un des plus beaux actes d’altruisme -que d’aider ceux qui n’ont pas réussis-.

        Les auteurs-parasites de cette alteration, utilisent TOUT ce qui est inherent a ces millenaires de travail pour le retourner comme un cancer et detruire...
        L’immigration massive, notez bien qu’il n’y a pas d’immigration massive de d’Europe vers l’Europe, est un moyen, de destruction basé sur l’empathie et la finalité même de notre systeme... le bien-être de tous.

        On sait bien qu’il n’y a pas de vaccin contre le cancer... alors il reste l’eradication... extraction, rayon, chimio... tous des mots qui ont bien une reconnaissance sociétale.
        Il faut éliminer ces prions-Oligarchie et ces tumeurs-ONG dont le but n’est en rien lié a l’interet de tous.

        .

        • Jean Roque Jean Roque 28 juin 11:39

           
          Collabobo !
           
          C’est l’oligarchie mondialiste capitaliste et sa bonniche UE qui organisent la traite, Soros en tête.
           
           
          ON BAISE LES PEUPLES PAR LEUR EMPATHIE , Kropotkine (1)
           
           
          NÉGRIFIER L’EUROPE, ET L’OLIGARCHIE RETRIOMPHERA , Coudenhove Kalergi, père de l’UE (2)
           
           
          PLUS UN PAYS EST MULTIETHNIQUÉ BIEN PROFOND, PLUS IL EST LIBÉRAL ,
          Harvard (3)

           
          « En important la surponte africaine dans les colonies bétonnées du Boobaland divisé et individualisé ainsi, on multiplie les écrans LCD comme des petits Iphones. Capital est content ! » Négrier bonobobo ver(t), Crassanel
           

          (1)
          « Déjà les sociétés de singes, les plus élevées dans l’échelle animale, nous offrent une pratique de la solidarité des plus frappantes [... et aussi les rats !]
          Le sens moral est en nous une faculté naturelle, tout comme le sens de l’odorat et le sens du toucher.[...]
          Quant à la Loi, à la piété [antiraciste] et à la Religion, qui elles aussi ont prêché ce principe de solidarité, nous savons qu’elles l’ont simplement escamoté pour en couvrir leur marchandise - leur prescription à l’avantage du conquérant, de l’exploiteur, [du Seigneur Mondialiste], et du prêtre [le prébendier négrier du Capital, payé par lui à coté de la journalope...] »

           
           
          Piotr Kropotkine - La morale anarchiste [modernisée]
           
          (2)
          « Ce n’est qu’à travers l’alliance avec le meilleur sang bourgeois que les éléments les plus capables du développement de la noblesse féodale d’antan s’élèveront vers une nouvelle apogée ; ce n’est qu’à travers l’union avec les sommets de l’européanité non juive [Krupp] que l’élément juif de la noblesse du futur parviendra à son plein épanouissement […] notre âge démocratique est un pitoyable interlude entre deux grandes époques aristocratiques [...] Dès qu’une nouvelle et véritable noblesse se sera constituée, la démocratie disparaîtra d’elle-même [...] L’humain du lointain futur sera un métis […]. La race du future, négroïdo-eurasienne (eurasisch-negroide Zukunftsrasse), d’apparence semblable à celle de l’Égypte antique, remplacera la multiplicité des peuples »
           
           
           
          ’Praktischer Idealismus’ Richard de Coudenhove-Kalergi, un des « pères » de l’UE

           (PanEurop et hymne à la joie c’est lui...)

          http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/le-plan-kalergi-genocide-des-172751
          http://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Nikolaus_de_Coudenhove-Kalergi
          http://www.bvoltaire.fr/pierrehillard/mondialisme-croit-race-synthetique,213228
           
          (3)
          1906 Werner Sombart (Pourquoi l’Amérique n’est pas socialiste) UE => USbis
          2006 (Combattre les inégalités et la pauvreté. Les États-Unis face à l’Europe), le directeur de la recherche économique de Harvard, Alberto Alesina, et son collège Edward Glaeser montrent « la relation fondamentale entre fragmentation raciale et dépenses sociales en pourcentage de PIB », indiquant que plus un pays est fragmenté « racialement », moins les dépenses sociales sont élevées.

           


          « Le paradoxe, c’est qu’aujourd’hui ce sont les pauvres qui vont demander la fin de l’État-Providence [souchien ne paie pas pour burkini la colon] »
          C. Guilluy

          http://www.atlantico.fr/decryptage/christophe-guilluy-paradoxe-c-est-qu-aujourd-hui-sont-pauvres-qui-vont-demander-fin-etat-providence-christophe-guilluy-2823113.html

           

           


          • Jelena Jelena 28 juin 18:43

            @Jean Gogochobonabo >> plus un pays est fragmenté « racialement », moins les dépenses sociales sont élevées
             
            Tout à fait... D’ailleurs en Somalie ou il n’y a pas de métissage, le RSA est à 5.000€.


          • Jean Roque Jean Roque 28 juin 19:14

            @Jelena
             
             
            En Afrique, les résultats électoraux sont donnés exactement par les % ethniques (aux fraudes prêtes) ; déjà au Boobaland : Colonie 93 : 90% de vote Bichon
             
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Groupe_ethnique_de_Somalie
             
             
            « La démocratie n’existe que quand le peuple est uni. » Carl Schmitt


          • Albert123 28 juin 11:44
            N’ayant aucune appétence sexuelle pour les jeunes enfants basanés, ni aucun désir de me livrer à une activité négrière, à la différence de tout les promoteurs d’une immigration débridée qui masque leur véritable nature par de faux prétextes humanistes, je vous vous prie Monsieur de bien vouloir prendre en compte mon refus d’obéir à vos injonctions de grand malades.



            • Allexandre 28 juin 12:29

              @Albert123
              Le compliment pourrait vous être renvoyé sans problème.


            • Sparker Sparker 28 juin 12:01
              A partir du moment ou une société en vient à créer un « délit de solidarité » il y a vraiment de quoi s’inquiéter de sa dérive.
              Vont défiler tout les croques mitaines raciste et xénophobes de ce site qui avec leur incantations grotesques s’accoquinent avec tous les exploiteurs, qu’ils croient dénoncer, en developpant des pseudos théories de remplacement qui n’atteindront jamais les réels enjeux de l’explotation des uns par d’autres les validant par l’inanité de leur posture qui ne fait rien craindre à ces exploiteurs.

              Croyant faire les intelligents qui ont tout compris, ils sont les idiots utiles des manipulateurs qu’ils croient dénoncer, se révant eux-mêmes avec des esclaves à leur service, dans leur fantasmes inasouvis.

              • colibri 28 juin 13:17

                @Sparker

                Le délit de solidarité n’est en effet pas bien nommé et prêter à confusion , 
                il faudrait plutôt dire « délit d’aide aux illégaux », ou délit de complicité aux hors la loi (les illégaux n’ont pas le droit de résider sur le territoire ils sont donc hors la loi ) , il s’apparente en effets au délit de complicité pour quelqu’un qui aide un délinquant ou un hors la loi , qui ne le dénonce pas , :par ex qui héberge ou qui aide une personne recherchée , une femme qui tait le fait que son mari soit un violeur de ses enfants .
                Ce délit est donc bien légitime , même si le mot « solidarité » n’est pas adapté , 


              • ZenZoe ZenZoe 28 juin 14:35

                @Sparker

                A partir du moment ou une société en vient à créer un « délit de solidarité »

                 ***FAUX*** Ce délit n’existe pas.

                 Ce que dit la loi :"Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d’un étranger en France encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende".

                 Le texte prévoit des exceptions, et un amendement vient d’être déposé avec une exception supplémentaire : interdire les poursuites à l’égard de "toute personne physique ou morale, lorsque l’acte reproché a consisté à fournir des conseils et de l’accompagnement, notamment juridiques, linguistiques ou sociaux, ou des prestations de restauration, d’hébergement ou de soins médicaux destinées à assurer des conditions de vie dignes et décentes à l’étranger, ou bien toute autre aide visant à préserver la dignité ou l’intégrité physique de celui-ci (...), sauf si l’acte a donné lieu à une contrepartie directe ou indirecte ou a été accompli dans un but lucratif".

                 Voilà, pas de délit, juste des exceptions à un délit, nuance. Quand on veut démontrer quelque chose en droit, mieux vaut s’appuyer sur les textes.


              • Sparker Sparker 28 juin 15:21
                @ZenZoe

                Oui oui, on est bien d’accord... la loi...

                Par exemple, l’agriculteur Cédric Herrou a été condamné en 2017 à quatre mois de prison avec sursis pour avoir aidé quelque 200 migrants à traverser la frontière italienne par la vallée de la Roya. La cour d’appel a estimé qu’il n’était pas protégé par la réforme socialiste de 2012, car il avait tiré une contrepartie de son action – même si celle-ci était « militante », et pas matérielle.

                Même votée en l’état, la réforme macroniste ne protégerait pas de tels profils, car elle conserve la notion de « contrepartie directe ou indirecte » qui a justifié la condamnation de Cédric Herrou ou de l’enseignant-chercheur Pierre-Alain Mannoni. La députée LREM Naïma Moutchou (Val-d’Oise) l’a d’ailleurs reconnu en creux en marge du vote de la loi, en affirmant qu’une circulaire qui sera prise prochainement par le gouvernement « incitera [les parquets] à ne plus engager de poursuites ».


              • Sparker Sparker 28 juin 15:26

                @colibri


                Mouais, vous illustrez bien mon propos, ne convaincrez personne avec vos arguments à deux balles donc vous ne servez à rien.
                Circulez...

              • Cateaufoncel2 28 juin 15:44
                @colibri

                « il faudrait plutôt dire « délit d’aide aux illégaux », ou délit de complicité aux hors la loi... »

                Pour ma part, je préférerais encore complicité de trafic d’êtres humains, déclarée délit pénal et assortie de peines de prison ferme et de sanctions pécuniaires très lourdes.

              • colibri 28 juin 19:48
                @Cateaufoncel2
                très juste , 
                en tout cas le terme « solidarité » qui est un terme normalement neutre car on peut être solidaire du diable , a dans nos société une connotation positive dans la pensée unique :il est « bien » d’être solidaire , d’où la trouble de certain ;

              • colibri 28 juin 19:53
                @Blek
                merci , j’allais le dire 

              • Sparker Sparker 1er juillet 13:44

                @Blek

                « Le jour ou les noirs et les arabes te foutront dehors de chez toi , je viendrai te cracher à la gueule pauvre taré. »

                Ouchhh, on va finir par espérer que vous soyez (grand) remplacé, que faire avec des trouducs comme vous et vos potes, pire que de ne servir à rien, vous êtes nuisible à l’esprit français.


              • bouffon(s) du roi bouffon(s) du roi 28 juin 12:10

                Attali vous dit Merci ! ^^


                • foufouille foufouille 28 juin 14:49

                  @bouffon(s) du roi

                  le MEDEF remercie l’auteur en lui versant des dons



                • foufouille foufouille 28 juin 16:28

                  @Cateaufoncel2

                  il délire complètement. le BTP de chez nous est bien plus réaliste en espérant des bonnes heures sup gratos.


                • cassini 28 juin 12:33

                  la grande politique s’élance en générosité (nous élève avec elle) dans les grandes houles de l’incertain (Patrick Chamoiseau)


                  L’expérience montre que les élans de la grande politique débouchent immanquablement sur la vie foutue d’une, deux ou trois générations. 

                  Le centrisme, la modération, l’esprit terre-à-terre, empêchent les illuminés toujours existants de s’emparer du pouvoir pour saccager l’existence des autres en prenant les humains pour des cobayes et les nations dont ils s’emparent pour des laboratoires à leur disposition. 


                  • alinea alinea 28 juin 13:00

                    Bonjour Karol, votre article soulève beaucoup de réflexion, je ne voudrai ni pourrai bien sûr toutes les approfondir ni même les évoquer.

                    Il est des lois naturelles que si on les viole cela crée la violence ; la loi du nombre en est une.

                    Une autre est que l’on peut la bienveillance, l’hospitalité que si l’on est soi-même dans la quiétude. Et qu’on ne peut pas être dans la quiétude dans un monde à ce point violent, rempli à ras bord de nouvelles, information ou désinformation, à dose létale.

                    Une autre encore est que l’imaginaire amplifie les peurs tandis que faire face au problème rend fort.

                    Et puis, celles qui ne sont pas vraiment naturelles mais qui impliquent l’arbitraire, celui du pouvoir ; on ne peut pas dire que nous vivions hors de cet arbitraire, et cela enrage car l’impuissance qu’il génère chez ceux qui le subissent ne peut qu’engendrer le défoulement, la haine et finalement la guerre.

                    Ce n’est pas quelque chose qui se raisonne, Karol, c’est quelque chose qui est. Et ce ressenti, ce sentiment d’être dépouillé, d’être menacé n’est pas une insensibilité d’idiots ou de malfaisants de toutes sortes, mais bien le ressenti, le ressentiment plutôt d’une dépossession de son destin.

                    Le nombre : trente pour dix mille, ça se vit bien ; le truc qui peut clocher c’est que tout ça est imposé d’en haut ; les gus sont placés, répartis, il y a quelque chose dans cet artifice de gênant. Il y a quelque chose de ponctuel, ce « voulu » qui gâte la vie.

                    Les choses ne peuvent être intégrées que lentement et quand elles coulent de source, quand elles ne sont pas l’effet d’une politique qui n’est pas désastreuse seulement pour les pays de départ, mais bien aussi pour les pays d’arrivée.

                    Tout est à l’envers désormais et l’individu, dans sa précarité, qu’elle soit psychique, sociale ou matérielle, ne peut plus vivre les injonctions d’une politique inepte qui n’a plus la fonction d’ organiser et faire tenir la vie dans une société donnée, mais celle de favoriser les puissances de l’argent.

                    je n’aurais peut-être pas dû entamer cette réponse, tant à dire, mais tout cela me paraît tellement clair !!

                    Changeons nos politiques !!

                    Bien à vous Karol


                    • Karol Karol 28 juin 13:30

                      @alinea
                      Merci de modérer mes propos avec beaucoup de sensibilité. La solidarité ne s’impose pas. Mais si dans chaque commune on pouvait organiser l’accueil avec ceux qui sont prêts à faire leur part, avec 1 % Des foyers seulement volontaires c’est 300 000 personnes qui pourraient être accueillies en France. Le drame c’est la concentration, le nombre,le pourrissement de la situation comme à Calais, à Paris, à Vintimille.



                    • alinea alinea 28 juin 13:45

                      @Karol

                      Mais je suis bien d’accord Karol ; je pointais ma réaction sur la réaction tripale de beaucoup de gens. Et comme je comprends les deux parties, étant moi-même, bien malgré moi, hors jeu, je me permets ce réajustement.
                      Si une ou deux familles se pointaient dans le calme mortifère de ma commune de nantis croulants, je suis bien convaincue que cela ferait beaucoup de bien à tout le monde !
                      L’humain, quand on l’aborde pour de vrai, dans son dénuement, ne peut qu’apporter une joie profonde ; à condition de rester dans la maîtrise de son vécu. S’il y a débordement, d’une manière ou d’une autre, provoqué par tel évènement ou décision, alors, rien ne va plus.
                      C’est si simple à comprendre.

                    • Zolko Zolko 28 juin 15:41

                      @Karol : « c’est 300 000 personnes qui pourraient être accueillies en France »
                       
                      admettons : et ensuite ? Une fois que ces personnes sont accueillies, elles font quoi ? Des ronds dans l’eau ? Attendre la mort ? Traîner par-ci, par-là ? Et l’année prochaine, vous allez encore en accueillir 300 000 ?
                       
                      Et l’Afrique, vous y avez pensé ? Elle se portera mieux avec 300 000 personnes en moins ? La population Africaine croit de 20 000 000 personnes par an ! Là, vous proposez d’en accueillir 1% de ceux-là, 1% de ceux qui s’ajoutent chaque année, ça ne se verra même pas là-bas.
                       
                      Vous faites un gloubiboulga de bons sentiments, mais vous n’avez pas de plan. Le problème est la surpopulation de certains continents, c’est à eux de se réguler, et pas exiger que les autres prennent en charge le surplus.


                    • foufouille foufouille 28 juin 15:44

                      @Zolko

                      c’est 300 000 tous les ans, évidement. ensuite, tout le monde se serre la ceinture pour les nourrir, loger, etc.
                      il faudra aussi leur trouver des femmes car ce sont en grande majorité des hommes jeunes et en bonne santé.


                    • Zolko Zolko 28 juin 15:50

                      @foufouille : c’est pas grave, « Wir schaffen das » et comme-ça on aura une belle place au paradis.


                    • Cateaufoncel2 28 juin 15:54
                      @foufouille

                      « ...il faudra aussi leur trouver des femme... »

                      C’est prévu, en loucedoc.

                      Au nom du regroupement familial. Un migrant, c’est 15 à 30 personnes en bout de chaîne, fiancées comprises

                    • foufouille foufouille 28 juin 16:07

                      @Cateaufoncel2
                      pas avec les polygames qui ont 4 femmes dans leurs pays. ce sera donc l’inverse, les immigrationnistes devront partager leur femme


                    • Cateaufoncel2 28 juin 16:18
                      @Zolko

                      « Vous faites un gloubiboulga de bons sentiments, mais vous n’avez pas de plan. »

                      Le plan, c’est l’oligarchie qui l’a.

                      Elle déclare le métissage obligatoire (Sarkozy., 2008), elle veut détruire l’homogénéité interne des pays européens (Peter Sutherland, juin 2012) et des voix s’élèvent de tous côtés pour préconiser l’accueil de dizaines de millions de migrants « remplaçants ».

                    • V_Parlier V_Parlier 28 juin 16:22

                      @Cateaufoncel2
                      Je ne suis pas sûr qu’en attendant on ne leur permette pas d’autres fantaisies... Ca permettra en plus de nous resservir une couche sur les droits de la femme « bafoués par les mâles blabcs » avec des statistiques sur les viols qui exclueront toute identification des coupables.


                    • Cateaufoncel2 28 juin 16:58

                      @V_Parlier



                      "Ca permettra en plus de nous resservir une couche sur les droits de la femme « bafoués par les mâles blancs » avec des statistiques sur les viols qui exclueront toute identification des coupables."

                      Est-ce que ça prend toujours ?

                    • Cateaufoncel2 28 juin 22:33
                      @Zolko

                      En complément, un extrait d’une tribune de Jacques Attali dans L’Express de cette semaine :

                      « … les Africains réagiront en trouvant des façons de contourner nos interdits ; et à moins de bombarder ces bateaux de migrants, ils passeront de plus en plus nombreux. Au total, l’Europe y perdra son âme, la démicratie n’y résistera pas, le niveau de vie des Européens sera remis en question, et nous serons en guerre permanente à nos frontières.

                      «  Pour éviter ce désastre, nous n’avons donc pas d’autres solutions que de comprendre, au plus vite, qu’il est dans notre intérêt de développer massivement ce continent voisin, de l’aider à accélérer sa transition démographique ; à organiser l’arrivée de migrants à l’intérieur du continent ; et de créer chez nous les conditions d’un accueil, temporaire ou durable, et d’une intégration dans nos cultures (qu’ils rapporteront chez eux s’ils y retournent) de millions de personnes venant de ce berceau de l’humanité. Et pas seulement dans nos équipes de football.  »

                      Il n’y a pas une seule phrase qui résiste à l’analyse


                    • colibri 28 juin 13:03
                      Tout ca ce sont des grands mots , 
                      c’est facile de rester dans l’émotionnel , et d’être généreux avec l’argent des autres . 
                      Ce n’est pas qu’une question d’argent mais aussi de culture .
                      Ceux qui accueillent sont des naifs et ignorants qui se font plaisir , parce qu’ils se veulent du coté du « bien » , il y a les gentils pauvres d’un coté et les égoistes européens de l’autre qui en majorité préfèrent rester entre eux et ne veulent pas d’eux , pour des raisons tout à fait rationnelles et justes .

                      • V_Parlier V_Parlier 28 juin 16:25
                        @colibri
                        Mais certains français son atteints à un niveau pathologique, c’est très dur de les réveiller :


                      • jalin 28 juin 19:45

                        @colibri
                        Niveau culture, je pense que tu es assez nullard, alors ferme ton clapet de merde !


                      • colibri 28 juin 19:59
                        @jalin
                        réponse bas de gamme sans aucun argument , à part suis un gentil pro migrant , 

                      • rogal 28 juin 13:39

                        Pas bien claire cette histoire de néolibéralisme.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès