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Accueil du site > Tribune Libre > Nous ne pourrons pas survivre à une société qui ne réduit l’existence (...)

Nous ne pourrons pas survivre à une société qui ne réduit l’existence humaine qu’à une valeur comptable

J’ai eu l’occasion d’écrire sur ce média que la pollution enterrerait définitivement l’axiome d’Adam Smith, comme elle va de la même manière mettre un terme à la croissance exponentielle de cette société capitaliste. Ce n’est jamais en conscience que les transformations s’opèrent, je ne crois pas qu’aucune des civilisations qui se sont éteintes, aient programmé leur déclin, voire elles devaient certainement penser comme nous que leur élites trouveraient la ou les solutions aux problèmes qui devaient entrainer leur extinction.

C’est en substance l’espérance qu’a formulé Claude Allègre sur la croissance du futur dans l’émission de Taddéï le mercredi 21.

Si je partage en parti son optimisme ce n’est pas sous le même angle. Je l’ai déjà écrit dans mon dernier article, la nécessité de s’ordonner et d’être créatif génère des modèles clos qui ne peuvent apporter une solution aux problèmes qu’ils créaient.

Or face à ce lui du développement de la pauvreté, de la pollution, de l’épuisement des ressources, nous faisons comme ces anciennes civilisations nous postulons sur la valeur de l’élite actuelle qui sans dénier leurs compétences sont des êtres aux cerveaux bloqués par un modèle économique qui leur impose une rentabilité financière, pour maintenir la puissance des oligarchies marchandes qui dirigent le monde.

Et nous entendons dire qu’après tout nous irons chercher nos matières premières sur d’autres planètes. Pour ceux qui s’intéressent un peu à cette recherche au rythme de la croissance mondiale nous aurons épuisés nos ressource essentielles avant même d’avoir pu extraire un gramme de quelque minéral que ce soit.

Jean-Marc Jancovici dans cette même émission rappelait, que même l’uranium s’épuisera. La réserve disponible s’élève à environ quatre-vingt ans. C’est peu pour faire durer une civilisation capitaliste quand l’on pense que la civilisation Romaine à duré 1000 ans et l’égyptienne 5000. (abstraction faite du risque que suscite le vieillissement).

Il devient donc facile de comprendre que ce n’est pas en restant sur la base des nos modèles, qui bloquent nos esprits et sont la source de nos maux que nous apporterons une solution pacifique aux changements qui se dessinent.

C’est d’une certaine manière le débat entre la recherche fondamentale et la recherche appliquée. Les premiers ont des chances de tomber par hasard sur une application innovante, les autres élimineront toutes celles qui ne sont pas porteuses à court terme d’un profit commercial. Et comme c’est sur ces derniers que nous comptons, nous limitons de fait nos chances de nous en sortir.

Plutôt que de former des scientifiques curieux, nous fabriquons des spécialistes de l’industrie, ce n’est point qu’il nous en faille, mais ils ne sont innovants que dans un modèle comptable.

À l’examen de nos désirs il existe un marché de croissance sans limite pour plus de 6 milliards d’individus et demain plus de 9. Sur la base de nos indicateurs de croissance en une année nous aurions épuisé toutes nos ressources et pourri la planète au point d’en affecter la vie biologique.

De fait le futur sera fait d’une décroissance éthique qui posera un problème existentiel, que feront de leur existence les individus s’ils ne peuvent s’épuiser à consacrer une partie de leur vie à produire.
Je me suis interrogé un jour sur ce sujet en constatant que l’on avait pas besoin du travail de tous, compte tenu de notre technologie disponible, et plutôt que d’inventer des services et des productions futiles pour maintenir une croissance pourvoyeuse de revenus pour les uns et de profits pour les autres, il serait plus judicieux de modifier notre relation au travail et de préparer nos esprits à faire face au défi du futur qui sera la disparition des ressources sur lesquelles repose notre croissance.

Pour ce faire il ne reste que le même moyen que celui qui a prévalu au développement du capitalisme, le développement du savoir, car c’est de lui que nous retirons notre prospérité, sur laquelle des gens avides se sont endormis laissant après eux le déluge.

C’est faire de l’enseignement tout au long de l’existence une occupation existentielle, est un moyen d’avoir une activité rémunératrice, et trouver dans l’esprit des enseignés les solutions qui pérenniseront la vie de notre espèce et de la diversité du monde.

C’est certes un peut plus ambitieux que la taxe Tobin ou celle au carbone, car elle ne s’appuie pas sur le porte monnaie mais sur le lieu où se trouve la capacité humaine via ses sens, le cerveau.
 La matière et l’esprit ne sont pas dissociables.
La pollution montre les limites du matérialisme actuel, puisque c’est l’esprit de recherche qui est capable de déceler avec ses instruments ce que nos sens insuffisants ne peuvent voir ou sentir, même si certains ont tiré de la production de ces outils une ressource et des profits.

Pour terminer sur une histoire légendaire, il semblerait pourtant au regard de l’histoire que nos prédécesseurs n’aient pas su construire solidement leur tour de Babel, peut-être comme nous n’ont-il confié cette construction qu’à des marchands avides de gains et de grandeurs suffisantes.

Nous ne pourrons pas survivre à une société qui ne réduit l’existence humaine qu’à une valeur comptable. C’est ce qui nous est le plus difficile à comprendre.

Ce qui démontre que notre problème n’est qu’une énième représentation, dont le pire n’est pas la décroissance mais la régression et le cloaque. Il y a de nouveaux paradigmes à trouver, ils ne peuvent venir du monde politique qui c’est vassalisé, et le plus grave est que si un utopiste détenait la clé du futur il serait ridiculisé et écrasé par la puissance médiatique des dominants.

Aussi l’absence de débat philosophique ou idéologique, une information médiocre et un asservissement à l’entreprenariat n’augurent pas une proche solution. Il y a bien Artus, Hulot et quelques autres : qui sait ??

Ne voyez pas dans mon article un quelconque pessimisme, il y a des avancés technologiques innovantes comme la centrale osmotique Norvégienne, pourvu que l’argent ne vienne pas s’ajouter aux difficultés techniques de ce projet, comme pour le projet américain « Futuregen » cité dans mon article « pourquoi il ne faut rien attendre du G20 ».


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22 réactions à cet article    


  • Serge Serge 24 octobre 2009 08:58

    En complément de cet article lire l’édito du « New York Times » du 17 Octobre...
    Quelques extraits :

    « Nous ne pouvons pas continuer à transférer la richesse de la nation à ceux qui sont au sommet de la pyramide économique ( ce que nous avons fait depuis environ trente ans ) tout en espérant qu’un jour, peut-être , les avantages de ce transfert se manifesteraient sous la forme d’emplois stables et d’une amélioration des conditions de vie de millions de familles qui luttent pour y arriver chaque jour... »

    Quelle formidable dénonciation de « l’horreur économique capitaliste » !

    Quelle claque aux arguties de la clique sarkozyste au sujet du « bouclier fiscal » !

    Rêvons un peu...à quand dans la presse française une prise de conscience de ce niveau ? Mais...c’est bien un rêve...car n’avons nous pas le triste privilège de la presse la plus servile face au pouvoir et aux puissants ?

    En conclusion, le rédacteur de l’édito du « New York Times » écrit...

    Aujourd’hui il faudrait être « fou pour continuer à croire à ce conte de fée. »


    • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2009 12:31

      bonjour serge

      il faut espérer que ce constat qui est une péninsule au milieu de la figure, entre dans le regard des autruches, mais encore faut il leur sortir la tête du trou d’où n’émerge que le postérieur dont certains font grand usage.


    • Yvance77 24 octobre 2009 11:02

      Salut,

      Ceux du sommet continueront, cela ne changera. Il n’y a pas de capacité à rebellion ou revolte chez les pauvres. Les exemples sont illimités.

      Bien des pays sont sous le joug de dictateurs de corrupteurs et cela ne change pas pour autant.

      Ils peuvent faire les pires saloperies dans nos sociètés civilisées (sic) que les peuples en redemandent, hein l’Italie du mafieux , hein la France du traitre à la Nation, hein les English formolisés depuis les années Tatcher etc ...

      Sarko avait raison les grèves personne ne les aperçoit, et lui n’en a cure, alors il continuera ... quel gachis !

      A peluche


      • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2009 12:36

        bonjour Yvance

        si cela ne change rien c’est que nous sommes au terme de notre civilisation et que la nature ne la retient plus comme vivable pour l’espèce, comme ce fut le cas pour d’autre. il faut seulement espérer qu’il y aura des restes pour un énième, recommencement.

        la culture a cette particularité de concevoir des société qui devienne schizophrénique et invivable dont la nature se sépare à un momment.


      • ELCHETORIX 24 octobre 2009 16:20

        malheureusement , je crains que vous ayez raisons pour le constat que vous faites .
        Mais , en notre beau pays qui se « dictaturise » de plus en plus à cause de qui vous savez , soit DE NAGY DE BOSCA , nous ne sommes pas encore dans « une république bananière » , encore qu’au plus haut niveau , nos « fameuses élites » en donnent une petite « touche » .Et , de ce fait , le bon peuple de notre hexagone peut toujours réagir ( dans le sens light ) , pour faire « tomber » comme un château de cartes cette « démomogratie de façade » , si bien organisée par nos zélites incultes et loin de connaître l’expression et le sentiment « républicain » de la FRANCE profonde .


      • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2009 18:18

        bonjour elchetorix

        nous pouvons le résumer comme tu le fais ou comme je l’ai écrit, cela reste nos points de vue qui se vérifie mais ne constitue pas une vérité qui nous échappera toujours car notre cerveau malgré son utilité est trop petit. il nous faut donc observer le monde et en ressortir les régularités que l’on observe sur de longues périodes. actuellement c’est la victoire du publiciste sur le journaliste, il appartient à ceux qui ont encore autres chose entre les oreilles que des fadaises, d’investir les lieux ou se jouent la démocratie, plutôt que de jouer les abstentionnistes en attendant que quelqu’un se lève pour devenir leur porte drapeau.

        cordialement.


      • Francis, agnotologue JL 24 octobre 2009 11:13

        Bonjour, cet article mérite mieux que les commentaires que j’aimerai y faire.

        Je lis : « Et nous entendons dire qu’après tout nous irons chercher nos matières premières sur d’autres planètes. » Il est évident que cette idée d’aller chercher de la matière sur d’autres planètes est digne des soucoupistes chers aux truffes.

        Le capitalisme qui résoud ses excès par des excès encore plus surprenants (c’est pathologique !) fait de l’hoùéopathie à doses massives : il soigne le poison par le poison, en augmentant seulement la dose à chaque itération.



        • Francis, agnotologue JL 24 octobre 2009 11:14

          Je crois que ces citations sont adaptées à l’article :

          « Si c’est l’économique qui décide de tout, à quoi bon voter ? » (Tzvétan Todorov)

          « Si nous nous obstinons à concevoir notre monde en termes utilitaires, des masses de gens en seront constamment réduites à devenir superflues. » (Hannah Arendt )


        • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2009 12:37

          bonjour JL

          merci d’avoir pris le temps d’un commentaire, rien à ajouter.

          cordialement.


        • Lucien Denfer Lucien Denfer 24 octobre 2009 11:43

          Bonjour,

          La collusion des élites et des marchands est aujourd’hui une évidence que ces derniers ne tentent même plus de masquer.

          Paradoxalement, les plus grandes avancées scientifiques bénéfiques à la civilisation humaine eurent lieu quand les gouvernances n’exerçaient plus qu’un couplage lâche et distant, soit par leur absence, soit par leur incapacité à contrôler les individus au niveau ou nous sommes soumis actuellement. 

          La problématique de l’inadéquation des cerveaux aux défis que nous devons relever est le résultat logique et implacable de la mission donnée à ce que l’on nomme pompeusement l’éducation, et qui n’est qu’une entreprise de formation des individus pour leur permettre d’effectuer des tâches déjà connues, d’occuper des postes de travail dont la productivité est quantifiable et prévisible. Rien d’étonnant donc que le résultat corresponde à ce qu’il était prévu d’obtenir. Je voudrais juste faire remarquer que loin de toucher les seules élites, cet effet de bord contamine la totalité des personnes ayant bénéficié d’une formation standard, quelque soit l’excellence de cette formation et le prestige de l’école qui la dispense.

          La question pertinente, puisque c’est là que tout se joue véritablement, est de savoir si l’éducation au sens noble du terme est suffisamment importante pour ne pas échoir entre les mains d’individus n’ayant qu’une vision étriquée et orientée de sa mission. Plutôt que de préparer à un métier ou à une discipline, la mission de l’éducation pourrait être de préparer les individus à penser par eux-mêmes, à cultiver le doute et la créativité, leur insuffler la passion de la recherche et la curiosité scientifique et artistique qui selon moi vont de pair. C’est à cette seule condition qu’ils seront en mesure de faire face aux contraintes et aux difficultés chaque jour plus nombreuses que la déplétion des ressources, la surpopulation et les modifications environnementales posent à l’humanité dans sa globalité. 

          Je crois qu’il n’est pas trop tard puisque nous sommes encore là, nous n’avons pas encore disparu en tant que civilisation humaine. Reste donc à trouver le moyen d’écarter pacifiquement l’infime minorité qui hypothèque irrémédiablement l’avenir du genre humain dans une fuite en avant perpétuelle.

          Sur le sujet de la décroissance j’ai un point de divergence avec vous. Actuellement cette décroissance est déjà assurée de la manière la plus violente qu’il soit, par la guerre et la colonisation des nations disposant des ressources, par une main mise des cartels sur les molécules permettant de soigner des pathologies dont on pourrait se demander si certaines n’ont pas été crées de toute pièce dans des labos. La tentation eugéniste à maintes fois été mise en oeuvre dans le nazisme, le fascisme, et autres totalitarismes. C’est un vieux fantasme des élites, vu comme un raccourci radical pour rétablir des conditions de croissance avantageuses à une clique triée sur le volet et détentrice du croit de vie et de mort sur un cheptel d’esclave volontaires. 

          Considérer que l’urgence réside dans la décroissance c’est faire le jeu des fascistes qui pourront ainsi conserver la totalité du pouvoir entre leur mains et perpétuer le système d’empire. L’urgence est de se débarrasser des modes de gouvernance de nature dictatoriale pour rétablir la participation des individus aux décisions qui les concernent et les impliquent. La souveraineté économique, la maitrise du crédit productif, la santé, l’éducation et la recherche, la production agricole, les transports, l’énergie sont les domaines naturels ou les citoyens devraient imposer leur dictat.



          • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2009 12:39

            bonjour lucien d’enfer

            ton commentaire mérite une longue réponse, je dois partir je prendrais ce temps ce soir.

            cordialement.


          • ddacoudre ddacoudre 24 octobre 2009 19:48


            re bonjour luc denfer

            Sur l’enseignement je partage ton analyse d’autant plus qu’en tant que militant fraichement élu ce fut ma première mission que d’embrayer sur l’éducation permanente qui se mettait en place à la suite du projet de nouvelle de société élaboré par Delors et Chaban que leur amis ont fait avorter dans d’autres domaines, nous étions en 1969.

            À cette époque dans les années qui ont suivit 1969 peu en avaient compris l’avenir. Ce que chacun réclame à grands cris aujourd’hui, était boudé par le patronat et les salariés à l’exception de grandes entreprises qui déjà pratiquaient leur formation.

            J’ai donc occupé des postes d’administrateurs dans des organismes de formation et j’ai vu l’idée généreuse d’éducation permanente se transformer en formation permanente puis seulement formation professionnelle, excluant ainsi la notion importante d’éducation.

            J’ai même un secrétaire général qui m’a eu dit que l’éducation est l’affaire des parents, si cela avait été nous aurions eu un monde d’ânes. Puis j’ai entendu la population répondre favorablement aux sirènes qui proposer que l’enseignement ne conduise qu’à trouver un emploi. Nous en sommes là et c’est toujours ce que la population attend de l’éducation pour leurs enfants. Ils sacrifient de la sorte cette capacité cérébrale à la découverte que tu as si bien développée.

            Dans la confusion des genres personne ne sait rendu compte que l’enseignement ne peut plus se faire sur la base de celui qui existe car il faut apprendre pour occuper les places en exercice et apprendre tout au long de l’existence pour rendre accessible à chacun la complexité du monde et ainsi préparer l’avenir avec se qui se fera jour dans le cerveau d’un illustre inconnu.

             J’ai passé une bonne partie de ma vie à essayer de faire comprendre cela et de voir que l’on prend la voie inverse me désole. Dans chaque élaboration de stage de formation j’ai toujours été le seul à demander qu’on y inclut des heures de formation d’initiation à l’économie, ou de formation de science humaine. Même les organisations syndicales n’y souscrivaient, pas y compris celle à laquelle j’appartenais, qui me prenait pour un doux rêveur car leur souci ne se résumer qu’a réclamer des augmentations de revenus et ne voyaient la formation que sous cet angle.

            Il n’est donc pas anormal qu’ayant semé dans les esprits depuis si longtemps cette seule utilité à la formation, elle est investi l’éducation nationale, car nous avons donné le pouvoir politique aux marchands, cela même qui me disait dans les années 70, si les salarier veulent s’instruire ils n’ont qu’à se payer leur formation.
            Il me semble que dans le débat sur la réforme de l’éducation j’ai entendu ces propos dans la bouche de notre président, comme quoi, qui oserait dire qu’il n’est pas un homme des marchands.

            Concernant la décroissance, il faut se rappeler la fin des trente glorieuses comme nous disons, et c’est au début des années 80 qu’a commencé le consumérisme avec le développement de la publicité pour formater les esprits, le jetable et le design pour pérenniser les emplois, ce qui aller produire tant de déchet.

            L’autre aspect fut le développement technologique qui permettait tout cela et réduisait de fait le besoin de main d’œuvre nous poussant au développement des services.
            La décroissance que je vise est celle qui consiste à ne la mesurer que sur la production industrielle et considérer que seule cette activité peut remplir la vie d’un individu. Compte tenu de la nocivité constater il faut la réduire et entrer donc en décroissance dans ce champ d’activité primordial, ce qui ne signifie pas que l’on ne puisse pas trouver d’autres facteurs d’évolution que nous n’appelleront peut-être pas la croissance, pour poursuivre sous d’autres aspect notre prospérité et la rendre accessible aux autres.

            Il nous faut bien reconnaitre, à moins d’être nihiliste que la notion de croissance sous tend sa propre extinction car le mouvement perpétuel se fait par le renouvellement et non par le maintient des choses en l’état. Enfin mesurer la croissance par la seule monnaie comme nous le faisons, cache de fait ce que tu dénonces. Or la notion de croissance est attachée à cette mesure.

            Quand à l’activité citoyenne de proximité sur tout les champs essentiel à notre existence ce n’est pas stupide car ceci en cas d’effondrement du système nous préserverai de l’énorme famine qui s’abattrai sur le monde.

            Merci pour ton commentaire.

            Cordialement.



          • Serge Serge 24 octobre 2009 13:37

            à L.Denfer

            Entièrement d’accord avec vous sur l’illusion savamment entretenue de « la décroissance » comme solution aux problèmes de nos sociétés capitalistes et entièrement d’accord pour affirmer que la solution c’est...LA SOUVERAINETE DES PEUPLES dans tous les domaines de la vie.

            Dans son rapport à l’ONU sur le droit alimentaire ( on nous « vend » la décroissance sans dire que l’on vient de franchir le cap du milliard d’êtres humains souffrant de la faim...un ratio de 1 pour 9 en 1979 et 1 pour 7 aujourd’hui !!! ) le rapporteur général O.De Schutter écrit...

            « ...sans responsabilité politique,sans mécanismes OBLIGEANT les gouvernements à rendre des comptes,les recettes destinées à produire plus sont vouées à l’échec.Nous ( je dirai plutôt...les détenteurs des gros capitaux ! ) avons réussi l’exploit d’augmenter la production en même temps que la faim.Pourquoi ? Parce que l’on ne s’est pas posé la question de savoir QUI PRODUIT,POUR QUI ( j’ajouterai DANS L’INTERËT DE QUI ? ) , et avec quels impacts sur la structure des revenus dans les sociétés. »

            Immanquablement on en revient à la souveraineté des peuples !!!


            • beuhrète 2 24 octobre 2009 19:04

              http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-taxe-carbone-37481311.html

              Cette étude indique que le sixième de la population mondiale est si pauvre que ses émissions ne sont absolument pas significatives. Tout en étant le groupe dont la croissance est apparemment la plus élevée. Les ménages en Inde qui gagnent moins de 3000 roupies par mois (43
              - 66 CHF) consomment par tête un cinquième de l’électricité et un septième du carburant utilisés par un ménage ayant un revenu de 30 000 roupies ou plus. Ceux qui dorment dans la rue ne consomment presque rien. Ceux qui vivent en fouillant les ordures (une part importante des citadins déshérités) ont le plus souvent un solde négatif d’émission de gaz à effet de serre.


              • beuhrète 2 24 octobre 2009 20:28

                Apparemment la théorie du réchauffement de notre planète dù au CO2 commence à être remis en cause et pas uniquement par C. Allègre, pourtant je ne suis pas un adepte convaincu du « complot mondial. »

                http://life-in-the-dead.over-blog.com/article-la-terre-38069585.html


                • ELCHETORIX 24 octobre 2009 22:52

                  @ l’auteur
                  a mon avis ni le publiciste , ni le « journaleus » ne feront avancer les choses , ces deux
                  vociférateurs ne sont que des « lampistes », au service des OLIGARCHIES de toutes les zélites mondiales qui ne «  roulent » que pour leurs intérêts et surtout que le ou les systèmes ne changent pas Une infime minorité de citoyens du monde se « gavent » ,pendant que la majorité de ces citoyens « triment » que ce soit dans les pays dits avancés où dans les pays dits « tiers »
                  bien sûr ,le savoir et la connaissance , donc l’éducation des masses peuvent améliorer les choses , l’avenir de l’humain et de la planète .
                  Mais tout est fait , au contraire pour abêtir le plus grand nombre , pour une minorité cynique , manipulatrice et arrogante qui accapare toutes les richesses que peut nous donner « la terre » , notre « mère nourricière » comme l’aurait dit un chef indien des amériques ( en l’occurence , en amérique du nord )
                  hasta la vista compagneros ! 
                  quant à la théorie du réchauffement climatique , ce réchauffement climatique n’est pas dû , seulement à la pollution des grandes industries ( chimiques ,pétrolières et autres ) , il est aussi la résultante des changements fusionnaires de la combustion du soleil qui de toutes façons s’éteindra dans 5 milliards d’années , selon les probabilités de gens compétents en la matière.


                  • ddacoudre ddacoudre 25 octobre 2009 10:14

                    re elchetorix

                    je me tiens informé de ces problème au travers de revus scientifiques, et j’ai eu l’occasion il y a quelques années de rencontrer certains de nos scientifiques qui étudient ces sujet et la courbe d’évolution de la température mondiale depuis qu’ils disposent de relevés fiable montre une élévation énorme sur une courte période qui suit le développement industriel. tout ceci n’exclut pas que d’autres facteurs climatiques y concourent dans l’évolution normale de notre système solaire.

                    claude allègre en disant que la capacité humaine s’adapterai à ces changement fait un double constat celui de notre incapacité d’intervenir efficacement sur les processus développés par notre activité et la réalité d’un constat de l’observation des transformations millénaires de notre planète auxquelles les espèce dont la notre se sont adapté. sauf que lorsque l’espèce ne dispose pas de ces délais d’une autre nature nous appelons le produit des tranformations des catastrophes, car sur une périodes infime elles nous contraignent à sortir d’un confort dans lequels nous nous sommes installés.

                    nous sommes comme les singes nous ne quittons pas l’arbre qui nous nourri pour aller voir ailleurs s’il n’y a rien de meilleur sauf s’il meurt ou ne produit plus. aujourd’hui en l’espèce il s’agit de savoir si nous ne pouvons pas développer une meilleure société devant les effets nocifs sous lesquels notre prospérité nous engloutira. mais nul doute que si une catastrophe survient du genre de clle qui à eteind les dinosaure la nature à fait la démonstration qu’elle sait adapter sa vie, et c’est seulement en cela qu’Allègre à raison sur le fond.

                    cordialement.


                  • ddacoudre ddacoudre 25 octobre 2009 10:17

                    désolé elchetorix j’ai corrigé mon texte et par inadvertance j’ai appuyé sur celui bourré de fautes. mais l’idée demeure cd.


                  • Frabri 24 octobre 2009 23:28

                    Pour un « nouveau monde possible » il faut un « nouveau projet politique », un « nouveau projet de société », un « nouveau projet de civilisation ».

                    Si on fait des recherches sur internet sur ces nouveaux projets il y a un « nouveau projet politique » qui arrive largement en tête c’est la décroissance.

                    Pour les « nouveaux projets de société » et « nouveau projet de civilisation », parmi les premières pages il n’y en a aucun qui s’impose et qui soit en rapport avec la décroissance. Si on avait la patience de regarder toutes les pages on en trouverait surement.

                    Comme nous ne sommes qu’au début du siècle il y a encore de l’espoir.

                    http://www.europedecroissance.eu

                    http://www.decroissance.org/


                    • ddacoudre ddacoudre 25 octobre 2009 09:48

                      bonjour fabri

                      bien d’accord avec toi, mais pour cela il faut sortir des blocage cérébraux dans lesquels nous maintient la société s’ils sont utile pour s’ordonner et créer en fabriquant des dominants systémiques ils deviennent paralysants en installant leur vérité déterministe qui pour durer face à l’existence aléatoire, trompe et manipule pour conserver sa puissance au bénéfice de quelques uns, alors que la seule terre à conquérir et l’incertitude dans laquelle se façonne le résultat des milliards d’événements que nous avons générer, parmi lesquels peut se trouver les prémisses de cette nouvelle société qui s’annonce, et dont nous n’avons pas un projet clair et structuré capable de soulever des espérances et l’adhésion d’hommes de convictions.

                      parfois je nourri l’espoir de trouver cela chez mes anciens amis politiques du PS, mais en vain. Mélanchon fait bien une tentative mais il reste comme d’autres sur des concepts historiques qui si ils ont leurs pertinences vont être balayés.

                      cordialement.


                    • Lisa SION 2 Lisa SION 2 25 octobre 2009 03:06

                      Slu ddacoudre,

                      c’est du grand art du début jusqu’à la fin. Je n’ai absolument rien à ajouter qui soit du niveau si ce n’est de venir te dire bonsoir et merci pour ce concentré d’éclaircissement public que feraient bien de lire nos dominants afin qu’ils reprennent espoir en la race humaine pour ce qu’elle a de plus brillant. a+. L.S.

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