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Accueil du site > Tribune Libre > Nietzsche ou l’autre fin de l’Histoire...

Nietzsche ou l’autre fin de l’Histoire...

 

 Nietzsche est le penseur le plus mal lu et le plus mal compris par ceux qui se réclament de la gauche et par quelques esprits sommaires et confus (Michel Onfray entre autres). La droite, elle, l'a très bien compris ; c'est la raison pour laquelle elle ne le commente que rarement - et puis... culpabilité oblige ! La récupération de Nietzsche par nombre de régimes concentrationnaires force le silence -, car la droite ne commente pas Nietzsche : elle le vit à chaque fois que l'opportunité lui est donné de le faire.

 A défaut de réconcilier tout le monde, la pensée de Nietzsche semble convenir au plus grand nombre car Nietzsche c'est le paillasson sur lequel tous peuvent allégrement s'essuyer les pieds, voire... déposer sa petite crotte.

        Le romantisme infantile des "penseurs" des années 70 (avant les "French doctors", les "French studies !") d'une complaisance inouïe envers la délinquance et la folie - n'en déplaise à Michel Foucault -, ont mis à la mode un Nietzsche diagnostiqué "psychotique" selon le principe qui veut qu'après le vin, c'est la folie qui conduit à la vérité, aveuglés qu'ils étaient par la moustache foisonnante du maître , car, au nom de "l'anti-psychiatrie" très vite érigée en dogme, tous ont ignoré le fait suivant  : à chaque fois qu'il est question des affaires humaines, les "fous" ne rêvent que de contrôle, de domination et de tordre le cou à tout ce qui résiste - humain et matière ; ceux qui connaissent "la parole des fous" savent que leur folie n'a rien de noble ; plus intolérante et plus autoritaire que la folie vous ne trouverez pas ! Le fou est définitivement du côté de l'autoritarisme et de l'oppression ; il est le meilleur soutien d'un ordre social dans lequel les uns sont destinés à commander et les autres à obéir.

Nietzsche n'est certainement pas l'exception qui confirmerait cette règle.

_______________________

 

 ... en continu, éternel retour de l’être cyclique face à lui-même, ressassement après ressassement compensatoires qui ne le sauveront pourtant pas.

 

 ***

 

 Si une bonne partie de l’œuvre de Nietzsche annonce l’homme sans Dieu et les totalitarismes du 20è siècle - crimes de guerre, crimes contre l’humanité, holocaustes et génocides, en veux-tu en voilà ! -, sa « pensée » annonce une nouvelle ère : celle des grands malades mentaux à la tête d'Etats totalitaires.

En effet, maniaco-dépressif syphilitique puis psychotique faute d’attention et de soins - si tant est que la médecine et la pharmacopée de son époque aient été capables de lui venir en aide -, au sujet de Nietzsche, nombreux sont ceux qui ont évoqué un état schizophrénique (1).

Et si Nietzsche est si populaire auprès des pensionnaires des hôpitaux psychiatriques qui sont, ne l’oublions pas, non seulement occupés par de pauvres bougres disgraciés mais aussi par des apprentis dictateurs et psychopathes car, on se soigne comme on peut - soit à l’hôpital, soit à la tête d’un Etat - c’est que les fous n’aiment rien tant que l’ordre et la force.

Vous en doutez ? Ecoutez-les donc s’exprimer lorsqu’ils se mêlent de ce qui ne les regarde plus vraiment, à savoir de politique ! Leurs propos vous donneront la chair de poule même si l’on sera toujours tentés de se dire : « Bah ! Les pauvres, ils ne savent pas ce qu'ils disent : ils n'ont pas idée ! »

Nietzsche ne déroge pas à cette règle : quand il se pique de philosophie politique… la catastrophe n’est jamais bien loin car, si Nietzsche était né 50 ans plus tard, nul doute qu'il nous aurait quittés cinq et six ans plus tôt (faites le calcul, et vous comprendrez d'autant mieux pourquoi) ; et nombre de nos contemporains se garderaient bien aujourd’hui de nous le servir à tout bout de champ et à toutes les sauces car… il n’est pas difficile de deviner sous quelle bannière notre poète-philologue -philosophe (3 en 1) se serait rangé… même si… maigre des épaules et la poitrine creuse, Nietzsche serait sans aucun doute passé à la trappe le premier. Pour une fois, les conseilleurs auraient subi le sort des payeurs...

Qui donc s’en serait plaint ? 

*** 

      Nietzsche et le Surhomme, Nietzsche et la volonté de puissance... Nietzsche et la tentation de l'eugénisme... glorification du corps humain et masculin, ce corps athlète et guerrier, ce corps conquérant et triomphant... décidément, compensation, tout n’est que compensation ! pour un Nietzsche qui tenait à peine debout, d’une santé précaire à la fois physique et mentale ! 

Qui plus est... à l'occasion de son séjour dans la ville de Turin, face au spectacle d‘un cheval maltraité par son cocher, Nietzsche succombera à cette autre sensibilité qu’il jugeait pourtant décadente – la sensiblerie -, et ce jusqu’à la folie (normal ! Nietzsche ne faisait rien à moitié), le point d’équilibre entre l’extension indéfinie de notre empathie et une certaine capacité limitée à souffrir de la souffrance de tout ce(ux) qui souffre(nt) ayant atteint là son point de rupture. Nietzsche ne s'en remettra pas, à jamais silencieux. Avait-il aussi décidé de se ficher la paix une bonne fois pour toutes ? 

Quant à l'éternel retour (concept grec qu'affectionnait notre philosophe que l'on peut aussi traduire par "genèse à nouveau"), là encore, ironie de l'existence, sa maladie le conduira sur une voie sans retour possible ; une ligne droite et un cul de sac  : le mur de la maladie à son stade terminal. 

 

        Grand philologue... mais piètre penseur politique, si par penser on entend être un tant soit peu capable de proposer des solutions (2) quant à l’organisation pacifique de notre existence à tous au sein de l’imbroglio politique, économique, religieux et psychique propre aux sociétés humaines... des solutions autres que les camps de la mort, la loi de la jungle et l’extermination de tous ceux qui traîneraient la patte - cela va sans dire ; mais tellement mieux en le précisant -, Nietzsche est coupable a priori - coupable puisque capable de tout -, comme ces philosophes, auteurs et poètes qui se mêlent de politique ; et c'est une bonne chose car, les gens innocents n'intéressent personne.était un grand marcheur ; aussi pensait-il avec ses pieds et marchait-il le plus souvent sur la tête ; ce qui n’arrange rien, on en conviendra tous.

Que Nietzsche soit "à la mode" depuis une cinquantaine d’années dans cette partie d’Europe sur-protégée, la nôtre, celle de l'UE, ne change rien à l'affaire ! Europe peuplée d’Européens courageux à souhait depuis qu’ils savent que l’on n’attend plus d’eux qu’ils soient téméraires ; Européens repus, un rien blasés et complaisants qui, depuis qu’ils ne risquent plus rien, aiment se faire peur, s’encanailler et se salir un peu, boue et bave, auprès de penseurs et d’écrivains politiquement et philosophiquement très très incorrects, voire... borderline.

Pour cette raison, entre autres plus légitimes encore, il ne viendrait à l’idée de personne de défendre Nietzsche dans l’ancienne Europe de l’Est car, quand on sait lire, il n’est pas nécessaire d’être doté d’une intelligence supérieure pour voir, à titre d’exemple dans l’ouvrage Antéchrist (3) pas seulement une imprécation contre le christianisme, mais bien le manifeste de tous les systèmes totalitaires à venir. Comme quoi… quand on ne veut pas voir… on reste aveugle et content de l’être. 

 Quant à tout ce que Nietzsche a bien pu écrire sur les femmes… - précisons ceci : de femmes, il n’a connues, hormis sa mère et sa sœur, que celles des bordels respectables au demeurant -, ce qui ne l’a pas empêché de disserter sans fin, fort de cet échantillon ô combien représentatif, sur l’éternel féminin et sa place dans le monde, ou bien plutôt dans la cuisine avec pour seul horizon… les fourneaux, sans oublier les couches culottes de marmots pleurnichards.

Mais… tout compte fait et en comptant bien, ne parle-t-on pas toujours mieux de ce que l’on ne connaît pas ? En effet, tout devient alors possible ! L’imagination peut s’ébattre sans entrave, libérée de la contrainte que sont des faits têtus et inhibiteurs. Nul doute, l’ignorance a bien pour royaume la fiction car, une fois que l'on sait, on n’a qu’une tentation : baisser la tête et se taire, couvert de honte.


***

 

  A titre de conclusion provisoire, on pourra faire le constat suivant : la dévotion est traitre ; si l'on n'y prend garde, elle rend bête, même et surtout séculière et tout auréolée d’une pseudo-liberté de pensée qui a souvent la fâcheuse habitude d’oublier de se débarrasser de ses œillères. Et nombre de lecteurs de Nietzsche partagent cette regrettable habitude.

 

 

_______________________

 

1 - Merci de vous reporter au billet de Philippe Cadiou - "Nietzsche et sa mélancolie " qui met en parallèle et analyse la progression et les symptômes de la maladie de Nietzsche et ses écrits tout au long de la construction de son oeuvre indissociable semble-t-il de son état de santé, de la mélancolie à la mégalomanie jusqu'à sa psychose achevée. Des extraits en ligne sont disponibles ICI - à lire impérativement

2 - Si on n’a pas la compassion, on aura les camps : et on les a eus et les avons aujourd'hui encore : Palestine... et tous les camps des réfugiés du monde entier.

3 - Faites le test : relisez Antéchrist tout en gardant à l’esprit ce qu’a été, par exemple, le régime nazi... et vous verrez : à tous les coups, ça marche ! De même avec « Les confessions de saint Augustin » et les Talibans : mais ça, c’est une autre histoire.

 

 "Nietzsche consacre la permanence d'un monde hiérarchisé, où la volonté de vivre se condamne à n'être jamais que volonté de puissance. La formule "Dionysos le Crucifié" dont il signe ses derniers écrits, trahit bien l'humilité de celui qui n'a fait que chercher un maître à son exubérance mutilée. On n'approche pas impunément le sorcier de Bethléem. Le nazisme est la logique nietzschéenne rappelée à l'ordre par l'histoire. La question était : que peut devenir le dernier des maîtres dans une société où les vrais maîtres ont disparu ? La réponse fut : un supervalet. Même l'idée de surhomme, si pauvre soit-elle chez Nietzsche, jure violemment avec ce que nous savons des larbins qui dirigèrent le IIIe Reich. Pour le fascisme, un seul surhomme : l'Etat." Raoul Vaneighem : Traité de savoir-vivre - 1967

 

Pour prolonger, cliquez : Serge ULESKI en littérature

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183 réactions à cet article    


  • Galilée Galilée 2 novembre 2018 14:39

    Lecture de Nietzsche, superficielle et biaisée ...

    Nietzche méprisait l ’esprit Prussien et Allemand qu ’il trouvait lourd et primitif ..

    Il avait par ailleurs une grande admiration pour les Juifs ! Comment pourrait on le qualifier de génocidaire .

    Chacun sait , que sa soeur , Nazie inconditionnelle , avait dévoyé sa pensée en la falsifiant .

    Il était malade certes ,ce qui ne l ’avait pas empêché , avant que sa raison ne défaille , de faire de l ’humanité une description objective , bien que politiquement incorrecte .

    C ’est bien pour cela qu ’il trouvait le christianisme gnangnan ridicule ,..

    Car la réalité du monde est bien loin de la vision christique de la Gauche bien pensante, et ne sera jamais conforme à ses désirs infantiles : Marx ressemble étrangement au Père Noël ,devenu de nos jours LGBT pédophile triomphant. 


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 2 novembre 2018 21:23

      @Galilée

      LESKI 2 novembre 21:19


      Pour ceux qui ne l’auraient pas compris : le sujet de mon billet n’est pas Nietzsche mais bien plutôt ses lecteurs pour lesquels neuf fois sur dix, Nietzsche est un gourou (on retrouve ce même engouement chez les lecteurs de Céline) ; lecteurs groupies incapables d’humour, d’ironie, de recul et puis surtout de garder un esprit critique sur Nietzsche et ses écrits ; il n’y a, finalement, pas plus lourd qu’un dévot nietzschéen et sans doute aussi, pas plus anti-nietzschéen qu’un lecteur de Nietzsche ; lecteurs soumis : s’agit-il encore d’une histoire de « recherche du père », besoin de se rapprocher d’une autorité supérieure incontestable ? le refus de l’altérité ? la tentative de discréditer tous ceux qui refusent de ce soumettre à la « secte nietzschéenne » ? Inoffensive secte... mais quand même ! Nietzsche méritait d’autres lecteurs sans doute.


    • Galilée Galilée 3 novembre 2018 13:00

      @Le neutron vert

      Je ne sais si Nietzsche est un vrai eugéniste , mais ce que je lis ci dessous ,
      m ’incite à penser qu ’il est très loin d ’être un Nazi.

      - « Croyez-moi : cette invasion répugnante de dilettantes rébarbatifs qui prétendent avoir leur mot à dire sur la « valeur » des hommes et des races, cette soumission à des « autorités » que toutes les personnes sensées condamnent d’un froid mépris (« autorités » comme Eugen Dühring, Richard Wagner, Ebrard, Wahrmund, Paul de Lagarde - lequel d’entre eux est le moins autorisé et le plus injuste dans les questions de morale et d’histoire ?), ces continuelles et absurdes falsifications et distorsions de concepts aussi vagues que « germanique », « sémitique », « aryen », « chrétien », « allemand » - tout ceci pourrait finir par me mettre vraiment en colère et me faire perdre la bonhomie ironique, avec laquelle j’ai assisté jusqu’à présent aux velléités virtuoses et aux pharisaïsmes des Allemands d’aujourd’hui. - Et, pour conclure, que croyez-vous que je puisse éprouver quand des antisémites se permettent de prononcer le nom de Zarathoustra ? » [12]

       


    • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 janvier 21:05

      @Galilée

       « Nous avons besoin d’une doctrine assez forte pour exercer une action sélective ; fortifiant les forts, paralysant et brisant ceux qui sont las de la vie ; Ma philosophie apporte la pensée triomphante qui détruira finalement toute autre façon de voir ; les races qui ne la supporteront pas sont condamnées » ( Nietzsche - La volonté de puissance 225 ; 229 - Tome 2

       


    • Gollum Gollum 2 novembre 2018 15:12

      Encore un mauvais, très mauvais texte sur Nietzsche. Ils se succèdent depuis quelque temps sur Avox.

      J’ai appris énormément à sa lecture. Tout n’a pas forcément le même intérêt et la même valeur il n’empêche que ce fut un type brillant.. d’une capacité d’analyse peu commune. Il est vrai aussi que certaines phrases peuvent faire peur. On n’est pas obligé de les faire siennes. D’un philosophe, quelqu’il soit, il faut toujours en prendre et en laisser, choisis ce qui vous convient.

      Nietzsche par exemple est athée, je ne le suis pas. Nietzsche est anti-métaphysicien je le suis jusqu’au bout des ongles. Mais sa critique de la morale me convient comme ses critiques acerbes du christianisme de masse..

      Quant à sa volonté de puissance on pourrait gloser dessus longtemps. Il ne me semble pas qu’il visait spécialement d’asservir les autres mais plutôt de savoir tracer sa route, larguer les amarres et savoir suivre sa propre voie individuelle. Bref, il me semble que cela a plutôt à voir avec sa notion de Grande Santé (dont on peut se moquer puisque N. a en effet été souvent malade. Mais c’est précisément cela qui lui a permis de conceptualiser la Grande Santé), une sorte d’élan vital.


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 2 novembre 2018 21:29

        @Pour ceux qui ne l’auraient pas compris, le sujet de mon billet n’est pas Nietzsche mais bien plutôt ses lecteurs pour lesquels, souvent, trop souvent, Nietzsche est un gourou (on retrouve ce même engouement chez les lecteurs de Céline) ; lecteurs groupies incapables d’humour, d’ironie, de recul et puis surtout de garder un esprit critique sur Nietzsche et ses écrits ; est-ce qu’il n’y aurait , finalement, pas plus lourd (comme une souche ?) qu’un dévot nietzschéen et sans doute aussi, pas plus anti-nietzschéen qu’un lecteur de Nietzsche ? lecteurs soumis. Mais alors, s’agit-il encore d’une histoire de « recherche du père », du besoin de se rapprocher d’une autorité supérieure incontestable ? le refus de l’altérité aussi dans cette tentative de discréditer tous ceux qui refusent de ce soumettre aux diktats nietzschéenne » ? Nietzsche méritait d’autres lecteurs sans doute. C’a toujours été mon sentiment à propos des lecteur de Céline ; tous incapables de penser la complexité et l’ambivalence. 


      • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 janvier 21:06

        @Gollum

        Quant à sa volonté de puissance....

         « Nous avons besoin d’une doctrine assez forte pour exercer une action sélective ; fortifiant les forts, paralysant et brisant ceux qui sont las de la vie ; Ma philosophie apporte la pensée triomphante qui détruira finalement toute autre façon de voir ; les races qui ne la supporteront pas sont condamnées » ( Nietzsche - La volonté de puissance 225 ; 229 - Tome 2

         


      • machin 2 novembre 2018 15:38

        Ouf ! On l’a échappé belle, sans vous Nietzsche serait resté incompris...


        • Serge ULESKI Serge ULESKI 2 novembre 2018 21:25

          @machin

          Proposez-nous quelque chose alors ! quelque chose de personnel si possible ....


        • Julyo Julyo 2 novembre 2018 21:30

          Tout à fait Golum ! Je rajoute un très à « très mauvais texte sur Nietzsche ».

          C’est typiquement ce genre d’écrit qui ne m’intéresse pas. Je n’ai pu que constater mon ennui à sa lecture.

          « ...savoir tracer sa route, larguer les amarres et savoir suivre sa propre voie individuelle » ...que chacun ait la liberté et la possibilité de développer ses propres qualités intrinsèques dans les différents domaines des activités humaines...

          Voila surtout ce que j’ai retenu chez Nietzsche. 

          Convenons z’en, c’est très intéressant pour pouvoir progresser individuellement et socialement et, ô combien, toujours d’actualité.


          • kalachnikov kalachnikov 2 novembre 2018 22:13

            @ Julyo

            ’Etre une roue qui se meut d’elle-même’.

            Unicité, variété, singularité. Nous sommes chacun une combinaison heureuse de la Nature ; enfin, au début, parce que le monde ne manque jamais d’Uleski pour dire le bien le mal, discriminer, les bons, les mauvais. Du haut du même petit tabouret mesquin.

            Tekitoi, Uleski ?


          • Serge ULESKI Serge ULESKI 3 novembre 2018 12:06

            @kalachnikov

            Nietzsche, la défense de Nietzsche mérite mieux que ce commentaire qui ne dit rien de rien sur rien.. ; (Noir désir... c’est pour les ados... niveau collège... lycée à la rigueur....) ....imaginez ce que Nietzsche aurait pensé de vos choix musicaux...


          • kalachnikov kalachnikov 3 novembre 2018 22:08

            @ Serge ULESKI

            Nietzsche est mort.

            Pour la musique, mon critère, c’est le dyonisiaque. Le son s’élève, le corps parle, je bouge du boule ou plutôt le boule bouge tout seul.


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 novembre 2018 22:22

            @kalachnikov

            La nuit tu ment...tu prends des trains à travers la plaine...


          • Lympios8 Lympios8 3 novembre 2018 22:28

            @Aita Pea Pea
            .
            Un peu d’intimité citoyenne que diable !


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 novembre 2018 22:34

            @Lympios8 Mouais...on l’a vu dans le Vercors...


          • kalachnikov kalachnikov 3 novembre 2018 22:36

            @ Aita Pea Pea

            Bouge ton boule.


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 novembre 2018 22:42

            @kalachnikov Madame rêve...Bashung


          • kalachnikov kalachnikov 3 novembre 2018 23:02

            @ Aita Pea Pea

            Girls


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 novembre 2018 23:11

            @kalachnikov Tain...fallait trouver ...


          • arthes arthes 4 novembre 2018 16:57

            @Serge ULESKI
            « Etre une roue qui se meut d’elle même »

            Depuis le début du commencement et jusqu’à la fin des temps....

            Unicité, variété, singularité. Nous sommes chacun une combinaison heureuse de la Nature ;

            Et vous trouvez que cela ne veut rien dire sur rien ?

            Cela dit tout sur tout non ?

            « Dieu est mort »

            Tué par les hommes (trop fort Christ !!!!)

            Bon, sinon : https://youtu.be/67ucCOEOVes


          • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 3 novembre 2018 23:03

            Nietzsche...ce grand incompris des cons ... Des autres aussi , moi en particulier . .


            • arthes arthes 4 novembre 2018 17:12

              @Aita Pea Pea
              Nietezsche : « Un combattant, combattant contre son époque... »
              Un peu comme Goethe.
              C’est toujours d’actualité.


            • Hervé Hum Hervé Hum 5 novembre 2018 09:53

              Je n’ai pas lu Nietzsche et ne le lirait pas, mais quand je vois écrire qu’il a prophétisé les totalitarismes du XXème siècle, je ne peut m’empêcher de rire, puisque le totalitarisme étant la norme occidentale et asiatique depuis quelques milliers d’années, cela revient à prophétiser le passé et sa persistance. Sur ce dernier point, rien est définitivement acquis.

              Ainsi, la volonté de puissance et le principe du transhumanisme n’ont rien de nouveau, mais que du très ancien. Un homme qui se veut dieu ou empereur, est un homme épris de puissance et de totalitarisme ou bien, je ne sais pas ce que c’est. Un homme en armure, c’est un transhumain qui s’ignore. Bien sûr, l’humain au temps de féodalité était limité par la technologie, mais l’idée ou principe est le même.

              Le monde est ainsi rempli de philosophes prophétisant le passé, mais sachant leur donner un caractère nouveau par le jeu de l’évolution de la sémantique, elle même suivant l’évolution de la forme, mais oubliant la constance du fond, immuable, pour le plus grand bonheur des esprits totalitaires, puisqu’ils leur suffit d’arranger un peu la forme pour faire croire aux citoyens, avec le soutien actif ou passif des « intellectuels », qu’il s’agit d’autres choses.

              Dernière chose, je remarque avec amusement, que tous ceux qui on lu de près ou de loin Nietzsche, s’accusent mutuellement de ne l’avoir pas compris. Vous n’échappez pas à la règle !

              Le premier à me l’avoir dit est un ami argentin, parlant de Zarathoustra, me disait que personne n’avait compris... Sauf lui ! Mais depuis lors, j’ai pu me rendre compte de la constante de cette remarque.


              • kalachnikov kalachnikov 5 novembre 2018 23:42

                @ Hervé Hum

                Tu serais inspiré de le lire, ça t’éviterait de dire des sottises et d’en tirer orgueil.

                Nietzsche n’a pas prévu la montée des totalitarismes, l’existence des
                läger ou du goulag, il a conceptualisé des choses comme la ’mort’ de Dieu, la montée du nihilisme, distingué que l’antisémitisme était une question (’Depuis que j’étais rentré en Allemagne, Wagner concédait à tout ce que je méprise, y compris l’antisémitisme’, in ’le cas Wagner’, si je me souviens). Il a parlé de l’inconscient, redéfini l’être humain sur le plan psychique, bien avant que Freud remette tout ça d’aplomb dans la morale des dominants (selon Nietzsche, ce que nous appelons conscience n’est en ait qu’un efflorescence de quelque chose de bien plus étendu et n’est le plus clair du temps qu’un commentaire ; l’exact inverse du maboul Freud et de son idolâtrie de l’appendice Surmoi ; ). Etc, etc.

                ’Mort’ de Dieu = incapacité à s’en remettre à un sens métaphysique à la vie.
                Ca a par exemple pour effet secondaire la destruction de la morale et donc le ’tout est permis’. Y compris gazer des millions d’individus, y compris femmes et enfants puisqu’il n’y a rien à craindre. Ce que Nietzsche révèle par des mots comme ’il y aura des guerres comme il n’y a jamais eu’.

                Etc, etc. Je ne vais pas faire un petit cours, les Uleski s’en chargent.

                La Volonté de puissance, ce n’est pas la Volonté de domination, c’est en fait l’inconscient, ce qui meut et gouverne l’être, une sorte d’esprit qui anime que Nietzsche définit comme voulant être toujours plus puissant (dynamique). Puissant ne signifiant pas belliqueux mais par exemple plus riche, plus puissant, plus beau. Luxuriant comme la nature-même, une explosion d’énergie. Il explique par exemple qu’il nous faudrait un nouveau dieu pour remplacer l’autre ; il vante un dieu guerrier, un dieu wagnérien ? Non ! ’Je ne pourrais croire qu’en un dieu qui danse’.

                Le fascisme hitlérien de Nietzsche ? Gross Zornette ! L’idéal de Nietzsche, c’est l’Artiste, le Philosophe. Pour dire bien la chose, il faut employer le mot allemand de Dichter (Nietzsche admire Goethe, ce dernier est pour lui un type réussi/achevé d’Européen). ’Nous autres aéronautes de l’esprit’. ’Le Philosophe est celui qui possède le degré le plus élevé de Volonté de puissance’ (Volonté de puissance spiritualisée, sublimation). Etc.

                Nietzsche apologue du transhumanisme ? ’Il nous reste soit à nous détruire nous-même, soit à détruire notre vénération de nous-même’.

                De la zik pour vioques, pour faire plez à Uleski et à ses potes de l’Ehpad mental.


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 08:44

                @kalachnikov

                tu connais le principe, ce qui s’affirme sans preuve, se réfute sans preuve.

                Tu écris que j’écris des « sottises », mais je ne vois pas où tu en fais la démonstration.

                tu écris , ce que nous appelons conscience n’est en ait qu’un efflorescence de quelque chose de bien plus étendu et n’est le plus clair du temps qu’un commentaire ; l’exact inverse du maboul Freud et de son idolâtrie de l’appendice Surmoi ; ). Etc, etc.« 

                Bon, je ne commettrai pas l’erreur de réduire la pensée de Nietzsche à ces quelques mots de ton cru, parce que je serai obligé de dire qu’il disait n’importe quoi. ou si tu préfère, des »sottises« .

                Remplacer un mot par un autre, c’est bien, à condition que ce mot soit plus parlant, évocateur, mais là, le mot »efflorescence" est certes évocateur, mais n’éclaire pas la compréhension de ce qu’est la conscience. Tel que tu le rapporte, Nietzsche fait surtout la preuve de sa propre ignorance et incapacité de compréhension.

                Quand à la mort de Dieu, là aussi, la foi est une affaire de croyance et de ce fait, permet toutes les atrocités, même les génocides où la méthode importe peu. Ainsi, les colonisateurs européens ont massacrés et génocidé des peuples entiers, par millions et ce, avec le soutien de leur religion, donc, sous le prétexte de Dieu. Autrement dit, c’est encore une grosse sottise de Nietzsche, qui confond volonté de puissance et moyens disponibles.

                Enfin, la volonté de puissance implique la domination, car la première sert à pour but la seconde. Mais il ne faut pas confondre celle qui se fait sur les êtres de celle qui s’exerce sur un domaine de compétence. Bref, je ne vois aucun intérêt à lire un auteur qui n’a rien à dire dans le fond, mais juste le talent d’en donner l’illusion par une mise en forme habile.

                Au final, ton commentaire ne sert pas Nietzsche, il l’enfonce un peu plus à mes yeux.


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 08:53

                @kalachnikov

                pour ta gouverne, parce que Nietzche n’est plus là pour en parler, ce n’est pas la mort de Dieu qui permet de tout faire et où la morale est un concept fourre tout, mais l’inversion du rapport de l’homme face à la nature.

                C’est à dire, tant que l’homme se veut soumis à la nature, celle ci lui interdit de commettre les génocides et limite sa volonté de puissance. Ce n’est qu’une fois que l’homme se libère de la soumission à la nature, avec ou sans Dieu, qu’il peut commettre toutes les atrocités et affirmer sa volonté de puissance sans limite.


              • kalachnikov kalachnikov 6 novembre 2018 09:28

                @ Hervé Hum

                Bah, je sais pas, si c’est un signe d’intelligence que de balancer ’je ne l’ai pas lu, je ne le lirai pas mais il dit n’importe quoi.’

                La conscience entendue au sens de rationalité, logique, conscience morale, libre arbitre est-elle présente dès le départ (sur le plan ontogénétique comme phylogénétique) ou bien survient-elle tardivement, après en tout cas autre chose. Par conséquent, la conscience, ce machin bâtard, n’est certainement pas le moteur, même si la nuée des soumis s’incline devant cette idole et puisque rien ne procède de rien, elle procède forcément de quelque chose.

                Donc, tu ne lis pas, tu préfères te faire des fixes à la science infuse, mais en plus t’entends pas.
                Ce que Niezsche appelle Dieu, ce n’est pas un objet particulier et donc la croyance on s’en fout. Il parle de phénomène psychologique, et se définissait comme le premier psychologue. Et donc de la faculté de croire, peu importe que le machin dans lequel l’on croit soit à poil ou à plume.
                Idem par morale. Ce que Nietzsche entend précisément par morale, ce n’est pas une morale particulière mais la faculté psychique de penser en bien et mal, quels que soient ce bien et ce mal.

                La Volonté de puissance peut être sublimée de multiples façons. Exemple : cas typique de l’homme d’action qui veut mettre la terre entière sous sa coupe. Ou cas désintéressé de Nietzsche qui lorqu’il fait son oeuvre est quasi clochardisé, n’a pas de lecteur, est ignoré sinon méprisé, etc. Dès son premier opus, ’la naissance de la tragédie’, il a le droit à des commentaires comme ’Lorsqu’on écrit un livre pareil, on se condamne scientifiquement à mort’.

                Et pour ton ajout : Dieu, tu peux l’appeler nature si tu veux. A poil ou à plume, c’est égal.
                Le fil historique, c’est :
                ’tu dois parce que Dieu’
                ’tu dois parce que impératif catégorique’ (gross Krétinerie, gross Tricherie)
                ’tu dois et ferme-là’

                La trajectoire humaine, ce n’est pas une trajectoire de progrès mais exactement l’inverse, une formidable décadence que justement les prouesses matérialistes et technologiques maquillent mais maquillent de moins en moins.


              • arthes arthes 6 novembre 2018 09:34

                @Hervé Hum

                Peut être que le « Dieu et mort » retenti majestueusement et joyeusement dans le cosmos et les Archées et les Chérubins font la fête, pour signifier que « les temps sont révolus » et qu il appartient désormais à chaque homme de se connaitre individuellement en tant qu’être moral et ethique ayant ses propres loi..
                Autrement dit que l’humain doit faire , librement, le chemin qui le portera à la connaissance de sa nature humaine, en tant qu’individu....Pour être le couronnement de l’humanité ?
                Perceval retrouve son royaume, Oedipe qui retrouve la vue...

                Moi je le vois ainsi.
                Je dis pas que ça en prend franchement le chemin, mais.... 

                Quant à Hitler : 
                C’est une interprétation très matérialiste et « en sens contraire » qu’Hitler à fait de l’ideel du « surhomme » de N., qui en complétait une autre , tout aussi matérialiste faite à partir des travaux de Darwin, de manière à mettre en place la théorie nazi avec l’hygiène raciale, la lutte la plus féroce pour anéantir les « plus faible » considérés comme des « sous hommes » et traités comme des animaux, bref l’eugénisme nazi et la justification des crimes contre l’humanité comme une loi « naturelle » .


              • Serge ULESKI Serge ULESKI 6 novembre 2018 10:55

                @kalachnikov

                Je souscris...
                Quant à « La trajectoire humaine, ce n’est pas une trajectoire de progrès mais exactement l’inverse, une formidable décadence que justement les prouesses matérialistes et technologiques maquillent mais maquillent de moins en moins. ».................. de l’eau pour le moulin de la tentation transhumaniste comme seul avenir pour cet humain décidément trop humain ; le transhumanisme car et puisqu’aucun retour en arrière n’est possible.... 



              • Gollum Gollum 6 novembre 2018 11:35

                @kalachnikov

                Je suis abasourdi par la désinvolture de Hervé Hum qui montre ici une suffisance consternante. C’est pas l’humilité qui l’étouffe..

                Le problème de Dieu est qu’il a été confondu avec l’Archétype du Père auquel on doit obéissance. De là le côté coercitif des religions de masse parce qu’il fallait « obéir » à Papa...

                Pourtant bien des « spirituels » n’ont pas cessé de proclamer qu’il ne fallait pas donner d’attributs à Dieu et donc de ne pas s’en faire une image..

                Ils n’ont pas eu droit à être entendu les postes clés étant verrouillés.

                Du coup, l’idée même de Dieu a été salie, polluée..

                Et l’on a abouti à un athéisme de masse généralisé. Logique et mérité.

                Il est temps de renouer avec une spiritualité vraie ce qui implique de cesser d’obéir à Papa, en cessant de se flageller pour avoir l’air d’un vrai spirituel, avec force mortifications néfastes, déjà vilipendées par le Bouddha il y a 2500 ans, mais de suivre sa voie intérieure... Encore faut-il être à l’écoute, ce qui implique de se détourner quelque peu de l’extérieur et de se tourner vers l’intérieur.. de rompre avec ce besoin d’agir maladif de l’Occident et de trouver d’autres valeurs..

                Les « athées » Feuerbach comme Nietzsche représente un réel progrès par rapport aux attitudes serviles enseignées par des pseudo-spirituels, en fait des malades de l’Esprit.. avec toutes les pollutions de l’Esprit : soumission, obscurantisme, masochisme, j’en passe et des meilleurs..

                Mais il faut les dépasser aussi pour accéder à une véritable métaphysique libératrice, au-delà du Bien et du Mal, et qui existe depuis des millénaires, la doctrine de la non-dualité, soit l’Advaïta-Vedânta.


              • arthes arthes 6 novembre 2018 11:40

                @Serge ULESKI

                Pas mal....En substance, l’homme qui se chosifie, s’objétise, ça me fait penser à « mon corps est à moi » et « vive la GPA », dans une des variations de la « honte prométheenne ».


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 11:56

                @kalachnikov

                ne me fait pas dire ce que je n’écris pas, parce que j’ai bien précisé me baser sur ce que toi tu écris de la pensée de Nietzsche. C’est toi que je lis et donc, c’est toi qui en premier lieu écrit n’importe quoi.

                par exemple lorsque tu écris

                "La conscience entendue au sens de rationalité, logique, conscience morale, libre arbitre est-elle présente dès le départ (sur le plan ontogénétique comme phylogénétique) ou bien survient-elle tardivement, après en tout cas autre chose."

                ben déjà, c’est du n’importe quoi, tout simplement parce que la rationalité et la logique, ne peuvent pas être confondues avec la morale et le libre arbitre et de fait, si on peut affirmer que la logique et la rationalité sont nécessairement présent dès le départ, la morale et le libre arbitre ne le sont pas et peuvent donc survenir tardivement.

                On ne saurait donc parler de la même forme de conscience en tant que rationalité et conscience morale et encore moins le libre arbitre. Mais en liant la morale à la rationalité et à la logique, tu peux affirmer que la conscience n’est pas le moteur, sauf que ton postulat de base s’appuyant sur la confusion, ton affirmation repose sur un sophisme, une manipulation des concepts, où le but n’est pas de faire coller les faits à la logique, mais de coller les faits à sa propre croyance. Ce qu’on appelle communément de la science infuse.

                Pour rappel, la morale est un concept humain et fait à son usage exclusif, tandis que la conscience de la rationalité, de la logique (non contradiction, tiers exclu, lois géométriques, etc) repose sur ses propres postulats de bases où l’humain est obligé d’en suivre les règles pour pouvoir ensuite les appliquer à son propre usage. Ce que Nietzsche n’a semble t’il pas vu, c’est que l’être n’a de choix que des buts, pas des moyens, ceux ci sont imposés par la réalité physique.

                Ainsi, tous les outils, y compris l’intelligence dites artificielles, obéissent à des lois physiques, rationnelles.

                Pour ce que peut dire Nietzsche de Dieu et tel que tu le résume, cela ne contredit pas ce que j’écris, puisque dans mon précédent commentaire, je ne définit pas Dieu, mais le fait que le désir de puissance et donc de domination sera libéré non par la croyance en Dieu, mais par le basculement de la pensé humaine, plaçant l’homme au dessus de la nature et non plus au dessous. Peu importe la morale. Qu’il ait utilisé la croyance en Dieu relève alors de la manipulation psychologique.

                Non,soit tu défend mal la pensée de Nietzche, soit celle ci est, de mon point de vue, médiocre.


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 13:14

                @arthes

                désolé, mais votre première partie est une aporie, dans le sens où vous ne pouvez pas mettre au même niveau, plan ou échelle, l’individu et la collectivité d’individu tel que vous le faites.

                Surtout, ce « connais toi toi même » ne date pas de Nietzsche !

                Autrement dit, c’est un très vieux chemin que l’humanité emprunte depuis fort longtemps et la nuveauté consisterait plutôt de le connaître en sa totalité

                Ensuite, vous parlez ’d’être moral et éthique", mais quelle est donc la différence fondamentale entre les deux ?

                Je terminerai sur cette question !


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 13:54

                @Gollum

                Si je suis « suffisant », il ne vous reste qu’à le démontrer, sinon, c’est vous qui êtes alors très insuffisant.

                Je ne suis pas un adepte de la fausse humilité, pour ma part, c’est le contenu qui décide et non l’attitude.

                Disons que, selon vos commentaires, Nietzche s’attache aux conséquences, alors que ce qui m’intéresse de comprendre, ce sont les causes.

                Et la cause qui fait que l’homme moderne peut se vouloir tout puissant, est qu’il se place au dessus de la nature et non au dessous. Aucune société ou civilisation ayant pour doctrine la supériorité de la nature a érigé des empires écrasant la nature et l’homme, seules les civilisation plaçant l’homme au dessus y sont parvenues. Ici, Dieu sert de caution, car c’est en faisant appel à lui que la morale va évoluer pour affirmer la supériorité de l’homme sur la nature.

                Restait encore quelques verrous issus de cette morale et présence divine, qui vont sauter sous les coups de boutoirs de trois facteurs liés. L’imprimerie, l’héliocentrisme et la découverte de l’Amérique. Ce qui explique le décalage de l’Asie, parce que toujours soumise à ce Dieu supérieur qui n’avait plus cours en Europe au niveau des élites dirigeantes.

                Maintenant, la lecture historique impose d’entrer dans certains détails que je ne ferai pas ici. Notamment le fait que la mort de Dieu dont parle Nietzche ne concerne pas les élites dirigeantes, mais la plèble, c’est à dire, la démocratisation de l’idée de la non nécessité de Dieu comme créateur.


              • arthes arthes 6 novembre 2018 14:03

                @Hervé Hum

                Mais le connais toi toi même est d’actualité, et donc ???
                Je le l’attribue pas à Nietzche, mais le chemin qu’il emprunte signifie , dans la compréhension que j’en ait, cela.

                La , c’est vous que je ne comprends pas bien, en quoi le fait de se connaitre individuellement pour s’élever ne concerne pas la collectivité ?

                Si je ne me connais pas moi même, comment puis je connaitre la totalité constituée d’autres êtres humains tel que moi ?
                Dois je rester un étranger à l’autre et doit il rester un étranger à moi pour une raison d’égo ?

                Quant à la morale et l’éthique telles que je veux en parler  : la morale intrinsèque à chaque humain , elle vient des profondeurs de l’ame et du sentiment, l’éthique c’est que les actes soient en harmonie avec cette morale, sinon c’est se trahir soi même en quelque sorte. 


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 14:07

                @Gollum

                Mais il faut les dépasser aussi pour accéder à une véritable métaphysique libératrice, au-delà du Bien et du Mal, et qui existe depuis des millénaires, la doctrine de la non-dualité, soit l’Advaïta-Vedânta.

                Etes vous seulement capable de l’expliquer sans faire apparaître une aporie du raisonnement ?

                Pour ma part, si une seule aporie ou contradiction apparaît, soit je peux expliquer qu’il s’agit là d’une apparence explicable, soit je dois renoncer à suivre le raisonnement.


              • Hervé Hum Hervé Hum 6 novembre 2018 14:53

                @arthes

                Le connais toi, toi même est d’actualité pour l’homme depuis des milliers d’années. Simplement, il faut distinguer entre le fait de le nommer, de l’écrire et la manière de le formuler.

                Relisez mon commentaire, l’aporie que je relève ne concerne pas le fait que l’individu est lié à la collectivité, mais le fait de les mettre à la même échelle. Or, chaque échelle apporte ses propres contraintes, spécificités, différences.

                Rassurez vous, cette erreur est puissamment incrusté dans le cogito humain et est donc la norme actuelle.

                Mais le résultat est catastrophique, puisque c’est par le biais de cette confusion que toute tyrannie peut se développer facilement.

                Ainsi, si chaque individu se fonde uniquement sur sa propre logique, croyance, volonté et n’en admet aucune autre, alors, aucune collectivité peut émerger et on est face au chaos permanent.

                ce que la collectivité impose à l’individu, c’est de devoir renoncer à son propre arbitraire pour épouser une loi commune qui sera alors la base de l’arbitrage, nécessairement fondé sur l’équité (l’astuce consiste alors à distinguer les individus en classes, de manière à pouvoir appliquer une loi différente sans paraître porter atteinte au principe d’équité.

                Il n’y a que deux alternatives pour que chacun reste le maître absolu de son environnement, soit en s’imposant à son entourage, donc, jusqu’à des peuples entiers, soit en s’isolant totalement des autres et donc, vivre dans son seul imaginaire, en ermite.

                Le connais toi, toi même au niveau collectif ne peut alors se faire que si on peut dégager un ordre moral ou éthique dans lequel chaque individu en reconnaît la validité pour lui même et pour autrui. Et la seule morale ou éthique qui le permette, c’est le principe de réciprocité. Il n’en existe aucun autre et je défi quiconque d’en trouver un autre. Chacun en fait l’expérience et celui qui la refuse, est celui qui n’admet que son propre arbitraire comme juge.

                Pour ce qui est de la différence entre la morale et l’éthique, c’est que la première est d’ordre religieuse y compris la tradition, tandis que la seconde est d’ordre philosophique, donc, strictement rationnelle.

                Le problème, c’est précisément de connaître la base rationnelle de l’Univers dans lequel on vit et là, on reste encore ignorant ou disons, on se veut toujours ignorant, ce qui s’appelle l’ignorance volontaire.

                Ignorance volontaire qui s’explique par l’aphorisme de Bossuet

                « Dieu se rit de ceux qui vénèrent les causes dont ils déplorent les conséquences. »


              • arthes arthes 6 novembre 2018 16:05

                @Hervé Hum

                Il serait peut être temps de chercher en soi ce que nous avons en propre et en commun à la fois qui soit d’universel et de fraternel avec les autres non ? Et de quelle nature est cet « universel ».
                Cela peut se faire sur tous les barreaux d’echelle., chacun à son niveau, avec ses contraintes etc... quelle importance ?

                Mais
                Par ailleurs, votre solution : 
                vous décrivez exactement le monde dans lequel nous vivons, avec son mode de pensée matérialiste, son fonctionnement utilitariste qui veut imposer au nom de la collectivité à l’individu des normes sensées le faire vivre en harmonie avec lui même et ses pairs tout en lui assurant qu’il sera porté ainsi à la connaissance de lui même, dans son être le plus intime , mais ce faisant vous mettez la charrue avant les boeufs : Ce n’est pas la structure qui changera l’homme qui y vit en meilleurs , mais l’homme qui en s’élevant lui même vers la liberté deviendra meilleurs et changera la structure. en mieux.

                .
                Dans ce cas c’est chaque être qui doit faire ce travail, individuellement, je ne peux pas penser ni être à votre place, et ainsi, oui, cela se retrouve appliqué au collectif, dans sa vie de tous les jours même, à commencer dans sa famille, ses proches, son taf etc...Il y a une notion de réciprocité, elle me semblait implicite dans ma manière d’aborder N.

                Comment pouvez vous dire alors que c’est la tyrannie qui en émergera ?.

                Hors, c’est pour le moment tout le contraire qui se passe.

                et bien , le système tel que vous le décrivez il nous mène à la guerre de tous contre tous, le résultat est , comme vous le dites catastrophique.

                Mais rassurez vous, cette manière de penser matérialiste vient de l’égo et veut maintenir  un modèle social idéal évolutionniste, où l’être humain en tant que personne individuelle n’est pas pris en compte,  elle est incrustée dans nos sociétés occidentales, surtout depuis la 2 nde moitié du 19ème.

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