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Accueil du site > Tribune Libre > Nous sommes toujours des Canuts

Nous sommes toujours des Canuts

 

Ces tisserands ont cassé les machines à tisser lors d'une révolte. Leur révolte a influencé la pensée sociale du XIX siècle et ne rappeler que Fourrier, Proudhon et Karl Max.

Ils ont rendu célèbre l'adage « vivre en travaillant ou mourir en combattant ». Il est vrai qu'en ces années ce n'est pas la police qui réprime les manifs, mais l'armée les révoltes.

Ils étaient moins instruits que nous aujourd'hui et pourtant ils ont su pour améliorer leurs conditions de vie, créer le Mutualisme, les coopératives, les conseils des prud'hommes.

 

Ils créaient des coopératives de consommations, une presse ouvrière, et un outil de propagande caricatural les Guignols.

En fait si nous suivons l'actualité depuis 1989 tout ce que nous détruisons au nom du libéralisme capitalistique.

ILS TRAVAILLAIENT 18 HEURES PAR JOUR tant salariés qu'artisans.

Mais ce n'est pas cela que je veux traiter. Ce sont des points que je rappelle pour qu'ils raisonnement à nos oreilles en échos, à la presse, aux grandes surfaces, aux assurances, tout ce qui depuis longtemps est passé aux mains des capitalistes au nom du libéralisme.

 

Ce qui m’intéresse est de faire le parallèle entre la révolte où les canuts cassaient les machines à tisser, source d'appauvrissement et de pertes d'emplois, et notre actualité qui traitait de supermarchés qui mettent en place des services sans personnels, grâce à la technologie numérique.

 

Il y a eu une levée de bouclier contre cela de la part des organisations syndicales bien compréhensible, d'autant que c'est là que j'y ai appris l'histoire des canuts.

Elles s’élèvent donc contre ce qu'elles m'ont appris qu'il ne fallait pas faire.

Nous pouvons comprendre cela chaque emploi perdu est un salarié en difficulté.

Pouvons nous donc en tirer la leçon.

 

Il me semble que NON.

 

Des années que j'écris que les entreprises n'ont pas vocation à CREER DES EMPLOIS.

Au moins aujourd'hui l'on ne peut plus me le contester.

Des années où j'écris que les réductions de charges DETRUISENT DES EMPLOIS.

Depuis 1980 je dis qu'il faut se trouver une autres source de revenus que le SEUL TRAVAIL.

LA CGT-FO qui réclamait en 1970 une taxation machine avait RAISON DANS L'ESPRIT.

 

Que nous propose le pouvoir face à cela, RIEN, si ce n'est d'augmenter le temps de travail.

Pourquoi pas dix huit heures, il y a des chauffeurs routiers qui n'en sont pas loin, ni des agriculteurs.

 

Le seul parti qui ait donné une solution, quoique boiteuse, c'est le SALAIRE UNIVERSEL.

La France Insoumise Propose une création d'emplois par l’organisation économique autour de l'écologie et de la MER.

 

Tous les autres partis s'accrochent à la réduction des charges et à l’investissement.

 

OUI, sous réserve que l'on trouve une NOUVELLE source de revenus pour les salariés. C'est à dire une création monétaire. Ce que nous le savons n'est pas le cas, tenu par l'UE et la BCE.

 

Alors à part la révolte que reste-t-il. Elle a lieu depuis UNE ANNEE, les gilets jaunes, sans résultat autre, que celui de devoir payer le double de ce que leur a octroyé le pouvoir.

Parce que ce sont les salariés qui financent TOUT.

 

Si sans comparer la violence des révoltes (qui pourrait être faite au début) nous observons qu'à quelques siècles de distance, la technologie est destructrice d'emplois, tout en améliorant le bien être, par la mise à disposition de ses productions et services, même s'il nous faut corriger les conséquences écologique et sanitaires qui en découlent.

 

Pouvons-nous l'arrêter ?

 

NON ! L'évolution technologique due à nos savoirs boostés par l'envie et la fainéantise, (je reformule par les désirs et la recherche de la facilité pour les avoir) n'a pas été arrêtée par les Canuts et ne le sera pas par nous. Nous ne sommes pas maître de nos destins mais c'est une autre histoire.

 

Face à cette difficulté les Canuts salariés ou artisans ont mis en œuvre des solutions, ce que j'ai rappelé au début de mon article, c'est ce que nous sommes IINCAPABLES DE FAIRE.

Ce que sont INCAPABLE DE FAIRE LES GILETS JAUNES.

 

Il ne s'agit pas là de trouver des mesurettes qui ne changeront rien à la disparition programmer des emplois dans la ligne économique qui est la nôtre, c'est à dire attaché à la quantité de monnaie disponible mise à disposition par les riches.

Mais de trouver ou une nouvelle source de revenus, ou créer de la monnaie pour développer tous les emplois disponibles du au développement des conséquences de l'écologie et de l'économie de la MER,

Je le réitère dans un désert, IL NE MANQUE PAS DE TRAVAIL il manque de la monnaie DISPONIBLE.

MAIS, devons-nous passer notre existence au travail, la réponse est NON. Nous développons des ROBOTS pour nous remplacer.

 

C'EST CON, MAIS SE POSE UN QUESTIONNEMENT EXISTENTIEL AUQUEL LA COMPTABILISATION DE L'EXISTENCE NE PEUT PAS REPONDRE, c'est aussi cela rester HUMAIN.

 

Alors, eh bien REVENDIQUONS comme l'on fait les Canuts, EXIGEONS de vivre digne et N’ELISONS plus ce qui nous tond la laine, l'organisation libérale capitalistique du travail.

 

Alors émergeront des penseurs et des intellectuels plutôt que des COMPTABLES.

 


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2 réactions à cet article    


  • Séraphin Lampion Séraphin Lampion 3 janvier 11:10

    Comme souvent, cet épisode de l’histoire ouvrière donne lieu à un contresens magistral. Si la révolte des canuts a « influencé » Marx, ce n’est pas comme modèle à suivre, mais comme erreur à ne pas répéter :

    "Plus l’intelligence politique d’un peuple est développée et répandue, plus le prolétariat gaspille - du moins au début du mouvement - ses forces dans des émeutes irréfléchies, infructueuses, et bientôt noyées dans le sang. Parce qu’il pense sur le mode politique, il aperçoit la raison de tous les maux sociaux dans la volonté, et tous les moyens d’y remédier dans la violence et dans le renversement d’une forme d’État déterminée. À preuve, les premiers soulèvements du prolétariat français. Les ouvriers de Lyon croyaient poursuivre des fins purement politiques, n’être que des soldats de la République, alors qu’ils étaient, en vérité, des soldats du socialisme. L’intelligence politique leur cachait ainsi la racine de la misère sociale ; ainsi elle faussait en eux la compréhension de leur but véritable ; ainsi leur intelligence politique trompait leur instinct social." Karl Marx - Gloses critiques en marge de l’article "Le Roi de Prusse et la réforme sociale par un Prussien" (Vorwärts !, n°60, 7 et 10 août 1844)

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