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Accueil du site > Tribune Libre > Nos premiers ancêtres européens
#56 des Tendances

Nos premiers ancêtres européens

 Il y a un million d'années, des hominidés arpentaient déjà les rivages de la Côte d'Azur. Leurs traces ont été retrouvées au début des années 60 dans la grotte du Vallonnet, à Roquebrune-Cap-Martin, dans les Alpes-Maritimes, ce qui a repoussé de plusieurs centaines de milliers d'années dans le passé la présence humaine sur le territoire national par rapport à ce que l'on estimait alors. Cet article se propose de passer rapidement en revue les circonstances de la découverte de la grotte du Vallonnet, ainsi que les principaux enseignements que l'on a pu tirer des fouilles entreprises sur ce site paléolithique depuis plus d'un demi-siècle.

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 « Nous vivons sur une île de placide ignorance, au sein des noirs océans de l'infini, et nous n'avons pas été destinés à de longs voyages. Les sciences, dont chacune tend dans une direction particulière, ne nous ont pas fait trop de mal jusqu'à présent ; mais un jour viendra où la synthèse de ces connaissances dissociées nous ouvrira des perspectives terrifiantes sur la réalité et la place effroyable que nous y occupons : alors cette révélation nous rendra fous, à moins que nous ne fuyions cette clarté funeste pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d'un nouvel âge de ténèbres. »

H. P. Lovecraft, L'Appel de Cthulhu

 

« Si nous savions ce que nous sommes en réalité, nous agirions comme Sir Arthur Jermyn qui, un soir, après s'être arrosé de pétrole, mit le feu à ses vêtements. »

H. P. Lovecraft, Arthur Jermyn

 

Je discutais l'autre jour avec un vieil ami philosophe.

« La France a tort, lui dis-je, de s'être fait voler son héritage ancestral par la tradition gréco-latine. Il semble que toute notre civilisation vienne de Rome. Or c'est faux, nous devons presque tout aux Gaulois, et personne ne le dit jamais. Nous devons promouvoir davantage l'héritage de nos ancêtres. Laisse-moi te détailler leurs apports incomparables dans le domaine des sciences, de la culture, de la religion... »

Mon ami garda le silence un moment, l'air lassé, puis il me dit :

« Tu veux parler de tes ancêtres, dont tu es fier à juste titre. Laisse-moi d'abord te raconter une petite histoire. C'est une histoire vraie.

 

« Il y a de nombreuses années, je vivais dans une petite ville de la Côte d'Azur, Roquebrune-Cap-Martin, entre Menton et Monaco. C'est une ville qui n'a pas laissé une grande trace dans les livres d'histoire, mais qui est malgré tout remarquable à plusieurs titres. André Gide et André Malraux la fréquentaient dans les années vingt et trente. Il y a, à côté de la mairie et de l'Église, un remarquable vestige antique du Ier siècle av. J.-C., le tombeau de Lumone, fort bien conservé. Ce n'est pas un monument gaulois, mais romain, mais je pense que tu l'apprécierais malgré tout. Mais ce n'est pas là où je veux en venir. À la sortie du vieux village, il y a aussi l'olivier millénaire, qui a en fait bien plus de mille ans : deux mille, et peut-être même davantage d'après les spécialistes. C'est bien entendu le plus vieil arbre de France. Il faut se dire, en passant devant cet arbre, qu'il a vu la chute de l'Empire romain, qu'il était là lorsque saint Augustin rédigeait La Cité de Dieu de l'autre côté de la Méditerranée, qu'il a vu le sacre de Charlemagne, le bûcher de Jeanne d'Arc, la Révolution.

 

 

Je faisais souvent des promenades au vieux village à l'époque, seul, ruminant mes pensées, comme Kant dans les rues de Königsberg.

« Quelques centaines de mètres plus bas, il y a une grotte qui date du Paléolithique, la grotte du Vallonnet. C'est là que l'on a retrouvé les plus anciens vestiges humains sur le sol français, datant d'environ un million d'années. Les habitants de Roquebrune côtoient donc, à quelques dizaines de mètres de distance, à la fois le plus vieil être vivant d'Europe et les premières traces de présence humaine sur le sol français. Ce n'est pas mal, quoi qu'on en dise.

« La grotte du Vallonnet a été découverte en 1958 par une petite fille de huit ans, Marianne Van Klaveren. Elle y ramassait des morceaux de calcite et des os fossilisés, qu'elle montra à un employé du casino de Monte-Carlo, préhistorien amateur. Il s'avéra rapidement que le site avait de l'intérêt, et des fouilles systématiques furent entreprises à partir de 1962 sous la direction d'Henry de Lumley. La grotte se compose d'un long couloir de cinq mètres de long, qui débouche sur une salle de quatre mètres de large. Cinq strates de sédiments furent mises au jour, qui ont permis de reconstituer la faune et la flore du Pléistocène inférieur dans cette région. Figure-toi qu'à cette époque, sur la Riviera, on pouvait croiser des ours, des panthères, des guépards, des tigres à dents de sabre, des bisons, des cerfs, des phoques, des tortues, des rhinocéros, des chevaux, des éléphants méridionaux (Mammuthus meridionalis) et divers macaques. Apparemment, l'endroit servait de tanière aux grands carnivores, qui y ramenaient les carcasses d'herbivores dont ils se nourrissaient.

 

 

« On a aussi retrouvé une centaine d'outils très rudimentaires, qui témoignent du passage de nos lointains ancêtres. Je ne suis pas un spécialiste, mais il s'agit, d'après l'ouvrage d'Henry de Lumley, La Grande Histoire des premiers hommes européens, de galets employés comme percuteurs, de galets aménagés, à enlèvements multiples (choppers, chopping tools), d'éclats de nucléus, etc. Certains os, certains bois de chute de cervidés ont également été utilisés comme percuteurs.

« Maintenant, laisse-moi te révéler toute la vérité sur tes ancêtres. Je t'ai dit que la grotte servait de repaire pour les carnivores. Je vais te lire les conclusions d'Henry de Lumley :

« Il y a environ 1 million d'années, les hommes qui fréquentaient occasionnellement la grotte du Vallonnet pour y charogner des carcasses abandonnées de grands carnivores cassaient les os long pour en consommer la moelle.

« Ces premiers hommes, devenus mangeurs de viande, ne suivaient-ils pas, comme l'hyène géante (Pachycrocuta brevirostris), les grands carnivores qui abandonnaient, une fois repus, les carcasses de grands herbivores ? C'était alors une vraie compétition entre l'hyène et l'homme pour charogner.

« Ces hommes, plus charognards que chasseurs, n'ont laissé aucune trace d'aménagement domestique dans la grotte du Vallonnet : ils n'avaient pas encore domestiqué le feu. »

« Les voilà, tes ancêtres : des charognards, les plus vils des animaux, les concurrents de la hyène et du vautour ! »

Je n'entendis pas le reste, car je perdis connaissance, tandis qu'un hurlement de pure horreur s'échappait de ma gorge nouée par le dégoût.

 

 

Références (citations et illustrations)

- Henry de Lumley, La Grande Histoire des premiers hommes européens, Odile Jacob, 2007.

- Hominidés.com : Grotte du Vallonnet

- Wikipédia : Grotte du Vallonnet


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27 réactions à cet article    


  • PascalDemoriane 23 juin 11:21

    @l’auteur

    la dernière phrase
    « Je n’entendis pas le reste, car je perdis connaissance, tandis qu’un hurlement de pure horreur s’échappait de ma gorge nouée par le dégoût. »

    n’est-elle pas, de mémoire, également empruntée à Lovecraft ?

    C’est curieux que vous la fassiez vôtre car je n’arrive pas à éprouver du dégoût à l’idée que l’humain soit un charognard parmi d’autre et je me suis toujours demandé qu’est-ce qui avait pu traumatiser Lovecarft au point de déployer en lui et dans son oeuvre un univers mental aussi complaisement angoissant.


    • sylvain sylvain 23 juin 11:46

      @PascalDemoriane
      C’est curieux que vous la fassiez vôtre car je n’arrive pas à éprouver du dégoût à l’idée que l’humain soit un charognard parmi d’autre

      Je vois pas non plus, mais la phrase a de la gueule.


    • JPCiron JPCiron 23 juin 13:47

      @PascalDemoriane

      < phrase empruntée > ?

      Est-ce important ?
      Ne régurgitons-nous pas toujours ce que nous avons appris ?
      Avec ou sans guillemets.

      qu’est-ce qui avait pu traumatiser Lovecarft >


      Pourquoi supposer que le bougre ait été traumatisé ?
      C’était un être supérieurement imaginatif, simplement.


    • PascalDemoriane 23 juin 16:45

      @JPCiron
      Est-ce important ? oui. Cette phrase est stylistiquement très typée comme on reconnaît du Chopin dans trois petites mesures extraites. Mystérieux çà !
      Un être supérieurement imaginatif ? oui et alors ? une fois qu’on a dit çà ? on a rien dit de toute la tension pénible de l’œuvre et de la vie ingrate du « bourgre » comme vous dites. Pour moi c’est un drame, pas un spectacle à voir en mangeant des pop corn avant de zapper !

      Par contre savoir que les hominidés s’humanisant furent charognards opportunistes comme nos chiens me rassure !.C’est paisible car on y retrouve là une saine animalité commune.


    • Xenozoid Xenozoid 23 juin 11:45

      je veux préciser une chose,tous les prédateurs sont des charognards,de tout ces prédateurs c’est la hyene et le chien sauvages qui chasse le plus,et ont aussi de meilleurs résultats que les grand félins,85 % de chasse pour les hyenes et les chiens, contre 65% pour les lions,voili voila de plus les canidés sont beaucoup plus actif que les autres, les predateurs sont des oportunistes,les seuls "vrais charognard serait plus des vautours et autres corbeaux...

      il y a aussi un village en ethiopie, qui vit avec les hyenes sauvages 


      • charlyposte charlyposte 23 juin 11:52

        Si la planète pouvait parler smiley


        • JPCiron JPCiron 23 juin 15:29

          @charlyposte

          En fait, elle cause déjà pas mal.
          https://www.hominides.com/html/lieux/grotte-vallonnet.php

          Deux vagues d’hominidés en Europe. La première il y a 1 M années (Vallonnet). On trouve essentiellement des galets taillés. La seconde vers 0,5 M années (Tautavel).
          En Asie, on trouve des galets taillés de + de 1,5 M d’années.


        • charlyposte charlyposte 23 juin 15:53

          @JPCiron
          Quand je dis : si la planète pouvait parler c’est justement pour nous raconter toutes ses migrations en aller retour d’un lieu à un autre depuis tellement longtemps.... on peut dire : une sacrée belle aventure humaine via ses temps anciens smiley


        • PascalDemoriane 23 juin 17:00

          @charlyposte & JPCiron
          Oui la planète parle via l’archéo-anthropologie sérieuse, pluridisciplinaire, collective. Et puis il y a les imposteurs réputés : revenant à l’instant même d’une course j’écoutais France TurCul en voiture, interview de l’inénarrable Yves Coppens qui ne raconte que des conneries aussi grasse que sa suffisance grassouillette.
          C’est un domaine de connaissance où il faut se méfier des simplismes et des anachronismes ! Rester très critique et rigoureux.


        • eau-mission eau-mission 23 juin 12:08

          Quel cachottier, ce Lumley ! Je croyais que le plus vieil habitat trouvé en France était la Caune de l’Arago.

          Au cinéma, un film s’inspire de l’accident d’avion dans les Andes où des rugbymen mangent les cadavres de leurs potes morts. C’est Grave ?


          • JPCiron JPCiron 23 juin 15:45

            @eau-mission

            En fait, Lumley a supervisé pas mal de travaux, dont Vallonnet et Tautavel.
            https://www.hominides.com/html/biographies/henry-de-lumley.php

            Pour le cannibalisme « moderne » de nos peuples premiers, il s’agit souvent d’un rituel (qui assure le maintien des liens post-mortem) qu’un souci alimentaire.


          • Pauline pas Bismutée 23 juin 16:38

            @eau-mission

            Pas vu le film mais lu un bouquin avec leurs témoignages.
            Vraiment intéressant (pour une végétarienne !) car il y avait je crois deux formes de cannibalisme « rituels » historiquement (un pour complètement assimiler l’ennemi, le faire disparaître, prendre sa force, et l’autre pour « garder » ses ancêtres, les joindre « chair dans chair »).
            Le cannibalisme de survie étant évidemment exceptionnel et un tabou presque insurmontable, ils y ont joint des « rituels » (parties « comestibles », ordre des « mangés », autorisation des mourants a être « consommés » plus tard, etc...)
            On se demande ce que les survivants ont gardé de tout ca, tant d’années plus tard...


          • PascalDemoriane 23 juin 17:03

            @eau-mission
            Hors sujet ! Rien à voir avec l’opportunisme alimentaire.


          • eau-mission eau-mission 23 juin 18:16

            @Pauline pas Bismutée

            Bon, je me suis permis un post « nostalgie », moi pauvre fourmi obligée de grimper sur le mollet de @Laconique pour le mordre et essayer ainsi d’exister.
            J’ai beaucoup aimé lire Lovecraft. Ma foi, s’il pousse un cri d’effroi, c’est juste pour prendre ses distances avec ce passé qui resurgit.
            A propos de passé, je conseille la visite de la Caune de l’Arago (le jour du patrimoine par exemple) pour percevoir la profondeur historique de l’humanité. Jamais vu autant de couches parler en même temps.

            Quand on sait comme les mœurs évoluent sur une vie d’homme, on perd de suite l’image d’Epinal de la brute trainant sa femme par les cheveux.

            Je voulais aussi parler sans le dire de ma fille, dire aux croulants que nous sommes que le thème de l’article interroge la jeunesse.

            Nous qui n’avons pas oublié l’épisode Vache Folle. J’avais retenu l’hypothèse « assimiler son ennemi » ; que cherchaient-ils dans le cerveau de l’ennemi sinon son savoir ? Ils ne savaient pas que le prion les guettait.

            J’ai rencontré sur academia un gars qui aime aussi les liens entre ce qu’on peut imaginer des mœurs passé et nos comportements actuels. J’aime bien son idée qu’à un moment, le mâle a choisi d’effacer un passé où il était peu de choses en réécrivant les mythes. Si vous n’avez pas le temps de lire, il y a pas mal de rapprochements de photos parlants.


          • Pauline pas Bismutée 23 juin 23:48

            @eau-mission

            Merci pour le lien, pas tout lu (de l’article), mais c’est une mine, ce site !


          • eau-mission eau-mission 24 juin 09:45

            @Pauline pas Bismutée

            A tes horaires, je dirais que tu es restée proche des rives de la Birmanie. Au jeu du dragueur rêveur, je ne risque hélas pas grand’chose. Si un pot te tente : à Boukhara. Nous demanderons aux mannes d’Avicenne comment soigner la covidiotie.

            Promis, je ne te parlerai plus de ma fille, ni véganisme. NZ jusqu’à épuisement du sujet, si tu veux.

            J.Santilli nous accompagnera. J’ai causé avec lui sur le site cul-pincé academia, on s’est fait virer par la donzelle qui nous avait invités à commenter ses thèses.

            Les intellos ont l’art de séparer la culture de la réalité. Cf notre hébergeur actuel, réfugié à cette heure en symbolie profonde.

            Donc, Jean fait remarquer que le basculement vers le patriarcat se trahit, sur les sculptures, par le voilement des femmes et l’impudeur (rarement triomphante tout de même) côté hommes.

            Travelling vers Avox. Nous n’avons pas éteint le départ de feu entre la harpie et l’égérie (il suffit de me lire un tout petit peu pour savoir qui sous ma plume est l’égérie). De forts doutes subsistent sur l’animateur de la harpie, sur son sexe en particulier. Quoi qu’il en soit, j’aime pas son genre.

            Retour en Platonistie. J’appellerais bien Egerie le monde pré-patriarcat (soyons honnête, c’est une idée qui flotte dans mes limbes profonds). En tous cas pas matriarcat, ce mot incitant à bêtement transposer les rôles. En Egerie, aucun voile nécessaire (sauf par hygiène) sur l’Origine du monde. On peut imaginer les chamailleries entre femmes, mais aucun homme ne se hasarderait à pisser dans le puits sacré qui démontrait au groupe que la Vie est mystère accessible à qui la vénère.

            Socrate était un gentil garçon et Lysistrata une mégère, pourquoi pas. A moins que Lysistrata n’ait revendiqué son droit à être la Vie, donc refusé à Socrate l’exclusivité. A moins que Lysistrata n’ait présenté une particularité anatomique qui justifie Alcibiade le tentateur : et pourquoi pas un homme ?

            Bonsoir l’Asie


          • Pauline pas Bismutée 24 juin 10:55

            @eau-mission

            Ne vous fiez pas à mes horaires, j’ai des heures indues, sinon hindoues.

            Sous les couvertures quand le thermomètre descend en dessous de 30, l’humidité et la chaleur maintenant peuvent quand même me drainer (pas de clim), cycle éveil/sommeil aléatoire.

            Pas vraiment accès aux bouquins, surtout en français, et depuis longtemps, donc je suis un peu lente à lire (sic)…..’matriarcat/patriarcat’……changement de paradigme(s) quand on a compris que les hommes ensemençaient le ventre des femmes ? ce qui se passe en ce moment risque de rebattre toutes les cartes… « may you live in interesting times » !!!

            En tous cas merci pour le tutoiement (sérieusement). Ici je tutoie ceux/celles dont je me sens proche et vouvoie par respect, ou pour tenir à distance. Les intéressés  (dont vous) feront la différence (ou pas !).

            Vous pouvez me parler de votre fille et du véganisme autant que vous voulez, mais pour la NZ, on va attendre un moment…., long.

            Et j’ai mes doutes aussi (si on parle de la même..chose)

            Ah, Boukhara……j’aimerais bien…l’architecture semble très proche de celle de l’Iran, qui est magnifique…il faut avoir bu du thé à Ispahan (« Ispahan, la moitié du monde ») sur l’immense place..et visité les mosquées…(et Khajoo bridge, et Chahar Bagh…) bon,  je m’égare…

            Je m’arrête la, mes heures « Hindues » (je mélange exprès)


          • eau-mission eau-mission 25 juin 08:49

            @Pauline pas Bismutée

            Faut pas m’en vouloir, un petit gars peu sorti de France ne lit pas toujours bien la mémoire akashique. En fouillant dans la mémoire d’Avox, on retrouverait un post qui a fait sourire mon fils le rugbyman, où nous causions Haka (chic et pas choc).

            Ce petit gars respecte le personnage @Pauline et celle qui l’anime ; il n’est irrespectueux qu’avec les dissociés.

            Remarquez que Santilli et moi, dans nos quelques échanges, nous vouvoyons. Mais j’emploie mon nom avec lui. Entre pseudos l’imaginaire a la bride plus lâche.

            Vous l’avez donc un peu lu. Votre hypothèse sur le basculement egériat/patriarcat est intéressante. On peut aussi chercher l’origine du monde (du patriarcat) du côté de la première prostituée. Ou remonter au premier Socrate qui ne remit pas Alcibiade en place.

            La belle saison est brève à Boukhara. Eviterons-nous l’hiver ?


          • eau-mission eau-mission 25 juin 12:02

            @eau-mission

            L’important bien sûr n’est pas de savoir quand les conventions ont basculé, mais pourquoi.

            L’expression « premier métier du monde » m’a inspiré une des hypothèses pour l’évènement déclencheur du basculement. Qu’aurait découvert cette femme (ou son mac) qui lui permette d’abandonner son statut de déesse sans craindre pour la Vie ?
            Je remarque avec agacement que les scientifiques nous servent jusqu’à l’écœurement que si mâle récemment arrivé au statut de dominant tue la progéniture du précédent, c’est pour promouvoir les gènes qu’il porte.

            Comme s’il fallait situer la conscience dans le gène.

            Il paraît qu’on doit à la sensibilité d’une amante (courtisane ?) la découverte de l’acupuncture. Oui, ma recherche est intéressée ...


          •  C BARRATIER C BARRATIER 23 juin 19:41

            Votre huamnoide n’était pa très évolué, NéaderthaL n’était il pas plus ancien encore, et aussi évolué que les homo sapiens., Très intelligent Néanderthal !


            • Jetokex Jetokex 23 juin 20:30

              Celui ci : https://fr.wikipedia.org/wiki/Otton_Ier_(empereur_du_Saint-Empire)

              Est a mon avis le premier projer « pan-européen ».


              • Jean Keim Jean Keim 24 juin 08:43

                Il ne faut pas confondre la forme et le fond.

                Pour la forme, un singe et un humain suggèrent que pour leur apparence ils ont emprunté en quelque sorte un même moule, la ‘nature’ est économe dans ses dépenses, il y a d’autres exemples comme le requin et le dauphin qui se ressemblent et pourtant ils n’ont aucun point commun sinon celui de vivre dans un même milieu.

                Quand au fond, c’est une autre histoire qui se décline en une myriade de versions, à chacune sa genèse qui vient se loger dans une cosmogonie, pour la majorité des êtres humains leurs croyances viennent de leur milieu culturel, il est possible qu’à l’origine de chaque système il y eut une authentique révélation, mais une fois sa source disparue, les suiveurs l’ont arrangée suivant leur entendement et surtout leur convenance, il y a un exemple fameux, d’un simple ‘aimez vous les uns les autre’ les hommes en ont fait le Vatican.


                • L'apostilleur L’apostilleur 24 juin 10:52

                  @ l’auteur 

                  « ...La France a tort, lui dis-je, de s’être fait voler son héritage ancestral par la tradition gréco-latine.. »

                  Vous nous expliquerez une prochaine fois ?


                  • Emile Mourey Emile Mourey 24 juin 12:30

                    @ JPCiron

                    Excellent article et article de vérité. De toute évidence, nous sommes dans un processus d’évolution mais aussi de révolutions qui, en ce qui concerne notre hexagone gaulois, nous viennent de l’extérieur et dont nous ne voyons pas très bien la finalité... Question à poser à Hubert Reeves.


                    • JPCiron JPCiron 24 juin 18:06

                      @Emile Mourey

                      Bonjour Emile,
                      C’est toujours avec plaisir que je vous lis
                      Oui, le futur, comme le passé, est souvent masqué par horizon brumeux.
                      En tout cas, l’important est d’essayer d’apporter son galet à l’édifice. C’est pourquoi j’aime bien revenir de temps en temps sur vos Articles, construits et articulés.
                      Il est important, comme vous l’avez fait, de ’’secouer le cocotier’’ même s’il ne livre pas tout de suite ses fruits....
                      Amicalement


                    • Rinbeau Rinbeau 25 juin 10:24

                      « Les voilà, tes ancêtres : des charognards, les plus vils des animaux, les concurrents de la hyène et du vautour ! »


                      Il n’y a pas de sot métiers !


                      • Rinbeau Rinbeau 25 juin 10:34

                        Il y a quarante mille ans coexistaient plusieurs espèces susceptibles de se croiser sexuellement ! Si à toutes les époques il en a toujours été ainsi, le fait que de nos jours nous soyons une même espèce, même nombreuse n’est t-il pas le signe de notre disparition en cours.. ?

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