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Accueil du site > Tribune Libre > Nos Ancêtres les Gaulois, vers un Celtisme franc

Nos Ancêtres les Gaulois, vers un Celtisme franc

Les Celtes étaient-ils "celtistes" ? Non. Les Celtes ne participaient pas du "celtisme" : bien qu'on dise "néo-celtisme", en vérité, le celtisme est nouveau en soi, puisque les Celtes n'avaient pas besoin de militer pour ce qu'ils étaient socioculturellement.

De toute évidence d'ailleurs, le celtisme (contemporain, donc) a renoncé à pratiquer le (rare) sacrifice humain, comme bien d'autres cultes sur Terre. La question qui se pose alors, est celle du "port" de valeurs anciennes-européennes ou escomptées telles, polythéistes d'une part, mais aussi spiritualistes en général, pas forcément "chamaniques".

La spiritualité spiritualise l'instinct, la culture humanise, les valeurs élèvent, il y a dignification des choses si l'on veut. D'autres portent la djellaba voire ... le burkini, "en 2019". Alors une saie druidique ou l'autre ... ce n'est pas la question. La question est celle du port des valeurs. Comme toujours, il y a ceux qui jouent la comédie, et il y a ceux qui vivent une aspiration.

Le celtisme ne change rien à la donne religieuse. Par contre, ce qu'il est, c'est une donne religieuse précise, ancienne-européenne escomptée. Quant à la modernité, pas sûr qu'elle la serve si bien que cela, mais comme toujours : on fait son temps comme on peut et, autant que possible alors dans ces possibilités, comme on veut à peu près.

Parler d'innovation ici est ridicule, autant qu'imposer une réaction. La tradition, c'est étymologiquement la trans-duction, la conduite à travers. A travers les générations. Le temps fait son temps.

Source éditeur

 

Les Celtes, vastes Européens claniques diversement confédérés

Précisons qu'il faut arrêter d'oublier l'Europe centrale, quand on parle des Celtes, bien que ce soit par les Îles Britanniques que cela passa beaucoup aujourd'hui dans l'imaginaire collectif. Et donc que la tradition évolua, y compris à être récupéré-intégré dans le christianisme (christianisme magadalénien type Da Vinci Code pour le plus complotiste, quête du Graal et cycle arthurien pour le plus médiéviste, bardisme et autre néodrudisme pour le plus artiste).

Il n'y a rien à magnifier, et surtout pas dire qu'il y a une "essence" car les Celtes eux-mêmes sont originellement Indo-européens et variés, sans compter le sang-mêlé avec les Germano-scandinaves eux-mêmes indo-européens d'origine.

Il n'y a rien à magnifier ni essentialiser, par contre, ce qu'il y a, c'est une adhésion, un cœur et une communauté renouvelée, dans la joie d'une Histoire préférée, et pour tout dire d'une Sehnsucht. L'âme celtique, comme toute âme, est une vaste et étrange animation. Pour le moment il faut le dire, c'est encore en réanimation, du genre Frankenstein ou Golem. A la façon des Nordiques dans Game of Thrones on a envie de dire : "the Hearteurope remembers".

 

La Vie celtique

En vérité, les Celtes étaient une civilisation évoluée, méritoire, plutôt agraire que citadine (les Romains commencèrent agraires et perpétuèrent cet esprit terrien) encore qu'elle édifia des forts citadins, dans ses derniers siècles - après l'ère des "princes" à savoir des aristocrates primus inter pares qui pouvaient être révoqués voire exécutés s'ils n'avaient pas de bon soin populaire (grande partie des sacrifices humains, avec d'autres prisonniers parfois).

Mais la société reste organisée avec des aristocrates autour desquels gravitent des ambracts (élite guerrière) et des serfs, en dehors des autres corps de métiers. Le druide est un aristocrate formé pendant 20 ans aux savoirs transmis oralement ; en vérité, c'est un philosophe et un savant, encore qu'il ait une fonction sacrale, mais aussi juridique, éducative, artistique et diplomatique, selon spécialisation.

Or le choix est délibéré de tout enseigner par cœur aux disciples, car les druides utilisaient potentiellement les runes germano-scandinaves dans le Nord-Centre et Nord-Est européens, et on est sûrs qu'ils utilisèrent le grec et le latin pour de la comptabilité et autres échanges épistoliers savants, éventuellement jusqu'en Égypte. Le Grec présocratique Pythagore, numérologue inventeur du mot philosophe pour tout dire, leur doit une partie de sa science. Les Celtes utilisaient le compas, ils étaient bons astronomes !
Mais c'est une civilisation précédant leur arrivée, qui éleva les menhirs, dolmens et autres mégalithes, bien qu'ils les utilisèrent parfois comme lieux de rassemblement. Sacré meeting point !

Enfin bref : Astérix & Obélix, ça reste chouette, mais une image régulièrement fausse, d'autant plus qu'ils ont un look relativement Germain avec leurs casques, et encore que la rotondité des habitations existaient ; seulement, les Celtes ont beaucoup construit en rectangles aussi ! des corps de fermes fortifiés, sans parler de leurs remparts citadins qui épataient même la romanerie. Ils avaient aussi des temples. Ce qui fait qu'il ne nous reste rien, c'est l'utilisation de la chaume, du bois et de la chaux.

Sur un versant plus violent, ilscollectionnaient les crânes des vaincus pour orner leurs portes, voire pratiquaient le scalp ! seulement il faut bien comprendre qu'autres temps, autres moeurs, et que l'intimidation guerrière jouait beaucoup - encore qu'il y est un art morbide et funéraire aussi là-dedans ! A ce propos, les tumulus, tombes aristocratiques, peuvent être magnifiques.
Ce qui est sûr, c'est que pendant des siècles de leur grandeur avant Rome, les Celtes vendirent leurs services mercenaires aux Méditerranéens. C'étaient eux, les Celtes, la grande civilisation ! On leur doit l'implantation de quasiment toutes nos villes et le tracés de quasiment tous nos axes routiers.

Quant à leurs forts citadins, ils furent probablement dirigées par un administrateur pour un an par un conseil, tandis que la défense était assurée par un maréchal et deux sous-maréchaux, soumis au conseil de même : ils avaient le souci de l'équilibre des pouvoirs ! ... A noter que les dieux locaux varient beaucoup (Toutatis, c'est le nom générique du dieu local, pour ne pas communiquer le secret de son vrai nom à autrui), que l'on retrouve de grandes fonctions divines de l'Irlande à la Galilée israëlienne et la Turquie celtique, en passant par le Portugal et le Nord de l'Italie et de la Grèce en longeant le Rhin et le Danube, mais que chaque région avait ses spécificités, à creuser.

Enfin bref, l'Europe, massivement, ce sont les Celtes, et la seule migration substantielle jusqu'à nous (en dehors du Centre-Sud de l'Espagne islamisé un moment), ce sont les Germano-Scandinaves et quelques Asiatiques qui les poussèrent contre nos aïeux Celto-Romains (les fameuses "invasions barbares" quand l'empire faiblit). Mais les Germano-Scandinaves sont des Indo-Européens comme les Celtes, et ils partagent un vaste fond commun (Odin/Wotan correspond au Lug gaulois - les Gaulois sont des Celtes, n'est-ce pas, - etc.).

 

Source éditeur

 

C'est complexe que les Celtes

Mais c'est extraordinaire. Ils avaient un véritable savoir-faire ornemental abstrait géométrique et astronomique, centré sur la végétation plutôt que le figuratif (les entrelacs, les arabesques) et fonctionnaient déjà en ateliers industriels. Ils ont inventé la cotte de maille, le soc, la charrue, plein d'instruments de jardinage, etc. pour dire comme on leur doit beaucoup !

On les ignore parce que les Romains firent leur entrée (y compris à conquérir la Grèce, qui reste méritoire à cause des philosophes et de sa langue que les élites romaines parlèrent comme on parlerait aujourd'hui l'anglais littéraire) et surtout que les Romains avaient une littérature et que "les vainqueurs écrivent l'Histoire" - mais oublier les Celtes est un manquement grave à notre auto-compréhension sociohistorique. On ne saurait en avoir que pour les Impériaux et leur monothéisme judéo-chrétien bientôt, le christianisme & dérivés islamisants.

On peut ajouter les Germano-Scandinaves aux Celtes, du coup, d'autant plus que les Vikings - 5 à 3 siècles plus tard - sont des polythéistes nordiques de l'an mil encore, véhicules - avec l'Irlande tardivement christianisée au christianisme hybride avec sa celtitude, - ayant conservés, plus proche de nous, quelque chose des Anciens Européens ... et encore que l'âge féodal dû bien se construire avec les invasions/croisements Germano-Scandinaves en milieu celte romanisé (les Celtes n'ont pas tous rechignés à la romanisation, loin de là, car il n'y a pas de pan-celtisme : chaque clan s'associe avec ses voisins, claniste mais certainement pas nationaliste ni ethniciste : avec des Germano-Scandinaves, des Romains, des Grecs, etc. selon proximité) sans parler de la propagande/imposition ecclésiale chrétienne.

Bref. Les études celtes font ce qu'elles peuvent pour comprendre cette Antiquité européenne au plus juste, et démontrer qu'il n'y a rien de "barbare" là-dedans. Il y a une tristesse je trouve, à se dire que seule la bureaucratie, le militarisme, la centralisation étatique, la propagande et la fourberie stratégique il faut le dire, eurent raison de la souveraineté celtique. Mais, comme Game of Thrones faisait sa publicité : "All men must die." et Paul Valéry ajouterait que "nous autres, Modernes, savons que les civilisations peuvent périr." D'où la (re)découverte, ou l'ignorance :

 

 

Le celtisme et notre civilsation post-christienne : la laïcité est forcément "polythéiste" et "mécréante"

De toute évidence, le christianisme - essentiellement catholique - a porté la tradition celtique, que ce soit par le cycle arthurien ou l'Irlande et son bardisme, ce qui se recoupe en bien des points évidemment. Il y a eu là un mariage heureux, une acculturation, au point que Dan Brown put accoucher du Da Vinci Code et la création de l'imaginaire d'un féminin sacré au côté du Christ, ce qui est énorme, tant ça emporta de foules. Mais il faut rester très dubitatif sur le matriarcat originel : le seul article Wikipédia permet de l'être. Notre esprit humain est très condition par ce que le psychanalyste Otto Rank nommait le Traumatisme de la naissance, c'est aussi un ouvrage de génie. Ce que je veux dire par là, c'est deux choses. La première, que l'idée de matriarcat nous renvoie spontanément à notre animalité mammifère : c'est psychorégressif plutôt que réellement préhistorique ; la seconde, que cela entraîne aussi bien une forme de purisme impossible quant aux origines.

A savoir que l'imaginaire celtique (Cornelius Castoriadis, l'Institution imaginaire de la société) porte des valeurs, justement, évidemment héritée des Celtes, comme on a une papesse au tarot de Marseille (ma référence est strictement symbologique). Il ne saurait y avoir coupure sociohistorique radicale, absolue et définitive. De plus, les résurgences existent. Il est clair que c'est le celto-christianisme qui est essentiellement vivant aujourd'hui.

Pour ma part, je l'honore et lui suis reconnaissant par héritage, sinon que ce celto-christianisme (qui atteint la grâce dans l'Immaculée Conception de la Vierge Marie elle-même, Reine du ciel et de la communion des saints, au XIXème siècle, sur la base de vieilles traditions populaires, donc fatalement celtisantes consciemment ou non) ... ce celto-christianisme reste chrétien.

Or Jésus n'est pas le Christ, et ne me semble pas mieux valoir : Jésus prêchait strictement pour la maison d'Israël, quand on lit bien les évangiles ; quant au Christ, il est son recyclage mystérique romain, en partie sur la base de l'assimilation/récupération polythéiste il est vrai, mais impérialiste et oecuméniste. Ces deux éléments me dérangent, sans compter l'apologie du martyr.

Quand même, de proche en proche, il y a écho avec le héros celtique sacrificiel et modeste, quand même le Christ est une forme de premier laïc (laissez à César ce qui est à César, etc.) on ne réalise pas la profanation que représente le scandale de la Croix (le dieu mort, déjà mort) et la morbidité de ce revenant qui monte aux cieux. C'est le monde à l'envers, on a perdu tout celtisme ; c'est fait pour subvertir la vie, et les chrétiens ne s'y trompèrent pas, à diaboliser Cernunnos, dieu cornu des Celtes en fait représentant de la nature (d'ailleurs encensé dans la néo-paganisme de la Wicca).

Et de base, qu'est-ce que la diaspora hébraïque, sinon la ferme intention de ne jamais bien s'assimiler, quel que soit le lieu où l'on s'installe au monde ? Hannah Arendt, ressortissante juive, parlait d'acosmisme judaïque : c'est-à-dire de non-mondialité, de purisme éthique. Le christianisme, et extrêmement l'islamisme aujourd'hui, cultivent cela, encore que le chrétien reste conscient des difficultés, qu'il nomme péché orginel. Les Celtes, ou du moins le celtisme contemporain, est relativiste devant cet absolutisme moral, du moins à mon sens.

Bien sûr, il y a une riche et vaste culture monothéiste, mais elle est pour moi bien plus mortifère que des pratiques celtiques cruelles qui pouvaient se justifier en leur temps par un certain nombre de superstitions ; ces pratiques naturellement, n'ont plus leur place aujourd'hui, mais pas au titre chrétien : au titre humaniste, et que dire du vaste sacrifice humain que constitue l'industrialisme actuel ? (les Celtes avaient une petite industrie d'arts & métiers, mais certes pas d'industrialisme.)

Finalement, il est à noter que la laïcité, dans le fait, est "polythéiste" et "mécréante" puisqu'elle tolère divers cultes sans souscrire à aucun normalement. De telle sorte que le monothéisme, aussi laïc et tolérant que le chrétien aujourd'hui, reste toujours dans l'embarras à cause d'elle. Le polythéisme/spiritualisme, par nature, est laïc. D'où druides philosophes, entre autres. Mais, cette laïcité, toutes les populations de la Terre n'en veulent pas, et pour cause, à juste titre, on voit mal comme, malgré elle, la laïcité serait autre chose qu'ainsi : "polythéiste" et "mécréante". C'est que le polythéiste lui-même, ne croit pas fidèlement en ses dieux, mais se trouve quelque chose comme mécréant entre eux.

 

 

Source éditeur

 

Nature des dieux devant le "bon dieu" unique

Bienveillance et cruauté vont de paire, parfois main dans la main, parfois entrecroisées, parfois l'une après l'autre, l'une masquée par l'autre, ou l'une contre l'autre, selon, etc. Puisque je parlais d'un psychanalyste tout à l'heure (Otto Rank, sur le matriarcat) c'est l'idée fondamentale de Sigmund Freud d'ailleurs : l'intrication indissoluble de l'amour et de la haine, qu'on le veuille ou non (inconscient). Les dieux en sont justement la manifestation non-hypocrite, rapport au "bon dieu" chrétien qui rejette tout sur le dos "du diable", car les dieux sont ambivalents, tandis que symboliquement il faut au "bon dieu" cet artifice d'un opposant absolu, "le diable", pour exister lui-même en tant que bonté pure. C'est du délire, fanatique de principe en vérité, encore que le dualisme (l'ambivalence, la bienveillance et la cruauté, etc.) soit manifesté clairement. Mais au final, le "bon dieu" est si pur, que devant lui tout ne peut être que "diabolique" donc pécheur. De principe toujours, ça salit/souille/entache du péché/dégrade symboliquement tout, l'enfer est pavé de bonnes intentions ! Voilà pourquoi tout le monothéisme n'est qu'une vaste fourberie. 

Comme on peut le remarquer, je parle de symbolisme, je raisonne en symboliste. Les dieux le permettent et y invitent même, par exemple avec l'accueil de Loki, dieu de la fourberie, au Valhöll par Odin : symboliquement ça dit qu'il faut rester sur ses gardes, selon l'adage "garde tes amis près de toi, et tes ennemis encore plus près". Pas fou le Odin ! Il n'est pas question d'y croire religieusement, mais de constater symboliquement. A ce niveau la cohérence est discernable pour un littéraire. De plus, j'ai parlé d'Otto Rank qui s'est beaucoup intéressé aux mythes, mais auparavant aussi de Carl G. Jung : il y a une vie de l'esprit inconsciente tendanciellement mystique, qui produit tous ces symboles, auxquels nous sommes tous réceptifs. Voilà les dieux et le divin en général. Il n'y a absolument pas à y croire religieusement, mais à s'y initier symboliquement. Cela ne contredit absolument pas, disons le réalisme. C'est qu'au titre des symboles, il y a des émergences et résurgences selon qu'on s'en inspire ou non. Le mot est lâché : inspiration, il y a une inspiration divine dont témoignent tous les auteurs antiques, muses ou fureurs ! Tout cela n'est pas d'un doux rêveur en vérité. C'est la vérité.

Les monothéistes ont cru pouvoir dire que seul leur dieu est réel, parce qu'il est auteur du Tout, et quoi de plus persuasif que l'idée de la Cause de Tout ? Les dieux semblent désarmés devant un tel ... réalisme religieux ! ... où l'on voit bien que se réclamer d'une telle totalisation réaliste n'est pas si non-religieux qu'on ne croit, même en science.

Mais, évidemment, le problème du dieu unique, dans sa frappante absence, si présente absence, c'est que c'est une contradiction dans les termes qui nous renvoie à un certain réalisme. Aussi le monothéisme a-t-il toujours été très réaliste dans la démarche : pas étonnant que de fourberie en conquête, il se soit imposé au monde. Mais c'est justement à cause de son manque de symbolisme, bien qu'il y ait bien des légendes et symboles monothéistes. Au sommet, il n'y a rien, le dieu unique ne donne sur rien quoiqu'on en dise (qu'il est amour ou autre), de telle sorte que l'être humain a perdu ainsi tout un pan de la réalité, la réalité symbolique. Et pourtant, incapable de s'en passer, elle revient toujours sous une forme ou l'autre (dans les légendes et symboles monothéistes en général, même si au sommet il n'y a rien).

Au contraire, les dieux nous parlent réellement de l'intérieur du réel. C'est pour cela qu'ils sont si souvent rattaché à l'ésotérisme, à l'occultisme, etc. Rien de magique à cela ! mais uniquement symbolique.

Mêmes les Modernes, sont capables de comprendre cette Ancienne Europe qu'ils vivent et expriment socioculturellement. Il faut sortir de la névrose d'échec christique.

 

 

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37 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juillet 17:11

    Les Celtiques étaient plus grosses que les Gauloises, et plus fortes que les Gitanes, mais moins grosses et moins fortes que les Boyards maïs.


    • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 juillet 20:00

      L’article n’en est pas là d’un comparatisme éculé d’envies désastreuses.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juillet 20:34

      @Marzhin Tavernier

      mais c’était des brunes alors que les Baltos étaient blondes


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 15 juillet 20:43

      @Séraphin Lampion

      La contrepet 4 était formatrice pour l’esprit.


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juillet 21:01

      @Aita Pea Pea

      J’ai toujours pensé que les contrepèteries étaient une excluvisité de la langue française, mais je me rends compte en lisant la liste des mots et expressions chinois les plus populaires de 2008 que ce n’est pas vraiment le cas. La preuve par l’exemple : 
      谁死鹿手 shéi si3 lù shou3 (expression ironique qui s’applique aux fabricants malhonnêtes qui trafiquent leurs produits au point de les rendre létaux pour ceux qui les consomment), est une contrepèterie du proverbe 鹿死谁手 lù si3 shéi shou3. 


    • robert 16 juillet 16:29

      Tavernier ! "L’article n’en est pas là d’un comparatisme éculé d’envies désastreuses.

      " cela donne quoi en français ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 juillet 17:54

      @robert

      en français, je sais pas, mais en chinois, c’est facile : 谁死鹿手 谁死鹿手 谁死鹿手

      谁死鹿手 谁死鹿手 谁死鹿手 谁死鹿手

      enfin.. en mandarin simplifié, parce que sinon, c’est plus sbtil, mais plus long


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juillet 17:58

      @Séraphin Lampion

      Peut on contrepèter en chinois ?


    • Xenozoid 16 juillet 18:10

      @Aita Pea Pea

      tu ne suis pas,ou tu redemande

      谁死鹿手 shéi si3 lù shou3 (expression ironique qui s’applique aux fabricants malhonnêtes qui trafiquent leurs produits au point de les rendre létaux pour ceux qui les consomment), est une contrepèterie du proverbe 鹿死谁手 lù si3 shéi shou3. 

      on ne saura pas ce que veut dire le proverbe


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juillet 18:29

      @Xenozoid

      Perso dans mon plumard j’ai mis de la han , et pas de mandarine.


    • Xenozoid 16 juillet 18:30

      @Aita Pea Pea

      t’es pas cantonais ?


    • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 16 juillet 18:40

      @Xenozoid

      cantonnais con au nez con 


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juillet 18:40

      @Xenozoid

      Question bouffe je pourrais l’être...miam


    • Xenozoid 16 juillet 18:42

      @Aita Pea Pea

      vive les chinoiserie,et c’était quoi le proverbe ?


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juillet 18:43

      @Séraphin Lampion

      Hakka faut qu’on .


    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juillet 18:48

      @Xenozoid

      En matière de chinoiseries féminines sur Tahiti je ne m’intéressais pas aux proverbes . Y’a des priorités.


    • Xenozoid 16 juillet 19:32

      @Aita Pea Pea

      En matière de chinoiseries féminines sur Tahiti je ne m’intéressais pas aux proverbes . Y’a des priorités.

      c’est pour ça que t’a finis au pas de calais


    • Parrhesia Parrhesia 15 juillet 17:22

      Passionnant sur le fond et au-delà de la question celte ,

      >>> il y a une vie de l’esprit inconsciente tendanciellement mystique, qui produit tous ces symboles, auxquels nous sommes tous réceptifs. <<<

      Par le truchement de cette seule phrase, nous rejoignons une réflexion également commune au Kâ égyptien, à la « théorie des Mèmes » de Susan Blackmore, au Ragnarök, où rien n’est fini et tout recommence, voire même au questionnement sur l’immortalité de l’âme.

      Bonne journée à vous Marzhin Tavernier, et si vous avez d’autres développements sur ce thème, nous sommes preneurs.


      • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 juillet 20:02

        Il n’est pas question que je fonde toutes les civilisations dans une marée de symboles au prétexte que le comparatisme éculé d’envies désastreuses serait possible. Il y a des spécificités. Non à la tradition primordiale.


      • Parrhesia Parrhesia 15 juillet 20:15

        @Parrhesia
        Je ne cherchais pas à promouvoir une quelconque tradition primordiale, mais à étendre, si cela avait été possible une réflexion sur la vie spirituelle en général.
        Mais…. désolé de vous avoir dérangé.


      • Raymond75 15 juillet 17:40

        Que connaissez vous des Celtes, qui n’avaient pas d’écriture, pas d’organisation étatique structurée, et étaient composés de tribus très nombreuses qui parlaient chacune un dialecte différent ? (Les Français n’ont commencé à parler une langue commune qu’à la fin du 19ème siècle).

        La ’civilisation’ celte était probablement comparable à celle des Indiens d’Amérique : rien de très exceptionnel ; et ils furent vaincu par les Romains qui eux apportaient une vraie civilisation.


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juillet 18:10

          @Raymond75

          la « vraie civilisation » en question porte sur trois piliers majeurs :

           le droit romain qui garantit en particulier la propriété privée par un arsenal autrement blindé que celui du droit coutumier
           l’organisation militaire permettant par la discipline aveugle d’une chair à canon abrutie de vaincre de fiers et braves guerriers, même si ces derniers étaient dotés d’armes en acier autrement plus performantes que les glaives romains en bronze
           l’urbanisme : aqueducs, thermes, insulae, petits commerces, trafics en tous genres (les fameuses « voies romaines » n’ont fait que reprendre le réseau de routes gauloises existantes), qui ont permis à des patriciens corrompus de supplanter les chefs de tribus de communautés rurales indépendantes.

          autrement dit la « vraie civilisation », c’est le juridisme au service de la classe dominante, l’encadrement répressif remplaçant la compétence et la performance personnelles, et la généralisation des structures mafieuses appuyant leur domination sur le racket et la violence.


        • gaijin gaijin 15 juillet 18:43

          @Raymond75
          «  et ils furent vaincu par les Romains qui eux apportaient une vraie civilisation. »
          n’importe quoi c’est pour faire face a la supériorité militaire des celtes que les romains développèrent leur art militaire .....
          pour le reste ils ont tout pompé a la Grèce même leur panthéon ....qui peut citer une invention romaine majeure ? ( moi, mais je vous laisse chercher ) 
          qui a entendu parler de la philosophie romaine ? etc ......
          les romains ont été un brillant empire militaire mais certainement pas une civilisation ............


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juillet 18:53

          @gaijin

          qui peut citer une invention romaine majeure ?

          • le mortier de chaux à la pouzzolane,
          • la plomberie,
          • les grues,
          • le dôme
          • les arches
          • le moulin à eau,
          • la presse à huile,

          … et le droit romain qui n’est pas seulement une évolution de la rhétorique grecque, ni des tribunaux de droit plus ou moins divins ou royaux pour juger les crimes, mais la structure administrative d’enregistrement de l’état-civil et de la propriété privée


        • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 15 juillet 19:38

          @Séraphin Lampion

          l’héritage qui pèse le plus lourd est la structuration administrative du territoire en diocèse qui a fourni le moule des départements et du clergé qui a fourni le moule des fonctionnaires
          autrement dit, les Romains nous ont légué l’état et la bureaucratie


        • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 15 juillet 19:59

          Oui parce que, si l’on va par là, les Romains n’ont pas survécu non plus. Donc les Romains auraient tort, aussi. Seulement l’article n’en est pas là d’un comparatisme éculé d’envies désastreuses.


        • dr.jambon-beurre dr.jambon-beurre 16 juillet 04:39

          @Raymond75
          La ’civilisation’ celte était probablement comparable à celle des Indiens d’Amérique : rien de très exceptionnel ; et ils furent vaincu par les Romains qui eux apportaient une vraie civilisation.

          Mais oui, et la marmotte emballe la plaque de chocolat...

          Les romains étaient juste meilleurs militairement, ils ont su s’allier avec des collabos de l’époque, en l’occurrence les Eduens.

          Les Gaulois étaient un peuple d’agriculteurs artisans qui utilisaient des moissonneuses en bois et ont aussi inventé la cotte de mailles entre autres. Pas mal pour l’époque et pour une civilisation qui n’a rien d’exceptionnel.

          Je suis persuadé que vous chérissez ce peuple d’obèses trouillards incultes qui roule en 4x4.


        • gnozd 16 juillet 12:59

          @Raymond75

          C’est quoi une « vraie » civilisation ?!


        • gnozd 16 juillet 13:01

          @Séraphin Lampion

          ...et c’est le renforcement de la première réelle fracture sociale, à savoir les citadins vs les rustiques


        • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 16 juillet 13:09

          @gnozd

          Bach y a répondu .


        • Étirév 16 juillet 05:23

          On ne considère pas les Celtes comme les premières races ayant habité l’hémisphère boréal. Avant eux, on sait qu’une race pré-celtique a existé et peuplé la moitié de la terre, ce sont les Hyperboréens.
          Toutes les races sont autochtones ; nous nions les émigrations en masse de peuples entiers.
          La race blanche habitait l’hémisphère boréal parce que c’est là qu’elle était sortie de la végétation boréale qui avait été son état embryonnaire.
          Une race noire, plus ancienne, était sortie de la végétation tropicale d’Afrique et d’une partie de l’Asie.
          La race rouge, moins connue, s’était développée sur les hautes montagnes de l’Amérique du Nord. Cette race avait possédé l’hémisphère occidental, pendant que la race jaune possédait l’oriental.
          Dès que ces hommes de races diverses furent mis en contact, des rivalités se manifestèrent. La race noire, qui avait mûri plus vite que les autres dans les régions de l’Equateur, était entrée dans la vie à une époque où la race blanche possédait encore la pureté de l’enfance. Cela causa aux blancs hyperboréens de l’horreur pour cette race, en même temps que la couleur noire de la peau des noirs les dégoûtait.
          Fabre d’Olivet croit que la race noire fut appelée Suthéenne et que les blancs firent de leur pays le domicile de l’esprit infernal, appelé pour cette raison Suth ou Soth par les Égyptiens, Sath par les Phéniciens, et Sathan ou Satan par les Arabes et les Hébreux. Ce nom a servi de racine à celui de Saturne chez les Étrusques, et de Sathur, Suthur ou Surthun chez les Scandinaves, divinité terrible ou bienfaisante suivant la manière de l’envisager. C’est du celte saxon Suth que dérivent l’anglais South, le belge Sugd, l’allemand et le français Sud. Ce mot désigne proprement tout ce qui est opposé à l’élévation, tout ce qui est bas, tout ce qui sert de base ou de siège. Le mot sédiment en dérive par le latin sedere qui, lui-même, vient du celte saxon sitten, en allemand stizen, s’asseoir.
          Donc, d’après cette doctrine de d’Olivet, la première lutte des hommes avait été celle des Sudéens contre les Boréens, des noirs contre les blancs.
          Les noirs sont plus forts que les blancs parce qu’ils sont plus avancés dans l’évolution sexuelle.
          Mais les Boréens ont une supériorité morale, ils sont purs, alors que les noirs sont les impurs.
          Et c’est ce qui explique que le mot Boréen est devenu un titre d’honneur, dont on a fait Baron en Europe. Le titre de Barons et de hauts Barons que s’attribuaient les Hyperboréens signifiait vainqueurs. Et c’est pour cela que ce peuple entrait dans la vie sociale avec la réputation d’un peuple vainqueur. Mais les Sudéens, pour se défendre, donnaient au mot qui les désignait une signification aussi glorieuse : « ils mettaient leur gloire dans le mot Syd qu’on écrit mal à propos Cid ».
          Les Celtes appellent leurs ennemis Pélasks, c’est-à-dire peaux tannées (Pélaskon, Pélasges). La région qui entoure toute la mer Méditerranée portait autrefois le nom de Pélasques, parce que des peuples noirs la possédaient.
          Le Péloponèse, nom qui vient de Pélops, signifie archipel. Ce mot est remarquable parce qu’il signifie : ce qui domine sur la mer noire. Mais il peut se faire que le mot noire ait été pris symboliquement pour représenter la méchanceté ; alors, ce ne serait pas d’une lutte de races qu’il s’agirait, mais d’une lutte morale dans une même race.
          Il est resté dans les anciennes traditions que les noirs sont les peuples ignorants, livrés aux instincts de la bête humaine, ce qui devait horripiler les femmes boréennes. Aussi la première lutte entre les deux races est au fond une lutte de sexes, c’est-à-dire une lutte entre les deux instincts spirituel et sexuel ; et ceci va mieux nous faire comprendre pourquoi cette première lutte est d’ordre moral.
          Fabre d’Olivet dit : « Hébé, dans l’idiome phénicien, est le nom de l’amour féminin spirituel, Chaos est le principe masculin matériel. La secte qui adopta cette cosmogonie fut très répandue et très nombreuse : c’est celle des anciens Celtes. Le mot Chaos, opposé à celui d’Hébé, développe l’idée de tout ce qui sert de base aux choses, de résidu, comme le marc, l’excrément, le caput mortuum, c’est en général tout ce qui demeure d’un être après que l’esprit en est sorti ».
          La couleur blanche représente la Vérité, la science chez les Celtes ; le mot blanc est synonyme de sage, de spirituel. On dit en allemand Weiss, blanc, et Wissen, savoir ; ichweiss, je sais. En anglais, white, blanc, et wit, esprit, witty, spirituel, wisdom, sagesse.
          On donne le nom de noir aux pays occupés par des nègres.
          Pélasgès, terre noire, était le nom de la Grèce quand elle était occupée par les peuples noirs. Les Héraclides qui vainquirent les Pélopides sont des Boréens appelés Hérules.
          Les peuples dont on trouve les noms dans les anciens auteurs, compris ordinairement sous le nom générique de Celtes ou de Scythes, n’étaient, au fond, que les divisions d’un seul et même peuple, issu d’une seule et même race : les Boréens. Le nom de Celtes qu’ils se donnaient, en général, à eux-mêmes, signifiait les supérieurs, les illustres, les purs. Le nom de Scythes que leur donnaient leurs ennemis signifiait, au contraire, les impurs, les réprouvés ; il venait du mot cuth, ou scuth, appliqué à toute chose qu’on éloigne, qu’on repousse ou qui repousse. Il désignait au propre un crachat. C’était par ce mot injurieux que la race noire caractérisait la blanche, à cause de la couleur du crachat.
          De là l’habitude de cracher en signe de mépris.
          Les Celtes et la légende des Atlantes...



          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 16 juillet 10:44

            De manière générale, tout rattache à « la Femme » comme vous faîtes, est monothéiste psychorégressif. Au lieu de Dieu vous avez Dieue, fantasme de pouvoir gynocratique absolutiste. Tout ce de quoi s’éloigne mon propos. Aucun sexe n’est en cause.


          • Marzhin Tavernier Marzhin Tavernier 21 juillet 16:29

            « Gynocrates de tous les mondes, mobilisez-vous ! » Quel complotisme que cette motion et révisionnismes idoines.


          • Quel excellent article. Je conseille : Mélusine, l’idéal féminin : http://perceval.over-blog.net/article-melusine-ou-la-question-de-la-place-du-feminin-3-108802129.html. Contrairement à Etirev, le vrai féminin est au service de l’homme. Les féminisme conduit droit à une société phallocrate de type romain. Contrairement aux apparences, le nazisme était d’essence profondément féminine derrière un étalage de phallocratie décadente. Revoir l’excellent film : Les damnés de Visconti.

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