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Accueil du site > Tribune Libre > ‌Notre-Dame-des-Landes : Le grand perdant, c’est le peuple (...)

‌Notre-Dame-des-Landes : Le grand perdant, c’est le peuple !

Avec la décision d'abandonner le projet de Notre-Dame-des-Landes, on vient d'apprendre qu'un groupe de pression de quelques centaines d'individus pouvait imposer sa loi dans un pays de 67 millions d'habitants. Peu importe les arguments des uns et des autres, le fait est là. 

Présenté comme un combat populaire et de gauche, cette décision qui va dans son sens en réalité s'inscrit dans l'ordre d'un renoncement qui est celui de l'Etat de droit, de la démocratie, et met donc à mal le peuple. La démocratie rappelons-le signifie, le pouvoir au peuple, c'est-à-dire que la liberté pour le peuple, c'est lorsqu'il s'érige en corps politique souverain, la seule source du pouvoir politique. Il est même écrit dans notre Constitution, qu'aucune partie du peuple ne peut s'y substituer. Reconnaitre ainsi à un groupe quelconque ce pouvoir, c'est bafouer le peuple et notre Constitution, c'est organiser le désordre. D'autant plus, que cela ne manquera pas de faire jurisprudence en créant des vocations. 

Le gouvernement qui vient de prendre cette décision et est censé faire respecter le droit, n'est qu'une partie de cet Etat de droit qui est le notre, car il est aussi formé du Parlement qui fait la loi, et de la justice qui veille à son respect. C'est tout cela qui vient d'être balayé, un projet porté par l'Etat à la demande d'une région à propos duquel un référendum populaire y a été très majoritairement favorable, et toutes les décisions de justice aussi, malgré mille recours. 

L'Etat est l'expression de la nation, de l'intérêt général qui n'a rien à voir avec les groupes de pression divers qui ont parfaitement le droit de manifester, mais certainement pas d'être laissés libre d'agir à leur guise y compris en ayant recours à la violence, pour contrecarrer des projets collectifs qui concernent l'ensemble des citoyens, a fortiori s'ils sont consultés. On entendait sur France info juste avant la décision, un certain José Bové expliquer que, si on maintenait le projet on prenait le risque qu'il y ait des morts, montrant très bien comment opèrent ces groupes de pression en prenant en otage par la violence les populations et nos institutions. Mais ils ne le peuvent que grâce à un Etat qui ne cesse de renoncer à jouer réellement son rôle, sauf contre les travailleurs, qui, lorsqu'ils manifestent pacifiquement sont méprisés, poussant d'une certaine façon ces manifestants pacifiques a utiliser la violence pour se faire entendre. Est-on prêt du côté du gouvernement à laisser passer ce genre de choses, pour faire passer par ailleurs une politique ultralibérale commandée par le marché et le Medef ?

C'est un tournant dans l'histoire du droit, des institutions démocratiques, dans le prolongement du Non au référendum de mai 2005 sur le Traité constitutionnel européen, en faisant après, avec le Traité de Lisbonnes adopté par le Parlement réuni en congrès, rentrer par la fenêtre ce que le peuple avait fait sortir par la porte. La démocratie est en chute libre comme système crédible auprès de bien des citoyens dont les taux d'abstention élevés aux élections en sont le reflet, des votes qui se font de plus en plus par défaut, avec une crise profonde de la représentation politique. C'est dans ce constat que l'extrême droite puisse dangereusement sa force, la justification du projet d'un régime autoritaire dont elle rêve.

C'est un déni de démocratie qui appelle à ne plus rien respecter, et il en existe des groupes, y compris simplement de marginaux dans leur bulle qui sont près à passer à l'action violente, comme les défenseurs des animaux et autre groupes anti-avortement. La règle de droit, est abstraite et générale, elle s'applique à tous indifféremment, elle est obligatoire et sanctionnée, car sans le moyen de faire respecter la loi, nombreux seraient ceux qui ne la respecteraient pas et pour lesquels l'Etat c'est l'ennemi, et nous ne ferions vite plus société. 
Depuis les premiers "faucheurs volontaires" anti-OGM, qui ont été jusqu'à détruire des champs d'OGM de l'INRA utile à la recherche médicale, jamais sérieusement condamnés, des militants de Greenpeace investissant des centrales nucléaires illégalement quitte à créer des risques que personne ne mesure vraiment s'ils n'avaient pas été empêchés d'atteindre des organes essentiels de celles-ci, jusqu'à NDDL, on a laissé des groupuscules imposer leurs règles contre l'Etat de droit, contre la loi commune et l'intérêt général et ce, depuis un bon moment. C'est un passeport donné avec ce signe à tous les groupes de pression aux intérêts divers, y compris communautaristes, qui font des procès permanent à l'Etat, ici comme jamais affaibli, pour tenter d'imposer des divisions sociales sur le fondement d'un droit à la différence se traduisant par une différence des droits, chacun ne se référant qu'à sa culture d'origine ou à sa religion et plus à la règle commune.

Dans un contexte de crise des repères, nous avons besoin de confiance dans la capacité de l'Etat a représenter des valeurs communes claires, des institutions respectées, une cohésion sociale qu'il garantisse, déjà largement en risque de voler en éclats. Ceux qui viennent de prendre cette décision ne peuvent plus incarner l'Etat, représenter le peuple. En toute bonne logique, il devrait être démis, ce qui n'arrivera malheureusement pas. Mais attention, la surenchère de violence est au rendez-vous de cette démission, et demain, il risque bien d'y avoir des morts, parce que cela va donner des ailles aux plus radicaux de tous bords, à tous les intérêts privés, qui vont y voir l'opportunité d'agir et d'imposer leurs vues, avec combien de fractures. Par delà l'imposture d'un Président qui a fait sa campagne sur l'engagement de faire cet aéroport, c'est l'encouragement à une remise en cause de l'Etat et de son rôle qui risque d'être payé très cher. Mais le plus grand perdant dans tout cela, sera encore comme toujours, le peuple, dont les intérêts sont ailleurs. C'est sans doute à lui que revient de prendre l'initiative, comme en d'autres circonstances historiques, pour imposer par son nombre un sens commun aux choses, seul susceptible de garantir la liberté au sens de l'Etat de droit, en dehors de quoi l'avenir nous promet d'être bien sombre. 

Guylain Chevrier


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135 réactions à cet article    


  • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 09:21

    @ l’auteur

    bel étalage de mauvaise foi.
     smiley

    • covadonga*722 covadonga*722 18 janvier 11:59

      @olivier cabanel
      tiens le vieillard sectaire qui interdit les contradicteurs sous ses textes et vient faire la démonstration de sa fatuité sous ceux des autres.

      Puisque vous vous intéressez a l’écologie mr Cabanel vous devriez vous intéresser a votre cas , vous êtes quand même la rare démonstration que l’on peu entrer en putréfaction de son vivant . 

    • baldis30 18 janvier 12:09

      @olivier cabanel

      « bel étalage de mauvaise foi. »

       et lorsque c’est vous qui de dites on a vraiment matière à réflexion !


    • Alren Alren 18 janvier 16:18

      @olivier cabanel

      "un groupe de pression de quelques centaines d’individus pouvait imposer sa loi dans un pays de 67 millions d’habitants."

      Si c’est cette phrase que vous dénonçait comme un étalage de la mauvaise foi de l’auteur, je suis bien d’accord avec vous : jamais les 67 millions d’habitants du pays n’ont soutenu mordicus la construction d’un aéroport en zone humide, de coût, avec dépassement prévisible, de plus d’un milliard d’euros avec absence, également prévisible de rentabilité, surtout si la piste de Nantes est maintenue pour conserver les ateliers d’Airbus ... et donc son trafic actuel !

      Auraient voté « non » ceux qui comprennent que le financement serait fait au final avec l’argent des impôts, argent qui serait bien plus utile pour d’autres dépenses cruciales : hôpitaux, universités etc.

      Et tout ça pour une poignée de privilégiés aisés qui voyagent en avion, ce polluant mode de déplacement.

      En revanche si l’auteur a voulu parler des quelques dizaines d’ultra-riches et de hauts fonctionnaires qui dirigent la France contre les intérêts des Français, alors il a raison !


    • Christ Roi Christ Roi 18 janvier 19:36

      Salauds de pauvres smiley


    • olivier cabanel olivier cabanel 18 janvier 22:17

      @covadonga*722
      je n’interdis pas les contradicteurs, je n’accepte pas les injures, rien de plus... restez dans votre monde, je préfère le mien... smiley


    • Le421 Le421 19 janvier 10:15

      @olivier cabanel
      Si on demandait aussi à des gens concernés directement ?
      https://www.bastamag.net/Notre-Dame-des-Landes-un-pilote


    • baldis30 19 janvier 10:47

      @olivier cabanel

      on-a-gagné, on-a-gagné, on-a-gagné, on-a-gagné,

      Ainsi s’exprime le chœur des supporters du PSG ... une référence intellectuelle de bonne foi ! -:p


    • Clocel Clocel 18 janvier 09:32

      Bel exercice de crapulerie intellectuelle...

      C’est quoi le problème ? Le scénario inversé ?

      Un peu de patience, le dossier fournira encore de quoi nourrir vos passions tristes...


      • doctorix doctorix 18 janvier 22:30

        @Clocel
        Quand on sait que 78% des Français sont heureux de cette décision, on a l’impression que l’auteur n’aime pas la démocratie.

        Il faut le souligner, c’est la première décision de Macron qui ne soit pas contraire à l’intérêt du peuple, il faut le souligner.
        Rien d’étonnant donc pour qu’il la considère comme un echec, puisque sa vocation est de nous déplaire pour notre bien, dit-il.
        Le renoncement à cette construction n’a pu intervenir que parce qu’il n’était pas inclus dans les GOPE. Sinon, il suit le programme des commissaires non élus de Bruxelles à la lettre, comme prévu.

      • Attila Attila 19 janvier 11:08

        @doctorix
        «  Le renoncement à cette construction n’a pu intervenir que parce qu’il n’était pas inclus dans les GOPE »
        Exact. Le 80 km/h sur les routes c’est pareil. Alors, ceux qui sont contre vous savez ce qu’il vous reste à faire au lieu de blablater derrière un clavier.

        .


      • Diogène diogène 18 janvier 09:33

        L’auteur écrit :

        « Cette décision .../… s’inscrit dans l’ordre d’un renoncement qui est celui de l’Etat de droit, de la démocratie, et met donc à mal le peuple. »

        Traduction :

        « L’organisation d’une consultation biaisée par un état qui ne représente que les intérêts des privilégiés n’a pas suffi à imposer la réalisation d’une usine à gaz devenue obsolète avant d’exister »

        En obstétrique, ça s’appelle une fausse-couche.


        • Fergus Fergus 18 janvier 09:36

          Bonjour, Guylain

          Bien que n’étant pas concerné par l’aéroport de NDDL, j’approuve la tonalité de votre article concernant NDDL versus démocratie.

          Il est d’ailleurs amusant de constater qu’une bonne partie de ceux qui se félicitent de l’abandon du projet NDDL, malgré une consultation favorable des habitants de Loire-Atlantique, sont les mêmes que ceux qui hurlaient à la trahison (de manière tout à fait justifiée) lorsque Sarkozy a bafoué le résultat du référendum de 2005 !

          En réalité, il y a beaucoup de gens qui ont voté NON en 2005 et OUI à aéroport en 2016.

          Dès lors, parler de « déni de démocratie » n’est pas infondé de leur part.

          A titre personnel, je considère que la décision d’hier est une belle victoire pour l’environnement, et un désastre pour la démocratie.

          Belle mais ô combien relative, cette victoire pour l’environnement car ce que les zadistes et leurs soutiens se gardent bien de dire, c’est que, chaque année, ce sont entre 40 000 et 80 000 hectares de cultures ou de zones naturelles qui disparaissent sans que quiconque s’en émeuve.

          Depuis le 1er janvier 2018, ce sont même déjà plus de 2 700 hectares verts, soit près de 2 fois la superficie de NDDL qui ont été rayés de la carte de France (donnée évolutive du Planétoscope).


          • Diogène diogène 18 janvier 09:47

            @Fergus

            ce qui est « un désastre pour la démocratie », c’est d’utiliser ce mot et les accessoires qui vont avec pour baptiser des simulacres de consultations. Si on veut donner à un mythe un minimum de crédibilité, la moindre des choses est de ne pas galvauder son image. C’est pour cette raison-là que les grandes religions condamnent les blasphèmes. Leurs prêtres sont conscient des limites de la crédulité.

          • velosolex velosolex 18 janvier 10:46

            @diogène
            Marrant d’oser évoquer la démocratie : Ce référundum est un simulacre de démocratie, et a été sur pièces pour tenter de donner une légitimité et un sens à ce qui en avait aucun. 

            On remarquera aussi que 75% des français étaient hostiles à ce projet funeste. C’est cela la minorité ?
            Tout cela me fait doucement rigoler. Le courage en l’occurrence c’était de renoncer au pire. On se surprend à espérer enfin . 

          • velosolex velosolex 18 janvier 11:32

            @Fergus
            C’est bien, ni pour ni contre Vous retombez toujours sur vos ailes. Une forme de Stoïcisme que doit bien apprécier notre auteur spécialiste, soi disant de l’histoire grecque. Va t’il boire la ciguë comme Socrate ?...

            On est jamais si bien servi que par ses maîtres et les sophismes qui émaillent son discours,sont légions. Romaines. Voir de compagnies de CRS
            Mais vous avez beau faire des efforts, on sent le manche à balai biaisé. Bref, le dépit. L’altimètre à zéro !
            Quand même, cool, ne vous faites pas trop de souci pour la démocratie, celle ci justement s’en sort bien, car cette pantonyme n’avait rien à voir avec sa convocation quasi militaire. Comme vous savez le découpage électoral avait été fait sur mesure pour qu’il corresponde au souhait. Cela tenait donc de la magouille et du découpage charcutier le plus infâme.s
            Pour finir, on n’arrive pas vraiment à vous suivre....Si vous déplorez comme beaucoup que tant de bonnes terres disparaissent sous le béton, argument habituel que vous sortez immanquablement, celui ci est franchement utilisée à contre emploi, pour la simple raison arithmétique que 2000 hectares de terres sacrifiées s’ajouteraient immanquablement au 80000 hectares bétonnés. Ca, un enfant de cours élémentaire est capable de le comprendre. Je vous laisse calculer le pourcentage de camembert gagné. Sans être spécialiste de l’histoire grec. Socrate s’en prit avec raison aux démagogues, qui mettaient en jeu la raison de la cité. II avait bien raison. Cet homme a volé avant les autres à de grandes hauteurs, s’en s’en prendre à la nature. 

          • Fergus Fergus 18 janvier 12:02

            Bonjour, velosolex

            Précisément, parlons-en du référendum : à titre personnel, j’aurais préféré qu’il soit organisé sur la Loire-Atlantique et les départements limitrophes. Je n’en pense pas moins que cette consultation était parfaitement légitime.

            A cet égard, je vous fais humblement remarquer que les opposants à NDDL l’ont admis tacitement en n’appelant à aucun moment à le boycotter, persuadés qu’ils étaient que le NON l’importerait !!! smiley

            « la simple raison arithmétique que 2000 hectares de terres sacrifiées s’ajouteraient immanquablement au 80000 hectares bétonnés. Ca, un enfant de cours élémentaire est capable de le comprendre. »

            Ce qu’un élève de cours élémentaire est surtout en mesure de comprendre, c’est que les 2 000 hectares en question s’ajoutent à 80 000 uniquement l’année de la construction ! Autrement dit en 10 ans ces 2 000 hectares sont à rapporter à 800 000 hectares, et en 20 ans à 1,6 million d’hectares, etc. J’ai toujours été mauvais en algèbre, mais bon en arithmétique ! smiley


          • velosolex velosolex 18 janvier 12:27

            @Fergus
            Non, pas un référendum...Une consultation...Désolez de vous reprendre, mais le propre du sophisme est de dérouler une logique sur une hypothèse fausse. 

            Vous avez beau mettre des smiley, le sens n’y gagne en rien. C’est comme un bras d’honneur. Heureusement pas aux victimes. Il n’y en aura pas. Peut être à Retailleau qui hurle au fond des bois comme si on lui avait écrasé malencontreusement les joyeuses. J’allais dire les ailes !

            Je persiste et signe. Les deux hectares que Vinci aurait confisqué se serait bien ajoutée à la somme globale spoliée, et ne l’aurait en rien diminuée....
            .La matière grasse du fromage vinci restant constante en sophismes. Ceux ci sont parfois redoutables. En prenant appui sur le paradoxe de Zénon, on pourrait prétendre qu’aucun avion parti de Paris ne peut arriver à NDDL
            En effet, il lui faudra toujours faire la moitié du trajet, avant d’envisager de faire l’autre. Et ainsi de suite, orienté vers le but. Mais puisqu’une distance est toujours divisible par deux, il n’aura de cesse de rester indéfiniment dans l’espace, s’attaquant à toujours diviser les rondelles de distance par deux, jusqu’à des limites indéfini décimales...
            Les démagogues de Vinci n’ont pas osé le propos. C’était tout juste 
            Paradoxe de la flèche de xenon :
            « Le temps se décompose en instants, qui sont indivisibles. Une flèche est soit en mouvement soit au repos. Une flèche ne peut être en mouvement, car pour qu’elle le soit, il faudrait qu’elle se situe à une position donnée au début d’un instant, puis à une autre à la fin du même instant. Ce qui revient à dire que les instants sont divisibles, ce qui est contradictoire. La flèche n’est donc jamais en mouvement. Imaginons une flèche en vol. À chaque instant, la flèche se trouve à une position précise. Dans cet instant, la flèche n’a pas le temps de se déplacer elle reste immobile. Aux instants suivants, elle va rester immobile pour la même raison. Si le temps est une succession d’instants et que chaque instant est un moment où le temps est arrêté, le temps ne s’écoule donc pas. La flèche est donc toujours immobile à chaque instant et ne peut pas se déplacer. Considérant le temps comme une suite d’instants successifs, le mouvement est impossible. »

          • Fergus Fergus 18 janvier 13:17

            @ vélosolex

            Les deux smileys ci-dessus s’adressent :

            - Le premier, aux opposants locaux de NDDL qui, je l’ai constaté personnellement à Nantes, rigolaient de ce référendum (je maintiens le terme parce que c’est de facto de cela qu’il s’est agi) tant ils croyaient dur comme fer que les habitants de Loire-Atlantique allaient torpiller le projet. C’en était même ahurissant d’aveuglement !

            - Le second, à moi-même ou plutôt au souvenir de mes années d’école, ayant effectivement été un cancre en maths, mais pas en arithmétique. (cf. De l’influence des pets sur l’enseignement des mathématiques)



          • Fergus Fergus 18 janvier 13:22

            Quant à une polémique sémantique sur référendum vs consultation, elle n’a pas lieu d’être, le mot référendum n’ayant été banni de la communication officielle qu’en raison du fait que ce type de consultation locale n’existe pas dans le droit français.

            Mais en pratique, c’est évidemment la même chose, et les autorités l’ont organisée dans les conditions strictes d’un scrutin parfaitement officiel.

            User de cet argument est donc spécieux et même parfaitement hypocrite.


          • velosolex velosolex 18 janvier 13:51

            @Fergus
            Autre sophisme courant ; au sujet de vos charlots ; Partir d’un cas particulier pour en faire une généralité. 

            La cécité d’un ne fait pas office d’aveuglement général. La preuve par les faits. 
            Il s’agissait bien d’une consultation. Rien ne sert de nier l’indéniable. Les enfants sont soumis à cette difficulté dans leur évolution. Se soumettre à la loi du monde, et non croire que leur décret opiniâtre, basé sur le stade anal et la rétention tétu, font loi. . 

          • Fergus Fergus 18 janvier 17:31

            @ velosolex

            « non croire que leur décret opiniâtre, basé sur le stade anal et la rétention tétu, font loi. »

            Marrante, cette affirmation ! Citez moi ne serait-ce qu’un élément de droit dans l’action des opposants à NDDL. Un seul !!!

            A l"évidence, ce que vous reprochez à ceux qui n’ont pas l’ heur de penser comme vous relève de l’effet miroir !

            J’en ris d’autant plus que je n’en ai jamais rien eu à faire, de cet aéroport. En revanche, je suis attaché au droit, d’où mes interventions sur ce sujet.


          • velosolex velosolex 18 janvier 20:00

            @Fergus
            Je sens malgré tout que vous riez à la façon de Retailleau. 


          • Fergus Fergus 18 janvier 20:40

            @ velosolex

            Non, vous vous trompez. Je n’ai d’ailleurs pris l’avion qu’une fois à Nantes (pour aller à Barcelone)contre une vingtaine à Paris. Et l’on annonce de nouvelles dessertes au départ de Rennes.

            Je n’ai donc strictement aucun intérêt personnel dans cette affaire. Mais j’avoue être très agacé par le déni de droit et de démocratie qui s’est exprimé dans la piteuse volte-face de Macron.


          • velosolex velosolex 18 janvier 22:46

            @Fergus

            Déni de droit et de démocratie...Les grands mots.. . Je crois que vous inversez. C’était justement un déni de démocratie ce projet. Les p’tites bêtes en tout cas sont contentes. Quoique si naïves. Elle ne savent pas qu’elles ont échappé à une Guerlédan puissance 100 !

            Quelle idée de vous en prendre à ce Macron. Il est bien jeune. Il a même pas eu le temps de faire volte face sur la piste. On lui a foutu sous les pieds, avant même qu’il fasse chauffer les moteurs. Son grand mérite en tant qu’héritier, c’est d’avoir refusé cet héritage pourri...
            Bon ça ne fait rien, vous êtes comme vous dites à moitié déçu à moitié content !

             Mon père était breton ma mère était normande. Une commerçante....Quand il a été malade, avec la procuration, elle votait un bulletin à gauche, un bulletin à droite ; « Jamais décu, comme ça », me disait elle. 
            Quand même, j’aurais voulu qu’elle soit plus contente. 
            A la fin de sa vie, elle lisait le canard enchaîne. Je crois que c’était à cause de moi. 
            La dedans, je vous apprend rien, beaucoup d’affaires comme celles ci. Tout à coup elle a réalisé toute cette vilenie, ces maquignons... En tout cas merci à sainte Pénélope, sans qui cette issue n’aurait pas été possible. Qui y a pensé ?...Sans doute son sourcilleux...On devrait rebaptiser NDDL, sainte Pénélope des Landes.

          • velosolex velosolex 18 janvier 22:50

            @velosolex
            Les deux hectares que Vinci aurait confisqué 


            Une coquille malencontreuse. J’avais oublié le « mille », entre « deux » et « hectares ». Une paille.....

          • pemile pemile 18 janvier 23:05

            @Fergus « le déni de droit et de démocratie »

            La démocratie se serait de prendre en compte les 49% d’abstention lors de la consultation, seul 26% des gens concernés ont votés oui.

            Doublon par rapport à l’autre fil, mais je rappelle ici, qu’aujourd’hui, un sondage montre que 78% des français approuvent l’abandon du projet.


          • VINCENT 18 janvier 23:51

            @pemile
            Seulement parce qu’une décision a été prise... ou plutôt un semblant de décision, vu que Collomb repousse déjà la réouverture des routes prévue pour d’ici à demain. Courage, vous avez dit courage ?



          • Fergus Fergus 19 janvier 08:37

            Bonjour, velosolex

            « Déni de démocratie... Les grands mots »

            Manifestement, vous êtes vous-même partie prenante de ce déni.

            Ce matin, Ali Badou recevait sur France-Inter Bruno Latour, philosophe des sciences, qui intervenait pour défendre l’aménagement du territoire. Or, si M. Latour - comme d’autres intellectuels - se félicitait de l’abandon du projet de NDDL, à ses yeux inadapté aux besoins, et témoin d’une approche passéiste, il n’en a pas moins reconnu que de facto il y a eu déni de démocratie. Un déni nécessaire, mais qu’il n’entendait pas pour autant éluder.

            On aimerait que la même honnêteté intellectuelle prévale sur ce site !


          • pemile pemile 19 janvier 09:19

            @Fergus « de facto il y a eu déni de démocratie »

            Le répéter sur tous les fils n’en fera pas une vérité !

            Seul 26% des gens concernés par la consultation ont répondu oui et dès l’abandon annoncé celui ci est approuvé par 78% des français, où est votre déni de démocratie ?


          • velosolex velosolex 19 janvier 10:22

            @Fergus
            Badou ou badoit la belle affaire. Ca ne sert à rien de surligner ce qu’il nous faudrait entendre, comme un instituteur en mission. Et que Latour soit « philosophe » des sciences ou de la boulangerie ne m’impressionne pas plus que le doctorat dont s’habille notre auteur. Ne parlons pas d’inter, et de Demorand au ton et aux manières aussi consternantes que celle d’un adjudant chef, nous disant quand il faut ricaner, opiner, ou nous mettre au garde à vous. 

            Le mot « intellectuel » n’appartient qu’au paysage français. Son emploi a souvent pour fonction la même qu’avaient les titres de noblesse en d’autres temps, et de se prévaloir d’une supériorité de jugement, lié non plus à un titre, mais à un diplôme, afin de confisquer le débat. 
            « Passéiste ?...Vous plaisantez, est ce un mot, monsieur, pour parler de cette construction qui nous ramenait à des lunes en arrière »
            Dommage que ce soit pas du Shakespeare...Il est de bon ton aussi d’émailler son discours de quelque belle citation pour impressionner le pékin.
            Bon, pour faire belles lettres je pourrais vous parler de tant d’autres « intellectuels », pas au garde à vous des élus eux même fascinés par les subventions et les titres, qui refusent de mettre leur costard cravate. Xavier de Beaulieu par exemple, spécialiste de la gestion du territoire, des landes et des champs. Toujours autant mi content, mi déçu ?

          • Fergus Fergus 19 janvier 10:51

            Re-bonjour, pemile

            Puisque vous m’interpellez là dans les mêmes termes que sur l’article de Siatom, je reconduis la même réponse :

            « Votre arithmétique ne tient pas la route ! Ou alors il n’y a plus de démocratie possible et viable si l’on doit systématiquement amalgamer comme vous le faites le camp des battus à celui des abstentionnistes. Avec un tel raisonnement, aussi spécieux qu’absurde, Macron ne représente que 26 % des Français et, faute de légitimité, la France n’est pas gouvernée !!!

            Sur les 78 %, je me suis exprimé ailleurs : ce taux élevé, qui n’a rien de surprenant, est nettement moins significatif du rejet de NDDL que du ras-le-bol des Français confrontés à cet interminable feuilleton et qui saluent la fin de la partie. Ajoutez à cela que les Provençaux, les Savoyards ou les Lorrains se fichent comme d’une guigne de la desserte du grand ouest, comme les Bretons ou les Ligériens se ficheraient probablement d’un problème aéroportuaire à Nice ou Toulouse. »

            Bien sûr qu’il y a eu « déni de démocratie », c’est une évidence que seules les personnes les plus endoctrinées refusent de voir, par pure idéologie.

            Malheureusement, il est des cas où les dénis de démocratie sont rendus nécessaires par les circonstances et les blocages. C’est ce qui s’est passé, et cela me convient plutôt bien pour tourner la page. Mais de grâce cessez de vous voiler la face !


          • pipiou 19 janvier 10:56

            @pemile
            Que l’abandon soit approuvé par 78% des français ne signifie pas que 78% des français étaient défavorables à NDDL, vos « interprétations » vous feraient dire tout ce qui vous plait à la démocratie.

            Il se peut tout simplement que la majorité des Français approuvent qu’une vraie décision ait été prise et que ce feuilleton grotesque soit enfin terminé.


          • pemile pemile 19 janvier 11:16

            @pipiou "Que l’abandon soit approuvé par 78% des français ne signifie pas que 78% des français étaient défavorables à NDDL, vos « interprétations » vous feraient dire tout ce qui vous plait à la démocratie."

            Je sais, d’où l’importance de la question posée. La question posée lors de la consultation d’un transfert de l’aéroport était aussi ambigue par rapport au maintien de l’activité d’airbus sur le site actuel.

            C’est plus l’affirmation d’un déni de démocratie qui me fait sur-réagir lorsque l’on ignore complètement les taux d’abstention croissants.


          • pemile pemile 19 janvier 11:22

            @Fergus « Mais de grâce cessez de vous voiler la face ! »

            Comment éviter de jongler entre les différents fils ? (je reconnais que c’est moi qui est initié ce fait smiley)

            Ce débat dépassant cette consultation concernant NDDL, mon opposition concernant la non prise en compte de la croissance de l’abstention par rapport à votre dénonciation d’un déni de démocratie ?


          • pipiou 19 janvier 11:24

            @pemile
            Pas tres sérieux ; et dans un sondage vous comptez le taux d’abstention ? smiley


          • pemile pemile 19 janvier 11:40

            @pipiou « dans un sondage vous comptez le taux d’abstention ? »

            Si on considère le NSP (Ne Sait Pas) en abstention ?


          • pemile pemile 19 janvier 11:59

            @pipiou
            PS : et si le taux de NSP dépasse les 50% il faut peut être se poser des questions sur la question posée ?


          • Martha 21 janvier 11:15

            @Fergus

             Les opposants à N-D-d-L l’ont dit avant et après que cette « consultation » était biaisée et qu’ils ne s’y conformeraient pas.
             Plusieurs dossiers étaient encore en cours au niveau national et européen : lois sur l’eau, préservation des zones humides etc.. ce qui retirait beaucoup de légitimité à ce qui a été appelé « référendum ».
             Il a été fait dans la précipitation, en fin de mandat présidentiel et signé Valls, pour justifier son attitude en début de mandat, cacher le fond des choses, aidé, en cela, par la majorité des médias.


          • gilbert18 gilbert18 18 janvier 09:51

            Déni de démocratie ?
            Pour faire appel aux grands principes avec quelques chances de convaincre, il faudrait mentionner quelques informations.
            Le projet a été élaboré par Vinci et adopté par le conseil général. Le projet envisagé a été décidé sans qu’on étudie l’agrandissement de l’aéroport existant. Pas une fois en cinquante ans. Étrange façon de faire... Où sont la démocratie et le respect de l’intérêt général là dedans ?
            Faire voter les seuls habitants du département sur le projet d’un aéroport INTERNATIONAL, est étrange. Les 45 % d’habitants du département qui préfèrent l’agrandissement de l’aéroport existant ne sont pas un groupuscule d’excités, ni un groupe de pression de quelques centaines d’individus. Pas plus que ceux des départements limitrophes qui selon des sondages sont majoritairement favorables à l’agrandissement de Nantes Atlantique. ...
            Je n’en dis pas plus.

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