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« Nous sommes en guerre ! » L’après Covid-19 : Évolution des problématiques de défense et d’agression

  Par Anonymous

Avant propos : La pandémie du Covid-19 est loin d'être terminée. Si certaines conséquences relatives aux problématiques de défense-agression sont d'ores et déjà prévisibles à ce stade de l' épidémie, leur ampleur est encore difficile à évaluer avec précision. L'analyste y verra donc beaucoup plus clair en fin d'année 2021. Il y verra encore plus clair lorsque l'épidémie approchera son terme partout, peut-être en 2022, mais peut-être plus tard, à moins que cette maladie infectieuse ne devienne endémique et qu'il nous faille vivre avec…comme la grippe.

 

 Si le monde entier a été affecté par cette pandémie, il est incontestable que les pays « moteurs » du camp occidental l'auront été beaucoup plus que le reste du monde. Ces pays étaient, jusqu'à présent, des « pays clés » dans toutes les problématiques de « défense ». Leur aptitude à maintenir certaines situations hégémoniques ou certains équilibres géopolitiques ou militaires va devoir être réévaluée. Des lignes vont bouger …

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« Nous sommes en guerre ! » L’après Covid-19 : Évolution des problématiques de défense et d’agression – les 7 du quebec

La conclusion de cette étude, qui exclue toute complaisance, devra être revue au fil des événements. Elle pourrait bien être, dans quelques mois, beaucoup plus sévère qu'annoncée.

 

L'après Covid-19 : Évolution des problématiques de défense et d’agression

Analyser l'évolution post-Covid-19 des problématiques de défense, c'est d'abord partir de ce qu'elles étaient au début de l'année 2020, trente années après le dernier événement majeur qui a changé considérablement la donne sur la planète : la victoire en 1990 du camp occidental dans la guerre froide.

C'est ensuite voir comment la pandémie a impacté les paramètres principaux qui conditionnent directement ou indirectement ces problématiques de défense sur la planète.

C'est mettre l'accent sur les plus grandes puissances, seules à pouvoir vraiment influer sur ces problématiques : les cinq puissances nucléaires membres du Conseil de sécurité de l'ONU, auxquelles on peut ajouter l'Inde, le Pakistan, l'Iran, la Turquie et Israël. C'est enfin en tirer des conclusions, chacun pouvant, à sa guise, les agrémenter d'un coefficient de sévérité, selon les événements passés ou à venir et la perception qu'il en a ou qu'il en aura.

Le camp occidental sortira, à n'en pas douter, perdant de cette pandémie. Son bras armé, l'OTAN, devra très probablement modérer son activisme et son agressivité. Si ambitieux soit-il, son nouveau concept stratégique 2021 qui désignera nommément les deux menaces prioritaires, Chine et Russie, sera de plus en plus compliqué à mettre en œuvre.

 

Une situation pré-pandémique mondiale plus tendue.

A la veille de la pandémie, les tensions nationales et internationales se sont développées à un niveau rarement atteint depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. L'horloge de l'apocalypse symbolisant l'imminence d'un cataclysme planétaire, qui doit se produire quand elle atteindra minuit n'est désormais plus qu'à 100 secondes de cette heure fatidique et continue d'avancer.

Comme la Covid-19 aujourd'hui, ces tensions concernent l'ensemble de la planète (mondialisation) et sont liées à des rivalités et des affrontements de toutes natures entre états membres de la communauté mondiale entre alliances concurrentes, entre cultures et visions du monde différentes.

On retrouve, bien sûr, les tensions traditionnelles entre l'Est et l'Ouest, entre le Nord et le Sud. La volonté obstinée d'extension hégémonique à l'Est de la coalition occidentale se heurte à une résistance de plus en plus déterminée et efficace de la Russie, de la Chine et de leurs alliés, ainsi qu'à des appareils de défense de plus en plus puissants et organisés. Les pressions démographiques et migratoires venues du Sud sont parfois perçues comme autant de menaces par certains états du Nord, mal préparés pour y faire face. Mais des tensions d'une autre nature se sont exacerbées sur la planète. On peut citer le bras de fer économique entre la Chine et les États-Unis, les affrontements toujours plus ouverts et moins pacifiques entre les mondialistes et les souverainistes, entre le monde judéo-chrétien et le monde de l'Islam, ainsi que les croisades toujours plus tenaces et moins paisibles des idéologues de l'écologie.

Il ne faut pas oublier les tensions mondiales toujours plus vives, voire explosives, liées directement ou indirectement au problème non résolu de la Palestine, car elles gangrènent les relations internationales depuis près de trois quarts de siècles. Les mesures unilatérales prises par les États-Unis pour tenter de faire plier tous les États, alliés compris, et toutes les grandes organisations qui refusent de se soumettre à leurs diktats, n'arrangent évidemment pas les choses. Interventions ou gesticulations militaires, sanctions économiques, utilisation du dollar comme arme d’agression et de l'extraterritorialité de leur législation, retrait de traités et d'organismes internationaux de toutes natures : commerciaux, climatiques, diplomatiques, culturels.

 

Des tensions sont également observables au sein même des alliances qui s'opposent et des états qui les composent.

Au sein de l'OTAN, les États-Unis reprochent aux européens la faiblesse de leurs efforts budgétaires de défense. Ces derniers reprochent aux états-uniens leur unilatéralisme dans les prises de décision et dans la définition des objectifs de l'Alliance, leurs excès dans l'application de l'extraterritorialité de leur législation, l'utilisation du dollar comme une arme utilisée à leur profit, l'application de sanctions abusives entre alliés (North Stream 2) et le pillage de leur appareil industriel et de leurs technologies. Les États de la composante européenne de l'OTAN sont eux-même divisés, notamment sur trois sujets importants : celui de l'indépendance nationale abandonnée par la plupart des États membres, mais revendiquée par d'autres (Brexit) ; celui des modalités de règlement de la crise migratoire, et celui des attitudes à adopter à l'égard de la Russie, des États-Unis et de la Chine. Il ne faut pas occulter les relations conflictuelles entre certains pays membres de l'OTAN : Turquie versus France et Grèce en Méditerranée par exemple.

Du côté de l'Organisation de Coopération de Shanghai, les sujets de tension entre États membres ne manquent pas non plus : tensions Inde-Chine et Inde-Pakistan pour ne citer qu'elles.

Il faut ajouter à ce constat pré-pandémique, les tensions observables au sein de chacun des États les plus importants qui agissent sur le grand échiquier. L'existence même de ces tensions internes et leur degré de gravité amoindrit, évidemment, la cohésion nationale des pays concernés, et affecte leurs capacités et leur esprit de défense ainsi que ceux des alliances dont ils font partie. Ces tensions internes paraissent affecter bien davantage les pays de l'Ouest que ceux de l'Est.

La question de la souveraineté nationale semble à l'origine de ces divisions. Elle oppose souvent le camp des mondialistes à celui des souverainistes. Les tensions les plus sérieuses concernent les États-Unis, divisés en deux camps irréconciliables, en état de quasi-guerre civile. Le président Trump a clairement et fermement indiqué quel était son camp en déclarant, à la tribune des Nations-Unies : « L'avenir n'appartient pas aux mondialistes. L'avenir appartient aux patriotes. L'avenir appartient aux nations souveraines et indépendantes, qui protègent leurs citoyens et respectent leurs voisins ». ( Mondialistes et nationalistes : QUESTION NATIONALE ET RÉVOLUTION PROLÉTARIENNE SOUS L’IMPÉRIALISME – les 7 du quebec ).

Au Royaume-Uni, deux camps s'affrontent également sur le même sujet : les partisans et les opposants au Brexit. En France, le mouvement des gilets jaunes ( AUTOPSIE DU MOUVEMENT DES GILETS JAUNES – AUTOPSY OF YELLOW VESTS – les 7 du quebec ), « mondialisme » de la gouvernance. A ces divisions s'ajoutent les deux questions du communautarisme, voire du racisme, réel ou supposé, et celle de l'écologie, toutes deux sources de tensions, voire de désordres.

C'est dans ce contexte de montée générale des tensions nationales et internationales que survient le choc pandémique alambiqué. Plus que les bilans humains de court terme, ce sont de graves conséquences de plus long terme qui vont faire bouger les lignes sur les problématiques de défense.

 

1- Le choc économiques découlant de la pandémie affectera plus durement le camp occidental et ses capacités de défense. Il ne peut y avoir de défense solide sans un appareil militaire puissant et une société unie et solidaire pour le mettre en oeuvre et le soutenir dans l'action. C'est ce que la pandémie remet en cause dans le camp occidental.

En effet, la puissance et la maintenance des appareils militaires sont subordonnées aux montants des budgets de défense et il ne peut y avoir de bons budgets de défense sans une bonne économie.

L'exemple de l'ex-Union Soviétique nous rappelle que c'est l'effondrement de l'économie qui a provoqué, dans les années 90, le délitement rapide de son appareil militaire, entraînant une faiblesse de 20 ans, dont a très largement profité la coalition occidentale pour étendre son hégémonie.

Les dernières prévisions du FMI, traditionnellement complaisant pour le camp occidental, font état d'une baisse de 9,3% du PIB réel de l'UE (- 12,5% pour la France) en 2020 et d'un retour au PIB 2019 en ….2022 : trois années de perdues, au mieux….C'est, bien sûr, sans compter la perte du Royaume-Uni (et de son PIB) qui a quitté l'UE en fin d'année 2020.

Pour les USA, des baisses du PIB de 5% au premier trimestre et de 31,7% au second sont de très mauvais augure pour le PIB 2020, sachant que l'épidémie se poursuit. Avec les emprunts contractés par les grands états occidentaux pour relancer leurs économies, les dettes explosent et semblent n'avoir plus de limites : 27 000 milliards de dollars pour la dette fédérale US, 81 600 milliards de dollars de dettes totale, si l'on tient compte des dettes de chacun des états de l'Union et des particuliers.

Reposant sur cet océan de dette et sur une économie US en difficulté, le dollar, monnaie universelle imprimée sans la moindre retenue par les planches à billet US, sera fragilisé et devrait perdre, plus rapidement que prévu, son statut hégémonique sur la planète. Or, c'est bien sur ce dollar à la valeur chancelante que repose l'ensemble de la puissance économique et militaire états-unienne et le financement de son appareil de défense-agression. Par ailleurs, le chômage de masse occidental consécutif à la pandémie, le maintien d'un minimum d'acquis sociaux et la relance des entreprises en difficulté vont mobiliser l'essentiel des moyens financiers dans un contexte économique difficile.

Dans ces conditions, les militaires occidentaux comprendront très vite que les dépenses de défense ne seront plus prioritaires dans les prochaines années. Les budgets prévus dans les plans pluriannuels ne pourront pas être tenus. Les objectifs de financement de l'OTAN ne le seront pas davantage. Les outils de défense de chacun des États membres de la composante UE de l'OTAN, dont les financements avaient déjà été divisés par deux ou trois depuis la chute du mur de Berlin, pour « engranger les dividendes de la paix » (sic), et dont de nombreux rapports parlementaires soulignaient l'état préoccupant, vont finir de se déliter. La supériorité militaire va très vite changer de camp.

 

2 – Le choc social et sociétal post-pandémique affectera davantage le camp occidental et donc ses capacités de défense-agression. L'état d'une société, son niveau de cohésion, d'éducation, de santé, d'unité, son sens du collectif, ses valeurs communes, le prix et l'ardeur que sa population est prête à consentir pour les défendre ou les imposés, sont des paramètres essentiels pour évaluer ses réelles capacités de défense. Le choc pandémique a révélé et accentuer des facteurs de faiblesse qui affectent principalement le camp occidental.

Les divisions pré-existantes au sein de chaque état se sont aggravées. Les stratégies de défense ou de traitement face à l'épidémie ont été vivement contestées, particulièrement aux États-Unis, en campagne électorale, mais aussi en Europe (Royaume-Uni, France et Allemagne, …). L’état d'impréparation, le manque de moyens, de pédagogie, de bonne communication des gouvernances ont alourdi les bilans humains partout où ils ont été observés et suscité la défiance. La santé fragile des populations européennes et nord-américaines, gavées à l'assistance médicale dès le plus jeune âge a réduit les capacités d'autodéfense des individus face à la maladie. Les aspects égocentriques, individualistes, l'indiscipline et le manque de sens civique et d'esprit collectif des populations de certains grands pays occidentaux, dont les USA et la France, sont apparus en pleine lumière (Saga du papier toilette, contestation des consignes gouvernementales, saga des masques, hystérie des vaccins, fadaises des gestes barrières, résistance aux confinements déments….). Tout cela augure mal du comportement prévisible des gouvernances et des populations occidentales en cas de situation conflictuelle sérieuse.

De telles divisions des populations et dysfonctionnements des gouvernances n'ont pas été observés en Chine ou en Russie, pays soumis à des régimes forts (totalitaires), dans lesquels le sens du collectif est inculqué dès le plus jeune âge.

De tels constats ne sont pas neutres lorsqu'on évoque les problématiques de défense (militarisation de la société). Les populations européennes, privilégieront toujours le maintien de leurs acquits sociaux au détriment de l'effort de défense dont l'intérêt immédiat ne leur paraît pas évident.

 

3- Conséquence probable du choc pandémique : les déploiements militaires à l'étranger et les opérations extérieures des pays occidentaux devraient évoluer à la baisse. Les très nombreuses implantations militaires à l'étranger qu'elles soient US ou d'un autre pays membre de l'OTAN (France et Royaume-Uni) coûtent cher à entretenir dans la durée. Il en va de même pour les opérations militaires en cours : opérations de surveillance, de protection, de lutte contre le terrorisme, de bombardement ou de gesticulation sur des théâtres aussi divers que l'Europe de l'Est, l'Asie de l'Ouest, la mer de Chine ou l'Afrique.

Dans le contexte de restrictions économiques post-pandémiques, il est peu probable que ce type de déploiement et d'actions tous azimuts, initié par la coalition occidentale, se développe davantage. Au contraire, il ne serait pas surprenant que le retrait de forces US de certains pays (Afghanistan, Syrie, Irak) ou de forces françaises (Afrique) soit annoncé dès 2021. (Afghanistan : mise en échec de l’impérialisme occidental – les 7 du quebec et L’Afghanistan sur le chemin du déclin de l’Empire américain – les 7 du quebec).

La géopolitique ayant horreur du vide, il ne serait pas improbable que la Chine et la Russie profitent de ces retraits pour étendre leur présence, leur déploiement ou simplement leur influence dans des pays qui ne leurs sont pas hostiles (Irak, Syrie, Liban, Égypte, Libye, Algérie, et plus généralement Afrique subsaharienne, voire Amérique du Sud …). La Chine en a la volonté et les moyens et pourrait intégrer ces initiatives dans le projet des Nouvelles routes de la soie. ( Résultats de recherche pour « route de la soie » – les 7 du quebec ). La Russie, très vigilante sur sa frontière continentale Ouest, sera probablement plus prudente.

 

4 – La gestion de la pandémie par certains grands pays occidentaux impacte leur image, et fait douter de la clairvoyance et de l'efficacité de leur gouvernance.

Lorsqu'un pays se cherche un allié, ou un camp auquel faire allégeance, ses dirigeants s'interrogent, en toute logique, sur la puissance de l'éventuel partenaire. Ils préfèrent naturellement traiter avec des suzerains forts, fiables, riches, efficaces et clairvoyants. Ils privilégient le camp des gagnants potentiels à celui des perdants et ils n'hésitent pas, si l' on en croit l'histoire, à changer de camp lorsque le vent tourne.

Dans le combat contre la pandémie, les gouvernances des pays clefs de la coalition occidentale (USA, UK, Allemagne et France) ont montré de grandes faiblesses, peu de clairvoyance et une piètre efficacité si l'on s'en tient aux résultats. L'imprévoyance et l'impréparation, l'indécision et l'improvisation permanente, les changements de cap à 180° et les mensonges visant à justifier des décisions ou des choix discutables, un manque de solidarité évident entre pays alliés, des politiques du « chacun pour soi », la lenteur des processus décisionnels : tout cela a pu être observé ou vécu en direct par tous les états de la planète, amis ou adversaires potentiels de l'OTAN.

Le mythe d'un camp occidental fort, organisé, invincible, a été battu en brèche par la seule gestion de cette épidémie, surtout lorsqu'elle est comparée à des gestions plus exemplaires observées en Asie ou en Europe de l'Est, ou en Suède. Un déficit de confiance envers les dirigeants des grands pays occidentaux (USA, UK, Germany, FR) s'est développé dans une partie non négligeable des populations de ces pays, ainsi que dans le reste du monde. Tout cela n'est pas de nature à rassurer les pays membres de l'OTAN et surtout leurs populations dans l'hypothèse d'un conflit Est-Ouest.

L'évolution de l'image de l'occident « développé » et du degré de confiance à accorder aux actuels maîtres du monde aura des conséquences sur les allégeances futures, particulièrement en Afrique, en Amérique du Sud et en Asie. L'Alliance Atlantique n'en sortira pas grandie, ni renforcée.

 

5 – L'avance technologique occidentale n'est plus et ne sera plus ce qu'elle était. Longtemps, les pays occidentaux ont fondé leur puissance sur une large avance technologique et sur des dépenses « recherche et développement » pharaoniques, notamment dans le domaine militaire.

Il apparaît aujourd'hui que cette avance s'est considérablement réduite, tant vis à vis de la Chine que de la Russie et que la recherche sera demain plus difficile à financer en occident.

Sur le plan des armements, des percées technologiques majeures ont été annoncées par la Russie en Mars 2018. En 2019, la Russie a effectué plus de lancements orbitaux que les USA (22 contre 21). En 2020, les russes ont été les premiers à mettre au point un vaccin contre la Covid-19 et à débuter leur vaccination par celle de leur ministre de la défense…..

Pour la Chine, les avancées technologiques sont tout aussi spectaculaires : alunissage sur la face cachée de la lune, premier grand pays à mettre en place la 5G, première place pour le nombre de lancements orbitaux en 2018 et 2019 ( 39 et 32 lancements), omniprésence de l'intelligence artificielle dans tous les domaines, y compris dans la gestion de la pandémie, installations médicales ultra modernes pour traiter les patients de la Covid-19, selon les témoignages des équipes de l'OMS présentes sur place et du professeur Didier Raoult. Sur les équipements de défense, les chinois travaillent dans la discrétion et pourraient bien nous surprendre. La coalition occidentale peut-elle encore se targuer d'une supériorité technologique évidente ? Rien n'est moins sûr.

 

6 – Atouts maîtres dans la « guerre de l'information », les médias mainstream occidentaux ont perdu une large part de leur crédibilité et donc de leur efficacité.

Les médias ont toujours eu un rôle essentiel à jouer dans tous les conflits qu'ils soient froids ou chauds : influencer et conquérir l'opinion de son propre pays mais aussi l'opinion mondiale, pour soutenir l'action, telle est leur mission en temps de crise internationale. Le rouleau compresseur médiatique occidental avait plutôt bien réussi sa mission jusqu'à 2010. Il est aujourd'hui en perte de vitesse et en grand déficit de crédibilité.

Le 18 juin 2020, le Reuters Institute Digital News a publié son rapport annuel. En janvier et février, avant la pandémie, des échantillons de 2 000 personnes ont été testé dans 40 pays d'obédience occidentale. Selon ces sondages, le taux moyen de confiance dans les médias, pour ces 40 pays, n'est plus que de 38%. Mais il n'est que de 29% aux USA qui se classe 31ème/40, de 28% au Royaume-Uni (34ème/40) et de 23% en France (39ème sur 40).

L'analyse des rapports 2019 et 2018 montre que l'évolution de ces taux de confiance au fil des ans est en chute libre pour ces 3 pays. Entre 2018 et 2020, en deux ans, le taux de confiance envers les médias a baissé de 14 points au Royaume-Uni et de 12 points en France. Il a baissé de 10 points aux USA sur les 3 ans de la mandature Trump. Ces baisses sont considérables, inédites et brutales.

Le traitement médiatique de l'épidémie n'a certainement rien arrangé. L'étude frauduleuse sur la chloroquine publiée, sans discussion ou vérification préalable, dans la prestigieuse revue britannique « The Lancet » a montré, à la face du monde entier, que la corruption, la manipulation de l'opinion et les « fake news » pouvaient être, aujourd'hui, le fait de journaux de réputation respectable. Il sera donc désormais difficile de compter sur les seuls médias pour convaincre les opinions du bien fondé de telle ou telle action agressive de l'OTAN et pour soutenir le moral des troupes et de l'arrière.

 

La conclusion est simple. Si l'effondrement de l'URSS en 1990, pour des raisons économiques, a conduit l'humanité vers un monde unipolaire sous hégémonie US, pour une durée de 30 ans, la pandémie Covid-19 - 2020 va accélérer la fin de cet état de fait pour les mêmes raisons.

La coalition occidentale, plus durement affectée que ses challengers chinois et russes, ne retrouvera plus son statut pré-pandémique de dominant. Elle n'en aura plus les moyens économiques et, par conséquent, militaires. 2020 aura été l'année de « la bascule ». N'en déplaise aux néoconservateurs américains, il n'y aura pas de « New American Century », de « Nouveau Siècle Américain ». Le Nouveau siècle sera chinois ou, plus largement, eurasiatique C'est une certitude.

Le risque d'un conflit majeur visant à s'opposer à la marche de l'histoire est faible. Les occidentaux ne sont pas suicidaires. Empêtrés dans leurs problèmes domestiques (immigration, communautarisme, débat écologique, racisme réel ou supposé, difficultés économiques et sociales), divisés sur l'attitude à adopter vis à vis de la Chine, de la Russie et des États-Unis, ils savent que leurs pays et leurs appareils de défense-agression ne sont pas en état d'entreprendre une aventure militaire de type 3ème guerre mondiale, et qu'ils auraient tout à perdre à se lancer dans une telle aventure.

En revanche une « pandémie » économique, boursière et financière cataclysmique partant des USA n'est pas à exclure, dans un avenir proche, avec des conséquences pénalisantes pour le monde entier. Pour la coalition occidentale, la messe est dite.


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31 réactions à cet article    


  • Docteur Faustroll Séraphin 6 septembre 14:06

    Que se passe-t-il, M. Bibeau ?

    Depuis quelques articles vous avez complètement changé de grille de lecture.

    Vous êtes passé de la dialectique « lutte de classes » au repère orthonormé « géopolitique des blocs ». Pourquoi pas le « choc des civilisations » oula « stratégie du chaos » ?

    Auriez-vous viré votre cuti ?


    • Robert Bibeau Robert Bibeau 6 septembre 18:03

      @Séraphin

      NON je jure que je reste fidèle à l’approche LUTTE DE CLASSES et je jure que jamais je n’adhère à l’approche CHOC DES CIVILISATIONS OU à la ridicule STRATÉGIE DU CHAOS.

      Mais je trouve intéressant de placer le lecteur en situation de comparaison entre ces approches  analyse que présente ici ANONYMOUS et la dialectique de la lutte des classes.

      Que tu es perçu ces différences prouvent que tu lis attentivement 

      NOUS devons apprendre de nos ennemis de classe  d’autant que cet auteur ANONYMOUS est habile...

      Merci pour ton post 

      Robert Bibeau 


    • Hervé Hum Hervé Hum 6 septembre 23:28

      @Robert Bibeau

      Comme Séraphin, j’ai eu peur que tu ais « viré ta cuti ».

      Cela dit, je n’ai pas lu attentivement l’article, trop convenu et médiocre à mon goût.


    • La Racaille et LES MONSTRES...................

      1-The Independent (Londres) célébre Oussama ben Laden. Au même moment l’Heritage Foundation (Washington), le think tank du président Reagan, distribuait des tee-shirts à son effigie avec le slogan "Il se bat pour nos libertés".

      2-Gulbuddin Hekmatyar reçoit l’allégeance de Rached Ghannouchi (actuel président de l’Assemblée nationale tunisienne) et de Recep Tayyip Erdoğan (actuel président turc).

      3-Quand la Légion arabe d’Oussama ben Laden défilait en Bosnie-Herzégovine

      4-Le général pakistanais Muhammad Zia-ul-Haq, le milliardaire saoudien Oussama ben Laden, le médecin égyptien Ayman al-Zawahiri, le milicien turc Recep Tayyip Erdoğan et le professeur de religion tunisien Rached Ghannouchi sont des membres de la Confrérie des Frères musulmans.

      5-L’assistant de l’amiral Cebrowski a vulgarisé sa pensée sur la manière d’adapter les armées US au capitalisme financier

      La stratégie a été élaborée par Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense de George W. Bush, et par l’amiral Arthur Cebrowski, qui avait déjà informatisé les armées US.

      Elle est devenue, le 11 septembre 2001, la manière de penser de l’état-major US. Elle a été vulgarisée par l’adjoint de Cebrowski, Thomas Barnett, avec son livre The Pentagon’s New Map

      https://www.amazon.fr/Pentagons-New-Map-Twenty-First-Century/dp/0425202399

      The American Deep State : Wall Street, Big Oil, and the Attack on U.S. Democracy

      https://www.amazon.fr/American-Deep-State-Street-Democracy/dp/1442214244


      • Jeekes Jeekes 6 septembre 15:48

        ’’La pandémie du Covid-19 est loin d’être terminée’’

         

        Ah bon ?

         

        Mais la pandémie, quelle pandémie ?

        Putain, alors y’aurait une pandémie, on m’dit jamais rien à moi !

         


        • BA 6 septembre 16:02

          Le responsable de la lutte contre le coronavirus en Israël a appelé samedi 4 septembre à se préparer à l’administration d’une quatrième dose de vaccin contre le Covid-19. « Le virus est là et continuera d’être là, nous devons également nous préparer à une quatrième injection » , a alerté le professeur Salman Zarka à la radio publique Kan.


          Le professeur va même plus loin : « En pensant à cela et au déclin des vaccins et des anticorps, il semble que tous les quelques mois - cela pourrait être une fois par an, tous les cinq ou six mois - nous aurons besoin d’une nouvelle injection », rapporte le Times of Israël. « Cela va être notre vie à partir de maintenant », a-t-il prévenu, sans préciser quand pourrait être lancée cette quatrième injection.


          https://www.lefigaro.fr/international/israel-appelle-a-se-preparer-a-une-quatrieme-dose-de-vaccin-20210905




          • Le421... Résistant Le421... Résistant 6 septembre 18:18

            Qui dit « guerre », dit « résistance ».

            Et en 42, il y avait beaucoup plus de lopes que de résistants...

            Au tribunal de Nuremberg, ceux qui ont fait des essais médicaux sur des cobayes humains ont été condamnés.

            A mort.

            Ni plus, ni moins...

            Il paraît que l’histoire est un éternel recommencement !!


            • Docteur Faustroll Séraphin 7 septembre 08:40

              @Le421... Résistant

              alors que ceux qui avaient fait des essais de V2 onr été embauchés par la NASA

              mais heureusement, aujourd’hui il y a beaucoup plus de résistants que de lopes


            • Robert Bibeau Robert Bibeau 7 septembre 19:04

              @Séraphin

              TU AS RAISON  SÉRAPHIN 


            • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 septembre 08:29

              Qui dit vie, dit mort. C’est ainsi. Un malheur n’arrive jamais seul. Et je pense que le Covid est une excellente chose car de toutes façons nous courrions droit dans le mur. Vieillissement de la population, surpopulation,...idiotisme généralisé...


              • Croa Croa 7 septembre 10:12

                À Mélusine ou la Robe de Saphir.
                Soit exaucée c’est le but, amener toute cette supposée surpopulation à l’abattoir, pardon au « vaccinodrôme ». 


              • Mélusine ou la Robe de Saphir. Mélusine ou la Robe de Saphir. 7 septembre 10:18

                @Croa Ben oui, et moi aussi j’y passerai un jour. C’est ainsi..


              • Croa Croa 7 septembre 10:20

                Faut-il rester sur AgoraVox alors que ce genre d’article très moyen mais collabo est publié alors que ceux qui protègent en dénonçant l’imposture covid et en avertissant les gens des dangers des faux « vaccins » sont toujours refusés malgré de bons scores en modération ? Je crois de plus en plus que les administrateurs d’AgoraVox sont des pourris, voilà !  smiley 


                • troletbuse troletbuse 7 septembre 10:30

                  Avez vous déjà vu le général en chef des armées d’un pays en guerre qui prend des vacances à Brégancon ? ainsi que tous ses ministres ?

                  https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/brigitte-et-emmanuel-macron-fidele-a-un-rituel-a-bregancon-quatorze-a-table-avec-tous-les-enfants_474468

                  Avez-vous vu Le Poudré porter le masque à Marseille à l’extérieur et l’enlever quand il fait sa com dans un espace fermé ?

                  Une maladie terriblement dangereuse ? Allez à d’autres sauf pour les moutons.


                  • troletbuse troletbuse 7 septembre 10:35

                    Hier j’ai vu une connaissance qui regrette de s’être fait vaxxiner avec Moderna vu qu’il ne choisit pas.

                    Au début, mal au bras pendant 4 jours puis plus rien et au bout de 3 semaines le bras qui recommence à enfler. Il ne sait pas si il faut prendre la 2eme dose.


                    • Yann Esteveny 7 septembre 11:25

                      Message à avatar troletbuse,

                      Je vous cite « Il ne sait pas si il faut prendre la 2eme dose. ».
                      C’est bon signe pour lui. Lorsque la personne qui envoie des décharges électriques dans l’expérience de Milgram commence à douter, c’est le signe qu’il commence à retrouver sa conscience. La liberté est une grande responsabilité.

                      Respectueusement


                    • MagicBuster 7 septembre 11:05

                      Pour ceux qui ne connaissent pas le code de Nuremberg, qui donne la définition des règles pour des essais médicaux acceptables sur les humains.

                      (on est en plein dedans)

                      https://fr.wikipedia.org/wiki/Code_de_Nuremberg

                      La 1ère règle : Le consentement volontaire du sujet humain est absolument essentiel. Cela veut dire que la personne concernée doit avoir la capacité légale de consentir ; qu’elle doit être placée en situation d’exercer un libre pouvoir de choix, sans intervention de quelque élément de force, de fraude, de contrainte, de supercherie, de duperie ou d’autres formes sournoises de contrainte ou de coercition  ; et qu’elle doit avoir une connaissance et une compréhension suffisantes de ce que cela implique, de façon à lui permettre de prendre une décision éclairée.

                      Ce dernier point demande que, avant d’accepter une décision positive par le sujet d’expérience, il lui soit fait connaître : la nature, la durée, et le but de l’expérience ; les méthodes et moyens par lesquels elle sera conduite ; tous les désagréments et risques qui peuvent être raisonnablement envisagés ; et les conséquences pour sa santé ou sa personne, qui pourraient possiblement advenir du fait de sa participation à l’expérience. L’obligation et la responsabilité d’apprécier la qualité du consentement incombent à chaque personne qui prend l’initiative de, dirige ou travaille à l’expérience. Il s’agit d’une obligation et d’une responsabilité personnelles qui ne peuvent pas être déléguées impunément


                      • Jean Keim Jean Keim 8 septembre 07:36

                        Toute analyse ne s’exprime que par rapport à un savoir, que dire d’autre ?...


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 8 septembre 08:06

                          @Jean Keim
                           
                           ’’Toute analyse ne s’exprime que par rapport à un savoir, que dire d’autre ?... ’
                           
                          Et aussi des intentions de l’analyste et de ses biais cognitifs, peut-être ?


                        • Jean Keim Jean Keim 8 septembre 08:22

                          @Francis, agnotologue

                          Oui bien sûr ! mais en fait nous disons la même chose, nos intentions nous sont dictées par nos idées, celles que nous avons adoptées, et comme une idée ne vient pas toute seule du vide, sont substrat n’est autre que le savoir.


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 8 septembre 08:40

                          @Jean Keim
                           
                          ’’nos intentions nous sont dictées par nos idées,’’
                           
                           Je ne crois pas, non. En fait, ce serait plutôt le contraire. J’en veux pour preuve les animaux, notamment les plus primitifs.


                        • Jean Keim Jean Keim 8 septembre 09:58

                          @Francis, agnotologue

                          Il y a un gouffre entre l’action et la réaction, cette dernière s’appuie toujours sur le penser.


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 8 septembre 11:07

                          @Jean Keim
                           
                           non.
                           La pensée nous sert à élaborer des stratégies ou à évaluer nos actes et ceux d’autrui.


                        • Jean Keim Jean Keim 8 septembre 11:36

                          @Francis, agnotologue

                          Vous définissez ainsi des rôles de la pensée mais qu’en est-il de sa nature, qu’est-ce qui alimente le penser ?


                        • Francis, agnotologue Francis, agnotologue 8 septembre 12:09

                          @Jean Keim
                           
                          C’est un pensum que vous me demandez là !
                           
                          Sommes nous au moins d’accord pour dire que penser et une activité à part entière qui se fait essentiellement avec des mots et des concepts ?
                           


                        • Jean Keim Jean Keim 8 septembre 21:08

                          @Francis, agnotologue

                          Il faut aller plus en amont, nous ne pouvons penser un mot ou un concept que si nous les connaissons, c’est observable, par exemple fermons les yeux et essayons de visualiser une couleur rouge, avec plus ou moins de réalisme c’est possible, et ensuite une couleur inconnue... rien ne vient, normal ce n’est pas dans notre base de données.


                        • zygzornifle zygzornifle 8 septembre 08:57

                          Gaffe la covid qui est un grand mutant risque se mélanger avec un autre virus et foutre tout les sois disant vaccins au rebut ...


                          • troletbuse troletbuse 8 septembre 09:01

                            Les 500 morts du Covid atteint en Côte Basque à l’hôpital et en EHPAD .

                            Mais en EHPAD, ils sont tous vaxxinés. Le vaxxin ferait-il son effet ?

                            Mourir vaxxiné, c’est le pied !

                            https://www.sudouest.fr/sante/covid-sur-la-cote-basque-la-pression-reste-forte-5750593.php


                            • troletbuse troletbuse 8 septembre 09:03

                              @troletbuse
                              Ah, c’est juste pour justifier la continuation du port de la muselière.


                            • ETTORE ETTORE 8 septembre 10:32

                              Si on se remémore bien, la progression de cette fantasmagorie Covid,hallucinatoire, on voit bien la progression, mode « clé à cliquet », même si certains persistent à dire que cet état « s’adapte » à la situation, comme les autres pays. LOL

                              C’est toute cette genèse, que nous devons éplucher, afin de commencer à comprendre l’horizon sous nos pieds.

                              Il y a bien des aberrations cinglantes, que ce gouverneMENT perpétue, comme un mélange des genres, un faux tango, avec un pas en avant, et de nombreux pas en arrière. ( aucune n’est excusable, toutes sont fallacieuses, dans leur objet et leur application )

                              Si on s’arrête au fameux cri de castrat «  NOUS sommes en guerre », force est de constater que cette guerre, il la mène exclusivement dirigée, envers son peuple, cela est définitivement acté.

                              Eliminer les impotents,( trop compliqué à déplacer, dans le nouveau monde en gestation) et se servir de cette fin de génération apeurée, trucidée, pour mettre le licol à tous les autres qui s’éparpillent, entre CONvaicus du tout , et septiques des waxxins, tout comme forges par la certitude, des vues tyranniques de cet état.

                              Voilà maintenant qu’il compte ses troupes, celles avec un marquage unique ou double, et entreprend de recruter la Jung Fuhrer, histoire de pérenniser l’idéologie du tatouage, covoiturage illégal, des visées dominatrices de l’Agence Tout Risque Elyséen.

                              Et ? On peut se demander, pourquoi ce général de pacotille, ne respecte pas les us et coutumes réglementaires de toute stratégie de guerre.... A savoir, couper les moyens de communication « des ennemis » ( c’est à dire nous, par l’entremise du net ) Trop tôt ? ( Ils se contentent d’effacer au coup le coup, cela sent une timidité retenue, trop retenue pour être ignorée dans ses projets) Cela nuirait encore à leurs plans, en cours ? 

                              C’est étrange tout de même, cet attentisme placide, qui semble absorber les critiques, en les emmagasinant, pour mieux nous faire apprécier les chaînes à venir.

                              Qu’en seras t-il des contrôles des « pass partout » ? Black out total, des services bancaires ? Des services médicaux, éducatifs, etc etc..... ?

                              Car voyez vous, comme disait Gabin :

                              ......

                              Y a 60 coups qui ont sonné à l’horloge

                              J’suis encore à ma fenêtre, je regarde et j’minterroge

                              Maintenant, je sais, je sais qu’on ne sait jamais .

                              La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses....

                              On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses

                              C’est tout ce que je sais....

                              Mais ça, j’le sais

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