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Accueil du site > Tribune Libre > Ne touchez pas à la loi laïque de 1905, loi de liberté séparant les Eglises (...)

Ne touchez pas à la loi laïque de 1905, loi de liberté séparant les Eglises de l’Etat !

Au nom de lutter contre les dérives intégristes, la montée des pressions politico-religieuses et le communautarisme, il est aujourd’hui question d’un projet de révision de la Loi du 9 décembre 1905 de Séparation des Églises et de l’État, dont nous fêtons le 113e anniversaire (1). On sait combien cette loi est fondamentale, devenue l’un des grands principes de l’organisation politique de l’Etat. C’est l’absence de rapports de tutelle ou d’organisation avec les cultes, qui rend l’Etat impartial, et ainsi à même de traiter de façon égale l’ensemble des membres de notre société, d’assurer l’égalité des droits, et donc, la paix civile.

Cette loi ne saurait céder la place, par des modifications qui en altèrent la nature, à une forme quelle qu’elle soit de nouveau concordat, d’accord passé peu ou prou avec une religion ou une autre. Ce serait le cas, si les modifications envisagées, aménageant les conditions d’un nouveau financement des cultes par l’entremise d’associations cultuelles recevant un label d’Etat, se réalisaient. Il est ainsi question de modifier la loi, pour l’adapter à des associations cultuelles musulmanes préférant demeurer jusqu’alors sous le statut d’association 1901, pour éviter certaines contraintes, afin de les faire entrer dans le giron d’une loi de 1905 modifiée leur offrant de nouveaux avantages, dont le financement public de certains travaux concernant les bâtiments cultuels fait partie, ainsi que la possibilité de tirer des bénéfices de la gestion de biens, tout particulièrement d’immeubles... Pourtant, si on veut bien le voir, il existe tous les moyens de contrôler le fonctionnement de ces associations sans pour autant leur concéder ce qui remettrait en cause cette loi fondamentale. D’autre part, croit-on vraiment qu'en cédant par des accommodements, on puisse enrayer d’un pouce la radicalisation religieuse qui galope, alors que cela résulte d'avoir déjà depuis longtemps laissé reculer la République ?

Ce serait non seulement rompre avec l’Article second de la loi : La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. Mais aussi, faire d’une loi de liberté une loi de contrôle et donc, rompre avec l’Article premier de celle-ci : La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public. Ce serait d’autant plus dangereux que toute velléité de contrôle d’un ou des cultes, ne pourrait se faire sans que dans l’autre sens, les cultes exercent leur influence à nouveau sur l’Etat, et donc, sur les choix de nos concitoyens.

On avance le caractère ordinaire de la Loi de Séparation pour banaliser cette modification. Mais celle-ci, si elle a été adoptée le 9 décembre 1905 comme une loi ordinaire, ne le fut qu’en raison de la nature des institutions de la IIIe République dont l’esprit ne permettait pas de procéder autrement. Comment oublier que, depuis, la laïcité est inscrite à l’Article Premier de notre Constitution de la Ve République, comme l’un des quatre attributs essentiels de celle-ci. Il est rédigé comme suit : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. » Ce qui confère nécessairement à cette loi une valeur constitutionnelle, et donc, implique pour tout projet de modification, que l’on en passe par le référendum, comme le prévoit notre Constitution. Et non, qu’on la ripoline sur un coin de bureau avec les représentants des cultes ! 

L’autre procédure de modification d’une loi constitutionnelle, qui est celle du Parlement réuni en Congrès à Versailles (Députés et Sénateurs devant la voter aux 3/5e des présents), ne saurait ici convenir. Seul le peuple, au nom duquel l’Etat agit en toute chose, aurait ici autorité pour trancher, puisque c’est à son rôle souverain auquel on s’attaque en voulant redonner aux cultes une place dans l’Etat. Faut-il donc ici rappeler que, selon l’Article 2 de notre Constitution, la République a pour principe : le « Gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ». Et encore que, selon son Article 3 : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum ». Bien des choses qui sont oubliées, depuis trop longtemps reléguées. Mais ce n’est, il faut bien le dire, pas d’hier, dont d’ailleurs résonnent les révoltes qui secouent notre actualité. Ne touchez-pas à cette loi ! Ce serait mutiler la France d’une partie de son histoire, de sa modernité, de sa liberté, pour la livrer à nouveau à la concurrence des cultes avec le pouvoir d’Etat, à l'affrontement dans le champ du politique entre la croyance et la raison, débouchant à coup sûr à un moment ou un autre, sur l’affrontement et la violence.

Il faut donc s’opposer avec force à cette nouvelle dérive juridique de remise en cause du cadre constitutionnel républicain, qui vient s’ajouter à de nombreux contournements déjà entérinés par le Conseil d’Etat, dans le prolongement des pratiques clientélistes de trop d’élus. Il faut stopper la décomposition continue, depuis une trentaine d’années de ce principe, fragilisant l’égalité, la loi commune et la citoyenneté. Démocratie ethnique ou démocratie laïque, il faut choisir !

On notera au passage que de nombreux religieux musulmans s’inquiètent qu’une telle modification ne vienne stigmatiser nos concitoyens de confession musulmane. Comment ne pas envisager ce risque, puisque c’est en prenant prétexte de leur existence que l’on entend procéder à cette dégradation de notre République en recréant un lien direct, consubstantiel, entre les Eglises et l’Etat. Faut-il y voir la suite à ce discours du Président de la République devant les représentants de l’Eglise catholique réunis au Collège des Bernardins, le 9 avril dernier, où il avait évoqué l’idée d’un lien « abimé » avec cette dernière qu’il s’agirait de réparer, en offrant ainsi aux cultes cette voie d’eau dans notre laïcité ? Les autres cultes s’inquiètent aussi, d’être les victimes collatérales de cette atteinte mortelle à notre pacte républicain, craignant par-là, qu’on rouvre la boite de Pandore de la lutte des deux France, laïques contre cléricaux. 

La laïcité garantit à tous, par la liberté de conscience comme bien commun porté au-dessus des différences, un vivre ensemble harmonieux. Une laïcité ni ouverte ni pluriel ni accommodante, mais la laïcité tout court, sans qualificatif qui l’affaiblisse, seule à même de garantir la liberté de croire ou de ne pas croire, d’avoir une religion ou de ne pas en avoir, d’en changer ou de les critiquer comme n'importe quelle opinion, d’assurer l’égalité hommes/femmes.

Contre les dérives intégristes, la montée des pressions politico-religieuses et le communautarisme, il n’y a rien de supérieur à la défense de ce principe Républicain capital. Il faut contre cette attaque, appeler sans relâche à défendre et à promouvoir la laïcité, seule capable de rassembler tous les citoyens au-delà de leurs singularités autour du projet commun de leur République, pour garantir à tous et à chacun la chose la plus précieuse sans laquelle plus rien n’a de sens et les périls menacent, notre liberté.

1-C’est le journal L’Opinion qui a révélé le contenu de l’avant-projet de modification, le 5 novembre dernier. 

 

Guylain Chevrier

 


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28 réactions à cet article    


  • Julien S 10 décembre 2018 13:04

    Vivement le retour à la religion d’état. 

    On rétablirait la peine de mort pour sacrilège votée sous Charles X. 


    • Pierre Régnier Pierre Régnier 10 décembre 2018 13:34

      En fait, ce que demande ici Guylain Chevrier c’est qu’on n’aggrave pas la situation présente, mais il ne le dit pas ainsi car, pour lui, la séparation des Églises et de l’État établie en 1905, puis l’entrée explicite de la laïcité dans la Constitution un demi-siècle plus tard, sont bonnes et suffisantes.

      En réalité, l’application de la laïcité n’a cessé de la dénaturer, et elle est devenue aujourd’hui un des instruments de l’islamisation toujours plus grande de la France et, par contagion, de l’Europe.

      La faible présence de l’islam en France en 1905 ne pouvait y faire penser, mais l’intérêt de l’ordre public énoncé dans l’article premier de la loi aurait dû conduire à l’une des seules restrictions rendues possibles dans le même article et, dans la Constitution de 1958, il aurait dû être précisé sous une forme ou sous une autre que "l’islam, qui exige par principe théologique que tout soit soumis à sa propre loi, ne saurait bénéficier de la laïcité, au moins jusqu’à un radical rejet, en son sein, de ce qui la rend incompatible avec la République".


      • aimable 10 décembre 2018 15:47

        les religions étant une des principales causes d’appauvrissement , d’ignorance et de guerres civiles , aucune ne devrait être reconnue par l’état , a plus fortes raisons dissoudre celles qui veulent imposer leurs principes a tout le pays .


        • MagicBuster 10 décembre 2018 16:40

          Tous les communautarismes devraient être combattus et non encouragés par le clientélisme politique.

          Payer des impôts pour favoriser le terrorisme religieux est une hérésie totale en France.


          • OMAR 10 décembre 2018 18:02

            Omar9

            .

            Eh @guylain, t’es resté tout seul dans la gare.

            .

            Le peuple français, lui, a endossé son gilet jaune pour aller revendique ce qui est plus juste, plus fondamental, plus essentiel...


            •  C BARRATIER C BARRATIER 10 décembre 2018 21:40

              Il y a eu un grignotage de la laïcité qui n’est pas une opinion mais la liberté d’en avoir une,d’en changer ou de n’en pas changer.C’est une liberté individuelle, qui concerne hommes et femmes à égalité, monosexuels et hétérosexuels. Personne ne saurait être contraint d’être laïque..La laîcité, c’est surtout la fraternité.

              Hélas, des groupes s’opposent à la liberté de penser même dans leur propre groupe.

              voir en table des news la reconquête à opérer

              Laïcité, Charlie Hebdo, Urgente reconquête nécessaire http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=275

              Et le grignotage à stopper, ce que ne fait pas le gouvernement :

              Voile, ostentations en sorties scolaires : halte aux accommodements http://chessy2008.free.fr/news/news.php?id=193

              • Jonas 11 décembre 2018 01:16

                "C’est l’absence de rapports de tutelle ou d’organisation avec les cultes, qui rend l’Etat impartial, et ainsi à même de traiter de façon égale l’ensemble des membres de notre société, d’assurer l’égalité des droits, et donc, la paix civile.« 

                [...]
                 »Il est ainsi question de modifier la loi, pour l’adapter à des associations cultuelles musulmanes« 

                La charia islamique est DÉJÀ en vigueur en France, ne serait-ce que par l’intermédiaire des innombrables terrains données pour un bail emphytéotique dérisoire par les maires, et la construction de mosquées dont un grand nombre sont entièrement financées avec vos impôts.

                La modification de la loi de 1905 aura juste pour but d’officialiser publiquement l’islamisation de la France.

                Savez-vous que l’abattage rituel islamique est par exemple déjà officialisé et réglementé par le ministère de l’agriculture français ? Il est précisé sur le site du gouvernement que la certification halal est délivrée par les mosquées de Paris, Évry et Lyon (page 14).

                C’est le gouvernement français républicain et laïque qui dicte aux musulmans quelle est la certification halal déclarant qu’elle est la viande pure qu’ils peuvent manger, et la viande impure qu’ils doivent rejeter !

                Une grande partie des écoles de banlieues laïques et républicaines séparent officiellement les enfants purs (musulmans) et impurs (mécréants), en permettant les repas sans viande dans les cantines scolaires, ainsi que le fichage nominatif des enfants musulmans, et ce, à la demande des parents musulmans, ne serait-ce que par les formulaires de demandes d’arrêt de la demi-pension pendant le Ramadan.
                Exemple, le Collège les Saules à Guyancourt  :
                 »Le service intendance du Collège les Saules a besoin de connaître le nom des élèves désirant effectuer le Ramadan en vue d’un remboursement des jours « non mangés » à la cantine.« 

                Collège de Reims, etc...

                 »élève demandant à observer un jeûne prolongé lié à la pratique et aux usages d’un culte (ex. : ramadan) ;"
                http://sepia.ac-reims.fr/clg-ablancourt/-spip-/assr.html


                • guylain chevrier guylain chevrier 11 décembre 2018 01:29

                  Lestrade, vous êtes malheureusement dans l’ignorance, il n’y a pas de doute sur ce qu’est la laïcité, comme dimension historique de la constitution de l’Etat en France. Le mot laïcité, il se trouve, au regard de l’Etat, signifie qu’il est dégagé de toute tutelle religieuse, et ainsi impartial, pour garantir à chacun des droits universels, portés au-dessus des différences et donc, des cultes.

                  La loi de séparation est venue coiffer, comme dernière étape, un long processus politique de laïcisation de l’Etat, qui était déjà celui de l’école laïque, la soustrayant à l’influence d’une Eglise, pour diffuser un savoir objectif. La mise à l’écart de la croyance du politique, c’est-à-dire de l’irrationnel, permet de gouverner au nom de de l’expérience humaine, de la démocratie, pas au nom de tel ou tel dieu, c’est cela la laïcité. Laïc s’oppose à clerc, comme le profane au sacré. Si, voyez-vous, seule la France est identifiée à la laïcité, ce n’est pas parce qu’elle ne serait pas de portée universelle, mais parce c’est seulement en France où s’est réalisée cette séparation pleine et entière, alors que partout ailleurs, l’Etat de droit reste dans l’ambiguïté. C’est aussi pour cela qu’elle est tant attaquée.

                  Omar, il y avait longtemps que vous n’aviez pas sévi ici, avec cette même habitude de tutoiement familier déplacé et faussement populaire, pour venir contester sans rien expliquer. Les Gilets jaunes, à propos desquels j’ai écrit sur Agoravox, sont loin de se désintéresser de la laïcité, c’est même une de leurs préoccupations principales. Celle d’un Etat qui ne devienne pas ethnique, en jouant sur les différences, mais défendent l’intérêt général, que leurs revendications portent fondamentalement, lorsqu’ils réclament de la justice sociale pour toute la société.


                  • Jonas 11 décembre 2018 07:51

                    @guylain chevrier "La mise à l’écart de la croyance du politique, c’est-à-dire de l’irrationnel, permet de gouverner au nom de de l’expérience humaine, de la démocratie, pas au nom de tel ou tel dieu, c’est cela la laïcité.« 

                    L’état français a été construit intégralement pendant plusieurs siècles par des rois et reines très chrétiens catholiques (Clovis, Charles Martel, Pépin le Bref, Charlemagne, Aliénor d’Aquitaine, Philippe Auguste, Blanche de Castille, Saint Louis, Philippe le Bel, Charles VII, Louis XI, Louis XIII, Louis XIV, Louis XV, Louis XVI...), en rassemblant patiemment et méticuleusement les provinces, les régions et en luttant contre les hérésies destructrices de l’unité de la nation (catharisme, protestantisme, invasions islamiques, etc...).
                    Toutes les institutions françaises, hôpitaux, associations caritatives, écoles, universités, tribunaux, cour des comptes, poste, ponts et chaussées, banques, cathédrales,... que vous connaissez aujourd’hui ont été pensés, structurés et édifiés sous la France catholique.
                    Pourquoi croyez-vous qu’il y ait une croix catholique au sommet de l’université de la Sorbonne, et sur le dôme du Panthéon ?
                    Pourquoi le plus vieil hôpital de Paris s’appelle Hôtel-Dieu ?

                    La république et sa religion maçonnique n’ont fait que piller et dilapider cet héritage millénaire à partir de 1789, au nom des »droits de l’homme", de la tolérance, du vivre-ensemble, du multiculturalisme, niant la spécificité des peuples et leur identités culturelles, ethniques et religieuses.
                    Ce qui a amené à tolérer et à accepter les idéologies les plus dangereuses autrefois combattues tout au long des siècles sur notre territoire, comme l’islam, malgré les avertissements de nos prêtres (avant qu’ils ne soient vampirisés par Vatican II), provoquant progressivement le délitement de la France.


                  • OMAR 11 décembre 2018 18:42

                    Omar9
                    .
                    @guylain chevrier
                    .
                    Ton pervers article s’articule en douceur sur l’accusation et la culpabilisation d’une seule communauté : les musulmans et leur religion : l’Islam.
                    .
                    Bien sûr, je m’attends de ta part à ce « culture judéo-chrétienne de la France », comme si ces religions avaient prééminence sur la culture gréco-romaine.
                    .
                    Sors de tes fantasmes, phobies et folies : que tu le veuilles ou non, la France est plurielle, et renferme l’ensemble des religions, croyances et convictions existant dans le monde, dont il faut composer avec.
                    .
                    Avec, cependant cette condition fondamentale : LIBERTE-EGALITE-FRATERNITE pour tous....
                    C’est cela la laïcité...


                  • guylain chevrier guylain chevrier 11 décembre 2018 09:43

                    Jonas, évidemment, pour vous tout le bien de l’histoire viendrait de la catholicité, qui a tant opprimé, alors que c’est notre Révolution française qui a permis, en s’en émancipant, au peuple de conquérir sa liberté en s’érigeant en corps politique souverain, de passer des asiles et écoles sous la main des curés à des services publics ouverts à tous, sans distinction d’origine de couleurs et de religions... Je ne sais pas ce que vous avez contre la Franc-maçonnerie, mais vous vous égarez chez monsieur. Quant à l’islam, ce n’est pas une religion qui est à combattre mais cette forme de religieux hégémonique que toute religion peut prendre, qui la porte avec son dogme au-dessus de tout en s’imposant à tous, ce que l’on nomme aujourd’hui « la radicalisation ». N’est-ce pas ce que fait votre discours mais là, concernant le catholicisme ? L’islam radical est plus menaçant aujourd’hui, certes, ce n’est pas une raison pour dédouaner les autres religions des risques que toute radicalisation religieuse nous fait courir. Cela étant, s’il y a des croix sur certains bâtiments, c’est parce que l’histoire a fait que l’Eglise catholique est passée par là. Sachant que, lorsque la Sorbonne était sous pouvoir catholique, elle était essentiellement un lieu de formatage religieux des esprits et de répression de la liberté de conscience, ce qui ne retire rien à son antériorité, qui a été ensuite dépassée par la conquête de l’esprit des Lumières et de la Révolution. Il est un fait que les Eglises font partie de notre patrimoine, sans devoir oublier qu’il a fallu s’affranchir de leur pouvoir politique, particulièrement l’Etat, pour que le mot liberté prenne un sens.


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 11 décembre 2018 11:53

                      @guylain chevrier

                      J’ai pour ma part toujours été surpris, voire choqué, par les soupçons cultivés contre la Franc-maçonnerie. Je ne vois pas pourquoi des citoyens ne pourraient pas, avec leurs propres rites, se réunir pour réfléchir en dehors, voire contre les religions.

                      Notre très sérieuse divergence porte sur ce passage de votre réponse à Jonas : Quant à l’islam, ce n’est pas une religion qui est à combattre mais cette forme de religieux hégémonique que toute religion peut prendre, qui la porte avec son dogme au-dessus de tout en s’imposant à tous, ce que l’on nomme aujourd’hui « la radicalisation ».

                      Avec raison vous rappelez que le christianisme, plus précisément le catholicisme, a pris, dans le passé, "cette forme de religieux hégémonique que toute religion peut prendre" alors que c’est bien, comme vous le rappelez aussi "notre Révolution française qui a permis, en s’en émancipant, au peuple de conquérir sa liberté en s’érigeant en corps politique souverain".

                      Mais le problème n’est pas aujourd’hui, celui de la « radicalisation » de l’islam. Il n’y a pas, il n’y a jamais eu d’islam pacifique, d’islam « modéré », même s’il y a bien des musulmans individuellement pacifiques. Ils sont même très nombreux et nous devons les respecter, entretenir de bonnes relations avec eux.

                      Il y a, contrairement à la théologie chrétienne, une théologie islamique criminogène dès son origine et qui l’est restée jusqu’à maintenant. C’est à cette réalité, qui a conduit aux dizaines de millions de meurtres effectifs que la République française - et l’Europe débarrassée de ses dirigeants écervelés bien intentionnés (dans le meilleur des cas) - doit s’attaquer fermement pour aboutir à sa destruction.
                      C’est cette théologie qui continue de commander à l’islam de vouloir soumettre le monde entier, y compris la France laïque qui s’en croit protégée si elle combat la « radicalisation ».
                      Pour le moment, les responsables de toutes les tendances de l’islam répètent que « ce n’est pas possible d’abandonner ses bases théologiques de la criminalité »puisque c’est le seul vrai Dieu Allah qui a lui-même dicté le contenu de la théologie criminogène".


                    • Jonas 11 décembre 2018 21:48

                      @Pierre Régnier "J’ai pour ma part toujours été surpris, voire choqué, par les soupçons cultivés contre la Franc-maçonnerie.« 

                      Donc, vous luttez contre l’Église catholique, qui a construit l’identité et les valeurs européennes, mais vous cautionnez par contre une secte secrète dirigée par une élite politique, médiatique et industrielle qui façonne les lois de la république sans consulter les Français, pour mieux les soumettre, cela ne vous choque pas ?

                       »on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes oeuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux."
                      Matthieu 5:15-16


                    • Jonas 11 décembre 2018 22:08

                      @guylain chevrier "évidemment, pour vous tout le bien de l’histoire viendrait de la catholicité, qui a tant opprimé, alors que c’est notre Révolution française qui a permis, en s’en émancipant, au peuple de conquérir sa liberté en s’érigeant en corps politique souverain« 

                      C’est drôle de voir comment vous inversez les rôles ! C’est la république qui a pris le pouvoir par la force militaire pour imposer son idéologie en détruisant un pays qui était prospère, massacrant des dizaines de milliers d’enfants, femmes, vieillards, et provoquant une guerre civile et européenne qui va durer plus de 25 ans.

                       »Les Français se sont fait connaître comme les plus habiles architectes de destruction qui aient jusqu’à présent existé dans le monde. Dans ce court espace de temps, ils ont complètement détruit jusqu’aux fondements de leur Monarchie, leur Église, leur Noblesse, leurs Lois, leurs Revenus publics, leur Armée, leur Marine, leur commerce, leurs Arts et leurs Manufactures : ils ont fait pour nous, en qualité de rivaux, ce que n’auraient pas pu faire vingt batailles de Ramilies ou de Bleinheim. Eussions-nous conquis la France, fût-elle abattue à nos pieds, nous devrions rougir qu’une commission anglaise, envoyée pour son gouvernement, imposât aux français des lois aussi dures, aussi destructrices de leur importance nationale que celles qu’ils se sont imposées eux-mêmes."
                      Edmund Burke, député à la Chambre des Communes britannique, 9 février 1790


                    • Jonas 11 décembre 2018 22:41

                      @guylain chevrier "Sachant que, lorsque la Sorbonne était sous pouvoir catholique, elle était essentiellement un lieu de formatage religieux des esprits et de répression de la liberté de conscience, ce qui ne retire rien à son antériorité, qui a été ensuite dépassée par la conquête de l’esprit des Lumières et de la Révolution.« 

                      L’Esprit des Lumières et en particulier les textes de Voltaire, Diderot et de certains encyclopédistes ont effectivement été mis à l’index par l’Église catholique, car ils étaient contraires aux valeurs du Christianisme et à la Parole du Christ.

                      Intolérance, misogynie, racisme, antisémitisme  : l’Église condamnait ces textes qui promouvaient une nouvelle Humanité non basée sur la Parole de Dieu, mais sur la toute puissance de l’Homme voulant bâtir un monde nouveau.
                      L’Église catholique avait un temps d’avance sur son époque : elle avait compris les dérives de ces idéologies totalitaires mortifères qui allaient faire des millions de morts deux siècles plus tard.

                       »Notre aumônier prétend que les Hottentots (namibiens, peuplade d’Afrique), les Nègres et les Portugais descendent du même père. Cette idée est bien ridicule.« 
                      Voltaire - »Les lettres d’Amabed« (1769) - Romans et contes - garnier-Flammarion p537

                      « C’est une grande question parmi eux s’ils sont descendus des singes, ou si les singes sont venus d’eux. Nos sages ont dit que l’homme est l’image de Dieu : voilà une plaisante image de l’Être éternel qu’un nez noir épaté, avec peu ou point d’intelligence ! Un temps viendra, sans doute, où ces animaux sauront bien cultiver la terre, l’embellir par des maisons et par des jardins, et connaître la route des astres. »
                      Voltaire - »Les lettres d’Amabed« (1769) - Romans et contes - garnier-Flammarion

                       »La race des nègres est une espèce d’homme différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l’est des lévriers. La forme de leurs yeux n’est point la nôtre, leur laine noire ne ressemble point à nos cheveux, et si on peut dire que leur intelligence n’est pas d’une autre espèce que notre entendement, elle est fort inférieure. Ils ne sont pas capables d’une grande attention.« 
                      Voltaire - »Essais sur les moeurs et l’esprit des nations« (1740-1756)

                       »Les nègres sont grands, gros, bien faits, mais niais et sans génie.« 
                      Diderot - »L’Encyclopédie« - Humaine espèce (1755)

                       »Les albinos, ces animaux ressemblant à l’homme, n’ont d’homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre.« 
                      Voltaire - »Essais sur les moeurs et l’esprit des nations« (1740-1756)

                       »Enfin je vois des hommes qui me paraissent supérieurs à ces nègres, comme ces nègres le sont aux singes, et comme les singes le sont aux huîtres et aux autres animaux de cette espèce.« 
                      Voltaire - »Traité de métaphysique« (1734-1737)

                       »Il faudrait cloîtrer ces Nègres avec leurs femelles et conserver scrupuleusement leur race sans leur permettre de la croiser ; c’est ainsi seulement que l’on pourrait savoir combien de temps il leur faudrait pour réintégrer à cet égard la nature de l’homme.« 
                      Buffon - »Histoire naturelle« (1766)

                       »C’est à regret que je parle des Juifs : cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la terre.« 
                      Voltaire - « Dictionnaire philosophique » « Tolérance », section I (1765).

                      « surtout qu’aucun Juif ne fasse le tour de ma maison en sonnant de la trompette, ne fasse tomber les murs, et ne m’égorge, moi, mon père, ma mère, ma femme, mes enfants, mon chat et mon chien, selon l’ancien usage des Juifs. ».
                      Voltaire - « Dictionnaire philosophique » « Tolérance », section V (1765).

                      « On ne voit, au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune action généreuse. Ils ne connaissent ni l’hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d’exercer l’usure avec les étrangers ; et cet esprit d’usure, principe de toute lâcheté, est tellement enraciné dans leurs cœurs, que c’est l’objet continuel des figures qu’ils emploient dans l’espèce d’éloquence qui leur est propre. Leur gloire est de mettre à feu et à sang les petits villages dont ils peuvent s’emparer. Ils égorgent les vieillards et les enfants ; ils ne réservent que les filles nubiles ; ils assassinent leurs maîtres quand ils sont esclaves ; ils ne savent jamais pardonner quand ils sont vainqueurs ; ils sont les ennemis du genre humain. Nulle politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps chez cette nation atroce. »
                      Voltaire - « Essai sur les mœurs et l’esprit des nations " Chapitre VI, 1740, Œuvres de Voltaire, Paris, 1819, tome 13, page 298.


                    • Jonas 11 décembre 2018 22:58

                      @guylain chevrier " Quant à l’islam, ce n’est pas une religion qui est à combattre mais cette forme de religieux hégémonique que toute religion peut prendre, qui la porte avec son dogme au-dessus de tout en s’imposant à tous, ce que l’on nomme aujourd’hui « la radicalisation ». N’est-ce pas ce que fait votre discours mais là, concernant le catholicisme «  ?

                      Les idéologues du vivre ensemble et des droits de l’homme, mettent dans le même sac islam radical et catholicisme.
                      Voilà précisément pourquoi l’idéologie des droits de l’homme est une menace pour notre civilisation.

                      L’Islam appelle à la soumission par tous les moyens possibles des mécréants par la force militaire, s’ils refusent, alors il faut les tuer.
                      Ce qui est l’exact opposé du christianisme.
                      Le christianisme a été pendant des siècles le rempart contre l’islamisation de l’Europe, que ce soit du côté de l’Espagne et du Portugal par les arabo-musulmans, que du côté des balkans, en particulier par les sièges de Vienne (1529 et 1683) par les ottomans.
                      C’est bien une coalition d’armées sous la bannière chrétienne qui a détruit la flotte navale islamique à Lépante (1571).
                      Avec l’affaiblissement du Christianisme, les »droits de l’homme" ont permit à l’Islam de s’implanter en Europe, et de détruire la civilisation européenne de l’intérieur.


                    • Jonas 11 décembre 2018 23:08

                      @guylain chevrier "Cela étant, s’il y a des croix sur certains bâtiments, c’est parce que l’histoire a fait que l’Eglise catholique est passée par là. "

                      Non, ce n’est pas l’histoire qui a créé ces universités et ces bâtiments, c’est bien l’Église catholique.


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 décembre 2018 12:19

                      @Jonas

                      Merci pour le lien. Mais avez-vous écouté le contenu de la vidéo à laquelle il conduit ? Je n’y ai rien entendu qui me soit apparu comme une « lutte contre l’église catholique ». En fait, c’est vous qui considérez qu’une conception de la société humaine et une réflexion qui se développent hors de l’Église doivent être considérées comme une lutte contre elle.

                      Mais même si la Franc-maçonnerie menait effectivement une lutte contre l’église catholique, ce qui est peut-être le cas, je n’y verrais rien d’inacceptable tant que cette lutte se situerait dans le cadre de l’expression des idées.

                      Il y a en réalité plus important pour moi : ma critique très sévère de l’église catholique sur un point précis, son entêtement à refuser de réfléchir sur sa propre conception sacralisée de la violence prétendument voulue par Dieu. Ma demande d’un très explicite rejet de cette conception dans une officielle désacralisation est, pour l’ancien catholique fervent que je suis, non pas une « lutte contre » l’Église mais une action pour elle. Car ce serait mettre fin à sa complicité indirecte avec l’épouvantable islam (voir mon petit livre Désacraliser la violence religieuse) .../...


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 12 décembre 2018 12:23

                      @Pierre Régnier

                      .../... Deux attitudes contraires mais également complices de ceux - fausse Gauche, maires de droite uniquement motivés par le goût du pouvoir personnel, gouvernants du pays... - qui travaillent à l’islamisation de la France et de l’Europe : celle de l’intégrisme catholique et celle du crétinisme athée.

                      Entendons-nous bien. L’athéisme est pour moi tout à fait respectable, et même raisonnable, mais une manière de pratiquer l’athéisme a aujourd’hui des effets désastreux : cette volonté de ne pas étudier le contenu des religions parce que « de toutes façons c’est des conneries ». Il y a là une coupable paresse intellectuelle, une forme d’obscurantisme bien réel et aussi dangereux que « l’obscurantisme religieux » dénoncé par les athées, car il conduit à l’ignorance fondamentale de cette différence : en trahissant Jésus de Nazareth, son maître à penser, le christianisme continue de sacraliser la prétendue volonté criminelle attribuée à Dieu il y a 3000 ans, alors que, dans la fidélité à son prophète Mohamed, l’islam continue de sacraliser et justifier la criminalité prétendument voulue "par le seul vrai Dieu Allah" jusqu’à ce que tous les peuples de la terre lui soient soumis.


                    • Jonas 13 décembre 2018 00:59

                      @Pierre Régnier "Mais avez-vous écouté le contenu de la vidéo à laquelle il conduit ? Je n’y ai rien entendu qui me soit apparu comme une « lutte contre l’église catholique »."

                      La franc-maçonnerie est une secte qui a été créée au XVIIIème siècle CONTRE l’Église Catholique.


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 décembre 2018 08:16

                      @Jonas
                      Et alors ? Si vous êtes catholique, occupez-vous d’améliorer votre église au lieu de la vouloir au-dessus de toute critique.
                      La principale amélioration que vous devez lui demander c’est de rejeter enfin sa croyance dans « la bonne violence voulue par Dieu pour de bonnes raisons » à l’époque de l’Ancien Testament. Aujourd’hui, en trahissant son maître à penser Dieu, Jésus de Nazareth, elle continue de garder sacrée cette croyance, et elle la justifie par sa monstrueuse « bonne interprétation » : y a qu’à dire que les appels de Dieu à massacrer tous les habitants des cités de Canaan en vérifiant qu’il ne reste aucun survivant... c’était des appels à entrer dans le pacifique royaume de Dieu !
                      En rejetant de telles horreurs l’Église cesserait enfin de se faire complice de l’islam, dont la sacralisation de la « bonne violence de Dieu » est cent fois pire, puisqu’elle conduit aux massacres prétendument voulus par Dieu qui continuent.
                      Un tel rejet serait beaucoup plus utile que l’obsession à vouloir la franc-maçonnerie toujours responsable des faiblesses du catholicisme.


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 décembre 2018 15:10

                      @Self con troll

                      C’est à peu près ça... même s’il y a quelques paraboles ambigües sur la violence dans les Évangiles, en particulier la parabole des talents (Mattieu XXV, 14-30 ou Luc XIX, 12-27). Mais jamais Jésus n’appelle, lui, à commettre des violences.

                      Heureusement il y a aujourd’hui de nombreux musulmans qui fraternisent avec des non-musulmans. Mais leur terrible handicap est qu’il ne peuvent rejeter ceux de leur religion les « radicalisés » qui appliquent la violence « commandée par Allah », parce qu’elle est tout aussi sacralisée que le reste.

                      Le drame actuel est surtout dans la volonté démagogique des gouvernants français et européens de nier cette réalité et de préférer, par lâcheté, islamiser toujours plus la France et l’Europe.


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 13 décembre 2018 15:15

                      Plus précisément, les musulmans pacifiques peuvent rejeter et souvent rejettent leurs coreligionnaires violents, mais pas les appels islamiques à la violence.


                    • Jonas 15 décembre 2018 01:37

                      @Pierre Régnier "La principale amélioration que vous devez lui demander c’est de rejeter enfin sa croyance dans « la bonne violence voulue par Dieu pour de bonnes raisons » à l’époque de l’Ancien Testament."

                      Où avez-vous lu que la croyance sacrée de l’Église catholique, est « la bonne violence voulue par Dieu pour de bonnes raisons » ?

                      Je pense que vous n’avez aucune connaissance du dogme de l’Église Catholique.
                      Vous ne comprenez même pas la distinction entre l’Ancienne Alliance (Ancien Testament) passée entre Dieu et le peuple hébreu, et la Nouvelle Alliance (Nouveau Testament), passée entre le Christ et l’Humanité.


                    • Pierre Régnier Pierre Régnier 15 décembre 2018 08:01

                      @Jonas

                      Je n’ai jamais dit ce que vous me faites dire : que LA croyance sacrée de l’église catholique est dans sa croyance dans « la bonne violence voulue par Dieu pour de bonnes raisons à l’époque de l’Ancien Testament ». J’ai dit et je maintiens que c’est L’UNE DES croyances persistantes de l’Église qui font qu’elle n’est toujours pas vraiment chrétienne et qu’elle est de moins en moins crédible.
                      Selon moi, en effet « la Nouvelle Alliance passée entre le Christ et l’Humanité » devrait faire comprendre aux catholiques que les appels à massacrer attribués à Dieu dans l’Ancien Testament NE SONT PAS DES APPELS DE DIEU mais que leur attribution à Dieu est UNE INVENTION des croyants de l’époque.
                      Hélas l’Église continue de la croire et la transmettre comme véritable « Parole de Dieu » EN TRICHANT PAR SA PRÉTENDUE « BONNE INTERPRÉTATION » : en appelant à massacrer les Cananéens Dieu inviterait simplement ceux-ci à entrer dans son royaume !
                      C’est odieux, ET C’EST CE QUI CONDUIT L’ÉGLISE CATHOLIQUE À SE FAIRE COMPLICE DE CEUX QUI, COMME NOS GOUVERNANTS, TRAVAILLENT À L’ISLAMISATION DE LA FRANCE.


                    • Christian Labrune Christian Labrune 11 décembre 2018 17:15

                      L’état français a été construit intégralement pendant plusieurs siècles par des rois et reines très chrétiens catholiques

                      @Jonas,

                      S’il a été relativement facile de faire admettre en France la séparation de l’église et de l’état en 1905, et de faire prévaloir avec succès un principe de laïcité désormais admis, c’est parce que le catholicisme en France avait pris dès longtemps ses distance par rapport à l’autorité des papes, lesquels entendaient dicter leur volonté aux monarchies européennes. Cela commence, sous Charles VII, en 1438, avec la pragmatique sanction de Bourges qui fait obstacle aux prétentions politiques de Rome. De là naît cette tradition gallicane qui sera très bien théorisée par Bossuet : les rois de France organisent et contrôlent à leur convenance le clergé français.

                      Dans les Evangiles, Jésus répond aux Pharisiens qui rêvent de l’enfermer dans leur piège logique : « Rendez à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César ». Cette nécessaire séparation du spirituel et du politique, les catholiques ne pouvaient la nier, mais Il n’existe évidemment rien de tel dans l’islam où le rôle du politique et de ses armées est d’imposer partout la loi du Chamelier, de convertir à tour de bras, sans négliger de passer au fil de l’épée quiconque refuserait de se soumettre.

                      Cette violence consubstantielle au dogme musulman, on aurait pu dire, il y a quarante ans : elle existe dans les textes, mais on est au XXe siècle, on ne va quand même pas faire l’injure aux musulmans de faire semblant de croire qu’ils accordent encore quelque autorité à des textes du haut moyen-âge.

                      Or, les « Allah akbar ! » de ces dernières années, ponctués d’un coup de poignard ou d’une rafale de kalachnikov, nous font bien voir que l’islam est désormais une menace pour la République, et non des moindres. L’islam n’est absolument pas une religion comme les autres, et s’il fallait changer quelque chose à la loi de 1905, ce serait pour formuler explicitement cette constatation et décider de mesures particulièrement sévères interdisant en particulier toute propagande écrite et toute prédication de tendance jihadiste : aucun état civilisé ne peut tolérer l’apologie du meurtre. Il faudrait aussi n’autoriser la publication du Coran, comme celle de Mein Kampf, qu’accompagnée d’un appareil critique qui rappelle au lecteur que certains versets (IX,5 par exemple) relèvent de l’état du monde dans l’Arabie du VIIe siècle, et que ce qu’ils préconisent ne saurait plus avoir droit de cité dans la civilisation actuelle.

                      On pourrait même poser très clairement que l’islam, tel qu’il prétend encore se définir dans un certain nombre de textes et de mosquées, ne relève même pas de la sphère du religieux. Il ne requiert que ce traitement de simple police qu’on réserve aux organisations criminelles.


                      • Christian Labrune Christian Labrune 12 décembre 2018 14:16

                        ADDENDUM
                        "les « Allah akbar ! » de ces dernières années, ponctués d’un coup de poignard ou d’une rafale de kalachnikov, nous font bien voir que l’islam est désormais une menace pour la République, et non des moindres.

                        « 
                        .....................................................
                        Trois heures avant le massacre de Strasbourg, je ne croyais pas si bien dire ! Il reste que notre pays ne continuera pas à subir passivement ces sortes d’exactions. Moins d’une journée après les faits, la mairie de Strasbourg a déjà ouvert des registres de condoléances et des fleurs commencent à être déposées sur les lieux de la tuerie. C’est bien la preuve que la situation est parfaitement maîtrisée.
                        Certes, les illuminés d’Allah, pauvres victimes d’un apartheid à la française, n’auront jamais notre haine, mais tout sera fait pour qu’on ne puisse plus jamais être témoin de pareilles horreurs. La veille de ces crimes, notre président qui est l’incarnation même de la clairvoyance et c’est heureux, parce que gouverner, c’est prévoir faisait signer en notre nom un pacte de Marrakech qui entend promouvoir le multiculturalisme. Cette nouvelle conception, très élargie, de la laïcité, c’est l’avenir du monde, et cela nous prépare une société enfin harmonieuse et parfaitement pacifiée.
                        Je me rappelle très bien qu’à la fin du règne de Moubarak, l’affreux tyran, le grand mot d’ordre de bon nombre de constestataires était : »L’islam est la solution". Il serait grand temps que nous en prissions de la graine !
                        Allah akbar ! Viva la muerte  !


                      • Legestr glaz Legestr glaz 12 décembre 2018 14:42

                        Vous vous êtes bien lâché avec cette antiphrase. Elle porte le fer encore plus loin. Les figures de style sont toujours d’actualité, même s’il ne s’agit pas d’arabesques, cette fois-ci. 

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