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Accueil du site > Tribune Libre > Non, Israël n’est pas une démocratie

Non, Israël n’est pas une démocratie

Israël n’est pas la seule démocratie au Moyen-Orient. En fait, ce n’est pas une démocratie du tout.

Par Ilan Pappé.

 

Extrait de l'ouvrage Les dix mythes d'Israël (2017)

 

Source : Jacobin Mag (publié le 14 juin 2018)

Traduit par jj, relu par Cat, vérifié par Diane pour le Saker Francophone

 

 

Aux yeux de nombreux Israéliens et de leurs partisans dans le monde entier – même ceux qui pourraient critiquer certaines de ses politiques – Israël est, au bout du compte, un État démocratique bienveillant, cherchant la paix avec ses voisins et garantissant l’égalité à tous ses citoyens.


 

Ceux qui critiquent Israël supposent que si quelque chose tournait mal dans cette démocratie, c’était dû à la guerre de 1967. Dans cette optique, la guerre a corrompu une société honnête et travailleuse en offrant de l’argent facile dans les territoires occupés, en permettant aux groupes messianiques d’entrer dans la politique israélienne et surtout en transformant Israël en une entité occupante et oppressive dans les nouveaux territoires.

Le mythe selon lequel un Israël démocratique aurait connu des difficultés en 1967 mais serait toujours resté démocratique est même propagé par certains savants palestiniens et pro-palestiniens notables – mais il n’a aucun fondement historique.

 

Avant 1967 Israël n’était pas une démocratie

Avant 1967, Israël n’aurait certainement pas pu être dépeint comme une démocratie. Comme nous l’avons vu dans les chapitres précédents, l’État a soumis un cinquième de ses citoyens à un régime militaire fondé sur des règlements d’urgence britanniques draconiens et obligatoires qui privaient les Palestiniens de tous les droits humains ou civils fondamentaux.

Les gouverneurs militaires locaux étaient les dirigeants absolus de la vie de ces citoyens : ils pouvaient concevoir des lois spéciales pour eux, détruire leurs maisons et leurs moyens de subsistance, et les envoyer en prison quand ils le voulaient. Ce n’est qu’à la fin des années 1950 qu’une forte opposition juive à ces abus a émergé, ce qui a finalement allégé la pression sur les citoyens palestiniens.

Pour les Palestiniens qui vivaient dans l’Israël d’avant-guerre et ceux qui vivaient dans la Cisjordanie et la bande de Gaza après 1967, ce régime permettait même au plus simple soldat de diriger et de ruiner leur vie. Ils étaient sans défense si un tel soldat, ou son unité ou commandant, décidait de démolir leurs maisons, ou de les détenir pendant des heures à un point de contrôle, ou de les incarcérer sans procès. Il n’y avait rien qu’ils puissent faire contre.

À tout moment, de 1948 à aujourd’hui, il y a eu certains groupes de Palestiniens qui ont vécu une telle expérience.

Le premier groupe à souffrir sous un tel joug était la minorité palestinienne en Israël même. Cela a commencé dans les deux premières années d’existence de l’État durant lesquelles ils ont été poussés dans des ghettos, comme la communauté palestinienne de Haïfa vivant sur la montagne du Carmel, ou expulsés des villes qu’ils avaient habitées pendant des décennies, comme Safad. Dans le cas d’Isdud, toute la population a été expulsée vers la bande de Gaza.

À la campagne, la situation était encore pire. Les différents mouvements du Kibboutz convoitaient les villages palestiniens installés sur des terres fertiles. Parmi eux figurait le kibboutzim socialiste, Hashomer Ha-Zair, qui se serait soi-disant engagé dans la solidarité binationale.

Longtemps après la fin des combats de 1948, les villageois de Ghabsiyyeh, Iqrit, Birim, Qaidta, Zaytun et beaucoup d’autres ont quitté leurs maisons pour une période de deux semaines – après avoir été trompés par l’armée qui affirmait avoir besoin de leurs terres pour s’entraîner – seulement pour constater à leur retour que leurs villages avaient été anéantis ou remis à quelqu’un d’autre.

Cet état de terreur militaire est illustré par le massacre de Kafr Qasim en octobre 1956, lorsque, à la veille de l’opération du Sinaï, quarante-neuf citoyens palestiniens ont été tués par l’armée israélienne. Les autorités ont affirmé qu’ils étaient rentrés tard chez eux après avoir travaillé dans les champs alors qu’un couvre-feu avait été imposé au village. Mais ce n’était pas la vraie raison.

Des preuves ultérieures montrent qu’Israël avait sérieusement envisagé l’expulsion des Palestiniens de toute la zone appelée le Wadi Ara et le Triangle dans lequel le village se trouvait. Ces deux zones : la première une vallée reliant Afula à l’est et Hadera sur la côte méditerranéenne, la seconde étendant l’arrière-pays oriental de Jérusalem, ont été annexées par Israël en vertu de l’accord d’armistice de 1949 avec la Jordanie.

Comme nous l’avons vu, un territoire supplémentaire était toujours bien accueilli par Israël, mais une augmentation de la population palestinienne ne l’était pas. Ainsi, à tout moment, lorsque l’État d’Israël s’est développé, il a cherché des moyens pour restreindre la population palestinienne dans les zones récemment annexées.

L’opération « Hafarfert » (« taupe ») était le nom de code d’une série de propositions pour l’expulsion des Palestiniens lorsqu’une nouvelle guerre éclata avec le monde arabe. De nombreux chercheurs pensent aujourd’hui que le massacre de 1956 était un exercice pour voir si les gens dans la région pouvaient être intimidés pour partir.

Les auteurs du massacre ont été jugés grâce à la diligence et à la ténacité de deux membres de la Knesset : Tawaq Tubi du Parti communiste et Latif Dori du Parti sioniste de gauche Mapam. Cependant, les commandants responsables de la zone, et l’unité elle-même qui a commis le crime, s’en sont sortis sans beaucoup de dégâts, écopant seulement de petites amendes. C’était une preuve supplémentaire que l’impunité était garantie à l’armée pour les meurtres dans les territoires occupés.

La cruauté systématique ne s’affichait pas seulement lors d’un événement majeur comme un massacre. Les pires atrocités pouvaient également résider dans la présence quotidienne et banale du régime.

Les Palestiniens en Israël ne parlent toujours pas beaucoup de cette période d’avant 1967, et les documents de cette époque ne révèlent pas l’image complète. Étonnamment, c’est dans la poésie que nous trouvons une indication de ce que c’était que de vivre sous le régime militaire.

Natan Alterman était l’un des poètes les plus célèbres et les plus importants de sa génération. Il avait une chronique hebdomadaire, intitulée « La septième colonne », dans laquelle il commentait les événements qu’il avait lus ou entendus. Parfois, il omettait des détails sur la date ou même le lieu de l’événement, mais donnait au lecteur juste assez d’informations pour comprendre à quoi il faisait allusion. Il a souvent exprimé ses attaques sous forme poétique :

« La nouvelle est apparue brièvement pendant deux jours, et a disparu

Personne ne semble s’en soucier, et personne ne semble le savoir

Dans le village lointain d’Um al-Fahem, des enfants – devrais-je dire des citoyens de l’État – jouaient dans la boue

Et l’un d’eux a semblé suspect à l’un de nos braves soldats qui lui a crié :

Arrête !

Un ordre, est un ordre,mais le garçon stupide ne s’est pas arrêté,

Il s’est enfui.

Donc, notre brave soldat a tiré, pas étonnant

Il a touché et tué le garçon

Et personne n’en a parlé. »

Dans une autre occasion il a écrit un poème au sujet de deux citoyens palestiniens de Wadi Ara. Dans un autre cas, il a raconté l’histoire d’une Palestinienne très malade qui a été expulsée avec ses deux enfants, âgés de trois et six ans, sans explication, et envoyée de l’autre côté du Jourdain. Quand elle a essayé de revenir, elle et ses enfants ont été arrêtés et mis dans une prison de Nazareth.

 

Altman espérait que son poème sur la mère remuerait les cœurs et les esprits, ou du moins susciterait une réponse officielle. Mais il a écrit une semaine plus tard :

« Et cet auteur a supposé, à tort, que l’histoire serait niée ou expliquée

Mais rien, pas un mot. »

 

Il y a d’autres preuves qu’Israël n’était pas une démocratie avant 1967. L’État a poursuivi une politique de tirer pour tuer à l’encontre des réfugiés qui tentaient de récupérer leurs terres, leurs récoltes et leurs élevages. Il organisait une guerre coloniale pour renverser le régime de Nasser en Égypte. Ses forces de sécurité avaient également la gâchette facile, tuant plus de cinquante citoyens palestiniens pendant la période de 1948-1967.

 

L’assujettissement des minorités en Israël n’est pas démocratique

Le test décisif de toute démocratie est le niveau de tolérance qu’elle est prête à accorder aux minorités qui y vivent. À cet égard, Israël est loin d’être une véritable démocratie.

Par exemple, après les nouveaux acquis territoriaux, plusieurs lois ont été adoptées assurant une position supérieure à la majorité : les lois régissant la citoyenneté, les lois sur la propriété foncière, et le plus important, la loi du retour.

Cette dernière accorde la citoyenneté automatique à tous les juifs dans le monde, où qu’il soient nés. Cette loi est particulièrement antidémocratique car elle s’accompagne d’un rejet total du droit au retour des Palestiniens – reconnu internationalement par la Résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies de 1948. Ce refus interdit aux citoyens palestiniens d’Israël de s’unir avec leurs familles proches, ou avec ceux qui ont été expulsés en 1948.

Refuser aux gens le droit de retourner dans leur patrie et, en même temps, offrir ce droit à d’autres qui n’ont aucun lien avec la terre, est un modèle de pratique antidémocratique.

Ajouté à cela il y avait une nouvelle strate au déni des droits du peuple palestinien. Presque chaque discrimination contre les citoyens palestiniens d’Israël est justifiée par le fait qu’ils ne servent pas dans l’armée. L’association entre les droits démocratiques et les devoirs militaires est mieux comprise si nous revenons sur les années formatrices au cours desquelles les décideurs israéliens ont essayé de réfléchir à la façon de traiter un cinquième de la population.

Leur hypothèse était que les citoyens palestiniens ne voulaient pas rejoindre l’armée de toute façon, et ce refus supposé, à son tour, a justifié la politique discriminatoire contre eux. Cet a priori a été mis à l’épreuve en 1954 lorsque le ministère israélien de la Défense a décidé d’appeler ces citoyens palestiniens éligibles à la conscription pour servir dans l’armée.

À leur grande surprise, tous les convoqués se rendirent au bureau de recrutement, avec la bénédiction du Parti communiste, la force politique la plus nombreuse et la plus importante du pays à l’époque. Les services secrets ont expliqué plus tard que la raison principale était l’ennui des adolescents dans leur vie à la campagne et leur désir d’action et d’aventure.

Malgré cet épisode, le ministère de la Défense a continué à colporter un récit décrivant la communauté palestinienne comme rétive au service militaire.

Inévitablement, avec le temps, les Palestiniens se sont effectivement retournés contre l’armée israélienne, qui était devenue leur oppresseur perpétuel, mais l’exploitation par le gouvernement de ce prétexte de discrimination jette un grand doute sur les prétentions à être une démocratie.

Si vous êtes un citoyen palestinien et que vous n’avez pas servi dans l’armée, vos droits à l’aide gouvernementale en tant que travailleur, étudiant, parent, ou en tant que couple, sont sévèrement restreints. Cela affecte en particulier le logement, ainsi que l’emploi – où 70% de l’industrie israélienne est considérée comme sensible à la sécurité et donc fermée à ces citoyens en tant que lieu d’embauche.

L’hypothèse sous-jacente du ministère de la défense était non seulement que les Palestiniens ne veulent pas servir, mais qu’ils sont potentiellement un ennemi intérieur auquel on ne peut pas faire confiance. Le problème avec cet argument est que dans toutes les grandes guerres entre Israël et le monde arabe, la minorité palestinienne ne s’est pas comportée comme cela. Elle n’a pas formé une cinquième colonne et ne s’est pas dressée contre le régime.

Cela ne les a pourtant pas aidés : à ce jour, ils sont considérés comme un problème « démographique » qui doit être résolu. La seule consolation est que, de nos jours, la plupart des hommes politiques israéliens ne croient pas que la solution du « problème » passe par le transfert ou l’expulsion des Palestiniens – du moins pas en temps de paix.

 

La politique foncière israélienne n’est pas démocratique

La revendication du titre de démocratie est également discutable quand on examine la politique budgétaire entourant la question foncière. Depuis 1948, les conseils locaux et les municipalités palestiniennes ont reçu beaucoup moins de financement que leurs homologues juifs. La pénurie de terres et la rareté des possibilités d’emploi créent une réalité socioéconomique anormale.

Par exemple, la communauté palestinienne la plus prospère, le village de Meilya en Haute-Galilée, est encore moins bien lotie que la ville juive la plus pauvre du Néguev. En 2011, le Jerusalem Post rapportait que « le revenu juif moyen était de 40% à 60% supérieur au revenu moyen arabe entre les années 1997 et 2009. »

Aujourd’hui, plus de 90% des terres appartiennent au Fonds national juif (FNJ). Les propriétaires fonciers ne sont pas autorisés à effectuer des transactions avec des citoyens non juifs, et les terres publiques sont prioritaires pour l’utilisation de projets nationaux, ce qui signifie que de nouvelles colonies juives sont construites alors qu’il n’y a pratiquement pas de nouvelles colonies palestiniennes. Ainsi, la plus grande ville palestinienne, Nazareth, malgré le triplement de sa population depuis 1948, n’a pas augmenté d’un kilomètre carré, tandis que la ville de développement construite au-dessus, Haut-Nazareth, a triplé sur les terres expropriées des propriétaires palestiniens.

D’autres exemples de cette politique peuvent être constatés dans les villages palestiniens à travers la Galilée, révélant la même histoire : comment ils ont été réduits de 40%, parfois même 60%, depuis 1948, et comment de nouvelles colonies juives ont été construites sur des terres expropriées. Après 1967, le gouvernement israélien s’est inquiété de l’absence de Juifs vivant dans le nord et le sud de l’État et a donc prévu d’augmenter la population dans ces régions. Un tel changement démographique nécessitait la confiscation de terres palestiniennes pour la construction de colonies juives.

Le pire était l’exclusion des citoyens palestiniens de ces colonies. Cette violation brutale du droit du citoyen à vivre où il veut se poursuit aujourd’hui, et tous les efforts déployés par les ONG de défense des droits de l’homme en Israël pour contester cet apartheid se sont soldés par un échec total.

La Cour suprême israélienne n’a pu que remettre en question la légalité de cette politique dans quelques cas individuels, mais pas en principe. Imaginez si au Royaume-Uni ou aux États-Unis, les citoyens juifs, ou les catholiques d’ailleurs, étaient interdits, par la loi, de vivre dans certains villages, quartiers, ou même des villes entières ? Comment une telle situation peut-elle se concilier avec la notion de démocratie ?

 

 

L’occupation n’est pas démocratique

Ainsi, compte tenu de son attitude envers deux groupes palestiniens – les réfugiés et la communauté présente en Israël – l’État juif ne peut, malgré tous les efforts d’imagination, être considéré comme une démocratie.

Mais le défi le plus évident à cette hypothèse est l’attitude israélienne impitoyable envers un troisième groupe palestinien : ceux qui ont vécu sous sa domination directe et indirecte depuis 1967, à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Depuis l’infrastructure juridique mise en place au début de la guerre, jusqu’au pouvoir absolu incontesté de l’armée en Cisjordanie et à l’extérieur de la bande de Gaza, en passant par l’humiliation de millions de Palestiniens dans la routine quotidienne, la « seule démocratie » du Moyen-Orient se comporte comme une dictature de la pire espèce.

La principale réponse israélienne, diplomatique et académique, à cette dernière accusation est que toutes ces mesures sont temporaires – elles changeront si les Palestiniens, où qu’ils soient, se comportent « mieux ». Mais si on fait des recherches dans les territoires occupés, sans même parler d’y habiter, on comprendra à quel point ces arguments sont ridicules.

Les décideurs politiques israéliens, comme nous l’avons vu, sont déterminés à maintenir l’occupation aussi longtemps que l’État juif existera. Cela fait partie de ce que le système politique israélien considère comme le statu quo, ce qui est toujours mieux que tout changement. Israël contrôlera la plus grande partie de la Palestine et, comme elle contiendra toujours une importante population palestinienne, cela ne peut se faire que par des moyens non démocratiques.

En outre, malgré toutes les preuves du contraire, l’État israélien affirme que l’occupation est éclairée. Le mythe, ici, veut qu’Israël est venu avec de bonnes intentions pour mener une occupation bienveillante mais a été forcé de prendre une attitude plus dure à cause de la violence palestinienne.

En 1967, le gouvernement a traité la Cisjordanie et la bande de Gaza comme une partie naturelle d’« Eretz Israël », la terre d’Israël, et cette attitude a continué depuis. Quand vous regardez le débat entre les partis de droite et de gauche en Israël sur cette question, leurs désaccords portent sur la façon d’atteindre cet objectif, pas sur sa validité.

Cependant, parmi le grand public, il y avait un véritable débat entre ce que l’on pourrait appeler les « rédempteurs » et les « gardiens ». Les « rédempteurs » croyaient qu’Israël avait récupéré l’ancien cœur de sa patrie et ne pourrait pas survivre à l’avenir sans lui. En revanche, les « gardiens » ont fait valoir que les territoires devraient être négociés en échange de la paix avec la Jordanie, dans le cas de la Cisjordanie, et avec l’Égypte dans le cas de la bande de Gaza. Cependant, ce débat public a eu peu d’impact sur la façon dont les principaux décideurs ont gouverné les territoires occupés.

Le pire de cette supposée « occupation éclairée » a été la méthode de gestion des territoires par le gouvernement. Au début, la zone était divisée en espaces « arabes » et potentiellement « juifs ». Les zones densément peuplées par les Palestiniens sont devenues autonomes, gérées par des collaborateurs locaux sous un régime militaire. Ce régime n’a été remplacé par une administration civile qu’en 1981.

Les autres zones, les espaces « juifs », ont été colonisées par des installations juives et des bases militaires. Cette politique visait à parquer la population, aussi bien de la Cisjordanie que de la bande de Gaza, dans des enclaves déconnectées sans espaces verts ni possibilité d’expansion urbaine.

Les choses n’ont fait qu’empirer, tout de suite après l’occupation, lorsque le mouvement politique juif Gush Emunim a commencé à s’installer en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, prétendant suivre la carte biblique de la colonisation plutôt que celle du gouvernement. Alors qu’il pénétrait dans les zones palestiniennes densément peuplées, l’espace laissé aux locaux se rétrécissait encore davantage.

Ce dont tout projet de colonisation a surtout besoin, c’est de la terre. Dans les territoires occupés, ce but a été atteint seulement par l’expropriation massive des habitants, expulsant les gens de lieux où ils vivaient depuis des générations, et les confinant dans des enclaves difficilement habitables.

Lorsque vous survolez la Cisjordanie, vous pouvez voir clairement les résultats cartographiques de cette politique : des ceintures de colonies qui divisent la terre et découpent les communautés palestiniennes en petites communautés isolées et déconnectées. Les ceintures de judaïsation séparent les villages entre-eux, les villages des villes, et parfois divisent un seul village.

C’est ce que les spécialistes appellent une géographie du désastre, notamment parce que ces politiques se sont avérées être une catastrophe écologique, asséchant les sources d’eau et ruinant certaines des plus belles régions de la campagne palestinienne.

De plus, les colonies sont devenues des foyers dans lesquels l’extrémisme juif s’est développé de façon incontrôlable – dont les principales victimes étaient les Palestiniens. Ainsi, la colonie d’Efrat a détruit le site du patrimoine mondial de la vallée de Wallajah près de Bethléem, et le village de Jafneh près de Ramallah, célèbre pour ses canaux d’eau douce, a perdu son identité en tant qu’attraction touristique. Ce ne sont que deux petits exemples sur des centaines de cas similaires.

Détruire les maisons des Palestiniens n’est pas démocratique

La démolition des maisons n’est pas un phénomène nouveau en Palestine. Comme beaucoup des méthodes de punition collective les plus barbares utilisées par Israël depuis 1948, elles ont d’abord été conçues et exercées par le gouvernement mandataire britannique pendant la grande révolte arabe de 1936-1939.

C’était le premier soulèvement palestinien contre la politique pro-sioniste du mandat britannique, et il a fallu trois ans à l’armée britannique pour le réprimer. Dans le processus, ils ont démoli environ deux mille maisons au cours de diverses punitions collectives infligées à la population locale.

Israël a démoli des maisons à partir du premier jour de son occupation militaire de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. L’armée a fait sauter des centaines de maisons chaque année en réponse à divers actes commis par des membres individuels de la famille.

Lors de violations mineures du régime militaire, jusqu’à la participation à des actes violents contre l’occupation, les Israéliens ont rapidement envoyé leurs bulldozers pour éliminer non seulement des bâtiments physiques mais aussi des foyers de vie. Dans la région du Grand Jérusalem (comme à l’intérieur d’Israël), la démolition était aussi une punition pour l’extension non autorisée d’une maison existante ou le non-paiement des factures.

Une autre forme de punition collective qui est récemment revenue dans le répertoire israélien est celui du blocage des maisons. Imaginez que toutes les portes et fenêtres de votre maison soient bloquées par du ciment, du mortier et des pierres, de sorte que vous ne pouvez pas rentrer ni récupérer tout ce que vous n’avez pas réussi à sortir à temps. J’ai regardé attentivement dans mes livres d’histoire pour trouver un autre exemple de ce comportement, mais je n’ai trouvé aucune preuve d’une mesure si dure pratiquée ailleurs.

L’écrasement de la résistance palestinienne n’est pas démocratique

Finalement, sous « l’occupation éclairée », les colons ont été autorisés à former des bandes de vigiles pour harceler les gens et détruire leurs biens. Ces gangs ont changé leur approche au cours des années. Au cours des années 1980, ils ont utilisé la terreur réelle – blessant les dirigeants palestiniens (l’un d’eux a perdu l’usage de ses jambes dans une telle attaque), ou ​​envisageant de faire exploser les mosquées de Haram al-Sharif à Jérusalem.

Au cours de ce siècle, ils se sont livrés au harcèlement quotidien des Palestiniens : déracinant leurs arbres, détruisant leurs récoltes et tirant au hasard sur leurs maisons et leurs véhicules. Depuis 2000, au moins une centaine d’attaques de ce type ont été signalées chaque mois dans certaines régions, telles qu’Hébron, où les cinq cents colons, avec la collaboration silencieuse de l’armée israélienne, ont harcelé les habitants vivant à proximité d’une manière encore plus brutale.

Dès le début de l’occupation, les Palestiniens ont eu deux options : accepter la réalité de l’incarcération permanente dans une méga-prison pendant très longtemps, ou affronter les risques face à l’armée la plus forte du Moyen-Orient. Lorsque les Palestiniens ont résisté – comme ils l’ont fait en 1987, 2000, 2006, 2012, 2014 et 2016 – ils ont été ciblés en tant que soldats et unités d’une armée conventionnelle. Ainsi, les villages et les villes ont été bombardés comme s’ils étaient des bases militaires et la population civile désarmée était ciblée comme une armée sur le champ de bataille.

Aujourd’hui, nous en savons trop sur la vie sous occupation, avant et après Oslo, pour prendre au sérieux les arguments prétendant que la non-résistance assurera moins d’oppression. Les arrestations sans procès, telles qu’elles ont été vécues par tant de personnes au cours des années ; la démolition de milliers de maisons ; le meurtre et la mutilation des innocents ; le drainage des puits – tout cela témoigne de l’un des régimes les plus sévères de notre époque.

Amnesty International documente chaque année de manière très complète la nature de l’occupation. Voici ce qui ressort de leur rapport de 2015 :

« En Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, les forces israéliennes ont commis des homicides illégaux de civils palestiniens, y compris des enfants, et détenu des milliers de Palestiniens qui protestaient ou s’opposaient à l’occupation militaire continue d’Israël. La torture et les mauvais traitements sont fréquents et impunis.

Les autorités ont continué de promouvoir les colonies illégales en Cisjordanie et ont sévèrement restreint la liberté de mouvement des Palestiniens, renforçant encore les restrictions imposées par l’escalade de la violence à partir d’octobre, impliquant des attaques contre des civils israéliens et apparemment des exécutions extrajudiciaires pratiquées par les forces israéliennes. Les colons israéliens en Cisjordanie ont attaqué les Palestiniens et leurs biens en toute impunité. La bande de Gaza est restée sous le blocus militaire israélien qui a imposé une punition collective à ses habitants. Les autorités ont continué à démolir des maisons palestiniennes en Cisjordanie et à l’intérieur d’Israël, en particulier dans les villages bédouins de la région du Néguev/Naqab, en expulsant de force leurs résidents. »

Prenons ceci par étape. Premièrement, les assassinats – ce que le rapport d’Amnesty appelle les « exécutions illégales » : environ quinze mille Palestiniens ont été tués « illégalement » par Israël depuis 1967. Parmi eux se trouvaient deux mille enfants.

L’emprisonnement des Palestiniens sans procès n’est pas démocratique

Une autre caractéristique de « l’occupation éclairée » est l’emprisonnement sans jugement. Un Palestinien sur cinq, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza a vécu une telle expérience.

Il est intéressant de comparer cette pratique israélienne avec des politiques américaines similaires dans le passé et le présent. Le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) prétend que les pratiques américaines sont bien pires. En fait, le pire exemple américain fut l’emprisonnement sans jugement de cent mille citoyens japonais pendant la Seconde Guerre mondiale, et trente mille plus tard détenus sous la soi-disant « guerre contre la terreur ».

Aucun de ces chiffres ne se rapproche du nombre de Palestiniens qui ont connu un tel processus, y compris les très jeunes, les vieux, ainsi que les incarcérés à long terme.

L’arrestation sans jugement est une expérience traumatisante. Ne pas connaître les accusations portées contre vous, n’avoir aucun contact avec un avocat et pratiquement aucun contact avec votre famille ne sont que quelques-unes des préoccupations qui vous affecteront en tant que prisonnier. Plus brutalement, nombre de ces arrestations servent de moyen de pression sur les gens pour qu’ils collaborent. Répandre des rumeurs ou humilier les gens pour leur orientation sexuelle présumée ou réelle sont aussi fréquemment utilisées comme méthodes pour forcer la collaboration.

Quant à la torture, le site web fiable Middle East Monitor a publié un article déchirant décrivant les deux cents méthodes utilisées par les Israéliens pour torturer les Palestiniens. La liste est basée sur un rapport de l’ONU et un rapport de l’organisation israélienne des droits de l’homme B’Tselem. Entre autres méthodes, elle comprend des passages à tabac, l’enchaînement de prisonniers à des portes ou des chaises pendant des heures, en leur versant de l’eau froide et chaude, en écartelant les doigts et en tordant les testicules.

Israël n’est pas une démocratie

Ce que nous devons contester ici, par conséquent, ce n’est pas seulement la prétention d’Israël à maintenir une occupation éclairée, mais aussi sa prétention à être une démocratie. Un tel comportement envers des millions de personnes sous son règne contrevient à de telles chicanes politiques.

Cependant, bien que de vastes parties de la société civile dans le monde nient à Israël sa prétention à la démocratie, leurs élites politiques, pour diverses raisons, la traitent toujours comme une membre du club exclusif des États démocratiques. À bien des égards, la popularité du mouvement BDS reflète les frustrations de ces sociétés avec les politiques de leur gouvernement à l’égard d’Israël.

Pour la plupart des Israéliens, ces contre-arguments sont au mieux inappropriés et au pire malveillants. L’État israélien s’accroche à l’idée qu’il est un occupant bienveillant. L’argument de « l’occupation éclairée » suggère que, selon le citoyen juif moyen en Israël, les Palestiniens sont bien mieux lotis sous l’occupation et qu’ils n’ont aucune raison d’y résister, encore moins de force. Si vous êtes un partisan non critique d’Israël à l’étranger, vous accepterez également ces hypothèses.

Il existe toutefois une partie de la société israélienne qui reconnait la validité de certaines des affirmations faites ici. Dans les années 1990, avec une certaine conviction, un nombre important d’universitaires, de journalistes et d’artistes juifs ont exprimé leurs doutes quant à la définition d’Israël comme démocratie.

Il faut du courage pour défier les mythes fondateurs de sa propre société et de son État. C’est pourquoi plusieurs d’entre eux abandonnèrent plus tard cette position courageuse et retournèrent à la ligne générale.

Néanmoins, pendant un certain temps durant la dernière décennie du siècle précédent, ils produisirent des œuvres qui remirent en question l’hypothèse d’un Israël démocratique. Ils ont dépeint Israël comme appartenant à une communauté différente, celle des nations non-démocratiques. L’un d’entre eux, le géographe Oren Yiftachel de l’Université Ben Gourion, a décrit Israël comme une ethnocratie, un régime qui régit un État ethnique mixte avec une préférence légale et formelle pour un groupe ethnique par rapport à tous les autres. D’autres sont allés plus loin, qualifiant Israël d’État d’apartheid ou d’État colonisateur.

Bref, quelle que soit la description de ces chercheurs critiques, la « démocratie » n’en faisait pas partie.

Ilan Pappé est un historien israélien et un activiste socialiste. Il est professeur au Collège des sciences sociales et des études internationales de l’Université d’Exeter, directeur du Centre européen d’études palestiniennes de l’université et co-directeur du Centre d’études ethno-politiques d’Exeter. Plus récemment, il est l’auteur de Ten Myths About Israel.


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44 réactions à cet article    


  • Massada Massada 3 juillet 11:19

    Nouvelle merveille du High-Tech israélien, l’aspirateur à nuages ! 

    Spécialement conçu pour les nuages iraniens !

    • Christian Labrune Christian Labrune 4 juillet 10:22

      Nouvelle merveille du High-Tech israélien, l’aspirateur à nuages ! Spécialement conçu pour les nuages iraniens.

      ==============================

      @Massada

      Je trouve ça vraiment dégueulasse. Assécher un pays en empêchant la neige et la pluie, c’est encore pire que les sanctions imposées par l’Amérique de Trump. Après tout, on est libre d’acheter le pétrole à qui on veut, mais là, c’est intervenir directement dans le fonctionnement intérieur d’une démocratie pour réduire ses habitants à la faim et à la soif.

      Le climat des pays européens est probablement un peu plus humide que celui de beaucoup de régions de l’Iran, et nous sommes donc relativement à l’abri de ces sortes d’agressions qui sont odieuses. Toutes proportions gardées, c’est un peu comme si, par un moyen ou par un autre, la France incendiait (ce serait techniquement possible) les terres agricoles de pays voisins, de l’Espagne ou de l’Italie, par exemple.

      Je pensais jusqu’à ce jour qu’Israël était une démocratie. Non pas, évidemment, au même niveau que la Turquie ou que l’Iran : il y a beaucoup trop de journalistes arbitrairement enfermés dans les prisons israéliennes pour avoir simplement osé critiquer la politique de Netanyahou. Or, la démocratie commence avec la liberté d’expression, même si cela condamne le citoyens, plus souvent qu’il ne serait souhaitable, à lire les pires conneries.

      Il y avait bien aussi cet odieux apartheid qui prive les citoyens arabes, qui sont quand même 20%, de tout accès au politique et de toute représentation dans les instances où se prennent les décisions, comme ne manquent jamais de le souligner les députés arabes à la Knesset, mais leurs vociférations, assez typiques d’une exubérance toute méditerranéenne, j’avais un peu de mal à les entendre, parce que je serais par nature plus proche d’un certain flegme britannique. Je serai désormais plus attentif.

      Ce qui aura achevé de m’ouvrir les yeux, avant même la lecture de cet article providentiel, impartial et lucide, c’est l’odieux attentat perpétré en Thaïlande contre un groupe d’enfants sadiquement enfermés par des agents du Mossad dans une grotte pour qu’ils y crèvent. Les Israéliens sont encore sur place, évidemment, et c’est un signe qui ne trompe pas. Ils font tout, évidemment, pour qu’on ne puisse jamais les retrouver. Je ne sais pas où en sont les choses, mais ça me rappelle cet assassinat odieux, en 94, de trois adolescents palestiniens dans le Gush Etsion et ces attentats terroristes « odieux », comme le faisait remarquer Macron, à la barrière de sécurité, contre des citoyens pacifistes qui se promènent là, le vendredi surtout, les bras chargés de fleurs, avec femmes et enfants, pour prendre un peu l’air.

      Le tsunami de 2004, qui avait ravagé les côtes de la Thaïlande - déjà la Thaïlande, comme par hasard !- avait de toute évidence était provoqué par Israël, et il faut craindre aussi de plus en plus une éruption pyroclastique du Vésuve, laquelle est en préparation dans les centres de recherche israéliens. L’objectif est d’affaiblir l’Europe en rasant la ville de Naples. Entre une éruption du Vésuve et les petits missiles iraniens, fussent-ils nucléarisés, il n’y a vraiment aucune comparaison possible.

    • Christian Labrune Christian Labrune 4 juillet 10:27
      Erratum
      Dernier paragraphe « avait de toute évidence été provoqué », et non pas « était ». J’ai vu deux ou trois autres fautes qu’on voudra bien excuser.


      • Yanleroc Yanleroc 3 juillet 20:07

        @Massada, vous ne croyez pas si bien dire :

        Un général iranien accuse Israël de « vols de nuages », un spécialiste de la météo dément

      • Cadoudal Cadoudal 4 juillet 16:06

        @Laulau

        Les sionistes ?


        Un intrus s’est glissé dans cette liste de mots, sauras-tu le découvrir ? (Attention y’a un piège !)
        Abdelvol - Abdelracket - Abdelqu’adhère - Abdeltrafic - Abdelkrim - Abdeltravail -Abdelviol - Abdelmeurtre.

      • MagicBuster 3 juillet 11:59


        Et sur Mars , Crypton , c’est démocratique  ?

        Pourquoi ne vous occupez-vous pas des pays arabes plutôt ?


        • Decouz 3 juillet 12:22

          Les pays arabes ne sont pas démocratiques, mais ils ne prétendent pas l’être.


          • Massada Massada 3 juillet 12:44

            Israël n’est pas une démocratie



            • Massada Massada 3 juillet 12:49

              Opération secrète du Mossad contre l’Iran



              • Massada Massada 3 juillet 12:54

                Une énigme enfin levée

                 


                • Étirév 3 juillet 13:08

                  « Le jour du Sabbat, les hommes suspendant tout travail avaient le loisir d’être tout à la Déesse aimée ; c’était le jour con-sacré. La Religion ainsi comprise était vraiment humaine et morale. En même temps, elle était simple comme toutes les conceptions féminines, sans apparat, sans exagération, sans rien de surnaturel. Le régime social qui en résultait était basé sur la justice intégrale, sur des mœurs pures, sur une vraie fraternité.

                  Telle fut la forme de la primitive religion Israélite. Les sacerdotes lui substituèrent le Judaïsme,

                  culte impie dans lequel la «  Divinité unique » du Sépher est cachée dans le silence, couverte d’un voile mystérieux.  »

                  De l’Israélisme au Judaïsme


                  • kalachnikov kalachnikov 3 juillet 16:02
                    @ Étirév

                    Whaoh. Vous êtes un puits de science, quand même.

                  • eddofr eddofr 3 juillet 14:59

                    Oui, Israël n’est pas une démocratie. 


                    Et alors ?

                    Cela change-t-il quelque chose ? 
                    Cela justifie-t-il quoi que ce soit ?


                    • robert 8 juillet 20:24

                      @eddofr« Cela change-t-il quelque chose ? Cela justifie-t-il quoi que ce soit ? » oui, évidement, au moins changer le discours ambiant.


                    • Massada Massada 3 juillet 15:28

                      Israel n’est ni une démocratie, ni une non-démocratie.
                      Israël appartient à cette troisième catégorie qui consiste à accorder un maximum de démocratie dans un Etat qui ne l’est pas.
                      Il faut dépasser la pensée binaire.



                      • Dom66 Dom66 3 juillet 15:43

                        C’est certain, avec un titre semblable les Sionistes incurables allaient venir baver, pour nous vanter le beau pays Israhell


                        Israhell est une démocratie, de façade.


                        • Jonas 7 juillet 10:06

                          @Dom66L’


                          Un pays très connu pour ne pas être une démocratie de« façade »c’est l’Algérie , tout le monde en convient , ce qui fait d’ailleurs dire au ministre des Affaires étrangères de ce pays , monsieur Abdelkader Messahel ceci : « L’Algérie est un Etat de droit , et la démocratie est un choix stratégique , car on a vécu une tentative de faire de l’Algérie un choix de société de l’exclusif et de l’exclusion. C’est la démocratie qui est venue pour garantir les libertés , des uns et des autres. ( comme les Ahmadis et les Kabyles , c’est moi qui souligne ) L’Algérie est un pays démocrate ». Avec ces 200 000 morts,  lors des années de plomb, ses centaines de milliers de blessés pour la vie,  ses milliers de disparus, sa corruption , son népotisme , son inégalité hommes/femmes , ses Harraghas de plus en plus nombreux , vraiment l’Algérie est une démocratie et un pays des libertés 
                          L’Algérie est une démocratie et un pays des libertés au point de faire fuir ses habitants par n’importe quel moyen même au péril de leur vie. Parmi les immigrés qui fuient la démocratie et les libertés en Algérie se trouvent des personnes éduquées et formées que le Premier ministre Algérien Ahmed Ouyahia appelle à la rescousse : << Nous lançons un appel à nos compatriotes expatriés, ( il ne veut pas dire immigrés c’est trop honteux, ndlr) à l’image de ce que font d’autres diasporas à travers le monde au bénéfice de leur patrie ou de leur patrie d’origine. >> Les concepts de libertés et de démocratie , n’ont aucun sens dans les pays arabo-musulmans ou musulmans non arabes , les régimes enfilent les morts comme les perles , Syrie-Irak-Libye -Egypte-Soudan-Somalie-Maroc -Algérie -Yemen -Arabie saoudite -Bahrein -Emirats du Golfe-Qatar -Koweït -Turquie-Pakistan -Bangladesh-Afghanistan etc où voyez-vous une lueur de démocratie et de libertés ?  

                        • Christian Labrune Christian Labrune 8 juillet 11:12
                          @Jonas

                          Faut quand même pas exagérer : si la Turquie n’est pas une démocratie, moi, je veux bien être une chèvre !

                          J’entendais ce matin que plus d’une dizaine de milliers d’Israéliens ( selon toute vraisemblance : j’étais encore dans un demi-sommeil), venaient d’être emprisonnés parce qu’ils avaient probablement déplu au Likoud, parti violemment antisémite comme tous les partis d’extrême droite, et à son Mussolini : Benjamin Netanyahou.

                          Vous ne verrez jamais cela en Turquie où Monsieur Erdogan vient de remporter les élections au terme d’un processus des plus démocratiques. La Turquie, très respectueuse de toutes les libertés, en soutenant le Hamas à Gaza, qui est quand même l’une des organisations les plus connues pour son pacifisme et un humanisme qui doit beaucoup à l’influence d’un Gandhi dont Sheik Ahmed Yassin, son fondateur, était un disciple, fait actuellement tout ce qu’elle peut pour la résolution du vieux conflit. Elle essaie, au grand dam de la Jordanie et des états sunnites voisins, très jaloux de leur propre influence, de renforcer la présence des Frères musulmans dans les quartiers proches du Mont du Temple pour qu’ils puissent y apaiser les tensions et pacifier le climat dans une région soumise à la tyrannie la plus sanguinaire. Non seulement sanguinaire, mais irrationnelle et fantasque. Ainsi, du côté de la frontière avec la Syrie, des citoyens chassés par la violence des combats se massent par dizaines de milliers derrière la barrière de sécurité. Que fait le gouvernement Netanyahou ? Il fait passer des vivres à ces ennemis (la Syrie et Israël n’ont jamais signé de traité de paix). Des malades et des blessés sont soignés, alors qu’à la frontière avec Gaza, des promeneurs pacifistes simplement désireux d’échapper quelques heures en famille, dans la campagne, le vendredi, aux fumées empestées de leur prison à ciel ouvert, n’ont droit, eux, qu’à des pruneaux. Pourquoi une telle différence de traitement ? Je vous le demande.

                          Dans votre liste des pays musulmans, vous citez la Turquie, et je me demande bien pourquoi. Dieu merci, il me semble que vous avez oublié l’Iran. Si la démocratie existe quelque part, c’est bien là, et comme il s’agit d’un pays musulman, votre thèse s’en trouve infirmée de facto. La France de Macron soutenue par la plus grande partie des états européens a bien raison de soutenir le président Rohani actuellement menacé par des forces obscurantistes. Au reste, je ne comprends pas par qu’on en reste à un soutien purement économique et diplomatique. Certes, une partie de notre armée est encore en Afrique, mais le mouvement syndical, en France ayant été laminé, rien n’empêcherait d’envoyer là-bas quelques compagnies de gardes mobiles et de céhéresses qui n’ont plus grand chose à faire sur notre territoire. Soutenir la grande démocratie iranienne en contribuant à écraser dans l’oeuf les obscurantistes ennemis des lumières de l’islam, cela suffirait à faire de Macron l’un des plus grands héros de l’histoire dans ce siècle naissant.

                        • Jonas 8 juillet 18:39

                          @Christian Labrune


                          Pardonnez -moi de vous le dire , en lisant votre texte , concernant la Turquie et l’Iran , comme pays démocratiques , soit , vous plaisantez et votre plaisanterie et d’un mauvais goût , soit vous êtes un ignorant sur l’histoire politique de ces deux pays. 

                          Vous devriez éviter de faire , ce que font les Arabo-musulmans sur ce site , qui abordent tous les sujets superficiellement et sans aucune profondeur d’où des idioties. En France , de nombreuses librairies et bibliothèques regorgent de livres de l’histoire de l’Iran et la Turquie et surtout pour ce dernier pays traitant de l’époque ottomane. Pour bien comprendre , la situation du Proche et Moyen-Orient , il faut avoir étudié l’Empire ottoman. 

                          Il est inutile de rappeler que l’Iran n’a jamais été un pays démocratique aussi bien sous la dictature du Shah que comme aujourd’hui sous les mollahs ( cela n’exclu pas ma sympathie au grand peuple iranien, que je sépare du régime , mais l’histoire c’est l’histoire) 

                          Quant à la Turquie , depuis 1923  donc de Mustapha Kemal , ce pays a toujours été une démocratie dirigée , comme l’occident avait connue a la fin du XVIIIe, siècle , une espèce de dictature éclairés. Aujourd’hui l’AKP parti conservateur islamique d’Erdogan cherche à effacer tout ce que pouvait représenter comme ouverture contrôlée par Mustapha Kemal. , L’islamiste Erdogan assume ouvertement un retour de l’islam partout dans l’Etat. La construction des nombreuses mosquées et notamment , celle qui concurrence la mosquée de Hassan II au Maroc et d’Alger de Boutéflika en est une preuve. 

                           Pour votre gouverne , le vote seul , n’a jamais été le signe d’une démocratie. A l’époque de l’URSS , tous les pays satellites de l’Etat soviétique , se nommaient ,« République démocratique X ou Y » . Une démocratie , c’est d’abord , la liberté religieuse , politique, de la presse , syndicale , de nombreux partis politiques libres et la séparation des trois pouvoirs , Exécutif, Législatif et Juridique , ce qui n’existe dans aucun pays musulmans non Arabes et encore moins dans un pays Arabo-musulman. 
                          La situation , des minorités , Kurdes et Alévis , doit vous ouvrir les yeux. En 1900, 1 habitant sur 4 de l’Empire ottoman était chrétien. En 1981, on pouvait compter 90 000 chrétiens , dont 16 000 catholiques , aujourd’hui , les chrétiens ne représentent presque rien. 


                        • Christian Labrune Christian Labrune 8 juillet 21:29
                          @Jonas

                          Bon, il va falloir que je me méfie de l’ironie, qui n’a pas souvent cours sur AgoraVox ! C’est en Turquie, qu’on vient encore d’arrêter quelques milliers d’opposants ; j’entendais ça ce matin,
                          , et certainement pas en Israël où la presse est libre d’écrire ce qui lui chante et ne s’en prive guère. Netanyahou en sait quelque chose !

                          Dans ma première intervention en haut de la page, je faisais semblant de prendre au sérieux l’accusation du général iranien qui prétendait qu’Israël détournait les nuages les nuages. Son délire procède d’un tel niveau de connerie qu’on ne va quand même pas s’employer à réfuter ça. Mieux vaut de pas contrarier les fous !

                          Je suis très informé de ce qui se passe en Israël, et il m’arrive, il est vrai, de présupposer la même connaissance de l’état des choses chez le lecteur, ce qui est peut-être bien assez imprudent. Par exemple, je ne suis pas certain que tout le monde sache très bien qu’Erdogan essaie, en finançant les Frères musulmans, de susciter encore des troubles du côté du Mont du Temple, ni que la Jordanie et probablement d’autres états sunnites de la région, très hostiles aux Frères, ont pressé le gouvernement Netanyahou de réaffirmer son autorité sur les quartiers environnants de Jérusalem. Je faisais allusion à ça dans une précédente intervention, mais si on n’est pas correctement informé, on peut se demander, c’est vrai, si c’est du lard ou du cochon.

                          La Turquie, pour moi, est un état islamo-fasciste, et Erdogan une parfaite crapule. Quand à l’Iran, c’est carrément l’islamo-nazisme. Nous sommes donc parfaitement d’accord.

                        • Jonas 9 juillet 11:29

                          @Christian Labrune
                           Je me doutais un peu que c’était ironique, mais sur ce site que les arabo-musulmans occupent abondamment , tout ce qui va contre Israël et les pays occidentaux est pris comme argent comptant. 

                          Les Arabo-musulmans se nourrissent quotidiennement de fausses nouvelles.

                          Vous avez constater comme moi que leur sujet de prédilection est d’attaquer israël, en oubliant les massacres, les persécutions qu’ils se font entre eux, depuis des décennies , le mal nommé « printemps Arabe » ( dû a l’immolation du pauvre tunisien Mohammed Bouazizi ) qui soi-disant pour « idiots utiles » devait déboucher sur la démocratisation de ces pays. A été une catastrophe. 
                           Les arabo-musulmans et les musulmans non arabes à l’exception d’une minorité se fichent éperdument de la démocratie , des droits de l’homme , du respect de la vie humaine et de tout ce que l’occident a comme valeur. Ce qui intéresse la majorité c’est de pouvoir manger , se loger , se soigner et de pouvoir travailler , pour le reste , ils ont l’habitude des régimes autoritaires et de dictatures qui sont aussi normaux que l’air qu’ils respire. Les immigrés comme les immigrés avec un passeport occidental , sont dans le même état d’esprit. Ils utilisent ,les concepts de droits de l’homme , le respect de la vie humaine, égalité hommes/femmes etc dans un seul et unique but -obtenir des avantages sociaux-. 

                        • Christian Labrune Christian Labrune 9 juillet 13:03
                           Je me doutais un peu que c’était ironique,
                          ================================
                          @Jonas

                          Pour être efficace, l’ironie doit être parfaitement calculée, et je reconnais volontiers que sur cette page, je n’étais pas au mieux de ma forme, surtout parlant de la Turquie. Vous conviendrez cependant qu’à moins d’être complètement cinglé, il n’est pas plus envisageable de considérer la Turquie comme une démocratie qu’Israël comme autre chose qu’une démocratie. C’est bien vous qui évoquiez l’application du système proportionnel dans les élections israéliennes. Notre Ve république, à cet égard, est beaucoup moins « démocratique », même si on y gagne une stabilité qui faisait défaut à la IVe république et qui fait défaut aussi au système israélien où les gouvernements et les assemblées, trop souvent, n’atteignent jamais le terme d’une mandature.

                          Et l’Autorité palestinienne, est-ce un modèle de démocratie ? Le vieux de Ramallah, depuis combien de temps jouit-il du pouvoir ? Extrait de l’article de Wikipedia consacré à Mahmoud Abbas :

                          "En 2009, l’OLP dont il est le chef, prolonge son mandat « jusqu’aux prochaines élections », pour éviter une crise politique10, sans fixer de date. Selon Omar Barghouti cette décision témoigne « du déficit démocratique du pouvoir palestinien et ne fait que renforcer le fait que Mahmoud Abbas n’a pas de mandat pour diriger les Palestiniens ». Il estime que cette décision est « illégitime », ajoutant : « Le conseil de l’OLP n’est pas une institution démocratique. Personne ne les a élus. C’est une simple chambre d’enregistrement qui prend une décision pour laquelle elle n’a pas de mandat »10. Les nouvelles élections auront finalement lieu au sein du Conseil national palestinien (CNP) le 4 mai 2018".

                          La semaine passée, on apprenait que la Knesset venait de voter une loi prescrivant de soustraire, des sommes dues par Israël à l’Autorité, celles qui correspondent au paiement de pensions aux familles des tueurs de femmes et d’enfants. A peu près au même moment, le gouvernement fédéral de Canberra annonçait qu’il cessait d’envoyer des aides aux Palestiniens, ignorant tout de l’usage qui en serait fait, et refusant de se risquer à financer des familles d’assassins. Les aides iront à l’ONU qui devra se charger de contrôler leur usage. Tout ça va dans le bon sens. L’Europe finira peut-être par comprendre, mais quand ?

                        • Jonas 10 juillet 09:47

                          @Christian Labrune


                           J’ai réagi en sachant que vous ironisez , sur les deux pays , Turquie et Iran, comme pays démocratiques.

                          Mais avec les arabo-musulmans , l’ironie n’est pas une denrée répandue , surtout , lorsqu’il s’agit d’Israël, il vous suffit pour avoir le coeur net de lire leurs réponses et leurs arguments fallacieux sur l’article «  Non Israël n’est pas un pays démocratique.  ». Pour cela ils sont es qualité ! 
                           J’ai souvent dit , qu’un être doué de bon sens et structuré mentalement , lorsqu’il veut acheter du pain, il se rend dans une boulangerie,.pour les médicaments dans une pharmacie , pour la viande dans une boucherie etc. Pour la démocratie ce ne sont certainement pas aux arabo-musulmans a qui il faut s’adresser , ils n’ont jamais vécu dans leur passé comme aujourd’hui sous la démocratie quant au futur , il faut la disparition de plusieurs générations , qui ont été nourris à la soumission du CHEF, qui connait tout et sait tout.( comme l’enseigne le Coran).  

                          Je ne suis pas devin , mais dans le cas d’un Etat Palestinien , celui-ci ne sera pas plus démocratique que les 21 Etats Arabes et les 35 musulmans non arabes autrement plus lotis pas la nature que lui. Une chose est certaine, il ne sera ni Singapour, ni la Corée du Sud ni Israël , mais un petit Etat Arabe sans importance comme la majorité des autres . Aujourd’hui Mahmoud Abbas ou son remplaçant peut jouer au chef d’Etat , parce qu’il n’est responsable de rien même pas de Gaza, Demain comme chef d’Etat et devant les difficultés immenses , il fera comme les autres chefs Etats Arabes , comme eux ils utilisera la répression, supprimera les libertés et accusera son voisins de tous ses maux. Ritournelle classique. 
                           


                        • Massada Massada 3 juillet 17:55

                          Démocratie à l’iranienne, la police tire sur les manifestants


                          • Dom66 Dom66 3 juillet 19:26

                            @Massada

                            Et là c’est qui tire ??

                            Attention aux image que nous donne l’armée la plus morale à partir de 1’46

                            https://www.youtube.com/watch?v=cs-ejWbtsUU



                          • hunter hunter 3 juillet 19:17

                            De toute façon on s’en tape, il n’y a aucune démocratie sur cette planète, à part peut-être la Suisse qui s’en approche le plus !

                            Au moins en Suisse, ils ont pu voter pour éviter que les envahisseurs muzz foutent des minarets à leurs édifices de prière !

                            Bon certes, ces derniers sont toujours là, mais bon peut-être auront-ils un référendum bientôt, permettant la démolition de ces choses, on peut rêver !

                            Et la France, c’est une démocratie pour vous M l’auteur ?

                            Parce que si on demandait aux gens, je crois que les muzz pourraient démonter leur belles mosquées, emmener leurs gentils imams qui prêchent la haine des locaux et des juifs, et aller se rhabiller chez Plumeau, comme on disait dans le temps....un temps très ancien, je vous l’accorde !

                            Et surtout, qu’ils n’oublient pas d’emmener aussi toutes les racailles converties, qui ont des origines sur cette terre dorénavant pourrie à longueur de journée, jour après jour,, mois après mois, par la chienlit islamique qui plaît tant à nos dirigeants avides de larbins dociles !

                            Adishatz

                            H/



                            • Dom66 Dom66 3 juillet 19:31

                              Qu’est ce le Sionisme.Voici la réponse


                              https://www.youtube.com/watch?v=NNGm5bgiBI0


                              https://www.youtube.com/watch?v=rpAYpuUBVB8



                              A partit de 7’:00 et regardez par la suite les Nazis de l’armée d’Israhell briser les os des jeunes adolescents palestiniens


                              Tsahal est l’armée la plus morale du monde  smiley smiley

                              https://www.youtube.com/watch?v=6m_ZyjWtlLI

                              Ici il y a l’idiot suprême BHL et même Jean-Pierre Elkabbach n’en revient pas

                              Et là c’est qui tire ??

                              Attention aux image que nous donne l’armée la plus morale à partir de 1’46

                              https://www.youtube.com/watch?v=cs-ejWbtsUU


                              Un jour viendra où ces criminels paieront


                              • Massada Massada 4 juillet 08:34

                                @Dom66
                                 

                                Mais non ! l’armée la plus morale du monde c’est l’armée française
                                 
                                Entre 1954 et 1970, la France tuait au Cameroun, plus d’une centaine de milliers de Camerounais. En 1958, le général De Gaulle planifiait l’extermination d’une partie de la population (Bamilékés et Bassa), jugée dangereuse, et extrêmement nuisibles pour la gestion de son empire colonial. 
                                 
                                http://negronews.fr/culture-le-genocide-camerounais-par-larmee-francaise/


                              • Dom66 Dom66 4 juillet 23:31

                                @Massada

                                Et alors ??? nous somme en 2018 et les nazis d’Israhell massacre toujours.


                                N’essayez pas de mélanger les crimes et forfaitures de votre armée de criminels, avec des événements passés.

                                Merci

                                Votre exemple de l’armée Française est exact mais c’était en 1970.


                              • njama njama 3 juillet 20:46
                                Israël une démocratie ?

                                déjà il faudrait que cette entité politique soit un pays, ce qui suppose des frontières clairement définies qu’il n’a pas encore. De plus il lui faudrait une Constitution qu’il n’a pas encore après 70 ans d’existence...

                                Une démocratie supposerait un État de droit qui octroie à chacun de ses citoyen(ne)s les mêmes droits, ce qui n’est pas le cas en l’espèce puisque les discriminations vont bon entrain, y compris d’ailleurs au sein de minorités religieuses ultra-orthodoxes sexistes, et que cette entité politique pratique l’apartheid entre les résidents sur les territoires qu’il occupe.

                                Israël une démocratie ?
                                non, juste une puissance occupante, du type coloniale.

                                • Jonas 8 juillet 09:39

                                  @njama

                                   
                                  Pauvre arabo-musulman , votre ignorance crasse montre à l’évidence l’état lamentable de votre éducation et de vos connaissances. Voilà une des raisons pour lesquelles , les hommes qui dirigent vos pays, grâce à vous, ont encore des beaux jours devant eux, des Boutéflika, des Al-Sissi, des Bachar Al-Assad, des Erdogan et consorts peuvent dormir tranquillement. 
                                  L’ignorance , l’analphabétisme et le manque de cultures, sont les mamelles qui font les régimes arabo-musulmans. ( Al-Sissi + de 97% , Boutéflika, 73,80%-84,99%-90,24%-81,49% et s’il se présente une cinquième fois , je parie qu’il sera élu , malgré sa santé). 
                                   
                                  Tous les régimes Arabo-musulmans comme les régimes Musulmans non arabes et également tous les pays Africains ont une Constitution. Mais que font -ils de cette Constitution ? Combien de fois l’ont-ils trafiquée pour se maintenir au pouvoir ou pour changer les textes à leurs avantages ou pour museler l’opposition et supprimer les libertés fondamentales ? 

                                  Une Constitution ne vaut que lorsqu’elle est respectée à la lettre.
                                  Au Royaume uni comme en Israël ,les textes des lois fondamentales sont respectées  

                                  1) La mère des régimes parlementaires est le Royaume - uni , mais n’a pas de Constitution , mais des textes fondamentaux 
                                  1) Israël n’a pas de Constitution , mais des lois fondamentales. 
                                  3) Israël fait partie des pays comme le Royaume -uni , l’Allemagne , l’Espagne, l’Italie  etc où le Parlement joue un rôle essentiel . D’autant plus qu’en Israël les élections se font à la proportionnelle intégrale ( Je suis farouchement contre ce système d’élection , qui est certes juste, permettant à tout un chacun de se présenter , mais qui se révèle mauvais pour gouverner. Trop de petits partis au Parlement , très difficile pour former une coalition)
                                  4) Les frontières se discutent entre Etats, elles ne s’imposent pas. Israël à des frontières reconnues avec l’Egypte et la Jordanie, les autres pays comme la Syrie et le Liban sont des Etats en déliquescence et sont incapables de gouverner , le premier pays ne tient qu’à l’intervention de la Russie et de l’Iran et le deuxième c’est le Hezbollah qui dicte sa loi. . 
                                   5) Dans votre esprit malade , vous confondez ,la situation des Arabes israéliens , qui ont des députés au Parlement + de 10 et qui s’expriment librement et font d’ailleurs les « UNE » des journaux. Dans la plus haute instance juridique israélienne ( La Cour suprême siège un Arabe, qui avec ses collègues a envoyé un Premier ministre israélien en prison pour corruption et un ancien Président de la République également en prison pour frasques, c’est cela pauvre arabo-musulman la démocratie, personne n’est à l’abri de la justice). 
                                  5) Pour les arabo-musulmans palestiniens , des territoires , en effet , le régime est différent , parce que parmi eux, il y a de nombreux terroristes. Et ne sont même pas capables de s’entendre entre eux ( Hamas et Fatah) Pour le reste Israël ne fait pas moins que se qui se fait en Egypte, en Syrie, en Arabie saoudite, en Algérie, au Maroc , au Soudan , en Somalie , au Yémen , aux Emirats , en Turquie où le terrorisme islamique sévit. 
                                  6) La meilleure preuve du délabrement des pays arabo-musulmans est l’immigration qui montre la faillite de ces pays et du système de gouvernement. 

                                • Christian Labrune Christian Labrune 8 juillet 13:05
                                  . De plus il lui faudrait une Constitution qu’il n’a pas encore après 70 ans d’existence...
                                  ===================================
                                  @njama

                                  Enorme stupidité ! L’Angleterre, qui est la plus ancienne démocratie en Europe (dès l’époque classique), et qui faisait rêver les philosophes des Lumières préoccupés de politique, Voltaire en particulier, n’a jamais eu non plus de constitution. Beaucoup de choses, dans les institutions d’israël, sont héritées de la période du mandat britannique, dont ce recours à des « lois fondamentales » qui font office de constitution et ne sont pas moins efficaces pour maintenir, dans la durée, la continuité de l’état et des principes qui l’ont fondé.

                                  A propos de l’apartheid : voulez-vous dire que les arabes israéliens n’auraient pas le droit de vote, et qu’ils ne pourraient pas élire des représentants dans les assemblées comme la Knesset ? Les Arabes israéliens seraient-il privés de citoyenneté et, comme les Palestiniens du Liban, empêchés de s’intégrer à l’activité économique du pays ? Il leur serait interdit de devenir fonctionnaires, magistrats ? Il y aurait des bancs réservés aux Israéliens et interdits aux Arabes, dans les villes ? Les restaurants et les cafés israéliens seraient-ils interdits aux Arabes, comme en Afrique du Sud avant Mandela ?

                                  Il me semble que le principe de l’apartheid serait plutôt caractéristique des conceptions palestiniennes. Dans l’hypothèse d’une solution à deux états, la charte de l’OLP, toujours pas révisée, stipule qu’il ne devrait pas rester un seul Juif dans l’état palestinien, alors que les 250 mille arabes restés en 48 en Israël sont désormais, plus de 1,7 million, et citoyens israéliens. Un état palestinien ne peut être que judenrein, comme le voulait le mufti nazi de Jérusalem, tonton d’Arafat. Et de fait, il ne fait pas bon, pour des agents de la police israélienne, de s’égarer à seulement deux ou trois dans des quartiers « palestiniens » où leur lynchage est à peu près certain : les exemples ne manquent pas.

                                  Quand les Israéliens se seront enfin décidés à annexer la Judée et la Samarie colonisées par les Arabes au VIIe siècle, la condition des arabes de ces territoires sera à peu près la même que celle des arabes d’Israël, lesquels n’échangeraient évidemment pas leur sort avec celui de leurs coreligionnaires qu’on massacre à tour de bras un peu partout dans la région. On avait déjà proposé, après Oslo, à des villages majoritairement arabes d’être rattachés à un éventuel état palestinien dans le cadre d’un programme de redéfinition de frontières qui ne sont pour l’instant, et pour la plupart, que d’anciennes lignes de cessez-le-feu. Mais, pas si fous, ils avaient carrément refusé : entre la démocratie certes imparfaite où perdurent bien des injustices et un système totalitaire où des potentats surtout désireux de se remplir les poches n’hésitent pas à massacrer, le choix est quand même vite fait.

                                  Si on veut avoir une idée de ce qu’est l’actuelle Autorité palestinienne du vieux débris de Ramallah, on pourra consulter avec profit le site de Waleed al-Husseini :
                                  Je recommande en particulier son bouquin : Une trahison française. Les collaborationnistes de l’islam radical dévoilés.

                                  J’ajouterai que cela vous concerne directement, Njama, puisque vous êtes, sur AgoraVox, l’un des plus actifs soutiens de ce collaborationnisme.

                                • Christian Labrune Christian Labrune 8 juillet 13:12

                                  @Jonas

                                  Je n’avais pas vu votre réponse, qui m’aurait dispensé d’en faire une autre qui va bien évidemment dans le même sens, mais vous êtes encore plus précis que moi sur la question des rapports entre constitution et démocratie. De toute façon, les choses étant ce qu’elles sont, et si on veut les décrire avec précision, il n’y aura jamais beaucoup de divergences : on ne peut pas raconter n’importe quoi. Le titre de cet article devrait être : Un grand n’importe quoi.


                                • Jean Roque Jean Roque 3 juillet 22:02

                                   
                                   
                                  On est gland remplacé démocratiquement ?
                                   
                                   
                                   
                                  267000 TITRES DE SÉJOURS EN 2017
                                  +
                                  2750000 NAISSANCES DE PARENTS ÉTRANGERS (en progression constante)
                                  >
                                  530000 NAISSANCES DE PARENTS « FRANÇAIS » (y compris naturalisés)
                                   
                                  (800000 naissances / an)
                                   
                                  https://francais.rt.com/france/49961-remise-cause-droit-sol-referendum-wauquiez-immigration
                                  http://www.atlantico.fr/decryptage/naissances-voila-nouveau-visage-france-que-dessinent-chiffres-insee-laurent-chalard-xavier-saincol-2835552.html
                                  http://www.contre-info.com/drepanocytose-la-carte-du-grand-remplacement-mise-a-jour-chiffres-2015


                                  • Massada Massada 4 juillet 08:23

                                    Le président iranien Hassan Rohani, en quête de garanties pour maintenir l’accord sur le nucléaire, est attendu en Autriche mercredi alors qu’un diplomate iranien en poste à Vienne est suspecté d’être impliqué dans un projet d’attentat.

                                     
                                    Chassez le naturel, il revient au galop smiley


                                    • eddofr eddofr 5 juillet 15:44

                                      Liste des démocraties dans le monde :

                                      Fin de liste.

                                      • Jonas 6 juillet 08:58

                                        L’auteur de l’article, Sayed Hasan , est aussi expert en «  démocratie » que le général Gholam Reza Jalali en «  météorologie ». 


                                        Dans la République islamique démocratique de l’auteur , ce ne sont pas seulement les opposants politiques qui sont condamnés à passer de longues années en prison ou à fuir leur pays , comme beaucoup et notamment pour s’installer aux Etats-Unis ( une communauté importante est vit à Los Angeles , surnommé Irangeles) mais également les communautés religieuses. 

                                        Pour le régime des mollahs , toute tentative de manifestation publique autre que l’islam chiite est considérée comme du prosélytisme et punie sévèrement par des années de prison. 

                                        a) Selon le CSDHI, les forces de sécurité ont rassemblé et arrêté plusieurs centaines d’Arabes ahwazis ( sunnites) dont des femmes et des enfants dans le cadre d’une campagne pacifique contre les insultes quotidiennes des TV publiques contre la communauté arabes iranienne. Des agents en civil et des agents de renseignements font du porte-à-porte dans les maisons et les magasins tous les jours en recourant à la violence pour les arrêter.

                                        b) Les adeptes du baïsme soit plus de 350 000 membres sont pourchassés, persécutés et emprisonnés depuis des décennies. Ils sont interdits d’universités , d’emplois publiques et même de travailler. Pour la République islamique de l’auteur, les Bahaïs sont interdits de retraites et leurs enfants d’héritage.Leurs cimetières et leurs temples sont régulièrement profanés. Pour la République des mollahs tué un bahaï n’est pas considéré comme un crime. 

                                        2) Le général Gholam Rezza Jalali, a trouvé que le changement climatique en Iran est suspect et accuse Israël de « voler » les nuages . selon ce grand général « Israël et un autre pays de la région ont des équipes conjointes qui travaillent à faire en sorte que les nuages qui entrent dans le ciel iranien soient soient incapables de déverser de la pluie ». Cela peut fait rire ! mais hélas c’est un général qui dit cela. 


                                        • Christian Labrune Christian Labrune 6 juillet 12:51
                                          L’auteur de l’article, Sayed Hasan , est aussi expert en «  démocratie » que le général Gholam Reza Jalali en «  météorologie ».
                                          =========================================
                                          @Jonas

                                          Un « auteur » qui publie ici régulièrement les discours d’un Nasrallah sans même prendre le soin de préciser que ce répugnant connard est le chef de la plus puissante des organisations terroristes actuelles, financée par l’Iran et le commerce international de la drogue, comment se fait-il que ses articles puissent passer la barrière de la modération ?

                                          Cette propagande crapuleusement antisémite n’a même pas à être discutée. Le seule chose à faire est de tirer la chasse d’eau.

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