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Accueil du site > Tribune Libre > Nucléaire : feuilleton des cagades de l’EPR (suite et – hélas (...)

Nucléaire : feuilleton des cagades de l’EPR (suite et – hélas – pas fin) !

Cette fois, ce sont les grosses soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur qui sont mises en cause par l’ASN (autorité de sûreté nucléaire), le gendarme du nucléaire.

 

Rappelons que l’ASN assure, au nom de l’État, le contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, pour protéger les personnes et l’environnement. Elle informe le public et contribue à des choix de société éclairés. L’ASN décide et agit avec rigueur et discernement : son ambition est d’exercer un contrôle reconnu par les citoyens et constituant une référence internationale.

Voici sa « note d’information » publiée le 3 octobre 2018 :

« Les soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur EPR de Flamanville 3 sont concernées par des écarts de conception et de réalisation.

EDF a informé l’ASN, par courrier le 23 juillet 2018, de la démarche de traitement des écarts qu’elle envisage de mettre en œuvre. L’ASN avait noté favorablement la proposition de remise à niveau d’une partie des soudures avec un procédé de soudage permettant de respecter les valeurs de résilience prévues dans le référentiel d’exclusion de rupture de ces tuyauteries (L’exclusion de rupture implique un renforcement des exigences de conception, de fabrication et de suivi en service de certains matériels. Ce renforcement doit être suffisant pour considérer que la rupture de ces matériels est extrêmement improbable. Il permet à l’exploitant de ne pas étudier intégralement les conséquences d’une rupture de ces tuyauteries dans la démonstration de sûreté de l’installation.)

EDF envisage néanmoins le maintien en l’état de certaines soudures, dont les 8 soudures situées au niveau de l’enceinte de confinement (Dispositif de protection qui consiste à contenir les produits radioactifs à l’intérieur d’un périmètre déterminé fermé). L’ASN considère notamment que cette option nécessite la réalisation d’un programme conséquent d’essais visant à mieux caractériser les propriétés mécaniques des soudures. Dans la mesure où il n’est pas certain que cette démarche aboutisse, l’ASN invite EDF à engager dès à présent les actions préalables à la réparation des soudures concernées.

Les propositions d’EDF feront l’objet d’une instruction par l’ASN avec l’appui technique de l’IRSN. L’ASN consultera son groupe permanent d’experts pour les équipements sous pression nucléaires dans le cadre de cette instruction.

L’ASN considère par ailleurs que les écarts constatés traduisent une défaillance de la surveillance réalisée par EDF sur certaines activités du chantier du réacteur EPR de Flamanville. Elle demande par conséquent à EDF d’étendre la revue de la qualité des matériels installés sur ce réacteur.

Enfin, le premier écart ayant été identifié par EDF en juillet 2015, l’ASN considère que la gestion de cette situation par l’exploitant a été défaillante. L’ASN demande donc à EDF d’effectuer une analyse approfondie des dysfonctionnements survenus au sein de ses services et de ceux de ses fournisseurs. EDF devra également expliquer l’information tardive de l’ASN, au début de l’année 2017.

En savoir plus :

Soudures des tuyauteries VVP Exigences d’exclusion de rupture et défauts non détectés lors des contrôles de fin de fabrication - Courrier de l’ASN du 2 octobre 2018.

(PDF - 193,46 Ko) »

Bon. C’est technique tout ça. Mais ça veut dire quoi ? Que si ces énormes soudures lâchent brutalement, c’est l’étanchéité de la cuve de confinement du réacteur qui est compromise. Avec des conséquences par tellement sympathiques pour que l’ASN en vienne à allumer sérieusement EDF ! Il faut dire que la rogne de Pierre-Franck Chevet – la bête noire haïe de la mafia nucléocrate – n’est pas gratuite : il y a des mois que l’ASN aiguillonne EDF. Et qu’est-ce qu’elle lui a répondu à l’ASN l’EDF ? Elle lui a dit, avec un bras d’honneur, quelque chose comme : Tè ! Fume… Pas question de refaire ces soudures. On va changer les procédures de contrôles pour les rendre compatibles avec nos soudures merdiques.

L’EPR de Flamanville ! European Pressurized Reactor, puis Evolutionary Power Reactor, mais on pourrait plutôt dire Euh ! Pour Rire. Cette aberration - un réacteur d’une technique ancienne, dépassée mais gigantesque (1 650 mégawatts), sacrifiant du fait de ce gigantisme la sûreté à la productivité – devait coûter 3 milliards d’euros, il devrait (? ?!!) finalement coûter 11, 12, 13 milliards, et plus si affinité ! En plus, cette dangereuse merde, qui devait démarrer en 2012 sera finalement mise en service en… Qui peut le dire ?

Ce chantier a multiplié les retards, les malfaçons, les pannes, les organes déficients. Béton plein de trous par manque de ciment, cuve pas assez résistante, etc., etc.. Ceci en partie à cause d’une cascade de sous-traitance qui fait que la compétence des acteurs réels du chantier n’est pas assurée. En 2011 déjà, l’ASN avait dénoncé « un manque de compétences, de formation à la culture de sûreté des intervenants » et des « lacunes d’EDF dans la surveillance des sous-traitants ».

Il serait peut-être temps de prendre enfin la décision qui s’impose : abandonner purement et simplement ce foutoir imposé par le redoutable autant qu’irresponsable lobby des nucléocrates. L’EPR est merdique. Sa construction foire aussi bien en Finlande qu’à Flamanville. Où qu’on le construise, l’EPR sera dangereux. Il brûlera – si un jour il fonctionne – du Mox, le plus dangereux des combustibles puisque contenant beaucoup de plutonium, l’horreur intrinsèque. Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe de Hiroshima. Un EPR à 1 600 MWe produira la radioactivité de 1 600 bombes de Hiroshima… Aux fous !

Et pour l’EPR, des gens mourront dans les mines d’extraction, par les radiations proches des centrales, dans les usines de plutonium (dites de retraitement) et d’enrichissement d’uranium. Comme toute autre centrale nucléaire conventionnelle, l’EPR produira des rejets radioactifs lors de son fonctionnement dit « normal ». Destiné à l’exportation, l’EPR aggrave donc le risque que de nouveaux pays entrent en possession de la bombe atomique.

Le projet EPR a commencé bien avant les événements du 11 septembre 2001. L’EPR n’est pas prévu pour faire face à une éventuelle attaque terroriste. Une attaque terroriste ou un accident nucléaire majeur rendraient une grande partie de l’Europe inhabitable pour toujours. Un pays possédant des centrales nucléaires est à la merci de tous les chantages.

De plus, l’uranium provient de l’étranger et sa pénurie se précise. Alors, si les réacteurs doivent être arrêtés par manque de combustible, pourquoi en construire de nouveaux ?

Ne serait-il pas plus raisonnable, au vu de ce fiasco, de remettre au pas le trop puissant lobby des nucléocrates et d’arrêter les frais en ayant le courage d’abandonner le chantier EPR pour mettre enfin le pognon et les compétences nécessaires dans la tant espérée arlésienne qu’est la « transition énergétique » ? Hulot en a rêvé… On connaît a suite.

Eh ! Oh ! Victor, t’as fumé la moquette ou quoi ? D’où il vient le Premier ministre Philippe ? D’Areva ! Pardon « d'Orano », le nouveau faux-nez de cette entreprise désastreuse à tous les niveaux.

Illustration X - Droits réservés


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65 réactions à cet article    


  • Ruut Ruut 4 octobre 13:44
    L’arrêt d’une réacteur ne signifie pas qu’il est sécurisé. Il luis faut après l’arrêt beaucoup d’électricité et de temps pour qu’il se refroidisse sans péter.


    • Le Panda Le Panda 4 octobre 14:02

      Salut Victor

      Pourquoi dire non lorsque l’on peut dire oui.

      Cette fois, ce sont les grosses soudures des tuyauteries principales d’évacuation de la vapeur du réacteur qui sont mises en cause par l’ASN (autorité de sûreté nucléaire), le gendarme du nucléaire.

      Lorsque tu verras à mon sens un gendarme du nucléaire à ne pas en douter la France et l’Europe seront en cendres.


      • nono le simplet nono le simplet 5 octobre 14:33

        @Le Panda

        Lorsque tu verras à mon sens un gendarme du nucléaire à ne pas en douter la France et l’Europe seront en cendres.
        C’est clair comme du jus de boudin ... tu voulais dire quoi ?

      • pemile pemile 5 octobre 14:56
        @nono le simplet « C’est clair comme du jus de boudin ... tu voulais dire quoi ? »

        Le panda et la clarté des propos ça fait souvent deux ! Moi je comprends qu’il déclare qu’il ny’ aura de VRAIS gendarme du nucléaire en France qu’après accident, non ?

        Et je le plussoie ! smiley

      • foufouille foufouille 4 octobre 14:38
        "Il produit des déchets nucléaires qu’il faudra stocker durant des millions d’années. Pour chaque mégawatt d’électricité produite en un an, chaque centrale produit la radioactivité à vie courte et à vie longue d’une bombe de Hiroshima. Un EPR à 1 600 MWe produira la radioactivité de 1 600 bombes de Hiroshima…"
        quel délire de khmer vert !

        • Alren Alren 6 octobre 16:46
          @foufouille

          Je me demande bien ce qu’est pour vous (et vous seul !) un « khmer vert ».
          L’allusion aux criminels khmers rouges, responsables d’un génocide, est faite pour flétrir sans argumenter.
          Mais les « verts » se disent antinucléaires ... et n’ont à ma connaissance pas perpétré de crimes de masse !
          SVP explicitez votre néologisme.

          Tout le problème des centrales à uranium est qu’il faut assurer le ralentissement des neutrons et « en même temps » extraire les calories qui feront tourner les machines à vapeur en aval. L’eau pure est le matériau idéal pour ce double rôle.
          Or les lois de Carnot établissent que le rendement est d’autant meilleur que la différences des température entre source chaude et source froide est plus grande. Et l’eau à pression normale bout à 100°C. On retrouverait le rendement catastrophique des locomotives (3%, 5% avec le système compound) si on utilisait l’eau sans pression.
          Sous forte pression l’eau ne bout qu’à 300°C (au delà, quelle que soit la pression, elle devient vapeur). À cette température le rendement est un peu meilleur mais cela se paie d’un risque de fuite d’une eau devenue à cette température très corrosive. par ailleurs on sait que l’acier subi des transformations silencieuse, certes très lentes mais qui dégradent ses performances.

          Les scientifiques soutiennent qu’on ne parviendra pas à fournir l’énergie électrique de substitution aux énergies carbonées avec l’éolien et le solaire qui émettent beaucoup de gaz carbonique pour la fabrication du matériel et que le solaire posera des problèmes de métaux toxiques en fin de vie, après trente ans de service.

          Mais il est clair que l’uranium n’est pas la solution. L’idéal serait (peut-être !) la fusion nucléaire. mais les annonces glorieuses n’ont pas eu de lendemains jusqu’ici.

          En attendant il y a une centrale très sûre qui fonctionne à 800°, et donc avec un excellent rendement, elle utilise bien entendu le thorium métal bien plus commun dans la nature que l’uranium et qui n’a pas besoin d’être enrichi et dont les déchets sont anodins.
          Mais face à l’immense puissance de lobbying de la filière uranium, il faudrait une volonté politique quasi dictatoriale pour l’imposer.
          Pourtant tous ceux qui pourront proposer une centrale clé en mains feront fortune !

           Compte-tenu de ces qualités on pourrait équiper des sous-marins nucléaires avec des mini-centrales au thorium. On ne regarde guère à la dépense dans ce domaine d’armement et elles reviendraient beaucoup moins chères construites en plusieurs exemplaires que les mini-centrales à uranium actuelles.

        • JC_Lavau JC_Lavau 6 octobre 18:52

          @Alren : « émettent beaucoup de gaz carbonique ».

          Et qu’est-ce que ça peut bien foutre ?

          Quand on est un adulte, on devrait ne plus se laisser embobeliner par la propagande.
          La propagande carbocentriste, ici.


          • Aéroclette Aéroclette 4 octobre 15:10

            Le seul EPR qui tourne est en Chine, il faut donc demander aux chinois de faire nos EPR, le niveau intellectuel et technique en France n’est plus suffisant. Après tout ils font bien toute l’infrastructure en Afrique.
             
            https://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-184308-lepr-fonctionne-2186512.php


            • Doume65 4 octobre 17:59

              @Aéroclette

              Je me disais la même chose.
              La vérité, ou plutôt une des vérités non exprimées, c’est que si EDF était toujours administrée comme dans les années 70, vous savez cette époque d’avant le néolibéralisme où l’on ne pouvait rien entreprendre, parait-il, l’EPR aurait coûté beaucoup moins cher et n’aurait pas tous ces défauts. Car à l’époque, EDF avait les compétences requises pour construire ses centrales. N’importe qui travaillant à l’EDF sait qu’elle les a perdues, vraisemblablement définitivement.

            • Trelawney Trelawney 4 octobre 18:29

              @Aéroclette
              Il faut être trés critique avec cet article, car il ne parle des couvercles qui ont le même problème que Flamanville et qui devront être changer au frais d’Areva (enfin l’état puisqu’Areva a fait faillite) dans 4 ans.

              De plus l’article dit en substance que si les chinois sont pus forts que nous, c’est parce qu’ils construisent pleins de centrales sans jamais s’arrêter et que si nous on est faible c’est qu’on arrête d’en construire et qu’après c’est difficile de reprendre. Ils oublient de dire que normalement Areva a été conçu pour construire depuis la France, plein de réacteurs dans le monde. Mais les états hésitent à en construire car ils trouvent cette technologie dangereuse et trés chers pour que ça rapporte

              Toujours est-il que les américains ont définitivement arrêté cette technologie, les russes et les chinois ne construisent plus que des petits (voir trés petits mobiles sur barges flotante), réacteurs à la technologie ancienne mais sure. Alors que nous sommes encore les seuls à croire en une évolution de cette technologie.

              Les belges n’ont plus qu’un réacteurs (sur 7) en fonctionnement alors que l’électricité d’origine nucléaire représentait 25% l’année dernière. on verra s’il manque de courant cet hiver. Les belges ont quand même passé des contrats avec les fournisseurs d’électricité éolien danois qui sont en surcapacité. Les danois avaient sous évalués les performance des éoliennes marines et visiblement ça fonctionne mieux que prévu. Il est vrais que le Danemark est un pays de courant d’air

            • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 4 octobre 15:29

              Survolé ...entre primaire et secondaire... ????


              • Le421 Le421 4 octobre 17:02

                A peine commencé, le chantier de Hinkley Point a déjà pris un an de retard et un surcoût de 1.67 milliard !!


                • Ouallonsnous ? 4 octobre 17:29
                  @Le421

                  Qués aco Hinkley Point ?

                • Trelawney Trelawney 4 octobre 18:14

                  @Le421
                  Une fois le breixit acté, on entendra plus parler de Hinckley Point autrement que pour financer les pertes de ce fiasco annoncé. 

                  Les chinois sont partenaires d’EDF sur ce coup. Ils le sont car en contre partie EDF leur fournis la licence pour construire des réacteurs chinois en GB et en Europe.
                  Le contrat a tellement bien était ficelé (Vous pensez bien qu’EDF est pret à n’importe quoi pour se construire des EPR) que si Hinckley Point n’arrive pas à son terme, les chinois récupère la totalité de leur financement (caution de l’état) et conserve leur licence.

                  Les anglais qui savent lire un contrat ont entrevu la faille et n’ont aucun intéret à construire ces EPR. Par contre, les petits réacteurs chinois pas chers et fiables les intéressent grandement.

                  Nos responsable et notamment dans le nucléaire ont un égo tellement démesuré qu’ils n’arrivent pas à apprécier l’étendu de leur connerie. Et comme à la fin c’est le contribuable qui paie leurs conneries, ils n’ont aucune raison de s’en inquiéter

                • cassini cassini 4 octobre 17:45

                  Article excellent. Quelle flamme ! 


                  Est-ce que chaque MW.année va comme dit Victor produire autant de déchets de fission que la bombe d’Hiroshima ? Trouvant la question piquante, je voudrais en juger :

                  Il faut à peu de choses près fissionner 1 gramme d’uranium pour donner 1 MW.jour, donc 365 grammes d’uranium pour 1 MW.année. Toutefois il s’agit là de MW thermiques ; triplons pour avoir des MW électriques : 1095 grammes annuels d’uranium. 

                  La bombe d’Hiroshima est estimée à 15 kt de TNT. Je relève dans le « Que sais-je ? » Les Centrales nucléaires qu’un kt de TNT équivaut à 50 MW.jour. Nous aurions donc 15 x 50 = 750 grammes d’uranium fissionnés à Hiroshima. 

                  Les valeurs 1095 et 750 sont de même ordre : Victor a donc raison. 

                  Cela dit, cette production de déchets de fission au MW.année n’est pas différente dans un EPR de ce qu’elle est dans tous nos réacteurs actuels. Rien de pire, donc. 



                  • nono le simplet nono le simplet 5 octobre 02:18

                    @cassini

                    Cela dit, cette production de déchets de fission au MW.année n’est pas différente dans un EPR de ce qu’elle est dans tous nos réacteurs actuels
                    pas différente ? en quantité peut être mais « en qualité » sûrement pas ...
                    le MOX, mélange de plutonium 8% et d’uranium appauvri 92% est jusqu’à 100 000 fois plus radioactif et radiotoxique que le combustible classique et ses déchets sont beaucoup plus complexes puisque contenant de nombreux éléments radioactifs et beaucoup plus dangereux ...

                  • sls0 sls0 5 octobre 04:58

                    @cassini

                    Les valeurs 1095 et 750 sont de même ordre : Victor a donc raison. 

                    Il aurait raison si pour une bombe àtomique à uranium la masse critique ne serait pas supérieure à 48kg.

                  • cassini cassini 5 octobre 08:40

                    @sls0


                    Et moi qui voulais donner raison à Victor...

                    Voulez-vous préciser le sens de votre commentaire en italiques ? J’ai simplement comparé la masse fissionnée dans les deux cas. 

                  • cassini cassini 5 octobre 08:42

                    @nono le simplet


                    Vous avez enclenché le logiciel de réponse automatique... C’est votre maître à penser qui a écrit les lignes du programme ? 


                  • nono le simplet nono le simplet 5 octobre 14:19

                    @cassini

                    C’est votre maître à penser qui a écrit les lignes du programme ?
                    ma devise étant plutôt « ni dieu, ni maître » , personne ne me dicte quoique se soit smiley


                  • nono le simplet nono le simplet 5 octobre 14:22

                    @cassini

                    Et moi qui voulais donner raison à Victor...
                    un mec qui écrit ses textes en italique et pas la phrase qu’il reprend n’a pas à être pris en considération avec sérieux ...

                  • sls0 sls0 6 octobre 17:11

                    @cassini
                    Pour qu’une bombe atomique explose il faut à minima une masse critique pour qu’il y a réaction. Hiroshima c’était une bombe à uranium et la masse critique de l’uranium est de 48kg de mémoire, le plutonium c’est 12-13kg de mémoire.

                    Donc à Hiroshima il y avait 48kg d’uranium à minima sinon il n’y aurait pas eu de réaction donc explosion.
                    La puissance de l’explosion est surtout tributaire de la précision de l’explosion primaire qui concentre la masse d’uranium et sa tenue en pression. Entre E=m.C2 et 48kg, il y a des sacrées pertes surtout au début.

                    Au début on ne connaissait pas trop les risques, à fort Alamo un prof à voulu faire une démonstration de l’effet Tcherenkof. C’est une très belle couleur bleu. Il a approché deux moitiés de masse critique. Pas de bol, une des parties a glissé, de la couleur bleu il en ont eu. Début de réaction, les deux parties se sont rejetées violement. Une très mauvaise bombe nucléaire qui n’a envoyé que la moitié de la classe au cimetière ou à l’hôpital.
                    Le plus difficile c’est l’explosion de concentration de la masse critique. Mais dans tout les cas il faut être au dessus de la masse critique. Parler de 100gr ou un kg non, uranium 48kg mini.

                  • cassini cassini 7 octobre 12:40

                    @sls0


                    Selon mes sources la bombe d’Hiroshima contenait 63 ou 64 kg d’U 235 enrichi à 93%. 

                    La fission intégrale d’une telle masse dégagerait : (64 000 x 0,93) / 50 = 1 190 kt TNT
                    Le rendement de fission est donc exécrable, à peine supérieur à 1%, juste meilleur que celui de la manip devant les étudiants smiley

                    C’est à ma connaissance la raison fondamentale de l’abandon des bombes « canon » et de leur remplacement par les bombes à implosion. La bombe à implosion de Nagasaki a produit un tiers de puissance en plus pour sept ou huit fois moins de métal fissile, Pu étant très voisin de U pour l’énergie produite par unité de masse. 
                    On invoque aussi la sécurité à l’encontre de la bombe « canon ». 


                  • cassini cassini 7 octobre 12:44

                    @cassini


                    Tout ceci pour dire que Victor a raison en disant qu’un MW.an produit autant de déchets de fission que la bombe d’Hiroshima ! 

                    En revanche il est intéressant de constater que la bombe de Nagasaki a éparpillé plusieurs kg de plutonium sans que ça fasse 1 mort par microgramme. Encore une légende déconstruite. 

                  • cassini cassini 7 octobre 12:46

                    @cassini


                    1 mort par microgramme

                    Mais vu la période du plutonium, le même microgramme peut resservir à cent générations successives ! 

                  • sls0 sls0 7 octobre 17:09

                    @cassini
                    Nagasaki c’était du plutonium.

                    La toxicité est faite par des essais avec protocole en laboratoire.
                    C’est des conditions à létalité max. La toxicité c’est par kg normalement.
                    C’est chimiquement que c’est une saloperie, dans la nature il se combine, la règle de trois c’est franchement théorique.

                    Le canon l’avantage c’est que ça ne demande pas de synchronisme parfait. Une implosion pile-poil, très difficile à maitriser.

                  • aimable 4 octobre 17:50
                    sur ce chantier ,la société qui a pris le marché fait les études et sous traite la partie montage en prenant sa com puis la sous traitance de la sous traitance de la sous traitance fait que le dernier qui exécute le travail sur le plan financier est au niveau des pâquerettes , donc le personnel pour la plupart viennent de l’étranger , l’est également .
                    avec toute ces magouilles et ces retards on arriverait a croire que le chantier est dirigé par une mafia .

                    • Désintox JPB73 4 octobre 18:21
                      Il y a un truc que je ne sais pas :

                      - Soit les entreprises françaises ont « perdu la main » pour faire du nucléaire, suite à la désindustrialisation du pays ou bien à l’abandon du surgénérateur.

                      - Soit elles doivent se conformer à des normes de plus en plus exigeantes, qui rendent progressivement impossible la fabrication de tout réacteur.

                      Je ne sais pas trop quoi penser.

                      J’ai l’impression que les associations écolo vont bientôt avoir la peau de l’EPR. Mais on aura encore un grand nombre de vieilles centrales que personne ne saura plus entretenir car on aura tué la filière. Cela risque d’être encore plus dangereux.

                      Il serait intéressant d’ouvrir un débat sur les questions énergétiques.

                      • Trelawney Trelawney 4 octobre 18:37

                        @JPB73


                        Il serait intéressant d’ouvrir un débat sur les questions énergétiques.

                        Il a été ouvert sous Hollande avec entre autre une réduction à 50% de l’électricité nucléaire à 2025. mais EDF a dit non. Je ne savais pas qu’une société privé pouvait s’opposer à une décision politique. Mais on est en France tout est possible !

                        Sinon l’industrie nucléaire c’est essentiellement de la chaudronnerie et de la soudure et toutes les entreprises spécialisées dans ce domaine ont presque toute disparu. D’autre part on ne forme plus à ces métiers comme à beaucoup d’autres. La France préférant des bacheliers à des ouvriers. Sur l’EPR de Flamanville qui est un chantier haute sécurité on ne peut pas confier du travail à des ouvriers étrangers (polonais, russe, voir allemand) plus qualifiés que les notre. Aussi on fait avec ce que l’on a

                      • HELIOS HELIOS 5 octobre 02:12

                        @JPB73

                        Comme d’hab, il n’y a pas une et une seule raison, mais plusieurs causes mineures qui rendent le système de plus en plus ingérable !



                        ----- d’abord, il y a la réduction drastique de la construction de réacteur.
                        La trajectoire technique était de développer des surgénérateur et remplacer les centrales encore actuelles... et bien sur continuer la recherche.... plus de « phoenix », plus de sous pour framatome et compagnie et donc arrêt de la recherche et de la construction. = perte de technicité

                        ---- ensuite, il y a le temps... tout ce petit monde, ceux qui n’ont pas pu se barrer chez les militaires, ont donc du changer de boulot et, en plus, sont parti a la retraite sans avoir « passé la main » a de jeunes ingénieurs.... = pertes de competences.

                        ---- et puis, il y a la financiarisation qui a démonter tout doucettement les financements par un asséchement des budgets... pas la peine de faire un dessin, EDF n’a plus eu assez d’argent tout simplement parce qu’il fallait rentrer dans un système concurrentiel déloyal = pertes commerciales.

                        ---- la desindustralisation... déjà que la France devrait se fournir pour des pièces et des outils de hautes technologies auprès des américains, les chinoiseries qui ont inondé le marché là aussi ont éliminé toute l’industrie qui vendait de commun et courant mais qui avaient des ingénieurs dans l’arrière boutique qui bossaient.... ces ingénieurs ont disparu pour baisser les couts et les entreprises ont disparu ensuite, tout vient de Taiwan (d’abord) puis de Schenzen aujourd’hui = pertes industrielles.

                        ---- et enfin, la tendance délétère de ceux qui ne savent pas ce qu’est l’industrie nucléaire, les khmers verts comme certains les appellent et qui ont réussi a intoxiquer tout le monde et qui ont propulsé l’industrie nucléaire du coté obscur de la force. = perte societale

                        .... ....

                        Alors, il y a un petit espoir, comme solution que je préconise depuis tres longtemps, c’est la construction de micro centrale de tres faible puissance, conditionnées dans des unités approximativement transportables et fonctionnant en circuit fermé.
                        L’intérêt est de les rendre considérablement plus sûres, bien meilleurs marché, positionnable là ou l’on en a besoin et fonctionnant en « grid » ... auxquelles on pourrait adjoindre des unités de stockage (voir les projets et réalisation d’Elon Musk), ces unités de stockage servant de lien entre les différentes sources d’énergie (eau, vent, solaire etc).

                        Nous avons conservé de très bonnes compétences dans le domaine des générateurs de petites tailles (les sous-marins, les bateaux, les satellites), nous savons faire des combustibles complexes et manipulables, nous avons devant nous un champ d’opportunité qu’il ne faudrait pas, cette fois, rater, pour faire plaisir a des dogmatiques...

                        bon, pour ce que j’en dis... sachant qu’il y en a veulent nous rendre tous végétariens après nous avoir castré... et que l’administration nous ait soumis et l’etat tellement appauvri qu’on va tout accepter...




                      • nono le simplet nono le simplet 5 octobre 07:26

                        @HELIOS

                        ---- et enfin, la tendance délétère de ceux qui ne savent pas ce qu’est l’industrie nucléaire, les khmers verts comme certains les appellent et qui ont réussi a intoxiquer tout le monde et qui ont propulsé l’industrie nucléaire du coté obscur de la force. = perte societale
                        marrant comme réflexion smiley
                        le puissant lobby écologiste (à la solde de ... de qui au fait ?) a réussi à « intoxiquer » le monde entier ?
                        ils ont même été jusqu’à saboter la centrale de Tchernobyl ... et pire encore, en sautant tous ensemble d’un bateau au large du Japon, ont provoqué une vague gigantesque qui a anéanti Fukushima ...
                        ah, les salauds, ils sont prêts à tout pour ruiner nôtre belle économie nucléaire !

                      • JC_Lavau JC_Lavau 5 octobre 08:57

                        @nono le simplet. Ah ? Tu ignores quelles fortunes pétrolières sont à la tête du WWF et de PisseVerte ?

                        Tu ignores quelles fortunes pétrolières ont financé le CRU, dix-sept ans avant Maggie ?
                        Tout est public.

                      • nono le simplet nono le simplet 5 octobre 14:25

                        @JC_Lavau
                        JC ! tu n’as pas pris ton lithium ce matin ! tsssss !


                      • HELIOS HELIOS 5 octobre 17:24

                        @nono le simplet
                        ... vous savez tres bien qu’il n’y a aucun lobby formel tant au niveau des verts... quoique, quau niveau des multi nationales (par exemple) ... quoique !


                      • Désintox JPB73 5 octobre 19:25
                        @HELIOS

                        Des micro-centrales nucléaires ? Ce serait de la dissémination. Je ne suis pas fan !

                      • cassini cassini 5 octobre 20:16

                        @nono le simplet


                        Vous n’avez pas pris votre lithium ce matin

                        C’est dangereux. S’il passe un neutron, ça va faire du tritium. 

                      • JC_Lavau JC_Lavau 6 octobre 23:28

                        @nono le simplet. J’ai comme des doutes sur tes éventuelles compétences.


                      • sls0 sls0 5 octobre 05:15

                        Comme d’habitude Victor nous fait un article par rapport un écrit de l’ASN qu’il n’a pas lu ou pas compris.

                        Il est franchement fâché avec la métallurgie et l’ISO 9000.
                        Cela dit fabriquant et EDF ont perdu des compétences comme le dit Helios.
                        Dans le nucléaire c’est plus contrôlé donc visible mais on peut généraliser à une bonne partie de l’industrie.

                        Dès sa sortie d’école, un jeune ingénieur on lui bourre le mou, c’est gestion et la dernière mode de management avec plein d’indicateurs donnés par des gens qui ne maitrise rien en technique.

                        Victor aussi ne maitrise rien en technique il me fait toujours penser à Perceval dans Kaamelott.

                        • cassini cassini 8 octobre 09:23

                          @sls0


                          (Victor] est franchement fâché avec l’ISO 9000

                          Moi aussi. Parmi les raisons qui m’ont poussé à partir en retraite anticipée figure l’apparition des qualiticiens.
                          Quand ils passaient, mon supérieur avait tendance à me demander de prendre une demi-journée de congé. Je consentais bien volontiers. Faire mon boulot, d’accord ; m’emmerder en procédures pour le plaisir de sophistiquer la vie, va te faire voir. Heu... ce n’était pas du nucléaire, c’était du téléphone. 

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