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Accueil du site > Tribune Libre > Ô vous, femmes du Prophète !

Ô vous, femmes du Prophète !

Ô vous, femmes du Prophète, vous n'êtes pas comme les autres femmes. (sourate XXXIII, verset 32).

Vous êtes comme Sarah qui mourut en défendant la forteresse d'Hébron, les armes à la main (1). Vous êtes comme Hagar qui émigra en Arabie et qui y est honorée comme la mère des Arabes (2). Vous êtes comme Judith qui s'infiltra dans les lignes ennemies et coupa la tête du tyran Holopherne (3).

"Vous êtes ceux qui ont choisi de combattre pour Allah et son Prophète"... autrement dit, vous êtes une "troupe militaire".

Résumé explicatif de la sourate XXXIII, les conjurés  : (après la bataille du fossé)

Ceux qui ont été fidèles au pacte de Médine, lors de la bataille du fossé, Allah les récompensera (Vs 24). C'est lui qui a jeté l'épouvante chez les Juifs Beni Qoraïzha qui avaient soutenu les idolâtres. Vous les avez ensuite tués ou réduits en esclavage (Vs 26). Mais c'est Allah qui leur a enlevé leurs terres, leurs maisons et leurs richesses (Vs 27). 

Ô Prophète, dis à tes épouses que celles qui veulent se sédentariser pour exploiter ces biens terrestres seront autorisées à le faire. Tu n'auras qu'à les répudier sans leur causer de préjudice (Vs 28). Mais celles qui veulent rester près de toi pour l'amour d'Allah et de son prophète, c'est une énorme récompense qui leur sera donnée au paradis (Vs 29).

Ô épouses du Prophète (qui voulez rester avec lui), ne vous laissez pas corrompre par les badinages de l'amour, de crainte de sombrer dans la mollesse ! Résistez à la tentation (Vs 32) ! Restez modestement à l'intérieur de vos casernements ! (en célibataires ?). Ne faites pas l'étalage de vos armes ! Faites les prières et l'aumône ! Purifiez-vous ! Vous êtes la famille du Prophète (Vs 33).

Mais attention ! les coupables de fornication seront châtiées au double (Vs 30). Les soumises à Allah et à son messager seront deux fois récompensées (Vs 31)... suppression de la solde pour les fautifs, doublement pour les purs (?).

Question : Que sont devenus les Beni Qoraïzha qui n'ont pas été tués ? Réponse : ils ont continué à exploiter leurs terres mais en tant qu'esclaves des musulmans. Parmi ces esclaves, il y avait une jeune fille très belle. Mahomet se la réserva, évidemment pour en faire une troupe de supplétifs. Cette jeune fille très belle - comme, jadis, Sarah en tant qu'unité militaire - s'appelait Raï'hâna, fille de Zaïd (Mohammed, sceau des prophètes, Tabari, éditions Sindbad, pages 232 et 331).

Pour rédiger mon texte en gras ci-dessus, je me suis inspiré de plusieurs traductions que j'ai confrontées. Je suis très surpris des traductions existantes, d'une part à cause de leur diversité contradictoire, mais aussi et surtout parce qu'on y comprend absolument rien. Ce que je propose est une traduction logique.

Je suis très étonné que les spécialistes ne se soient pas encore mis d'accord sur la date où cette sourate a été proclamée. Après l'expulsion des Juifs Beni Nahdir de Médine, leurs compatriotes des forteresses voisines, se sentant menacés à court terme, rompant le pacte, formèrent une coalition avec les tribus arabes et les Koréishites de la Mecque, d'où le nom de "conjurés" donnée à la sourate. Assiégés derrière les fossés de Médine, menacés d'une défection des Médinois, les musulmans doutaient et, la nuit, quittaient la ligne de défense pour assurer la sécurité de leurs maisons (Vs 10 à 19). La tornade nocturne déclenchée par Allah (Vs 9), tout cela se retrouve également dans le livre de Tabari, pages 223 à 229, ce qui prouve mon interprétation.

Je suis très étonné que les exégètes musulmans n'aient pas compris qu'il y avait femme et femme. Il y a, d'une part la femme/individu, épouse ou mère. Il y a, d'autre part, la femme/troupe militaire, qui, évidemment, ne peut être que l'épouse d'un conseil de chefs. Je suis très étonné qu'ils ne se rendent pas compte que, tout au long de ses versets, la sourate IV ne traite que de l'organisation de la société en établissant des règles, du genre code civil, en particulier pour tout ce qui concerne le mariage et l'héritage des femmes/individus, éternelles sources de chicayas, et cela, sans faire mention des épouses du Prophète... alors que la sourate XXXIII parle principalement de celles-là, mais dans une allégorie poétique qui remonte à Abraham.

C'est cette allégorie héritée des origines abrahamiques - Abraham/conseil, épouse/troupe militaire - qui a donné une relative stabilité aux "peuples du Livre" dans la longue histoire de leur évolution ; Abraham étant le guide rassembleur, un modèle de conduite et la référence. Or, si les Juifs ont écarté cette image de couple modèle en reportant leur attente sur un messie à venir, si les évangélistes chrétiens ont agi de même pour suivre un Jésus venu mais sans femme, le problème s'est posé pour le couple Mahomet.

C'est ainsi que les Juifs n'ont pas manqué de souligner les contradictions entre la règle de bonne conduite matrimoniale codifiée par la sourate IV et la conduite politique de Mahomet qui ne pouvait être qu'autre. C'est ainsi que Mahomet s'est trouvé contraint de faire appel à Allah pour se faire autoriser des pratiques exceptionnelles, telles le nombre de ses épouses (Sur XXXIII, Vs 49 à 52). Il est bien évident que plus Mahomet avait de femmes, plus sa force militaire augmentait alors que plus les croyants en avaient, plus la société s'en trouvait déstabilisée... insoluble contradiction.

Étonnant stratège et précurseur, Mahomet est peut-être l'inventeur de la guerre subversive.

Après sa victoire sur les Juifs Beni-Nadir, Mahomet s'était réservé la belle Raï'hâna. Après sa victoire de Khaïbar, c'est une autre femme qu'il préleva sur le butin et qu'il épousa. Maintenant que nous savons qu'il s'agit, en réalité, de ralliement de partisans, on devine qu'après ses victoires, Mahomet mettait en place dans la population vaincue des cellules, dormantes ou actives, qui le renseignaient. C'est probablement cette culture de réseaux qui a fait sa force et celle de ses successeurs.

Lorsqu'il s'est trouvé dans une situation particulièrement critique lors de la bataille du fossé, il ne fait pas de doute qu'il a lancé un véritable appel à ce réseau, ce qui pourrait expliquer la défection de la coalition alors que, pourtant, la situation sur le front du fossé lui était favorable.

Bref, la force militaire de Mahomet était ses épouses, unités de combat d'élite sur lesquelles il pouvait compter à tous moments. Lorsqu'après sa grande victoire de Beder, il revint à Médine et se rendit dans la maison de son épouse Sauda, laquelle était apparentée à des Mecquois tués par les musulmans, ce fut un drame et il dut très rapidement la quitter pour aller passer la nuit dans la maison plus sûre de Aïscha.

L'énigme Aïscha

Aîscha fut l'épouse préférée de Mahomet. Cette jeune troupe militaire avait été mise sur pieds par Abou Becker, personnage important de La Mecque. Il l'avait donnée en mariage à Mahomet alors qu'elle n'avait que 9 ans. Elle était vierge, n'ayant connu aucun possédant avant le Prophète. Mahomet en avait fait sa garde du corps d'une fidélité à toute épreuve. Dans ces temps troublés, il était, en effet, important d'avoir autour ou près de soi une unité d'élite sur laquelle on pouvait compter.

Après sa défaite d'Ohod et la bataille indécise du fossé, le Prophète monta une expédition contre ses anciens partisans Khazradj qui s'étaient révoltés. Il était accompagné d'Aïscha, sa garde du corps. 

Aïscha se déplaçait dans une litière qu'on plaçait sur un chameau (4). Lorsqu'elle en sortait pour faire ses ablutions avant de faire sa prière, elle levait le rideau. Lorsqu'elle remontait dans sa litière, elle le baissait et le chamelier se mettait en route. Or, un jour, en revenant de ses ablutions, elle s'aperçut qu'elle avait perdu son collier de coquilles du Yemen. Elle retourna le chercher mais oublia de lever le rideau. Voyant qu'il était baissé, le chamelier partit. Lorsque Aïscha revint, l'armée avait levé le camp.  

Pauvre Aïscha ! Elle ignorait probablement la direction qu'avait prise l'armée. Ne sachant que faire, elle décida d'attendre sur place, espérant que le Prophète enverrait quelqu'un la chercher lorsqu'il s'apercevrait de son absence. Et voilà qu'arriva Cafwân. C'était l'élément postcurseur, chargé par Mahomet de vérifier si rien n'avait été oublié sur le terrain. Il aperçut un voile blanc, c'était Aïscha. Il la ramena sur son chameau.  

Lorsque l'armée vit arriver l'épouse du Prophète accompagnée de Cafwân, on jasa. Abdallah, fils d''Obayy, s'écria : « Aïscha a raison d'agir comme elle le fait, car Cafwân est bien plus jeune et bien plus beau que Mahomet. » (Cafwân était-il un rival soutenu par les Khazradj ?).   

À Médine, cela se transforma en rumeur. Certains disaient que Cafwân avait eu des rapports avec Aïscha lorsque celle-ci était encore dans la maison de son père, d'autres, qu'ils les avaient vus se rencontrer en cachette. Ne sachant qui croire, Mahomet était devenu très triste. Le visage altéré, il s'asseyait en face d'Aïscha sans rien dire. S'étant rendu compte des soupçons qui pesaient sur elle, l'épouse préférée de Mahomet tomba malade et dut se rendre chez sa mère pour se faire soigner. Abdallah continuait à répandre sa calomnie.  

Vingt-cinq jours s'étaient écoulés. Le Prophète estima que le moment était venu d'agir. Il monta en chaire. S'adressant à la foule, il lança l'anathème contre celui qui osait porter le soupçon sur la chasteté et l'honnêteté de sa famille. Aussitôt, un Aus se leva, jurant qu'il tuerait le fautif même s'il s'agissait d'un Khazradj. Aussitôt, un Khazradj se leva, jurant par ses grands dieux que c'était un scandale d'entendre un Aus se proposer pour tuer un Khazradj. L'Aus répliqua : « Toi et les autres (tous les Khazradj), vous êtes tous des hypocrites. » Il y eut un grand tumulte. Le Prophète s'en alla.

Ensuite, il se livra à une enquête très approfondie sur la conduite de sa femme. Puis, il l'interrogea longuement. Non seulement il ne trouva aucune preuve contre elle, mais elle arriva à le convaincre de sa sincérité et de son innocence. Alors, Dieu révéla dix-sept versets pour l'innocenter. Aïscha s'écria : « Ses yeux se sont penchés sur la bassesse de son esclave. Et voici que mon nom sera proclamé jusqu'au jour de la résurrection. Du haut de leur chaire, les lecteurs du Livre sacré rappelleront aux croyants l'histoire de mon malheur et de ma félicité. Grâce à Dieu qui a proclamé mon innocence !…et non pas grâce à toi, Mahomet ! »  

En entendant ces derniers mots, Abou Becker mit la main sur la bouche de sa fille pour que le Prophète ne les entende pas. « Laisse-la parler, dit le Prophète, car elle a souffert d'être injustement accusée. » Puis, il ordonna qu'on donne quatre-vingts coups de verges aux auteurs de la calomnie. (d'après Tabari, page 237 à 241 et mon manuscrit refusé par les maisons d'édition, chapitre 21).

L'énigme Khadidja

Mahomet était âgé de vingt-cinq ans lorsqu'il épousa Khadîdja, sa première femme. Elle avait quarante ans ; c'était une riche veuve. À La Mecque, personne ne possédait de dépôts de marchandises aussi importants. La réputation de Mahomet étant parvenue à ses oreilles (on lui avait donné le surnom de Mohamed al' Amin, l'homme sûr), elle lui dit : « Fais cette année le voyage en Syrie avec mon esclave. » Mahomet accepta. Ayant reçu l'autorisation d'entrer sur le territoire de Syrie, les gens de la caravane vendirent leurs marchandises. Ce qu'ils avaient acheté un dirhem, ils le revendirent en faisant un bénéfice de dix dirhems. A son retour à La Mecque, la caravane se dirigea vers la maison de Khadîdja. Celle-ci était à son balcon (aux remparts de la ville ?). (d'après Tabari, page 57 à 60)...

Question : une importante personnalité féminine, riche de surcroît, qui parlerait en maître dans cette société essentiellement patriarcale que la sourate VII du Coran n'a pas encore humanisée, c'est impensable ! Khadîdja n'est pas, non plus, une troupe militaire comme les "femmes" que le Mahomet de Médine a épousées. Khadidja ne peut être que la population commerçante de la Mecque que protège encore un Abou Thâlib respecté, face à une opposition (Hind, Abou-Djahl, Abou Sofyan (?) qui va finalement le renverser.

Comme je l'ai expliqué dans mon précédent article, ce premier Mahomet qui rêvait d'un islamisme pacifique, dans le prolongement d'un christianisme d'avant Nicée, ces prédicateurs qui continuaient à prier, même quand on leur jetait des pierres, même quand on lui recouvrait la tête de terre, même quand on l'enterrait vivant, qui s'en souvient ? (d'après Tabari, page 96).

Emile Mourey, 20 octobre 2017

 

Renvois :

1. Au cours de sa nomadisation en pays de Canaan, Abraham avait élevé une forteresse à Hébron, position forte au centre du pays, un "autel" dit la Bible par euphémisme. Il y avait laissé Sarah en garnison pour la garder. Lui-même s'était établi en retrait et en soutien, plus au sud, à Bersabée, en avant et en protection avancée de la frontière orientale de l'Égypte... dispositif on ne peut plus logique pour une troupe militaire mercenaire au service du dieu-pharaon. Hébron étant tombée aux mains des Hittites, Sarah y mourut, de toute évidence en combattant. Elle avait 127 ans. C'était en 2028 - biblia dixit . Cela correspond au début de l'expanssion hittite (cf. mon "Dieu caché", page 214 ; publication "Bibracte" éditée en 1995, unanimement condamnée par la communauté scientifique et le ministère de la Culture).

2. Sarah étant alors stérile - elle avait alors 76 ans - mit sa servante Agar dans le lit d'Abraham pour qu'elle lui donne un héritier/conseil. Ismaël naquit en 2079 - biblia dixit - un peu plus tôt notent les chroniqueurs arabes. Habiles tireurs à l'arc, ses descendants fructifièrent en Arabie. (cf. mon "Prophète au visage voilé", écrit en 1987, unanimement refusé par les maisons d'édition).

3. Deuteronome Jdt 1 - 16. Nous sommes à un sommet de la littérature juive allégorique.

4. Il s'agit d'une image sublimée. Il fallait bien plus qu'un chameau pour transporter une troupe.

 


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136 réactions à cet article    


  • njama njama 21 octobre 12:23

    et les femmes du Prophète Jésus ?

    toujours accompagné des 3 Marie, sa mère, Marie de Magdala, Marie de Béthanie.

    sa troupe militaire ?


    • Cadoudal Cadoudal 21 octobre 18:26

      @njama
      Jésus, combien de mécréants a t’il trucidé durant sa carrière ?

      Une vraie couille molle, même pas un petit opinel dans sa poche pour propager sa religion de paix et d’amour...

      Momo le pédo, lui c’était un homme, un vrai...


    • njama njama 21 octobre 12:34

      La relation amoureuse de Jésus avec Marie-Madeleine apparaît clairement dans l’Évangile de Philippe et dans l’Évangile de Marie
      Marié ?
      concubin ?

      Évangile de Philippe

      [26] Il y en avait trois qui marchaient toujours avec le Seigneur : Marie sa mère et sa sœur et Madeleine appelée sa compagne. Sa sœur, sa mère et sa compagne étaient chacune Marie.

      https://www.agoravox.fr/commentaire4581565


      • Jonas 21 octobre 12:57

        @njama Ce sont des Évangiles apocryphes qui ne sont pas considérés comme authentiques, et ne font pas partie de la Bible.


      • njama njama 21 octobre 13:03

        @Jonas
        Ils font partie de l’Histoire, qu’elle vous plaise ou non smiley


      • Jonas 21 octobre 13:09

        @njama Je parlais ici de religion.

        Les Évangiles apocryphes de Marie et de Philippe NE FONT PAS partie de la religion chrétienne.

      • macchia 21 octobre 14:37

        @njama
        Un indice de mariage dans l’évangile de Jean est la question de Marie Madeleine à Jesus, qu’elle n’a pas encore reconnu, quand elle Lui demande où est le corps du Seigneur pour le récupérer. A l’époque une question pareille ne pouvait pas être consentie à une femme quelconque


      • njama njama 21 octobre 14:37

        @Jonas

        L’article de Émile Mourey ne parle pas de religion


      • Jonas 21 octobre 14:46

        @njama « L’article de Émile Mourey ne parle pas de religion »


        Le comportement des femmes dans le Coran et dans la vie du Prophète Mohamed, c’est quoi ? Un article sur la vie des tigres de Sibérie ?

      • Pascal L 21 octobre 18:59

        @njama
        Ces Evangiles existent, vous pouvez les lire, mais ne venez pas dire ensuite qu’ils décrivent la doctrine chrétienne. Ces textes sont très tardifs et ont peut y déceler des interpolations (des modifications du texte). En fait les très nombreux groupes religieux qui vivaient à cette époque ont pour la plupart intégré l’annonce de salut de Jésus, mais souvent de manière très déformée, car ils attendaient le plus souvent un messie guerrier qui devait purifier Israël des Romains et fonder le royaume de Dieu sur terre. Un royaume où les justes autoproclamés auraient le pouvoir.


        Les quatre évangiles de la tradition des apôtres ont été écrits très tôt. Les textes en Grec souvent considérés comme texte originaux par les exégètes ne sont en fait que des traductions sauf sans doute pour l’Evangile de Jean, écrit dès l’origine en Grec. Les textes originaux en araméen (pour Matthieu et Luc) ont été retrouvés. Nous avons de même des extraits en Hébreux de l’Evangile de Marc. Ces textes originaux nous fait remonter l’écriture de ces Evangiles aux années 50 environ, soit à une époque où les témoins directs étaient encore vivant. Ils auraient signalé les déformations. 

        Enfin les Chrétiens ont un avantage, la présence vivante de Jésus qui confirme les Evangiles de la tradition des apôtres à chacune de ses interventions. Il n’y a pas de quoi convaincre un non Chrétien qui n’a sans doute jamais rencontré le Christ, mais pour un Chrétien, il ne fait aucun doute que le Christ qu’il rencontre est bien celui des quatre Evangiles et donc les Evangiles apocryphes qui décrivent une réalité différente ne peuvent se prévaloir d’être chrétiens. Contrairement à ce que beaucoup d’anti-chrétiens veulent nous faire croire, le Christianisme n’est pas une religion du livre.

      • Pascal L 21 octobre 19:03

        @macchia
        « A l’époque une question pareille ne pouvait pas être consentie à une femme quelconque » Ah bon , l’obscurantisme déjà à cette époque ? Les femmes que nous voyons dans les Evangiles sont toutes des femmes libres et indépendantes. Pas des femmes cantonnées à la cuisine et obligées de porter le voile.


      • kalachnikov kalachnikov 21 octobre 21:22

        @ Pascal L

        Le voile n’a rien de religieux ; sa dimension est sociale et précède largement la conception moderne de la religion. Enfin, moderne, je veux dire l’ineptie monothéiste.

        http://www.steinbach68.org/voile.htm

        http://croire.la-croix.com/Definitions/Lexique/Islam/Le-voile-se-retrouve-dans-presque-toutes-les-cultures


      • Jean Keim Jean Keim 21 octobre 23:05

        @Pascal L

        Je souscrits à ce que vous avez écrit et il n’y a pas de quoi ériger une religion sur l’enseignement de Jésus, je ne sais pas vraiment ce qu’est un chrétien, il manque un néologisme pour exprimer une adhésion aux paroles de l’Homme, peut-être jésuséen, mais là encore un amalgame avec sa personne est toujours possible, ce qui est essentiel est ce qu’il a incarné.

        Je me permets de rajouter qu’une très bonne version des Évangiles canoniques est celle de Claude Tresmontant, avant d’entamer sa lecture, bien lire la préface qui donne des indications précieuses sur sa rédaction qui a probablement eu lieu avant la destruction de Jérusalem en 70.
        Autant les Évangiles canoniques sont des témoignages directs dont un de première main : celui de Jean le Kôhen, autant les autres qualifiées d’apocryphes ne sont que des « histoires » souvent partiales dont parfois la paternité a été attribuée à un personnage connu pour leur assurer une véridicité.

      • Pascal L 22 octobre 09:04

        @kalachnikov
        Toute monde à le droit de porter un voile, mais seule les femmes musulmanes sont obligées de le porter. En parlant d’ineptie monothéiste, vous vous interdisez d’examiner le monothéisme avec la vision de la raison et vous passez sans doute à côté de quelque chose. Le Christianisme est une source d’amour que vous vous refusez. Dommage. Déjà sur notre terre, la haine, le mépris et tous ces sentiments négatifs font vieillir plus vite que l’amour.


      • Pascal L 22 octobre 20:11

        @Jean Keim
        Les Evangiles de Claude Tresmontant ne sont pas très faciles à lire, il s’agit d’une traduction à partir d’une reconstitution du texte en hébreu. Ce texte intéressant a pris un petit coup de vieux depuis que l’on a découvert les textes originaux, en araméen pour Matthieu et Luc et en hébreu pour Marc (nous n’avons pas de version complète de l’évangile de Marc en Hébreu), mais son intuition était juste.


        Les premiers évangiles ont été écrit vers 50 et il n’y avait toujours que 4 Evangiles recensés en l’année 150. Les Apocryphes sont donc postérieurs.

        L’Evangile de Philippe est sans doute du 3ème siècle, ce qui n’en fait pas une source d’informations de première fraîcheur. De plus, il a été retrouvé à Nag Hammadi qui est connu pour être un lieu gnostique, cette hérésie qui nie la divinité du Christ pour remettre la divinité à l’homme.

      • Jean Keim Jean Keim 23 octobre 08:36

        @Pascal L
        L’essentiel n’est pas de savoir si Jésus est homme, dieu ou que sais-je encore, des gens se sont étripés pour cela, il y a des idées qui enferment plus sûrement que des prison.

        Il y a des choses qui sont inaccessibles à l’intellect, la seule façon de les aborder est de percevoir ce qu’elles ne peuvent pas être, au sujet de Jésus il ne faut pas lui vouer un culte, ni ériger une religion sur sa personne, ni organiser et hiérarchiser son enseignement, ni mettre en place des intermédiaires comme les églises, les prêtres, les saints, ..., le message s’adresse directement au cœur.
        Une lecture des Évangiles en groupe, sans à priori, pourrait être un bon moyen de les aborder.

      • Pascal L 23 octobre 11:54

        @Jean Keim
        Il est parfaitement possible d’aborder la lecture des Evangiles, seuls ou en groupe en cherchant ce qui s’adresse au cœur, mais rapidement les limites d’une telle lecture s’imposent.

        J’ai été baptisé tôt et j’ai reçu l’enseignement du catéchisme dans mon enfance, mais j’ai fini par refuser toutes ces histoires merveilleuses qui m’étaient racontée et je serai devenu athée s’il n’y avait pas eu la musique de J.S. Bach. Cette musique est basée sur les textes bibliques et s’adresse au cœur. Cela m’a donné envie de relire la Bible autrement pour y trouver ce qui était le plus important. J’ai alors découvert l’amour infini de Dieu envers les hommes, chose qu’on avait oublié de m’enseigner. J’ai aussi découvert qu’aimer, c’est pardonner à tous sans exception. J’ai donc vidé mes placards de leurs cadavres et la rencontre avec le Christ, vivant, est devenu inévitable. A chaque fois, celui-ci me fait entrer dans son amour, un amour que je ne peux que redonner à tous. Aimer ceux qui nous haïssent n’est pas toujours facile, mais le Christ me soutient chaque fois que c’est nécessaire. Sans lui, je ne pourrai pas aimer ainsi. Si le Christ ne peut pas être Dieu alors qu’il se manifeste ainsi, qui peut alors être Dieu ? Pour moi, il ne peut qu’être Dieu et nous ne pouvons réduire son enseignement à une morale.
        Vous posez la question d’une religion. Nous apprenons beaucoup du témoignage des anciens. S’il n’y avait pas eu J.S. Bach, aurais-je rencontré le Christ ? S’il n’y avait des Chrétiens autour de vous, liriez-vous les Evangiles ? Vous avez de toutes façons la liberté d’exercer votre esprit critique sur cet enseignement. La foi ne peut exister sans la liberté. L’amour ne peut exister sans la liberté. La prière est beaucoup plus efficace quand nous sommes nombreux à prier ensemble. Je fréquente une paroisse dynamique de banlieue où les jeunes sont très nombreux. Dans mon secteur paroissial, il y a une quarantaine d’adultes qui se préparent aux sacrements de l’initiation chrétienne (baptême, communion...) ce qui montre un réel mouvement vers l’Eglise. Mes rencontres avec le Christ sont bien plus fréquentes ici que lorsque je retourne chez mes parents, en pleine zone de désertification religieuse.

      • Jean Keim Jean Keim 23 octobre 13:24

        @Pascal L
        Votre témoignage est très intéressant, et je ne renie pas la sagesse des anciens, pourriez-vous tenter de décrire ce qu’est une rencontre avec le Christ.

        Vous posez la question de savoìr si sans la rencontre de chrétiens, une personne s’interessera aux Évangiles, la croyance et/ou la religion sont donc le résultat d’un conditionnement culturel, la vérité et la liberté qui en découle ne peuvent pas être dépendantes d’un contexte particulier.

      • macchia 23 octobre 13:48

        @Pascal 

         Je me demande si vous craignez qu’un si faible indice puisse ébranler des certitudes théologiques

      • Pascal L 23 octobre 14:06

        @macchia
        Franchement, je ne crains rien...


      • Pascal L 23 octobre 14:58

        @Jean Keim
        La nature du Christ est spirituelle, mais il peut intervenir dans notre monde matériel, même si ses principales interventions restent dans le domaine spirituel.

        Les interventions du Christ sont extrêmement variées, il cherche d’abord à toucher son interlocuteur en allant le chercher sur des points sensibles. Ce qui est vrai pour moi sera différent pour quelqu’un d’autre. Ses interventions sont donc très individualisées et ne cherchent pas à prouver quoi que ce soit à une personne extérieure, je ne cherche donc pas à vous convaincre. Je ne vais pas parler de mon témoignage, mais des différents types de témoignages que j’ai pu rencontrer.
         Il est parfois difficile de faire la différence entre ses interventions et celles de l’Esprit-Saint. Je dirai de l’Esprit-Saint qu’il vous fait aller vers une personne que vous ne connaissez pas et qu’il vous fait aborder un sujet de conversation qui la touche au cœur et qui souvent la libère d’un poids. L’Esprit-Saint peut aussi vous faire savoir quelque chose que vous n’avez pas appris.
        Les personnes qui ont rencontré le Christ ont toutes vu leur personnalité modifiée à cause de l’amour reçu. Des personnes violentes ont arrêté leur violence pratiquement du jour au lendemain.
        Le Christ peut se manifester en songe. C’est souvent le cas pour les Musulmans qui demandent le baptême chrétien. Vous pouvez aussi ressentir une très grande chaleur en présence du Saint-Sacrement et sentir cet amour infini. Il peut répondre aux questions que vous vous posez. Il peut guérir toutes sortes de maladies. Au-delà du geste d’amour qui consiste à guérir une personne malade, c’est d’abord une véritable signature matérielle d’une rencontre spirituelle.
        Il n’est pas nécessaire d’être baptisé pour rencontrer le Christ, mais il faut être prédisposé à accepter l’amour qu’il nous donne, ce qui n’est pas aussi naturel que nous pouvons le penser. C’est d’ailleurs l’acceptation de cet amour qui est la condition du salut offert par Dieu et non un quelconque certificat de baptême. Rappelez-vus le « bon » larron crucifié en même temps que Jésus.


      • Christian Labrune Christian Labrune 23 octobre 17:55

        Les interventions du Christ sont extrêmement variées, il cherche d’abord à toucher son interlocuteur en allant le chercher sur des points sensibles
        ===================================
        @Pascal L
        Je ne peux pas trop parler du Christ parce que je ne l’ai jamais rencontré. En revanche, presque tous les mercredis dans la grotte des Buttes-Chaumont (il faut que j’y sois !), je vois m’apparaître sa maman, l’Immaculée Conception. C’est qu’en fait de divinités, j’ai une très nette préférence pour les femmes, qu’il s’agisse de la grande déesse-mère Amaterasu de la cosmogonie japonaise, de Hathor et d’Isis plus près de chez nous ou de la très Sainte vierge, enfin, que je trouve vraiment très sympa. Je me rends compte cependant en vous répondant qu’elle ne m’a jamais parlé de son divin fils. Pourquoi ? Je l’ignore. Elle me donne des nouvelles de Dieu le Père, quelquefois, mais comme de ce côté-là ça ne va bien fort, par discrétion, j’évite de l’interroger.

        Si vous voulez poser quelques questions à l’Immaculée Conception qui a résolu de n’apparaître plus qu’à des athées parce que les chrétiens ne sont jamais désintéressés -c’est en tout cas ce qu’elle m’a dit et répété -, je peux servir d’intermédiaire. C’est quatre cents euros par question, et mille euros pour trois questions. Jamais plus de trois questions !
         N’allez surtout pas croire que ma proposition soit d’un simoniaque : c’est pour mes bonnes oeuvres.


      • njama njama 21 octobre 12:57

        @ Émile Mourey

        Je crois qu’il y eut des femmes combattantes à toutes les époques, tout est question de circonstances, d’un contexte historique précis *, mais aussi de culture mlitaire.

        Les Amazones, une légende ?
        aujourd’hui des femmes kurdes sont combattantes.

        https://histoireparlesfemmes.com/category/aventurieres/combattantes/

        * La Sourate XXXIII, nommée aussi « Les Factions » est formée de révélations reçues à Médine à partir du printemps 627, les premiers (ières) adeptes sont menacé(e)s
        la femme/troupe militaire, c’est très logique dans le contexte.


        • Antoine 21 octobre 13:13

          @njama
          Dans ce temps-là, Débora, prophétesse, ..., et elle lui dit : N’est-ce pas l’ordre qu’a donné l’Eternel, le Dieu d’Israël ? Va, dirige-toi sur le mont Thabor, et prends avec toi dix mille hommes des enfants de Nephthali et des enfants de Zabulon ; j’attirerai vers toi, au torrent de Kison, Sisera, chef de l’armée de Jabin, avec ses chars et ses troupes, et je le livrerai entre tes mains
          Barak lui dit : Si tu viens avec moi, j’irai ; mais si tu ne viens Pas avec moi, je n’irai pas.
          Elle répondit : J’irai bien avec toi ; mais tu n’auras point de gloire sur la voie où tu marches, car l’Eternel livrera Sisera entre les mains d’une femme.
          Juges 4.4

          plus loin.

          Abimélec marcha contre Thébets. .. ; il l’attaqua, et s’approcha de la porte pour y mettre le feu. Alors une femme lança sur la tête d’Abimélec un morceau de meule de moulin, et lui brisa le crâne. Aussitôt il appela le jeune homme qui portait ses armes, et lui dit : Tire ton épée, Et donne-moi la mort, de peur qu’on ne dise de moi : C’est une femme qui l’a tué. Le jeune homme le perça, et il mourut.
          Juges 9.50

        • Emile Mourey Emile Mourey 21 octobre 18:23

          @njama


          Pour moi, nous sommes encore dans une société tyraniquement patriarcale. La femme commence, certes, à être protégée par la sourate IV, .mais je n’en vois pas jouant un rôle dans les combats. Les femmes de Mahomet sont en réalité des troupes de soldats « masculins ». C’est ma thèse.

        • njama njama 22 octobre 10:35

          @Emile Mourey
          C’est ma thèse

          De ce point de vue vous ne variez pas, Coran ou textes bibliques, Évangiles compris, les personnages sont chez vous des métaphores désignant des groupes d’hommes et non des héros, ou hérauts (terme mieux approprié pour les prophètes) singuliers ...

          C’est mieux de connaître vos hypothèses pour vous comprendre, je dis ça pour les lecteurs qui vous découvrent


        • Emile Mourey Emile Mourey 22 octobre 11:51

          @njama


          Ma thèse est que ce sont des prêtres d’Osiris d’Héliopolis devenus lépreux, donc impurs, qui déportés aux carrières du Nil, ont pris en mains le peuple hébreux qui y travaillaient, se sont soulevés, ont pillé l’Égypte, et sont partis à la reconquête du pays de Canaan sous le nom de Moïse. Et j’appuie ma thèse sur des textes. Et j’ajoute que ce sont eux qui ont écrit ou réécrit les premiers textes de la Bible en s’inspirant de textes plus anciens, sémites et sumériens, sous la forme qui nous est parvenue et qu’il nous faut décoder. C’est ce que je fais dans ma logique militaire et dans l’idée que je me fais de l’époque à partir de mes lectures. Je n’invente rien. Je ne suis qu’un traducteur/interprétateur.

        • Decouz 21 octobre 14:37

          Sur la plan symbolique  : dans les sociétés subdivisées en caste, la femme est liée au pouvoir temporel, royal et militaire, il y a sans doute le rapport avec la terre, figure féminine, alors que l’homme est « en-dessus » masculin comme le ciel.
          R.Guénon note que dans les sociétés où la caste royale et guerrière vient à prédominer, apparait une littérature amoureuse où la femme devient une figure centrale (rôle de la femme dans la chevalerie).
          Je ne sais pas ce que vaut le film « Le Prophète » au point de vue historique, il a été approuvé par des savants musulmans, on peut voir que les femmes y jouent un certain rôle de conseil dans les assemblées.
          Certes on pourrait dire que c’est après la révélation, mais cela n’a pu apparaitre tout à coup.
          Dans les mariages ante- islamiques, il y avait des formes de polyandrie : femme avec plusieurs époux qui choisissait celui qu’elle voulait en cas de grossesse, femmes « consommant » des amants les uns après les autres, mariages temporaires d’origine matriarcale...

          https://matricien.org/geo-hist-matriarcat/asie/bedouin/


          • Decouz 21 octobre 14:44

            Rectification : le titre du film est « Le Messager ».


            • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 15:12

               Que sont devenus les Beni Qoraïzha qui n’ont pas été tués ?
              -------------------------------------------------------------------
              @Emile Mourey

              Votre article me donne une furieuse envie de me faire salafiste. Quelle époque formidable, ce VIIe siècle !
              A la question que vous posiez au début et que j’ai recopiée plus haut, Wafa Sultan, dans son ouvrage « L’islam en question », répond de la manière suivante à la page 128 :

              « De tous les mariages de Mahomet, celui avec Safiya a été le plus atroce. Safia bint Huyai était une femme juive dont Mahomet avait tué l’époux, le père et le frère en attaquant la tribu des Banu Qurayza à Khaybar. Pendant la razzia, elle a été capturée par l’un des hommes de Mahomet. Le Prophète se l’est appropriée, donnant à son disciple sept autres prisonnières en compensation, et il l’a épousée le jour même où il avait assassiné les hommes de sa famille ».

              Dès lors qu’on sait à peu près ce qui se sera passé ces dernières années du côté de Raqqa, ces histoires fort anciennes paraissent tout à fait plausibles.
              Cela dit, je ne suis pas arabisant et je n’ai pas la même familiarité que vous avec tous ces textes. Cette Safiya est-elle bien celle que vous évoquiez ? Il me semble que oui, mais quand on lit des traductions, pour un même nom propre, on ne trouve jamais deux fois la même orthographe et c’est quelquefois un peu déroutant.


              • Antoine 21 octobre 15:45

                @Christian Labrune
                Dans le même temps, Josué se mit en marche, et il extermina les Anakim (’Anaqiy) de la montagne d’Hébron, de Debir, d’Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d’Israël ; Josué les dévoua par interdit, avec leurs villes.
                Josué 11:21


              • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 17:08

                il extermina les Anakim (’Anaqiy) de la montagne d’Hébron, de Debir, d’Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d’Israël
                =======================================
                @Antoine
                Certes, mais la bible est composée au huitième siècle avant Jésus-Christ, elle rapporte des histoires qui sont censées avoir eu lieu des siècles plus tôt et dont il serait bien difficile d’attester la vérité historique - sur la question de l’arrêt du soleil en particulier ! Josué, si mes souvenirs sont bons, ce serait à peu près, pour situer cela dans une chronologie un peu mieux balisée, l’époque, en Egypte, du Nouvel Empire, Or Ramsès III (Moïse est déjà mort), précède d’un demi millénaire l’établissement du texte biblique. Entre l’écriture des récits de la Torah et les aventures du chamelier de La Mecque, un millénaire et demi à peu près se sera encore écoulé. C’est-à-dire plus que la durée qui nous sépare du VIIe siècle. Or les moeurs, du moins dans la partie civilisée actuelle du monde, ont quand même eu le temps depuis, Dieu merci, de beaucoup changer.

                On ne sait pas grand chose du Christ : les historiens romains parlent des chrétiens, mais pas de Jésus, et Tacite regarde ceux qui sont à Rome avec à peu près le même mépris que nous aurions pour quelque secte obscurantiste adonnée au cyanure dans le jus d’orange, même s’il déplore quand même les traitements abominables que Néron leur a fait infliger.

                De Mahomet, on sait au moins qu’il a existé. même si personne de sensé ne peut évidemment ajouter foi aux histoires à dormir debout de sa rencontre avec l’ange. Les massacres dont il est question ici ont été probablement tout à fait réels : c’était les moeurs du temps, beaucoup plus féroces que celles du temps des ramessides, même si les récits sur les murs des temples et des tombeaux d’Egypte dans la XIXeme dynastie se plaisent à raconter aussi des scène de bataille extrêmement violentes où Pharaon triomphe toujours - et même tout seul face à des milliers d’hommes ! Le style épique n’est pas une invention récente !

                Il reste que si c’est pour revoir ça bientôt, je pense que je vais peut-être différer de me faire salafiste !


              • Antoine 21 octobre 17:14

                A propos des Anakim :

                Les Anakim, étaient un peuple de grande taille qui vivaient dans des forteresses haute jusqu’au ciel.(Deut 1.28)

                puis plus loin :

                Dans le même temps, Josué se mit en marche, et il extermina les Anakim de la montagne d’Hébron, de Debir, d’Anab, de toute la montagne de Juda et de toute la montagne d’Israël ; Josué les dévoua par interdit, avec leurs villes.
                 
                La ville d’Hébron, où est le tombeau des prophètes aux murs cyclopéens est dite Kirjath-arba, ce qui signifie la ville d’Arba. Elle avait ce nom avant qu’Abraham y vienne avec Sarah.
                 
                Et Arba avait été l’homme le plus grand parmi les Anakim,(Josué 14:15), peuple de géants donc.

                Ce qui veut dire que la bible infirme la prétention des israéliens à dire qu’ils ont construit eux-mêmes les fondations du Tombeau des Patriarches puisqu’elles étaient là du temps d’Abraham, la bible appelant Anakim ceux qui les auraient construit...

                Les sionistes, à la niche.

                Rav Dynovisz, pourquoi tu mens ?

                https://www.youtube.com/watch?v=mBeK6alOqpo


              • Antoine 21 octobre 17:36

                @Christian Labrune
                Ce livre, le livre de Josué", qu’il ne faudrait pas prendre au pied de la lettre est quand même le prétexte de la colonisation d’un peuple par un autre. Sans doute que ces gens le prennent un peu plus au sérieux que vous le suggérez.
                Or ce livre est plein de crimes. D’un bout à l’autre s’en est à vomir.
                Est-ce que vous ne croyez pas qu’à se repaitre des exploits de criminels, on ne finisse soi-même à commettre des actes peu recommandables ?


              • Emile Mourey Emile Mourey 21 octobre 17:42

                @Christian Labrune


                Votre commentaire est très intéressant. Le livre du musulman Tabari, qui est pour moi une référence, dit bien que le Prophète donna l’ordre de torturer Kinâna jusqu’à ce qu’il indique l’endroit de la forteresse où était déposé le trésor des Juifs Beni Nahdir dont il était le chef. Nous avons là le détail de la torture. En ce qui concerne Safiya, son épouse, Tabari dit que, depuis longtemps, elle désirait Mahomet dans son coeur. Tabari est évidemment pro-Mahomet.

                Mon interprétation est la suivante : Kinâna est un conseil de sept membres. Puisque ce conseil a été torturé, cela signifie que les sept membres ont été torturés, puis mis à mort. C’est clair. En ce qui concerne sa soi-disant épouse, Safiya, c’est le nom de sa troupe militaire dont j’ ignore l’effectif. Que Tabari laisse entendre qu’elle était déjà acquise à Mahomet, c’est sa version. Donc, on ne voit pas pourquoi Mahomet l’aurait violé ou fait je ne sais quoi, vu que Mahomet était un conseil et Safiya une troupe militaire.

                En revanche, ce qui est intéressant, c’est d’essayer de comprendre comment les auteurs musulmans d’Hadîths et les juifs se sont étripés, après coup, en reprenant l’affaire.

              • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 18:00

                Ce qui veut dire que la bible infirme la prétention des israéliens à dire qu’ils ont construit eux-mêmes les fondations du Tombeau des Patriarches

                @Antoine
                Je me demandais bien, plus haut, où vous vouliez en venir. C’était donc à ça, qui est carrément puéril et pitoyable.

                Je sens que vous ne devriez pas tarder à nous expliquer que le second Temple de Jérusalem, étendu et consolidé sous le règne d’Hérode Ier une vingtaine d’années avant notre ère puis détruit par les légions de Titus en 70 était déjà le haut-lieu de la spiritualité musulmane palestinienne dans la région. Succédant à la mosquée de Salomon détruite en 587 par Nabuchodonosor, le second temple avait été édifié lorsque les musulmans palestiniens étaient rentrés de leur captivité à Babylone, et terminé en 515 avant J.-C.

                Les musulmans palestiniens de l’époque n’avaient plus qu’à attendre encore un peu plus d’un millénaire la naissance de Mahomet, les entreprises colonisatrices du Calife Omar et enfin la construction du dôme du Rocher terminée dans les dernières années du VIIe siècle.

                Si un jour vous vous retrouvez au chômage, pensez à l’UNESCO : vous avez toutes les dispositions qu’il faut pour reconstruire l’histoire selon la fantaisie islamique, et on y aurait sans doute bien besoin de vous. 


              • Emile Mourey Emile Mourey 21 octobre 18:09

                @Christian Labrune

                Vous dites : Que sont devenus les Beni Qoraïzha qui n’ont pas été tués ?

                Ma réponse : si on traduit correctement la sourate comme j’ai essayé de le faire, ils sont restés sur leurs terres mais, de propriétaires sont devenus esclaves des musulmans.

                La sourate donne le bon rôle aux musulmans. C’est parce que les Juifs Beni Qoraïzha auraient, soi-disant, soutenu les idolâtres de Médine (verset 26, sourate 33) donc en rompant un pacte de neutralité qu’ils auraient soi-disant signé avec Mahomet, que Mahomet les a attaqués, vaincus et pris leurs terres. 

                La vérité, c’est qu’avec l’afflux des émigrès musulmans à Médine, la solution de s’emparer des terres voisines s’imposait. Il s’agit du remplacement classique d’une population par une autre... avec la bénédiction d’Allah.

              • OMAR 21 octobre 18:17

                Omar9

                « Votre article me donne une furieuse envie de me faire salafiste.. ».
                Un énergumène troller du site Agora.
                .
                Pour un sioniste avéré, cela ne doit poser aucun problème.. de conscience ;


              • Christian Labrune Christian Labrune 21 octobre 19:03

                @Emile Mourey
                Je suis un peu embarrassé pour vous faire une réponse et je marche sur des oeufs. Mon incompétence sur toutes ces questions est immense, et je risque fort de dire des bêtises.
                Je vois bien que dans cet article (et dans tel autre aussi que j’avais lu trop vite il y a des mois) vous vous efforcez de trouver une sorte d’interprétation métaphorique de ces textes anciens, qui permettrait de dépasser leur sens obvie qu’on ne peut aujourd’hui appréhender sans horreur. Si les théologiens d’Al-Azhar s’adonnaient à ces sortes d’exercices, ils pourraient construire tout un édifice exégétiqe permettant à l’islam de se transformer et de s’adapter au monde de la même manière que les autres religions « du livre ». Mais je me souviens d’une série d’émission fort intéressantes sur France Culture, il y a fort longtemps : Jacques Berque était encore vivant et il déplorait qu’il n’y eût plus de théologiens dignes de ce nom dans l’islam. C’était à une époque (années 80) où l’on pouvait encore penser à l’islam sans avoir immédiatement à l’esprit les horreurs du temps présent.
                Peu importe, au fond, que ces sortes de constructions soient légitimes ou pas, autorisées par la logique même du texte ou de pure invention. L’essentiel serait que cela fît sens, comme fait sens depuis des siècles l’herméneutique à l’oeuvre dans la traidition talmudique.
                Le type d’explication que vous échafaudez ici, je serais bien incapable de discuter de sa pertinence, mais cela vaudrait mieux assurément que la lecture littérale des salafistes.

                Or moi, qui lis le Coran en traduction, je suis bien comme un vrai salafiste. Si je lis le 5e verset de la sourate IX qui prescrit, « les mois sacrés expirés », de tuer les idolâtre partout où on les trouvera, je ne vais pas chercher midi à quatorze heures et je me dis qu’on en veut à ma peau. L’injonction excite les salafistes en quête des soixante-douze vierges ; à moi elle fait horreur, mais nous lisons bien, eux et moi,n le même texte, et c’était le cas aussi du commentaire que faisait Wafa Sultan des massacres que vous évoquiez au début de l’article.

                Je crains cependant que l’islam ne soit désormais complètement fossilisé et qu’il ne lui soit impossible, quand il s’y trouverait des gens de bonne volonté, de changer désormais quoi que ce soit, et il est donc probable (c’est du moins mon sentiment), que la dernière des religions du livre sera aussi la première à disparaître.
                Il n’y a pas de clergé dans cette religion, et chacun peut bien se proclamer imam. Pourquoi ne le deviendriez-vous pas !!! Mais le travail serait immense, herculéen et, décemment, je ne peux rien vous souhaiter d’aussi horrible ni d’aussi périleux : vous risqueriez l’apostasie, et les takfiristes vous auraient à l’oeil !


              • Antoine 21 octobre 19:03

                @Christian Labrune
                Ce sont les juifs qui le disent eux-mêmes dans leur livre.
                Il y avait avant eux des gens qui vivaient dans des forteresses hautes comme le ciel et ils sont venus pour tuer ces gens et prendre leurs maisons et donc leurs forteresses. C’est écrit dans le livre de ces dingues.
                Les ouvrages cyclopéens dont le mur des lamentations devaient exister avant Abraham.
                C’est du moins ce que suggère le livre de ces gens.

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