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Accueil du site > Tribune Libre > Nelson Mandela : l’homme qui lave plus blanc...

Nelson Mandela : l’homme qui lave plus blanc...

 « Nelson Mandela entre au Congrès national africain (ANC) en 1944, afin de lutter contre la domination politique de la minorité blanche et la ségrégation raciale menée par celle-ci. Devenu avocat, il participe à la lutte non violente contre les lois de l'apartheid, mises en place par le gouvernement du Parti national à partir de 1948. L'ANC est interdit en 1960, et la lutte pacifique ne donnant pas de résultats tangibles, Mandela fonde et dirige la branche militaire de l'ANC en 1961. Le 12 juillet 1963, il est arrêté puis condamné à la prison et aux travaux forcés à perpétuité. »

____________________

 Si Mandela a été un temps le plus courageux des activistes, il aura été, contrairement à ce qui a pu être affirmé ici et là, l’homme le moins influent d'une Afrique du Sud post-apartheid ; d’où l’unanimité autour de lui en ce jour de deuil international car l’Oligarchie mondiale et ses représentants n’aiment rien tant que les insoumis devenus symboles et icônes d’un pacifisme qui a bien dû en rassurer plus d’un.

Après sa libération et la fin de l’apartheid, si Nelson Mandela avait engagé, sans faiblesse ni compromission, une politique de lutte pour une justice sociale pour tous, on peut sans risque parier qu'il aurait été beaucoup moins unanimement célébré aujourd’hui pour tous les chefs d’Etat de la planète, et en priorité par ceux qui appartiennent à ce qu’il est maintenant convenu d’appeler l’Empire ; entité qui assure la progression d’une mondialisation sans scrupules au service d’un monde unipolaire.

Drapeaux en berne sur l'Elysée, portrait de Mandela sur le Quai d'Orsay ; un François Hollande qui, voici quelques jours encore, célébrait aux côtés d’un Netanyahu volubile un Etat qui depuis 1967 n’a sans doute plus rien à envier à l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid (comme un fait exprès, Israël - avec la Grande Bretagne de Thatcher -, sera le plus fidèle allié de l’Afrique du Sud et son principal fournisseur en armes - 1), sans oublier une politique africaine, plus connue sous le nom de « Françafrique » - un des plus longs scandales de notre République -, qui vise le plus souvent à exploiter les ressources naturelles et géopolitiques des pays francophones. Et tous les moyens sont bons pour protéger les intérêts des multinationales françaises : la corruption, le meurtre, la manipulation et la guerre.

Quant à Obama, il n’a pas perdu de temps ! déjà juché sur son estrade à tenter d’arracher un peu de sa superbe à un homme qui n’est plus là pour s’y opposer ou bien pour donner son accord – tel un don d’organe de moralité ! Obama se sert au passage. Pourquoi se gêner après tout ? Qui osera lui contester ce hold-up sur la personne de Mandela ? Lui qui aura servi au monde une Présidence pour rien ou pour si peu… en comparaison de ce que des millions d’individus pensaient pouvoir encore espérer de celui qu’ils avaient la naïveté de prendre pour l’un des leurs…

Car enfin, pour la liberté et la justice de qui tous ces hommes–là seraient-ils prêts à se sacrifier ? Jusqu’à la prison à vie ? Ou du moins, jusqu’à risquer le confort de leur carrière politique, inénarrable représentation d’un show-médiatique de faux-semblants : ceux de l’impuissance et de l’absence et de courage et de convictions ? 

On peut en douter.

Et si par chance ou par malheur, prison il devait y avoir pour l’un d’entre eux, ne serait-ce pas plutôt suite aux arrêts d’un tribunal motivés par une corruption avérée et autres forfaitures en lieu et place d’un engagement quasi sacrificiel qu’aurait accompagné une lutte pour la justice et la liberté ?

 Au sortir de prison, après 27 ans de captivité, sans doute Nelson Mandela a-t-il en partie intégré, voire... intériorisé -, l’image que les Africaners renvoyaient à la majorité noire, la fin de l’apartheid - un homme, une voix -, n’ayant en rien modifié le regard que porte sur l’homme africain les agents de la domination : éternel enfant irresponsable dans le meilleur des cas, barbare non civilisable dans le pire...

Mandela s’est-il finalement rendu à la raison du plus fort non pas en nombre ni en droit ou en devoir mais en poids économique et politique (2), se résignant à la paix et à une réconciliation imposée, encadrée toutefois par des effectifs de police demeurés intacts – méthodes et mœurs ! -, contre le risque d’une guerre civile sans fin à propos de laquelle les Occidentaux auraient très vite fait le choix de soutenir la minorité blanche ne serait-ce que pour protéger leurs intérêts géostratégiques et économiques : menace d'une régime socialo-communiste contre une oligarchie mondiale libérale : y a vraiment pas photo !

Les actionnaires des mines de diamants ont dû respirer, soulagés.

Choix qui, malgré tout, aura permis à Nelson Mandela de sortir la tête haute, très haute même, et de rallier autour de lui tout ce qui, sur notre planète, compte de chefs d’Etat même et surtout les moins recommandables. Et ses obsèques nous donneront nul doute l’occasion de les passer tous en revue une fois encore et pour toutes les fois où nous aurions été tentés de les oublier, tête en l’air que nous sommes tous, les médias ne faisant aucun effort pour nous les remémorer au passage : commémoration oblige ! Réserve et garde à vous, le doigt sur la couture de leur pantalon : celui de la liberté d’informer les ploucs que nous sommes.

 Dans un pays où l’on tire encore sur des mineurs en grève dans les mines de platine, Nelson Mandela incarnera-t-il l’échec d’une politique et d’une utopie de justice pour tous, et en premier lieu, à l'égard de ceux qui en ont été longtemps privés ?

En comparaison, un Chavez qui n'était ni un tyran ni un voleur… et qui aura refusé de vendre le Vénézuela pour un plat de lentilles à la mafia bancaire mondiale... et aux funérailles duquel l’Empire était absent, se sera donné les moyens de remporter de véritables victoires dans le domaine de la justice sociale contre la rapacité des classes dirigeantes de son pays ; classes soutenues par une Oligarchie mondiale sans scrupules, celle-là même auquelle nos soi-disant chefs d’Etat ont, au quotidien, des comptes à rendre…

Et si Chavez aura été des années durant la mauvaise conscience de tous les gouvernements dits « de gauche » ou plus modestement, progressistes - gouvernements et chefs d’Etat marionnettes qui n’ont pas cesser de trahir chacun de leurs engagements comme pour mieux baisser les bras devant les puissances d’argent et le chantage du chaos -,…

A contrario, Mandela aura été, est et restera sans aucun doute la bonne conscience de ces mêmes serviteurs de cette Oligarchie ! Car, il faut voir et entendre comment tous s’y précipitent, s’y frottent, s’y collent - s’y vautrent ? -, dans cet hommage unanime… sans doute dans l’espoir d’en sortir un peu moins sales !

De là à penser que Mandela serait la lessive des serviteurs de l’Oligarchie...

Devra-t-on alors craindre qu’ils ne finissent tous par s’essuyer les pieds sur cette figure maintenant tutélaire quand la boue qu’ils trainent sous leurs souliers pèsera, tel un boulet, son poids de servitude et de turpitudes criminelles sur le dos des Peuples ?

 Mais alors… que tous ces tartuffes se retirent et qu’on laisse le petit Peuple d’Afrique du Sud célébrer et commémorer Nelson Mandela que l’on se gardera bien de s’approprier car il leur revient à lui seul, lui à qui on ne pourra certainement pas raconter des histoires… de l'enterrer, ainsi qu'à tous les Peuples en quête de justice et de liberté. Et à ce sujet on aura une pensée pour le Peuple palestinien. Et l’on sera bien les seuls, assurément.

_________________________

1 - Israël enverra-t-il un représentant et lequel ? Il nous tarde d'assister à cette tartufferie d'une obscénité et d'un cynisme inqualifiables : la confirmation de toutes nos assertions définitivement irréfutables.

2 - de Mandela et d'un de Klerk, dernier président blanc de l'Afrique du Sud, qui des deux aura été le plus pragmatique ou le plus fragile ou le moins résolu ?


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21 réactions à cet article    


  • claude-michel claude-michel 7 décembre 2013 09:12

    Excellent article qui démontre que le paillasson de l’histoire est toujours le même...On est dans le « CLAN »....tout va bien...Gare a celui qui en sort.. !

    Bien triste humanité...

    • Morpheus Morpheus 7 décembre 2013 11:53

      Ah ! Enfin un article qui ne sombre pas dans l’idolâtrie béate. Merci Serge.


      • simplesanstete 7 décembre 2013 16:48

        Les im médiats nous inondent, c’est un tsunami d’images, de clichés pour pleurnicher.... SANS Histoire. Merci Serge.


      • Loatse Loatse 7 décembre 2013 14:14

        « Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, et il n’y a point de justice dans leurs voies ; ils prennent des sentiers détournés : Quiconque y marche ne connaît point la paix », (Ésaïe. 59 :8).

        C’est sans doute ce que l’on a vendu à Monsieur Mandela, la paix, la prospérité future des siens, de son pays, la démocratie et donc plus de liberté, l’égalité des droits pour tous...le tout sans effusion de sang

        Effectivement le pays est devenu prospère le PIB sud-africain a presque doublé depuis 1994, tandis que l’inflation a été contenue à 6 % en moyenne (contre 14 % sur la période 1980-1994

        Les effectifs de la classe moyenne, désormais multiraciale, ont doublé pour atteindre 10 millions de personnes, le nombre de contribuables a été multiplié par huit et la capitalisation de la Bourse de Johannesburg a été multipliée par huit,

        Mais..

        Ces mêmes classes moyennes vivent dans des ghettos hypersécurisés... L’insécurité est grande notamment dans des villes comme johannesburg...

        les bénéficiaires de l’aide sociale sont passés de 2,4 à 16,1 millions

        Quelque 85 % des Noirs (qui forment 80 % de la population) sont pauvres, alors que 87 % des Blancs (moins de 9 % des Sud-Africains) disposent de revenus moyens ou élevés

        Maintenant observez le visage de celui que l’on nomme madiba et en qui une grande partie du peuple a placé son espérance... la photo choisie est parlante, j’y vois moi de la tristesse dans ce regard et de l’amertume....

        Puisse t’il être parti en paix avec lui même.










        • Mowgli 8 décembre 2013 11:56

          « le tout sans effusion de sang »

          Juste quelques cramages de pneus.


        • Raymundo007 Raymundo007 7 décembre 2013 18:59

          Je partage tout à fait cet avis.


          • titi 7 décembre 2013 19:16

            Cet article est bien d’un auteur Français : il parle d’un pays dont il ne connait rien, mais cela ne l’empêche pas de dire comment il faudrait faire.

            L’Afrique du Sud est une cocotte minute.
            Ce qui fait monter la pression en Afrique du Sud, ce ne sont pas vos considérations occidentales sur la « justice sociale ». Vous regardez ce pays avec un prisme occidental.. En cela votre comportement est celui d’un néo-colonialiste.



            • titi 7 décembre 2013 22:16

              En gros...

              D’un coté Mandela a passé 27 ans de sa vie en prison, pour obtenir le droit de vote pour tous, la fin des Township (où les gens chiaient dans la rue) et le petit trou du cul de la seconde génération est pas content parce qu’il ne peut pas s’acheter de Nike.

              En effet. C’est un véritable échec : échec de l’intelligence.


            • tor_vidalia tor_vidalia 8 décembre 2013 01:01

              bonjour

              Il est de bon ton de tirer sur les ambulances voire sur les corbillards . Notre rédacteur ne déroge pas à la règle ."Dans un pays où l’on tire encore sur des mineurs en grève dans les mines de platine, Nelson Mandela incarnera-t-il l’échec d’une politique et d’une utopie de justice pour tous, et en premier lieu, à l’égard de ceux qui en ont été longtemps privés ?" Voilà tout est dit , Mandela = échec ! Pourtant le pays n a pas sombré dans l holocauste des blancs comme le prévoyaient tous les oiseaux de malheurs racistes, fascistes voire nazis . Ca suffit pas ! il aurait dû d’un coup de baguette magique transformer les diamants d AFS en paradis social ! Quand on veut faire sérieux on commence par analyser les rapports de forces politiques sociaux voire ethniques comme le suggère avec raison Lugan. Mandela a été le garant d’une difficile cohabitation entre anciens esclavagistes et hommes récemment libérés.
              Qu est ce qu homme seul peut faire de plus après 27 ans de retrait de la vie politique militante ? Cela dit je suis bien d accord que la récupération va bon train et dresse un rideau de fumée qui masque l’étendue des difficultés à venir. 


              • titi 8 décembre 2013 01:11

                « Mandela a été le garant d’une difficile cohabitation entre anciens esclavagistes et hommes récemment libérés. »
                Et entre hommes récemment libérés entre eux !!!
                Car lorsque les Afrikaners et l’ANC de Mandela se sont assis autours d’une table, les Zoulous auraient volontiers casser du blanc, mais aussi du Xhosa.

                Faire comme les Gbayas et les Sangos en Centrafrique, ou les Bambaras et les Touaregs au Mali, ou les Hutus et les Tutsis au Rwanda.
                Bref faire ce qui se fait dans ce genre de situation en Afrique : manier la machette.


              • Serge ULESKI Serge ULESKI 8 décembre 2013 18:03

                Le sujet de mon billet est le suivant :

                Pourquoi l’Empire ira à l’enterrement de Mandela et pourquoi il n’est pas allé à l’enterrement de Chavez.

                Quant à Lugan, il lui reste à nous expliquer (juste pour nous rassurer à son sujet), pourquoi l’Apartheid c’était mal, pour peu que ce soit le cas à ses yeux. Et ça, c’est pas sûr du tout..

                Cdlt

                Serge ULESKI


              • Oceane 8 décembre 2013 23:53

                Titi,

                La guerre de cent ans, ça dit quelque chose ? Les deux guerres dites "mondiales ne sont pas le fait des Africains. Alors, moins de condescendance et de mensonges. Si l’Occident n’exportait pas sa violence, elle s’exprimerait où à votre avis ?

              • titi 9 décembre 2013 00:58

                @Oceane

                « La guerre de cent ans, ça dit quelque chose  »
                Oui cela me dit quelque chose.
                Elle a fini en 1453. Vous pourriez remonter à Rome. A la guerre du feu.
                Moi je vous parle de l’Afrique d’aujourd’hui.

                Idem pour vos remarques que la 2ème GM.
                Qui plus est, et pour votre éducation, sachez que ce sont les civils Chinois qui paient le plus lourd tribu en vie humaine de cette guerre dans un conflit imposé par le Japon.
                Donc vos leçons moralisatrices sur le rôle de l’occident sont tout à fait déplacées.

                D’une manière générale, ce n’est pas parce que vous ne connaissez pas l’histoire des autres pays et des massacres commis dans le reste du monde qu’il faut en conclure que l’Occident est la cause de toute les guerres.
                Puisque vous aimez les références à notre Moyen Age, renseignez vous sur la conquête de l’Afghanistan par Kubilaï Kahn... et les occidentaux vous apparaitrons comme de doux amateurs (même en incluant la conquête Britannique)


              • titi 9 décembre 2013 01:07

                « Pourquoi l’Empire ira à l’enterrement de Mandela et pourquoi il n’est pas allé à l’enterrement de Chavez. »

                Justement parce que Mandela a réalisé un miracle : évité la guerre civile.

                Et d’ailleurs, il a réalisé deux miracles : en prenant les commandes de la première armée africaine, il n’a pas chercher à envahir ses voisins.
                Or cette option est une constante chez tous les pays africains lors de leur accession à l’indépendance.

                Donc Mandela est fédérateur. Alors que Chavez est clivant.
                Mandela part d’un milieu très défavorisé socialement et sociologiquement. Chavez est fils de fonctionnaires enseignants.
                Mandela s’est fait lui même. Chavez hérite du pédigrée d’un aïeul lié à l’histoire de son pays.
                Mandela a choisi la non violence. Chavez a tenté un coup d’état militaire.
                Mandela est resté 27 ans en prison sous un prétexte fallacieux. Chavez 2 ans après une action violente contre l’Etat (on remarque au passage les différences d’appréciation du mot « répression »)

                Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il y a des différences.


              • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 9 décembre 2013 04:15

                @ l’auteur.
                bien sûr que la fin de Chavez revient en mémoire, donc Mandela ne devait pas être dénigré et rabaissé comme vous l’avez fait. ne vous trompez pas de cible... 


              • cathy30 cathy30 8 décembre 2013 09:04

                Les vraies dates :

                http://www.slateafrique.com/267235/necro-nelson-mandela-10-dates-10-images

                M. Madiba a été choisi parce qu’il était le 466e détenus, rentré en 1964. 46664, ils aiment bien les chiffres.


                • Francis, agnotologue JL 8 décembre 2013 18:24

                  Merci pour cet article qui correspond en gros à ce que je pensai sans oser me le formuler aussi clairement.

                  La comparaison avec la façon dont ils ont enterré (dans tous les sens du terme) le Président du Vénézuela vaut toutes les démonstrations.

                  Oui, Hugo Chavez était la mauvaise conscience des Gauches dites de pouvoir ; à l’opposé, oui Nelson Mandela est leur bonne conscience.

                  Vraiment merci pour cette analyse.


                  • Serge ULESKI Serge ULESKI 9 décembre 2013 14:48


                    Pour se faire une idée de la réalité sociale de l’Afrique du Sud, conséquences des politiques qui y ont été menées depuis les années 90 sous le patronage des institutions de Bretton Woods au service d’une mondialisation sans pitié  : le nombre de personnes vivant en dessous du seuil d’extrême pauvreté a doublé en dix ans, passant de 1,9 à 4,2 millions, soit 8,8 % de la population. Près de 40 % des villes en Afrique du Sud sont composées de townships. Plus de 43 % de la population vit avec moins de 3 000 rands (260 euros) par an. Le chômage a un taux officiel de 23,2 % selon l’OIT, mais les syndicats l’estiment proche de 40 %. En 2013, le revenu de la tranche la plus pauvre de la population (40% des Sud-africains), est inférieur de moitié à celui qu’il était sous le régime de l’apartheid."


                    • Cercle des Volontaires Cercle des Volontaires 9 décembre 2013 15:58

                      tres bonne tribune ! voila un autre article sur Mandela et l’Afrique du Sud :

                      http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/de-l-apartheid-a-la-continuation-144846


                      • Hijack Hijack 12 décembre 2013 00:54

                        Merci l’auteur ... Excellent article !
                        .
                        Dieudonné rend hommage à Nelson Mandela

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