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Accueil du site > Tribune Libre > Niveau de fin de 6ème non acquis ? Passage en 5ème !

Niveau de fin de 6ème non acquis ? Passage en 5ème !

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Je me demande qui appréhende encore les conseils de classe ? Certainement pas les élèves. Le conseil n’a quasiment plus aucun pouvoir de nuisance sur eux. Nul renvoi définitif pour le perturbateur, nul ultimatum sérieux pour le tire-au-flanc.

Je me demande si ce ne sont pas plutôt les professeurs qui l’appréhendent. Déjà pour l’ennui qu’ils vont y ressentir. Ce pathétique huis-clos trimestriel n’intéresse même plus ceux qui y participent. Mais aussi du fait de devoir jouer la comédie en public. Toute l’année on peut faire semblant. Et on le fait. Semblant que tout va bien, semblant de ne pas voir, semblant d’être ce qu’on voulait devenir. On le fait d’autant plus facilement qu’on est isolé derrière les murs de sa classe. Mais le jour du conseil, une dizaine de paires d’yeux sont suspendues à nos lèvres.

Ce soir j’assiste à un conseil de classe du troisième trimestre de 6ème. Tout le monde est las et fatigué. On rêvasse silencieusement aux vacances d’été qui approchent à grands pas. Le professeur principal est assis à ma droite. Il ânonne la traditionnelle synthèse trimestrielle. Passé maître dans l’art de la contorsion rhétorique, afin de satisfaire l’administration, les représentants des parents d’élève, et les collègues présents, il ménage la chèvre et le chou. « C’est une classe sympathique (pour la direction comprendre : tout va bien madame la marquise). Un noyau d’élèves reste moteur (pour les parents comprendre : rassurez-vous, le niveau est bon). Toutefois… (ça y est, on arrive à la partie intéressante…). Il faut déplorer ce trimestre encore trop de bavardages (là, l’orateur s’adresse aux collègues). A noter aussi un manque de travail, des conflits entre les élèves voire des comportements inacceptables dans certains cours. (A ce moment là, on se demande pourquoi fallait-il préciser au début que la classe reste « sympathique » ?).

Ce festival d’euphémismes passé, on enchaîne sur le « cas par cas ». C’est F. qui ouvre le bal. Un véritable cancre. Mais le professeur principal, aguerri par des années de pratiques de la litote, sait arrondir les angles : « C’est un trimestre inquiétant (on aimerait bien savoir pour qui au juste ? Pour l’élève ou pour nous qui allons devoir subir ce nullard pendant encore plusieurs années). Malheureusement, vous n’avez pas suivi les conseils de vos professeurs (ce ne sont pas des « conseils » que ce clampin aurait besoin… ). Il va falloir redoubler d’efforts au trimestre prochain (sauf que doubler zéro cela fait toujours zéro…). »

Vient le moment le plus édifiant qui défit les rudiments de la logique, de la raison, de la vie même. « Pour F. le niveau de fin de 6eme n’est pas acquis. ». Silence. Le suspense est à son comble. Le jury retient son souffle. « Passage en 5eme. » En réalité, il n’y avait aucun suspense. Car nous connaissions déjà tous la fin de l’histoire. Le film a été trop vu, rabâché, délavé. C’est pareil tout les ans… et depuis tant d’années déjà. Dans un pamphlet qui fit date, publié en 1983, M.T. Maschino offre une satire revigorante d’un conseil de classe.

« Mini-rouage d’une machine dont il n’a pas pour mission de modifier le fonctionnement, le conseil de classe ne dispose d’aucune autonomie dans l’ordre pédagogique… Alors on fait comme si. Et l’on s’érige en tribunal… Les enseignants, cahiers de notes ouverts, prêts à égrener leur chapelet d’imprécation ou à psalmodier la litanie de leurs déception. La séance commence par le classique « tour de table » … Curieux, ce besoin que nous éprouvons tous de commencer notre intervention en précisant (la plupart du temps) qu’« ils ne sont pas méchants ». Comme si, quelque part dans notre inconscient, l’image flottait d’une horde sauvage, prête à nous mettre en pièces, et qu’il conviendrait de conjurer en l’assurant qu’on l’aime bien. A moins que toutes ces déclarations ne disent, en fait, le contraire : à savoir, que nous vouons ces cancres aux gémonies, que nous en avons plein le dos de les subir et que, s’il tenait qu’à nous, la moitié, au moins prendrait la porte… » (1)

Mais revenons à notre conseil. Seule Madame G., représentante des parents d’élèves de 6ème, semble s’inquiéter du passage de F. . Aussi, elle s’interroge à haute voix : « Pardonnez-moi, mais si j’ai bien compris, cet élève n’a pas le niveau requis en fin d’année. Ne serait-il pas possible qu’il … . Madame la principale ajointe (P.A.) s’empresse alors de terminer : « ..qu’il redouble ? ». .

Madame G., à l’ingénuité presque touchante, croit encore au père Noël ! Madame la P.A. est bien décidée à faire acte de pédagogie. « Madame, on ne redouble plus. Sauf dans des situations ex-cep-tion-nel-les ». Courte pause. (Attention n’allez pas penser en cas d’une nullité exceptionnelle d’un enfant godiche… ce serait hors de propos). « Par exemple, pour des raisons médicales, si un élève a été trop absent (notons alors qu’en toute rigueur, il ne re-double pas puisqu’il n’a pas fait une première fois…). Ou alors sur demande expresse des parents. Ceux-ci peuvent faire appel de la décision prise au conseil de classe ». Elle s’empresse d’ajouter : « Désormais, on n’a le droit qu’à un seul redoublement pour toutes les années de collège. On préconise donc aux parents de ne pas l’utiliser avant la classe de 3eme. Là où cela peut être utile pour une éventuelle demande d’orientation… ». Madame la P.A. ne pouvait pas être plus claire. En agitant l’épouvantail de l’orientation, on inhibe toute envie de faire redoubler avant la classe de 3eme, puis toute envie de redoubler tout court. En effet, une fois en dernière année, l’enfant, dégoûté à jamais du collège, n’a qu’une envie, s’échapper au plus vite, les parents pour soutien.

La maman a perdu une bataille mais pas la guerre. C’est une tenace. Déjà au conseil précédent, elle avait fait preuve d’un grand zèle en vitupérant certains professeurs. Oubliant les règles élémentaires de déontologie de représentation des parents d’élèves, elle s’était faite l’avocate de sa propre fille, en attaquant nominativement des collègues médusés. Madame G. revient donc à la charge. « Tout de même, que va-t-il advenir de cet élève en classe de 5ème ? ». Un brin courroucée, mais toujours courtoise, Madame la P.A. répond : « Différents dispositifs peuvent être mis en place. » Le mot est lâché : « dispositif ». Ça fait sérieux ! L’Éducation Nationale prend les choses en main. Et comme pour porter le coup de grâce, elle multiplie les sigles obscurs : « Nous avons le P.A.P, voire le P.P.S mais ici nous pouvons préconiser un P.P.R.E. ».

Madame G, trop imbue de sa personne pour oser demander le sens de ces acronymes, se tait. Madame la P.A. a gagné. Le conseil reprend son cours et se termine sans encombre. De temps en temps, on encourage, on complimente, on félicite. Le plus souvent, on prend une mine perplexe ou accablée. Parfois, on entend le fameux « niveau de fin de 6ème non acquis. Passage en 5eme. ». Rompu, tout le monde joue son texte avec nonchalance. On attend simplement le tomber de rideau.


Mais de quoi les sigles de Madame la P.A. sont-ils le nom ? Le PAP (plan d’accompagnement personnalisé), le PPS (projet personnalisé de scolarisation) ou encore le PPRE (programme personnalisé de réussite éducative), s’inscrivent dans ce qu’il est convenu d’appeler aujourd’hui une « Ecole inclusive ».

« L’école inclusive permet une meilleure prise en compte des besoins spécifiques de tous les élèves et notamment des élèves à besoins éducatifs particuliers [qui] connaissent des difficultés scolaires durables ayant pour origine un ou plusieurs troubles des apprentissages et pour lesquels des aménagements et adaptations de nature pédagogique sont nécessaires. » (2)
Portail pédagogique de l’Éducation Nationale

Dorénavant, poser la question du redoublement n’a plus de sens du fait même d’un changement radical de la temporalité scolaire. Autrefois, l’Ecole et ses programmes annuels donnaient le tempo. C’était à l’élève de s’adapter bon gré mal gré. En cas d’échec, le temps se mettait à bégayer et on refaisait une nouvelle fois le programme. Aujourd’hui, c’est l’élève et ses « besoins spécifiques » qui donnent le rythme. L’Ecole se doit de suivre. Et à ce jeu, une année calendaire n’est plus la référence.

« Pour soutenir la capacité d’apprendre et de progresser de tous les élèves [il faut] un accompagnement pédagogique qui répond à leurs besoins. Il implique des pratiques pédagogiques diversifiées et différenciées, d’une durée ajustable, suivant une progression accordée à celle de l’élève. » (3)
Portail pédagogique de l’Éducation Nationale

Bien. Mais concrètement ? Quelle réalité quotidienne se cache derrière cette prose ministérielle dont l’emphatique boursouflure pourrait rendre jaloux Victor Hugo lui-même ? La procédure est simple : début septembre, le professeur principal d’un élève à « besoins spécifiques » reçoit les parents. On part en quête de multiples « troubles des apprentissages » : hyperactivité, dyspraxie, dyscalculie, troubles de l’attention, dysorthographie, dysgraphie, etc. … Bien sur, derrière ses termes peut se cacher, pour certains enfants, de vraies pathologies. Mais dans combien de cas, cela sert-il simplement à masquer une sinistre réalité : carences pléthoriques, lacunes insondables, inaptitude à l’effort ? On fait ensuite signer un document qui engage les enseignants à tenir comptes des « besoins spécifiques ». La liste des items est longue. A titre d’exemples, citons :

Diminuer le nombre d’exercices lorsque la mise en place du temps majoré n’apparaît pas possible ou pas souhaitable
Limiter la quantité d’écrit (recours possible aux QCM, exercices à trous, schémas …)
Limiter le « par cœur »
Proposer des dictées aménagées (à trous, avec un choix parmi plusieurs propositions …)
Favoriser, dans le choix des ouvrages, les livres ayant une version audio
Lorsque c’est interdit, autoriser l’utilisation d’une calculatrice simple
Faire construire une fiche mémoire et permettre à l’élève de l’utiliser, y compris durant l’évaluation

 

Je laisse à chacun le soin de juger si ces « aménagements et adaptations », qu’on les appelle « plan personnel » ou « projet individualisé », sont des abdications quotidiennes aux exigences de l’Ecole ou s’il s’agit d’une juste tentative, comme le rappel le CESE, pour « ne laisser aucun élève au bord de la route » (5). L’année se termine. Et avec elle le temps des revendications. Si notre profession s’embrase à longueur d’année, au moment des congés d’été, toute véhémence s’anesthésie. C’est le repos du révolutionnaire fonctionnaire. Chaque année, on laisse le Grand soir pour septembre prochain. Après tout la situation est grave, très grave, mais pas encore assez pour sacrifier les vacances.

 

 

(1) M.T. Maschino, Vos enfants de m’intéressent plus, Hachette, 1983.

(2) https://eduscol.education.fr/cid86144/plan-d-accompagnement-personnalise.html

(3) https://eduscol.education.fr/cid50680/les-programmes-personnalises-de-reussite-educative-ppre.html

(4) https://www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/154000367.pdf


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79 réactions à cet article    


  • Raymond75 28 juin 18:29

    En effet : il était de bon ton de dire que la dégradation de l’enseignement en France était dû aux élèves et aux parents ; mais cette dégradation est aussi le fait du laxisme structurel de l’Éducation Nationale !

    En fait la médiocrité des uns s’est adaptée à la médiocrité des autres ... dans le public, parce que dans le privé, les parents sont là pour veiller au grain.

    Les profs passent leur vie à contester toute réforme, quelle qu’elle soit, à se plaindre du manque de moyens, mais il faudrait qu’ils commencent à balayer devant leur porte.

    Cette profession est ultra majoritairement féminisée ; quelles sont les motivations qui font que ces femmes se regroupent dans ce métier ?


    • Paul Leleu 28 juin 22:11

      @Raymond75

      dans le privé aussi c’est nul... c’est juste que c’est plus propret comme une banlieue pavillonnaire... Et dans le très privé c’est une affaire de pognon et de parents d’élèves fortunés.

      La médiocrité est partout. L’école est structurellement faite pour former des médiocres. Des bouffons qui serviront à différents niveaux hiérarchiques de rouages dans les entreprises de demain, et qui consommeront ce qu’on leur dira de consommer. C’est vrai que pour apprécier Johnny, Bob Marley, Hannouna ou Byoncé il ne faut pas être trop évolé, et donc pas rendre la population trop intelligente. Pour les cadres supérieurs et les éléments dirigeants un peu de jazz et de BD intello feront office de vernis culturel. Avec un verre de vin de pays.

      L’école répnd à la tâche que lui assigne (implicitement) la société. Alors si on trouve qu’on a une école de merde, on sait pourquoi.

      Quant à la féminisation, je préfère ne pas en parler...


    • berry 29 juin 00:38

      @Paul Leleu
      L’état a choisi la quantité au détriment de la qualité.
      Il y a actuellement en France 15 millions d’immigrés et de descendants directs d’immigrés. Ils nous tirent vers le bas dans tous les domaines et le système fait tout ce qu’il peut pour cacher cet état de fait.

      Pour ce qui est de la quantité par contre, tout va bien. Après 50 ans d’immigration de peuplement, nous sommes aujourd’hui 67 millions d’habitants, malgré la faiblesse de notre natalité. C’est un record jamais atteint auparavant.
      Cocorico ! Cocorico !


    • Traroth Traroth 28 juin 18:33

      Cet article exprime parfaitement la détestation que l’auteur éprouve pour les élèves. « nous en avons plein le dos de les subir », on comprend bien. Mais vous n’êtes pas là pour les subir, vous êtes là pour enseigner. Si cela vous déplaît, peut-être devriez-vous réévaluer vos objectifs professionnels ? Il y a quantité d’autres métiers...

      « En effet, une fois en dernière année, l’enfant, dégoûté à jamais du collège, n’a qu’une envie, s’échapper au plus vite » : C’est à n’y rien comprendre. L’auteur se range du côté de l’élève, maintenant. Combien êtes-vous, dans votre tête ?

      Bien sûr, on revient vite aux fondamentaux : « dans combien de cas, cela sert-il simplement à masquer une sinistre réalité : carences pléthoriques, lacunes insondables, inaptitude à l’effort ? » Bien entendu, si un élève ne réussit pas à l’école, c’est de sa faute à lui, pas de celle des adultes qui l’entourent, qui n’ont semble-t-il pas de prise sur le cours des événements. Et ne servent donc à rien, si on comprend bien.


      L’école a depuis longtemps oublié sa fonction. Les multiples « réformes » (destruction de moyens, en réalité) l’ont vidé de sa substance, réduite à une organisme de formation professionnelle. Les symptômes, ce sont effectivement les programmes de plus en plus légers, la fin du redoublement, et tout simplement la baisse du niveau. Mais aussi les attitudes comme celle de l’auteur, pour qui les élèves sont manifestement des emmerdeurs, surtout si en plus ils ont du mal à suivre.


      L’école devrait être l’endroit où les enfants trouvent les réponses aux questions qu’ils se posent, où ils comprennent le monde. L’école devrait enthousiasmer les enfants ! Notre société a réussi à en faire un vaste système de torture, où on enferme les enfants à 3 ans, et d’où sortent des adultes désabusés, mais exploitables dans le monde du travail avec une bonne rentabilité. Les moins désabusés n’étant pas ceux qui sont passés par des cursus ultra-compétitifs comme les prépas.


      La curiosité, l’intérêt, la culture, découvrir le monde et ses merveilles, la joie de comprendre, le plaisir d’apprendre, tout le monde s’en fout, les enseignants les premiers.


      On voit le résultat.


      • JC_Lavau JC_Lavau 28 juin 18:47

        @Traroth. On voit que tu n’as jamais été prof, n’a jamais vu de près les fraudes permanentes de l’administration au dessus, n’a jamais constaté l’ahurissante corruption de cette administration intouchable.


      • oncle archibald 28 juin 19:44

        @Traroth : « L’école devrait être l’endroit où les enfants trouvent les réponses aux questions qu’ils se posent »

        Exemples vécus : « Msieu, msieu, msieu .... Elle est canon ta meuf ? » ou encore « Msieu, Msieu, t’a quoi comme tire ? » Réponse : « un Renault Scenic ». Commentaire en réponse : « Beuuh ! C’est trop pourave ! »


      • Traroth Traroth 28 juin 19:55

        @JC_Lavau
        Ben je ne vois pas ce que votre commentaire a de contradictoire avec le mien.


      • Traroth Traroth 28 juin 19:57

        @oncle archibald
        Ah ben voila, c’est ça. Les remarques bien caricaturales, et bien sûr le sous-entendu bien beauf : les gamins des cités, ils ne peuvent pas faire mieux que ça, donc pourquoi on se casserait le cul, hein ?

        Votre commentaire est à gerber.


      • Eric F Eric F 28 juin 20:48

        @Traroth
        « d’où sortent des adultes désabusés, mais exploitables dans le monde du travail avec une bonne rentabilité »
        C’est l’exact contraire, absolument rien dans le cursus scolaire général jusqu’en terminale ne prépare à une activité professionnelle ni à une quelconque notion de rentabilité. Ça commence dans l’enseignement supérieur, quoique certaines filières fac soient davantage occupationnelles qu’opérationnelles, il n’est du reste qu’à regarder les débouchés de chaque filières. Tout autre évidemment est l’enseignement « professionnel », mais il est souvent considéré avec commisération (y compris par les idéalistes du « beau savoir »).


      • @Traroth
        " Combien êtes-vous, dans votre tête ?

        « 
        Eh bien, la première citation que vous donnez est celle de M.T. Maschino qui décrit un conseil de classe... que l’auteur reprend, non sans ironie. La seconde est celle de l’auteur. Cela explique qu’il puisse ne pas y avoir une entière convergence entre les deux, sans nécessiter pour autant une éventuelle »schizophrénie" !


      • @Traroth

        "Cet article exprime parfaitement la détestation que l’auteur éprouve pour les élèves. "

        Le texte est peut-être rude, sarcastique, acide parfois, mais jamais haineux.

        Il veut seulement décrire la réalité. Décrire pour alerter d’abord, pour tenter de comprendre ensuite.

        A l’instar d’un ami qui aurait l’amour suffisant pour dire ce qu’on ne veut pas entendre, ce texte dit ce qui doit être dit par amour du métier, de l’Ecole et des futures générations.


      • Daruma 28 juin 21:18

        @Traroth 

        Pour l’enseignant que je suis (maintenant à la retraite) votre commentaire donne l’impression désagréable de prendre appui sur une vérité pour s’autoriser à exprimer son ressentiment. Il contient une vérité indéniable, qui est, en gros, que l’enseignant devrait aider l’enfant à répondre à des questions qu’il se pose plutôt que de l’abreuver de connaissances dont il ne sait pas à quoi elles servent et qui ne font pas sens pour lui. Le problème est que, partant de cette vérité fondamentale, vous ignorez la problématique soulevée ici, et qui n’est pas le fait des enseignants (même s’ils ont leur part de responsabilité) mais de l’institution. Vous ignorez que les enseignants armés des meilleures intentions et des idées les plus innovantes sont broyés par un système qui leur impose tout un tas de contraintes, les obligeant à se conformer et à entrer dans le moule. Vous donnez l’impression de régler des comptes, sans nuance, par une simplification à outrance qui voudrait réduire, de manière manichéenne, la question à deux pôles : les gentils élèves qui ne demandent qu’à s’épanouir et les méchants enseignants qui refusent de se remettre en question. Je ne dis pas que c’est ce que vous pensez, mais c’est l’impression qui se dégage en vous lisant.

        Trop porté à dénigrer les enseignants (et le système aussi ? On ne sait pas, vous mettez tout dans le même panier) vous passez à côté de la problématique soulevée par cet article, qui est la lâcheté et l’hypocrisie d’un système qui, au lieu de se remettre en question, pratique le déni, le mensonge et la tromperie. Le problème n’est donc pas ici la pédagogie (ce qui mériterait un article consacré à ce sujet, et là je vous rejoins) mais le fait que l’institution fasse semblant d’œuvrer pour le bien des élèves alors qu’elle enfume avec du pédagogisme jargonnant, en mentant à la fois aux parents et aux enseignants sur les raisons véritables (et très prosaïques) de ses orientations et de ses dogmes.


      • Paul Leleu 28 juin 22:21

        @Traroth

        le problème c’est justement que notre société a besoin de gros bouffons lumpen-prolétaires et consumméristes... donc, avoir des sous-développés qui écoutent du punk avant d’aller trimer comme des soumis déculturés, c’est absolument l’objectif de cette parodie.

        D’ailleurs, si il fallait une éducation performante, les 90% des profs actuels seraient virés au profit de gens compétents, et les 90% des élèves seraient renvoyés dans des filières courtes à la fin du primaire.

        A l’époque de l’industrialisation, la société avait besoin d’ouvriers qualifiés (en bas) et d’ingénieurs fiables et créatifs (en haut). Ca donnait cette Education nationale performante bien qu’un peu militaire. Mais maintenant, la société n’a plus du tout besoin de gens qualifiés, mais de zombies qui ronflent dans les réunions de travail et qui remplissent des copies insipides (en haut), et d’alcoolos déculturés précarisés qui enchainent les petits boulots (en bas)


      • @Daruma
        Merci pour votre commentaire. Vous avez su résumer mieux que je n’ai su l’écrire. 

        "...la problématique soulevée par cet article (...) est la lâcheté et l’hypocrisie d’un système qui, au lieu de se remettre en question, pratique le déni, le mensonge et la tromperie.(...) les enseignants armés des meilleures intentions et des idées les plus innovantes sont broyés par un système qui leur impose tout un tas de contraintes, les obligeant à se conformer et à entrer dans le moule.(...) l’institution (...) enfume avec du pédagogisme jargonnant, en mentant à la fois aux parents et aux enseignants sur les raisons véritables (et très prosaïques) de ses orientations et de ses dogmes.

        « 

        Certains commentaires dénoncent une »détestation des élèves" lors même qu’il s’agit au contraire, d’un cri du coeur. C’est par amour du métier, amour de l’Ecole, amour des générations sacrifiées, que ce texte a été écrit.


      • oncle archibald 29 juin 09:56

        @Traroth

        Non non, ça ne sont pas des remarques caricaturales mais la stricte réalité et il ne sert à rien de tourner la tête pour ne pas le voir. Qui vous dit que mon fils aîné prof de maths en CFA ne se casse pas le cul pour amener ces enfants à faire mieux que ce qu’ils savent faire en début d’année ? Tout au contraire et on part de très bas. Les apprentis ont au minimum 16 ans et ont donc suivi le cursus obligatoire jusqu’à cet âge là. Pourquoi y en a t’il qui ne savent pas ce qu’est une fraction ? Pourquoi lui répondent ils que quatre tiers c’est impossible vu qu’on a partagé le camembert en trois ? Qu’est ce qui est « à gerber » ? La démission de toute l’EN ou regarder la réalité en face ?


      • @Paul Leleu

        « ... des soumis déculturés, c’est absolument l’objectif de cette parodie. »

        Je ne sais pas si je peux suivre complètement votre grille de lecture (marxiste ?) mais vous rappelez une chose : il n’est pas certain que l’École dysfonctionne. Au contraire, peut-être, remplit-elle parfaitement son rôle : produire les «  soumis déculturés » (sic) dont elle a besoin ?

        « ... les 90% des profs actuels seraient virés au profit de gens compétents »

        Peut-être.

        Moi-même, j’ignore si je suis « compétent ».

        L’important aujourd’hui est, me semble-t-il, la probité intellectuelle de croire à ce que l’on voit et d’avoir le courage de résister au sein même de la funeste « parodie ».

        Et comme votre le commentaire le rappelle, c’est un projet éminemment politique.


      • JC_Lavau JC_Lavau 29 juin 14:26

        @oncle archibald. Il y a lourd à reprendre à l’enseignement des mathématiques, il s’égare lourdement au rebours de toutes disciplines didactiques, et violant tout respect des métiers fournisseurs comme utilisateurs.
        Ce n’est plus qu’une corporation autocentrée et autiste.
        Prisonniers de leur orgueil pyramidal, ils sont infoutus de travailler sur cahier des charges établis par des vrais métiers, des métiers utilisateurs.
        Prisonniers de leurs traditions et coutumes, ils sont infoutus de maîtriser l’organisation de l’abstraction et de la désabstraction. Tout comme des théologiens, ils traitent de « débiles » quiconque ose objecter à leurs fautes de méthodes. Même si la nouvelle abstraction implicite de l’année contredit celle de l’année dernière.
         
        J’abrège.
        Arrivent en LP les élèves qui ont avancé à l’ancienneté depuis le CP, et ne maîtrisent pas la grammaire. Presque tous ont décroché sur le calcul littéral. Avec ses identificateurs réduits à une seule lettre, il était ergonomique pour les astronomes du 19e siècle (écrire r est plus court que d’écrire « prix de revient industriel »), et reste étranger à l’esprit de la plupart de nos élèves.
        N’ayant jamais pratiqué d’autres métiers, les profs de maths ne voient ni le problème, ni les solutions.



      • Traroth Traroth 3 juillet 17:05

        @Daruma
        J’ai l’impression que vous projetez des choses sur moi.

        Récapitulons : à la lecture de l’article, il apparaît assez clairement que l’auteur, professeur, n’est pas vraiment animé des meilleures intentions à l’égard d’élèves qu’il méprise manifestement. En faisant ce constat, je refuse l’idée que j’attaquerais « les professeurs ». J’attaque une certaine catégorie de professeurs, et je ne comprends pas ce besoin que vous semblez avoir de vous solidariser avec cette catégorie si vous n’en faites pas partie. Il y a bien évidemment des professeurs très bien intentionnés, et même brillants. Je ne vois pas à quel endroit j’aurais contesté ça.


      • Traroth Traroth 3 juillet 17:10

        @oncle archibald
        Votre commentaire ne portait pas du tout sur le niveau des élèves, mais sur leur attitude, en vous basant clairement sur leur origine sociale.

        Et l’auteur de vos commentaires, pour ce que j’en sais, c’est vous, pas votre fils.


      • Traroth Traroth 3 juillet 17:17

        @JC_Lavau
        Vos articles ont l’air tout à fait passionnants.


      • oncle archibald 5 juillet 10:30

        @Traroth : des élèves qui entrent en CFA et qui n’ont même pas la notion minimale de ce qu’est une fraction, un pourcentage, ne parlons même pas de ratio ... Ç’est parler de l’origine sociale des élèves ou de leur niveau de connaissances en mathématiques ? Vous me jugez sans me lire !

        Vous n’avez pas envie de commenter sur les raisons qui font qu’un élève de 16 ans qui normalement a réussi le cursus primaire et au moins la première partie du secondaire ne sait toujours pas ce qu’est une fraction ? Pourquoi ? Qui est fautif ? Ses parents ? Les instits ? Les profs ? Emmanuel Macron ? Edouard Philippe ? Jean Michel Blanquer ?

        Qui a décidé que cet élève comme bien d’autres (au fait, quel ratio ?) pouvait entrer en 6 eme malgré des lacunes terriblement handicapantes au moins en math et en français ? C’était la bonne solution ? Vous proposez quoi à part multiplier le nombre de profs par trois ?

        Mon fils ainé est extrêmement empathique avec ses élèves les plus défavorisés et il essaye de leur apprendre au moins ce dont ils ont besoin pour travailler sur un chantier. Le vieux coup de la ficelle avec des nœuds judicieusement disposés pour tracer un triangle dont les cotés mesurent 3, 4 et 5 permettant de tracer un angle droit sans parler de pythagore qui fait peur ! Même ça ils n’y arrivent pas tous ! Certains apprennent à le faire convenablement sans comprendre le pourquoi et le comment mais ils lui font confiance et se rendent compte que ça peut servir !

        Autre question : pourquoi est-il interdit de dire qu’un enfant ne sait toujours rien après avoir passé 10 ans de sa vie dans les écoles de la République ? Et gaffe hein ! Je ne dis pas que tous les enfants qui arrivent d’une cité dite défavorisée sont comme ça, ni qu’il n’y a pas les mêmes venant de milieux plus aisés. Je dis juste que ça existe, que c’est une énorme anomalie, et que le nombre d’enfants dans ce cas est beaucoup trop grand pour qu’on se contente de cacher le problème sous le tapis !


      • durandal9 durandal9 28 juin 20:27

        Qui osera admettre que le retour à la décision de redoublement

        sous la seule autorité des enseignants

        hors de l’administration,

        hors des groupes de pression parentaux et autres.... a été et demeure

        la seule voie vers une éducation populaire de qualité....POUR TOUS

        Les bons ou les futurs bons peuvent perdre une année

        Ils ne perdront rien

        Les cancres et les fils à papa qui n’en ont rien à battre doivent dégager....pour laisser travailler et apprendre ceux qui n’ont que cette voie pour s’en sortir

        L’aveuglement orchestré par les cliques politiques de tout bord est responsable de la gabegie qui dure depuis 50 ans


        • Eric F Eric F 28 juin 20:54

          @durandal9
          Concernant le redoublement, on est passé d’un excès à l’autre. J’ai payé mon écot ayant redoublé deux fois, une en collège et l’autre au bac pour une note jugée à l’époque éliminatoire malgré un bon dossier, mais le jury n’a rien voulu savoir -les pratiques étaient l’inverse de ce qu’elles sont désormais.


        • @durandal9
          "dégager....pour laisser travailler et apprendre ceux qui n’ont que cette voie pour s’en sortir

          "
          Je vous suis.
          Mais le contre-argument ordinaire est : oui, mais que faire de ces adolescents ? On ne peut tout de même pas les laisser vagabonder dans les rues.
          Nos politiques ont donc choisi : plutôt une Ecole garderie ou centre de confinement, plutôt que du vagabondage et des troubles à l’ordre public.


        • Paul Leleu 28 juin 22:24

          @ChroniqueDunCollegeOrdinaire

          aujourd’hui, avec le secondaire puis les études supérieures, et même la vie post-études, vous avez des gens qui foutent rien entre 15 et 30 ans...

          Effectivement, si les études n’absorbaient pas les jeunes comme une éponge, on verrait la triste réalité... on n’a que faire de tous ces gens (nous) !


        • @Paul Leleu
          Un ami universitaire m’a effectivement décrit une sinistre réalité : aujourd’hui, l’Université prend le relais du lycée dans la logique « Ecole garderie ».
          Non sans cynisme, il me confia que c’était, selon lui, pour faire perdre quelques points aux chiffres du chômage...


        • Eric F Eric F 29 juin 09:36

          @ChroniqueDunCollegeOrdinaire
          « le contre-argument ordinaire est : oui, mais que faire de ces adolescents ? On ne peut tout de même pas les laisser vagabonder dans les rues. »
          En effet, mais l’utopie d’une filière unique ne correspond absolument pas aux disparités entre élèves, ce qui importe c’est que chacun puisse se trouver dans un cursus où il puisse progresser -et non être bloqué-. Ainsi, Il y a quelques décennies, existait des filières adaptées, comme les CPPM, avec de l’initiation professionnelle et pour la vie courante, en plus des bases d’enseignement qui « passaient » à un rythme adéquat. Aujourd’hui, sur certains points des élèves de lycée n’ont pas un niveau comparable à l’ancien « certificat d’étude primaire », et le classement des élèves français ne cesse de baisser dans les comparatifs internationaux.

          La personnalisation individuelle est un mythe, car les marges sont trop étroite dans les programmes, et il faudrait des « accompagnants d’éducation » pour chacun -certains réfugiés y ont droit mais c’est une autre histoire-.
          L’article mentionne des dispositifs qui consistent grosso modo à ce que des élèves n’ayant pas le niveau aient le droit à des « anti-sèches » lors des contrôles. La tricherie institutionnelle en quelque sorte (mais peut-être l’exemple de l’article est un canular ?), comme si on donnait des dérogations à des contrevenants routiers en réinsertion à passer au feu orange et à se garer sur les places de handicapés, histoire de les réhabituer progressivement à ne pas passer au rouge et se garer sur les passages piéton !


        • @Eric F

          Merci pour votre commentaire. Vous résumez parfaitement les aberrations du collège unique et ses funestes conséquences.

          En outre, si vous faites référence à l’item « Faire construire une fiche mémoire et permettre à l’élève de l’utiliser, y compris durant l’évaluation »

          Vous en trouverez la preuve sur ce lien officiel :

          https://cache.media.eduscol.education.fr/file/eleves_a_besoins_educatifs_par ticuliers/82/8/Formulaire_PAP2015_420828.pdf


        • Brother 28 juin 21:43

          Systèmatiquement lors d ’ une critique du système éducatif et de ses affidés , il est opposé « ça se voit que tu n’ es pas prof », mais enfin comme dans les autres professions , il y a de bons et de mauvais profs, il y a les pédagogues et les bornés, ceux qui aiment les enfants et ceux qui les ignorent , ceux qui ont la fibre et les aigris , ceux qui font du clientélisme et les autres , sauf exception , il n’y a pas de mauvais élèves mais de mauvais profs , il est tellement plus facile de faire classe à de « bons élèves » et puis qui décide de l ’orientation ? si ce n’est les professeurs ; si vous n êtes pas heureux dans votre métier, faites autre chose , en vérité, les professeurs souffrent de la perte de leur statut de notable ,maîtres du savoir ,ils en sont en partie responsables mais je n ’ oublie pas , j ’ ai été élève moi aussi, j ’ ai adoré certains de mes profs et détesté d ’ autres , je me rappelle aussi qu’ un de mes camarades en classe de troisième considéré comme cancre , me faisait mes exercices de maths justes quand moi , je ne comprenais pas . Alors où est la vérité ? Je ne dirais qu’ une chose , soyez heureux d ’ enseigner , croyez en votre mission , faites accepter votre matière à défaut de la faire aimer, et enfin , interrogez-vous sur tel élève qui n adhére pas , vous en sortirez avec la satisfaction du devoir accompli et des générations d’ élèves vous diront merci.

          "


          • @Brother
            Merci pour votre commentaire constructif.
            "Je ne dirais qu’ une chose , soyez heureux d ’ enseigner , croyez en votre mission , faites accepter votre matière à défaut de la faire aimer."
            Je tâcherai d’écrire sur ce thème la prochaine fois.


          • benyx 28 juin 22:03

            L’école est a bout de souffle et ce n’est pas les dernières réformes qui vont arranger la chose, bien au contraire. Depuis le dégraissage du mammouth à la réforme du lycée en passant par la réduction des fonctionnaires, la France est en train de se suicider. Soyez bien conscient que les entreprises ne trouvent plus de véritables techniciens et vont piocher cette mains d’œuvre dans les écoles d’ingénieur dont le niveau est parfois surprenant de médiocrité. Une génération est en train de partir à la retraite avec un savoir qui sera inévitablement perdu, 10 ans tout au plus. La marche arrière n’est plus possible à mon avis. On importe des médecins de l’étranger, une main d’œuvre peu qualifiée pour les taches ingrates et on croule sous le chômage. Nos meilleurs chercheurs et ingénieurs quittent le pays pour des horizons plus favorable à leur carrière. Quel pays peut raisonnablement espérer un avenir avec un tel tableau. Voilà le triste bilan du libéralisme qui est « en marche » depuis plus de quarante ans, certain comme bernard arnaud trouverons ça formidable, mais il y a peu d’élus et beaucoup de crétins qui croient au mirage. Que les élèves doublent ou pas n’a plus de réelle importance aujourd’hui, le travail de sape est déjà bien trop avancé.


            • @benyx
              "Que les élèves doublent ou pas n’a plus de réelle importance aujourd’hui, le travail de sape est déjà bien trop avancé.

              "

              Cet article ne fait effectivement pas l’apanage du redoublement.
              Le mal est bien plus profond.


            • JC_Lavau JC_Lavau 28 juin 23:40

              @ChroniqueDunCollegeOrdinaire. « apanage » ? Hmm... Apologie peut-être ?
              Eloge ?


            • @JC_Lavau
              Apologie en effet...
              Lapsus.


            • HELIOS HELIOS 29 juin 10:34

              @benyx

              Ce n’est pas un effet du libéralisme, c’est une conséquence de pertes de valeurs, dont une principale qui est la « compétition » !

              Etre le meilleur n’est plus d’actualité, il faut juste être le plus profiteur, le plus faignant, le plus branleur, car obtenir sans ne rien faire est le symbole de la nullité tant espérée par les marchands du temple.

              La preuve, arriver au sommet pour un nul ne s’obtient plus en étant meilleur ou en faisant des efforts, pas du tout, cela s’obtient en « tuant » les autres, ceux qui pourraient y arriver avant vous.

              et en conclusion rapide, certes, c’est bien et éliminant les « performants » que le médiocres gagnent... pourquoi croyez vous qu’il faille éliminer toute forme de patriotisme, c’est juste pour saper les velléités de comparaison et même toute possibilité de choix.

              L’école se meurt... normal, il n’y"a plus d’école... et plus de parents non plus !


            • @HELIOS

              « c’est une conséquence de pertes de valeurs, dont une principale qui est la « compétition » ! » 

              Je vous suis.

              On a répété à qui mieux mieux que l’Ecole était trop compétitive.

              Peut-être.

              Mais on est allé trop loin dans l’autre sens.

              Si la compétition (au sens libéral ou économique du terme) n’a pas sa place à l’Ecole, la compétition saine en tant qu’elle est consubstantielle à la Vie ne peut être niée.

              Il n’y a pas de Vie sans obstacles à contourner, sans sommets à gravir, sans difficultés à vaincre, sans forces à infléchir. Le sportif jouit de la victoire après la douleur des entraînements.

              S’il ne s’agit pas de reproduire à l’Ecole la dureté de la sélection naturelle, quand ce n’est pas la cruauté, mais on ne peut lui redonner vie sans réintroduire le sens du mérite, le goût de l’effort, et inévitablement, une certaine compétitivité.



            • pallas 28 juin 23:29
              ChroniqueDunCollegeOrdinaire

              Ahhhhhhhhh

              Les gamins et gamines, d’un niveau inférieur d"un moucheron.

              Peut m’importe cette descendance pourrie, stérile, sans avenir.

              J’attend la réaction des géniteurs.

              Dans l’Ancien Testament :

              Si les Parents ne paient pas, alors cela la descendance, ainsi de suite.

              Je suis chaud moi.

              L’aurore ne viendra pas.

              Salut


              • @pallas
                Belle prose mais quel lien avec le post initial ?


              • Alain Alain 29 juin 00:49

                Du surveillant d’externat au chef d’établissement, 41ans d’évolution, de recherches, de réformes pour essayer d’améliorer ce qui peut l’être malgré les fausses pistes parfois et grâce à des réussites quand même. Et ce vieux discours toujours ! Désertez en effet, c’est le meilleur service que vous pourrez rendre aux élèves.


                • @Alain Alain
                  "ce vieux discours toujours !

                  « 
                  Voulez-vous parler de la perpétuelle complainte du corps enseignant ?
                  Je reconnais volontiers que sa posture grincheuse est loin d’être toujours justifiée.
                  Mais tout de même, on ne peut pas taire ce qui saute aux yeux.
                  Et ce qui est »vieux" n’est pas forcément inactuel. Au contraire.


                • @Alain Alain
                  « Désertez en effet, c’est le meilleur service que vous pourrez rendre aux élèves. »

                  On déserte parce qu’on ne croit plus en ses généraux, non pour abandonner ses compagnons. 

                  Les élèves sont, en quelque sorte, nos compagnons d’infortune dans ce radeau à la dérive. On ne les abandonne pas tant qu’il est possible de leur transmettre quelque chose dans (et malheureusement souvent contre) l’Institution.


                • Alain Alain 29 juin 18:20

                  @ChroniqueDunCollegeOrdinaire
                  Il n’a pas le niveau, il ne passe pas. La presque totalité des redoublements sont des échecs : refaire ce qu’on n’a déjà pas compris une fois à cause des lacunes accumulées et de la même façon, ne permet pas en général de remédier aux difficultés de l’élève qui ont provoqué son échec ; et que dire de sa perte de confiance en lui, de la confirmation de son incapacité, etc. Il n’a pas le niveau, il ne passe pas ; il attend l’âge de la retraite là ?
                  A la fin de leur cinquième, pour ce genre d’élèves, nous avions créé une classe 4°-3° en trois ans avec retour dans une 3° ordinaire la dernière année. Ma collègue de français et moi en math, responsables et animateurs du projet, organisions un bilan mensuel avec les élèves, leurs parents et les collègues disponibles entre autres innovations et ce avec beaucoup de succès. 15 élèves inscrits, 15 élèves qui passeront en seconde. Et nous étions en REP, devenue ambition réussite, etc.


                • @Alain Alain

                  La presque totalité des redoublements sont des échecs” 

                  Je vous suis. Ce texte n’est pas une apologie du redoublement. C’est une dénonciation du mensonge institutionnel qui consiste à fermer les yeux en attendant patiemment que l’élève fasse ses années et s’en aille ailleurs. La tête vide et le cœur gros. 


                  Une classe 4°-3° en trois ans avec retour dans une 3° ordinaire la dernière année”

                  C’est une belle initiative. D’ailleurs, il y a souvent plus d’initiatives dans les établissements REP qu’ailleurs.


                • Après relecture, une faute pique les yeux.

                  "C’est pareil touS les ans…

                  "


                  • lloreen 29 juin 11:41

                    Votre article est la preuve du total décalage d’une institution inadaptée à l’éveil des enfants.

                    Il témoigne finalement d’une grande souffrance de génération en génération car l’ensemble n’a pas su, pu ou voulu remettre les choses en question.

                    Je ne comprends pas-je ne suis pas enseignante, il est vrai comment des gens sont capables de franchir tous les matins les grilles d’un établissement scolaire avec un tel ressenti que le vôtre:enseignants,administration et élèves.

                    Personnellement, j’ai fait le choix d’enseigner à mes enfants avec bien sûr la collaboration de nombreux autres car il m’est impossible d’envisager maltraiter de la sorte mes enfants, eux-mêmes d’ailleurs incapables de se soumettre à un tel régime.

                    J’ai relevé que cette entreprise déguisée en ministère de l’éducation qui n’est d’ailleurs plus nationale, la preuve en est la tutelle régionale.Les élèves et le personnel sont considérés comme une marchandise comme les autres, plus fragile que d’autres.

                    Il n’a jamais été dans mes habitudes de me voiler la face et tel que je vois les choses, tant que le personnel-la « ressource humaine », affreux concept calqué sur l’école aussi... ! se contentera d’écrire des articles comme le vôtre ailleurs qu’à l’adresse de sa hiérarchie, les choses ont peu de chance d’évoluer.


                    • @lloreen

                      « tant que le personnel (…) se contentera d’écrire des articles comme le vôtre ailleurs qu’à l’adresse de sa hiérarchie, les choses ont peu de chance d’évoluer. »

                      En un sens, vous avez raison, c’est un manque de courage.

                      Toutefois, une attaque frontale de l’Institution n’est-elle pas d’emblée vouée à l’échec ?

                      En tout cas, la question se pose : à qui peut-on écrire ce que l’on ressent de l’Ecole d’aujourd’hui ? A qui crier son émoi, non pas parce qu’on déteste son métier, mais au contraire parce qu’on l’aime trop pour le voir disparaître ?


                    • @lloreen

                      « J’ai relevé que cette entreprise déguisée en ministère de l’éducation qui n’est d’ailleurs plus nationale, la preuve en est la tutelle régionale. »

                      Oui et non.

                      Ce qui est sous « tutelle régionale » concerne l’organisation matérielle des établissement (budgets, volumes horaires, attributions des personnelles…). Néanmoins, en matière d’orientation pédagogique, l’éducation demeure bien nationale. Ainsi c’est via le Ministère que la cohorte des pédagogues modernistes peuvent nuire, de façon homogène, sur tout notre territoire.


                    • @lloreen

                      « j’ai fait le choix d’enseigner à mes enfants avec bien sûr la collaboration de nombreux autres car il m’est impossible d’envisager maltraiter de la sorte mes enfants »

                      Je salue votre courage.

                      Notre époque va peut-être voir renaître le beau métier de précepteur.



                    • lloreen 29 juin 18:04

                      A mon humble avis, cela fait bien longtemps que beaucoup d’enfants déclarent ne pas aimer l’école, ce malaise ne date pas d’hier.Sans doute est-ce dû à un manque d’imagination d’un côté et à une volonté de contrôle de l’autre. Peut-être faut-il commencer par combler le fossé entre les rêveurs et les censeurs.
                      Un enfant a naturellement, l’imagination, l’innocence -sacrifiée si l’on en croit les orientations prises par l’idéologie d’une fraction de pervers qui sévissent en haut lieu- et la soif d’apprendre.
                      Or il faut bien constater que l’école -en tant qu’institution n’est plus assez performante pour offrir aux enfants ce dont ils ont besoin dans la mesure où il manque l’essentiel:la liberté de pouvoir se réaliser.
                      Et celle liberté fondamentale n’a à mon avis jamais été à l’ordre du jour. Ni à l’école et encore moins dans une société où les fractures et les divisions sont devenues telles qu’il faudrait commencer par apprendre à savoir vivre.


                    • @lloreen

                      Je vous suis.

                      Comment espérer que l’Ecole offre “la liberté de pouvoir se réaliser” lors même que la société semble le refuser à la plupart des adultes ?

                      Nous devrions pouvoir décider collectivement

                      de que devrait être l’Ecole.

                      En tout cas, il me semble que le temps scolaire ne devrait pas répondre aux impératifs d’un monde affairiste et affairé. Il devrait pouvoir s’écouler à son propre rythme, propice à “ l’imagination, l’innocence et la soif d’apprendre.”

                      En fait, il faudrait à nouveau sanctuariser l’Ecole. Littéralement la couper du monde, en faire un ailleurs où les nouvelles générations pourraient prendre le temps d”“apprendre à savoir vivre”.


                    • JC_Lavau JC_Lavau 30 juin 11:52

                      @ChroniqueDunCollegeOrdinaire. Utopie.
                      L’école est secondaire : ce sont la TV et les media de masse qui façonnent les profs comme les élèves, et leur enseignent à faire passer leurs caprices au dessus de tout.
                      Leurs caprices et leurs endoctrinements (maladies mentales collectives).
                      Exemple d’enrôlement des élèves comme militants supplétifs :
                      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,1982.0.html
                      Les coups du politically correct et de la science citoyenne, ont permis d’effondrer d’effondrer le niveau scientifique, et d’évincer les garçons de l’école. Guerre sexiste Über alles !
                      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2131.0.html
                      http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,2035.0.html


                    • Cyril22 30 juin 15:03

                      @JC_Lavau
                      « L’école est secondaire : ce sont la TV et les media de masse qui façonnent les profs comme les élèves »
                      C’est en fait l’« esprit du temps » dans notre civilisation européenne et singulièrement française. Ce qui était précédemment un modèle [trop] conformiste (patriarcat, effort, rigueur, discipline...) est devenu un repoussoir, il n’y a donc que des anti-modèles (souvent à base de coolitude, relativisme moral, laxisme (*)). Il ne semble pas que le balancier sache atteindre -et maintenir- un état d’équilibre.

                      (*) avec cependant des « nouveaux impératifs catégoriques » sur l’environnement, le climat, le village mondial, etc.


                    • HELIOS HELIOS 29 juin 15:07

                      Peut-être qu’il n’y a plus d’argent en France pour se payer une Ecole.... c’est a dire des professeurs, des locaux, des programmes et probablement des élèves.

                      Alors, on peut bien se poser la question suivante : Où est passé l’argent ?

                      Car, il fut un temps où tout cela était possible.

                      Il y avait de quoi défendre notre pays avec une armée, assurer la sécurité avec la police, éduquer nos enfants avec l’école, soigner tout le monde avec l’hôpital....

                      Les ports et bateaux, chemin de fer et trains, routes et voitures étaient financés... mais d’où venait l’argent pour se payer tout cela.... et pourtant il y avait déjà des industries dans le nord, dans l’est... des cultures partout ravagées périodiquement par le froid, le chaud, la grêle tout compris comme maintenant...

                      Il fut même un temps récent où notre pays a fait du nucleaire une arme certes, mais aussi une industrie que nous ne savons même plus reproduire, on ne sait même plus souder un simple bout de ferraille pour l’EPR alors que les chinois viennent d’en terminer deux.

                      Est-on sur que nous sachions encore faire des rafales sans Catia et pourquoi ne savons nous pas construire le second porte-avions dont nous avons besoin ?

                      Le TGV pendulaire est-il toujours la vitrine de notre industrie ou simplement la publicité que GE nous a acheté ?

                      Peut on imaginer que l’argent a disparu ? Ou bien n’en avons nous plus assez pour acheter ailleurs ce que nous ne savons plus faire en France.

                      Pire savons nous encore faire quelque chose chez nous ?

                      C’est une (bonne) question que je me pose a moi-même et je ne suis pas loin de penser que tout ce que nous faisons en France, même la politique, est devenu inaccessible faute d’une volonté et d’une Ecole (avec un E celle qui transmet notre culture et notre civilisation) que nous laissons indigente, insignifiante et abandonnée

                      Serait-il temps de s’en préoccuper... d’urgence ?

                      Et quand je pense que certains veulent encore diluer notre pauvreté dans celle des autres européens pour etre plus fort ? quelle erreur, nous seront encore plus pauvre et s’il reste quelques richesses en Europe, ce sont elles qui vont disparaitre comme ont disparu les nôtres.


                      • @HELIOS
                        « une Ecole (...) que nous laissons indigente, insignifiante et abandonnée »

                        Votre post m’évoque une citation du livre Tableau noir :

                        « Il suffit de constater l’état de délabrement sordide de la plupart des établissements scolaires et de le comparer au luxe arrogant des banques et des sièges des multinationales pour voir où sont, aujourd’hui, les priorités. »

                        https://www.babelio.com/livres/de-Selys-Tableau-noir/855236


                      • HELIOS HELIOS 30 juin 11:08

                        @ChroniqueDunCollegeOrdinaire

                        Cela ne me gène pas du tout que les banques aient de l’argent... mais cela me gène beaucoup que l’école n’en ait pas....

                        Bon dimanche à tous


                      • eric 3 juillet 14:53

                        @HELIOS

                        La depense par enfant en monnaie constante a doublé en 30 ans. Plus de profs, mieux payes, de plus haut niveau de diplome. Les enfants onteu meme, en tendance, des parents de plus haut niveau de formation. C’est l’ecole qui est devenue nulle et incapable. Je pense que c’est tres largement pour des raisons ideologiques. Cependant, l’ampleur du desastre suggere qu’une seule explication n’est pas suffisante.


                      • pallas 30 juin 12:23
                        ChroniqueDunCollegeOrdinaire

                        Bonjour,

                        Vous ne comprennez pas ma prose, elle est issu de l’ancien testament, il y a peut pret la meme chose dans les diverses religions antique.

                        La France, ces gamins sont illétrés, stériles, débiles mentaux, le comportement des adultes est des plus amusants.

                        Les Enfants paieront le prix de leurs parents, et si ce n’est pas eux, alors la descendance suivante.

                        Nous voila à la 4 emes générations, stupides, inutiles, laches, tout comme leurs parents, la seule différence, débile, stérile, faible, des grands remplacés.

                        Avec moi ont se marrent, parrait que je suis trés rigolo et blagueur, et surtout patient, trés patient.

                         smiley

                        Salut


                        • gaijin gaijin 30 juin 12:38

                          @pallas
                          « elle est issu de l’ancien testament, il y a peut pret la meme chose dans les diverses religions antique. »
                          et pas que dans les religions mais avec différents points de vue en chine par exemple on dit qu’il faut 3 générations pour former un médecin ...on a ici un exemple de la notion de culture pour de vrai : on cultive quelque chose.
                          on découvre actuellement dans les études sur le stress qu’il se répercute sur 3 générations .......
                          en réalité les cultures traditionnelles connaissaient les effets de ce que nous appelons l’épigénétique ........
                          alors qui sait peut être que dans 3 générations les connaissances actuelles seront comprises .....a moins que nous n’ ayons franchit un seuil de dégénérescence irrémédiable


                        • pallas 30 juin 12:41
                          ChroniqueDunCollegeOrdinaire

                          Mon idéologie est simple, etre tranquille.

                          En France, les faibles détiennent le pouvoir, enfin plus pour longtemps, heureusement.

                          Le plus fort survie et le plus faible périe, il n’y a pas d’autre alternative, peut importe l’idéologie, LGBT, Religieux, Mercantilisme, il n’y a que dans le sabre à la main que l’on mesure la determination d’un homme.

                          Je suis du style à en finir rapidement, sans pitiés.

                          Voila ce que devrais apprendre l’individu « Jeu d’echec », « Dame », enfin, ils sont trop stupides, de vulgaires proies à mes yeux.

                           smiley

                          Poutine à raison de ce moquer de notre nation.

                          Salut


                          • pallas 30 juin 15:24

                            gaijin

                            Bonjour,

                            C’est trop tard, sans leurs medicaments, televisions, smartphone, ils ne sont que de vulgaires proies.

                            Ils sont d’une tel stupidité.

                            Meme une vache est plus intelligent qu’un adulte, que dire de la progéniture ???, hum, difficile, un puceron peut etre ?.

                            Cette époque est rigolote.

                            Salut


                            • George L. ZETER George L. ZETER 30 juin 18:56

                              bonjour,

                              je suis professeur d’anglais contractuel, et j’adore mettre les pieds dans le plat : exemple lorsque j’entends « cet élève se montre quelque peu perturbateur », je résume à voix haute et intelligible par un « il faut avouer qu’il emmerde tout le monde » j’adore le silence gêné qui s’en suit... ce sont mes petits plaisirs...


                              • pallas 30 juin 20:43

                                @George L. ZETER

                                Bonsoir,

                                Moi je suis Satan, Pallas, Prométhée, Azazel, etc etc, mon métier, faire jugement des humains, c’est chiant, j’aime pas ça, bordel.

                                 chacun son job

                                Salut


                              • @George L. ZETER
                                Je vous suis.
                                Briser la chape de plomb de la langue de bois est, en effet, une solution pour rendre les conseils de classe moins ennuyeux.


                              • JC_Lavau JC_Lavau 30 juin 22:25

                                Dans l’EN, le chef d’établissement est un échelon opaque. Les ordres descendent, les objections et témoignages ou plaintes ne peuvent JAMAIS remonter.

                                L’EN ne comprend que la force. Parfois celle des syndicats, s’ils s’en donnent la peine.

                                L’administration a pris l’habitude de frauder à tous les étages à partir des ordres délirants donnés par le ministère : « 80% d’une classe d’âge au Bac ! ».

                                Fraudes sur la notation des copies, fraudes sur l’évaluation du niveau atteint, etc.


                                • lloreen 1er juillet 10:30

                                  @JC_Lavau
                                  Comment peut-on, dans ce cas, se regarder dans une glace le matin après sa douche et huiler cette mécanique absolument inhumaine jour après jour ?

                                  C’est inconcevable et incompréhensible pour moi d’autant plus que nombreux sont ceux qui participent à cette entreprise de démolition contrôlée et se rassemblent pour manifester contre l’institution à laquelle ils se soumettent toute l’année !
                                  C’est de l’auto-flagellation...C’est comme venir se plaindre de celui chez qui le fouet a été acheté et de celui qui l’a fabriqué : illogique et contre-productif.

                                  Il faut espérer que le mouvement des « gilets jaunes » parviendra à établir les fondements d’une nouvelle société qui soit plus conforme aux attentes de l’humanité et permettre de responsabiliser tous ses membres.
                                  On ne peut pas planter des graines de radis et attendre qu’il pousse des haricots...


                                • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 17:06

                                  @lloreen. Huiler ? Tu rêves.
                                  « Vecteurs » ? 151 ans de déloyaux services. Paru décembre 1997 dans : Le Nombre, une hydre à n visages ; Entre nombres complexes et vecteursEditions de la Maison des Sciences de l’Homme, Paris. 

                                  Syntaxe géométrique de la Physique : 
                                  Ils ont mathématisé de travers (format HTML).       En format PDF

                                  et la suite.
                                  Simplifié sur http://deontologic.org/geom_syntax_gyr

                                  Sur gorgonavox :
                                  Ces grandeurs physiques que les programmes de maths ne savent pas vous enseigner. 1.

                                   

                                  Ces grandeurs physiques que les programmes de maths ne savent pas vous enseigner. 2.

                                   Sur le forum citoyens :
                                  La persistance de schèmes infantiles dans l’enseignement des mathématiques et de la physique.
                                  1 et 2.
                                  La persistance de schèmes infantiles dans l’enseignement des mathématiques et de la physique. Suite. 

                                  L’inspecteur qui ne venait que pour pirater des logiciels :
                                  http://citoyens.deontolog.org/index.php/topic,579.0.html
                                  ...


                                • lloreen 1er juillet 18:51

                                  @JC_Lavau

                                  Le champ unifié, la découverte qui va transformer notre monde Nassim Haramein

                                  https://www.youtube.com/watch?v=3vnn8QxOYuo


                                • JC_Lavau JC_Lavau 2 juillet 13:07

                                  @lloreen. Autiste...


                                • Spartacus Spartacus 1er juillet 10:45

                                  Le conseil de classe, une pleurnicherie de profs devant des parents ignorants de la bureaucratie soviétique Education nationale qui déblatère à décharge sur des gamins et leurs « efforts » nécessaires.

                                  Silence mortel imposé sur la qualité des profs.

                                  C’est comme si dans un conseil d’administration d’une entreprise privée, les différents intervenants accusaient les clients de ne pas acheter, sans se poser la question si la prestation est adaptée et si aucun d’entre eux n’était responsable.

                                  Pas un prof n’a l’idée saugrenue de dire « ce gamin ne réussit pas, je me charge de le faire progresser ».

                                  On est tellement collectiviste par instinct de caste les réussites des élèves doivent apparaître « collectives », et pas individuelles.

                                  Comme entre eux, il y a le non-dit que des profs sont plus nuls que d’autres.

                                  2 dettes aux futures génération l’éducation nationale, financière et éducative.


                                  • JC_Lavau JC_Lavau 1er juillet 17:31

                                    @Spartacus. Statutairement, le chef d’établissement, « fonctionnaire d’autorité », c’est à dire en réalité fonctionnaire de pouvoir coercitif, est d’accord avec le ministre. Statutairement.
                                    Et il est noté et avancé sur « pas de vagues ! », sur la dissimulation des réalités.


                                  • ChroniqueDunCollegeOrdinaire ChroniqueDunCollegeOrdinaire 3 juillet 12:45

                                    @Spartacus

                                    l’idée saugrenue de dire « ce gamin ne réussit pas, je me charge de le faire progresser

                                    Je veux bien relever le défi au prochain conseil.


                                    On est tellement collectiviste par instinct de caste les réussites des élèves doivent apparaître « collectives », et pas individuelles.

                                    Il y a, en effet, un phénomène “pas de vague”. Le collègue qui se donne “trop” risque d’être mal vu. 


                                    la qualité des profs

                                    Doit-on être jugé par la “bureaucratie soviétique Education nationale” (qui ne cherche que des sectateurs zélés), par les parents (qui se prennent pour des usagers d’un service public comme un autre), ou par les élèves eux-mêmes ?

                                    Je penche pour la dernière solution. Le nombre de “merci pour ce que vous avez fait pour nous” que distribuent des élèves en fin d’année à certains professeurs me paraît être le critère le plus objectif.


                                  • eric 3 juillet 13:45

                                    @Spartacus

                                    Je ne partage pas entierement votre avis. Aujourd’hui, les jeunes parents font partie des classes d’age a pret de 80% au bac. Parmi ceux qui ne l’ont pas, nombre ont suivi des filieres pro dont le niveau au final est peut etre superieur au bac general, notamment pour l’acces a la promotion sociale. Chez les jeunes parents, on est a 45% diplomés de l’enseignement superieur. Les parents incapable de comprendre qu’un prof est nul, deviennent tres minoritaires.... Ils comprennent tres bien la bureaucratie sovietique. Tous y sont passé ou presque.

                                    C’est aussi pour celà que l’ecole jargonne de plus en plus. Elle a trop peur d’etre trop bien comprise. Dans le film « les invasions barbares », on a un un bel exemple d’une directrice d’hopital, essayant desesperement de ne pas etre comprise, pour se debarasser d’un usager.

                                    La bonne nouvelle, c’est que les eglises protestantes, notamment évangeliques, se remettent à créer des ecoles. Donc, les possibilites d’echapper à l’ecole socialo sociétale s’accroissent aussi.


                                  • lloreen 1er juillet 12:53

                                    Les solutions performantes d’apprentissage existent, la preuve en lien.

                                    https://www.editions-abacus.com/


                                    • molloy molloy 1er juillet 23:47

                                      L’Education Nationale est au diapason de la société. Je ne vois pas où est le problème. on éduque des petits abrutis pour qu’ils deviennent de grands abrutis. Y’a rien à changer, continuons comme ça


                                      • eric 3 juillet 15:06

                                        @molloy

                                        Je ne suis pas d’accord. Avec une ecole publique tres tres et de plus en plus inegalitaire, meme si en tendance en degradation generale, la prime aux heritiers de la culture s’accroit. Le discours egalitariste integriste des profs socialio-societalistes comparè avec leurs pratiques en parfaite contradiction pour leurs propres gosses, avive les inegalitès et la rancoeur sociales. Il est frappant que les couches les plus populaires votent pour un parti dont les positions se resument a etre l’inverse de la vulgate scolaire progressiste. Celle ci avait abandonne la Nation. On a vu le resultat. Elle essaye de revenir en arriere sur son abandon de la laicite et de la republique. Je pense qu’il est trop tard. Les gaucho islamo marxistes, en champion de la republique laïque... ! Il n’y a qu’eux que cela ne fasse pas rigoler....


                                      • dixit la vévéritude 3 juillet 13:18

                                        Bonjour,

                                        désolé j’ai commencer par lire l’article mais j’ai abandonné et je vais vous dire pourquoi.Les conseils de classes ne servent qu’a préparer les adultes de demain qui jugent de leur grandeur mais avec tous les défauts qu’ils ont pour que demain dans notre vie sociale cela soit la réplique des comportements,mais là les conséquences ne seront pas les mêmes.Ce qui se passe n’est que le reflet de ce qui se passe dans notre société actuelle.Maintenant c’est un sujet habituel pour noyer les vrais problèmes de société ;Pendant ce temps là.......

                                        Pour l’intérêt des enfants il est évident qu’il faut au minimum respecter leur intégrité,mais certainement pas avec ce que nous entendons.Pour résoudre les problèmes ,l’autorité doit être plus invisible et surtout donner un moteur pour un sursaut ou pur booster les gaminsLes coupables ne sont que les parents,les professeurs et surtout cette médiatisation perverse qui n’a d’utilité que de foutre une merde pas possible pour dégrader les choses.Point,pas plus difficile que cela a comprendre.Mais pendant de ce temps là rien ne bouge positivement ,pendant que les autres en rigolent,s’enrichissent et surtout se font oublier. 


                                        • eric 3 juillet 15:15

                                          J’ai participé à des conseils comme eleve et comme parent. On m’a toujours expliqué que c’etait la messe obligatoire, mais que les vraies decisions se prenaient auparavant en sacristie, entre personnels competent. En pratique, il n’y a que dans le privé, en France, que parents et enfants sont pris en considération. Il en va differemment en Russie. Tous les parents participent. On parle de tout. Notamment des choix pedagogiques, de la quantite de travail ou de qui fera quoi si on doit repeindre la classe et qu’il n’y a pas de budget. L’individualisation esr reelle. Les gisses a probleme font l’objet d’un vrai suivit. Il est vrai qu’ils sont, eux, sorti du socialisme....


                                          • ChroniqueDunCollegeOrdinaire ChroniqueDunCollegeOrdinaire 4 juillet 08:36

                                            c’etait la messe obligatoire, mais que les vraies decisions se prenaient auparavant en sacristie, entre personnels competent


                                            Votre expression “messe obligatoire” est parfaite mais je n’ai jamais observé ces lieux où des “ personnels compétents” prendraient “ les vraies décisions”. Quelles décisions restent-ils encore à prendre ? C’était justement le fond de l’article : on ne décide plus rien, ou presque.

                                            Par décision j’entends une action qui aurait de véritables conséquences.

                                            Personne au conseil de classe pour dire “celui-ci est un tir-au-flanc qui nous empêche de travailler. Je propose une exclusion temporaire pour lui faire comprendre le sens de l’Ecole. Qui me suit ? ”

                                            Personne non plus pour : celui-là est très méritant. On doit ab-so-lu-ment le sortir de ses difficultés ! Allez, qu’est-ce qu’on met en place concrètement ? Qui est volontaire ? ”

                                            Non. Rien, il ne se passe rien. Jamais rien.

                                            Comme à la messe, on écoute le prêche, en silence, on y croit parfois, on y baille souvent puis on s’en va. 

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